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HISTORIQUE ET HÉRALDIQUE
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NOBLESSE
FRANÇAISE
RÉDIGÉ DANS L'ORDRE PATRONYMIQUE
D'après les archives des anciens Parlements
les manuscrits de d'Hozier
et les travaux des auteurs
CONTENANT
UN VOCABULAIRE DU BLASON
ET LA NOTICE DES FAMILLES NOBLES EXISTANT ACTUELLEMENT EN FRANCE
AVEC LA DESCRIPTION ET EE DESSIN |)K LEURS ARM
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Tome
Second
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DIRECTION ET RÉDACTION
16, Boulevard de Strasbourg, 16
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NOBLESSE
FRANÇAISE
RÉDIGÉ DANS L'ORDRE PATRONYMIQUE
D'après les archives des anciens Parlements
les manuscrits de d'Hozier
et les travaux des auteurs
CONTENANT
UN VOCABULAIRE DU BLASON
LA NOTICE DES FAMILLES NOBLES EXISTANT ACTUELLEMENT EN FRANCE
AVEC LA DESCRIPTION ET LE DESSIN DE LEURS ARMES
PAR
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Tome
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Second
DIRECTION ET RÉDACTION
16, BOULEVARD DE STRASBOURG, 16
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ABANCOURT (<f ).
Ancienne famille noble
originaire d'Amiens, suivant
un arrêt du conseil d'Etat
du roi, rendu à Gompiègne,
le 23 juin 1867, en faveur de
François d'Abancourt, sei-
gneur de Courcelles, et de
Claude et Louis, ses cousins,
par lequel ils furent main-
tenus dans leur noblesse; le
plus ancien du nom qui y
soit rappelé est Jean d'A-
bancourt, écuyer et seigneur
de Courcelles, en 1377.
François d'Abancourt, sei-
gneur de Courcelles, troisième du nom, fut reçu
chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem,
dit de Malte, où ses preuves furent admises le
14 octobre 1G62, et fut maintenu dans la qualité
de noble et d'écuyer avec Claude et Louis d'Aban-
court, ses cousins, leurs enfants, succession et
postérité sur la production de leurs titres, par ar-
rêt du conseil d'Etat du roi, rendu à Compiègne,
le 23 juin 1(367.
Une expédition en parchemin de cet arrêt, col-
lationnée à l'original, est déposée aux archives du
Louvre.
Armes : Picardie : D'argent, à une aigle de
gueules, becquée et membrée d'or, les ailes
étendues.
ABBATUCCI.
La famille Abbatucci, ori-
ginaire de Corse, a été dé-
clarée noble en 1772, lors de
la réunion de cette ile à la
France. Deux de ses mem-
bres siégèrent à l'Assemblée
législative. Jean-Charles Ab-
batucci, représentant du
Loiret, né en Corse en 1791,
était le neveu du général de
l'empire. Il était depuis 1816
dans la magistrature quand
Dupont de l'Eure le nomma,
en 1830, président de cham-
bre à la cour royale d'Orléans. Il siégea à diverses
reprises à l'Assemblée élective comme député du
Loiret. Après la révolution de février, il fut
nommé conseiller à la cour d'appel, d'où il passa
à la cour de cassation.
Armes : Ècartelé ; aux 1 et 4, d'azur, à Varbre
terrassé de sinople -posé à dextre, sénestré d'un
lion d'or rampant contre le fût de l'arbre; aux
2 et 3, d'or, à la tour ajourée et crénelée de
sable, sommée d'une aigle du même.
ABBEMA.
Cette famille, originaire de la Frise, est citée
dans un ouvrage du docteur Pierium Winsenium,
imprimé à Francker en 1622, parmi les familles
nobles du district de Colmerland en 1505.
11 —
12 —
L'histoire du compromis
des nobles de Te Water in-
dique un des ancêtres du
comte actuel comme signa-
taire de ce compromis.
Un Abbeina fut ministre
plénipotentiaire en Basse-
Saxe.
Armes : Parti : aul, d'ar-
gent, au cou de héron issant
de murais: au 2, coupé
d'azur à la /leur de lis d'or
et de gueules au trèfle de
sinople.
ABEILLE (//).
Famille de Provence d'où
sont sortis les seigneurs de
Peyrolles et de Rognette.
La famille Abeille s'éta-
blit à Marseille, où Pierre
Abeille fut nommé viguier
royal en 1555. On trouve
dans les archives de Taras-
con qu'un Louis d'Abeille
était compris parmi les no-
bles de cette ville, dont il
était juge en 1427. Le 10 avril
1669, la famille d'Abeille fut
maintenue dans sa noblesse
par les commissaires du roi, députés pour la véri-
fication des titres. Jean Abeille fut pourvu, le
25 avril 1684, de l'office de secrétaire du roi près
la cour des comptes de Provence, sur la résigna-
tion de Jean-Baptiste de Villeneuve, qui obtint
ses lettres d'honneur le 21 août suivant. Jean-
Louis d'Abeille, seigneur de Rognette, épousa en
1726 Anne-< iabrielle-Catherine d'Albert, fille de
Jean-Baptiste d'Albert, chevalier de Saint-Louis,
commandant l'artillerie en Provence. Il n'eut de
cette union qu'un fils, Jacques d'Abeille, mort en
1755 au service du roi, dans la compagnie des
gardes de la marine du département de Toulon.
Armes : D'azur, à une ruchs d'or accompa-
gnée de trois abeilles de même.
ABRIAL.
Famille de robe, anoblie
sous le premier Empire,
avec titre de comte, qui fut
octroyé à Abrial (André-
Joseph). Xi'' à Annonav (Ar-
dèche). le 19 mars 1750, mort
A Paiis, le 14 novembre
1828. Il fut chargé (1800)
d'organiser la République
parthénopéenne, et devint
ensuite ministre de la jus-
tice, sénateur et pair de
France.
Armes : D'argent, au chêne de sinople, ter-
rassé de même; au chef d'azur chargé d'un
soleil d'or.
Ce nom est destiné à s'éteindre, le dernier repré-
sentant, M. Léon Abrial, député, étant mort ne
laissant qu'une fille, la vicomtesse de Villèle, de-
meurant à Montech (Tarn-et-Garonne).
ABRIC DE FENOUILLET.
Cette famille est originaire
du Languedoc.
Maurice Abric de Fenouil-
let rendit hommage au roi le
23 décembre 1776, pour les
seigneuries de Fenouillet et
de L'hom ; il reçut en don,
par arrêt du Conseil du roi,
en date du 26 janvier 1770,
moyennant une redevance
annuelle d'un éperon d'or,
plusieurs terres appartenant
à Sa Majesté et situées dans
la baronnie de Meyrueis en Languedoc.
Armes : D'azur, au chevron cousu de gueules,
accompagné en chef à dextre d'un soleil d'or, et,
en pointe, d'une montagne à six coupeaux
d'argent adextrée d'un arbre d'or.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Abric de Fenouillet ( Xavier-Marie-
Léon ce-Maurice). — Résidences: Cannes
(Alpes-Maritimes), et château des Fons. par
Pompidou (Lozère) ; marié en 1861 à Marie-
Euffénie-Louise Testanière de Miraval.
Enfants: a) Jeanne-Marie-Marguerite;
b) Victor- Adolphe-Maurice, avocat à Mont-
pellier; c) Léonce-Marie-Camille.
ACLOCQUE DE SAINT-ANDRÉ.
Cette famille est originaire
d'Irlande, d'où un de ses
membres vint en France à
la suite de Marie Stuart et
forma la branche de. Picar-
die. Un autre passa sur le
continenl avec le roi Jacques
Stuart, et fut l'auteur du ra-
meau établi à Taris : André
Arnoult Aclocque, qui, au
20 juin 1792, chef de batail-
lon de la garde nationale,
protégea les jours du roi
Louis XVI, et qui mourut
en 1810; sa veuve lui a survécu jusqu'en mars
1827 (Moniteur du 2b mars). En récompense de sa
conduite en cette circonstance, son dis André
Aclocque fut anobli le 11 novembre 1814 et obtint,
— 13
— i'i —
le 31 janvier 1815, l'autorisation d'ajouter à son
nom celui de Saint-André. M. Aclocque aîné, chef
de la 11e légion d'Amiens, père d'un capitaine
d'état-major de la garde nationale, fut anobli en
1816 (Moniteur du 4 avril). Un autre membre de
la famille, ancien conseiller municipal d'Amiens,
reçut aussi des lettres de noblesse en 1826.
Armes : Tiercé en fasces : au \,de gueules, au
lis de jardin, au naturel, adeœtré d'un bou-
clier d'or ; au 2, d'azur, au chevron d'or, accom-
pagné de trois cloches dumême; au 3, d'argent,
au palmier de sinople.
ADORNO DE TSCHARNER.
L'état historique de cette
famille nous est inconnu.
Armes: D'or, à une bande
échiquetée d'argent et de
sable à trois tires.
REPRÉSENTANT
ACTUEL :
Adorno de Tschar-
ner (Antoine-Charles),
général, chef d'état-ma-
jor du 10e corps d'armée,
à Rennes (Ille-et- Vilaine).
AGAY (cT).
Cette maison, qui appartient à la Franche-
Comté et à la Bretagne, est connue depuis le
xv siècle.
Hugues d'Agay vivait à Poligny en 1463. En
1766, François d'Agay reçut des lettres patentes
de comte.
Au siècle dernier également, Marie-François
Bruno, comte d'Agay, fut intendant de Bretagne
et président au grand conseil.
Cette maison a, en outre, fourni des magistrats
à la cour des comptes de la Franche-Comté, des
chevaliers de Saint-Louis, des chevaliers de Malte
(1773), des gouverneurs de places et des officiers
supérieurs de toutes armes.
Armes: L'or, au lion de gueules; au chef
d'azur.
Couronne de marquis.
I Jimier : Le lion issant de Vécu.
AGUADO.
Le marquis de Las Marismas del Guadalquivir
(Alexandre-Marie Aguado), de l'ancienne famille
des comtes de Montelerios, et non d'origine juive,
comme le dit Bouillet dans les anciennes édi-
tions de Séville. naquit le 29 juin 1784, dans cette
ville où résidait l'aîné de la famille Aguado,
le comte Alexandre de Mon-
telirios. < ladet de. famille no-
ble, il entra en cette qualité
dans l'armée espagnole, où
sa bravoure et ses connais-
sances de l'art militaire lui
valurent promp'tement le
brevet de colonel du 1er lan-
ciers.
A l'époque de l'occupation
de la Péninsule par l'armée
française, le maréchal Soult
rattacha le colonel Aguado à
la cause française, et le prit
en qualité d'aide de camp.
Lorsqu'en 1828, la France et l'Angleterre insis-
tèrent toutes deux pour obtenir du cabinet de
Madrid le payement des sommes considérables
qui leur étaient dues par la trésorerie espagnole,
la France menaça de ne point évacuer la Pénin-
sule, tant qu'il n'aurait pas été fait complètement
droit à ses réclamations, s'élevant à 92 millions
de francs. Un échange de notes très vives eut lieu
entre les deux cabinets. A ce moment critique,
M. Aguado vint au secours de l'héritier de la mo-
narchie de Philippe IL La révolution de juillet
1830 mit fin à cet état de choses, et le trésor de
Madrid cessa alors de payer toute espèce d'inté-
rêts. Mais M. Aguado n'en avait pas moins rendu
un immense service au roi catholique, qui, par
reconnaissance, non seulement le décora du titre
de banquier de sa cour et de la croix de ses diffé-
rents ordres, mais le créa, en outre, marquis de
Las Marismas del Guadalquivir.
En 1828, le roi lui conféra la croix de la Légion
d'honneur en même temps que la chancellerie lui
expédiait des petites lettres de naturalisation.
Armes : Écartelé : au I parti : aul, de pour-
pre, à la tour d'argent, ouverte de sable, sur-
montée d'une //miette d'or: au 2, de gueules, à
qualrebandes d'or, à labordure d'azur, chargée
de quatre fleurs de lis d'or ; au II coupe: au 1,
d'argent, à la chaudière de sable en chef et à
l'aigle noir de gueules en pointe; au 2, d'azur,
à deux renards d'argent, l'un sur Vautre, pas-
sant devant un olivier de sinople, à la bordure
de gueules; au LU coupe : au 1, d'argent, à
deux renards passant et contournés d'azur,
l'un sur l'autre, la bordure de gueules, char-
gée de quatre étoiles d'or', au 2, de sable, au
lion léopard é d'argent: au IV, d'argent, à la
fasce d'azur, accompagnée de deux renards
passant au naturel, l'un en chef et l'autre en
pointe.
Devise : Nigrasum, sed forMosa.
AIGNANuH.
L'origine de cette famille est essentiellement in-
certaine; on la trouve mêlée à toutes les affaires
— 15 -
— 16 —
de la ville de Toulouse et
de la province, jusque bien
avant le xv siècle.
Elle était divisée en trois
branches :
1° Branche ainée d'Ai-
gnan, marquis d'Orbessan,
possédait un superbe châ-
teau dans la paroisse de ce
nom. Un de ses membres a
laissé un nom dans la litté-
rature ; le dernier de tous
était premier président au
parlement de Toulouse au
moment de la Révolution;
2° D'Aignan du Sendat avait un château de ce
nom dans la paroisse de Roquetaillade ; il est en
ruines. L'abbé d'Aignan du Sendat, archidiacre
de Sainte-Marie d'Auch, mort en 1730, a laissé de
nombreux manuscrits, très estimés au point de
vue de l'histoire locale et provinciale. Depuis la
Révolution, ils sont à la bibliothèque de la ville.
3° D'Aignan de Lasseran, la seule qui existe
encore, ne porte plus que son nom patronymique
depuis la disparition des deux autres.
Paul d'Aignan, capitoul de la ville de Toulouse
en 1710 ou 1713, mort en 1730, avait épousé sa
cousine-germaine Marthe de Pardeillan.
Son fils, Jean-Baptiste, subdélégué de l'intendant
M. d'Etigny, fut chargé, par commission royale
de Louis XV, de délimiter une partie de la fron-
tière entre le Béarn et l'Espagne. Gomme témoi-
gnage de satisfaction, le roi lui envoya son portrait
et celui de la Reine. Ces deux souvenirs ont été
brûlés à la Révolution.
Il avait épousé en premières noces Madeleine
de Miguerie, en secondes noces Glaire de Martres,
dont il eut quatre fils : l'aîné, Clément, était con-
seiller au parlement de Toulouse au moment de
la Révolution; — le deuxième, Gabriel, était lieu-
tenant des maréchaux de France pour la Guyenne
et la Gascogne ;. . — le troisième, Marc, après avoir
été mousquetaire et chevalier de Saint-Louis, en-
tra dans les ordres après l'émigration ; il est mort
archiprêtre de la cathédrale. Il reçut en cette qua-
lité Napoléon 1er, et; comme l'empereur remarquait
sa croix, il lui répondit: « Sire, j'ai commencé par
servir mon roi, et maintenant je sers mon Dieu. »
Le quatrième, après avoir été capitaine d'infan-
terie, épousa Marguerite de Bat/,: il en eut deux
fils : Henri et Alexandre, tous deux gardes du
corps de Louis XVIII et de Charles X. Le premier
épousa Alix d'Aignac; il en eut cinq filles et un
tils: il ne reste plus que M">es la marquise de
Gommarque, Doujat et de Beaupuy de Génis et
Mme d'Aignan, née deGugnac; le deuxième épousa
Madeleine Pérez et eut deux filles : la comtesse de
laHelteet M"*' Berthe d'Aignan quiexistentencore.
Armes : D'azur, au chevron d'or, à Vagneau
passant d 'argent; au chef cousu d'argent chargé
de trois croix d'az-ur.
AIN VAL (<f ).
Cette famille, originaire du Ponthieu, a formé
trois branches principales :
I. Celle des seigneurs de Filles-Camps parait
s'être éteinte avec les enfants de Louis d'Ainval,
page de la petite écurie du roi en 1730, frère de
Marguerite d'Ainval, mariée à Antoine de Mais-
nel, seigneur de Beaufort.
IL La branche dite des seigneurs de Hen eut
pour dernier rejeton mâle Jean-Frédéric-Armand
d'Ainval, qui avait épousé, en 1775, Anne-Elisa-
beth de Rély, dont il eut Marie-Jeanne-Elisabeth
d'Ainval, femme de Louis-François, marquis de
Sarcus, morte le 30 décembre 1804.
III. La branche dite des seigneurs du Frétoy,
qui s'est perpétuée jusqu'à nos jours, était repré-
sentée en 1789 par Jacques-Antoine et par son
frère Charles-Félix d'Ainval, colonel de cavalerie,
chevalier de Saint-Louis, qui épousa en secondes
noces Marie-Geneviève de Louvencourt et mourut
sans postérité masculine.
Jacques-Antoine d'Ainval du Frétois, gendarme
du roi, chevalier de Saint-Louis, épousa Marie-
Joachime Martel, dont il eut deux fils :
Antoine-François d'Ainval, l'aîné, garde du
corps du roi Louis XVIII, a épousé, en 1821, Cla-
risse-Agathe Dupressoir de Nauroy, dont il a eu :
lo Gabriel-Antoine d'Ainval, né en 1835, marié en
avril 1870 à Mlle de Gerbois; 2° Louise- Antoinette,
femme d'Alphonse Jousselin, inspecteur des
forêts.
Antoine d'Ainval, le puîné, garde du corps
comme son frère, est mort en 1855, laissant trois
filles.
Armes : D'argent, émanché de gueules, à la
bande d'azur côtoyée de deux cotice s de même et
brochant sur le tout.
ALAMARGOT.
Cette famille est originaire du Bourbonnais et
descend des seigneurs de Fontbouillaud, de Glu-
zeau, de Villiers, etc.
Nous trouvons en l'an 1000 un Nicolas Alamar-
got secrétaire du roi.
Armes : D'argent, à une pie au naturel.
Nous trouvons encore : D'argent, à une pie au
naturel à un chevron d'argent accompagné de
trois gibeûsières de sable liées d'or.
Une famille d'Alamargot a porté : De sinople, à
une fasce d'argent, chargée d'une pie de sable.
ALAYER DE COSTEMORE (>/').
Cette famille, originaire de Digne, en Provence,
a fourni de nombreux officiers aux armées
royales.
Elle s'est alliée : aux de Puget, de Chesnegros,
de Réquistins, de Rascas, de Pontevès, de Martin
— 17 —
— 18
de Janet, de Gravier, Séjourné, Plagnéol, Rivière
d'Arc.
Armes : D'azur, à un croissant d'argent sur-
monté <T une branche de laurier de sinople; au
chef de gueules, chargé de trois étoiles d'argent.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Alayer de Costemore (Auguste d'),
chef actuel de la famille. Résidence :
Marseille. Marié le 17 février 1857 à Emma
Plagniol.
Enfants : a ) Auguste-James ; b) Léonce,
marié le 28 janvier 1888 à Amélie Rivière
d'Arc, dont deux fils : Jacques et Jean.
ALBENAS (cf).
Noblesse établie à Som-
mières , en Languedoc ,
1608, originaire de Nîmes,
seigneurs de Gajan depuis
1521.
Raymond d'Albenas, pro-
fesseur es loi, servait le roi
en 1359; dans la cavalerie.
Il était au combat qui fut
donné en Gascogne entre les
Anglais et les Français, en
l'an 1351.
On lit dans l'histoire du
Languedoc que l'archevêque
d'Auch, commandant dans la province du Lan-
guedoc, convoqua la noblesse de la sénéchaussée,
avec ordre de se trouver à Toulouse le 1er jan-
vier 1350 ; il donna des lettres de répit, le 4 dé-
cembre 1346, à noble Raymond d'Albenas, profes-
seur es lois, qui était actuellement en armes au
service du roi dans la présente guerre de Gasco-
gne, à la suite de Bernard de Perme, seigneur de
La Guépie, pour ne pas se trouver à cette assem-
blée des nobles de la sénéchaussée.
Dans un livre manuscrit de l'ancienne biblio-
thèq'ie de Harlay, intitulé Registre du parlement
de Paris, coté n° 7, folio 523, déposé à la biblio-
thèque des bénédictins de l'abbaye royale de Saint-
Germain-des-Prés, à Paris, on trouvait non seu-
lement la lettre de répit, mais encore le certificat
de ses services, donné par Bernard de Perme, sous
fes ordres duquel Raymond d'Albenas servait,
'[adressé au parlement, daté du 16 décembre 1349;
et la lettre du roi Philippe de Valois, à sou parle-
ment de Paris, du 18 janvier 1350, qui ordonne
l'enregistrement de cette lettre de répit, ce qui fut
exécuté le 8 avril 1350.
Il y est qualifié de noble et de professeur es
lois, qualité distinguée que prenait la noblesse
qui composait les parlements et qui jugeait les
peuples.
On voit dans des actes du procès de Philippe
le Bel, en 1303, contre le pape Boniface VIII, que
les chevaliers Pierre Flotte, Duplessis, Guillaume
de Nogaret prennent cette qualité de professeurs
es lois.
Raymond d'Albenas épousa, en 1360, Garice
Azat.
Emile d'Albenas épousa, en 1387, Anne de
Gondrin.
Paul épousa, en 1430, Gillette Ponchut, fille de
Claude Ponchut et de Julie d'Arennes, connu
dans l'histoire de Nîmes. Il fut élu premier consul
de cette ville en 1454; il était docteur es lois,
lieutenant du sénéchal de cette ville en 1462, au
rapport de Ménard (Histoire de Nîmes, t. IV,
p. 385, et t. VI, p. 7 et 24).
Il est compris dans le rôle de la représentation
des nobles de la sénéchaussée de Beaucaire et
de Nimes, pour le service du ban et arrière-ban.
Ces rûles, qui existent encore aux archives du do-
maine de Montpellier, sénéchaussée de Nimes en
général, première liasse, n° 3, sont rapportés par
Dom Vaissette (Histoire du Languedoc, t. V,
p. 18, et aux Preuves, p. 15).
Par son testament du 16 mars 1464, reçu par
Génian de Denidis, notaire de Nimes, il fait héritier
Louis, son fils aîné, lègue à Claude, qui mourut
sans postérité.
Selon Ménard (Histoire de Nîmes, t. III, p. 53,
et aux Preuves, p. 327), le roi de Portugal, Al-
phonse V, logea chez lui le 3 septembre 1475; la
preuve citée ci-dessus est un compte rendu par les
consuls de leur administration et de la dépense
qu'ils firent pour la réception du roi.
Armes : De gueules, à un demi-vol d'argent,
accompagné de trois étoiles d'or, 2 en chef et 1
en pointe.
ALBIS (cD.
Famille de robe, originaire du Rouergue, dont
la filiation remonte, en 1639, à Laurent d'Albis,
seigneur de Gissac et de Boussac.
Elle est divisée aujourd'hui en trois branches:
la branche de Belbèze, la branche de Gissac et
celle de Razengues.
Armes : D'azur, au cygne d'argent, accompa-
gné en chef d'un croissant d'or accosté de deux
étoiles du même.
Devise : Albus in albis.
La branche de Razengues blasonne : D'azur, au
semé d'étoiles d'argent, treillissé du même.
ALDEBERT (cV).
La famille d'Aldebert existait dans le haut Lan-
guedoc dès le commencement du xne siècle.
Pierre d'Aldebert, chevalier, consul de Nîmes,
19
— 20 —
figure dans une charte ac-
cordée, en 1144, aux habi-
tants de cette cité, par Ber-
nard-Aton, vicomte de Nî-
mes. Ce vicomte, par une
autre charte de l'année 1151,
promulguée avec le con-
sentement de la vicomtesse
Guilelme, sa femme, fit une
concession féodale à Pierre
d'Aldehert, à Bernard de
Portevieille, et à Bertrand
de Montmirail, tous consuls
de la ville de Nimes. Pierre
d'Aldebert était parvenu à la chevalerie lorsqu'en
1163 il prêta serment de fidélité à Raymond V,
comte de Toulouse. 11 fut présent, en 1175, avec
Pons de Vezenobre, chevalier, Guillaume, évêque
de Narbonne, à une donation faite à l'abbaye
Saint-Sauveur, par Bertrand et Pierre Bernard des
Arènes, père et fils. On juge, par le rapport des
temps, que Bertrand et Guillaume d'Aldebert
furent présents au traité de paix conclu en 1162,
entre Guillaume VII, seigneur de Montpellier, et
les seigneurs de Pignan.
Cette famille a formé diverses branches. L'aînée
de ces branches, la seule existante de nos jours,
reconnue l'aînée suivant un acte du 25 fé-
vrier 1730, et confirmée dans sa noblesse par
lettres de S. M. Louis XVIII, du 21 juillet 1818,
où se trouve rappelé le jugement de 1671, a eu
pour auteur :
Jean-Pierre Aldebert, premier du nom, lequel
quitta le diocèse de Narbonne, où résidait sa
famille, et fut s'établir à Sauve, en bas Langue-
doc, dans les Cévennes.
Armes : D'azur, à l'aigle d'argent, accompa-
gnée en pointe d'un croissant du même.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions affrontés.
ALÈGRE {cV).
Seigneurie considérable de l'Auvergne, qui a
donné son nom à deux maisons différentes, dont
la première, d'origine chevaleresque, llorissait dès
le cummenceinentdu xme siècle. Armandd'Alègre,
premier du nom, chevalier, vivait en 1225. Eusta-
che d'Alègre, qui épousa Sibvlle de la Rom, fit
un échange de rentes avec Guignes de La Roche-
Reignier, en 1300, et renouvela l'hommage qu'Ar-
mand d'Alègre, deuxième de ce nom, avait rendu
à l'évêque du Puy en 129A. Cette première race
s'éteignit , vers 1361 , par la mort d'Armand
d'Alègre, troisième du nom, dont le neveu, Ber-
trand de Saint-Nectaire, héritier, céda la baronnie
d'Alègre à Jean de France, duc de Berry et d'Au-
vergi.e. Klle avait pour armes : De gueules, semé
de fleurs de lis d'or.
Moiïnot, seigneur de Tourzel, favori du duc de
Berry, reçut en don de ce prince la terre d'Alègre,
en 1385, et forma la seconde maison de ce nom. A
cette nouvelle race, appartenaient : Pierre d'Alègre,
tué à Azincourt en 1415 ; Yves 1er, tué à Tartas, en
1444; Yves II et Jacques, son fils, a Ravenne en
151:?. La baronnie d'Alègre fut érigée en marquisat
par lettres du mois de mars 1576, en faveur d'Yves
d'Alègre, échanson du roi Henri III.
La souche se divisa en deux branches : l'aînée
s'éteignit le 9 mars 17-' >3 par le décès d'Yves, mar-
quis d'Alègre, qui servit aux sièges de Limbourg,
Condé et Yalenciennes. fut blesté d'un coup de
feu à Steinkerque, assiégea et prit Bouchain en
1712 et fut créé maréchal de France en 1724.
La branche cadette, celle des seigneurs deBeau-
vais, se perpétua jusqu'à la fin du siècle dernier.
Elle a donné : Claude d'Alègre, sénéchal d'Au-
vergne en 1674: Joseph d'Alègre, marquis de
Beauvais, né en 1702, exempt des gardes du corps
du roi. marié, le 25 février 1737, à Madeleine-Gene-
viève, fille du marquis de Sainte-Hermine, dont il
eut Yves-Cliarles-Godefroi d'Alègre, né le 17 no-
vembre 1747.
La maison d'Alègre a contracté des alliances
avec les maisons d'Apchier, d'Affremont, de
Beaupoil-Saint-Aulaire, de Chabanes, de Colbert,
d'Estouville, etc.
Armes : De gueules, à la tour d'argent, ma-
çonnée de sable, accompagnée de six fleurs de
lis posées en pal, 3 à dextre et 3 à sënestre.
ALEMAN DE MONTRIGAUD.
Cette maison a produit un cardinal, archevêque
d'Arles, Louis Aleman (1426-1457), deux évêques
de Cahors, trois évêques de Grenoble, un grand
prieur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, des
chevaliers de Malte, des chanoines, trois lieute-
nants au gouvernement du Daupbiné, des com-
mandants d'année, des conseillers et cbambellans
de nos rois. Soffrey Aleman.
dit le capitaine Molard,
compagnon d'armes du che-
valier Bayard, s'illustra sous
les murs de Brescia et fut
tué à la journée de Ra-
venne ; Bararchin Aleman
deRochechinard suivitChar-
les VIII en Italie et périt, en
1486, à la défense deNovare.
En 1450, il y eut un con-
cordat fait entre quinze
branches en présence de
Sibon d'Aleman, évèque de Grenoble, pour régler
leurs relations à venir. Il y fut convenu que tous
les rejetons de la maison prendraient ou ajoute-
raient à leurs armes le blason des seigneur» de
Valbonnais, leurs aines.
Six brandies existaient encore en 1070 ; elles se
sont toutes éteintes, et la maison n'est plus repré-
sentée que par un seul rejeton, dont voici l'origine.
— 21 —
22 —
Jean Aleman, fils naturel de Jean-Claude, sei-
gneur d'Uriage (marié le 18 octobre 1613 à Louise
de Glermont, dont il n'eut pas d'enfants), fut légi-
timé par lettres patentes du roi Henri IV, en lé-
vrier 1609. Il lit son testament le 4 septembre 1654
et institua légataires ses petits-fils Mat! lias et Louis.
Jean-Claude Aleman, deuxième du nom, sieur
de la l'ivoire, reçut de Jean, son père, qui pré-
cède, la terre de Montrigaud, par acte notarié de
1634. Il épousa Anne de Bussod, filin de Jean de
Bussod, avocat consistorial, et en eut deux fils :
Mathias, qui suit, et Louis qui mourut sans posté-
rité, et institua pour héritier son frère par testa-
ment du 10 mars 1007.
Mathias Aleman, sieur de Montrigaud, fit ses
preuves de noblesse avec son frère, lors de la
recherche de 1000.. et obtint une déclaration por-
tant que noble Mathias Aleman d'Uriage, sieur
de Molard, et Louis, sieur de Montrigaud, avaient
suffisamment justifié de leur noblesse. Il mourut
le 20 décembre 1721, laissant un fils de Jeanne
Chapuis, qu'il avait épousée en 1719.
Joseph Aleman, sieur de 'Montrigaud, né le
25 août 1721, épousa, le 28 décembre 1745, Cons-
tance Sillaux, dont il eut :
1° Jean-Bapiiste Aleman, qui lit partie de l'expé-
dition de La Pérouse en 1785; 2° Joseph-Antoine,
décédé en 1810.
Mathieu-Laurent Aleman de Montrigaud, offi-
cier de marine, est mort en 1851.
Armes : De gueules, semé de fleurs de lis d'or,
à la bande d'argent brochant sur le tout.
Devise: Place, place à madame /Et: Tôt in
corde, quoi in armis.
ALEXANDRE (d>).
L'ancienne noblesse de la famille d'Alexandre
est originaire d'Angleterre et sort, par les femmes.
des maisons de Salisbury, de Tirconnel et de
Marbury : une branche aînée subsistait en Angle-
terre dans la personne de Milord Alexandre, vi-
vant en 1720. Deux frères cadets, nommés Joseph
et Alexandre, passèrent en France en 1218, et Jo-
seph Alexandre vint s'établir en Basse-Normandie
en 1224; et son frère Alexandre fut un des pre-
miers docteurs de l'Université de Paris et y mou-
rut en 1245. 11 fut inhumé dans l'église des Grands
Gordeliers à Paris.
Cette famille est restée en Basse-Normandie jus-
qu'en l'an 1317, où Antoine Alexandre passa dans
le Beauvaisis et où il s'établit. 11 fut seigneur de La
Moite-d'Hanache et de Sully en 1401, du Vivier
en 1431, du Mourieux en 1500, etc.
De Joseph Alexandre qui précède, descend mes-
sire Adrien Alexandre, chevalier, qui fut un des
chevaliers qui acompagnèrent le roi saint Louis
à son premier voyage en Terre Sainte.
Armes : D'argent, à une aigle à deux tètes
éployée, becquée et onglée d'or.
Couronne de marquis.
Supports : Deu.r lions d'argent, les télés cou-
ronnées et terrassées de sinople.
Cimier: Deux têtes naissantes du champ des
a ri, tes.
Nous trouvons encore :
D'azur, à l'aigle éployée et à deu.r té tes cou-
ronnées d'or.
D'or, au renard d'azur, la tète contournée;
au chef de g ni' nies, chargé de trois roses d'or.
(Normandie, généralité de Caen, famille ano-
blie en 1570).
Coupé d'azur et de gueules, à la fasce d'ar-
gent, accompagnée en chef d'un croissant d'or,
et, en pointe, d'au trèfle d'argent.
ALEXANDRY D'ORENGIANI (cT).
La famille d'Alexandry d'Orengiani, originaire
du Piémont, remonte à Humbert Orengiani, sei-
gneur de Romans, au xie siècle. Jan-Etienne, fils
d'Alexandre d'Orengiani et de Anne Alessan-
dri, fille unique et héritière de cette famille, fut le
premier à ajouter à son nom celui de Alessandri,
et à écarteler ses armes de celles de cette maison.
Michel-Antoine d'Alexandry d'Orengiani. tils de
Jérôme et d'Octavie de Saluées, de la maison sou-
veraine des marquis de Saluces, seigneurs de
Monterano, fut le premier de la famille qui vint
en Savoie, il était gouverneur-de Montmélian ; ce
fut lui qui acheta la terre de Montchabod, appar-
tenant encore à la famille, et y mourut en 10't7.
Ses descendants ont toujours habité la Savoie, où
ils sont alliés aux meilleures familles du pays :
la généalogie complète de la famille, depuis 1580,
se trouve dans l'armoriai nobiliaire de la Savoie,
du comte de Foras; avant cette date, on n'a pas
encore pu, jusqu'à ce jour, rétablir la généalogie
complète: on fait actuellement des recherches en
Italie, où la famille a possédé plusieurs fiefs, et
on espère arriver à pouvoir compléter ce travail.
La famille a eu des membres illustres dans
l'armée et dans la magistrature ; depuis le com-
mencement de ce siècle, elle a compté trois séna-
teurs, dont un président du Sénat de Savoie, Bal-
thazard d'Alexandry, et un juge mage, Hippolyte
d'Alexandry.
Armes : Écartele: aux 1 et 4, d'azur à trois
soleils d'or, 2 et l; aux 2 et 3, parti d'or et d'a-
zur à l'oranger de sinople fruité d'or.
Couronne de baron.
Cimier : Une nymphe de carnation, tenant de
sa main dexlreune orange d'or,etde la senestre
une banderolle flottante sur laquelle est écrit :
pulchiori detur.
Supports : Deux lions d'or lampassés de
gueules.
La famille actuelle est représentée par
23 —
— 24 —
trois fils et une fille du baron d'Alexandrv,
sénateur, ancien maire de Chambéry, offi-
cier de la Légion d'honneur, des Saints-Mau-
rice et Lazare et autres ordres, mort le
28 octobre 1894 :
1° Alexandry d'Orengiani (Bon Lu-
cien cT). — Résidence : château de Mont-
chabod (Savoie), veuf de Mllc Brascoren
de Savoiroux, dont une fille, Béatrix ;
2° Humbert, officier des haras. — Rési-
dence : château de Chiron, par Chambéry,
marié avec Mlle de La Forcade de Tauzia,
dont : a) Hippolyte, b) François-Joseph,
c) Osmin, d) Camille.
3° Michel, lieutenant de cuirassiers. —
Résidence : château du Puy (Savoie), marié
avec Mlle de Nerville, dont : a) Paul,
b) Inès;
4° Marguerite, mariée avec le comte
Fernex de Montgex. — Résidence : Cham-
béry.
ALFONSE ou ALPHONSE (d").
La famille d'Alfonse, ou
d'Alphonse, est originaire de
l'île de Corse.
Les d'Alfonse passèrent
en France avec le maréchal
d'Ornano, leur parent, après
avoir vu leurs biens spoliés
par les Génois, pour leur
attachement à la France.
Une branche s'établit à
Avignon, et une autre, celle
des d'Alfonse de Petraupolo,
à Bordeaux. Cette dernière
se fondit avec celle d'Avi-
gnon en 1746 par le mariage de son unique descen-
dante avec Jean-Baptiste, marquis d'Alfonse. —
Joseph-Louis fut fait chevalier après la bataillede
Fornoue (1493) et vint se fixer à Avignon. Il avait
épousé Paule de Vintimille, des comtes de Mar-
seille, ii lie de Henry et de Bartholomée d'Aragon.
Ils eurent trois fils dont :
Philippe, reçu chevalier de Malte en 1499, qui
se trouva à la convocation faite en 1522 par Vil-
liers de l'Isle-Adam, et :
Jean, qui reçut de François 1er des lettres de na-
turalisation et l'autorisation d'ajouter à ses armes
la fleur de lis d'or sur écusson d'azur : « pour ses
recommandables services au fait de nos galères et
autres vaisseaux de mer, et au fait de nos guerres
où il n'a jamais épargné sa personne, mais icelle
plusieurs fois exposée pour notre dit service
Donné à Blois au mois de mars 1540. »
Ces lettres, contresignées « Bayard », furent
enregistrées au parlement de Provence le 23 mai
1541. D'autres lettres patentes de Henri II portent
confirmation des précédentes et furent enregistrées
en la chambre des comptes de Montpellier, le
22 juin 1556.
Jean d'Alfonse fut premier consul d'Avignon en
15i6. Il épousa Jeanne de Serres dont il eut plu-
sieurs enfants, parmi lesquels :
Pierre, qui fonda à Rome un majorât resté dans
la famille jusqu'en ces dernières années. Son tom-
beau avec son épitaphe se trouvait à l'église des
Chartreux, près les thermes de Dioclétien.
Louis, baptisé le 2 octobre 1533 dans l'église de
Saint-Didier d'Avignon, épousa, le 30 septembre
1569, Violande de Gardioles. Ils eurent :
Pierre, baptisé le 25 juin 1584. Capitaine chas-
telain de Ghâteauneuf-du-Pape, nommé deux fois
viguier d'Avignon (1616 et 1623) , succédant en
cette charge à un Crillon et à un Galéan de Ga-
dagne. Les lettres patentes qui le font patrice
romain sontproduitespour le jugement de noblesse
de 1668. Il épousa Gabrielle de Plantade et ils
eurent :
1° Raymond, baron deClairao, qui épousa Anne
d'Ogier de Cavoye, par contrat du 19 octobre 1662.
11 fut longtemps grand prévôt de Guyenne ainsi
que son père le marquis d'Ogier de Cavoye.
Raymond eut trois fils, tous les trois officiers de
marine, qui moururent au combat de LaHagueou
des suites de leurs blessures.
2° Louis épousa Jeanne de Latières par contrat
du 7 juin 1656. Sa noblesse fut reconnue par ju-
gement de Me de Bezons, député par le roi pour la
vérification des titres de noblesse le 19 décem-
bre 1668.
Jean, fils de Louis, marié par contrat du
12 juillet 1707 à Rose de Tuffet de Pradines,
tille de Charles, chevalier de Saint-Louis et de
Saint-Lazare et d'Elisabeth de Polastron. Ils eu-
rent :
1° Jean-Baptiste , marquis d'Alfonse, patrice
romain, conseiller au parlement de Bordeaux,
marié le 26 janvier 1746 à Marguerite d'Alfonse,
dernière descendante des d'Alfonse de Petraupolo,
dont il n'eut que deux filles. Il mourut le 20 oc-
tobre 1779.
2° Louis, archidiacre d'Avignon, nommé au
canonicat fondé par sa famille et dont l'aîné des
d'Alfonse avait la nomination. Meurt en 1774.
3° Jean, né en 1712, mort à l'armée en 1745.
4° Jean-Louis, né en 1715, capitaine à. Royal-
Infanterie, major de Sedan, puis de Cette, cheva-
lier de Saint-Louis, épousa Marie-Anne de Sarret
en 1747. Ils eurent pour fils :
Jean-Baptiste-Jostqfii, marquis d'Alfonse, patrice
romain, chevalier de Saint-Louis, né le 1er jan-
vier 1749, qui épousa par contrat du 8 mai 1775
Marthe de Sarret. Ils eurent :
1° Henri-Joseph, marquis d'Alfonse, né en 1778,
mort sans postérité.
2° Louis-Hyacinthe, marquis après la mort de
son frère, patrice romain, chevalier de Malte et
26 -
de la Légion d'honneur, né le 19 août 1789. 11
épousa Constance de Serres le 19 mars 1817.
N'ayant pas de postérité, ils adoptèrent, par acte
du 12 juin 1865, Jean-Marie-Alfred de Serres, leur
neveu, à qui ils oat transmis les titres de marquis
d'Alfonse et de patrice romain.
Armes : L'or, à deux ours de sable, posés sur
une montagne de six coupeaux de sinople, por-
tant un écusson d'azur chargé d'une fleur de
lis d'or.
Devise : Ubique pro liliis bellaturi.
ALLIÉ (cV )
Nous trouvons : une première pièce originale,
signée de Louis de Bourbon à la date du 4 août
1581, à l'adresse du seigneur d'Allié, par laquelle
il le prie de protéger ses sujets de Perreuse et
d'empêcher que les gens de guerre n'y causent des
désordres ; une deuxième pièce se rapportant à
une vente faite par un boucher de Montbard à
Louis d'Allié, écuyer, seigneur des Ouches.
Armes : De gueules à deux fasces d'or.
ALMELDAu/ )
Maison dos plus illustres de Portugal, qui a
produit île grands hommes. Frère Bernard de
Brito, auteur portugais, la fait remonter à Palayo
d'Almeida, de la maison de Goelho, qui vivait du
temps de Henri de Bourgogne, comte de Portu-
gal, mort l'an 1112. La branche ainée de cette
maison a Uni à Christophe d'Almeida, marié, âgé
de 88 ans, à Louise de ïavora, qui avait déjà été
mariée deux fois.
Les autres branches sont :
Ie Celle d'Almeida Contador ou chef de la
branche des comtes.
2° Celle d'Alvintes, de laquelle sont sortis un
amiral des Indes-Orientales, un commandeur de
Saint-Martin de Soulheira et de Bemposta, dans
l'ordre du Christ, etc.
3° Celle d'Almeida Lancastre, qui a donné un
gouverneur de Centra en Afrique.
4° Et celle des seigneurs d'Assumar, parmi
lesquels on trouve un chef du Sénat, ou maison
de la ville de Lisbonne ; des premiers maîtres d'hô-
tel du roi, etc.
François d'Almeida, le premier vice-roi des
Indes, fut un des plus grands hommes que cette
maison ait fournis ; il fut tué le 1" mars 1509,
âgé de soixante ans.
Armes : Sicile : De gueules, à six besants d'or,
2 2 et 2
Portugal :\Ecartelé : aux 1 et 4 d'or à six
carreaux de gueules, 2,2 et 2, chargé chacun
d'un besant d'or ; aux 2 et 3 d'argent ait sautoir
de gueules chargé de cinq écussons d'azur, sur-
chargés chacun de cinq besants d'argent, 2. 1
et 2. et entre /es écussons, de quatre franchis d'or.
ALTON-SHÉE (<T)
La maison (l'Alton, dont
l'origine se perd dans la
nuil des temps, vint s'éta-
blir en Irlande au xie siècle.
A cette époque, on trouve un
• l'Alton qui suit la fortune
deGuillaume le< ionquérant.
Plus tard, douze de ses des-
cendants portèrent les ar-
mes sous Jacques IL
bue branche de cette fa-
mille vint se ûxeren France :
elle était représentée par
Guillaume d'Alton, qui fai-
sait partie de la brigade noble irlandaise.
A partir de cette époque, le nom des d'Alton
appartient à l'histoire militaire. Ils ont produit,
dans ces derniers temps, un généra] de division
sous la Bestauration, deux colonels et un feld-
maréchal au service de l'Autriche, un gouverneur
des Pays-Bas, etc.
Le père du comte Charles, général à quarante-
deux ans, a été enlevé en 1866, par une mort pré-
maturée à une carrière des pins brillantes. Les
membres existants sont les petits neveux de
James d'Alton qui, avant épousé la tille du comte
Shée, a été autorisé à ajouter le nom de Shée à ce-
lui de d'Alton.
Armes: D'azur, a un lion d'argent accompa-
gné de cinq fleurs de lis d'or. \! en chef et 3
en pointe.
AMBLY u/1.
La terre et seigneurie d'Ambly, dans le Réthe-
lais en Champagne, a été érigée en marquisat, par
lettres patentes du mois de novembre "1768; en
faveur de G'.aude-Jean-Antoine d'Ambly, maré-
chal des camps et armées du roi. Ces lettrés d'é-
rection ont ('dé enregistrées au Parlement de Paris
le 12 mai 17G9, et en la chambre des comptes le
8 janvier 1770.
Cette terre d'Ambly a pris son nom d'une des
plus anciennes maisons de la Champagne, aussi
distinguée par ses services ([n'illustres par ses
alliances, et les dignités et emplois dont ceux de
ce nom ont été revêtus.
Pour prouver l'antiquité de la maison d'Ambly,
il suftit de dire que Regnault, le premier seigneur
d'Ambly, dont on ait une particulière connais-
sance, vivait il va plus de oui i ans. Il possédait
cette terre de son nom, et était un grand seigneur
eu égard au nombre des terres énoncées dans
l'acte de partage de sa succession. Il rendit son
nom illustre et glorieux en commandant une
armée navale pour le service de son prince et de
la religion à une des croisades de sainl Louis. Des
mémoires authentiques disent qu'il fut connétable
de Bourgogne. Pepuisce Regnault, seigneur d'Am-
bly, jusqu'à présent, on justifie une libation suivie
\
— 27 —
— 28 —
et exacte de ses successeurs, qui possèdent la
même terre d'Ambly, le même nom et les mêmes
armes.
Le dernier marquis d'Ambly (Jean-François-
Charles-Louis) est mort il y a 25 ans., ne laissant
après lui que des filles : 1" Béatrix, mariée à
M. de Raucourt; 2° Marie, mariée au vicomte
Charles-Albéric de Rotalier; 3° Hélène, mariée au
comte Eb les d'Argy; 4° Edwige, mariée au comte
Arthur de Saint-Cricq.
La maison d'Ambly est donc éteinte dans toutes
ses branches.
Armes : D'argent, à trois lions de sable lam-
passés de gueules.
Couronne de marquis : Casque taré de front
armé de son bourrelet et de ses lambrequins d'ar-
gent et de sable.
Cimier : Un épervier au naturel, grilletê et
longé d'or.
Supports : Deux lions ou deux sauvages de
carnation, appuyés sur leur massue au naturel.
AMPHERNET (>/' i
Famille d'origine chevaleresque de la province
de Normandie. La Roque fait mention d'un Guil-
laume d'Anfernet, trésorier des guerres, en 1383.
Elle a fourni plusieurs magistrats et officiers
distingués et des chevaliers de Saint-Louis. Elle a
obtenu les honneurs de la cour sur preuves faites
au cabinet des ordres du roi.
Cette famille a été présentée, en 1784 et 1786,
sous les titres de marquis d'Amphernet de Pont-
Bellanger, et de vicomte de Pont-Bellanger. Elle
a été précédemment maintenue, en 1667, sous le
titre de baron de Mont-Chauvet et de Pont-Bel-
langer.
Armes : De sable, à l'aigle éployée au vol
abaissé d'argent, becquée et membrée d'or.
AMPHOUX (Vf)
Cette famille est originaire de Saint-Auban,
chef-lieu de canton de l'arrondissement de Grasse
(Alpes-Maritimes). Jean d'Amphoux, marchand
drapier de Marseille, et Balthazar d'Amphoux,
bourgeois de cette ville, avaient fait enregistrer
leur blason en 1697 dans l'armoriai général.
Armes : De gueules., frelté d'or, semé cVécus-
sons d'argent dans les claires-voies.
ANDELOT ((/')
La maison d'Andelot, une des plus anciennes et
des plus illustres du comté de Bourgogne, a brillé
d*un vif éclat dès son origine, qu'un vieux chro-
niqueur fait remonter au xfi siècle. Des légendes
populaires dans 1rs montagnes de la Franche-
Comté célèbrent encore les exploits de ses cheva-
liers contre les infidèles, sans nous transmettre
les noms de ceux qui ont versé leur sang clans la
Palestine. Elle était alliée aux premières maisons
de Bourgogne.
Elle a produit des généraux d'armée, des gou-
verneurs de villes et de places, de grands digni-
taires de l'Etat et du clergé', qui se sont distingués
par leur courage, leur prudence et leur piété. Elle
a donné 18 chevaliers de Saint-Georges, 1 com-
mandeur et 6 chevaliers de Malte, 4 grands prieurs
et abbés des abbayes royales de Saint-Claude,
2 abbesses de Château-Chàlon et de Baume-les-
Dames, et 14 chanoinesses de ces chapitres.
Jehan d'Andelot est l'un des fondateurs de la
célèbre confrérie de Saint-Georges, en 1390. Pour
y être admis, il fallait faire preuve de 16 quartiers
de noblesse, sans bâtardise, ni roture, 8 paternels
et 8 maternels, et remonter jusqu'à son dixième
ascendant, le présenté non compris.
Jean d'Andelot, baron de Jonvelle, seigneur
d'Andelot, de Myon, de Fleurey, deChemilly, etc.,
chevalier de Saint-Georges en 1546, commandeur
de l'ordre d'Alcantara, fut page et ensuite premier
écuyer de l'empereur Charles-Quint. A la bataille
de Pavie, il eut l'insigne honneur de combattre
corps à corps avec le roi François 1er, qUi ie blessa
d'un coup d'épée à la joue. — En 1554, on le trouve
à la bataille de Renty, où il combattit auprès de
Charles-Quint, qu'il couvrit plusieurs fois de son
corps. Il fut aussi chargé par ce prince de missions
diplomatiques en France et ensuite à la cour de
Rome, pour activer la clôture du concile de Trente.
Jean d'Andelot reçut de son souverain une der-
nière preuve d'estime et de confiance, quand il fut
choisi par lui pour l'accompagner dans sa retraite
au monastère de Saint-Just, après son abdication.
Jean d'Andelot est le premier de sa famille qui
vint se marier et s'établir aux Pays-Bas. Un de
ses fils, Jean-Baptiste d'Andelot, baron de Jon-
velle, seigneur de Myon, d'Olans, etc., maréchal
de camp de sa majesté catholique aux Pays-Bas,
gentilhomme de la bouche du roi Philippe II, se
distingua par son courage et son dévouement
pendant les terribles luttes religieuses des Pays-
Bas, et fut blessé à la bataille de Gravelines et à
celle de Saint-Quentin ; c'était, dit un historien du
temps, l'un des meilleurs guerriers de la Bour-
gogne.
Marie-Louise-Désirée-Félix-Joséphine d'Andelot
fut reçue chanoinesse de Maubeuge sur preuves
de trente-deux quartiers de noblesse en 1763.
Léon-Louis-Maximilien d'Andelot, né en 1813,
était l'unique représentant mâle de la maison
d'Andelot. Nous le croyons décédé sans postérité.
La famille serait donc éteinte.
Armes: Echiqueté d'argent cl d'azur, un lion
de gueules, arme, lampassê et couronné d'or,
brochant sur le loui ,
Supports: Deux sauvages armés de massues.
Couronne de marquis, à huit tleurons comme
celle des ducs en France.
29 —
30 —
Cimier : Un léopard lionne, timbré et cou-
ronné d'or.
Devise : Les combats sont mes ébats.
ANDLAU (cT).
Cette ancienne famille est originaire d'Alsace,
où est située la petite ville qui lui a donné son
nom, et qui est voisine de la ville de Barr, au
bailliage de Schlestadt. Sur le haut de la colline
qui domine Andlau, s'élève un château en ruines,
ilanqué de deux tours rondes, qui avait, dès le
xni« siècle, ses comtes particuliers et qui fut pris
et dévasté par les Suédois en 1G33. A peu de dis-
tance se dresse une autre antique forteresse, celle
de Spesbourg, dans un lieu sauvage et désolé, qui
rappelle les horreurs des temps barbares. Elle ap-
partenait aussi à la famille d'Andlau, lorsqu'elle
fut emportée d'assaut, en 1431, par le duc de Ba-
vière. François-Jacques d'Andlau, conseiller au
présidial de la noblesse de la Basse-Alsace ; Jean-
Conrad d'Andlau, gentilhomme du même pays;
Marie-Hélène d'Andlau, femme de Sircis (Stueitt?)
d'Immendinger; Marie-Françoise d'Andlau, femme
de Kaguenest, prêteur royal ; Wolf-Louis d'An-
dlau, écuyer, coseigneur de Wittenhem, marié à
Marie-Hélène de Schonen ; Colombau d'Andlau,
écuyer et usufruitier du village d'Hadingen, An-
toine-Frédéric d'Andlau, écuyer, seigneur de Lan-
dau; Antoine d'Andlau, capitaine d'une com-
pagnie franche de fusiliers pour la garde du Rhin,
et plusieurs autres membres de cette famille
tirent enregistrer leurs blasons dans l'armoriai de
1696.
Armes : D'or, à la croix de gueules.
Couronne de marquis ; roi d'armes pour cimier.
Devise : Simplicitas, fidelilas.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche aînée
Andlau (Gtesse Gaston d'), née Berthe Le
Pelletier de Saint-Rémy, dont deux filles :
Matbilde et Laurence.
Branche cadette
1° Andlau (0 Arnold eT), marié à de-
moiselle de Chabrol. — Résidence : 18,
rue Bavard, à Paris et château du Vernay,
par Nevers (Nièvre).
2° A. (Glesse Geneviève â?).— Résidences :
26, avenue Montaigne, à Paris, et château
de Voré, par Rémalard (Orne).
Il existe, dans le grand-duché de Bade, deux
autres branches collatérales qui ont pour chefs :
lo le baron d'Andlau-Birseck; 2° le comte d'An-
dlau-Hambourg.
ANDRAS DE BÉOST.
Famille originaire du Forest où elle est posses-
sionnée dès lu xive siècle. Etablie plus tard dans
la principauté des Dombes, elle donne plusieurs
conseillers au parlement des Doinbcs.
Armes : D'azur, à la croix ancrée d'or, can-
tonnée de quatre grenades du même.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Andras. baronne de Béost. née de La
Teyssonnière, château de Béost, par Von-
nas (Ain).
Enfants : a) Paule, mariée au marquis
de Regnauld de Bellescize; b) Jeanne,
mariée au baron Fréteau de Peny; c) Ma
rie.
ANDRAUD DE PARPALEIX.
La famille Andraud, seigneurs de Parpalaleix,
de la Bournage, de Chanterelle, de la Vergne, la
Broha, Cistraire-le-Bas, Mercoirie, etc., est établie
depuis plus de deux siècles aux environs de Mont-
greleix et de Conclat-en-Feniers, dans cette partie
de l'Auvergne qui forme aujourd'hui les confins
du Cantal et du Puy-de-Dôme. Quelques-uns pen-
sent qu'elle est une branche cadette de la famille
Andrault de Langeron, dont elle porte en chef
les trois étoiles de son écu héraldique.
Son premier rejeton connu est Pierre Andraud
élu roi au diocèse de Saint-Flour, qui donna,
le 10 novembre 1436, quittance de trente-trois li-
vres six deniers pour quatre mois de ses gages.
La filiation authentique, établie sur pièces et
actes originaux existant aux archives de la biblio-
thèque, dans le char trier de la famille et dans les
registres de l'état civil, remonte à Antoine An-
draud, habitant à Montgreleix, né en 1599.
Jean Andraud, habitant à Montgreleix, acheta,
par acte reçu de Thomas, notaire,le 12 octobre 1700,
les maisons et fiefs nobles de Parpaleix et la Bour-
nage appartenant à Jean Dauphin, chevalier, sei-
gneur de Montrodez.
Armes : D'azur, au mont d'argent, surmonté
d'un oiseau du meute; au chef d'argent, chargé
de trois étoiles de gueules.
ANDRÉ (ef).
La famille d'André, originaire de Provence,
compte au nombre de ses illustrations Anselme
d'André et Gérard, son frère, qui accompagnèrent
Charles d'Anjou, comte de Provence, à la conquête
de Naples ; le comte Perreto d'Andréa, qui fut,
sous le règne de Charles VIII, grand sénéchal et
maréchal du royaume de Naples ; Balthazar An-
dré, conseiller au parlement de Provence, député
— 31 —
32
de la noblesse aux États généraux de 1789, émi-
gré en 1793 dans les États autrichiens. L'empe-
reur d'Autriche le reconnut dans sa noblesse et
lui conféra tous les privilèges attachés à la no-
blesse autrichienne.
Armes : D'or, au sautoir de gueules.
Supports : Deux lions.
Nous trouvons encore :
D'argent, au chevron de sable acccompagné de
trois trèfles du même.
De gueules, au lévrier passant d'argent, colleté
et bouclé d'or; au chef cousu d'azur chargé
d'un soleil d'or.
ANDRÉA DE NERCIAT.
La famille Andréa de Nerciat a possédé sous
l'ancien régime, une charge héréditaire au parle-
ment de Bourgogne. Elle tire son nom d'un do-
maine situé dans le Bugey (arrondissement de
Gex). La charge occupée par la famille conférait
la noblesse et le domaine était inaliénable. En
1.767, Robert Andréa, baron de Nerciat, mourut
laissant un fils mineur; et sa fortune ayant été
fortement compromise par la perte de divers pro-
cès, ce dernier Robert Andréa, baron de Nerciat,
renonça à occuper la charge paternelle et alla
prendre du service parmi les gentilshommes fran-
çais envoyés pour combattre le stathouder de
Hollande. A son retour de cette expédition, il fut
nommé avec le grade de lieutenant-colonel dans
les gens d'armes d'élite de la maison du roi. Lors-
que ce corps fut licencié par le ministre, comte
de Saint-Germain, il conserva ce grade en dispo-
nibilité.
A la Révolution, il fut des premiers à émigrer
avec son fils aine, laissant à Paris sa femme, née
( iondamin de Ghassan, avec sa tille et son second
lils André-Louis-Philippe, né à Paris, le 28 octo-
bre 1783.
Après avoir quitté la France, il se rendit à la
cour de l'Electeur de Hesse-Cassel, par lequel il
fut nommé directeur des bâtiments civils de la
principauté. Il acquit à cette cour une réelle in-
fluence et Alfred Rambaud le cite dans son ouvrage
sur l'Allemagne sous Napoléon 1er , comme
ayant été expulsé de cette principauté dés qu'elle
lui occupée par les troupes françaises. Il se rendit
alors à Naples où il ne tarda pas à acquérir la
confiance de la reine Caroline. Il fut en 1799
chargé d'une mission auprès du pape Pie VI.
Lorsque les troupes françaises entrèrent à Home,
le baron de Nerciat l'ut emprisonné au château
Saint-Ange. Il en sortit en février 1800 et mourut
à Naples au mois de juin de la même année. Il
avait été fait chevalier de Saint-Louis le 14 août
1788.
Il est surtout connu comme écrivain. Ses ou-
vrages ont eu une très grande vogue dans les der-
nières années du rè£ne de Louis XV. Ils sont
écrits dans le goût de l'époque et appartiennent à
la littérature licencieuse.
Les plus connus sont : « Félica ou mes Fre-
daines (Paris 1778), les Aventures du nouveau che-
valier de Faublas (signées d'un pseudonyme) et un
sonnet sur les Invalides de l'Amour »>.
Il est question de lui dans les diverses histoires
du xvme siècle (ouvrages des Goncourt, Alexandre
Dumas, etc.).
Il eut de son mariage avec Marie- Anne- Angéli-
que Condamin de Chassan , trois enfants :
1° Georges-Philippe-Auguste, né à Paris le 4 oc-
tobre 1782, décédé sans postérité à Smyrne, où il
remplissait les fonctions de chancelier du consu-
lat général de France, le 22 novembre 1847;
2o André-Louis, né à Paris, le 28 octobre 1783,
entré dans la marine comme simple pilotin en
1795, décédé à Brest en 1855. Il prit part, avec les
marins de la garde, à la guerre de Russie en 1812,
puis fut fait prisonnier par une croisière anglaise
en 1814 et libéré en 1815, après avoir été interné
dans l'Ile de Saint-Hélène jusqu'à la veille de l'ar-
rivée du grand empereur.
En 1829 et 1830, il commandait le brick Y Alerte
dans la division navale chargée du blocus d'Alger.
Il fut plusieurs fois cité à l'ordre du jour et fit
partie de l'ambassade de l'amiral de La Breton-
nière, qui porta au dey d'Alger l'ultimatum du
roi de France. Une des prétentions de ce souve-
rain barbaresque qui fut jugée inacceptable, fut
précisément la cession par la France de ce brick
l'Alerte, qui était la terreur des côtes de la Ré-
gence {Histoire de la conquête d'Alger, par Ca-
mille Rousset).
Lorsqu'arriva devant Alger la nouvelle de la
Révolution de juillet, le baron de Nerciat de-
manda à quitter son commandement et ne reprit
le service actif qu'en 1834. 11 lit plusieurs cam-
pagnes comme chef d'état-major de l'amiral de La
Bretonnière et termina sa carrière comme com-
mandant de l'école navale, commandeur de la
Légion d'honneur et chevalier de Saint-Louis.
3o Une fille Anne-Marie, marié en 1832 au comte
de Pelleport-Burette, capitaine de vaisseau. De
son mariage avec Louise Grapart de La Noue
André-Philippe, eut plusieurs lils. L'un d'eux,
Auguste Andréa de Nerciat, né le 6 avril 1833,
mort le 25 mars 1871, capitaine de frégate, officier
de la Légion d'honneur, a eu de son mariage avec
Léonie Miquel de Biu, un fils, Robert, né le 9 sep-
tembre 1862, sorti de Saint-Cyr en 1884, actuelle-
ment capitaine au 145e d'infanterie. Il est le seul
héritier du nom et du titre. Marié le 4 septembre
1890 à Jane de Molette de Morangiès, dont une
fille Simone, né le 20 octobre 1892.
La fa nulle de Nerciat est alliée aux familles
Miquel de I!iu, de Tqurnadre, de Gantes,- de Gha-
baud ha Tour, de Pelleport-Burette, de Molette de
Morangiès.
Armes : D'azur, au sautoir d'or, accompagné
en chef de deux croissants d'argent à dextre et
- 33 —
34 -
à senestre d'une tour crénelée de cinq pièces du
même, maçonnée, ajourée et couverte de sable,
et, en pointe, d'un croissant d'argent.
Couronne de baron.
Supports : Deux levrettes.
ANDRÉ DE LA FRE3NAYE.
Cette famille, originaire de Normandie, a été
anoblie en 1725 pour de nombreux services rendus
dans le service du roi.
Les lettres de noblesse nomment André de la
Fresnaye, seigneur d'Ereines, d'Escures, de Viette,
d'Escajeul et autres lieux.
Cette famille a vu se fondre en elle celle des
Vauquelin, d'origine cbevaleresque.
Elle s'est en outre alliée aux Brosses de Goulet,
Blocqueville, la Fallu, Grente de Grécourt, Gué-
neau de Montbeillard, Chappedelaine, Glanville,
Neuville, de Galard-Terraube, de Montesson, de
P>onchamps, Hélie de Treprel, etc.
Armes : D'azur, au cygne d'argent, nageant
sur une mer de sinople ; au chef d'or chargé
d'une rose de gueules accostée de deux étoiles
d'azur.
ANDRÉ DU VIGE AN DE LA ROUS-
SERIE.
Vers l'an 1600, André, marquis de Jasse, de la
maison d'Auvergne, vint se fixer au château de
Marèjes, commune de Liginiac, canton de Neuvic
d'Ussel (Corrèze) et fonda la maison de Marèje,
représentée aujourd'hui parle baron Bonafus de
Bélinay.
D'un mariage avec une bourgeoise de Neuvic
d'Ussel, André de Jasse eut un fils qui, après avoir
guerroyé à la tète d'une compagnie à l'armée de
Turenne, rentra à Neuvic où il épousa Mlle de
Boyer. Dans son contrat de mariage il prend qua-
lité d'André, seigneur du Vigent, de la Rousserie
et des Chagres (Dellestable. notaire, 4 mai 164G).
Son fils Hélie-André du Vigent épousa, en 1669,
M"' Choumerliac.
Le 18 janvier 1700 (contrat de mariage, Delles-
table, notaire), Antoine André du Vigent, fils
d'Elie, épouse MUe de Boyer, sa cousine, au qua-
trième degré de consanguinité, après l'enregis-
trement sur les registres de l'église paroissiale de
la fiilmination d'un bref du pape accordé pour
dispense entre parents.
Le 0 mai 1736 (contrat de mariage Dellestable,
notaire), Gaspard-Germain André, seigneur du
Vigent, s'allie à la maison de Marèje en épousant
Antoinette de Chastaigner de Mialaret, arrière-
petite-lille de André de Marèje, petite-fille de Com-
barel, comte de Bellegarde du Gibanel, etc.
Gaspard-Germain André eut plusieurs enfants ;
l'un, François, prit en son contrat de mariage,
(Laporte, notaire à La Mazière), les noms de Fran-
Tome II.
çois-André, seigneur du Vigent de La Cheyràs et
de lia Rousserie. François André n'a pas de des-
cendants.
Le second fils, Germain-Gaspard André de Lou-
vert, fut principal du collège d'Ussel et prieur de
Chirac.
Le troisième, Louis André, apprit l'art de la mé-
decine à Montpellier. Tous ses diplômes sont dé-
livrés au nom de Louis André de La Rousserie.
Devenu chef delà famille, le 11 février 1782, Louis
André de La Rousserie, docteur en médecine, en
présence et du consentement de son père Germain-
Gaspard André, seigneur du Vigean, a épousé
Marguerite de Murât de Fontenilles, fille d'unavo-
cat au parlement.
En 1793, Louis André de la Rousserie fut dé-
claré suspect, mais prévenu par son ami le géné-
ral Delmas, il put gagner Paris.
Nommé chirurgien en chef de l'armée d'Italie,
il fut frappé d'un coup de sabre et mourut à Nice
le premier nivôse, an second de la République.
Son fils unique, Germain-Gaspard André de La
Rousserie, après avoir fait les campagnes d'Espa-
gne et de Russie en qualité de chirurgien-major,
épousa, le 26 août 1818, Jeanne-Henriette Delalo,
fille de Henry Delalo, sous-préfet de Murât, puis
de Mauriac.
Armes : De gueules, ù trois franchis, 2 et A;
au chef cousu d'azur à trois étoiles 1 et 2.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
André de la Rousserie (Adrien-Michel),
receveur dos domaines à Neuvic-d'Ussel,
fils de Germain-Gaspard, marié à Augustine
Palis, de Senergues, près Maur's (Cantal),
dont il eut : a) Louis, conservateur des hypo-
thèques, à Nogent-sur-Seine,marié, le 16 sep-
tembre 1888, à Marie Lise Pasteau, dont :
deux filles et un fils; b) Gaston, receveur
des domaines, à Lignières (Cher); c) et une
fille, mariée au docteur Galary.
ANDRIEU (cl").
Seigneur de la Houssaie et de la Poterie, demeu-
rant dans la paroisse de Saint-Pierre d'Habon-
dant, bailliage de Dreux, épousa, le l'i octobre
1708, Marie-Anne de Trousseauville : de ce ma-
riage naquit, entre autres enfants, Marguerite
.l'A milieu de la Houssaie, reçue à Saint-Cyr, le
22 juillet 1722. Sa noblesse a été justifiée par
titres, depuis Guillaume Andrieu, écuyer, sei-
gneur de Guitraucour, son septième aïeul, vivant
l'an 1529.
Armes : D'argent, a unefasce d-' sable, char-
gée de trois molettes d'éperon d'or, el accompa-
gnée en pointe de /ras foudres de suide, d huit
pointes de flèches chacun, et un chef de gueules.
— 35 —
36 —
ANDUZE (cQ.
La seigneurie d'Anduze est une des plus an-
ciennes de la province de Languedoc. Elle -appar-
tenait par moitié à l'évêque du Puy-en-Velay et à
Jacques de Montboissier, marquis de Canillac,
lorsqu'ils vendirent chacun leur part, le premier
en 1539, le second en 15i7, à Jean el Nicolas
d'Airebaudouze.
C'est de Jean que descendaient les barons d"An-
duze. François d'Airebaudouze, son fils, baron
d'Anduze, était président de la cour des aides de
Montpellier en 1555, charge qui fut ensuite pos-
sédée en 1607, par Raulin d'Airebaudouze, baron
d'Anduze.
François d'Airebaudouze, baron d'Anduze, com-
mandant un régiment d'infanterie en 1632, obtint
l'érection de sa terre en marquisat, par lettres
patentes du mois de novembre 1645.
Armes : De gueules, au château sommé de
trois tours d'or.
ANGOSSE ((F).
Famille originaire de Bigorre, d'où elle s'était
transportée dans le Béarn par suite de diverses
substitutions féodales et d'alliances contractées
avec les familles les plus distinguées de ce pays.
Jean d'Angosse servit sous les ordres du conné-
table Bertrand du Guesclin, lors de l'expédition
de ce grand capitaine au delà des Pyrénées. Jean
d'Angosse fut fait prisonnier avec le connétable à
la bataille de Navarette.
Paul, marquis d'Angosse, maréchal des camps
et armées du roi, grand sénéchal et gouverneur
d'Armagnac, député de la noblesse du Béarn aux
États généraux en 1789, avait fait toutes les cam-
pagnes de la guerre de Sept Ans et s'était dis-
tingué aux batailles d'Hastenbeck, de Muiden et
de Grevelt. Il mourut en 1798, laissant trois fils
qui furent successivement appelés à la pairie.
L'ainé, Pierre, fut chambellan de Napoléon 1er.
Armes: D'azur, à trois épées d'argent en pal,
au chef d'or, chargé d'un cœur de sinople cou-
ronné de même et accosté de deux merleltes
affrontées de sable, couronnées d'argent.
Devise : Deo duce, comité gladio.
ANJOU (<f).
Famille noble et ancienne de Pertuis en Pro-
vence, dont la filiation remonte à René d'Anjou,
qui, suivant la tradition, fut filleul du roi René,
comte de Provence, et établi par ce prince son
bailli en la ville de Pertuis. Il épousa, par contrat
du 28 décembre 1475, passé devant Mougis. notaire
de ladite ville, Anne Barbany.
Cette famille a formé trois branches: la première
s'est éteinte dans la personne de Marguerite-
Françoise-Paul ette d'Anjou, née le 29 juin 1769;
les deux autres branches subsistent encore.
Dominique d'Anjou, de la deuxième brandie,
fut appelé pour servir dans le régiment que devait
lever la noblesse de Provence, en 1746, ce qui est
constaté par la lettre des syndics de ce corps, du
J!> décembre.
Armes: D'azur, à une colombe d'argent pre-
nant son essor et tenant dans son bec une
brandie d'olivier de sinople, el accompagnée de
trois étoiles d'argent^ 2 en chef et 1 en pointe.
ANSART DU FIESNET.
On trouve des traces du
nom d'Ansart, à Neufchâtel
(Normandie), dès 1060. Un
personnage de ce nom est
cité par l'historien de la con-
quête des Normands (5e édi-
tion, t. II, p. 386, d'après
Scriplores rerum norman-
norum, page 1023), comme
compagnon d'armes de Guil-
laume le Conquérant; et il
existe encore aujourd'hui
des Ansart en Angleterre.
Dans un manuscrit (biblio-
thèque de l'Arsenal, Paris) intitulé Recueil d'ano-
blissement de Normandie dont le double se
trouve à la bibliothèque de Rouen, on lit : « Noble
homme Robert Ansart, escuyer du pays d'Arqués
en Talois (bailliage de Caux) est au nombre des
propriétaires de francs fiefs anoblis par Louis XI
en 1740. » On pense qu'il était propriétaire de la
Mothe-Ansart, mouvant de la baronnie d'Auffray.
La branche normande vint plus tard s'établir en
Artois et se subdivisa en plusieurs rameaux qui
sont : 1° Ansart de Mouy, éteinte en 1771 par le
décès de Pierre-François Ansart de Mouy, lieute-
nant général des armées du roi ; 2° Ansart du
Fiesnet, branche devenue poitevine : 3° Ansart de
Loremy, qui compte parmi ses membres plusieurs
officiers au régiment d'Artois ; l'un d'eux publia,
en 1770, un ouvrage sous le titre d'Aventures du
chevalier de Loremy, et fut l'objet d'un compte
rendu élogieux de Fréron (Année littéraire 1770,
t. IV, p. 66, etc.) ; dans cet ouvrage l'auteur fait
remonter l'origine de sa famille à l'invasion sarra-
sine ; 4» Ansart du Petit-Vendin ; 5° et un dernier
dont plusieurs membres furent bénédictins de la
congrégation de Saint-Maur; l'un d'eux, décédé en
1790, avait été chapelain de l'ordre de Malte et
procureur de l'abbaye de Saint-Denis.
Armes '.D'azur, à deux épées au naturel posées
en sa h loir, chargées d'un cœur d'or posé en
abîme, enflammé de même .
Devise : Ense ardet.
Supports: Deux licornes.
Ces armoiries se trouvent encore gravées sur la
tombe de Philippe-Alexandre Ansart, seigneur des
37'
seigneuries foncières et vicomtières du Fiesnet,
décédé le 11 juin 1775, inhumé en l'église da bourg
d'Aubigny en Artois.
ANSELME (W i
La maison d'Anselme, anciennement Anselmi,
est originaire de Florence où la souche et la
branche aînée, éteinte en 1732, ont occupé une
situation élevée, et donné des ministres aux ducs
de Toscane, des prélats, des commandeurs de
Malte, etc. Jean d'Anselme, qui vint s'établir dans
le Comtat-Venaissin, est qualifié, dans son testa-
ment de l'an 1504, nobilis Joannes Anselmi, de
civitate Florenli oriundus... filius Bernadi .
■ On compte parmi ses rejetons un premier consul
d'Avignon, un bailli d'épée de la ville d'Apt en
1533, un commandant d'infanterie sous le maré-
chal de Bellegarde, un capitaine d'une compagnie
d'hommes d'armes, plusieurs officiers des armées,
un chevalier de Malte, etc.
Armes: D'azur, fretté d'argent de huit pièces.
Devise : Pro defensione .
ANTHOUARD (ef)
La famille d'Anthouard, originaire de Bourgo-
gne, s'est distinguée depuis deux siècles par ses
services militaires et par les hauts emplois dont
elle a été revêtue.
Elle a donné un maître de camp de cavalerie au
service de France et aide de camp général du roi
de Suède, un général de division, comte de l'Em-
pire, pair de France et grand -croix de la Légion
d'honneur, un général de brigade, et un colonel
d'artillerie, et plusieurs officiers, chevaliers de
Saint-Louis, de la Légion d'honneur, etc.
Son nom se trouve dès le xv siècle mêlé nux
annales de l'Autunois. Mathieu Anthouard, était
merg ou maire d'Autun de 1471 à 1479.
Jacob Anthouard, licencié en décret et grand
prieur de l'abbaye de Saint-Martin-lès-Autun,
signa le 25 août 1632 le procès-verbal de l'ouver-
ture du tombeau de la reine Brunehaut) Archives
municipales d'Autun et histoire d'Autan, par
Edme Thomas).
La famille d'Anthouard ayant perdu tous ses
papiers domestiques pendant la Révolution, les
ressources pour dresser la généalogie de cette
-famille se sont réduites aux preuves de noblesse
faites avant 1789 et aux pièces manuscrites con-
servées à la Bibliothèque nationale de Paris, dans
le cabinet des titres.
Le jugement de maintenue de noblesse, rendu
à Dijon le 21 janvier 1669; par M. Boucher, in-
tendant de la province de Bourgogne, ne commence
la liliation qu'à Pierre Anthouard, écuyeret secré-
taire du roi en 1627.
• Pierre d'Anthouard, écuyer, seigneur d'Archam-
baut, né à Noyers le 9 novembre 1683, suivit la
carrière des armes.
Il céda aux sollicitations de ses parents, qui
tenaient un rang distingué à la cour de Charles XII
et passa au service de la Suède. Il y fut élevé
au grade de colonel et le héros du Nord l'attacha
à sa personne en qualité d'aide de camp général.
A la mort de Charles XII, en 1718, le colonel
d'Anthouard s'attacha plus étroitement au service
de l'ex-roi de Pologne et fut chargé de plusieurs
négociations importantes auprès des cours de
Stockholm et de Versailles, et reçut la mission
délicate de conduire en lieu de sûreté les filles de
Stanislas, dont l'une- était Marie Leczinska, plus
tard reine de France. Les nombreuses lettres que
lui adressait le monarque détrôné contiennent les
témoignages les plus flatteurs de la confiance et
de l'estime que ce prince lui accordait.
En 1725, Pierre dAnthouard, qui avait conservé
son titre et ses fonctions d'aide de camp gé-
néral du nouveau roi de Suède, Frédéric 1er,
obtint de ce prince l'autorisation de revenir en
France.
Pierre d'Anthouard, rentré au service de la
France avec le grade de colonel, fut promu à
celui de maître de camp de cavalerie. Il fut en-
voyé quelque temps après comme chargé d'af-
faires de France en Suède, et mourut au retour
de cette mission.
Charles-Ferdinand d'Anthouard, né le 6 août 1815.
ancien élève de l'école de cavalerie, commandant
au 8e hussards, chevalier de la Légion d'honneur,
marié le 10 mars 1851 à Marie-Henriette-Pauline
Verdier, fille d'un conseiller à la cour impériale
de Metz, fut créé comte par l'Empire.
Armes : Coupé : au 1, d'azur, à une fasce d'ar-
gent, chargée de trois roses de gueules ; au 2,
d'o)\ à trois ècrevisses de gueules, rangées en
fasce.
Les armes du deuxième rameau des comtes
d'Anthouard sont :
E car télé \ aul, d'azur, à l'épée haute en pal
d'argent ; au 2, de gueules, coupe' d'azur, à trois
roses d'or: au 3, d'or à la pyramide de sable,
accompagnée en chef d'une étoile d'azur : au 'i.
d'or, à trois ècrevisses de gueules, rangées en
fasce.
ANTINu/')
Le titre de duc et pair d'Antin avait été créé au
mois de mai 1711, en faveur de Louis-Antoine,
comte de Pardaillan-Gondrin, gouverneur de l'Or-
léanais. Les lettres patentes portaient cette clause,
qu'à l'extinction de sa descendance mâle, les terres
formant son duché pairie retourneraient au même
état qu'avant ladite érection. Le dernier duc d'An-
tin, Louis de Pardaillan, mourut à Brème en 1757,
et son titre s'éteignit avec lui.
Il y a quelques années, M. d'Arblade de Séailles,
d'une famille alliée à celle de Fumel, et issue par
1 is femmes d'une branche cadette de la maison de
— 39 -
— 40 —
Pardaillan Gondrin.se crut en devoir de relever
ce dernier nom. Il fit graver sur la tombe de sa
femme une inscription qui qualifiait la défunte de
comtesse de Pardaillan-Gondrin. Il ne se contenta
même plus du même titre et prit celui de duc
d'Antin, dont il adopta aussi les armes qu'il joi-
gnit aux siennes.
Un procès fut intenté par M. de Pardaillan-
Gondrin, qui ne descend pas des ducs d'Antin,
dont il n'est qu'un parent collatéral, et le tribunal
condamna M. d'Arblade à faire disparaître toute
trace des noms, titres et armes qu'il avait pris, et
les fit effacer du tombeau où ils avaient été gravés.
L'insertion du jugement fut faite dans deux jour-
naux du département du Gers (où sont situées
les terres de Pardaillan et de Gondrin).
Une autre famille, qui n'a rien de commun avec
la précédente, descend d'un d'Antin, seigneur de
Saint-Pé et de Hou en Bigorre, garde du corps du
roi, puis lieutenant pour sa majesté au gouverne-
ment des villes et châteaux de Dax et de Saint-
Sever, qui vivait en l'an 1680. La noblesse delà
famille a été justifiée, par titre, depuis Dominique
d'Antin, qui vivait vers 1582.
Armes : De gueules, à trois lions d'argent à
demi-corps, posés 2 et 1 ; écartelé d'argent à
trois tourteaux de gueules, posés 2 et 1, et sur le
tout d'or, à une clef de sable, couronnée du
même, et posée en pal.
ANTIOCHE {d").
La maison d'Antioche a
pour auteur Bohémond I,
prince de Tarente, fils de
îiobertGuiscard, le conqué-
rant Normand, et petit-fils
de Tancrède deHauteville.
A la première croisade;
Bohémond ayant pris la
ville d'Antioche, 1091, elle
lui fut reconnue en sou-
veraineté avec les terri-
toires importants qui en
dépendaient. Il régna sous
le nom de Bohémond I,
] tri née d'Antioche, et sa
descendance directe de-
meura en possession de cette principauté jusqu'en
1288, époque à laquelle elle fut dépossédée par
l'invasion victorieuse des Sarrasins. (Archives de
l'ordre de Malte. Codice diplomatico) .
A cette date, 1288, les fils de Philippe et d'Henri
d'Antioche, ceux-ci frères de Bohémond V, se ré-
fugièrent à Chypre, où régnait une branche de
leur maison, qui avait relevé celle de Lusignan.
Henri d'Antioche, fils de Bohémond IV, ayant
épousé en 1240 Isabelle de Chypre, dernière héri-
tière de la maison de Lusignan, eut de cette
alliance un fils, qui monta sur le trône de Chypre
sous le nom de Hugues III, et prit le nom et les
armes de Lusignan.
Sa postérité régna à Chypre jusqu'à Anne de
Lusignan, qui épousa en 1433 le prince de Pié-
mont, plus tard Louis I, duc de Savoie. (Archives
de l'Ordre de Malte. Familles d'outre-mer et du
Gange. Histoire de Vile de Chypre, par le comte
de Mas Latrie).
Anne de Lusignan fut suivie en Savoie par ses
deux cousins, Pierre et Hector d'Antioche. Ceux-
ci, pourvus des plus hautes charges et de biens
considérables, jouirent sous le règne de leur pa-
rente d'une puissance presque sans limites (Arch.
de Turin, de Genève. Guichenon, Pourprict his-
torique de la maison de Sales).
Pierre et Hector portaient pour armes : De
gueules, d la fasce d'or accompagnée en chef de
trois fleurs de lis d'or, rangées de fasce. (Arch.
de Genève, arch. de Turin).
C'étaient les armes mêmes de Bohémond I,
qu'Albert d'Aix décrit : Sig?ium nempe Boamundi
quod sanguinis erat coloris (Albert d'Aix liv. IV,
ch. xxiii, pag. 246), armes augmentées des fleurs
de lis de France données en 1252 à Bohémond VI
par Saint-Louis. (Joinville, mémoires : Ft fist
chevalier le Boi le Prince d'Antioche.... et de lors
pour l'honneur du Boi il écartela ses armes qui
sont vermeilles avec les armes de France).
C'est à leur maison qu'appartenait le bienheu-
reux André d'Antioche, Clavacre, grand visiteur
de l'ordre du Saint-Sépulcre et général de l'ordre,
qui mourut en 1360 à Annecy où il était venu vi-
siter la maison de son ordre. Dans l'inscription
placée sur son tombeau à Annecy, il est dit fils du
prince d'Antioche, et la même origine est constatée
dans les procès-verbaux des visites pastorales des
archevêques de Tarentaise. (Arch. de Tarentaise.
Hélyot, Histoire du Saint-Sépulcre. Besson,
Mémoires ecclésiastiques) .
Pierre et Hector d'Antioche partagèrent le tom-
beau du duc Louis de Savoie et de la duchesse
Anne, son épouse, au couvent des Cordeliers de
Bives, à Genève, et leur descendance conserva
ce privilège jusqu'à la Béforme. (Obituaire des
Cordeliers de Rive à Genève, qui se trouve aux
archives de Lyon).
Pierre d'Antioche, petit-fils de Pierre, y fut
inhumé lui-même le 16 février 1522 (Obituaire, id.).
François d'Antioche, arrière-petit-fils d'Hector,
laissa deux filles et un fils posthume de sa femme,
Marguerite de Watteville. Par son testament, en
date du 16 juillet 1552, il substitua ses filles aux
nom et armes de sa maison. Jean-Jacques d'An-
tioche, son fils posthume, mort sans alliance,
réitéra la substitution, ordonnée par son père,
aux mêmes conditions, 5 octobre 1571. (Arch. de
Turin).
La substitution ainsi établie fut solennellement
reconnue par lettres patentes de Charles-Emma-
nuel, duc de Savoie, le 26 avril 1588, entérimées
au souverain Sénat de Savoie le 26 juin 1608.
Percevaude d'Antioche, fille de François et hé-
ritière de la substitution établie par son père et
par son frère, épousa en 1569 Charles de Brotty,
— 41
à->.
fils de Louis de Brotty, gouverneur de Ripaille,
chevalier de l'ordre, dont elle eut plusieurs en-
fants. C'est dans la ligne de Maurice, son fils aîné,
que se continua la maison d'Antioche et le nom,
suivant le sang, se transmit sans interruption.
Charles de Brotty appartenait à une illustre
maison qui marquait à la cour de Savoie et dans
l'armée au premier rang par l'ancienneté de son
extraction, l'éclat de ses services et ses alliances
depuis le xm1 siècle. (Arch. de Turin).
Armes des Brotty : D'azur, à trois sautoirs
d'or, 2etl.
Maurice d'Antioche, fils de Charles, fut colonel
général de l'armée des carabiniers, capitaine des
gardes du duc de Savoie, chevalier de l'ordre, gou-
verneur du fort Sainte-Catherine et de plusieurs
places- fortes, etc.
Sa descendance, continuée jusqu'à nos jours par
une succession assez rare de sept fils, unique
dans chaque génération, ne cessa pas d'occuper
un rang élevé, de s'allier aux principales maisons
et de se signaler dans les hautes charges de l'ar-
mée, de la cour et de la diplomatie : généraux,
chevaliers de l'ordre, capitaines de gardes, pre-
miers gentilshommes de la Chambre, ambassa-
deurs.
Par une destinée singulière, la maison d'An-
tioche, partie de France avec Robert Guiscard,
fondée avec les succès des armes françaises en
Palestine par Bohémond 1, après avoir trouvé asile
en Savoie pendant plus de quatre siècles par le
mariage d'Anne de Lusignan, est redevenue fran-
çaise par l'annexion delà Savoie à la France.
Armes : De gueules, à la fasce d'or, accompa-
gnée en chef de trois fleurs de lis d'or, rangées
de fasce.
Cri : Vaillance.
REPRESENTANT ACTUEL :
Antioche (Mario - François - Ferdinand -
G18 cT). Résidences : Paris, 110, rue de
l'Université; château de Nernier (Haute-
Savoie) ; château de Selorre (Saône- et -
Loire). Fils de François-Chaiies-Alphonso,
comte d'Antioche, envoyé extraordinaire
et ministre plénipotentiaire de Sa Majesté
le roi de Sardaigne, et de Thérèse-Ferdi-
nande-Adélie, comtesse de Hamal et du
Saint-Empire romain germanique, marié à
Marie -Marguerite de Talleyrand -Pkri-
gord, dont : Simone, née à Paris le '2~ mars
1890.
Sœurs : 1° Yolande, mariée au comte
de Bellissen-Dcrran ;
2° Marguerite.
ANTOINE ((V
Cette famille, qui forma
trois branches à Aix.où elle
étaitconnuedepuis près d'un
siècle et demi, tire son ori-
gine de la ville de Florence,
d'où elle passa à Marseille
vers l'an 1530. Antonio
d'Antoine fut le premier qui
s'établit dans cette ville.
Armes : D'azur, à un che-
vron accompagné de trois
flammes, posées 2 et 1, le
(ont d'or.
Une autre famille a pour
auteur Jean Antoine, huissier de la chambre du
roi, qui fut anobli avec sa postérité, mâle et fe-
melle, née et à naître en légitime mariage, en
considération des services qu'il rendait depuis
vingt-huit ans dans ladite charge, et de ceux que
ses pères et aïeul avaient rendus aussi pendant
soixante-dix ans dans la même charge. Les lettres
de cet anoblissement sont datées de Versailles du
mois d'avril 1728 et adressées au parlement, à la
chambre des comptes et à la cour des aides de
Paris pour y être enregistrées.
Ses armoiries réglées parle juge d'armes sont :
Armes : Un écu d'or, à un chevron d'azur,
accompagné en chef de deux étoiles du même,
et en pointe d'une tige de trois roses de gueules,
montantes d'un croissant d'azur.
Enfin, suivant l'Histoire héroïque et univer-
selle de la noblesse de Provence, par Artefeuil
(p. 42), un François Alexis d'Antoine, seigneur de
Pierrousse, du lieu de Gardes, fut reçu secrétaire
en chancellerie près la cour du parlement, le 25
mai 1731. Il laissa deux fils, dont le cadet fut
ecclésiastique ; l'aîné seigneur de Brions et de
Taillas, eut des enfants de la fille de François de
Nantes, seigneur de Pierredon, président, tréso-
rier général de France en la généralité de Pro-
vence.
Armes : D'argent, à une bande de gueules,
chargée de trois étoiles d'or.
APCHON on.
Fa maison d'Apehon, l'une des plus anciennes
et des plus illustres de la province d'Auvergne,
eut pour berceau l'antique fief de ce nom, situé à
quelques lieues à l'est de Mauriac, au centre des
montagnes, et défendu au moyen âge par un châ-
teau fort dont on aperçoit encore les ruines sur un
pic escarpé. Ses seigneurs avaient le rang de pre-
miers barons aux états de la haute Auvergne; ils
commandaient les troupes et ils percevaient les
subsides que la noblesse accordait au roi en temps
- 13 -
de guerre. Ces dernières fonctions leur valurent le
titre de comptour.
Le premier personnage connu de cette vieille
souche est Amblard, seigneur d'Apchon, de Murol,
etc., vivant en l'an 1000. La violence de son carac-
tère lui lit donner le sobriquet de Mal-Hivernat.
Les chroniqueurs racontent qu'ayant enlevé un
homme, il l'enferma dans son château de Haute-
Clair, surnommé depuis Nonelte, et l'y lit périr.
On l'accusa aussi du meurtre de Guillaume Bru-
net, son parent, au profit duquel le château avait
été confisqué. Quelques années après, dit-on,
Amblard, touché de repentir, alla â Rome se jeter
aux pieds du souverain pontife, et obtint son par-
don à la condition de léguer sa terre d'indiciat à
saint Odilon, abbé de Cluny. A l'appui de cetle
tradition l'on rappelle que la maison d'Apchon
avait pour cri de guerre : Hauteclair! et que ses
armes primitives furent: Une croix u u pied patte
cantonnée de deux Lésants en chef, d'une hache
d'armes au canton dextre de la pointe et d'une
nonne en habit de chœur au canton sénestre',
elles rappelaient sans doute le crime d'Amblard,
son repentir et le prix de son pardon.
Les successeurs d'Amblard, pour effacer le sou-
venir de ce passé odieux, adoptèrent plus lard
pour armoiries : D'azur à six fleurs de lis d'or.
C'est le blason qui a été attribué, dans la galerie
des Croisades du inusée de Versailles, au comptour
d'Apchon, qui accompagna le comte d'Auvergne
en Palestine en 1103; mais par erreur, on l'a nom-
mé Arnaud au lieu d'Armand, et on lui a donné
pour écu un semé de fleurs de lis sans nombre.
En 1334, Guy, comptour d'Apchon, se distingua
dans les guerres que Philippe de Valois eut à
soutenir en Flandre contre Jacques d'Arteveld
et contre le prince de Galles, venu au secours
des Gantois révoltés. Ce fut dans cette cir-
constance, dit-on, que le monarque français,
pour récompenser leur bravoure, et leurs loyaux
services, accorda à plusieurs seigneurs d'Auvergne
et notamment au comptour d'Apchon. le droit de
porter des fleurs de lis dans leurs armes.
Guillaume, fils du précédent, fut, après la funeste
bataille de Poitiers, placé par le dauphin régent à
la tète de la noblesse de sa province, qui le
réclamait pour chef comme le plus digne de
commander. Les pouvoirs les plus étendus lui
furent conférés par lettres patentes de 1357, et
aussitôt il prit toutes les plus sa^es mesures pour
s'opposera l'invasion des Anglais.
L'ancienne et illustre race des comptours d'Ap-
chon s'éteignit glorieusement par la mort de
Guillaume VI sur le champ de bataille d'Azin-
court. On nous dit qu'une famille a relevé le nom
et se fait appeler d'Apchon deSaint-< lermain.
Nous ignorons l'adresse des membres de cette
dernière famille, s'il en existe encore.
Armes : D'or, à .si.,- fleurs de lis d'azur. —
Alias : D'or, sente de /leurs de lis d'azur.
Cri m; guerre : Hauteclair.
ARBAUD \d ').
Cette famille a pour auteur Barthélémy d'Ar-
baud, chancelier du roi Robert; on le trouve qua-
lifié miles, chevalier, dans plusieurs actes passés
aux années 1324 et 1326. Nostradamus le nomme
parmi les hommes illustres de ce temps-là dans
son Histoire de Provence.
Jean d'Arbaud, fils du précédent, s'établit à
Arles, où il passa plusieurs actes dans lesquels
il est qualifié damoiseau.
Ses descendants ont toujours soutenu de la ma-
nière la plus honorable leur noblesse., Ils l'avaient
illustrée par leurs services dans les armées de
nos rois et par leurs bonnes alliances.
Un Arbaud d'Arbaud, descendant des précé-
dents, fut premier consul de la ville d'Aix en
L428. Cette famille a en outre fourni des cheva-
liers de Malte et de Saint-Louis et des officiers de
toutes armes. Nostradamus, parlant des gentils-
hommes célèbres en l'an 1419, fait mention d'Ar-
baud Arbaud, seigneur d'Aups.
Cette famille a formé deux branches :
1° Celle des seigneurs de Gardane et de Jonques
dont les armes sont :
D'azur, au chevron d'argent et au chef cV or,
chargé d'une étoile de gueules.
2° Celle des seigneurs de Brest et de Château-
vieux, dont les armes sont :
D'argent, au griffon de sable, la patte dextre
d'aigle, et la jambe sénestre de lion, velues ou
écorchées de gueules.
D E vis
Nascitur et péril ira.
ARBLADE (d').
L'état de cette famille nous est inconnu. Les
d'Arblade sont issus des comtes de Pardail-
lan-Gondrin, et ont été répandus en Roussillon,
Guyenne et Gascogne.
Armes : Parti : aui (d'Arblade),- qiii est d'or
au lion de gueules, couronné du même, lennnl
de sa patte sénestre une épée d'azur eh pal, la
pointe en bas; au chef d'azur, chargé d'une
croizette d'or entre deux croissants d'argent ;
an > (de Paillardan-Gondrin) qui est coupé : à)
d'urgent à trois fasces ondées d'azur (Pardail-
lan); li) d'or au château de gueules, maçonné
de snlile. sommé de trois tourelles de gueules
et accompagné de trois lé/es de Maures, tortille
d'argent, rangées en chef (Castillon).
Supports : Deux lions au naturel.
Devise : Crescil eundo.
ARCESur).
Le nom d'Arces futd'abord celui d'une ancienne
famille du Dauphiné dont le dernier rejeton mâle,
Louis d'Arces, maria, en 1210, sa fille Guiffrède à
— 45
— 46 —
Hugues Morard, qui fut substitué aux noms et
armes de son beau-père. De cette union étaient
issus trois fils qui firent souche ; l'un conserva le
nom de Morard; les deux autres prirent celui
d'Arces.
Joffrey d'Arces, bailli du Briançonnais, était ma-
réchal de l'armée du dauphin Humbert en 1339.
François d'Arces, qui combattit à la funeste
journée d'Azincourt, 1415, mourut sans alliance.
Antoine d'Arces, seigneur de la Bâtie et de Lis-
sieu, dit le chevalier Blanc, capitaine de 50 hom-
mes de pied, s'illustra comme un véritable coureur
d'aventures. Il parcourut l'Espagne et le Portugal,
prenant part aux tournois et aux emprinses, où
il triomphait des plus braves combattants. Il passa
ensuite en Ecosse, où il conquit l'amitié du roi
Jacques IV. Il revint en France servit sous
Louis XII, et fut fait prisonnier avec Imbaut de
Rivoire par les Vénitiens. Jacques IV le rappela
en Ecosse, et les historiens dauphinois disent
môme qu'il fut nommé régent pendant la mino-
rité de Jacques V. Ce fait est démenti par les au-
teurs anglais. Il périt assassiné par David Hume,
gentilhomme écossais, le 21 octobre 1517.
Jean d'Arces, seigneur de la Bâtie et de Mont-
biros en Dauphiné, baron de Livarot (Normandie),
célèbre sous ce dernier nom, fut un des favoris
de Henri III. Il fut, avec Maugiron, témoin et se-
cond de Gaylus dans le fameux combat de trois
contre trois (le 27 avril 1578). Il tua Schomberg
son adversaire; mais il fut lui-même blessé griè-
vement à la tête d'un coup d'épée. — Il périt dans
un autre combat livré près de Blois, où il avait
le marquis de Piennes pour adversaire (1580). La
baronnie de Livarot et les autres biens de sa
brandie, éteinte avec lui, passèrent dans la fa-
mille d'Oraison.
Un Louis d'Arces, écuyer, seigneur du Domaine
et de la Bayette, fut capitaine dans le régiment
de Champagne, l'an 1683, et commandant au fort
Saint-André d'Avignon l'an 1684, puis lieutenant-
colonel des milices de la vallée du Grésivaudan.
La preuve de la noblesse de cette famille fut justi-
fiée par titres depuis Louis d'Arces, son septième
aïeul, marié le 24 juillet 1506 avec noble dame
Guigone de Fay.
Au siècle dernier, Louis-Antoine d'Arces, che-
valier de Saint-Louis, était capitaine des dragons
au régiment des volontaires du Dauphiné (1758).
Nous n'avons pu établir d'où provient le titre
de marquis porté par le représentant actuel.
Armes : D'azur, au franc quartier d'or ; à la
cotlce componnée d'argent et degueules, brochant
sur le tout .
Devise : Le tronc est vert, les feuilles sont
arées, ou Virtus, labo)', honos.
ARCHAMBAULT (d").
Cette famille, originaire du Languedoc, s'est
toujours distinguée dans les armées, et a donné
cinq grands baillis d'épée de Chàtillon-sur-Indre,
suivant certificat de M. d'Hozier, délivré le 2 oc-
tobre 1765.
Le premier connu de ce nom est Jean d'Archam-
bault, chevalier, capitaine d'infanterie au régi-
ment de Vaubecourt en 1620, qui se distingua
contre les troupes du prince de Condé. 11 fut créé
premier grand bailli d'épée de Chàtillon-sur-Indre,
aux gages de 600 livres pour récompense de plus
de iO années de service, et mourut en 1646, lais-
sant plusieurs enfants.
Son fils aîné, Jean-François d'Archambault,
grand bailli d'épée, capitaine d'une compagnie de
gens de pied dans le régiment de Vaudrecourt,
présida à l'assemblée de la noblesse, convoquée
par ordre du roi, en 1649. Il se distingua au siège
de Roses ; fut envoyé par le roi en diverses cours
de l'Europe, etmourut avec postérité le7juillet 1652.
Son fils aîné, René-François d'Archambault.
chevalier, fut nommé par Louis XIV grand bailli
d'épée, quoiqu'il n'eût qu'un an, et il lui fut fait
don de la charge de gentilhomme ordinaire, vou-
lant, dit Sa Majesté dans ses brevets, récompen-
ser dans ce lils les services des pères. Il fut élevé
page du roi, en sa grande écurie, entra ensuite
dans la seconde compagnie des mousquetaires de
la garde du roi ; se distingua dans plusieurs ac-
tions, fut blessé de trois balles au siège de Maës-
tricht. En récompense, Sa Majesté lui fit présent
d'une compagnie de cavalerie dans son régiment;
peu après, il fut blessé à la cuisse, et ne cessa de
servir que lorsque ses blessures multipliées l'obli-
gèrent de demander sa retraite.
Ses descendants comptent des officiers supé-
rieurs dans l'infanterie et la cavalerie, des cheva-
liers de Saint-Lazare et du Mont-Carmel, et des
mestres de camp de cavalerie.
Armes : D'azur, à trois lions grimpants,armés
et lampasses de gueules, à Vécu d'argent eu
abîme ; au pal de gueules, chargé de trois
sautoirs alésés d'or.
Supports: Deux griffons armés.
Devise: In armis leones.
11 a existé d'autres familles du même nom dans
le Bourbonnais, l'Orléanais et la Touraine qui
portaient les armes ci-après :
Bourbonnais : D'or, au lion de gueules, à
huit coquilles d'azur, mises en orle.
Orléanais et Touraine: D'azur, à trois lions
d'or, 2 et 1, en cœur un écusson d'argent, au
pal de gueules, chargé de trois sautoirs ou fran-
chis d'or.
Nous trouvons encore : D'argent, au sautoir
d'azur, chargé de cinq étoiles d'or, à la bordure
denchée de gueules.
ARCIZAS {oV).
Cette famille est une des plus anciennes et des
ïl
48 —
plus distinguées parmi la noblesse du comté de
Bigorre. On trouve dans un manuscrit de l'histoire
des vallées d'Auge, qu'un seigneur d'Arcizas,
étant au service du roi d'Aragon, contre les
Maures, avait proposé une entreprise extrême-
ment difficile et si périlleuse, que le roi, la regar-
dant impossible, lui promit un merle blanc s'il
parvenait à l'exécuter ; et qu'ayant effectivement
réussi, il prit pour armes un merle blanc sur un
fond d'azur.
Les seigneurs d'Arcizas ont tenu, depuis le
XIe siècle, un rang distingué dans les comtés de
Bigorre et de Cominge ; ils y ont possédé plusieurs
terres, et y ont fait la guerre et des traités de paix
en leur nom, et s'y sont toujours alliés avec les
familles les plus distinguées. Ils sont qualifiés
dans tous les actes des titres de noble, de damoi-
seau, d'écuyer, de chevalier, de messire, de mon-
seigneur et de puissant seigneur ; titres qui n'ap-
partenaient anciennement qu'aux souverains et à
la haute noblesse.
Cette ancienne maison, qui a produit plusieurs
branches, ne subsiste plus aujourd'hui que dans
celle des seigneurs deLaBroquerreet d'Estansan,
dans le comté de Cominge.
Les armes sont :
1" Pour la branche de La Broquerre :
D'azur, au merle d'argent passant, qui fut
donné à cette famille pour une belle action de
guerre, ainsi qu'il est dit plus haut;
2° Pour la branche d'Estansan :
D'argent, à un cœur de gueules, traversé
d'une clef de sable; parti de gueules, au lion
d'or, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or.
ARCONATI-VISCONTI.
Famille originaire du Brabant, dont l'état nous
est inconnu. Le titre de marquis est de Busto.
Armes: Ecart été: aux 1 et 4 à cinq points
d'or équipollés à \ d'azur (Arconati) : aux 2 et 3
d'argent, à la couleuvre ondoyante en pal d'a-
zur, engloutissant un enfant de gueules (Vis-
conti).
Cimier: La couleuvre, issant entre un vol
d'argent.
Supports: A de. être un griffon d'or; à sé-
nestre, un léopard lionne d'or.
Manteau: D'argent, doublé d'azur.
ARÈNE (cT)
La maison d'Arène Conhublet tient un rang
honorable parmi les plus illustres et les plus an-
ciennes de la Provence. Evandol, comte de Con-
kublet, est le premier dont nous ayons connais-
sance. Il , était grand homme de mer, et. après
avoir servi pendant quelque temps le roid'Angle-
terre et fait plusieurs actions de valeur avec ses
six galères, qui lui appartenaient, il se retira à
Naples où il s'établit.
Ses enfants firent différentes branches dans le
royaume de Naples ; un de ses petits-fils épousa
lie'' ritière de la maison d'Arène, et acquit par ce
mariage la baronnie de ce nom, située dans la
Calabre, diocèse Bari. Depuis cette alliance, les
Conkublet prirent le nom d'Arène et c'est sous ce
dernier nom qu'on les connaît depuis plus de
500 ans. Charles-Quint accorda à Jean-François
d'Arène le titre de marquis ; et le pape Eugène
donna en 1440 le commandement de ses troupes à
Louis d'Arène, archevêque de Florence, lequel fut
ensuite cardinal et patriarche d'Aquilée. L'abbé
Fleury en parle comme d'un grand homme, dans
son Histoire ecclésiastique. 11 mourut à Borne
l'an 1465.
Nicolas d'Arène fut le premier de cette maison
qui passa en Provence. Il y accompagna Louis III,
roi de Naples et des Deux-Siciles, duc d'Anjou et
comte de Provence, son bienfaiteur.
Après le traité de Madrid, Nicolas d'Arène fut
un des trois gentilshommes que la ville de Mar-
seille envoya au roi en 1424, pour complimenter
Sa Majesté sur son heureux retour en Fiance.
Nicolas obtint à cette occasion la permission de
faire battre monnaie à Marseille. Le roi Bené le
fit son conseiller d'Etat en 1447 et lui accorda plu-
sieurs privilèges tant pour lui que pour la ville de
Marseille qui l'avait député auprès de ce prince.
Jean d'Arène fut deux fois premier consul de
Marseille.
La famille compte un conseiller avocat du roi
à Marseille, un capitaine dans le régiment du roi
infanterie, des chevaliers de l'ordre militaire de
Saint-Louis, un lieutenant général des armées du
roi. En 1702 le roi donna à un Arène une compa-
gnie de cavalerie.
Armes: Ecartelé: aux! et 4 d'argent, à quatre
burettes (ou jumelles) de gueules; aux 2 et 3
d'azur, à une foi d'argent, varée de pourpre,
posée en bonde.
ARGENCE (cV).
Cette famille, originaire de la Guyenne, du Poi-
tou et de l'Angoumois, dont les biens ont passé
dans celle de Joumarl d'Achard en 1008, parle ma-
riage de Gaspard Joumart avec Gabrielle Tison
d' Xrgence, réunit en elle les trois noms patrony-
miques qui forment la souche commune.
C'est à elle qu'est attribué uniquement le dis-
tique suivant :
Les Achaid, les Tison elles voisins
Pu pays ont chassé les Sarrasins.
Le premier auteur connu est Achard, seigneur
de Pommier, évêque de Xoyon sous Clotair II,
qui vivait vers l'an O'iO.
Joumart, seigneur de Sufferte, remonte à Au-
10 —
- 50 -
doin Joumart, Miles, seigneur de Vouzais, qui
vivait en 1260.
Tison vivait en l'an 565 du règne de. Justinien Ier,
empereur d'Orient. (Extrait du corpus juris
civilis).
Gabrielle Tison d'Argence, qui épousa Gaspard
Joumart et lui apporta en dot la seigneurie d'Ar-
gence, était tille de François Tison, gentilhomme
de la chambre du roi, chevalier de l'ordre et pre-
mier baron d'Angoumois et de Françoise de La Bo-
chebeaucour, issue de la maison d'Alhret.
C'est par acte du 20 décembre 1111 que les Jou-
mart et les Achard joignirent leurs noms et leurs
armes.
La maison Achard-Joumart-Tison-d'Argence a
fourni des évèques, des chevaliers de Malte, des
chevaliers de Snint-Louis, des maréchaux de
camp, etc.
Armes : Ecartelé : aux 1 et A, d'azur à trois
besants d'or, posés 2 et 1, qui est de Joumart; aux
2 et 3, d'or, à deux; lions couronnés passant de
gueules, qui est de Tison; sur le tout : d'argent,
à trois doubles triangles de sable en chef posés
2 en pointe et 1 en chef: et à trois fasces de
gueules, qui est d'Achard.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
Devise : Achard, Hache.
REPRÉSENTA NTS ACT UELS :
1° Argence (Mise douairière d'j, née
Marie-Aline-Amélie Quimper de Lanascol,
demeurant château du Grand- Lucé (Sarthe).
Enfants: a) Alfred-Marie-René-François-
Hippolyte (Mls d'A), même adresse; b) Ma-
rie-Frédéric (Cte cl' A), marié à MUe Barrot,
même adresse; c) N..., mariée au baron
Léonce Le Vavasseur, 50, avenue Marceau,
à Paris.
ARLEMPDES UV).
ARMAGNAC (tf).
Voy. Laval.
Le dernier des anciens comtes d'Armagnac
mourut archevêque d'Avignon en 1585, âgé de 80
ans. Il était fils d'un bâtard, et la branche des
enfants légitimés était éteinte auparavant.
De ces anciens comtes d'Armagnac sont sortis
les ducs de Nemours, par Bernard d'Armagnac,
mort en 1462; le dernier de ces ducs fut Jean d'Ar-
magnac, duc de Nemours, mort à la bataille de
Cérignole, le 28 avril 1503.
Les vicomtes de Fezensaguet sont aussi sortis
des anciens vicomtes d'Armagnac; leur postérité a
fini à Jean d'Armagnac, deuxième du nom, vi-
comte de Fezensaguet, mort en 1403.
Le comté d'Armagnac échut à la couronne, et
Louis XIV en fit don, le 20 novembre 1645, à
Henri de Lorraine, comte d'Harcourt et d'Arma-
gnac.
Armes : D'argent, au lion de gueules.
Il est fait mention d'un autre Armagnac, en
Guyenne, dont les armes sont :
Ecartelé: aux 1 et 4 d'or, au lion de gueules ;
aux 2 et 3 de gueules, au léopard lionne dor.
ARNAUD.
Famille noble de Provence, qui remonte à Jo-
seph Arnaud de la ville de Sisteron, qui s'établit
à Aix, où il exerça un ofQce de conseiller, secré-
taire, contrôleur à la chancellerie du parlement,
le 18 janvier 1685.
Armes : L'azur, au lion d'or lampassé et armé
de gueules.
Il existe plusieurs autres familles Arnaud,
parmi lesquelles nous trouvons un Arnaud,
écuyer, seigneur de Sarazignac, dont la noblesse
fut justifiée par titre depuis Louis Arnaud, qui
vivait avant 1561.
Armes : L'azur, à une bande dor, chargée de
trois losanges de gueules, accompagnée en chef
de trois étoiles cï argent posées en bande.
Nous trouvons aussi des Arnaud dans le Berry
qui portaient :
D'azur, au chevron d'or, accompagné en chef
de deux étoiles dargeyit, et en pointe d'un crois-
sant du même.
Dans le Languedoc :
D'azur, à trois trèfles d'argent.
ARODES (oV)
Famille originaire de Mézin en Condomois (au-
jourd'hui chef-lieu de canton) (Lot-et-Garonne).
Elle a produit les branches suivantes:
1° d'Arodes de Choisy éteinte en 1846, où figu-
rent : un juge royal de Mézin, un colonel d'artille-
rie, chevalier de Saint-Louis.
2° d'Arodes de Touronna qui a donné : un juge
royal à Mézin, un capitaine de carabiniers royaux,
chevalier de Saint-Louis, un enseigne de vaisseau
mort prématurément.
Elle s'est éteinte à Mézin en 1851, mais elle s'est
continuée dans les Ardennes par l'un des siens
marié en 1711 à Anna-Françoise de Mouy de Sou,
héritière de la terre seigneuriale de Tailly (canton
de Buzancy) (Ardennes).
3° d'Arodes de Tailly, actuellement divisée en
deux branches.
4° d'Arodes de Peyriague qui compte : un major
— 51
— ■)'.
au régiment de Brie, chevalier de Saint-Louis, un
chasseur noble à l'armée de Gondé, chevalier de
Saint-Louis, et présentement partagée en deux
branches.
Armes: D'argent, à un chevron d'azur, ac-
compagné en pointe d'un croissant du même :
au chef de gueules chargé de trois étoiles d'or.
REPRÉSENTANTS CONNUS :
Branche de Pjeyriague
Aînée: l'Arodes de Peyriague 'Raoul
oV). — Résidence: Chau de Peyriague, par
MéziD (Lot-et-Garonne).
2" A. de P. (Marie-Louise-Raymond cV),
càpitai ne-adjudant-major au 123e de ligne
à la Rochelle (Charente-Inférieure).
Cadette: 3° A. de P. (Marie-Georges-
Jean d"), lieutenant de vaisseau, à Brest.
Branche de Tailly
l'Arodes de Tailly (Edmond cT), chef
actuel de nom et d'armes. — Résidence:
château de Villeray, par Saint-Laurent-de-
Çondel (Calvados) ; marié à Mario de La
Choltière, dont: l11 Louis; 2° Jeanne; 3°
Lucie.
Frère cadet :
2° A. de T. (Eugène cV). — Résidence:
château des Forgettes, par Buzancy (Arden-
îics); marié à Marie, née baronne d'Anethan
dont: 1° Blanche, mariée au baron Alfred
de Cartier d'Yves, demeurant au château
de Laplante, prés Namur (Belgique) : 2° I ras-
ton, marié à X.. demeurant au château des
Forgettes.
ARTOIS {cV).
Ancienne famille originaire du Noyonnais qui,
avant la Révolution et sous la Restauration, a
donné de nombreux officiers, gardes du corps,
chevaliers de Saint-Louis, etc.
11 y a une Branche d'A. de Bournonville que
nous croyons éteinte depuis longtemps dans les
mâles.
Armes : D'azur, au sautoir engrèlè d'argent,
accompagne de deux croissants du même, l'un
en chef, l'autre en pointe, et, aux flancs, de
deux coquilles d'or.
ARTUR DE LA VILLARMOIS.
La famille Arturesl originaire de Saint-Laurent
de Terregâte, dans l'Avranchin.
Sa généalogie remonté sans interruption à
Estienne Artur, eacuyer, sieur de Larturage en
Saint-Laurent. Il laissa de son mariage avec Hu-
guette d'Ardaine, Guillaume et Jacqueline, ma-
riée à Jean de Romilly, escuyer, seigneur du
Plessys. Ces deux enfants firent le partage de sa
fortune en L396.
Guillaume Artur. écuyer, fils du précédent, dé-
tendit le Mont-Saint-Michel contre les Anglais.
Pour plus de détails sur Guillaume, on peut con-
sulter le récent ouvrage de M. de Poli : les Dé-
fenseurs du Mont-Saint-Michel.
Laurent Artur, mort en 1601, combattit contre
la ligue sous les ordres du duc de Montpensiçr,
principalement au siège d'Avranches et à celui du
château de La Chaise.
Charles et Philippe Artur du Plessis reçurent
en 1647 des lettres d'anoblissement. Les vieux
titres de la famille disent que celle-ci avait dérogé
•par suite de pertes de biens (sic).
Quand Charles et Philippe reçurent leurs lettres
de noblesse, il y avait trois générations que leurs
parents ne portaient plus le titre d'écuyer.
Les Artur possédaient la terre du Plessys ou
Plessis, en Saint-Laurent de Terregâte, depuis au
moins 1474. Charles Artur, dont il est parlé plus
haut, laissa cette terre à Philippe, son cadet, et
son fils fit l'acquisition de la seigneurie de la Vil-
larmois, auprès de Dol en Bretagne. De sorte que
depuis ce moment la branche ainée prit le nom de
La Yillarmois, et la branche cadette continua à
porter celui du Plessis. Les descendants de Phi-
lippe vendirent le Plessis au commencement du
siècle et furent s'établir à la .Martinique, où leurs
enfants sont encore actuellement. Jacques-René-
Jean-Bapliste Artur, comte de La Yillarmois, se
fit naturaliser Breton, le 5 mai 1774, pour pouvoir
assister aux réunions des états de cette province.
Il fut cependant nommé député aux états géné-
raux de 178!) par la noblesse du Cotenlin.
La famille Artur de La Yillarmois est aujour-
d'hui représentée par deux branches : l'aînée, qui
a toujours conservé la terre de La Yillarmois, en
Bretagne, et la cadette, qui demeure au château
de Montgoger, en Touraine.
(Les renseignements ci-dessus sont tirés de
pièces qui se trouvent à Saint-Lô, aux archives
du département de la Manche).
Armes : De g ne nies, à la coquille d'or, au chef
d'argent.
Couronne de comte.
ARVISENET.
Un Arvisenet, seigneur d'Auranges, conseiller
au parlement de Besançon, obtint par lettrés du
roi, du mois de mars [~r2i'>. la continuation du
titre de marquis qui lui avait été conféré par le
roi de Sardaignè.
Armes : D'azur, à trois cherrons d'or.
Nous trouvons encore dans la même province
— 53 —
54
un Arvisenet anobli en 1531, qui portait les mêmes
armes.
ASSCHE (cT).
Famille originaire du Brabant.
Armes : De salle, au lion d'argent: ou : échi-
queté d'argent et de sable, de cinq tires, chacun
de cinq joints; ou encore : d'or, à la fasce d'a-
zur, au sautoir de gueules, brochant sur le
tout.
ASSELIN DE WILLENCOURT.
Noblesse de l'Empire. Baron militaire du 5 août
1812; titre éteint faute de majorât, quoiqu'il ait
été confirmé en 1714. Le nom de Willencourt est
une addition de nom.
Armes : D'or, à Véousspn d'azut\ chargé de
trois molettes d'argent, ci la bordure de gueules
du tiers de Vécu.
ASSEZAT DE BOUTEYRE.
Le nom de terre de Bauteyre a été ajouté au
nom patronymique en vertu d'un décret de 1860.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
en chef de deux croissants d'argent, et, en
pointe, de deux épées croisées du même., la
pointe en haul.
Devise: Cui amo adhœres.
Couronne de comte.
ASTIER.
Famille de Provence, anoblie par une charge de
trésorier de France à la généralité de Provence
dont fut pourvu, le 15 mars 1741, Jean Astier.
Armes : D'argent, à l'arbre de sinople, issant
d'une terrasse de même ; au chef d'azur, chargé
d'un soleil accosté de deux étoiles, le tout d'or.
AUBERT DE VINCELLES.
Famille originaire île Bre-
tagne, ayant possédé le
comlé de La Ferrière, les
seigneuries de Vincellcs, de
Saint (iilles et de Clozy.
Sa filiation est nettement
suivie à partir de Thomas
Âubert (de Dieppe) , capi-
taine des vaisseaux, du roi,
qui découvrit (d'après de
vieux papiers de famille),
l'Amérique septentrionale ,
en 1504.
Son fils Charles , égale-
ment capitaine de vaisseau, mourut en 15i0, en
cherchant un chemin pour aller à la Chine par le
Nord.
Hector Aubert, seigneur de Clozy, fut conseiller
du roi, à Loches (1669).
Pierre Aubert, seigneur de La Perrière etdeVin-
celles, fut maître d'hôtel ordinaire du roi
Louis XIV. Il eut deux fils : l'un, Charles-Maurice
Aubert, seigneur de La Ferrière et de Yincelles,
fut brigadier des armées du roi (1719), et envoyé
extraordinaire du roi à Venise et en Sicile ; il
mourut sans enfant.
L'autre Claude-Pierre Aubert, seigneur de La
Ferrière et de Vincelles, capitaine de vaisseau,
chevalier de Saint-Michel, épousa M1'8 de La Bo-
cherousse, en Bretagne, où il se fixa.
Son fils Jacques, fut également dans la marine.
Les lettres et papiers venant de lui sont adres-
sées au comte de La Ferrière de Vincelles, cheva-
lier de l'ordre royal de Saint-Louis.
Son fils Joseph-Armand eut plusieurs garçons,
dont l'un Jean-Marie Aubert- Vincelles, devint
colonel d'artillerie et ne reprit que plus tard la
particule, sans reprendre ni le nom, ni le titre des
comtes de La Ferrière. Il mourut en 1854.
Son fils Amédée Aubert de Vincelles, officier
d'infanterie démissionnaire, conseiller général du
Finistère, épousa Mathilde de Kermenguy, dont il
eut trois fils :
lo Amédée, lieutenant de dragons, qui épousa
en 1892, Marie Delarue Caron de Beaumarchais,
dont une fille ;
2J Henry, marié en 1893, à Marguerite Bosgals
de Béals, dont un fils Jean.
3° Fernand.
Armes : D'or, à trois têtes de limier de sable.
Certains armoriaux attribuent ces armes au nom
de La Ferrière et donnent aux Vincelles :
Pallé d'argent et de gueules, à la fasce d'azur
brochant.
AUBRY.
Nous trouvons un grand nombre de familles
portant ce nom.
Un Jean-Martin Aubry fournit au conseil supé-
rieur ses provisions de secrétaire du roi.
Un Léonor Aubry obtint des lettres d'honneur
pour pareil office, le 12 octobre 1697.
Deux Aubry furent reçus conseillers au parle-
ment de Paris en 1720 et 1731.
V\\ Aubry prit le titre de marquis de Castelnau,
d'une terre située à Lazenais en Berry.
Armes : D'argent, à une hure de sanglier de
sable, les yeux et les défenses d'argent: au chef
d'azur, dentelé et chargé de trois roses d'or.
AUCAIGNE DE SAINTE-CROIX.
Cette famille, originaire du Bourbonnais, s'est
établie en Bour™£'i^ à la lin du xvr siècle.
— 00 —
— 56
Le nom de Sainte-Croix a été ajouté au nom
d'Aucaigne en vertu d'un décret du 5 janvier 1878.
Armes : D'azur, à un chevron d'or surmonté
d'un quarreau du même; accompagné en chef
de deux canes d'argent, et en pointe d'une mon-
tagne à six coupeaux enflammés de trois flam-
mes, le tout aussi d'argent.
AUMALE d').
La petite ville d'Aumale, appelée autrefois
Alhemarle, est située à vingt kilomètres de Neuf-
châtel, dans la Seine-Inférieure. Elle fut donnée
par Guillaume le Conquérant, sous le titre de
comté, à Eudes de Champagne. Le roi Philippe-
Auguste s'empara de ce fief sur les Anglais et le
concéda à Simon de Dammartin. Le titre de comté
d'Albemarle ne fut plus dès lors que nominal en
Angleterre. En France, le comté continua de sub-
sister, et son nom d'Albemarle se changea par
corruption en celui d'Aumale. 11 appartint suc-
cessivement par mariage aux. maisons de Castille
d'Harcourt, de Lorraine et de Savoie. Louis XIV
l'acheta en 1675 et le donna au duc du Maine,
prince légitimé de France, dont la petite-fille le
porta à la maison d'Orléans.
Plusieurs généalogistes pensent que c'est des
premiers comtes d'Aumale que descend la famille
de ce nom, qui appartient à la province de Picar-
die. Deux de ses branches ont été maintenues le
30 janvier 1699, sur preuves authentiques remon-
tant à 1546. La filiation commence à Emery
d'Aumale, qui épousa Jeanne d'Epagny, fille et
héritière de Baudoin d'Epagny.
Un Philippe d'Aumale fut tué à la bataillé de
Pavie. Il avait épousé une nièce de Philippe de
Villiers-1'Isle-Adam, grand maître de Rhodes. Son
fils fut panetier et ensuite conseiller et chambellan
de Henri IL 11 commandait une compagnie de
cent hommes d'armes.
Le rameau des seigneurs de Buny et d'Ivren-
cheuse, le seul qui se soit continué jusqu'à nos
jours, fut formé par Antoine d'Aumale, lieutenant
du roi et de la ville de Ham, capitaine de cent
hommes de pied.
Un Charles d'Aumale, seigneur de Moreuil et de
Liévin, devint lieutenant général des armées du
roi et commandeur de Saint-Louis. Il vivait en
1714, et son lils Charles-François fut colonel d'ar-
tillerie en 175G.
Armes : D'argent, à la bandi de gueules,
chargée de trois desants d'or.
AUTRY (cP).
Terre et baronnie en Champagne, diocèse de
Reims, érigée en comté en 1695, en faveur de la
maison de Thuizy, dans la branche des marquis
de Thuizy, seigneurs de Vraux, dont l'auteur est
Jérôme de Goujon-de-Thuizy, premier du nom. qui
vivait vers 1560. Il est parlé de Jérôme-Ignace de
Goujon deThuizy, chevalier, marquis de Thuizy
et comte d'Autry, petit-fils de Jérôme, auteur de
la branche, né en 1063, reçu conseiller au grand
conseil le 24 août 1658.
Armes : Ecartelé: aux 1 et 4 d'azur, au che-
rra// d'or, accompagné de trois losanges du
même, qui est de Goujon ; aux 2 et 3 de gueules,
au sautoir engrélé d'or, cantonné de quatre
fleurs de lis d'argent, qui est de Thuizy.
AUVRAY.
Il y avait cinq familles de ce nom en Norman-
die, trois dans la généralité d'Alençon, et deux
dans celle de Caen.
La première est Auvray, sieur de la Goudon-
nière, maintenu dans sa noblesse le 20 mai 1666.
Armes : De gueules, à la fasce d'or, accompa-
gnée en chef de deux roses d'or, et en pointe de
deux lions passants et affrontés d'or.
La seconde est Auvray, sieur des Monts, main-
tenu dans sa noblesse le 31 décembre 1666.
Armes : D'argent, au chevron d'azur, chargé
de trois fleurs de lis d'or, et accompagné de trois
feuilles de sinople, 2 en chef et 1 en pointe.
La troisième, de la généralité d'Alençon, est
Auvray, écuyer, sieur d'Im au ville, maintenu dans
sa noblesse le 6 décembre 1666.
Armes : De gueules, au chevron d'or, ac-
compagné de trois croix du même, 2 en chef et 1
en pointe.
De la première famille d'Auvray, de la généra-
lité le Caen, était Cyprien Auvray, sieur de
L"> -arde, échevin à Caen, qui fut anobli par let-
tres du mois d'octobre 1599, vérifiées en la cham-
bre des comptes en 1599 et en la cour des aides,
le 13 décembre 1010.
Armes : D'azur, à trois coquilles d'argent,
2 et 1 .
La dernière famille du nom, est Auvray, sieur
de la Rocque.
Armes : Paie d'azur et d'or, de six pièces; au
chef de gueules, chargé d'un léopard d'or.
Il y a eu encore une famille Auvray dont un
membre fut créé baron sous l'empire et dont le
titre serait, paraît-il, éteint.
Armes : Ecartelé : au 1, d'azur, au bouclier
d'or, chargé d'un écusson du champ sur lequel
est inscrit le chiffre 40, d'argent : au 2, de baron
préfet, qui est d'azur, à la muraille 'crénelée
d'or, surmontée d'une branche de chêne du
me me; au 3, de gueules, à la clef en pal d'ar-
gent ; au 4, d'azur, à l'olivier d'or, fruité d'ar-
gent.
— a/ —
58
AUX Y (<F).
Cette famille, une des plus anciennes et des plus
illustres de l'Artois, remonte à Adascar, sire et
baron d'Auxy qui, en 673, fonda l'abbaye d'Auxy-
aux-Moines , située à deux heures de la ville
d'Auxy-le-Chàteau.
Illustrations : 3 chevaliers croisés, 1 chevalier
de la Toison d'or, 1 grand maître des Arbaletiers
et enfin 4 frères chevaliers barnouts, tués à la
bataille d'Argincourt.
Alliances : Rubempre, Aubigny, Vermandies,
Riencourt, Nedonchel, Baillescourt, Picquigny.
Craon, Encre, Cany, Créquy, Melun, Enghien,
Hardenthun, Mailly, Laïrémouille, Flavy, Dreux,
Egmont, Bruyes la Gruthuse, Tragignus, Yves,
BailIeul,Brimen,Villiers del'lsle-Adam, La Châtre,
Potier de Gesvres, Soyecourt, Boufflers, Rosset de
Eleury, Saint-Bliniont, du Fay, de Mauluron.
Armes : Echiqueté d'or et de gueules de
cinq tires.
Cimier : Un buste de More.
Couronne de duc.
Supports : Deux léopards lionnes d'or lani-
passés de gueules.
Cri: Et toi Auxy .
Devise: On s'enlace. (Versailles, sal'e des Croi-
sades).
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1" Auxy de Launois (Emile, comte cl),
marié à Victorine de Séjournet de Rami-
gnies, dont : 1 fils et 3 filles.
2" A. de L. (Albéric, comte cl , marié à
X..., dont 1 fils et 3 lilles.
Branche cadette
1" Auxy (Arthur, duc et marquis ef), ha-
bitant New-York.
2° A. (Harold, comte cV).
3° A. (Alain, comte cl).
4° A. (Belynde, comte cl').
BABAUD.
Très ancienne famille du Poitou, établie près de
Confolens (Charente) au xve siècle et ayant pos-
sédé les seigneuries et fiefs de Praisnaud, de La
Croze, de La Vergne, du Vignaud, des Bouteries,
de Iirisset, de Veine, de La Grange, de LaChaus-
sade, de La Groze-Laribière, de Fontbelle, de
l'Herbaudie, de Frégeville, de La Grosse, de La
Franchaudie, de La Fordie, de Bellivier, deBara-
cou, de Laugerie, de Marcillac, du Mas de La
Roche, de Monvallier.
En 1240, Guillaume Babaud et Jean de Mont-
faucon ont leurs biens saisis, sous prétexte qu'ils
sont hommes du sire d'Allemagne, pour lors, enne-
mis du roi. (Arch. nat. .j. 97. 1. 117).
Avant 1789, cette famille possédait dansleGon-
folennais, en outre des très nombreuses el non
moins importantes seigneuries ou fiefs cités ci-
dessus, les principales charges de la ville de Con-
folens, telles que consuls, maires perpétuels, pro-
cureur du roi au siège de l'élection, subdélégués
de l'intendant, etc.
Partisans ardents de la réforme religieuse, plu-
sieurs de ses membres, lors de la révocation de
l'édit de Nantes, préférèrent l'exil à l'abjuration
de leurs croyances, et laissèrent au plus jeune des
leurs le soin de ramener sa descendance dans le
giron de l'église catholique, apostolique et romaine.
On lit, en effet, dans la Chronique protestante
de VAngoumois. par Bujeaud, page 250 : << Parmi
les abjurations reçues de 1670 à 1684 par Cochois,
curé (le Monlboyer, on cite celle du sieur Babaud
de Praisnaud-Isaac, de la paroisse de Confolens,
avocat au parlement de Paris. » Cette abjuration
eut lieu le 31 janvier 1660, au lieu dit d'Epenède,
entre les mains de Bezeaud, prêtre, délégué et
muni d'une permission expresse à cet effet. (Dos-
sier manuscrit, étude de Mc Girard, notaire à
Benest).
Cristophe Babaud de Praisnaud, né en 1551, est
le chef de la descendance encore existante de cette
famille à Confolens.
11 eut do son mariage en 1571, avec damoiselle
Louise Vergnaud, deux enfants, Pol et Pierre, qui
sont les souches des deux branches principales
encore resserrées par des alliances successives.
Armes : D'or, à un sautoir de gueules, engrëlé
de subie.
.Même e i régis trement d'armoiries par d'Hozier
pour Joachim Babaud du Mas de La Roche; pour
Jacob Babaud, lieutenant, d'Hozier donne : De
gueules, à un sautoir d'argent (d'office, sans
doute).
RE l ' li ES EN TA N TS A < ' T UELS :
Première branche de Praisnaud
et de La Croze
Babaud de La Croze (Pierre-Camille),
né *'ii 1815, marié en 1837 à Eulalie Fre-
geon de La Salles, eut : 1" Camille, né en
1838, décédé sans postérité, et 2° Frank, né
en 1840.
GL —
— 6:2 —
Blî.VNCHE DE LaRIBIÈRE
Babaud-Laribière (Charles), né en 1824,
maire de Confolens, marié en 1854 à Léon-
tine de Lagrange-Labeaudie, eut : 1° Anne;
2° Lucile.
Deuzième Branche de La Groze
Eteinte dans les mâles.
Troisième branche de La Groze
Babaud de La Croze (François-Ca-
mille), né en 1844. maire d'Ansac, marié
en 1890 à Marie-Blanche-Cécile Vienot de
Vaublanc, dont : a) Marie-Simone, née en
£891 ; ô) Pierre, ne en 1893, décédé en
1894; c) Marie-Louise-Janine, née en 1895.
B. de La C. (Edmond-Auguste), maire
d'Ambernàc en 1851 , marié en 1882 à Amélie
GUILLAUD DE CHEMERAULT.
Branche du Mas de La Boche
et de Monvallier
Babaud de Monvallier (Philippe- Jean),
né en 1810. mort en 1848, avait épousé en
1839 Laure Despouses de Lage, dont :
a) Antoinette-Marie-Thérèse, née en 1843,
mariée en 1809 a Marie-Louis- Arthur Au-
oier de La Gallet, chef de bataillon, offi-
cier de la Légion d'honneur; b) François-
Joseph-Paul. né en 1847, marié le 12 juin
1882 à Marie-Alice Dufresne de Chassai-
one, dont : 1° Suzanne, née en 1883,
2° Bernard, né en 1888 ; c) Philippe-Jean-
Baptiste, marié en 1878 à Marthe Grassin-
Delyle, dont 1" Jeanne, née en 187'.).
2° Henri, né en 1882; 3° Robert, né en
1885.
BACHOD DE LESBAT.
La famille de Bachod, originaire du Bugey, s'est
distinguée par ses services et ses nobles alliances.
Elle a fait souche en Savoie, en Franche-Comté
et dans le Blaisois.
Elle doit sa noblesse aux éminentes qualités de
François Bachod, docteur en droit, qui fut créé
chevalier, le 16 avril 1536 et comte palatin, le
8 août 1542, par lettres de l'empereur Charles-
Quint.
François de Bachod fut ensuite grand dataire
de sa sainteté, évèque et prince de Genève, en
1556, et nonce du pape en Savoie.
Par les lettres précitées de 1542, Charles-Quint
anoblit en même temps, Claude Bachod le Vieux,
Claude Bachod le Jeune, Jean et Benoit Bachod,
frères du futur évèque de Genève, et encore Jean,
Jacques et Baptiste Bachod, ses cousins.
Le 24 septembre 1566, Emmanuel-Philibert, duc
de Savoie, confirma, sur requête, les lettres de
noblesse de 1542 et anoblit, en tant que de besoin,
François Bachod, évèque de Genève, Benoit
Bachod, son frère, seigneur de Saint-Denis-le-
Chosson et de La Verdatière, genti homme ser-
vant de la bouche du duc, Louis Bachod, son
neveu, né à Rome, fils de feu Claude le Vieux,
Jean et Jacques Bachod, son proche parent.
La famille de Bachod a formé diverses bran-
ches. Nous les croyons éteintes, à l'exception
de celle de Lesbat , encore représentée par les
femmes.
Rappelons :
1° La branche des seigneurs de La Verdatière et
de Saint-Denis-le-Chosson , issue de Claude
Bachod le Vieux, frère de l'évêque de Genève.
Elle a contracté des alliances avec les maisons
Capponi (de Florence), Ruffin de La Biguerne, de
Veyllet, de Clermont-Mont-Saint-Jean, de Chas-
sincourt, de Furstemberg.
2° La branche des .Bachod de Lesbat, dans le
Blaisois, également issue de Claude Bachod le
Vieux, frère de l'évêque de Genève. Elle a produit
un secrétaire du roi, des conseillers au bailliage
et siège présidial de Blois, un maire de ladite
ville, etc.
3° La branche des Bachod de l'Abergement-de-
Varey, en Bugey, issue de Jean Bachod, cousin de
l'évêque de Genève. Elle a été maintenue dans les
privilèges de la noblesse par arrêt du parlement
de Dijon, en date du 24 mars 1643.
4° La branche des' seigneurs de Nercia, de Ver-
fey et de Saint Nizier-le-Désert , issue d'Aimé
Bachod. Elle s'est alliée aux familles de Ronche-
vol, de Migieu, de Fetans, de Guitfrey.
Armes : D'azur, à un rocher de trois pointes
d'or, surmonté d'une étoile de six rayons de
même, en chef, accostée de deux croisetles d'ar-
gent.
L'éeu timbré d'un casque avec ses lambre-
quins.
Cimier : Un monticule cVor à trois pointes,
surmonté d'une étoile du même.
Autre cimier : Une aigle d'or.
Consulter : Histoire de Bresse et de Bugey, par
Guichenon; — Dictionnaire de la noblesse de
Lachenaye des Bois ; — Bibliothèque nationale,
carrés de d'Hozier, etc.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Bachod de Lesbat (Berthe-Louise), fille
deAltel-Benjamin Bachod de Lesbat. Mariée
à Henry Soulette. Résidences : rue Fré-
déric-Bastiat, 4, à Paris, et le Vésinet (Seine-
et-Oise).
03 —
- 64
BACON DE SAINS.
Cette famille a obtenu, en 1864, l'autorisation
d'ajouter à son nom celui de sa terre de Sains et
à s'appeler Bacon de Sains.
Armes : De gueules, à cinq fleurs d'aubépine
d'argent percées du champ.
BACOT DE ROMAND.
Cette famille a obtenu, en 1821, l'autorisation
d'ajouter à son nom de Bacol celui de sa terre de
Romand et à s'appeler Bacot de Romand. Nous
ignorons d'où provient le titre de baron put; pat-
un de ses membres.
Armes : Touraine : D'azur, à une tour d'or,
accostée à dextre d'unebranche de lis de jardin
d'argent, et à sèneslre d'une levrette rampante
du même, au chef d'hermine.
BAILLOT D'ESTIVAUX.
La famille Baillot d'Estivaux ou d'Etivaux est
originaire du Limousin.
Armes : D'azur, à la fasce d'argent, chargée en
chef de trois étoiles d'or, et, en pointe, de trois
escots du même.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Baillot d'Etivaux (Pierre), rédac-
teur à \d direction des Domaines, à Châ-
teauroux (Indre).
2° B. d'E. (Henri dy), à Puyvigeraud,
commune de Salon-la-Tour (Corrèze).
3° B. d*E. (Gabriel d'), au château de
Brutine, commune du Ghàtenet. près Saint-
Léonard (Haute-Vienne).
BARBET DE JOUY.
Joseph-Henri Barbet, littérateur et archéologue
français, membre de l'Institut, né à Canteleu, prés
de Rouen, le 10 juillet 1812, iils d'un ancien con-
sul de France à File Maurice et à Brème, a été
autorisé, en même temps que son père, par décret
de juillet 18ô9, à joindre à son nom celui de de Jouy.
BARBIER (Bnn).
L'état de noblesse de cette famille nous est in-
connu.
Armes : Parti: Au 1, d'argent, au coq de sable,
la tête contournée, crêtée et barbée de gueules;
au chef d'azur chargé d'une étoile d'argent; au
2, d'or, à l'épée d'azur et à la pensée au naturel
passées en sautoir, à la Champagne de sable,
chargée d'une gerbe d'or.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Barbier (Georges-Paul, Bon ), 69, rue de
Rome, à Paris. Marié à X. d'IvERNOis.
BARBOU.
Les Barbou sont originaires de Limoges.
Un Regnauld Barbou fut prévôt de Paris en
1270. Il y a une branche des Barbou établie dans
les Pays-Bas. Hugues Barbou, souche de ceux de
Limoges, y vint de Lyon, au xvie siècle.
Un Barbou, d'abord trésorier de France, fut
anobli par une charge de secrétaire du roi.
Jean Barbou, libraire de Paris, acheta la terre
de Monismes de la marquise de Béthune, et h:,
transmis ou céda à son frère, autre Jean Barbou
des Courrières, mort en 1727, le premier de la
famille qui ait ajouté à son nom celui de des Cour-
rières.
La branche des Barbou des Courrières com-
mence à Martial Barbou, fils de Jean, et, comme
lui, imprimeur-libraire à Limoges, seigneur de La
Vallette, des Courrières, de Thias et des Places, etc.
Consul de l'élection de Limoges, mort en 1787,
laissant postérité, il a fondé par testament une
place gratuite à l'hôpital de Limoges pour un ou-
vrier imprimeur.
L'établissement d'imprimerie des Barbou de
Paris, célèbre par ses éditions classiques de 1704 à
1808, était administré par les cadets de famille.
L'aîné résidait à Limoges.
Armes : D'azur, à un dexlrochère d'argent
tenant une plume et un épi d'or surmontés d'un
croissant de même.
Devise : Meta laboris homos.
BARGETON DE CABRIÈRES.
La maison de Bargeton, originaire du diocèse
d'Uzès, fut anoblie par lettres patentes de Fran-
çois 1er du mois de novembre 153-3, en la personne
de Mathieu de Bargeton, seigneur de Lédenon,
demeurant à Uzès. Pierre, son arriére-petit-fils,
fut condamné comme usurpateur de noblesse,
faute d'avoir produit, devant M. de Bezons, l'ori-
ginal desdites lettres d'anoblissement. Use pour-
vut en conseil du roi, et obtint un arrêt le 81 mars
L672 qui. en le maintenant dans sa noblesse,
nonobstant qu'il ne rapportât pas l'original des
lettres d'anoblissement, dont Sa Majesté le dis-
pensait, en considération de ses services et de
ceux de ses prédécesseurs, ordonna qu'il jouirait
des privilèges attribués aux autres gentilshom-
mes du royaume. Cet arrêt fut confirmé par lettres
patentes du roi données à Saint-Germain-en-Lave,
le 18 avril 1672.
La libation suivie de cette famille commence à
Mathieu de Bargeton, père de Nicolas de Barge-
lor\, seigneur de Gabrières, gentilhomme ordinaire
— 6.") —
— 60 —
de la chambre du duc d'Anjou en 1580, viguier
royal de la ville d'I rzés en 1581, marié à Jeanne de
Joannis de [.a Roche Saint-Angel, en 1550, dont
il eut postérité.
Armes : D'azur, à un chevron d'or, accom-
pagné d'une rose d'argent posée à la pointe de
Vécu; au chef d'argent, chargé de trois croi-
seltes de gueules.
BARRÉ DE SAINT-VENANT.
Famille originaire du Poitou où elle a fourni des
écnevins et maires des villes de Poitiers et Niort,
établie à Saint Domingue au xvme siècle, dans la
Brie, en Vendomois et Berry au xixe siècle.
Divisée en plusieurs branches : de La Thibau-
dière, La Ricottière, Chabans et Saint-Venant,
toutes éteintes aujourd'hui, sauf la dernière, titrée
par Pie IX en 1809.
Armes : Parti : au 1, d'argent, au sautoir de
siuople, accompagné en chef d'un lambel de
gueules ; au 2, d'azur, au chevron d'argent, ac-
compagné en chef de deux mouchetures d'her-
mine de même, et, en pointe, d'un soleil d'or.
REPR ES EN TANTS ACT UELS :
1° Barré da Saint- Venant (Gte Raoul), né
le 4 mai 1845. ancien zouave pontifical,
marié le 18 décembre 1871 à Marie-Eustelle
de Saint-Légier-d'Orignac. — Résidence :
yiUeporcher- Saint -Ouen, près Vendôme
(Loir-et-Cher).
Enfants : a) Adhémar. élève à l'Ecole
militaire de Saint-Cyr; b) Henri; c) Pierre
et cinq filles.
2° B. de S.-V. (Julien), inspecteur des
forêts à Nevers, chevalier delà Légion d'hon-
neur, né le 4 septembre 1847, marié le
11 septembre 1873 à Marie-Thérèse de
Bengy de Puyv allée, dont deux filles.
Tous deux lits de Adhémar J.-C, coin le
B. de S.-V., ingénieur en chef des ponts
et chaussées, membre de l'Académie des
sciences, et de Julie Rohault de Fleury,
décédé en 1886.
Neveux de Adolphe G.-L. IL de S. -A"., ca-
pitaine aux hussards de la (larde royale,
époux de Félicie de Larminat, décédé en
en 1857.
Petit-fils de Jean B. de S.-V., colon do
Saint-Domingue, lieutenant-colonel de ca-
valerie, chevalier de Saint-Louis, etc.
Tome II.
BARTOUILH DE TAiLLAC.
Famille originaire de Misson, près Dax (Landes).
Jehannot de Bartouilh, écuyer, se dit fils de
noble Jean Bartouilh dans son contrat de ma-
riage avec Clémentine de Laseigne, le 17 sep-
tembre 1537.
La famille Bartouilh vint se fixer dans la suite
à Nérac (Lot-et-(iaronne). Louis-Bertrand de
Bartouilh, écuyer, quitta la profession des armes
suivie par ses ancêtres pour embrasser la carrière
de la robe. 11 épousa à Nérac Marthe Descazels,
le 31 mars 1712. Juge civil et criminel d'Espieux
et de Colignac, il obtint le 8 juin 1739, du prévôt
et du procureur du roy de la prévôté royale de
Dax, une attestation de sa noblesse et de celle de
ses ancêtres.
11 eut de nombreux enfants: l'aîné Daniel-Ber-
trand de Bartouilh, seigneur de Bue, était écuyer,
conseiller du roy, lieutenant particulier au prési-
dial et sénéchaussée de Nérac.
Un autre fils Jean Bartouilh, fut commandant
du Louvre.
Un autre lils Pierre Bartoiulh de Taillac, lieu-
tenant général criminel au présidial de Nérac. fut
envoyé à l'échafaud en 1793, à Bordeaux, comme
noble et ayant un fils émigré à l'armée des princes :
tous ses biens furent saisis.
C'est ce Pierre Bartouilh de Taillac qui fut le
chef de la famille actuelle. Son fils, à la rentrée
des émigrés, fut nommé àla cour des comptes. Son
petit-fils fut également conseiller référendaire à la
cour des comptes.
La famille Bartouilh compte parmi les membres
de sa famille, le comte Jaubert, pair de France,
ministre, qui était petit-fils d'une demoiselle Bar-
touilh, mariée à M. Capot de Feuillide.
Armes : L'or, ù lu barre de gueules, charg
d'un poisson (thouil) d'urgent.
Supports : Deux lions.
Devise : Vis unita for lion.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Bartouilh de Taillac (Raymond),
avocat. Résidence : Auch (Gers).
2° B. de T. (Albert), marié à Mlle de No-
livos. Résidence : Esvivès, par Auch (Gers).
3° Marguerite, mariée à d'Arodesde Pey-
riague, capitaine au 123e d'infanterie, ;i La
Rochelle.
4" B. de T. (Léonce), administrateur eu
( îoehinchine.
5° B. de T. (Paul). Résidence : Blaye
(( rironde).
67 -
GS —
BASTARD (de).
La maison de Bastard, d'ancienne et noble ex-
traction, est originaire, au xie siècle, du comté
Nantais. Elle a répandu ses branches en Angle-
terre, où Robert Bastard suivit, en 1000, Guil-
laume le Conquérant, et où subsistent encore ses
descendants du nom, en Bretagne, en Berry, en
Poitou, au Maine, en Gascogne, Guyenne et Lan-
guedoc.
De tous temps, les sujets de cette maison onl
figuré avec honneur et occupé des situations éle-
vées. Eon Bastard combattait à la bataille de Dol
en 1173 ; Pierre Bastard du Pèlerin prenait part à
la sixième croisade; Guillaume de Bastard, vi-
comte de Fussy, était lieutenant général pour le roi
Charles VII, en Berry; Henri de Bastard, mar-
quis de la Cressonnière, en Poitou, chevalier de
l'ordre du roi, était gouverneur des ville et châ-
teau de Maillezais; Macé de Bastard, seigneur de
Dobert, au Maine, était secrétaire de Louis XI ;
Denis de Bastard, marquis de Fontenay, mourut
chef d'escadre des armées navales à la Guadeloupe
en 1723; Pierre de Bastard, seigneur du Bosq, en
Gascogne, commis à la garde de la cornette
blanche, était tué à la journée d'ivry, en 1590;
Jean, comte de Bastard d'Estang, en Armagnac,
était chevalier d'honneur de la cour souveraine
de Montauban, au moment de la Révolution ;
François-Dominique de Bastard, baron de Saint-
Denis, était grand-maître des eaux et forêts de
Guienne, Gascogne, Béarn et Navarre au xvme siè-
cle; François de Bastard, seigneur de La Fitte,
en Languedoc, était premier président du Parle-
ment de Toulouse en 1762.
La maison de Bastard compte vingt-huit cheva-
liers dans l'ordre militaire de Saint-Louis ainsi
que dos chevaliers dans les ordres de Blindes,
Malte, Saint-Lazare. Dans ce siècle-ci, elle compte
vingt-cinq nominations dans l'ordre de la Légion
d'honneur parmi ses membres, dont on peut citer
François, comte de Bastard d'Estang, grand offi-
cier de la Légion d'honneur, vice-président de la
Chambre des pairs, président à la Cour de cassa-
tion, et ses quatre frères: Victor, officier supé-
rieur dans la garde royale, député du Lot-et-Ga-
ronne ; Armand, préfet du Cher sous la restaura-
tion; Auguste, brigadier des mousquetaires gris
de la garde du roi, chef d'escadron au corps royal
d'état-major; Henri, procureur général du roi
Charles X, à Riom, président honoraire à la Cour
d'appel de Paris, marié à sa cousine, héritière de
la branche des marquis de Bastard de Fontenay,
seigneurs de Dobert, au Maine.
A.rmes : D'or, à l'aigle d'empire; mi-parti : d'a-
; ur, à la fleur de lis d'or.
L'écu entouré d'une chaîne donner, en 1540.
par le roi François I11 A Claude de Bastard pour
ses bons services ;mx guerres du Piémont.
Cimier: Un ange issant de la grosse tour de
Bourges, tenant de la dextre une épée jlam-
boyante, et de la senestre une croix fleurdelisée.
Supports : A dextre, un ange de carnation
tenant une bannière armoriée d'une fleur de lis
de France', à senestre, un griffon soutenant une
bannière à l'aigle d'empire.
Devise: Cunctis notafides, concédée, en 1427,
par Charles Vil à Guillaume de Bastard, vicomte
de Fussy et à ses descendants. La branche des
marquis de Bastard de Fontenay, seigneurs de
Dobert, au Maine, a toujours continué à porter,
pour demeurer fidèles à la tradition, l'antique de-
vise : Regum sangnis et Cœsaris.
Cri : Biex aye.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche aînée
Bastard d'Estang (François. Gte de);
chevalier de la Légion d'honneur, ancien
officier aux mobiles de la Sarthe, ancien
secrétaire général de la préfecture de
Seine-ët-Oise (1875), ancien sous-préfet
de Dieppe (1877) sous le gouvernement du
maréchal de Mac-Manon, président de la
Société historique et archéologique du
Maine, maire, depuis seize ans. de là com-
mune d'Avoise (Sarthe), où il demeure au
château de Dobert.
Sœurs : a) Denise, veuve du comte de
Gàstellane; 6) Jeanne, mariée au vicomte
de Roquefeuil, colonel du 3e chasseurs;
c) Marie, mariée au vicomte du Peyroux,
ancien officier de zouaves.
Branche cadette
Bastard de Saint-Denis i René, Bon de),
demeurant au château de Saint-Denis-sur-
Garonne, près Agen.
Frères : a) Pierre, officier de cavalerie;
b) Henri, aspirant de marine; c) Raymond.
Cousins-germains: 1" Edouard, marié à
.M11" de Rohan-Chabot ; 2° Raoul, marié à
Marguerite de Lary de La Tour. Rési-
dence : château du Mirail, près Lectoure
(Gers) : 3° Albert, marié à MlleN... de Rar-
botan. Résidence : château de Peyraube
(Hautes-Pyrénées).
BASTON DE LARIBOISIÈRE.
Maison originaire du Poitou et de la Bretagne,
fort ancienne, dont le nom patronymique est Bas-
ton. Le général comte de Lariboisière, un des
69 —
- 70 —
lieutenants les plus distingués île l'empereur Na-
poléon 1er, a jeté sur elle un grand éclat.
En 1307 et en 1372, Jean Baston tenait le seel
pour le prince d'Aquitaine, établi en la ville de
La Rochelle, pour le roi d'Angleterre.
En 1508. messire Guillaume Baston était commis-
saire-contrôleur de l'artillerie de France. En 1581,
Jean Baston, écuyer, seigneur de la Gemerais, fut
député de Fougères aux Etats généraux. En L73S,
un Baston de la Vellerbue était connétablede Fou-
gères.
En 1780, un membre de cette noble famille, sim-
ple lieutenant d'artillerie au régiment de La Fère,
était appelé à faire glorieusement les campagnes
de la Révolution et de l'Empire; il figurait dans
nos fastes militaires comme général de division,
comme premier inspecteur d'artillerie, sous le
nom si noblement conquis de comte de l'Empire.
Les restes mortels du général de Lariboisière re-
posent dans les cavaux des Invalides, et son nom
est écrit sur une table de marbre, vis-à-vis de la
chaire, dans l'église de l'hôtel impérial. 1-1 est
également inscrit sur l'un des huit tableaux qui.
seuls, devaient, dans le principe, décorer l'arc de
triomphe de l'Etoile.
Son fils aine, le comte Honoré-Charles de Lari-
boisière, sénateur, s'est montré digne de sa famille
et de son illustre père. Sorti en 1809 de l'Ecole
polytechnique avec le grade de lieutenant d'artil-
lerie, il fit d'abord la campagne de Wagram.
Après la paix il remplit plusieurs missions en
Westphalie et en Pologne. Nommé capitaine quel-
que temps après, il se distingua à Malojaros-
lawetz et à Krasnoé. Blessé et tombé sous son che-
val tué par la mitraille ennemie, il eût péri au
passage de la Bérézina, sans le dévouement d'un
de ses soldais. A sa rentrée en France, le capitaine
de Lariboisière fut nommé chevalier de la Légion
d'honneur et chambellan de l'empereur. Au re-
tour des Bourbons, il rentra dans la vie privée et
se livra à la culture des arts.
En 1851, le comte de Lariboisière eut le mal-
heur de perdre sa première femme, à la munifi-
cence de laquelle on doit le magnique hôpital de
Lariboisière, le plus beau monument assurément
de tous ceux élevés par la charité.
Armes : Coupe : au 1 d'azur, à l'épée d'argent
en pal, la garde et la poignée d'or : parti de
gueules à trois tubes de canons d'or, posés en
fasce Vun au-dessus 'Je Vautre: le 2 d'or, au
chevron de gueules , accompagné en chef de
deux l rèjles de sinople, et, en pointe, d'une quin-
tefeuille de même.
Couronne de comte.
L'écu posé sur un manteau de sénateur*
BAUFFREMONT (de).
Voy. pour l'histoire de cette maison, le tome Ier,
col. 37 4.
REPRESENTANTS ACTUELS :
I. — Branche cadette
Bauffremont (Anne - Antoine- Gontran
Pce-duc de), né à Paris 1'' K', juillel L822,
fils du prince Théodore et de Laurence de
Montmorency, décédés ; marié ;i Paris, le
1 juillet L842, à Henriette-Pauline-Hilaire-
Noémie, comtesse d'AuBussoN de La Feuil-
lade. Résidence: 87, rue do Grenelle, ;i
Paris.
Enfants : I" Prince Pierre-Laurent-Léo-
^old-Eugène, né à Paris, le 6 septembre
1843; marié à .Madrid, le 11 mars L865, à
Marie-Christine-Isabeile-Ferdinande Osorio
de Moscoso-y-Bourbon, grande-duchesse de
Astrico, dixième marquise de Léganès et de
Morata de la Vega, doux lois grande d'Es-
pagne de l1" classe, née à Genève, le 26 mai
1850, dont: a) Princesse Marie-Louise-lsa.-
belle- Caroline- Françoise -Paule- Laurence,
née à Paris, le 1er mars 1871: in Princesse
Marie: Hélène- Adélaïde-Eugénle-Januaria-
Noémie-Laurence, née à Paris, le 5 janvier
1878 ; c) Prince Pierre-d'Alcantara-Laurent-
Joseph-Marie-Alexandre-77a;o7/o/v'. né a Pa-
ris, le 28 octobre 1879;
2° Princesse Marguerite-Lau-Yence-Aime-
Blanche-Marie, née à Paris, le:: avril 1850;
mariée, à Brienne, le 18 mai 1868, à René,
comte de Nettancoûrt-VaubecôurtI l'évi-
dence : 17, rue Vaneau, à Paris.
Sœur : Princesse Elisabeth- Antoinette-
Lauroiiee-Aloxandnno-/ô;//e/V. née à Paris,
le 13 juillet 1820; mariée à Paris le 11 no-
vembre 1837, à Louis de Gontaut-Biron,
marquis de Gontaut-Saint-Blancard. Ré-
sidences^, rue Saint-Thomas-d'Aquin, à
Paris, et château de Saint-Blancard (Gers).
IL — Branche aînée
(Eteinte dans les mâles)
Bauffremont i Paul. P -due de), dé cédé
le 3 novembre 1893; marié à Ghimay, le
18 avril 1861, à Valentine de Riquet, com-
tesse de Garaman, séparée le I"1' aoûl 1874,
et remariée à Berlin, le 21 octobre 1875, à
Georges, prince Bibesco.
Filles : a) Princesse Catherine-Ma.rie-Jo-
séphine, née à Moulins (Allier), le 8 juin
1862; mariée à Bucarest, le 17 uni 1888, à
Nicolas'Nicolaïévitch Vlassow, secrétaire
- 71
— 72 —
d'ambassade , attaché au ministère des
Affaires étrangères à Saint-Pétersbourg ; b)
Princesse ,/ea?m£-Marie-Émilie., née au châ-
teau de Ménars (Loir-et-Cher), le 3 septem-
bre 1864; mariée à Naples, le 8 juin 1891,
à Lodovico-Sanfelice, prince de Viggiano.
Résidence : Naples.
BEAUSOBRE {de).
Ancienne famille qui subsiste en plusieurs
branches établies, l'une en France, l'autre en
Prusse, la troisième en Suisse et la quatrième en
Russie. Plusieurs mémoires de 1617, 1703 et 1771
nous apprennent que cette maison originaire de
Provence, dont le nom primitif est de Beaux, re-
monte à Jonas-Baltha, qui portait pour armes ou
plutôt pour devise (car les armes n'étaient pas
encore en usage) unegrande étoileàseize rayons,
au bas de laquelle était écrit en lettres gothiques
Daltlia. 11 se maria, en 890, avec Sibylle de
Lavemberg, dont il eut plusieurs enfants.
Arnault de Beaux, né à Soubrebost, en Limou-
sin, le 30 avril 1541, servait en 1556 dans la pre-
mière compagnie des cent gentilshommes de la
garde du roi sous M. de Boissy, qui l'appelle dans
un mandement Mons de Beaux-de-Soubrebost. 11
se trouva en 1562 au siège de Rouen, fut nommé
en 1568 major du régiment des gardes, passa la
môme année au service des princes de Gondé et,
en 1572, pour se sauver du massacre de la Saint-
Barthélémy, se retira près de Saulieu, à Thoeii-
Sipierre, chez M. de Sipierre, son beau-frère, puis
de là il passa à Genève.
Cet Arnaud ne signait point dans ce pays de
Beaux-de-Saubre, ni de Soubre, mais toujours de
Beaussobre,et on l'appelait le sire, ou le seigneur
de Beaussobre, ou seulement noble Arnault de
Beaussobre. Dans son contrat de mariage, fait à
son arrivée de France à Genève, scellé du scel de
la République, il est dit seulement noble Arnault
de Beau-Soubre, fils de noble Léonard de Beau-
Soubre et, de ces deux mots, s'est formé par abré-
viation le nom de Beausobre que sa postérité a
conservé. Il portait pour armes : Coupé île gueules
et d'azur, le gueules chargé d'une étoile à seize
rayons d'argent; et l'azur de deux chevrons
d'or croisés à contresens, la pointe de Vun en
]i tint et lu pointe dé l'autre en bas, appuyée sur
le bord de Vécu. Arnault de Beausobre avait
épousé : 1° Clémence, fille du feu sire Abraham de
Dijon, et dame de Saumaise, etc.;2° le27 juin 1663,
Marthe du Feu. Il eut du premier lit : Adolf, dit de
Beausobre, qui, se voyant tant de frères et de
sœurs, et peu de biens, passa en France. Il eut en
1599 une lieutenance au régiment des gardes;
depuis 100<>, il n'est plus fait mention de lui.
L'aîné du secund lit fut Jean, qui eut postérité
et commença la première branche.
Jean-Jacques, comte de Beausobre, née le 15 mars
1704, fut enseigne en 1716, aide-major en 1728, et
colonel dans le régiment d'Appelgrin. Il fut en-
voyé par le roi faire la guerre de Hongrie et
assista à la paix conclue le 17 septembre 1739.
En 1740, Sa Majesté lui donna par brevet la per-
mission de porter le titre de comte et de marquis,
ainsi qu'aux parents de son nom. En 1742, la cour
le força de prendre un régiment de hussards. Il
fut fait brigadier en 1744, maréchal de camp
en 1748, lieutenant général en 1759 et servit avec
distinction dans toutes les guerres depuis 1716. Il
fut fait chevalier de l'ordre de l'Aigle rouge de
Brandebourg en 1738, avec la permission du roi,
et nommé grand-croix de cet ordre en 1765.
La seconde branche commence à Jacques de
Beausobre, troisième fils de Jean, premier du
nom.
Elle a fourni plusieurs officiers de l'armée .du
roi.
La troisième branche est formée par Isaac de
Beausobre, dernier fils d'Arnault. Il se maria le
21 décembre 1632 à M"c Lescalle dont il eut pos-
térité.
Cette branche compte également plusieurs offi-
ciers de l'armée du roi, Léopold de Beausobre,
mort en Russie en 1754, où il était l'un des plus
anciens généraux, et colonel d'un régiment de
dragons.
Les armes de ces différentes branches sont les
mêmes que portait Arnault de Beausobre cité plus
haut.
BECKER DE SÉHOLZ.
La famille de Séholz est
originaire de Suéde. Elle
s'est établie après la guerre
de Trente Ans, à Sarrâlbe,
dans la partie de la Lor-
raine appelée autrement
bailliage d'Allemagne ou
Lorraine allemande, avec
Nicolas de Séholz, colonel de
cavalerie dans l'armée du duc
Bernard de Sàxe-Wéimar.
En 1719, le duc Léopold
de Lorraine, par égard et en
considération de la personne et des services ren-
dus par messire Georges de Séholz, capitaine-
prévôt, juge civil et criminel, gruyer et chef de
police de la ville et prévôté de Sarrâlbe, lui con-
cédait, avec droits de haute et moyenne justice,
les terres et seigneuries deWolmunster et Ormes-
viller situées au comté de Bitche et dépendant du
domaine ducal. Par lettres patentes du 3 juillet
1756, François de Lorraine, empereur d'Allema-
gne, accordait à Wolf-Françoisde Séholz, seigneur
de Wolmunster et Ormesviller, commissaire pro-
vincial de l'artillerie avec rang de lieutenant-colo-
nel d'infanterie, le titre de baron. Cette famille
s'est éteinte, dans la branche masculine, dans la
personne de Stanislas de Séholz, capitaine d'artil-
- 73 —
— l'L —
lerie,tuédèsles débuts de la conquête de l'Algérie,
et d'Ernest, baron de Séholz, décédé à Sarralbe
en 1867. Elle survit dans la personne de Frédéric
Becker, avocat à Lunéville, petit-fils et seul des-
cendant mâle de Julie de Séholz, sœur des précé-
dents, mariée à Sarralbe, en 1815, à Georges
Becker, ancien officier de cavalerie, fils de Joseph
Becker, député de la Moselle à la Convention et
aux Cinq-Cents, et qui refusa de voter la mort de
Louis XVI en prononçant ces paroles : « Ce ne
sont ni les menaces qui sont suspendues sur
moi, ni les vociférations qui tombent de ces tri-
bunes qui me feront voter contre ma conscience. »
Un autre de ses fils était général d'artillerie, et sa
fille avait épousé le maréchal comte Molitor. Par
décret du président de la République, en date du
3 mai 1879, Frédéric Becker a été autorisé à rele-
ver le nom et les armes des de Séholz.
Armes: D'argent, au sautoir onde d'azur, can-
tonné de quatre croix de Lorraine de gueules.
Couronne des barons du Saint-Empire.
BÉCHILLON (de).
Cette famille est originaire
du Poitou.
D'après une légende men-
tionnée dans les Annales de
Bouchet, un chef Troyen et
sa famille, obligés de quitter
leur pays après la prise de
Troie, auraient été poussés
par la tempête sur les côtes
de la Vendée actuelle où ils
auraient abordé et se seraient
installés définitivement.
D'après une autre légende
qui est citée par M. Bouillet
(Revue Poitevine et Saintongeaise. Juin 1880) et que
le savant Cardin se plaisait à conter, l'installation
de ces Troyens aurait eu lieu sur les bords d'un
ruisseau (en celtique Sec), auquel, en souvenir
de leur patrie, ils auraient donné le nom d'Ihon,
la citadelle de Troie. Ils auraient ainsi formé sur
ce point une petite agglomération d'individus qui
auraient été immédiatement appelés les Bec-Ilion
(d'où Bech-Ilion, Béchillon).
Peu à peu ils seraient devenus les maîtres de la
région et auraient, pour la défendre, établi non
loin du Bec-Ilion un « castrum » que nous voyons
mentionné, bien des siècles plus tard, dans le
Trésor des Layettes des Chartes (tome III, page
385 b), sous le nom de « castrum de Mareuil et de
Béchillon » et sur le territoire duquel on a récem-
ment fait des découvertes intéressantes. (Voir An-
nuaire de la Société d'Emulation de la Yendée,
années 1881-1882 et 1883.) Il existe d'ailleurs
encore, dans la région précitée, un village et un
château, ainsi qu'une forêt de 400 hectares renfer-
mant du kaolin, qui portent tous les trois le nom
de Béchillon, mais avec cette particularité que ce
nom s'y est modifié et y est devenu successive-
ment Buchillon, puis Buchignon. (Géographie de
la Vendée, par Joanne, pages 43 et 44. Armoriai
du Poitou, par Gouget, page 169. Etat du Poi-
tou sous Louis XIV, par Dugast-Matifeux, page
303.)
Si ces légendes sont vraies, les de Bécliillon au-
raient, à une certaine époque, sans doute à celle
des premières guerres entre les Français et les
Anglais, quitté le Bec-Iiion et le castrum pour
aller s'installer à Epanes (Deux-Sèvres) où nous
pouvons les suivre, sur documents authentiques
et sans interruption. (Voir le Nouveau Dictionnaire
des familles de l'ancien Poitou, par les RR. PP.
Beauchet-Filleau, de l'ordre de Saint-Benoist),
depuis le roi saint Louis, c'est-à-dire depuis une
époque de beaucoup antérieure à celle de l'an-
nexion de cette contrée à la France.
Armes : D'argent, à trois fusées de sable
mises en fasce.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Béchillon (Frédéric, Mis de), chef du nom
et des armes, domicilié à Pau (Basses-Pyré-
nées), dont 6 fil s : le comte Robert, demeurant
à Libourne (Gironde), les comtes Alfred,
Joseph, Jacques, René et Pierre, demeurant
à Pau, et 2 filles : Charlotte et Marie, domi-
ciliées à Pau.
Frères et sœurs : 1° le comte Eugène,
demeurant au Mans (Sarthe), dont 1 fils, le
vicomte Jean, domicilié à Granville (Man-
che) et 1 fille, Yvonne, demeurant au Mans :
2° Marie, domiciliée à Nogent-sur-Marne
(Seine); 3° Gabrielle, demeurant à Ver-
sailles.
Cousins germains : lre branche. 1" l'abbé
Emile, domicilié à Gizay (Vienne); 2° Ca-
roline et 3° Angèle, domiciliées à Ceaux
(Vienne). — 2e branche. 1° le comte Ga-
briel, demeurant à Chasseneuil (Vienne),
dont 2 fils, les vicomtes Gabriel et Orner,
domiciliés à Chasseneuil; 2° le comte Raoul,
demeurant à Paris; 3°, 4° et 5°, Caroline,
Pouline et Berthe, domiciliées à Poitiers
(Vienne).
Cousins issus de germains : Branche uni-
que.
1er rameau : le comte Gaspard, demeu-
rant à Jaulnay (Vienne), dont un fils, le
vicomte Bernard, domicilié à Jaulnay.
2e rameau : le vicomte Jean, demeurant
à Poitiers, dont 1 fils, le baron Alphonse
— IO
70
et 2 filles, Anne et Hélène, domiciliés tons
les trois à Poitiers.
BEFFROY DE LA GRÈVE (de).
Cette famille, d'origine chevaleresque, parait être
d'extraction Danoise-Normande, comme l'indique
le plus ancien document connu, où paraisse le
nom de Beffroy, qui figure dans une charte du
monastère de Saint- Vigor, au diocèse de Baguin
delà fin du xr siècle. (Test une donation faite en
1093, par Arnoul Beffroy, aux religieux de Saint-
Vigor-en-Périers. (Carlulaire de Mai~moutiers,
tome II, folio 88.)
W. de Beffroy, gentilhomme Champenois, prit
part à la cinquième croisade, où son nom est men-
tionné dans la charte de Damiette en 121!'. (La
noblesse de France aux croisades, par Itoyer,
page 227.)
La famille de Beffroy a ajouté à son nom celui
de La Grève, par suite de l'alliance de Gtobert de
Beffroy avec Hélène de La (trêve, dernière du
nom en 1410.
Parmi leurs descendants, Salomon de Beffroy
fut, en 1712. bailli provincial d'Epée de Soissons,
et, en 1769, Jean-Baptiste de Beffroy, son petit-fils,
fut également nommé grand bailli d'Epée duSois-
sonnais, et c'est en cette qualité qu'il convoqua et
présida, le 27 avril 1789, l'Assemblée des Trois
ordres réunis pour l'élection des députés àenyoyer
aux Etats généraux, à Versailles.
Alliances : D'Aguin, d'Argy, d'Apremont, des
Agvilles, deBohan, du Bois d'Escordal, de Boistel,
de Boutteville, de Brodart, de Carameau, de
Charpentier d'Audron, de La Chevardière, de
Dalles, d'Escarmeville, de Fontaine, de Fresneau,
de La Grève, d'Harzillemont, des Laires, de Pa-
vant, de Roucy, de Saudras, de Wignacourt, de
Villers, de Vissée de La Tude, etc.
Armes : De sable, au lion d'argent . armé et
lampassé '/c gueules, lu queue contournée et
pass<:>> entre les jambes.
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
Branche aînée
Beffroy de la Grève (Charles-Louis,
M" de), né le 27 mars 1816, veuf de Ml,e de
Maillard de Landres, dont : Ferdinand,
né en 1843, marié à Blanche de Coi.net,
dont 2 filles.
Branche cadette
I" Beffroy de la Grève (Louise-Marie-
< Ihàrlotte de), mariée ;i J.-P.-( m.-L., comte
de Joybert, le 17 juin 1874; 2° Louise-
Adélaïde-Sidonië, née l<> 21 avril 1824 :
^Pierre; !" Marie; 5° Blanche, non mariés.
BEGOUEN.
La famille Bégouën est
originaire du Poitou où on
trouve ses traces dès le
xne siècle.
Au xvi" siècle, Gabriel
Bégouën, sieur de Loumo,
émigra deTusson en Poitou,
pour l'île de Saint-Domin-
gue.
Jacques-François Bégouën,
chevalier de l'Empire, par
lettres patentes du 2G avril
1808; comte de l'empire par
lettres du 21 décembre 1808,
avec institution du majorât sur la terre du Wal-
lace, par lettres du 16 décembre 1810; député du
bailliage de Gaux aux Etats généraux de 1789;
conseiller d'Etat, un des principaux rédacteurs du
Gode de commerce; armateur au Havre; com-
mandant de la Légion d'honneur; né à Saint-
Domingue le 20 décembre 1743, mort en 1831, fils
de Claude-Guillaume- Vincent Bégouën, marié en
1776, à Jeanne Mahieu, dont il eut dix enfants.
A sa mort des raisons de famille firent partager
le majorât et le titre fut abandonné. Quelques
années plus tard, son second iils Paul, après
entente avec ses frères, obtint de Napoléon III le
droit de faire revivre héréditairement dans sa
branche le titre de comte (octobre 1861).
Armes : Coupé : au 1, d'argent, à un palmier
d'or: nu. 2. d'azur, à un vaisseau de même.
RE PRÉS EN TANTS ACT UELS :
André, baron Bégonën-Demeaux, maire
du Havre, chevalier de la Légion d'honneur,
né en 1798, mort en 1866, marié à Flora
Foache, eut pour lils Gustave et Edmond.
1° Gustave, né en 1800. mort en 1887).
marié à Mélanie de Picard, dont :
a) André, né en 1854, marié à Adrienne
de Gentil; b) Max, né en 1857, marié à
Marie Edoux; g) Robert, né en 1862, mari*'1;
tous trois en résidence au Havre.
2° Edmond, né en 1821, mort en 1885,
marié à Marie de Ciiazocrne, dont :
Baron Jules I ! gouèn-Demeaux . né en
1856, marié : ln à Suzanne Dumas-Descom-
bes; 2° à Laurence Franchet d'Espërey,
el 3° ù Marie de Ciiassy. dont baron Albert
Bégouën-Demeaux , né on 1872 (élève à
Saint-Cyr). Résidence: Paris. 35, rue de
Berry.
Paul, comte Bégouën, né en 1791. mort
• ■M 1869, marié à Napoléone-Joséphine-Ju-
/ /
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lienne Caffarelli, eut pour fils Maximilien
et Louis.
1° Maximilien, comte Bégouën, né en
1827,, mort en 1885, marié à Léonie Che-
vreau, dont :
a) Marcel-Paul-Henri, comte Bégouën,
né en 1862, marié en 1890, à Claire de
Chollet, capitaine au 7e chasseurs, à Técole
supérieure de guerre. Résidence : Paris,
10, place Saint-François-Xavier, dont :
Marie, née en 1891; b) Napoléon-Henri, vi-
comte Bégouën, né en 1863. Résidence :
Paris, 10, boulevard Saint-Germain, marié
en 1892 à Marie-Thérèse Mignondin, dont :
a) Max, né en 1893; b) Jacques, né en 1894 ;
2° B. (Louis, Ve), officier de cavalerie,
né en 1836.
Charles, né en 1799, mort en 1884 ; marié
en 1839. à Caroline de Simard de Pitray.
dont :
Jacques, né en 1851, marié en 1880 à
Paula Devès. Résidence : Château de Bel-
legarde (Dordogne).
BÉJARRY (de).
Famille noble, connue en bas Poitou, dès 12Ô0,
aux environs de Saint-Hermine (Vendée), dont
Maurice qui servit en outre au ban des nobles du
Poitou de 1491. (Voir Pierre de Sauçai/).
Jehan et Jacques (LaGuesménièreetLaLouhène)
capitaines huguenots au xvie siècle. (Voir d'Au-
bigné, La Copelinière, etc.)
Alexandre et son fils Charles-Etienne, marquis
de La Roche Grigonnière (1703 à 1734).
Gaspard, Balda, Armand, chevaliers de Malte.
Maintenue de noblesse de Barentinen 1667, etc.
Seigneuries : La Louhène, La Guesménière, La
Roche Gueffir, La Grignonnièfe, Le Poiron, Le
Colombier, La Corbinière Saint-Vincent , Che-
nillac, etc.
Armes : De sable, aux trois fasces d'argent.
Supports : Deux lions.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Béjarry (Théobald, Mis de), marié à
Berthe de Tenouy, dont : huit enfants, non
mariés, à ce jour ;
2° B. (Amédée. Cte de), sénateur, marié
à Elisabeth de Sibeur de Saint-Ferriol.
dont : huit enfants, non mariés ;
3° Enfants d'Edmond de B. et d'Hélène
Caillaud, décédés ; a) Armand, marié en
1895 à Henriette Hellmann; b) Louis, ma-
rié en 1893 à X. Coinqi et; c) Xavier, non
marié: d) Victoire, mariée ;i Henri de
Si yrol;
4° Armand, marié à Honorine Rampillon
de la Sargëre, dont : a) Marie, mariée à
Joseph de Bernon; b) Henri, marié à Emi-
lienne Guerotii de La Payain.
BELENET (de).
Cette famille, dont le nom s'est successivement
écrit Belnet, Bellenet, Belenay et Belenet, est ori-
ginaire du comté de Montbéliard ; elle s'est divisée
en plusieurs branches : ceiles
de Chariez, deVesoul, de Be-
sançon, sont éteintes aujour-
d'hui. La branche actuelle-
ment existante semble de-
voir être celle de Vellers ou
Villersexel, bien qu'elle ne
puisse établir sa filiation que
depuis Christophe de Belle-
ney de Porrentruy, qui, étant
venu habiter Vesoul, reçut
en 1047 des lettres de natu-
ralité.
Le titre d'écuyer, que por-
taient les Belenet de Veller, semble indiquer, sui-
vant l'assertion de Dom Pelletier, qu'ils étaient
nobles de race. Du reste, dans le texte allemand
de la baronnie de < iranges (une des quatre terres),
ils viennent immédiatement après les Gramont,
Vézet, Brévans, et avant les Verne, Navarret...
Si plus tard, comme le dit B. de Lurion dans son
nobiliaire de la Franche-Comté, Jean-Claude-Jo-
seph Bellenet fut anobli en 1740 par un office de
secrétaire du roi au parlement de Besançon, c'est
qu'en émigrant en Franche-Comté, cette famille,
malgré sa noblesse incontestée, ne pouvait jouir,
sans des titres français, des privilèges et excep-
tions accordés à la noblesse de France.
L'alliance en 1453 de Jehan Belenet de Veller,
avec Marie de Quingey, confirme l'assertion de
Dom Pelletier, car la famille de Quingey, qui prou-
vait sa filiation dès 1054 de Simonin, grand bou-
teiller du comte de Bourgogne, et occupait les pre-
mières dignités à la cour des ducs de Bourgogne
(un échanson et un page de Charles le Téméraire)
n'eût pas toléré une mésalliance.
L'époque la plus reculée où il soit fait mention
de cette famille est 1393, où noble Jehan Belenet de
Veller assiste comme témoin à l'acte d'hommage
prêté par Jacquot de Grachaut, écuyer, 'lu comte
de La Roche, seigneur de Villersexel (17 janvier
1393) (Archives , lu Doubs, E. 1441), puis en L436
Jehan Belenet, curé de Ray, assiste comme témoin
du seigneur de Ray dans L'affranchissement des
habitants de Ray,
— 79
80 -
En 1453, noble Jehan III Belenet épousa Marie
de Quingey.
En 1616, un Belleney est membre du conseil de
Régence de Montbéliard au nom du comte Jean-
Frédéric, duc de Wurtemberg.
Cette famille s'est alliée aux familles de Quin-
gey, de Yillechevreux, de Gharmoille, Bublet de
Bougnon, de Lasnons, Daniel de Chevannay,
Gravelle, Simonney, de Vongécourt, Foureault de
Pesme, de Mousin de Villers, Ansoim le Vert, de
Mézières, de Bonveyron, Berthier de Grandry, de
Saint-PerndeLaTour Barençon, de BelotdeLeleu.
Armes : D'azur, au chevrond'or accompagné
de trois roses du même, 2 et 1.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
BELLIER DE VILLENTROY.
Cette famille est originaire
de Paris ; sa généalogie est
bien établie depuis 1523 (Ar-
moriai de France, édit de
Louis XIV. 1696, à la grande
bibliothèque, salle des Mo-
numents, Paris II, page 1248;
bureau de la rue de Tour-
non , n° 969 de l'enregis-
trement. Vérifié en 1867).
Martin-Joseph Bellier est
le premier membre mar-
quant de la famille ; il fut
prévôt des marchands, éche-
vin de Paris, quintinier, conseiller du roi sous
Louis XIV.
Le nom de Bellier vient de Bellum belli.
Le nom de Villentroy, ou Villantrois ou Villen-
trast, provient d'une seigneurie de Touraine,
alliance très ancienne de famille (Voir le cata-
logue de Tours des Villantroys, charte de 1780).
Il serait superflu de donner toute la généalogie
de la famille, qui est très longue et nombreuse.
En résumé, les derniers descendants de cette
ancienne famille de Villentroy sont :
Bellier de Villentroy, Pierre-Antoine, né en 1800
mort en 18X2, ayant été pendant cinquante-quatre
ans magistrat, président de la Cour d'appel de
l'île de la Réunion, officier de la Légion d'hon-
neur, officier de l'Instruction publique, comman-
deur de Grégoire XVI. De son mariage avec Mé-
lanie de Villéle, nièce de M. de Villèle, ancien
ministre des finances sous la Restauration, il a
laissé neuf enfants.
Les Bellier de Villentroy sont alliés aux fa-
milles de Maupassant, de Montmort, de Monette,
de Jussieu, Geoffroy de Villemain, Bouret de Val-
leroche, Caubet d'IIauteville, Villiers de l'Isle-
Adam, Le Normand d'Etiolé, Ligier We La Prade,
.Michel de Pignon, Martin de Martinfort, de Iii-
beri, Paris de Treffond, de Forceville, Claude de
Gin, de Merey, de Laleu, Bellier de Montrose,
Bellier de Beaumont. Bellier de La Charignerie,
de Raucourl, de Lalenf, de Tourris, Lory des
Landes, de Heaulme, Sicre de Fontbrune, d'En-
causse de La Battu, de Villèle, de Galard, de
Beauregard, deMauléon, de Lafage, de Puyvers,
de Neuville, de Pons, de Ségalas, de Montbrun,
d'Armand de Chateaurieux, Desbassyns de Riche-
mont, Brossin de Saint-Didier, Dodun de Keroman,
de Bontillier-Chavigny, deMoussac, de Bertin d'A-
vesnes, de Chancel, Roux de Chàteaurocher, etc.
Armes : D'azur, à une tour d'argent sur une
terrasse de meute accompagnée à l'angle dextre
du chef d'un soleil naissant et rayonnant d'or.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Bellier de Villentroy (Pierre), marié
à Adrienne de Bp]rtin-d'Avesnes, dont :
deux fils : à) Pierre, b) Paul.
B. de V. (Alfred), marié à Marie de
Villèle, dont quatre fils : a) Camille,
b) Pierre, c) Joseph, cl) Albert.
B. de V. (Ferdinand-Joseph), marié à
Marie de Chancel, trésorier-payeur géné-
ral du département de la Manche, officier
d'Académie.
BENOIST
TENDE.
ou BENOIT DE LOS-
Famille originaire de l'Angoumois.
Le premier connu de cette famille est Jacques
Benoit de Lage-Barton, premier président au par-
lement de Bordeaux en mars 1561.
La filiation suivie remonte à Pierre Benoit, élu
à l'élection du Haut-Limousin en 1556. Son fils,
Martial, qui continua la descendance, fut prési-
dent, trésorier général de France en la généralité
de Limoges, seigneur de Compreignac et du Mas-
de-Lage, paroisse de Couzeix, fut aussi comman-
dant de Limoges, et se distingua dans les affaires
de la Ligue. Il avait épousé Jeanne Douhet, refuge
des pauvres et des religieux et consolation des
affligés, qui mourut en grande odeur de vertu, et
fut inhumée dans le cloître des Carmélites de
Limoges, avec leur habit, en reconnaissance de
ses bienfaits envers ce monastère. Pendant la
peste, elle les avait amenées au Mas-de-Lage, où
elles demeurèrent longtemps. Cette dame reçut
encore les filles de Notre-Dame lorsqu'elles vin-
rent s'établir à Limoges, et les garda six mois à
ses dépens.
Jean-Baptiste Benoît, chevalier, seigneur de
Lostende, inspecteur général des haras du Limou-
sin, épousa Marie-Anne Martin, dont François-
Joseph., baptisé à Saint-Jean de Limoges en 1752.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
— 81 —
82
de trois mains bénissantes d'argent, 2 en chef et
1 en pointe.
Voy. Mercier de Lostende.
BERCEGOL (de).
Originaire de Villeneuve d'Agenais. où on re-
trouve sa trace depuis 1560 ; elle compte, parmi ses
membres, des consuls de cette ville, un capitaine
aux armées d'Henri IV, un prieur crosse de La
Roque-Timbau, des avocats en parlement, etc.
En 1720, à la suite d'une alliance, elle ajouta à
son nom patronymique celui de : du Moulin et se
fixa dans le Qué'rcy où elle acquit, en 1726, la sei-
gneurie et le château de Floyras, qu'elle possède
encore.
Une branche cadette porte le nom de : de Ber-
cogol de Lile.
Armes : E car télé ; au 1, d'azur, au lion ram-
pant d'argent, armé et lampassé de même ; aux
2 et 3, d'argent, à la tour maçonnée et crénelée
de sable; au 4, d'azur à trois roses d'argent,
2 et 1.
Supports : Deux lions affrontés, langues,
armés et lampassés de gueules.
Timbre : Couronne comtale d'or.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche du Moulin.
1° Bercegol du Moulin (Charles de),
avocat. Résidence : Château de Floyras, par
Castel franc (Lot).
2° B. du M. (Henri de). Résidence :
Cahors (Lot).
3° B. du M. (Oscar de), percepteur. Ré-
sidence : Cluis (Indre).
4° B. du M. (Gérard de), capitaine au
L55e régiment d'infanterie. Résidence :
Saint-Mihiel (Meuse).
5° B. du M. (Raymond de). Résidence :
Cahors (Lot).
Branche de Lile.
1° Bercegol de Lile (Ernest de). Rési-
dence : Cahors (Lot).
2° B. de L. (Edouard de). Résidence :
Cuzorn (Lot-et-Garonne).
3° B. de L. (Gaston de). Résidence :
Cuzorn (Lot-et-Garonne).
1" B. de L. (Raoul de), banquier. Rési-
dence : Angoulème.
BERNARD DE CALONNE ( de).
La maison de Bernard est d'origine chevale-
resque. Sans remonter au delà du xii" siècle, on la
voit figurer en deux de ses membres au tournoi
d'Anchin, en 1096. Les noms de famille à cette
époque n'étaient pas encore fixés. Au nom de
baptême, on ajoutait un surnom, provenant soit
d'une qualité ou d'un défaut, soit d'une terre,
soit d'une charge ou même d'un lieu de naissance.
La chronique du tournoi d'Anchin, en citant les
chevaliers entrés en lice, dit : Joannes a Baralla
Michael dictas Bemardus filius ejus, Jean de
Baralle et Michel dit Bernard, son fils. Baralle
était probablement le nom d'un domaine. Ouoi
qu'il en soit, Jean de Baralle et Michel Bernard,
son fils, appartenaient à la chevalerie delà Flan-
dre Wallonne ou du Hainaut. La filiation s'établit
dès lors sans interruption, depuis Michel, dit Ber-
nard, fils de Jean de Baralle, premier du nom,
seigneur de Bahaucourt, qui eut pour fils : Michel
Bernard, deuxième du nom, seigneur de Rahau-
court, lequel fit donation à l'Abbaye du Mont-
Saint-Eloy, près d'Arras, du consentement de
Mahaut, sa femme, et de ses enfants : Anselme,
Alexandre, Michel, Jean et Simon.
Cette maison a donné : un grand prévôt de la
ville de Cambrai ; des chanoines de la cathédrale
de Tournai; des grands prévôts de Tournai ; un
chevalier du Saint-Sépulcre ; un lieutenant général
du bailliage de Tournai.
La noblesse de race de la famille était notoire-
ment reconnue et authentiquement prouvée de-
puis plus de trois siècles avant les lettres récogni-
tives de noblesse que l'un des membres de cette
famille reçut en 1499. L'abbé Butkens et Théodore-
Augustin Casetta fournissent des dates de beau-
coup antérieures à ces lettres d'anoblissement. Il
convient d'ajouter que les membres de cette
famille n'auraient pu remplir les emplois qui leur
furent dévolus s'ils n'avaient été nobles de race.
Nous trouvons encore : Maximilien Bernard,
qui fut tué à la tête de son escadron, dans la
guerre entre l'Espagne et la France.
Florent Bernard, chevalier, seigneur d'Esquel-
mes, Florent et du Mont, qui servit en Hongrie
aux guerres de France en qualité d'enseigne.
Louis-François Bernard, titré comte de Bailleul,
seigneur d'Esquelmes, Florent, Bétignies, de Ca-
lonne et autres lieux, qui fut capitaine d'infante-
rie au régiment de Zétrus.
Le titre de comte fut conféré à Louis-François
Bernard, seigneurde Bailleul, par lettres daté, >s de
Compiégne, 19 juillet 1695.
François-Eugène de Bernard, comte de < lalonne,
par lettres patentes de Louis XIV, de 1670, cheva-
lier, seigneur de Souverain-Moulin, Auberlieu,
Binethum, Wimille, Wallers, Calonne-Ricouart,
et autres lieux, frère puîné de Charles-Alexandre
de Bernard, comte de Bailleul, qui fut capitaine
d'infanterie au régiment de Bouftlers en 1706.
Ma rie- Louis-Joseph de Bernard, comte de Ca-
lonne, seigneur de Calonne-Ricouart, Auberlieu,
Attin, Beutin, Rougefay, Vàllers et Divion par
achat, né le 18 août 1749, qui fut reçu page de la
Si —
reine rie France, sur ses preuves de noblesse, le
25 août 1764, premier page en 1767. officier dans
le corps des carabiniers en 1771 ; il fut dépouillé
de tous ses biens par la Révolution et mourut à
Londres en 1801.
Cinq branches se sont, au xvfi siècle, détachées
du tronc par la postérité de Simon Bernard, troi-
sième fils d'Arnould Bernard. Ces cinq lu-anches
sont aujourd'hui éteintes; celle des comtes de
Calonne subsiste seule.
Les six branches ont eu des alliances avec les
maisons de Landas, Maldère, Bacheler, de Cordes,
Villain XIV, Savary, de Preys, Hornu, Louchier,
Hangouart, de Maulde, d'Arre, du Mortier, du
Bois, Damman, Clément du Wault, van der
Gracht, Wyts, La Fosse, Valencia, Wouters, van
Heecke, de Lannoy, de Rocq, Ghistelles, Dimence,
Saveuse, de Hallewin, de Ligne, de Montmorency-
Nivelle, de Berghes, Lidekerke, Beaufort, de
Haines, de Crèvecœur, toutes familles nobles et la
plupart illustres de la Flandre, du Hainaut, du
pays Wallon, du duché de Bourgogne; et avec les
maisons françaises de Bonnivet, de Gouffier, de
Béthune-Sully, etc.
Armes : De gueules, à l'épée d'argent garnie
d'or, en pal, la pointe en bas, accostée de deu.r
violettes d'éperon aussi d'or, à six pointes.
Supports : Deux griffons.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Bernard. Gte de Calonne (Alphonse-
Adolphe do. veuf en premières noces de
Marie-Julie Hogé, décédée le 21 juin 1880;
marié en secondes noces à Aglaé-Marie
Louchet de la Poultière , le 13 décembre
1887, dont :
a) Jules-Michel- Arnould ; b) Jeanne-Ma-
rie-Louise Athéné; e) Robert-Arnoult Mi-
chel; d) Thérèse-Marie-Claire- Adrienne.
BERNARD DE LA VERNETTE.
Cette famille, connue en Maçonnais depuis
l'année 1430, a prouvé sa filiation noble depuis
Nicolas Bernard, qui vivait en 1523 et qui est
nommé avec sa femme dans l'acte de partage de
leurs biens entre leurs enfants, passé à Mâcon le
29 octobre 1566. Tous les titres produits à l'appui
de cette filiation sont relatés au procès-verbal
d'admission en vertu duquel Claude -Philibert
Bernard de La Vernette a été reçu à la Chambre
de la noblesse des Etats de Bourgogne, à Autun,
le 23 novembre 1763, et sa généalogie a été dressée
d'après ce document} dont l'original existe à
Dijon, aux archives départementales de la Côte-
d'Or.
Xoble Nicolas Bernard, qui commence la filia-
tion, épousa Philiberte Verjus, dont il eut cinq
enfants.
Nous remarquons au septième degré Claude-
Philibert Bernard de La Vernette, chevalier, sei-
gneur de La Vernette, Villard, Cloudeau, La
Bochette, Saint-Maurice, Saint-Martin, etc., qui
fut capitaine au régiment de cavalerie d'Orléans,
chevalier de Saint-Louis, chevalier d'honneur au
bailliage et siège présidial de Mâcon, lieutenant
du roi de la province de Bourgogne au départe-
ment du Maçonnais et de la ville de Mâcon, élu de
la noblesse aux Etats du Maçonnais en 1766, etc.
De son mariage avec Marie-Charlotte de La Blé-
tonnière, le 29 novembre 1745, il a eu quatorze
enfants, dont six fils qui furent officiers dans les
armées du roi et dont deux seulement ont laissé
postérité. Abel-Michel, dit Monsieur de Saint-
Maurice, l'aîné de tous, qui a continué la filiation
jusqu'à nos jours, et Jean -Maurice.
Abel-Michel Bernard de la Vernette-Saint-Mau-
rice, chevalier, seigneur de La Bochelle, de Saint-
Maurice, Saint-Martin, etc., fut capitaine au régi-
ment de cavalerie d'Orléans, lieutenant du roi de
la province de Bourgogne en survivance de son
père, lieutenant des maréchaux de France au dé-
partement de la ville de Châtillon-sur-Seine. Il
épousa, le 6 février 1782, demoiselle Marie-Au-
gustine de Chapuis de Bozières, dont il eut plu-
sieurs enfants.
Armes : De gueules, à la bande d'or, chargée
de trois étoiles d'azur, accompagnée à senestre
d'un cor de chasse d'or, enguiché et virole
d'azur.
Couronne de comte.
Supports : Deux griffons.
Cimier : Un griffon issant.
Devise : Sonat ad aslra.
BERTHELOT DE LA BUNELAYE.
Cette famille fait partie de
la noblesse de Bretagne où
le nom patronymique Ber-
thelot ou Berthellot était très
répandu, surtout dans le dé-
partement des Côtes-du-
Nord. Toutefois, la propriété
de la Bunelaye se trouve
près de Rennes.
La famille de la Bunelaye
doit se rattacher à la bran-
che du Vivier, probablement
éteinte maintenant, et dont
deux filles s'allièrent aux
Abeille et aux Lonrmel et par là aux de Livois,
aux de La Gandinais et aux Le Clerc de La
Herverie.
Plusieurs membres de la famille de La Bune-
laye furent à l'armée et au barreau vers la fin du
85
- 80
xvi" et le commencement du xvir siècle. Entre
autres, Jean Berthelot, qui fut juge-prévôt à Ren-
nes et mourut vers 1740. Il eut trois enfants :
Philippe-Jacques, juge, sans postérité ; Zuy-Pierre,
Bénit, prêtre, docteur en Sorbonne ; Anne-Marie,
épouse de Toussaint Rallier, sieur du Batry, ca-
pitaine d'infanterie, fils du inaire de Rennes; enfin,
Jacques Bénit, major d'infanterie au régiment de
Nice, chevalier de Saint-Louis, qui épousa Jeanne-
Thérèse le Vicomte. Il mourut en 1783.
De ses deux enfants, l'un mourut officier au
régiment Royal-la-Marine ; l'autre, René-Joseph,
épousa en premières noces Anne-Marie des Rieux
dont Yves-René; en secondes noces, Marie-Eléo-
nore Billeheust de Saint-Geroyes, dont : Henry,
René, Bénit.
Yves-René épousa sa cousine Elisabeth Sainte
des Rieux (1). Il fut mousquetaire de la garde du
roi.
La protestation de l'ordre de la noblesse de
Rretagne 1789 contient la signature de Jean-Bap-
tiste Berthelot.
Plusieurs renseignements importants concer-
nant la famille de La Brunelaye sont contenus
dans la demande qu'il fit en 1814. La fille épousa
le baron de Bégnier.
Henry-Bené-Bénit eut plusieurs enfants, dont
Henry-B*mé-Michel, qui épousa Marguerite- Thaïs
Huchet de Cintré. Le dernier représentant mâle
de la famille de La Bunelaye, Henry-Albert-Marie,
est issu de leur mariage. Bésidences: Paris, rue
Notre-Dame-des-Champs , et château de Lanne-
bert, par Plouguenas (Côtes-du-Nord).
Armes : D'azur, à la bande d'argent chargée de
trois grenades de gueules ouvertes, cueillies et
feuillées au naturel, le tout accompagné de deux
croissants d'argent.
Couronne de comte.
BERTHUS DE L'ANGLADE.
Vieille famille de Saintonge.
Jean Berthus, seigneur de l'Anglade (1679-1717),
conseiller, vice-sénéchal de Saintonge, époux de
Marguerite de Latache, descendait de Gilbert Ber-
thus, seigneur du Poussaud, en la paroisse de
Médis, conseiller du roi, etc., 1580-1631. (Bulletin
des Archives de Saintonge et d'Aunis, 1586,
p. 16-17).
Alliances : du Bourg, Farnoux de La Clo-
chetterie, Dangibeaud du Maine, etc., Mallet du
Pontet 1718, de Fenis 1837.
Armes : De sable, à la couleuvre d'or (Armo-
riai de la généralité de la Bochelle, 1696).
Altas : D'argent, à l'arbre de sinople, somm<;
d'un pigeon d'azur et accompagné en pointe
d'un lévrier passant devant le pied de ï arbre.
(1) Elisabeth des Rieux, veuve de Yves-René de la Bune-
laye, épousa en secondes noces \i. de Chàteaubourg ; leur fille
épousa M, de Pontbriand,
BESSET (du).
fààlÙ!Q>$ÇÈàl Ancienne famille tirant
son nom de la seigneurie du
Besset en Haut-Vivarais,
qu'elle possède depuis la fin
du xive siècle. Sa filiation
s'établit dès la même épo-
que. Ses membres qualifiés
de nobles ou d'écuyers, :tinsi
que le justifient nomhre
d'actes authentiques, furent
longtemps seigneurs du Bey,
de Deaux, Saint-Prix- en-
( '.halancon et des Nonnières
en partie. On en compte
plusieurs qui se distinguèrent dans le clergé, l'ar-
mée et la magistrature.
Kntre autres, Vital du Besset (1526-1598) et son
neveu Claude (1550-1612), chanoines de Saint-Just
de Lyon, dont le chapitre exigeait alors la noblesse.
François (1560-1644), frère du précédent, succes-
sivement prieur des chartreuses de Sylve, Mou-
trieux, Valbonne, provincial de Bourgogne, scribe
du général de l'ordre.
Claude (1657-1713), d'abord cadet (gentilhomme
simple soldat) dans la compagnie du May, au ré-
giment lyonnais de Dôle, ainsi que le rapporte un
brevet signé de Louis XIV en sa faveur, mort
officier à la guerre de succession d'Espagne.
Joseph (1700-1766), lieutenant des dragons de la
reine, chevalier de Saint-Louis, mort aux Invali-
des des suites de ses nombreuses blessures.
Antoine (1690-1747), brillant avocat au parle-
ment de Toulouse, capitaine-châtelain de Lamas-
tre, Désaignes, Maisonseule, Cluac, Monens.
Freyssinet, auteur de plusieurs traités de droit
seigneurial, etc., etc.
Joseph du Besset, appartenant à la branche
établie dans le Bas-Vivarais, siégea comme député
à l'assemblée de la noblesse de Villeneuve-de-
Berg, en 1789.
La famille du Besset s'est alliée (branche aînée)
aux de Verseil, de Pibères (xvie siècle) ; Boulon
de Montpeyroux, de Montreynaud (xvne siècle) ;
d'Audigiei% de Girons (xviir siècle) ; de lia Bla-
che, de Goys, de Beboul (xixe siècle) .
Les branches cadettes de la famille ont eu des
alliances avec les d'Arbalestier de Beaufort. de
Soubeyran, du Bouchet, du Claux, de Sautel de
Monteiller, de Marcha, de Barjac, de Garnier de
Miraval, etc.
Armes : D'azur, à la fasce d'argent, accom-
pagnée en chef de trois molettes d'éperon d'or;
en pointe, d'un lion d'or lampassé de gueules,
campé sur une terre d'or, tendant sa patte
senestre à une main d'argent sortant d'un nuage
de même, mouvant de senestre.
La maison blasonnait autrefois : D'argent, aux
trois rocs d'échiquier de sable.
Couronne de comte,
— 87 —
— 88
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Du mariage contracté par Xavier du
Besset avec Marie-Claire de Reboul, du
Bourg-Saint-Andéol, le 4 mai 1863, sont
issus :
1° Besset (Joseph^), né le 9 septembre
1865, domicilié au Besset, par Lamastre
( Ardèche i :
2° Besset (Charles du), né le 27 janvier
1872, licencié en droit, résidant à Valence
(l)rôme).
BIENCOURT (de).
Maison ancienne qui tire son nom de la terre et
seigneurie de Biencourt, située au pays de Vimeu,
en Picardie, qu'elle possédait encore dans le xvie
siècle.
André de Biencourt était prieur de Biencourt
dès 1184. Le Dictionnaire universel de la France
dit même que ce prieuré, quoique assez éloigné de
Biencourt en Vimeu, est une fondation de la mai-
son de Biencourt, et que les titres portent que
Anscher, chevalier, et Liédine, sa femme, en fu-
rent les fondateurs. Cependant, ces fonds ne peu-
vent suffisamment éclairer l'origine de la maison
de Biencourt, soit comme sortie de celle de Bam-
bures, soit comme perpétuée par les anciens sei-
gneurs de Biencourt en Vimeu ; ce qui parait plus
assuré. Au reste, l'incertitude même de cette ori-
gine place la maison de Biencourt dans la classe
de celles dont la noblesse d'ancienne race est hors
de doute.
La terre et seigneurie de Biencourt est sortie de
cette maison avec d'autres biens de son ancien
patrimoine, sur la fin du xve siècle, par le mariage
d'Antoinette de Biencourt, héritière de la branche
ainée, avec Louis d'Abbeville, dit d'Ivrigny. sei-
gneur de Moimont et de Hercourt ; et Marguerite
d'Abbeville, leur fille, les lit passer dans la mai-
son dé Monchy, par son mariage, vers 1500, avec
Jean de Monchy, seigneur de Sénarpont.
Quant au fief seigneurial de Pontrincourt, pos-
sédé par la maison de Biencourt, qui y était connu
depuis près de quatre siècles, la perte des anciens
titres, même de ceux de la seigneurie de Gayeu,
dont Pontrincourt relève, empêche d'en fixer une
époque plus éloignée. Test aussi faute de docu-
ments anciens plus positifs, que nous allons rap-
porter chronologiquement ceux du nom de Bien-
c mil. dont on n'a pu trouver la jonction avec
A ii sel de Biencourt, qui commence la filiation
suivie de cette famille vers 1145.
Dreux de Biencourt est qualifié de messire dans
un compte de bailliage de 1366.
Gilles de Biencourt était l'un des écuyers de Jean
de Fosseux, chevalier, qui lit montre à Hesdin le
19 juillet 1380.
Philippe de Biencourt fut capitaine d'une des
compagnies qui escortèrent en 1389 l'argent porté
par Colart le Caron, receveur des aides de Pon-
thieu, suivant lettres du 22 décembre 1389, dépo-
sées à la bibliothèque du roi.
La généalogie de cette famille, dressée en 1778
sur titres originaux par M. Glabault, commence
à Ansel de Biencourt. Il est fait mention de lui
dans plusieurs pièces de 1145, 114 •, 1190, 1200 et
1203. Ansel de Biencourt laissa de sa femme, dont
le nom est ignoré, plusieurs enfants.
Au septième degré, nous remarquons Colart de
Biencourt, seigneur de Martaineville, Manche-
court-lès-Abbeville, de Neslette, avec toute sei-
gneurie vicomtière et arrières-fiefs nobles, etc.
Bailli d'Abbeville est nommé, avec Henri de
Biencourt, au rôle des nobles de Vimeu, assemblés
en armes à Oisemont, le 9 décembre 1397, pour la
défense du royaume, en vertu des ordres du roi
Philippe le Long, du 24 août 1397.
Cette famille a formé plusieurs branches :
1° Celle des seigneurs de Pontrincourt, Saint-
Mauvis, etc.
2° Celle des seigneurs de Pontrincourt, Feuche-
rollès, etc., barons de Cresecques, grands-baillis
d'Ardres, etc.
3° Des seigneurs de Marsilly, Guibermesnil,
d'Ainbleville, barons de Saint-Just et du Guerard,
en Champagne.
4« Des seigneurs de l'Escluse, Bédejun et de La
Fortilesse, en la Marche.
5° Des seigneurs du Noyer et de Boisgenets.
Elle a fourni des magistrats et des officiers de
toutes armes dans les armées du roi et des mem-
bres de ses ordres.
Armes : De sable, au lion d'argent, couronne,
armé et lampassé d'or.
Les seigneurs de Bédejun et de Peisat por-
taient : L'argent, au lion de sable, couronné,
lampassé et armé (te gueules.
BIGOT DE LA TOUANNE.
En Berry, Bretagne, à Paris, en Hollande, en
Orléanais, en Vendômois et Touraine ; famille
dont parlent la Thaumassière, dans son Histoire
de la noblesse du Berry, et Nicolas Catherinot,
en son Nobiliaire du Berry, comme une des plus
anciennes et des plus considérables de la ville de
Bourges. Ils en remontent la libation suivie à Mi-
chel Bigot, que le roi Charles V annoblit, en con-
sidération de ses grands mérites, par lettres don-
nées à Paris le 22 juin 1369, registrées en la
( ihambre des comptes, le 28 juillet 1369. L'original
de ces lettres est entre les mains de M. Bigot de
La Touanne, dont copies ont été délivrées à Mes-
sieurs Bigot «le MorogueSj Bigol de Chérelles et
Bigot de Villandry, représentant les aînés de
cette famille.
Cette famille a formé plusieurs branches :
1" Des seigneurs de La Hou ville ;
89
90
2° Des seigneurs de La Rainville, etc., de Vil-
landry, établie en Hollande, maintenue dans les
qualités de noble et d'écuyer, par jugement des
commissaires généraux du Conseil, rendu le
10 janvier 1699 en la personne de Pierre Bigot,
écuyer, seigneur de Villandry et de Morogues ;
3° Des seigneurs de La Touanne, en Orléanais,
qui a pour auteur Pierre Bigot, premier du nom,
écuyer, seigneur de Saint-Pierre, quatrième tils
de Jacques, premier du nom (auteur de la neu-
vième branche), des seigneurs de Rainville, et de
Madeleine du Cantal. Il fut conseiller du roi et
contrôleur ancien du régiment des gardes-suisses
de Sa Majesté. De son mariage, contracté le 23 dé-
cembre 1644, avec Anne Bidé, il eut entre autres
enfants, Pierre Bigot, l'aîné, qui fut maintenu
dans les qualités de noble et d'écuyer, le 10 jan-
vier 1699.
Son fils, Isaac-Pierre Bigot, écuyer, seigneur de
Touanne, nommé lieutenant en la compagnie-co-
lonelle du régiment royal d'infanterie de Rous-
sillon, le 7 juin 1723, et pourvu, au mois d'août
1731, de l'office de chevalier d'honneur aux bail-
liage et siège présidial d'Orléans, sur les preuves
de sa noblesse, alors certifiées au roi par le juge
d'armes de France, et admises par Sa Majesté. Il
épousa, par contrat du 14 août 1726, Thérèse Sin-
son, dont il eut Claude-Pierre Bigot, chevalier,
seigneur de Touanne, reçu écuyer de main du
roi, sur les preuves de sa noblesse, admises par
Sa Majesté au mois d'avril 1753.
Il se maria deux fois. Du premier lit, il n'eut
qu'une fille, et du second, avec Anne-Marie-Louise-
Thérèse Bigot de Morogues, sa cousine, il eut
Pierre-Sébastien-Irénée Bigot, chevalier, seigneur
de La Touanne, né en 1768, qui a continué la
branche, Marie-Thérèse-Henriette Bigot, et deux
enfants morts en bas âge ;
4" Branche des seigneurs de Morogues, issue de
la précédente, ayant pour auteur le second fils de
Pierre Bigot, premier du nom ;
5° Des seigneurs de Mosnay, de Pontbodin, du
Puy-de-Seymes, de La Séguinière et La Vollière,
en Vendômois et Touraine.
Ces différentes branches ont donné, depuis l'ori-
gine du parlement de Rouen, quatre présidents à
mortier, dont un a exercé la charge de premier pré-
sident, deux avocats généraux, un grand nombre
de conseillers ; et à la république des lettres,
plusieurs savants, entre autres Emeri Bigot, un
des plus savants hommes du xvne siècle, dont les
curieux manuscrits sont conservés à la bibliothè-
que nationale.
Armes : D'argent, au chevron de sable, accom-
pagné de trois roses doubles de gueules, 2 en
chef et 1 en pointe.
BILLEHEUST D'ARGENTON (de).
Ancienne noblesse originaire d'Irlande, où trois
branches de ce nom subsistent. Mlle est regardée
de tous les temps comme une des premières mai-
sons de ce pays-là, car plusieurs de cette famille
ont été décorés de l'ordre de la Jarretière, du titre
de milord, et de membre du parlement d'Irlande.
La famille de Billeheust, établie en France dans
les élections d'Avranches, de Vire et de Mortain,
n'a pas joui du même éclat; mais elle est du nom-
bre des meilleures delà province de Normandie,
tant par ses services continuels que par les bonnes
alliances qu'elle a toujours contractées. Par un
arrêt de la cour des aides de Normandie, rendu le
24 novembre 1486, en faveur de Jean de Billeheust
de la paroisse de Saint-Sénier, élection d'Avran-
ches, qui avait été inquiétée sur sa noblesse, elle
fut reconnue noble d'ancienne extraction.
Depuis, cette famille est divisée principalement
en deux branches : l'une, outre les terres d'Argen-
ton et de Saint-Vigor, dans l'élection de Vire,
titrées de baronnie et haute-justice, possédait les
seigneuries de Sainte-Marie-des-Monts, Saint-
Aubin-dis-Bois,d'Annebec, avec de grandes exten-
sions de fief dans Beslon, la Chapelle-Cesselin, les
seigneuries de la Barberie,de Marguerai.le Calipel
et Boissey. L'autre branche possédait les seigneu-
ries des Loges-sous-Brecey, et de Saint-Georges de
Boismenastre, dans l'élection de Mortain. Ces deux
branches ont possédé de tout temps des terres
nobles dans la province, et même Henri IV avait
donné à Nicolas de Billeheust le fief de Saint-
Martin, dans la paroisse de Mombray, pour ser-
vices par lui rendus lorsqu'il commandait Farrière-
ban de Vire.
Depuis Jean de Billeheust, qui avait servi sous
François I01', tant au duché de Luxembourg qu'en
Hainaut, lorsque l'arrière-ban y fut commandé,
tous ses descendants ont suivi ses traces sans
aucune interruption. Plusieurs ont été capitaines
de dragons ; un, lieutenant-colonel des mêmes
troupes; nombre d'autres, capitaines d'infanterie :
un, colonel dans la personne de Charles-Alexandre
de Billeheust, tué au siège de Madras, dans les
Indes ; il s'était tellement distingué, qu'un fort
qu'il avait emporté, a conservé le nom de >Sui/i/-
Georges qu'il portait alors. Enfin, il y en a eu une
si grande quantité de tués au service qu'on en
comptait huit dans le siècle précédent.
De la branche d'Argenton et de Saint-Vigor, il
ne restait plus que Thomas de Billeheust, seigneur
d'Argenton, appelé le chevalier de SaintrVigor,
capitaine commandant au régiment du Maine.
qui avait une sœur, N... de Billeheust, mariée à
M. de Percy, demeurant à Vire.
La branche des Loges subsistait dans trois ra-
meaux parmi les entants de Jean-Baptisle-Léonor
de Billeheust, écuyer, seigneur de Saint-Georges.
mort en 1757.
En considération des services distingués que
ceux de cette famille avaient rendus, le roi accorda
la noblesse d'épée, au premier degré, à M. de la
Marche, bourgeois de Mortain, maître des comp-
tes à Rouen, parce que sa mère était une
Billeheust.
— '.Il —
— 92
Armes : D'azur, au chevron d'argent, accom-
pagné de trois roses de même, 2 en chef et 1 en
pointe.
BISSY (de).
Cette très ancienne et noble famille, venue de
la Lombardie en France, se distingua dans la
carrière des armes.
Un rameau, fixé en Bourgogne, se rendit célèbre
sous le nom de Bissy-Thyard. Les comtes et mar-
quis de Thyard de Bissy ont rempli les plus hautes
charges dans l'armée et dans l'église ; ils recon-
nurent la branche de Bissy venue en France
après eux comme appartenant à leur famille. Le
comte Frédéric de Bissy, alors capitaine au régi-
ment de Luxembourg, fut présenté, en 1778, à
Leurs Altesses sérénissimes Monseigneur le duc
de Chartres et Madame la duchesse de Chartres
comme étant du même nom.
Il serait trop long de redire ici toute l'histoire
de la famille de Bissy, qui a eu une grande situa-
tion dans les temps anciens.
Au xviii'' siècle, un comte de Bissy, âgé de
vingt ans. à la tête d'une armée de 70.000 hom-
mes, préserva peut-être la France d'une invasion
de la Provence par les Impériaux en chassant les
soldats autrichiens de Gènes, en 1747 ; le duc de
Boufflers et le duc de Bichelieu, successivement
commandants en chef de l'expédition, reconnurent
les services rendus par le comte de Bissy. Le
même comte de Bissy, prit également part, comme
commandant général de la marine, à l'expédition
de S. A. R. le prince de Nassau.
Marié d'abord selon le rite protestant à la fille
d'un Anglais, sir Joseph Thornhill de Thornhill-
Hall, d'une famille de bonne noblesse et possé-
dant de grands biens, il fut marié selon la religion
catholique le 19 décembre 1778. Quatre enfants
étaien t nés depuis son mariage protestant, ils furent
baptisés le jour du mariage catholique de leur père.
Les témoins de l'acte de mariage furent du côté
de l'époux : Sérénissime prince messire Frédéric-
(Hton-Philippe-Christian-François-Henry, prince
héréditaire de Salm-Kirbourg, grand d'Espagne
de lre classe, colonel au service de France, et mes-
sire Louis d'Astorg, comte de Barbazan, vicomte
de Nébouzan, baron de Lez et autres lieux, comte
d'Aubarde et baron de Peyrusse, baron de Sama-
det, marquis de Roquépine, lieutenant général
des armées du roi et chevalier de l'ordre de Saint-
Louis ; du côté de l'épouse : Messire Joseph-Fran-
çois-Dumas marquis de Payssac, vidame de Li-
moges et messire Auguste de Mauperché, con-
seiller du roi au parlement.
(Les lignes précédentes ont été relevées sur les
registres delà paroisse Saint-Sulpice).
Six enfants sont issus de ce mariage :
1° Frédéric, baron, puis comte de Bissy, né à
Londres le 10 mai 1768, décédé le 3 février 1834,
sans postérité, avec le grade de colonel d'état-ma-
jor et de maréchal de camp honoraire ;
2° Auguste, comte de Bissy à la mort de son
frère, né en 1769, marié à l'île de France (île Mau-
rice) à une fille du comte de Vis-de-Loup de Bona-
mour. (Deux fils et deux filles sont nés de ce ma-
riage : Auguste, Gaston, Eudoxie et Stéphanie;
3° Geneviève de Bissy, mariée à M. Nette-
ment ;
4o Marie-Louise de Bissy, née à Paris, en avril
1775, morte à l'âge de vingt ans ;
5° Louise-Marie-Jeanne-Jacqueline-Caroline de
Bissy, qui acquit une certaine réputation dans le
monde des lettres, naquit le 21 janvier 1779 et
mourut sans alliance le 7 juin 1842 ;
6° Stephano de Bissy qui continua la descen-
dance en France.
Né le 26 décembre 1781, baptisé le 8 janvier
1782, le baron de Bissy, devenu vicomte à la mort
de son frère aine, fut officier aux gardes d'hon-
neur, chevalier de la Légion d'honneur : ayant
été chargé avec le comte d'Andlau de former le
régiment des cuirassiers d'Angoulème sous la
Restauration, il fut nommé chevalier de Saint-
Louis. En premières noces, le baron de Bissy
épousa, le 30 mai 1818, demoiselle Marc-Rémond
de Montmort du Dognon, dont le père Armand-
Bémond, comte de Montmort du Dognon, avait
été officier des gardes du corps, puis colonel de
cavalerie, chevalier de Saint-Louis et premier
aide de camp du maréchal de Broglie à l'armée
des Princes.
En secondes noces, le baron de Bissy épousa, le
13 octobre 1821, Irmine-Xavière-Josèphe Moreau
de Bellaing.
Le vicomte de Bissy mourut le 28 janvier 1839,
laissant six enfants de son second mariage.
Parmi les principales alliances de la famille de
Bissy, on peut citer les princes Doria, les marquis
de Botta-Adorno, les comtes Costa de Lauza-
Vecchia, les marquis Burri, les Ghilini, les Castel-
novo, les Nizza, les comtes et marquis de Thiard
de Bissy, les comtes de Vis-de-Loup, les comtes
de Montmort, les de Guitaut, les Thornhill, les de
La Taille, les barons d'Oberlin, les marquis du
Roure, etc.
Armes : D'azur, an chevron d'or, accompagne
en chef, à dextre d'un soleil d'or, à sénestre
d'une étoile à six raies du même, et, en pointe,
d'une montagne de trois coupeaux d'argent, le
coupeau dextre surmonte d'un pélican, le cou-
peau du milieu surmonte de lances entières et
brisées, le coupeau s<:neslre charge d'une tour
crénelée de gueules: au-dessus de la montagne
se trouve un croissant contourné d'or.
L'écu posé sur l'aigle noire d'Autriche éployée
donnée par un empereur de ce pays comme sup-
ports à un ancêtre, l'aigle accolée d'une cou-
ronne de marquis.
(Archives de Lombardie, siècle de Louis XV, de
Voltaire, Art de vérifier les dates, registre de Saint-
Sulpice. 1" volume du Nobiliaire de France,
Laine, Milleville, etc., etc.)
— 93
— 94 —
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Bissy (Marie - Antoinette - Joséphine-
Frédérique de), mariée en 1853 à Théophile
de La Taille, ancien conseiller à la cour
d'appel d'appel d'Orléans, chevalier de la
Légion d'honneur.
Filles: a) Gabrielle; b) Thérèse; c) Cé-
cile, religieuses au couvent de la Retraite.
2° B. (Adolphe- Louis -Stéphane- Joseph,
Vle de), né à Bellaing le 13 mai 1830, marié
en 1859 à Mélite de Cambry de Baudimont.
Enfants : a) Stéphano, marié à d'OBERLix
de Miïtersbacii, dont un flls et deux filles ;
b) Maria, mariée à de Frohard de La-
mette, inspecteur des forêts; c) Marguerite,
religieuse au couvent de Bon-Secours ; cl)
Jeanne, mariée au capitaine de Villeneuve.
3° B. (Louise- Constance -Emmanuelle-
Jeannie de), mariée le 10 septembre 1803 au
baron Georges t'Kint de Roodexbeke, dé-
cédée en octobre 1887.
Enfants ; a) Henry; b) Guy. marié à
Marthe Jonglez de Ligne; g) Madeleine;
d) Jeanne; e) Jean.
BOISSERIE DE CHANTELOUBE,
de Beaumond, de La Croix, de La Védie,
du Braxda, de Camarsac, etc., etc.
La famille de Ghanteloube (aujourd'hui Boisse-
rie), d'origine chevaleresque, et que l'on pourrait
sans doute rattacher aux Chanteloup de Norman-
die, dont un des membres ligure parmi les com-
pagnons de Guillaume le Conquérant, est an-
cienne et illustre en Guienne. Son nom, qui s'est
diversement orthographié (Ghanteloube, Chante-
louve, Ganteloup, Cantalauva, Gantalupo, Can-
teleu, Cantaloup, etc.) se retrouve à chaque ins-
tant dans les chartes du moyen âge avec les qua-
lifications de miles (chevalier). Alliée au puis-
santes maisons de Pellegrue, Angevin, de Parem-
puyra, de Montferrand d'Escodéca,de la Mothe,de
Grésignac, de Ternies, etc., elle a tenu pendant
tout le moyen âge un rang des plus distingués
parmi les familles chevaleresques du Bordelais et
du Périgord.
Les archevêques de Bordeaux, Arnaud III et
Arnaud IV de Pellegrue, dits de Ganteloup, appar-
tenaient, du côté maternel, à cette maison.
En 1302, un Ghanteloube obtient l'autorisation
de construire une forteresse. (Arcli. du château de
Fayolles.)En 1315, Guillaume de Ganteloup fonde
une chapelle à Bordeaux. (Arch. de la Gironde,
G. 834.) En 1346, Amanieu de Chanteloup et
Arnaud de Grésignac, chevaliers, rendent hom-
mage au chapitre Saint-André de Bordeaux. (Arch.
de la Gironde, G. 834.) En 1321, Hélie de Ghante-
loube, reçu bourgeois de Libourne, est délégué par
les jurats de cette ville auprès du sénéchal de
Gascogne, ses deux fils, Jauffre et Giraud, ce der-
nier chanoine de Saint-André de Bordeaux, recon-
naissent, en 1331, devant Bobert de Luna, rece-
veur des domaines, posséder 30 fiefs dans la ban-
lieue de Libourne. (Histoire de Libourne, par
Guinodie.) En 1410, Monot de Ganteloup et ses
frères font reconstruire une forteresse à Camar-
sac (entre deux mers) ; le sénéchal, à l'instigation
des maires et jurats de Bordeaux, leur défend de
continuer les travaux sous peine de 500 marcs
d'argent.
Assinatde Ghanteloube, gentilhomme de l'Hôtel
du roi Henri II, est établi par ce prince capitaine
de Libourne en 1548 ; et par lettres patentes du
12 décembre 1554, il obtint pour son fils la survi-
vance de cette charge, qu'il revendit peu après à
François de Pons, seigneur de Mirambeau. (His-
toire de Libourne, tome II, page 107).
Enfin, le 12 mars 1599, Antoine de Ghanteloube
et Catherine de Montferrand, sa femme, vendirent
le château du Branda, situé paroisse de Cadillac.
De ce dernier descendant au cinquième degré. Jean
de Chanteloube, écuyer, sieur de Beaumont, qui
épousa, dans la maison noble de Lavedie (paroisse
de Saint-Avid Senieur, Dordogne), demoiselle
Anne Boisserie, issue d'une très ancienne famille
bourgeoise du Périgord.
De ce mariage provinrent :
I. Jean de Ghanteloube, seigneur de Beaumont
et de Lavedie, né ,vers 1709, marié, en 1730, à
Anne Delpit, dont A.N.... auteur de la branche de
Saint-Sernin, éteinte au commencement du siècle
dans les Labrousse de Laumède.
B. Jean, née vers 1735, marié le 10 février 1760
à Antoinette de La Croix, fille de Pierre Petit de
La Croix, dont trois filles : 1° Toinette, non ma-
riée, qui testa le 2 octobre 1809; 2° Baymonde,
épouse en premières noces à Pierre Audibert, et en
secondes noces à Francis Lachaud; £° Marianne
(fille ainée), dernière descendante de la branche
ainée des Chanteloube, qui épousa, vers 1780,
■Pierre-François Boisserie Chanteloube, officier
d'infanterie, son cousin, comme il va être dit.
IL Pierre-François Boisserie de Chanteloube,
fils puîné de Jean , sieur de Beaumont et de
Anne Boisserie, prit le nom de sa mère que ses
descendants ont continué de porter. Né vers 1710,
il épousa, en 1745, demoiselle X. de Thermes-
Varicourt dont il eut, Pierre-François Boisserie
officier d'infanterie, marié en 1780, comme il a été
dit ci-dessus à sa cousine, Marianne de Chante-
loube, fille et dernière héritière de Jean, sieur de
Beaumont et de Lavedie et de Antoinette de La
Croix. Par ce mariage, le domaine de Lavedie. an-
cien fief de Boisserie, revint à ces derniers qui le
possèdent actuellement.
Le chef actuel de la famille est M. Jehan-Marie-
Edmond Boisserie de Masmontet, arrière petit-lils
95 —
— 96 —
de ce dernier et fils unique de François Boisserie,
notaire à Bergerac, décédé en 1881, et de Char-
lotte-Fernande-Marie de Masmontet de Fonpeyrine
il est domicilié au château de Fayolles-Saussignac
(Dordogne), et porte, joint à son nom, celui de
Masmontet, dont sa mère, fille d'Alexandre de
Masmontet et de Aline d'Ascols, était la dernière
descendante de la branche aînée.
Ses armoiries sont : D'azur, à trois croissants
d'argent (qui est Masmontet) au franc canton
d'argent au loup passant desable, qui estChante-
loube, couronne comtale. Cimier : les armes de
Jeanne d'Arc (pour montrer la descendance en
ligne féminine de du Lys).
La famille de Chanteloube Boisserie est en
outre représentée actuellement par deux filles,
Louisa et Victorine, non mariées, domiciliées à
Lavédie, près Saint-Avit Senieur (Dordogne);
Victor Boisserie Chanteloube, à Coux (Dordogne);
Henri, ancien curé de Liorac, actuellement frère
mariste ; et Ghéri-Boisserie, notaire à Lalinde
(Dordogne), marié à Mlle Grenier, dont une fille
unique, Emma, née en 1873, mariée en 1890 à Em-
manuel de Montard, fils d'Edouard de Montard et
de Louise Boissière.
BOISSY {de).
Château et marquisat dépendant de la paroisse
de Saint-Martin-de-Boissy-en-Forêt, diocèse de
Lyon.
Jean et Imbert de Boissy, neveu du cardinal de
La Grange, qui avait beaucoup de crédit auprès
de Charles V, devinrent, l'un évèque de Mâcon et
ensuite d'Amiens, et l'autre président au parlement
de Paris. En 1398, ces deux frères firent bâtir le
château de Boissy.
Vers 1430, Eustache de Lévis devint seigneur
de Roanne par son mariage avec Alice de Couzan,
et acheta la seigneurie de Boissy, qui, depuis cette
époque, n'a jamais été séparée de celle de Roanne.
Par lettres, du mois de mai 1501, les terres et
seigneuries de La Mothe-Saint-Romain et de
Roanne, furent unies â celle de Boissy et érigées
en marquisat, sous le nom de Boissy, en faveur
de Claude Gauflier, grand écuyer cle France, pre-
mier gentilhomme de la chambre du roi.
Le marquis de Boissy obtint de nouvelles lettres
au mois de novembre 1000, par lesquelles Boissy
et Roanne furent érigées en duché sous le nom de
Roannais, pour lui et ses descendants mâles. Ce
duché fut érigé en pairie par lettres de septembre
16i2, en faveur de Louis Gfauffier, aïeul d'Artus,
qui embrassa l'état ecclésiastique et vendit les
marquisats de Boissy et duché de Roannais â son
frère François d'Aubusson, depuis duc de La
Feuillade.
Cette maison, illustrée par les dignités de grand
maître, d'amiral, de grand aumônier, de grand
écuyer de France, subsiste encore en quelques
branches.
Armes : D'azur, à sir fleurs de lis d'or, 3 et 3.
BONNAVENT DE BEAUMEVIELLE.
A ntoine-Marie d'Hozier de
Serigny, chevalier, juge d'ar-
mes de la noblesse de France,
chevalier-grand-croix hono-
raire de l'ordre royal de St-
Maurice et Saint-Lazare de
Sardaigne, certifions que :
Trisayeul. — Pierre de
Bon navène, écuyer, seigneur
de Beaumevielle. gouverneur
du château de Billy, par let-
tres du roy du 28 août 1597,
épousa demoiselle Claude de
Chavarlanges. Il est dit dans
l'arrêt du conseil que « Pierre
« deBonaveine.pèredeJean et Pierre deBonavène,
« était originaire du Languedoc et qu'il avait été
« obligé d'abandonner ladite province pour s'aller
« habiter en celle d'Auvergne, que ses papiers et
« biens avaient été détruits par la puissance de
« ses ennemis; qu'il s'était donné tout entier pen-
« dant cinquante ans au service de la couronne,
« pour laquelle il avait souvent exposé sa vie,
« soit dans les commandements que le roy Henry
« quatrième lui avait donné sur des compagnies
« d'infanterie et de cavalerie, soit dans la charge
« de prévost d'Auvergne et d'une autre charge de
« prévost par tout le royaume, créées par ce
« même roy tant pour les lui donner par récon>
« pense de service et le mettre â couvert des en-
« treprises de ses ennemis, que pour continuer â
« se servir de lui dans toutes les occasions les
« plus importantes pour le bien de son service :
« en toutes lesquelles choses il avait fait de si
« grands exploits que le roy Henry le quatrième
« par quantité de lettres de la main propre de Sa
« Majesté, avait eu la bonté de lui donner des
« marques de la dernière confiance qu'un bon roy
« peut prendre dans un sujet fidèle et affectionné,
« de lui écrire dans les termes ordinaires dont
« Elle se servait pour les gentilshommes les plus
« qualifiés et de l'appeler Monsieur par ses lettres. »
Bisayeul. — Pierre de Bonnavène (alias de
Bonnavent) de Beaumevielle d'Ambur, écuyer,
seigneur de Barutet, épousa demoiselle Jeanne de
Monicat. Jean de Bonnavène. écuyer, seigneur de
Beaumevielle, d'Ambur et de Chapdes, maître
d'hôtel du roy, en 1051 et ledit Pierre cle Bonna-
vène, son frère puîné, furent maintenus en la qua-
lité d'écuyer par arrêt du conseil d'Etat du roy du
10 de mai 1007, où il est dit que Sa Majesté or-
donna qu'ils seraient inscrits dans l'état des gen-
tilshommes qui serait arrêté au conseil et envoyé
dans la sénéchaussée et Election de Riom.
Ayeul. — Noble Gaspard de Bonnavent de
Beaumeville d'Ambur, premier avocat général au
bureau des finances de Montpellier, épousa, le
17 août 1080, en la paroisse de Saint-Nazaire-La-
darès. diocèse de Béziers, dame Marguerite de So-
lignac, veuve.
97 —
98
Père. — Noble Alexandre de Bonnavent de
Beaumeville d'Amour, seigneur de Gourgas, de
la Bellarie, etc., lieutenant de cavalerie au régi-
ment de la reine, épousa demoiselle Catherine
Dassié de Gourgas, fille de noble Jean Dassié et
de dame Marguerite de La Salle. 11 mourut le
7 décembre 1759 et fut enterré dans l'église pa-
îoissiale de Saint-Nicolas de Toulouse. Il était
frère puîné de feu noble Christophe de Bi mua vent de
Beaumevielle d'Ambur, connu en Espagne sous le
nom de comte de Bonnavent, colonel de dragons
et brigadier des armées de Sa Majesté catho-
lique.
Produisant. — Pierre-François de Bonnavent
de Beaumevielle d'Ambur, écuyer, officier au régi-
ment Royal-Roussillon-Infanterie, né en légitime
mariage le 6 janvier 1751, baptisé le 10 du mois
en la paroisse de Saint-Nazaire de Béziers, a
prouvé devant Nous sa noblesse par titres authen-
tiques qui justifient les filiations précédentes.
Armes : Ecartelë : aux Y et '\, de sable à un
lion d'argent; aux 2 et 3, de sinople à un trèfle
d'or.
En foi de quoi nous avons signé le présent cer-
tificat et l'avons fait contresigner par notre secré-
taire qui y a appi se le sceau de nos armes. A Paris,
le treizième jour du mois de mai de l'an mil sept
cent quatre-vingt-quatre.
13 mai 1784.
Signé : d'Hozier de Serigny
Par M. le juge d'armes de la noblesse
de France :
Signé : Duplessis.
Viennent ensuite :
1° Alexandre de Bonnavent de Beaumevielle.
officier aux grenadiers de la garde royale, cheva-
lier de Saint-Louis, marié le 27 mai 1766 à de-
moiselle Marguerite de Feneyronx;
2° Alexandre de Bonnavent, capitaine de la
compagnie Saint-André-de-Lang, a épousé demoi-
selle de Tauriac le 2 pluviôse 1796;
3° Ferdinand de Bonnavent, etc., garde du
corps de Sa Majesté, compagnie Luxembourg,
marié à demoiselle Lemoine de Margon le 13 fé-
vrier 1828;
4° Gaston de Bonnavent, etc., fils du précédent,
a épousé demoiselle Groult de La Planche le
23 septembre 1857 ;
5° François de Bonnavent, etc., né en 1862, of-
ficier de cavalerie démissionnaire, a épousé de-
moiselle de Gauvignon de Basonnière le 29 juin
1891, décédée le 11 septembre 1894, laissant une
fille, Sabine, née le 14 juin 1892.
BONNAY (de).
Famille originaire du comté de Bourgogne, près
de Besançon.
On trouve dans les Archives de. celte ville,
qu'en 1148, Brutinde Bonnay, chevalier, seigneur
Tome II.
d'Authuison et de Thuiré, donna un homme de
main-morte à l'abbaye de Bellevaux, du consen-
tement de Ponce, sa femme. Il lit plusieurs fonda-
tions considérables à cette abbaye.
Il mourut en laissant deux fils. L'ainé qui con-
tinua sa descendance, Pierre de Bonnay, et le
second, Girard, chevalier, qui mourut sans posté-
rité dans la guerre de la Terre Sainte, contre les
infidèles.
La seconde branche de cette famille, qui a pour
auteur Henri de Bonnay, écuyer, qui s'établit
dans le Clermontois-en-Argone, où sa postérité
subsistait divisée en quatre branches ou rameaux.
Elle a fourni un homme d'armes sous Charles VI,
des lieutenants et des capitaines de cavalerie et
des chevaliers de l'Ordre royal et militaire de
Saint-Louis.
Armes : D'argent, à trois hures de sanglier
de sable, défendues du champ.
Cimier : Un bourrelet d'argent et de sable, sur-
monté d'une hure de sanglier de même.
BONNEAU DU CHESNE DE BEAU-
REGARD.
Cette famille, originaire du Poitou, et dont la
filiation suivie remonte à 1490, figure sur la liste
des nobles de la généralité de Poitiers dressée en
1667 et conservée à la bibliothèque de la ville.
Elle a eu : deux gendarmes de la garde du roi,
un gouverneur du château et de la ville de Lusi-
gnan, deux lieutenants généraux civils et crimi-
nels au siège royal de Lusignan, etc.
Alliances : Esperon de la Chevallerie et de
Beauregard, Bellin de la Boutardière, Ghalmot du
Breuil, Frété de Nerbonneau, Guillemeteau des
Esses, Despetit de la Salle, Guillon de la Pali-
nière, de Chièvres, de Fouchier, Mallet de Fois,
Babinet, Guenyveau de la Baye, Duran de Lau-
vergnatj du Hamel, etc.
Armes : D'azur, au chef de gueules chargé de
deux étoiles d'argent, cantonné : à dextre d'un
rocher d'où jaillit une source d'argent : à se-
mestre d'un chêne terrassé d'or.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lévriers.
Devise : Bon au bon.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1" Bonneau du Chesne de Beaure-
gard (Jules), né le 6 février 1831, habitanl
à Poitiers el au château de Gabarret i Haute-
Garonne), marié en novembre 1886 à Sophie
Duran de Lauvergnat, dont : a) Henry.
fié à Poitiers le 5 octobre 1867; b) Marie,
4
— 99 —
— 100 -
née à Poitiers le 20 janvier 1871, mariée à
Poitiers le 29 décembre 1891 à Pierre, baron
de Gougny-Prépeln, capitaine breveté.
2°B. du C. de B. (Léonce), né le 6 mars
1833, fils de Jules ci-dessus nommé, habi-
tant Poitiers et le château de Mauguéi Vien-
ne), marié le 10 janvier 1866 au château de
Castets (Gironde) à Suzanne du Hamel, fille
d'Octave, comte du Hamel et de Lydie de
Magne, dont : a) Marguerite, née à Castets
le 2 avril 1867,mariéeà Poitiers, le 1er juil-
let 1886. à Henri Gaborit de Montjou; b)
Roger, né à Poitiers le 28 août 1869; c)
Jeanne, née à Poitiers le 11 mai 1876.
BONNEAU DU MARTRAY.
Cette fnmille, originaire d'Italie, passe ensuite
en Bourgogne, où plusieurs de ses membres sonl
maîtres à la Chambre des comptes, tandis que
d'autres se distinguent à l'armée. Au xve siècle,
noble Jean Bonneau, ambassadeur du duc de
Bourgogne en Espagne, eut deux fils dont l'un
fonda la branche des Bonneau de Touraine, et le
second les Bonneau du Nivernais, qualifiés Bon-
neau du Martray.
Alliances : du Crest, de Chargères, de Bour-
going, de Lavenne de Sichamps, de Montuel, du
Lac, de L'Hermite, de la Planche, de la Blanche,
de Jouvencel, etc.
Preuves : Armoriai du Nivernais (Soultrait).
Armoriai spécial de France (d'Aghières). Armo-
riai de la Chambre des comptes de Dijon (Ar-
chives de famille). Etat de la noblesse, pur Ba-
chelin-Deflorenne, de l'année 1883-84.
Armes : D'azur, à trois grenades d'or.
Avant le xvft siècle : D'azur, à trois criquets
d'or; Jean Bonneau obtint ce changement en gre-
nades pour perpétuer le souvenir de sa mission.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
I. Bonneau du Martray (Louis- Alexis),
ancien conseiller général de la Nièvre, che-
valier de la Légion d'honneur, chef de nom
et armes.
Père de : 1° Eugène B. du M., ingénieur
des ponts et chaussées à Dijon; 2° Paul
B. du M., marié à demoiselle de La Plan-
che, dont Raymond., sous-lieutenant à Issou-
diiii ; 3° Marguerite, religieuse du Sacré-
i !œur.
II. M"!" veuve Adrien B. du M., née
Marthe de Chanteloup, mère d'Isabelle,
comtesse de Jouvencel.
III. Enfants de feu Edmond B. du M.,
général de brigade: 1° Glaire, mariée au
comte de L'Hermite; 2° Gaston, lieutenant-
colonel d'état-major ; 3° Maurice; 4° Hélène,
mariée à René, comte du Lac.
BOSC DE TARET (du).
Noble et ancienne famille, de Gascogne, illustrée
par les hautes alliances qu'elle a eues avec les fa-
milles les plus distinguées de Gascogne, entre
autres avec la maison de Foix-Candalle, et autres.
Noble Jacques de Taret de Loubens, seigneur
de Loubens en 1617, épouse Marie de Foix-Can-
dalle. Dénombrement fourni par devant Mc Jean
de Laborde, conseiller du roi, parmessire Jacques
de Taret de Loubens, en 1618.
Noble Samuel de Taret, écuyer, seigneur du lieu
de Loubens, dénombre également la terre et sei-
gneurie de Loubens, le 12 août 1681.
Au commencement du xviiir siècle, messire
Dubosc (alias : du Bocs ou de Dubocs), ayant
épousé la dernière héritière ou représentante delà
maison de Taret de Loubens, prit les armes, nom
et titres de cette famille. (Voir p. 168, tome II, de
l'Armoriai des Landes).
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4, d'azur au le-
vrier courant de sable; aux 2 et '■'>. de sable au
lion d'or morné.
Couronne de marquis.
REPRÉSENTANTS ACTUELS l
Bosc de Taret (Prosper du), proprié-
taire, marié à Louise Abadie, en 1856. Rési-
dence : Le Houga (Gers).
B. de T. (Austinde du), juge de paix à
Garlin, marié à Nathalie de Lalanne de
Souye. Résidence : château de Pargade, à
Garlin (Basses-Pyrénées).
B. de T. (Eugènedtoô, fils du précédent,
propriétaire, maire et conseiller d'arron-
dissement à Garlin, marié à Layrisse de
Lalanne de Souye, sa cousine-germaine,
dont : Roger. Résidence : château de Mi-
rassou. près Garlin i Basses-Pyrénées).
B. de T. Georges du\ frère du précé-
dent, propriétaire. Résidences : Hôtel de
Pargade, rue Tram à Pau, et château de
Pargade, à Garlin (Basses-Pyrénées).
BOUAN DU CHEF DU BOS {de).
La famille de Boûan est une ancienne famille
de Bretagne qui était déjà représentée en ioëO.
Un Bôûan, accompagné de sa femme Tiphaine,
— 101 —
— 102
de Hardigrao, son chien, faisait partie de l'expé-
dition de Guillaume le Conquérant.
L'armoriai du R. Toussaint de Saint-Luc la
porte d'ancienne extraction chevalière.
En 1669, elle comptait dix générations. Elle
avait figuré aux réformes et montres de 1423
à 1535.
Mathurin, chevalier de l'ordre du roi, fit toutes
les campagnes d'Italie et de Piémont, sous les rois
François Ier et Henri II, servit sous François II
et Charles IX et fut père de René, tué à la bataille
de Craon en 1502.
La maison de Boùan s'est toujours alliée aux
principales familles de Bretagne, dont Gouyou en
1417, de La Lande de Calan en 1460, de Mouesson
en 1635, de Lesquen en 1660, Thomas de LaVille-
Gi-atien en 1702, de Fantaux de Saint-Pierre en
1752, de Grignart de Champsavoy en 1789, de La
Roue en 1823, de Cargouët en 1869.
Dès 1604, ainsi que le mentionne la tutelle de
Mathurine Boùan, fille de Briand et de Renée de
Moteclère, les principaux parents étaient les Cossé-
Brissac, Montboucher, Rosmadec, Laval, Fonte-
nailles, Laubespin, du Parc, de Rieux, de Rohan.
Armes : D'argent, au chevron de sable, accom-
pagné de trois têtes de loup de même, armées
et lantpassées de gueules.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Boiian du Chef du Bos du Val Boiïan
(Henri - François- Joseph
de). Résidence : château
du Val Boûan, par P lé-
neuf ( Côtes- du- Nord I .
marié à Anna de Car-
gouët, dont : a) Henri-
Charles-Marie- Anne, ma-
riée le 20 novembre 1896
à Louis, vicomte d'Au-
bert. Résidence : châ-
teau de Guémadeuc, par
Pléneuf (Côtes -du -Nord); b) Marguerite-
Marie; c) Georges.
BOUCHAUD DU MAZAUBRUN.
Les Rouchaud qui ont porté les noms des divers
lieux nohles qu'ils possédaient sont connus dès le
xiue siècle en Limousin.
Guillaume de Boschau de Brie-le-Vieux, damoi-
seau vers 1308, épousa dont il eut Almodie,
mariée à Gérald Pigmant, écuyer.
C'est le premier Bouchaud dont on Retrouve la
trace.
Jean Bouchaud, seigneur de Ballenay, gen-
tilhomme du Haut-Limousin, figure à la montre
de 1470, faite à Limoges par
Mathieu Brachet, vicomte de
Chalussy.
Le 1er novembre 1568, no-
ble Martial Bouchaud, sei-
gneur du Moulin-Bastie,«est
exempté., pour plusieurs
bonnes et raisonnables con-
sidérations, des charges et
contributions de guerre et
permission lui est accordée,
afin que nul n'en ignore,
d'apposer ses armoiries aux
différentes demeures qui lui
appartiennent ».
Pierre Bouchaud, seigneur du Mazaubrun, le
2o août 1759, produit ses titres à la Cour des
aydes'de Clermont au cours d'un procès contre le
syndic de la paroisse de Pageas. La Cour le con-
firme dans sa noblesse de même que ses petits-
fils Jean-Baptiste et Antoine du Bouchaud du
Mazaubrun, ce dernier chevalier de Saint-Louis,
qui sont reconnus d'ancienne noblesse, en 1780.
par nombre de gentilshommes limousins.
La généalogie de la famille Bouchaud est établie
sans interruption depuis 1576 en faisant mention
de toutes les alliances delà famille: de la Bastide,
du Hauthier, de la Pisse, de Rousseaud, de Rofi-
gnac, delà Romagère, de Larivière,de Lapisse de
Puyrament, etc. , et elle remonterait de même bien
plus haut si la maison des Etangs, demeure de la
famille au xv« siècle, n'eut été pillée et brûlée par
1rs rebelles en 1652 et les titres qui s'y trouvaient
emportés ainsi que cela se trouve certifié par plu-
sieurs certificats.
Aumes : D'or, au lion d'azur, lampassé et
couronné de gueules sur une terrasse de sinople
mourant de la pointe.
Couronne de comte.
Devise : Validas homo pauperibus ad est. Le
fort doit son secours aux faibles.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Bouchaud du Mazaubrun (Léon du),
marié en 1852 avec Amélie de Lapisse de
Puyrament, dont : a) Antoine du Bouchaud
du Mazaubrun, avoué à Limoges; b) Henri
du Bouchaud du Mazaubrun, au Mazau-
brun, près Châlus, avec son père Joseph du
Bouchaud du Mazaubrun à Angoulême.
B. du M. (Abbé Léosthène du), cure de
Champagnac (HauteVienne).
B. du M. (Aubin du), directeur du Cour-
rier du Centre, à Limoges.
— 103
104
BOUCHET (du).
Voy. tome Ie'', col. 518, la description des armes
qu'il y a lieu de modifier comme suit : au lieu du
croissant d'or, lire croissant d'argent.
BOURBLANC {du).
Terre et seigneurie située au diocèse de Saint-
Brieuc en Bretagne, avec haute, moyenne et basse
justice, droit de patronage et de prééminence clans
l'église paroissiale de Flourivoux. Elle relevait du
roi et recevait l'hommage de plusieurs fiefs nobles
qui en dépendaient.
Elle fut décrétée, il y a cent vingt-cinq à cent
trente ans, sur les descendants du président Roc-
quel, et adjugée au sieur Armez-du-Poulfry, riche
armateur.
Cette terre a donné ou tient son nom d'une
maison de Bretagne, reconnue noble d'ancienne
extraction, par un arrêt de la Chambre de la Ré-
formation de 1666 ; et par un autre arrêt du 19 dé-
cembre 16C8, dans lequel Pierre-Robert et autre
Pierre du Bourblanc, sont déclarés issus d'an-
cienne extraction noble. Ces recherches de 1666
ont été précédées de celles de 1414 et 1444, où
messire Philippe du Bourblanc, de la paroisse de
Plouènez et Louise du Bourblanc, veuve de Claude
de Tavignon, sont mentionnés avec les mêmes
qualifications.
Un extrait de la Chambre des comptes de Bre-
tagne, du 14 novembre 1634, justifie aussi que les
du Bourblanc sont nobles de toute antiquité, et
qu'ils ont comparu comme tels dans différentes
montres de la province. Cet extrait est consigné
dans l'arrêt de la Réformation, rendu parles com-
missaires en iGGQ , où sont énoncés plusieurs
ordres donnés en 1460, par François, duc de Bre-
tagne, à un Guillaume du Bourblanc, de se rendre
au château de Brehat, pour défendre ledit Châtel,
contre ses ennemis.
La maison du Bourblanc, distinguée par son
ancienneté et ses belles alliances avec plusieurs
des meilleures maisons de la Provence, comme
Avaugour, Chateaubriand, Quélen, etc., remonte
sa filiation à Philippe, seigneur du Bourblanc,
noble homme, marié à Oderne Le Vicomte de la
Villevolatte, dont postérité.
Elle a formé la brandie des seigneurs d'Appre-
ville.
Armes : De gueules, à la lotir d'or crénelée.
BOURCIER DE MONTUREUX (de).
Ancienne maison originaire du Béarn, depuis
longtemps établie au comté de Bourgogne, dans
la Guyenne, le Languedoc, les Pays-Bas, et de-
puis plus de deux cents ans en Lorraine.
Mathieu de Bourcier commence la filiation
suivie de cette famille. 11 vivait avant 1285, est
qualifié valeureux chevalier dans un brevet de
pension accordé à Sibylle d'Uxelles, sa veuve, et
au jeune Jean de Bourcier, son fils, par Phi-
lippe III, dit le Hardi, roi de France, le 12 août
1285, en considération des services rendus par le
dit .Mathieu de Bourcier, tué au siège de Girone.
Au dixième degré, nous remarquons Jean de
Bourcier, troisième du nom, à qui le roi Henri III
donna, au mois d'avril 1585, le gouvernement de
Leucate en Languedoc, et la survivance à Hercule
Bourcier, son fils. Le duc de Joyeuse lui envoya le
19 septembre 1585 une commission qui lui donna
le commandement du pays deNarbonne; le même
lui envoya, en 1594, le brevet de maréchal des
camps et armées du roi; dans tous ces actes il est
nommé sieur de Barre, gouverneur de Leucate,
guidon de notre compagnie d'ordonnance, ou ma-
réchal des logis de notre compagnie. Dans les
troubles de la Ligue, il fut trouvé hors de sa place
par les ennemis, qui, n'ayant pu le forcera livrer
Leucate, que sa femme défendit avec un courage
au-dessus de son sexe, le massacrèrent dans les
prisons de Narbonne, où il fut conduit.
Il avait fait son testament en 1583, il s'y nomme
Jean de Bourcier, dit de Barre, commandant poul-
ie roi à Leucate. Il avait épousé, par acte du
4 avril 1577, Françoise de Cezelly, dont il eut plu-
sieurs enfants.
Hercule, l'aîné, qui continua la descendance,
obtint en 1585 la survivance du gouvernement de
Leucate ; le roi Henri IV lui fit expédier, le 20 no-
vembre 1589, un brevet pour ce gouvernement, qui
passa à sa mort à son second fils, Henri de Bour-
cier de Cezelly, sieur de Saint-Aunez, et pour
lequel il reçut en 1606 ses lettres patentes. En fé-
vrier 1616, il obtint une commission de mestre de
camp d'un régiment d'infanterie française, à son
retour d'Espagne, où il s'était retiré. Le 19 novem-
bre 1638, il eut une pension de trois mille livres. Il
fut nommé lieutenant général, représentant la
personne du roi, en son armée d'Italie, en l'ab-
sence du prince Thomas de Savoie ; la commission
le nomme le sieur de Saint-Aunez, maréchal de
nos camps et armées, mestre de camp d'un régi-
ment de cavalerie pour notre service, gouverneur
de Leucate, etc.
Le 18 février Izôô, le duc d'Uzès fut établi com-
missaire pour examiner les preuves de noblesse
dudit sieur de Saint-Aunez, pour entrer et être
associé à l'ordre du Saint-Esprit; les preuves com-
plètes de sa noblesse furent fournies à cette com-
mission, comme il conste par le certificat du même
commissaire, ayant l'option du cordon bleu, ou
d'une somme de cent mille livres, content d'avoir
satisfait à la preuve, il accepta les cent mille
livres. Le roi ayant résolu de faire démolir les for-
teresses et chAteau de Leucate. lui fit expédier, au
mois de juillet 1665, un arrêt qui lui accorde pour
dédommagement de son gouvernement, cent mille
livres, lesquelles devaient être mises en rente au
profit dudit Henri de Bourcier, et le fond appar-
tenir à Charles, son fils aîné, aussi pourvu audit
gouvernement en survivance.
- 105 —
106 —
Cette maison a fourni la branche de Lorraine
qui a pour auteur Raymond de Bourcier, qui a
donné des officiers distingués.
Au quatorzième degré, Jean Louis de Bourcier,
né à Luxembourg le 11 mai 1687, fit ses reprises
pour la baronnie de Montureux le 3 septembre
1721, obtient des lettres de la survivance de
l'office de premier président ou de procureur géné-
ral de la cour souveraine de Lorraine et Barrois.
Son fils aîné, Alexis-Augustin, comte de Bour-
cier, chevalier, baron de Montureux, fut brigadier
des armées du roi, colonel d'un régiment d'infan-
terie, chevalier de Saint-Louis, et décéda le 7 jan-
vier 1769, laissant postérité.
Une autre branche, celle des Bourcier de Villers,
eut pour auteur Joseph Humbert de Bourcier.
Armes : D'or, au lion de sable, tenant entre
ses pattes une épée haute, la croisie trèflée de
même.
BOURG (du)
Ancienne maison, qui compose deux branches
sorties d'une même souche et subdivisées en diffé-
rentes autres branches. Celle qu'on regarde comme
l'aînée est établie dans le Rouannais et le Viva-
rais. La seconde, qui comprend les branches de
Saillans, de Seillouse et de la Perrouze, est répan-
due en Bourgogne, en Champagne et en Langue-
doc. Toutes paraissent avoir pour auteur Bau-
douin du Bourg, chevalier, seigneur du Bourg en
Vivarais,qui vivait en 1276. Cette ancienne maison
a donné un chancelier de France et un évèque de
Rieux. Sa filiation commence à Jean du Bourg en
142"), qui eut postérité de Guygonne de Lombarde.
Elle a formé la branche des marquis de Bozas qui
eut pour auteur Emmanuel du Bourg.
La branche de Saillans éteinte à Louis du
Bourg.
La branche des seigneurs de Seillouse et de
Malauzat qui subsistait dans les enfants d'Edme-
Charles du Bourg, seigneur de Blives, etc.
La branche des seigneurs de la Perrouze qui
subsistait dans les enfants de Gabriel-Amable du
Bourg, seigneur de la Perrouze.
11 y a une famille, originaire d'Auvergne, où elle
jouissait des privilèges accordés aux nobles dans
le xme siècle, établie en Provence, qui porte les
mêmes nom et armes; apparemment que c'est une
branche de celle dont on vient de parler. Elle a
pour auteur Jean du Bourg, qui reçut en inféoda-
tion des barons de Séverat, la terre du Bac, en
1305. Il est qualifié {miles), chevalier. Elle fut
confirmée dans sa noblesse, enregistrée, le 22 dé-
cembre 1667.
Armes : D'azur, à trois bâtons ou écots d'épine
d'argent, poses en pal, 2 et 1.
Une autre famille du même nom, originaire de
la généralité d'Alençon, élection de Mortagne au
Perche, a été maintenue dans sa noblesse le
1er avril 1666.
Ses armes sont : l>'<t;ur, au chevron d'argent,
accompagné de trois sautoirs d'or, 2 en chef et
1 en pointe.
BOUSQUET (dr).
En Languedoc, famille maintenue dans sa no-
blesse par jugements rendus par M. du Gué, in-
tendant en Dauphiné, le 23 juin 1667, et M. de
Bezons, intendant en Languedoc, le 24 décembre
1668.
Le premier connu de ce nom. qui commence
la filiation suivie, est noble homme Pierre de
Bousquet, écuyer, seigneur et baron de Yerlhac,
qui rendit hommage de sa terre au roi, duquel
elle relevait en sa qualité de comte de Toulouse,
le 9 avril 1459. Il mourut en laissant postérité.
Au quatrième degré, nous remarquons François
de Bousquet, deuxième du nom, chevalier, baron
de Montlaur, seigneur de Saint-Aunes, du château
de Pin, etc., qui embrassa le parti des armes et
eut ordre du duc de Montmorency, gouverneur du
Languedoc, le 8 avril 1621, de veiller soigneuse-
ment â la conservation de son château, et d'y
mettre une garnison; il fut capitaine au régiment
de Perrault, infanterie, par commission du roi du
19 juillet 1622, et obtint de ce prince des lettres
patentes datées de Paris, le 16 août 1624, par les-
quelles « Sa Majesté, considérant les fidèles ser-
« vices que lui avaient rendus pendant les mouve-
« ments des dernières guerres civiles, François
« de Bousquet, château de Montlaur, et que son
« château, dont il avait généreusement soutenu le
« siège, avait été rasé, lui confirme de nouveau la
« permission d'ajouter à ses armes un chef d'azur,
« chargé de sept fleurs de lis d'argent. »
11 fut ensuite capitaine de cavalerie et sergent
de bataille, puis conseiller du roi, président en sa
cour des comptes, aides et finances de Montpel-
lier, par lettres de provisions du 1er août 1649, et
acte de réceptions du 7 octobre suivant; et con-
seiller d'Etat. Il fut marié : 1° par contrat du
13 octobre 1619 à Grasinde de Rignac et 2° avec
Louise de La Fare. Il laissa postérité du premier
iit.
Son fils aine, Etienne de Bousquet, deuxième
du nom, obtint des lettres patentes en forme de
Chartres, datées de Saint-Germain-en-Laye, en
décembre 1679, par lesquelles « S. M. érige la
« terre et baronnie de Montlaur, en Languedoc,
« en marquisat, en sa faveur, tant en considéra-
« tion des services qu'il lui avait rendus en Italie,
« en Flandre et en Catalogne, pendant plus de
« vingt années, que pour reconnaître encore ceux
« de son père »
Il épousa, par contrat du 13 février 1662, Marie
du Faur, dont il eut postérité.
Armes : D'or, à la croix vidée de gueules; an
— 107 —
— 108
chef d'azur, chargé de sept. /leurs de lis d'ar-
gent, 4 et 3.
Couronne de marquis.
BOUVET (de).
Voy. tome Ier, col. 556, le cimier doit être ainsi
décrit: Un cerf issant au naturel, au lieu de :
Un cerf au naturel.
BRAGELONGNE (de).
Famille considérable dans l'épée et dans la
robe, qui tire son origine, de delongne, seigneur
de Bray, dont apparemment s'est formé le nom de
Bragelongne; on le croit fils puîné de Landry,
comte de Nevers et d'Auxerre, et de Malthidede
Bourgogne-Comté. Le premier du nom qui s'é-
tablit à Paris fut Adam de Bragelongne, deuxième
du nom, écuyer, seigneur dudit bien et de Jouy,
qui gouverna les finances d'Isabeàu de Bavière,
femme de Charles VI, roi de France, et celles du
duc de Guyenne, dauphin cle France, dès 1405. Il
fut mih à mort pour la cause du Boi et de l'Etat,
comme il parait par les lettres patentes du roi
Charles VII ; il eut postérité d'Agnès de Chassa-
voine.
Cette famille a formé six branches , qui ont
fourni un président au parlement, des officiers
distingués de tous grades, des chevaliers cle Saint-
Louis et de Malte.
Armes : De gueules, a la fasce d'argent, char-
gée d'une coquille de sable, et accompagnée de
trois molettes d'éperon d'or, 2 en chef, et 1 en
pointe.
BRANCOVAN (de).
Maison valaque, connue depuis Georges Denie-
ter Bibesco, décédé le 1er juin 1873, hospodar élu
de Valaohie de décembre 1842 (confirmé par la
Porte le 2 juin 1843) au 23 juin 1848.
Ce dernier prit le nom princier de Brancovan à
la suite de son mariage avec Zoé Maurocordato,
fille adoptive du dernier prince de Brancovan et
du Saint-Empire, des Bassaraba par un fils issu
de ce mariage en 1828.
Par acte, daté de Vienne du 25 février 1800,
l'Autriche autorisa le chef de cette famille à porter
ce titre de prince valaque.
La maison Bassaraba, connue dès 1300 en la
personne de Jugomir Bassaraba, prince de Vala-
chie, avait acquis la propriété de Brancoveni, en
Boumanie, vers l'an 1600.
Elle a reçu les dignités de comte de Brancovan
(titre hongrois), Luxenbourg, 19 mai 1688, et de
prince de Brancovan et du Saint-Empire le.
30 janvier 1695, confirmé le 8 juin 1807.
Armes : D'azur, â la terrasse de sinople sur
laquelle est un chevalier entièrement velu et
armé à l'antique, monté sur uyi solipède galo-
pant d'argent, brandissant de la dextre une ëpée
nue, au sommet de laquelle est piquée une tête
de turc.
Heaume surmonté d'une couronne royale.
Lambrequins d'or et d'azur à dextre, d'argent
et de gueules à sénestre.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Brancovan (Michel- Constantin Fitrst,
Pce Bassaraba de), décédé le 15 octobre 188G.
Sœurs : 1° Peesse Anne- Elisabeth), née à
Paris le 15 novembre 1876;
2° Pcesse Catherine-Hélène, née à Paris le
30 juin 1878;
Mère : Pcesse Rachel, fille de Musurus-
Pacha, ancien ambassadeur de Turquie, à
Londres, le 28 mai 1874 mariée à Grégoire,
prince Bassaraba de Brancovan. Résidence:
84, avenue Hoche, à Paris.
BRANDE (van den).
Famille noble d'origine belge, résidant en
France.
Armes : Ecartelé; aux I et 4, d'argent frelté
de sable; aux 2 et 3, d'hermine à deux fasces
d'azur.
Devise : Spes in Deo.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Brande (Hector-Marie-Louis van den),
reconnu comme noble en France avec les
titres de messire et d' écuyer, par jugement
du tribunal de lre instance de Boulogne-sur-
Mer du 24 avril 1891 ; marié à Marguerite-'
Armande-Hervine-Marie de Meautis, dont
une fille unique: Mercedes- Yvonne-Margue-
rite, née à Boulogne-sur-Mer le 22 juillet
1884. Résidence: Paris, 14, ruedeThann;
A7ersailles (en été), 4, rue de Solférino.
BRANDT (de).
Originaire des Pays-Bas.
La filiation de cette famille remonte à Gérard
de Brandt, seigneur de la Campe, qui épousa Anne
de Vargelot, dont il eut postérité; il existait vers
1500.
Au septième degré, nous trouvons Alexandre-
François-Ignace de Brandt, chevalier, seigneur de
Marconne, Picquenhem, etc. Cornette réformé du
régiment Boyal-Cravate, il fut créé par le pape,
— 109
110 —
comte palatin, patrice romain, et chevalier de
l'Eperon d'or, à cause de l'alliance de son père
avec l'illustre maison de Tolomey, originaire d'Ita-
lie; et créé par lettres patentes du roi du mois de
mars 1758. comte de Brandt ; il épousa, par coi -
trat passé à Arras le 2 septembre 1752, Jeanne-
Catherine Mathon, dont il eut plusieurs enfants.
Armes : D'azur, à trois flammes d'argent,
passées 2 et 1.
BEAU DE SAINT-POL LIAS.
Les Saint-Pol, ancienne famille du pays albi-
geois, dont une branche était établie dans le comté
de Foix, ayant produit leurs preuves depuis 1340,
furent maintenus, en 1668, dans leurs dignités no-
biliaires. En 1780, le baron de Saint-Pol, l'arrière-
grand'père de M. de Saint-Pol Lias, assista à l'as-
semblée de la noblesse tenue à Pamiers. »
Armes : D'azur, à une épée d'argent, la pointe
en hus, la garde d'or sur laquelle est appuyé un
lion du même, armé et lampassé d'or {Histoire
des Ariégeois, par H. Duclos; ouvrage très docu-
menté en 7 vol. illustré, in-8°.)
C'est au xine siècle, en effet, qu'un Saint-Pol,
dont on retrouve plusieurs fois le nom dans les
vieilles chroniques de la croisade contre les Albi-
geois, vint guerroyer, avec Simon de Montfort,
dans le Midi de la France et s'y établit. Sa des-
cendance y posséda plusieurs baronies.
Le père du bisaïeul de M. de Saint-Pol Lias,
« Jacques de Sainl-Pol, baron de Lias, seigneur
de Goudourvielle et autres lieux », était, en 1766,
garde du corps du roi. Son grand'père (petit-fils de
ce dernier), possédait encore, en 1841, le château
et domaine de Lias, dont il vendit la terre, à cette
époque, au baron de Saillas, par acte passé en
l'étude de Me Gapelle, notaire royal à Toulouse.
Armes : D'argent, à l'arbre de sinople, accosté
de deux lions de gueules, lampassés, armés : au
chef d'azur, ait croissant d'argent accosté de
deux étoiles d'or.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Brau de Saint-Pol Lias (Marie-Fran-
çois-Xavier- Joseph- Jean-Honoré), explora-
teur, chef de missions du gouvernement,
en Extrème-Asie et en Océanie, et écrivain,
membre de la Société des gens de lettres,
né à Seix (Ariège), le 4 juillet 1840. Rési-
dence : 47. rue de Passy. à Paris.
Fils : B. de S. -P. L. (Robert- Jean- Victor).
BRÉVEDENT D'ABLON.
En Normandie. Cette famille est divisée en deux
branches principales, qui ont la même origine.
avec «les différences dans les armes, dont on trou-
vera l'explication dans le cours de cette notice.
On lit dans l'Histoire de la maison d'Har court,
par La Roque, t. IV. p. 1645, que Richard de Bré-
vedent était au nombre des écuyers employés à
la guerre en L285. On cite plusieurs personna
de ce nom qui existaient en 1289, L395 et 14Ô4,
mais la filiation peu suivie jusqu'à ce moment par
le malheur des guerres, la perte des papiers et
des titres, n'est bien prouvée que depuis Cardin
de Rrévedent, qui vivait le 2 juillet 1450 et qui
rendit cette année la foi et hommage au roi, pour
un tiers de fiefs de Haubert, fils de la vicomte
d'Auge.
A la suite des preuves qui furent faites en 1595
devant Henri IV, d'après les enquêtes et le témoi-
gnage des anciens du lieu du Pin, joignant la pa-
roisse de Rrévedent, en foi de quoi le roi Henri IV
lit délivrer les lettres de « confirmation de noblesse
très honorables pour la famille, puisqu'il est dit
qu'elle descend de la maison de Rrévedent, longue
ancienneté, noble, domiciliée en la seigneurie de
Rrévedent, joignant ledit lieu du Pin jusqu'à en-
viron cinquante- ans, que ladite seigneurie serait
sortie par échange des maisons de Jacques de
Rrévedent... que la famille dudit de Rrévedent,
des longtemps reconnue pour ses services, par les
feux rois nos prédécesseurs, et dès le règne du
feu roi, d'heureuse mémoire, Philippe-Auguste,
dit le Conquérant, mais par l'injure des temps,
guerres anglaises, et minorité de ses prédécesseurs,
partie de chartre, titres, et renseignements de sa
généalogie et extraction, serait perdue, et partie
tirée des mains de son dit père par les seigneurs
du Pin ».
Lettres patentes de confirmation de noblesse,
délivrées à Jean de Rrévedent du Roccage. Le roi
fit don à ce même Jean de Rrévedent, de 104 livres
de rente, pour le dédommager des pertes faites
par le pillage de sa maison.
La branche cadette de cette maison a fourni les
rameaux de : 1° Saint-Martin ; 2° de Sahurs et de
( ri verni.
Elle compte un lieutenant général du bailli de
Rouen en 1650, plusieurs conseillers audit parle-
ment; des officiers des armées du roi et chevalier
de Malte (1695), en la personne de Pierre-Louis de
Rrévedent. page du roi à la Petite-Ecurie en 1702
et mort cornette de cavalerie.
Son frère François fut également reçu chevalier
de Malte en 1699."
Cette branche a été confirmée dans son ancienne
noblesse en 1596 en la personne de René, sieur
de Vanicroq, l'un des douze capitaines de la ville
de Rouen.
Armes : Rrévedent du Roccage, seigneur d'A-
blon. près Pont-Audemer : D'azur, à la croix
ancrée d'or; au chef d'argent , chargé de trois
a ailles de sable.
Rrévedent de Saint-Martin et de Sahurs : D'ar-
111
L12
gent, à trois anilles de sable, au chef d'azur,
chargé de cinq besants d'or.
BROCH D'HOTELANS.
Originaire des Pays-Bas, alors province es-
pagnole, cette famille vint se fixer au commence-
ment du xvie siècle, à Vesoul, où Claude Broch
était échevin en 1536. Ses descendants se divi-
sèrent en trois branches, dont deux se sont
éteintes, l'une à Vesoul, l'autre à Dôle, vers la fin
du xvme siècle et au commencement du xix1' siècle
Elles fournirent des ecclésiastiques, des religieux,
des jurisconsultes, des officiers à l'armée, un
garde-du-corps du roi Louis XV et trois vicomtes-
mayeurs de la ville de Dôle.
Parmi les membres de la branche encore sub-
sistante, Philippe Broch, fixé à Anthume, près de
Dôle, en 1573, fut recteur de l'Université de cette
ville; en 1592, il obtint de Philippe 11, roi d'Es-
pagne, l'autorisation de tenir en fief, le 27 février
1597, et fit l'acquisition de la seigneurie d'Hote-
lans et son fief de Montrichard, an bailliage de
Dôle, les 29 mai 1600 et 17 juin 1602. Son fils Phi-
lippe Broch, seigneur d'Hotelans, docteur es droits,
avocat au parlement, se distingua au siège de
Dôle, en 1636, fut vicomte-mayeur de la ville, en
1646, et entra au souverain parlement comme
conseiller, en suite de lettres patentes données à
Bruxelles, le 10 janvier 1652. Etienne-Philippe
Broch, écuyer, seigneur d'Hotelans, docteur ès-
droits, avocat au parlement, fut vicomte-mayeur
de Dôle en 1680. Claude-Charles Broch d'Hotelans,
écuyer, seigneur dndit Hotelans, d'ivry et de
Combelle, docteur ès-droits, avocat au parlement,
fut vicomte-mayeur de Dôle en 1711.
Des membres de cette branche ont pris part aux
assemblées des Etats de la province, dans la
chambre de la noblesse, en 1654, 1657, 1658, 1662,
1666 ; en dernier-lieu, Philippe-Désire Broch d'Ho-
telans, fut nommé commissaire de la noblesse,
pour le bailliage de Dôle en 1788, et prit part à
l'assemblée de 1789.
Après la réunion de la Franche-Comte à la
France, un membre de la famille Broch d'Hote-
lans quitta sa patrie, entraîné sans doutée par
l'exemple de François-Paul de Lisola, son compa-
triote et l'ami de sa famille; il prit du service
dans les armées impériales. Cette expatriation
donna lieu à un procès et à des poursuites, dont
on trouve des traces dans les archives du minis-
tère de la Guerre à Paris, vol. 1850, octobre 1705;
volume 22'H no 55, 28 mai 1710. Les descendants
de cet émigré habitaient l'Autriche, à Brûnn, en
Moravie, et l'un d'eux exerçait récemment à
Vienne, un emploi avec le titre de hofrath (conseil-
ler de la cour). 11 y a également des familles du
nom de Broch, en Danemark, dans le Jutland, en
Norvège à Drontheim, et en Russie; mais elles
sont sans liens et sans relations avec la famille
Broch d'Hotelans.
Les alliances directes de la branche subsistante
sont :
Damedor, Descotes, Gérard de Vuillafans, Re-
cepveur, Hugon de Mercey, Jacquinot de Goux,
Yuillemeaux de Bougelier, de Froissard de Brois-
sia, Daval, de Diesbach de Torny, Delahante,
Borthou.
Armes anciennes : De gueules, à un croissant
d'argent en pointe, soutenant un brou de chêne,
arraché d'or (armoriai de, Dunod).
De gueules, à un chesne d'or, mouvant d'un
croissant d'argent. (Certificat du juge d'armes
d'Hozier, et enregistrement en date du 2i janvier
1998. Armoriai général, Gte I, n° 49. Comté de
Bourgogne.)
Armes actuelles : De gueules, au broc d'ar-
gent, attaché d'or, mouvant d'un croissant d'ar-
gent (Armoriai de Jules Gauthier, archiviste du
département du Doubs).
Devise : Fac et spera.
Les dernières armes, armoiries parlantes, sont
celles qui furent portées par Philippe Broch, con-
seiller au parlement, et présentées par lui lors de
son installation.
La branche de Dôle, éteinte, portait : De gueules
à l'arbre d'or, mouvant d'un, croissant d'argent,
accompagné, en chef, de deux étoiles d'or.
La brandie de Vesoul, également éteinte, por-
tait : De gueules, à trots gerbes d'or, posées 2 et
1. (Voir armoriai général, Franche-Comté, publié
par Henri Bouchot).
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
lû Broch d'Hotelans (Octave). Rési-
dence : château de ïhoraise (Doubs), marié
à Mlle Delahaute. dont postérité.
2° B. d'H. (Raoul). Résidence : château
de Novillars (Doubs), marié à Mlle Borthou,
dont postérité.
BROGLIE (de).
Voy., pour l'historique de cette famille, le
tome 1, col. 600 et 601.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche ducale
Broglie (Jacques- Victor- Albert de Bro-
glie, duc de), né à Paris le 13 juin 1821,
de l'Académie française, ancien ministre,
ancien sénateur. Résidences : 10, rue de Sol-
férino, à Paris, et chau de Broglie (Eure),
marié à Paris le 19 juin 1845, à Pauline-
— 113 —
Mi —
Eléonore de Galard de Brassac de Béarn,
décodée le 26 novembre 1860.
Fils : B. (Louis-Alphonse- Victor, Pce de),
né à Rome le 30 octobre 1846. Résidence :
48, rue de la Boëtie, à Paris ; marié à Paris
le 26 septembre 1871 à Pauline de la Fo-
rest d'Armaillé, dont : a) Albertine, née
à Paris le 4 décembre 1872. Résidence : 29,
rue Barbet-de-Jouy, à Paris; mariée à Paris
le 26 mai 1891, à Pierre. Mis de Luppé; b)
Maurice, né à Paris le 27 avril 1875, aspi-
rant de marine; c) Pauline, née à Paris le
5 février 1888; d) Louis, né à Dieppe le
15 août 1892.
2° B. (Eenri-A médée, Pce de), né à Paris le
8 février 1849, chef d'escadron au 30° régi-
ment d'artillerie. Résidence : 10. rue de
Solférino, à Paris ; marié, à Paris le 8 juin
1875, à Jl«r/e-Charlotte-Constance Say,
dont : a) Jacques, né à Paris le 20 décembre
1878 ; b) Robert, né à Paris le 23 novem-
bre 1881 ; c) Marguerite, née à Paris le
20 avril 1883.
3° B. (François-Marie-Albert, Pcede),në
à Paris le 16 décembre 1851, chef de batail-
lon au66erégiment d'infanterie. Résidences:
Tours, et 41, rue de la Bienfaisance, à Pa-
ris ; marié, à Paris le 12 juillet 1884, à
Jedime-Emmeline de Dampmartin, dont :
a) Jean, né à Paris le 27 janvier 1886; b)
Guillaume, né à Paris le 21 mars 1888; c)
Amédée, né à Paris le 6 mars 1891.
4° B. (Cês&r-PdLiû-Emmanuel, Pce de), né
à Paris le 22 avril 1854. Résidence : 16, rue
de Solférino, à Paris.
Branche pringière Broglie-Revel
Broglie-ReveUifewW-Louis-César-Paul,
Pco de), né à Paris le 20 avril 1852. Rési-
dence: 4. avenue Montaigne, à Paris; marié
à Paris le 20 juin 1877, à Geneviève de Gler-
mont-Tonnerre , décédée le 12 juin 1880,
dont : Auguste, né à Saint-Georges-d'Aunay,
le 22 août 1878.
Frères et sœur: 1° B. (Charles-Loms-
Antoine, Pce de), né à Paris le 18 mars
1854, ancien officier de cavalerie, religi sux
de la Grande-Chartreuse (Isère).
2°B. (Georges- Armand-Edouard, Pcede),
né à Pont-Sainte-Maxence le 13 mai 1856,
capitaine au 6e régiment de dragons, à
Evreux (Eure); marié à Paris le 24 août
1886, à Léohtine Costa de Beauregard,
dont : a) Char les- Albert, né à Evreux Le
23 juin 1887 ; b) Guy, né à Provins le 3 fé-
vrier 1889 ;
3° Louise, née à Paris le 3 décembre
1864, mariée à Paris le 7 juin 1886. à Re-
naud, marquis de Tramecourt, décédé, et,
en seconde noces, le 17 août 1895, au
marquis d'Oilliamson.
Frère du père : B. (Raymond-Ch&rles-
Amédée, Pce de), né à Saint-Georges-d'Au-
nay le 15 mai 1826. Résidence : Vaubadon,
par Balleroy (Calvados), marié à Saint-
Georges-d'Aunay le 22 janvier 1855. à
Marie-Louise de Yidard, dont : a) Joseph-
Paul-Octave-Marie, né à Paris le 11 avril
1861, père jésuite; b) Louis- Antoine-Marie,
né à Pont-Sainte-Maxence le 27 mai 1862.
Résidence : 72. rue de Varenne, à Paris;
marié à Paris le 19 août 1890. à Louise de
Montgermont, dont : 1° Madeleine, née à
Evreux le 14 juin 1891; 2° Joseph, né à
Paris le 20 mai 1892; c) Octave-Edouard-
Armand- Joseph, né à Saint-Georges-d'Au-
-nay le 13 août 1863. Résidence : Angers ;
marié à Rozières le 2 août 1893, à Jeanne
de Y ion de Gaillon; d) Augustin-p2x\-
Marie-Joseph, né à Saint-Georges-d'Aunay
le 22 novembre 1864, lieutenant au 8e régi-
ment de chasseurs à cheval, à Epinal; e)
P^mZ-Marie-Joseph, né à Saint-Georges-
d'Aunay le 12 avril 1868, jésuite, à Poi-
tiers; f) A mélie Marie- Joséphine , née à
Saint-Georges-d'Aunay le 4 janvier 1871,
religieuse de la congrégation de la Sainte-
Famille, à la Délivrande (Calvados); g)
CTmWes-Marie-Joseph, né à Saint-Georges-
d'Aunay le 25 mai 1874.
BROSSARD (de).
En Touraine. Suivant un tableau généalogique
et historique imprimé à Tours en 176(5, cette
famille est établie en France depuis 1289. Elle est
divisée en douze branches, qui toutes ont pour
auteur Antoine de Brossard, premier du nom, né
en 1289, fils naturel de Charles de France, comte
de Valois, fils puîné de Philippe le Hardi et
d'Hélène de Brossard.
Il y a tant de confusion dans la généalogie de
cette famille, qu'il n'est pas possible d>n donner
une filiation suivie et exacte. Nous nous conten-
L15 —
— 116 —
terons de dire qu'il y a une branche établie en
Normandie, dont les armes sont :
D'azur, à /rois fleurs de lis d'or, au bâton
d'argent en bande, brochant sur le tout.
Une autre en Anjou, qui porte pour armes :
De sable, à trois fleurs de lis d'or, à un bâton
de gueules en barre, brochant sur le /ouf.
Une autre en Champagne, aux environs de < Hui-
lons, qui porte :
D'azur, à une main ganlelée d'or en fasce,
qui lient sur son poing un oiseau de proie d'ar-
gent,accompagnée de trois fleurs de lis,chacune
soutenu d'uni' moucheture d'hermine d'ar-
gent.
Une autre qui réside en Bretagne et a pour
armes :
TSazur, au chevron d'argent, accompagne de
trois I leurs i/e lis d'or.
Il y a la branche des seigneurs de Brossard,
écuyers, sieurs de La Gautraye. qui porte :
D'argent, à trois fleurs de lis mi-parti d'azur
et de gueules, à/a colice degueules, brochantesur
le tout.
Les branches dispersées en Anjou et en Tou-
raine avaient pour chef N. Brossard de La
Brohanière, résidant à Parce en Anjou, et N... de
Brossard de Saint-René, qui. originaire de Filmil
au Maine, résidait à Tours. Tous les deux avaient
pour armes :
Trois fleurs de lis d'or, en champ d'azur, à
la bande d'argent, brochante sur /e /ou/.
Ces diverses armes ont été vérifiées en différents
temps par M. de Machaut, intendant d'Orléans
en lb'07.
BROSSES (de. s) ou DESBROSSES.
En Normandie, cette famille est connue dés le
commencement du xme siècle, mais sa libation
prouvée par titres ne remonte qu'à Robert des
Brosses, écuyer, seigneur dudit lieu, du Boyhyon,
et de Bastigny, qui vivait en 1374 avec Jeanne de
la Place, son épouse. Il prit à rente pour 0 livres
tournois de rente annuelle de Jean Fromont,
écuyer.le fief du Boyhyon, avec toutes ses dignités,
détaillées audit contrat; ceci est conforme à une
preuve de noblesse faite devant les commissaires
du roi, en 157(5, par Hector des Brosses, seigneur
dudit lieu et de Bastigny. Robert mourut en lais-
sant postérité.
Hector des Brosses, comme il est dit plus haut,
prouva sa noblesse devant les commissaires du
roi par titres, en remontant à Robert des Bro ises,
écuyer, et Jeanne de la Place, son épouse, les-
quels, en 1374, échangèrent Leur terre contre celle
de Bastigny. (le Robert des Brosses, comme on l'a
dit, était seigneur des Brosses et du Bayhyon, et
Hector des Brosses, descendu de lui au huitième
degré, lit déposer au greffe d'Évreux, le 8 novem-
bre 1576, sa généalogie. Il épousa, le £5 novem-
bre 1569, Isabeaudes Landes, dont il eut postérité.
Au treizième degré, nous marquons Joseph-
Nicolas des Brosses, chevalier, baron de Goulet.
Cuigny, Plainville,La Couture. Fontaine etautres
lieux, né le 30 mai 1718; il commença à servir en
qualité de cornette dans le régiment du duc de
Saint-Simon, en 1733, et fut réformé à la paix de
1737, rejoignit, au commencement de la guerre
de 1741, son régiment en la même qualité de cor-
nette; fut employé, avec des cavaliers de bonne
volonLé, dans toutes les occasions qui se présen-
tèrent, et où il donne de si belles preuves de son
courage et de son zèle, que le duc de Brissac, maré-
chal de France, le choisit pour faire son avant et
arrière-garde, avec des carabiniers de bonne vo-
lonté, destinés à faire passer 300 sacs de farine
dans le château de Fronembert; ce qui fut exécuté
heureusement, en traversant ce lieu des quartiers
ennemis et en les trouvant partout. Le baron de
Goulet y reçut une contusion, et son cheval fut
blessé. Cependant, il fit des prisonniers, qu'il
amena, et le duc de Brissac en rendit compte sur
le champ au cardinal de Fleury, qui lui fit donner
une compagnie de cavalerie dans le régiment de
Chepy en 1742. Il passa avec ce régiment en
Bavière, et servit sous les ordres du maréchal de
Maillebois. Pendant la campagne de 1743. il lit
plusieurs actions éclatantes, comme d'avoir arrêté ,
les ennemis avec 50 maîtres qui avaient culbuté la
compagnie franche de.Rombert, dans une recon-
naissance que le maréchal, comte de Saxe, fit faire
à Plane. Quelques jours après, le maréchal de
Maillebois ayant commandé tours les piquets de
l'armée, pour aller reconnaître l'ennemi, la troupe
du baron de Goulet se trouva environnée par les
ennemis, au point que ce général fut obligé de
faire pointer les canons pour dissiper les ennemis :
ce qui réussit, et le baron de Goulet les battit, y
reçut plusieurs blessures, et ramena toute sa
troupe, excepté ceux qui restèrent morts sur
place. Le maréchal de Maillebois en rendit compte
sur-le-champ au roi, et lui fit avoir la croix de
Saint-Louis en 1741, quoique n'étant pas le dernier
capitaine de son régiment. A l'affaire de Saverne,
il demanda au maréchal duc d'Harcourt des
hommes de bonne volonté pour aller en avant et
reconnaître l'ennemi qu'il vit de près débouchant
sur deux colonnes, pour aller s'emparer de Sa-
verne; et, aussitôt, il alla à toute bride à Phals-
bourg en rendre compte à ce maréchal, qui lit
rétrograder les troupes envoyées pour la défense
de cette place. Les ennemis, ayant déjà outrepassé'
la hauteur, et le long de la chaussée, le baron de
Goulet fut de bonne volonté, par ordre du géné-
ral, avertir le marquis du Chàlelet de se retirer sur
Plialsbourg. Dans cette occasion, le baron de
Goulet fut blessé et son cheval reçut deux coups
de feu. 11 ne se signala pas moins à la bataille de
Rocoux, sous les ordres du maréchal comte de
Saxe : la cavalerie étant dans l'inaction, et ayant
aperçu plusieurs fuyards de quelques bataillons,
— 117 —
118 —
il les ranima et les ramena à la charge aux bayes
de Rocouse, où il fut blessé d'un coup de biscayen
au ventre. Cette action lui attira beaucoup de
louanges de la part du maréchal, comte de Saxe.
A la bataille de Lawfeld, sous les yeux du roi, où
il commandait le second escadron de son régi-
ment, nommé alors Belfond, il y reçut d'abord un
coup de canon, qui coupa son cheval en deux, et
lui blessa les deux jambes, de façon qu'on fut
obligé sur-le-champ de couper ses bottes avec un
rasoir; et, se sentant encore assez de force pour
faire son devoir, il se lit mettre par quatre cava-
liers sur un autre cheval, mena son escadron à la
charge, battit l'ennemi, et resta chargé du comman-
dement du régiment, les autres officiers ayant
■été tués ou mis hors de combat. Il y reçut encore
un coup de sabre, qui lui partagea presque la
figure en deux jusqu'au gosier, dont il portait
la cicatrice, un sur la tête et un coup de pistolet.
Dans cet état,il eut l'honneur d'aller présenter au roi
un étendard des ennemis, qu'il avait pris ; mais
les forces lui manquant aux pieds de Sa Majesté,
on fut obligé de l'enlever. Sa Majesté, en recon-
naissance de tant de bravoure, le fit lieutenant-
colonel avec une pension. Heureusement guéri de
toutes ses blessures, dont il portaitles marques, il
n'a pas moins fait paraître de courage et de zèle
dans la dernière guerre, à toutes les affaires où i!
s'est trouvé ; comme à la bataille de Grevelt et à
celle de Lutzelberg, sous les ordres de M. de Ghe-
vert, où il a combattu avec le même succès. A
cette dernière affaire, il fut démonté deux fois et
ses chevaux blessés sous lui, et reçut un coup de
biscayen à l'épaule : l'escadron qu'il commandait
prit deux pièces de canons. Il s'est trouvé à plu-
sieurs autres petites actions, dans le détail des-
quelles nous n'entrerons pas, a senti les effets de
toutes les armes dont on se sert à la guerre et avait
sur son corps les marques de quinze différentes
blessures. Le baron de Goulet eut l'agrément du
régiment île Fleury, cavalerie; mais il aima mieux
rester lieutenant-colonel du régiment de Char-
tres, cavalerie, ci-devant Belfond, à la tète duquel
il avait donné tant de marques de son courage et
de sa valeur, ayant été fait brigadier le 20 février
1761. 11 était maréchal de camp depuis la promo-
tion du 20 avril 1768, et il épousa, par contrat du
10 octobre 1740, Marie-Catherine- Jeanne Cureau,
veuve de Jacques-Bernard de Coëtferel, dont il
eut postérité.
Les titres de cette ancienne noblesse ont été pré-
sentés à M. de Baujon, généalogistes des ordres
du roi, et étaient, en 1772, entre les mains de M. Che-
rin, successeur de M. de Baujon en cet office.
Armes: D'argent, au lion de sable, armé et
lampassé de gueules.
BRUN (de).
Provence. Famille originaire de Castellane, où
elle était comptée parmi les maisous nobles dans
le xive siècle.
Fou cou de Brun est celui par lequel on com-
mence à avoir les papiers en règle. Il était capi-
taine de cuirassiers sous le roi Henri II et fut tué
au premier siège de la ville d'Amiens en combat-
tant à la tête de son régiment. Il laissa deux fils :
Jean, qui continua la descendance de la branche
aînée, et Sébastien, qui fut la tige des seigneurs de
Boades. De cette seconde branche en est issue une
troisième qui a pour auteur Jacques de Brun,
chevaiier, seigneur de Favas, à qui son père légua
une somme de 31,000 livres, épousa, par contrat du
5 février 1603, Marguerite de Rafaëlis-Broves-de-
Tourtour, dont il eut plusieurs enfants.
Cette famille a fourni plusieurs officiers distin-
gués et des chevaliers de Saint-Louis. Elle a été
plusieurs fois maintenue dans sa noblesse : la
première, en 1608, par les commissaires députés
du roi, et, en 1609 et 170-3, par arrêt de l'intendant
de la province; l'aïeul du conseiller de Boades et
son frère Jacques de Brun de Favas furent déchar-
gés de la taxe prononcée contre les usurpateurs du
titre de noblesse, et de celle de francs-fiefs.
Armes : D'azur, à la hache d'armes d'argent,
emmanchée d'or.
La branche de Castellane portait :
Parti : au 1, de Brun; au 2 de gueules, à un
château ouvert, crénelé et sommé de trois tours
d'or, maçonnées de sable, qui est de Castellane.
BRUNEEL.
La famille Bruneel, qui est fixée en France, est
originaire des Flandres. Elle a conservé sa natio-
nalité belge malgré sa résidence à Paris.
En 1507, Pierre Bruneel contracta mariage avec
très noble dame Jacqueline, baronne van Calden,
à Ardoye en Flandres.
Jean Bruneel, arrière-grand-père du comte
Bruneel actuel, quitta le premier cette ville.
Une branche d'ailleurs habite encore la Bel-
gique, où le père du comte Bruneel actuel était
lui-même chevalier de l'Ordre du roi Léopold et
porté sur la liste des éligibles, comme sénateur du
royaume.
Les Bruneel contractèrent des alliances directes
avec les La Perre de Roo, les de Gheus d'Elzen-
valle , de Caigny , de Meulenaer, van den
Bergh, etc.; ils sont encore apparentés aux nobles
familles de Grainger, van den Brande, de Roo, de
Zuylen, de Négri, de Bocoinghe, de Pralormo,
délia Torre, d'Ogimont, de la Serna, de Terline,
de Vilmarest, de Croix, etc., etc.
Le très réverendissime Bonaventure Bruneel,
fondateur de l'Ordre des Franciscains en Belgique
après la révolution, appartient à cette famille et
c'est pour illustrer sa sainte mémoire que le
Saint-Siège conféra le titre de comte.
Alliances : La Perre de Roo, de Gheus d'Elzen-
valle, de Caigny, van den Bergh , de Meule-
naer, etc., etc. Parentés maternelles avec les de
— 119 -
— 120
Roo, de Grainger, van <len Brande, van Zuvlen,
de Négri, Coppieters, de La Croix d'Ogimont, Le
Fevère de 'l'en Hove, van Goethem, de Vilmarest,
Maquart de Terline, de La Serna, de Vadicourt,
de Bœsinghe, délia Torre, de Pralormo, etc.
Armes : U argent, au lion de gueules.
Consulter : le Nobiliaire des Pays- lias, l'Armo-
rialgénéral de Riesstap, les Archives d'Ardoye et
la Chancellerie romaine.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Bruneel ( Alltert-Victor-Constant-Marie,
Gtej. Résidence
Paris.
11, avenue de Ségur, a
BUISSON DE COURSON DE CRIS-
TOL (du).
Voij. le tome I et rectifiez comme suit :
lo Colonne 625, ligne 9 : Gravas, lire : Gavrus.
2" Colonne 625. ligne 23 : Le Maistre d'Echauf-
îon, lire Le Maistre d'Echauffow.
3° Colonne 625, ligne 26 : de Salles de Préval-
lon, lire : de Scelles de Prévallon.
'i" Colonne 625, ligne 28 : de Billeheust cVArgen-
son, lire : de Billeheust d'Argenton.
Omission d'une ligne entière à la ligne 50 de la
même page 625, omission qui rend la phrase inin-
telligible. On lit en effet que Tanneguy du Buis-
son « fut conseiller à la table X. de Courson, etc. »,
ce qui n'a aucun sens ; qu'il faut rétablir comme
suit : « que Tanneguy du Buisson fut conseiller à
«la Table x de marbre (amirauté et Eaux et
« Forêts) de Rouen : que Pierre du Buisson, sieur
« rfeX. Courson fut intendant, etc. »
BUSSEUL {de).
Maison illustre dès le règne de l'empereur Othon
et de Hugues Capet, ainsi qu'il ressort des cartu-
laires des prieurés de Paray et de Marcigny et
qu'il est rappelé dans les lettres patentes d'érec-
tion de St-Sernin en Maçonnais en comté de
Vauban (avril 1725) en faveur d'Antoine Le Prêtre
de Vauban, mari d'Anne-Henriette de Busseul,
héritière du comté de St-Sernin.
Au \'' siècle, les Busseul étaient établis en Cha-
rolais où César de Busseul, ambassadeur de l'em-
pereur Othon auprès du duc de Bourgogne, possé-
dait les terres de Vervicon et de Moulins sur
l'Arconce. Le dossier Chérin concernant la mai-
son de Busseul et déposé ù la bibliothèque natio-
nale de Paris, département des manuscrits, re-
monte à Geoffroy de Busseul, chevalier, vivant
en 1281, mais une note du même Chérin, insérée
en tète de la généalogie de Busseul. possédée par
la famille, témoigne que des titres tirés du l'abbaye
de Cluny établissent l'existence et l'illustration du
nom il i Busseul depuis 1039 et la qualité de che-
valier attribué dès lors aux membres de cette
maison. Les titres des cartulaires de Marcigny
remontent encore plus haut.
Les Busseul ont joui d'une grande faveur à la
cour des ducs de Bourgogne. Guy de Busseul por-
tait la bannière du comte de Nevers à la bataille
de Nicopolis en 1396, deux autres Busseul périrent
à Nancy en 1477 aux côtés de Charles le Témé-
raire.
Pendant tout le xivc et le xve siècle, on les voit
nombreux occuper les premières charges auprès de
ces princes, entre autres celles d'écuyer, de cham-
bellan, de premier écuyer tranchant, d'échanson,
de premier maître d'hôtel, de capitaine châtelain,
de bailli du Maçonnais, d'Autun et de Montcenis,
de membre du conseil permanent de Bourgogne et
de gouverneur du Charollais. Le portrait de Mar-
guerite de Busseul, dame de Thyard et de Bissy.
qui périt pendant les guerres de religion en défen-
dant la place de Verdun-sur-Saône, est au musée
de Versailles parmi ceux des héroïnes. Les Busseul
ont fourni des chevaliers de Saint-Jean de Jérusa-
lem, de Malte, de l'ordre du roi, des chanoines
comtes de Lyon et de Saint-Pierre de Mâcon, un
page de la reine Anne d'Autriche, une demoiselle
d'honneur de la princesse de Conti, des officiers
généraux chevaliers de Saint-Louis et comman-
deur de l'ordre de Saint-Louis, etc. Ils ont eu les
titres de baron et de comte, possédé des fiefs nom-
breux et considérables et contracté des alliances
avec les premières maisons de Bourgogne et de
France, entre autres avec celles de Clugny,
d'Amanzé, de Gorrevod, ducs de Pont-d'Ain,
princes du Saint-Empire, de Thyard, de Babutin,
Palatin de Dyo, de Digoine, de Choiseul de Traves,
de Véré, princes du Saint-Empire, etc.
Antonin-Louis, vicomte de Busseul, lieutenant
général des armées du roi en 1814, commandeur
de l'ordre de Saint- Louis, officier de la Légion
d'honneur, décédé à Paray-le-Monial en 1851, eut
pour fils Antoine-Henri, comte de Busseul, colonel
de cavalerie qui donna sa démission en 1830, âgé
seulement de quarante-deux ans, il mourut en 1842
au château de Saint-Christophe enBrionnais, lais-
sant six filles : les comtesses Onfroy de Verez, de
Monspey, Alfred et Sylvain de Laforest-Divonne
et les baronnes Amédée et Albert de Fournas et un
fils Antoine-Olivier, comte de Busseul, chevalier
de Malte, lieutenant, de 1842 à 1844, au 4e régiment
de chevau-légers, dit de Windischgraetz en Au-
triche; il mourut au château de Pouzzols (Aude)
en 1877 De son second mariage avec Thérèse de
Kellersperg, sœur du baron Ernest de Kellersperg,
gouverneur civil de Milan, puis de la Bohème, il
eut trois filles dont une seule subsiste, Marguerite
de Busseul , chanoinesse du chapitre noble de
Brunn en Moravie et qui réside à Gratz (Styrie).
Antoine-Henri, comte de Busseul, né en Au-
trichë en L847, du premier mariage d'Antoine-
Olivier, comte de Busseul, avec Marie de Buchs-
mann, lieutenant de hussards hongrois, officier de
honwed, a donné sa démission et a épousé Bertha
— 121 —
122
de Baïir. Us habitent en Transylvanie près d'Her-
manstadt, et ont deux enfants : un fils Raoul de
Busseul né en 1876 et une fille Céline de Busseul.
Les archives, très anciennes et très complètes de
la maison de Busseul, sont entre les mains du
comte Henri de Busseul. 'On peut consulter : Saint-
Julien de Baleurre (Lyon 1558), les archives de
Marcigny, Paray-le-Monial et Gluny, le journal
de Philippe-le-Bon, le Laboureur, Courte-Lpée, le
Cartulaire du chapitre de Saint-Pierre de Mâcon,
les Tablettes historiques de Bourgogne pour l'an-
née 1750, page 52, etc., et pour l'année 1756, p. 21.
Armes : Fascè d'or et de sable de six pièces qui
sont les armes de Saxe ancien ; au canton dexlre
à V aigle éployée de sable qui est de l'empire.
Devise : Dieu et mon Busseul.
Supports : Deux dragons d'or armés et lam-
passés de gueules.
Cimier: Un casque d'argent à onze grilles
d'or posé de front et surmonté d'une couronne
de comte; au-dessus de la couronne, une co-
lombe éployée d'argent.
BUYSSON {du).
Voy. le tome I, col. 037 et suivantes.
Grand'Mères maternelles des représentants
ACTUELS :
De BonnevaL 1824; de Laferté-Meung, 1780; de
Monestay-( lhazeron, 1740 ; Lebergue-d'Ambly,
L694; de Burgues de Missiessy, 1661; Millet de
Boisgarnier, 1615; de Lingendes, 1577 ; Le Fran-
çois de Fognat,1534; Moriat de la Balancière,
1496; de Vertolaye, 1445; Atlion de St-Floret,
14°0 ; Aubert du Cros, L396 ; de la Faye, 1367 ; de
Chazeron, 1328; de Carbonnières, 1302; de May-
mont-d'Oliergues, 1277; de Saillans, 1236; de
Brossadol, 1211; de Cassanhes (Cassagne-Beau-
fort-Miramont), 1180; de Solages, 1152 ; et de Sévé-
rac, 1120, dont on a les contrats.
Titres et ouvrages à consulter: Preuves des
francs fiefs de 1444, aux archives du Capitule de
Toulouse où la filiation remonte à 1120; Preuves
de maintenues de 1635 à 1708, aux archives de
Moulins, remontant à 1319; d'Hozier, Armoriai
général et carrés, n° 141, de la Bibliothèque na-
tionale; St-Allais, II, 190;Lachénaye, IV, i83 : de
Barrau, II, 209: Bouillet, 1,357; de Magny, I,
129.
CANTILLONDE BALLYHIGUE.DE
LACOUTURE ET DE TRAMONT (de).
Cette maison, très ancienne, est originaire de
Normandie. Le premier gentilhomme de cette
famille, dont il soit fait mention dans les chro-
niques du xie siècle et notamment dans celle
de Branton, est Henry de Gantillon, seigneur de
Canteleu. Il suivit son souverain, Guillaume, duc
de Normandie, à la conquête de l'Angleterre et
commandait l'un des vaisseaux qui transportèrent
l'armée de Guillaume. Blessé près du duc à la
bataille d'Hastings (1066). il reçut une terre dans
le comté de Devon, à laquelle il donna le nom
de Gantelon, d'où est venu plus tard par corrup-
tion celui de Gantelupe.
On trouve dans l'histoire de Normandie qu'au
nombre des gentilshommes qui accompagnèrent
Robert II, duc de Normandie, en Palestine, étaient
les nobles seigneurs Guillaume, Robert et Fouc-
ques de Cantelon.
Guillaume de Gantillon, chevalier et arrière-pe-
tit-fils de Henry, fut du nombre des guerriers qui
passèrent en Irlande en 1169, sous la conduite du
fameux comte de Pembrocke. Ses enfants s'éta-
blirent dans la province de Munster où l'un d'eux
fit construire le château de Ballyhigue. près de
la baie de ce nom. (Hist. du comte de Kerry, par
Smith, imprimée en 175U, p. 210). Cette vaste pro-
priété seigneuriale appartient aujourd'hui à la fa-
mille Creshé.
La famille de Gantillon fut une de celles qui don-
nèrent les plus grandes marques de dévouement
aux Stuart et à la religion catholique. Cette fidélité
fut la cause de sa ruine et de sa dispersion. Plu-
sieurs de ses membres furent réduits sur la terre
étrangère à un état voisin de la pauvreté. Mais
ils n'oublièrent jamais, sur les champs de bataille,
cette noble et glorieuse devise de leurs armes :
Fortis in bello.
Des Cantillon s'allièrent aux plus illustres mai-
sons, telles que celles des Siuart, des Fitz-Gérald,
des O'Brien, derniers rois d'Irlande, des Pégett,
des Mac-Mahon, des O'Sullivan, des Seymour, des
Perceval, des comtes de Beilheley, des comtes de
Stalford-Howard, des comtes Maxwell-Farnham,
des vicomtes Southwell, des O'Gonnell, des comtes
de Bray (Picardie), des marquis de Foucault, Ver-
dillac, des marquis de Grave, des comtes Du
Plessis de Grenedan, des marquis de Glervaux,
des marquis de Ruffo-Bonneval, etc.
La généalogie de la maison de Gantillon, fixée
en Irlande dans le courant du xii« siècle, est au-
thentiquement établie depuis Roger de Gantillon,
chevalier, sixième baron de Ballyhigue, seigneur
de Castle-Bronn, de Balmoral de Gandaylin, etc.,
qui épousa, en 1556, Elisabeth Stuart, de la mai-
son royale d'Ecosse.
Vers le milieu du xvii0 siècle, Charles de Can-
tillon passe en France à la suite des Stuart. Il
achète dans la Marche limousine une propriété,
Las Couturas; c'est de là que la branche cadette
a pris le nom de Cantillon de Lacouture. En
173N, cette branche cadette s'est encore subdi-
visée et a formé la branche de Cantillon de Tra-
mont.
125
— 126 -
Armes : D'azur, au lion rampant d'or, accosté
de deux flèches tombantes de même, empennées
d'argent.
L'écu timbré d'un casque de chevalier, surmonté
d'une couronne de baron anglais.
Cimier : Un dextrochère, armé d'une flèche
d'or empennée d'argent.
Devise (donnée par Guillaume le Conquérant à
Henry de Cantillon, après la bataille de Hastings
(Hj) : Fortis in bello.
(les armes se trouvent dans une des salles du
château de Dublin.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Cantillon de Ballyhigue (Bon de).
2° Cantillon de Lacouture (Georges
de), lieutenant au 15e dragons, à Libourne.
3° C. de L. (Henry de). Résidence:
château de la Roquette, par Le Muy i Var).
4° Cantillon de Tramont (Charles de).
Résidence: Gieux (Haute-Vienne).
CHABANNE3 DE LA PALICE (de).
Quatre mémoires, imprimés en 1759 sur cette
maison, disent que Chabannes, Chabannois et
Chabanées sont le même nom, qu'il n'y a de
différence qu'une simple inflexion de voix de plus
ou de moins, parce que la prononciation du mot
a changé.
Cette maison ne remonte, dans le P. Anselme,
qu'à Robert de Chabannes; mais, d'anciens titres,
vérifiés par le généalogiste des ordres du roi,
en 17bl, font connaître :
Eschivat de Chabannes , ou Chabanées , qui
épousa, vers 1170, Matebrune de Ventadour. De-
puis- ce mariage, cette branche de la maison de
Chabajines demeura fixée aux environs de Venta-
dour et de Charlus-le-Pailloux, qui en dépendait,
dans le Bas-Limousin.
Un de ses descendants au onzième degré, Jac-
ques de Chabannes, deuxième du nom, chevalier
de l'ordre du roi, si connu dans l'histoire sous le
nom de maréchal de la Palisse, fut gouverneur et
lieutenant général pour le roi en Bourbonnais,
Auvergne, Forez, Beaujolais, Dombes et Lyon-
nais. 11 se rendit recommandable dans toutes les
guerres d'Italie de son temps, suivit le roi'
Charles VIII à la conquête du royaume de Naples,
en 1495 ; servit aussi le roi Louis XII. en 1500. au
recouvrement du duché de .Milan, et à la pr se
de plusieurs places dans l'Abruzze et la Pouille;
demeura prisonnier du duc de Terranova à la
défense de la ville de Rouvre, en 1502; combattit,
en 1503, à la bataille de Cerignoles se trouva, en
1506, à la prise de Bologne, et, en 1507. à celle de
Gênes, où il fut blessé; et se comporta généreuse-
ment à la bataille d'Agnadel donnée en 1509, et à
la prise de Padoue faite par l'empereur sur les
Vénitiens. Le roi le fit capitaine de 500 hommes
d'armes et le pourvut de la charge de grand-
maitre à la place de feu seigneur de Chauniont ; il
lui donna encore le gouvernement du duché de
Milan, après la célèbre journée de Ravennes, au
gain de la bataille de laquelle il contribua beau-
coup et demeura prisonnier à celle des Eperons
en 1513, après s'être comporté en grand capitaine.
Il se démit, en 1515, de la charge de grand-maître.
au lieu de laquelle il fut créé maréchal de France:
continua ses services en Italie, et se trouva à la
prise de Villefrancheet à la bataille de Marignan
la même année; se rendit à Calais, en 1521, pour
traiter de la paix avec les députés de l'empereur,
et, n'ayant rien conclu, il retourna en Italie ; com-
manda le corps d'armée au combat de la Bicoque,
en 1522; passa sur les frontières d'Espagne où il
secourut Fontarabie ; obligea le connétable de
Bourbon à lever le siège qu'il avait mis devant
Marseille, en 1523, et finit glorieusement ses jours
à la bataille de Pavie, le 24 février 1525. C'est
ainsi, dit Brantôme, que mourut cet honorable
seigneur. Il épousa : 1° en 1493, Jeanne de Mont-
berois; et 2° par contrat du 20 février 1513, Marie
de Melun-Epinoy. Il n'eut qu'un 111s du second lit,
Charles de Chabannes, tué en 1552, au siège de
Metz, sous Henri II, ne laissant qu'un fils, An-
toine, mort le dernier de sa branche.
Gilbert de Chabannes, seigneur de Curton,
second fils de Jacques, premier du nom (grand-
père du maréchal), forma la branche des seigneurs
de Curton. Son petit-fils, Joachin de Chabannes,
fut chevalier d'honneur de la reine Catherine de
Médicis, de laquelle il était parent par Françoise
delà Tour-d' Auvergne, son aïeule. Il fut capitaine
d'une compagnie de50 hommes d'armes des ordon-
nances et obtint, du roi Henri II, l'érection de la
terre de Roche-fort, située en Auvergne, en comté,
par lettres données à Paris au mois d'octobre 1556,
enregistrées au parlement le 20 mai 1557. Voici la
teneur de ces lettres : « Ayant vu à l'oeil et reconnu
par effet les grands, vertueux et recommandables
services que notre très aimé et féal cousin Joachiin
de Chabannes, chevalier de notre ordre et d'hon-
neur de notre très dure et aimée compagne la
reine, baron de Curton <j.t R ochefort, en Auvergne,
créons et érigeons, et élevons par les présentes, en
dignités, titres, noms et prééminences de comté,
pour dorénavant audit titre et nom de comte de
Rochefort, en jouir et user pleinement, paisible-
ment et perpétuellement par ledil Chabannes, ses
hoirs, successeurs, et ayants cause, tant mâles
que femelles; voul »ns et nous plait, que lui et ses
successeurs soient tenus, censés, réputés et appe-
lés comtes du lit comté de Rochefort, etc. »
De cette maison sont sorties Les branches :
1° Des seigneurs de Saignes :
2° Des seigneurs de Nozerolles;
3° Des seigneurs de Mariol:
4" Des seigneurs de Verger ;
— 127 —
— 128
5° Des seigneurs de Trucy ;
6° Des comtes de Pionsat.
Cette branche a pour auteur Gabriel de Cha-
bannes, dernier lils de Joachim, seigneur de
Curton. Il est qualifié gentilhomme ordinaire de
la chambre du roi. et premier échanson de la
reine, dans le partage qu'il lit, le 11 octobre 1581,
de la succession de ses père et mère. Il prenait
aussi la qualité de chevalier de l'ordre du roi.
Son arrière-petit-fils, Gilbert, deuxième du nom,
dit le marquis de Chabannes, etc., né le 16 juillet
1646, fut d'abord capitaine dans le régiment de
Navarre en 1669, lieutenant-colonel du même
régiment à la bataille d'Hochstedt en 1704, colonel
au mois d'avril 1706, puis brigadier des armées
du roi, gouverneur de l'île et citadelle d'Oléron en
janvier 1709. Il fut un des grands capitaines de
son temps. M. le duc de Bourgogne l'honora de
ses bontés. Il servit plus de cinquante ans et con-
tribua au gain de la bataille de Spierbach, en
octobre 1703, par un mouvement qu'il lit faire à
la brigade de Navarre, qu'il commandait, d'où est
venu : A moi Navarre; ce fut son expression. Il
ne se distingua pas moins à la bataille d'Hochs-
tedt en 1704, car, ne voulant jamais consentir à la
capitulation de Belheim, où 26 bataillons et 4 ré-
giments de dragons, qu'on avait laissés dans le
village, furent pris et enveloppés, il tit brûler les
drapeaux du régiment de Navarre, et obtint qu'il
sortirait avec une certaine quantité d'armes et de
fusils. Il mourut le 20 avril 1720.
Son petit-fils, Jean-Baptiste de Chabannes, né
le 3 octobre 1714, comte de Pionsat et de Belabre,
comte d'Apchon, premier baron d'Auvergne, fut
marquis de la Palisse (par substitution et dona-
tion du feu comte de Chabannes, son oncle), cor-
nette des mousquetaires noirs en mars 1740, bri-
gadier des armées le 20 mars 1747. Enseigne en
1752, sous-lieutenant en 1754. et ensuite maréchal
de camp le Ie1' mars 1758; s'est trouvé en Italie
aux batailles de Panne et de Guastalla ; en Alle-
magne, à celle de Dettingen, en 1743, où il fut
blessé d'un coup de fusil à la jambe; et en Flan-
dre, à celle de Bocoux, en 1746. Il servit encore
trente ans et épousa, le 8 mars 1743, Marie-Olive
Bernard de Coubert.
On compte encore une septième branche, celle
des seigneurs de Chamiane, issue de la précédente
et ayant pour auteur Thomas, frère de Gilbert,
deuxième du nom ; et une huitième, celle des
comtes de Dammartin, issue de la première bran-
che ayant pour auteur Antoine de Chabannes,
comte de Dammartin, grand-maître de France,
troisième fils de Bobert, seigneur de Charlus,
branche éteinte à la mort de Jean de Chabannes,
son fils, qui ne laissa que trois tilles qui ont
porté dans les maisons où elles sont entrées les
grands fiefs de cette branche, comme le comté
de Dammartin, et nommément la terre de Saint-
Fargeau dans la branche de Bourbon Montpen-
sier.
La branche ainée des seigneurs de Curton a
toujours conservé jusqu'à présent les anciennes
terres patrimoniales, commeCurton, Saint-Angeau,
Bochefort et Madic, en Auvergne.
Les rois Louis XI, Charles VIII, Louis XII,
François Ie1', Henri II, Charles IX, François II et
Henri III, ont honoré du titre de cousin les sei-
gneurs de Chabannes. Us comptent des chevaliers
de tous ordres : Saint-Louis, Saint-Lazare et de
Malte.
Il y a de la maison de Chabannes des bâtards
légitimés, dans le Quercy et l'Auvergne, qui ont
fait de fort bonnes alliances et avec des maisons
distinguées, mais qui ne sont que des bâtards re-
connus.
Armes : De gueules, à un lion d'hermines, ar-
mé, lampassé et couronné d'or.
CHALÉON (de).
Just] de Chaléon , origi-
naire du Boyannais, célèbre
avocat au parlement de Gre-
noble, fut anobli en 1665.
Laurent de Chaléon, sei-
gneurde Saint-Bomand, con-
seiller au parlement de Gre-
noble en 1680, qui épousa
Marguerite de Chambrier
de l'Isle et fut père de :
Jean-Baptiste, de Chaléon
de Chambrier, baron de Châ-
teauneuf de l'Albenc; con-
seiller au parlement de Gre-
noble en 1740, marié à Marguerite de Bardon-
neuche ;
Ennemond-Jean-Baptiste de Chaléon de l'Al-
benc était également conseiller à la même cour
en 1783 ;
César-Bacon de Chaléon de Chambrier, con-
seiller au parlement, fut nommé député de la
noblesse aux Etats généraux en 1788.
Ce dernier eut deux fils qui ont laissé de nom-
breux représentants :
1° Laurent-Bacon de Chaléon, qui a une fille
mariée au baron de Montravel et un fils César-
Bacon de Chaléon, qui, élève de l'école des Cadets
de Turin, devient chef d'escadron aux chevau-
légers de Savoie, est fait comte romain et démis-
sionne à la mort de son père. Meurt lui-même en
1870 sans enfant.
2" Félix-Marc de Chaléon, grand propriétaire du
château et des terres de Prébois, laisse de nom-
breux représentants mort sans enfant, sauf Louis-
Ennemond de Chaléon . qui épousa Céline de
Lachaud. Meurt en 1859, en laissant plusieurs re-
présentants dont deux seulement encore vivants :
1° Félix-Louis-Bacon de Chaléon, chef d'esca-
dron de cavalerie, officier de la Légion d'honneur
et du Nicham Iftikar, marié à Marie de Belcastel;
2° Albert-Bal thazar de Chaléon, ancien magis-
trat démissionnaire.
— 129 —
130
Armes : D'azur, à la bande d'argent, chargée
d'un lionceau de gueules.
CHAMBON (de).
Cette famille a été maintenue dans sa noblesse
par jugement de M. de Lamoignon, intendant du
Languedoc, rendu à Montpellier le 6 juillet 1700,
sur des titres qui justifient que :
Jacques de Ghambon, issu d'un puîné en Auver-
gne, juge au tribunal de Viviers, fut pourvu de
l'office de général des monnoies en la province de
Languedoc et de Guyenne, de résidence à Tou-
louse, le 21 juillet 1546. Il a épousé en premières
noces noble demoiselle Marguerite Dumène du
Perrier, et, en secondes noces, demoiselle Anna
de Gassaing, laquelle lui apporta en dot le do-
maine du Bourg-Saint-Bernard. Du premier ma-
riage avec Marguerite du Perrier, veuve de noble
Vibret, est issu noble Simon de Ghambon, aussi
général des monnoies, marié à noble dame Marie
de Ferrier, fille d'Antoine de Ferrier, conseiller à
la cour du parlement de Toulouse. Les biens de
M. Simon de Ghambon étaient situés au lieu de
Layrac, Môntrouget, Mirepoix et dans le vicomte
de Villemur : il désire être enterré à Toulouse au
couvent des Augustins, où sont les tombeaux de
ses père et mère.
Simon de Ghambon a laissé quatre enfants de
son mariage avec demoiselle de Ferrier, sa femme,
savoir :
i° Pierre de Ghambon, aussi général des mon-
noies, a épousé Marguerite de Chante, de laquelle
il a eu François de Ghambon, né le 3 août 1632,
coseigneur de Lauzerville, marié le 31 mars 1668
avec demoiselle Antoinette de Barthe, mort sans
postérité; il a substitué son hérédité à noble Jean
de Laforcade, son neveu, fils de noble Abraham
de Laforcade et de dame Marie de Ghambon ;
2° Autre Pierre de Ghambon, mort sans pos-
térité :
3° Marie de Ghambon, fille de Simon, mariée à
noble Bernard de Laùtrec, sieur de Labatut, et
en secondes noces à noble Durand, sieur de la No-
garède-; elle possédait un domaine à Glaverie,
près Mirepoix, qu'elle a donné au couvent des jé-
suites de Pamiers ;
4° Jean de Ghambon, quatrième enfant de Simon
et de dame Marie de Ferrier, s'est marié le 14 juin
1610 avec Marguerite de Gauléjac, et, le 9 décem-
bre 1625 avec Marguerite d'Adhémar de Cransac,
du lieu de Fronton ; de cette dernière, il a eu
Pierre de Ghambon, né à Layrac le 22 août 1629,
sieur de la Générale, lequel a épousé, le 17 août
1660, Marie de Bamondy, fille de noble Ber-
nard de Ramondy Gayrou et de clame Anne de
Puylaurent.
De ce mariage est issu Jean-Bernard de Gham-
bon, né à Layrac le 8 septembre 1661, a servi
vingt ans comme officier dans le régiment royal
d'artillerie ; il s'est établi au Bourg-Saint-Bernard
et a épousé Marguerite de Pydemarc, du lieu
Tome II.
de Cuq-Toulza, de laquelle il a eu des enfants.
Gabrielle de Ghambon, fille de Pierre de Gham-
bon et de Marie de Ramondy-Gayrou, a épousé
Jean deBouscatel, écuyer, lieutenant au régiment
de Mirabeau.
Nicolas de Ghambon, autre fils de Pierre de
Chambon et de dame Marie de Ramondy, marié à
noble Catherine d'Aldeguier, du lieu de Saussens.
"Jeanne de Ghambon, aussi fille de Pierre de
Chambon et de dame Ramondy-Gayrou, mariée
le 28 octobre 1663, à noble Jacques de Faiguière.
Jean-Jacques de Ghambon, fils de noble Jean-
Bernard de Ghambon et de dame Marie de Pyde-
marc, né à Boudigoux le 11 février 1715, a été
maintenu noble par arrêt du parlement de Tou-
louse du 21 mars 1745, et d'habitant du Bourg-
Saint Bernard, avec le droit de chasser seul ou en
compagnie. Marié en premières noces avec demoi-
selle Suzanne de Pydemarc, sa cousine, et en se-
condes noces à demoiselle Jeanne de Cousin, fille
de noble de Cousin et de dame Marie d'Escorne-
bœuf de Saint-Sulpice de Lapointe. De son pre-
mier mariage avec demoiselle Suzanne de Pyde-
marc est né, en février 1747, au Bourg-Saint-
Bernard :
1° Noble Jean-Pierre de Chambon, ancien offi-
cier au régiment d'Eu, infanterie; il s'est marié le
1er septembre 1778 à dame Marguerite Serin de
Puylaurens, fille de Jean-Pierre Serin, avocat au
Parlement, et de dame Raymonde Lacroix;
2° Louise de Ghambon, née le 21 juin 1750,
mariée à noble Belot de Terrable, dont il est parlé
plus loin.
Nicolas de Ghambon, fils second de Jean-Ber-
nard de Chambon et de Marie de Pydemarc, né le
3 novembre 1717 à Boudigoux, a hérité du bien
du Bourg-Saint-Bernard, a servi cinquante ans,
en qualité d'officier d'artillerie, y est devenu ca-
pitaine, commandant et chevalier de Saint-Louis.
Mort au Bourg-Saint-Bernard, le 30 décembre 1806,
sans être marié.
Joseph de Chambon, fils de Pierre de Chambon,
sieur de la Générale et de dame Marguerite-Ba-
mondy-Cayrou, né le 7 juillet 1670, à Layrac,
diocèse de Montauban, a servi pendant trente-qua-
tre ans comme officier d'artillerie. Mort major
commandant de la ville de la Fère, en Picardie,
le 8 octobre 1744; marié à Jeanne de Gavage en
premières noces et en second mariage à demoi-
selle Catherine de Madière, de cette dernière il a
eu plusieurs enfants :
1« Noble Marie-Françoise de Chambon, née le
14 février 1713 à Saint-Thibéry, diocèse d'Agde.
Religieuse cordelière de Saint-Quentin ;
2» Charles-Louis de Chambon, né le 15 janvier
1715 à Douay en Flandre ; mort sans postérité;
3° Charles-François de Chambon, né le 16 octo-
bre 1718 à la Fère en Picardie, officier d'artillerie,
mort en 1775 sans postérité à l'Isle de Rioberbice,
appartenant aux Hollandais;
4° Noble Julien de Chambon de La Barthe, né
le 8 juillet 1721 à la Fère en Picardie, diocèse de
5
— 131 -
— 132 —
Laon, après avoir servi en qualité de volontaire
dans le régiment d'artillerie, est parvenu de grade
en grade au rang de colonel le 2'i mars 1709, che-
valier de Saint-Louis, commandant d'école du
corps royal d'artillerie le 3 juin 1779, et brigadier
d'infanterie le 1er mars 1780, a été chargé par la
cour du commandement général de l'artillerie dans
les Isles du Vent d'Amérique. Est mort à Paris le
25 mars 1789, maréchal de camp des armées du
roi. 11 avait épousé en premières noces, en 1758,
demoiselle Marie- Jean ne -Françoise d'Achery.
morte en 1770 à Saint-Pierre, Isle de la Marti li-
que, fille de M. Claude d'Achery, ancien mayeur
et juge consul de la ville de Saint-Quintin, et de
demoiselle Jeanne d'Harcourt de Beauvais. En se-
condes noces, il a épousé, avec la permission du
roi du 5 septembre 1778, demoiselle Geneviève-
Rosalie Le Marchant de La Viéville, fille de feu
Louis-François Le Marchant de La Viéville,
écuyer, sieur de Puto, conseiller du roi. contrôleur
général des ponts et chaussées de France, et de
demoiselle Marie-Charlotte de Klingstel, d'une
famille noble de Suède.
Il a eu de dame Jeanne-Françoise-Joséphine
d'Achery, sa première femme, noble Justin de
Chambon, né à Vermand le 10 avril 1765, d'abord
cadet gentilhomme à l'hôtel royal militaire à
Paris, puis capitaine commandant le 5e régiment
d'artillerie à pied, a été assassiné par les paysans
révoltés de la Toscane, près la ville de Naples, le
9 nivôse an VIII (30 octobre 1804), sans postérité.
Du mariage de M. Jean de Chambon et de dame
Marguerite Serin, est issu dix enfants, dont six
morts en bas âge au Bourg-Saint-Bernard, savoir :
1" Chevalier ; 2° François-Fortuné-Félix ; 3° Adé-
laïde-Clotilde ; 4° Fronton-Amable ; 5° Joseph :
6o Joséphine.
Les quatre survivants sont :
1« Jean-Jacques-Raymond de Chambon, mort
le 5 mars 1804, à Saint-Dominique, de la fièvre
jaune, secrétaire d'état-major. Il était né au Bourg-
Saint-Bernard le 24 avril 1780;
2° Charles-Auguste de Chambon, né le 10 mars
1783 au Bourg-Saint-Bernard. A servi en 1813,
1814 et 1815 dans la jeune garde impériale. Mort
à Puylaurens en 1829, laissant deux filles de son
mariage avec Adine Sainte-Marie ;
3° Louis-Julien de Chambon, né au Bourg-
Saint-Bernard le 7 septembre 1786. a servi plu-
sieurs années comme sergent au 5e régiment d'in-
fanterie, et, en 1810, il fut choisi pour entrer dans
la vieille garde impériale. Depuis le passage du
pont de Leipsick, l'on n'a [dus eu de ses nou-
velles. Il avait épousé en 1805, au Bourg-Saint-
Bernard, demoiselle Louise Lourou, de laquelle il
eut deux enfants;
Enfin le. quatrième, Mathieu-Joseph-Fronton-
Marie-Amable de Chambon, né aussi au Bourg-
Saint-Bernard le 2o mai 1791, décédé à Grenade le
10 juillet 1867. A servi en qualité d'officier en L813
et 1814 dans la première légion des gardes natio-
nales du département de la Haute-Garonne, a fait
les campagnes des Pyrénées et d'Espagne, et a été
prisonnier de guerre en Espagne le 21 avril
1814; rentré dans sa patrie, il y a contracté ma-
riage :
1° Le 8 octobre 1819, au Bourg-Saint-Bernard,
avec dame Clotilde Surville, fille de M. Xiste Sur-
ville du lieu de Gargas et de dame Claire de Ba-
bonneau mariés, et en secondes noces le 8 janvier
1828 avec demoiselle Caroline Du rau-Rey nier, fille
de M. Durau-Beyuier, avocat et propriétaire à
Fourquevaux et de dame Pétronille Gineste,
mariés.
Du premier mariage avec dame Clotilde Sur-
ville, est issu noble Jean Pierre-Léopold de Cham-
bon, le 4 septembre 1820, marié à Rabastens le 23
décembre 1857 à demoiselle Marie Prouho, de
laquelle il a eu une fille le 8 octobre, du nom de
Berthe de Chambon.
De son second mariage avec demoiselle Durau-
Reynier, M. Amable de Chambon a eu trois en-
fants, deux filles et un fils ; les demoiselles sont
établies aux environs de Toulouse avec des méde-
cins du pays. Le jeune homme, noble Adrien de
Chambon, né à Colomiers le 3 septembre 1837,
s'est marié le 7 avril 1803 à demoiselle Lucie Gra-
tian, fille de M. Adolphe Gratian, avocat, ancien
avoué, et propriétaire foncier du lieu de Montai-
gut, près Toulouse. M. Adrien de Chambon est
percepteur des contributions directes depuis 1863,
fonctions que son père et son grand-père maternel
ont exercé pendant plus de trente ans.
Du mariage de M. Adrien de Chambon à de-
moiselle Lucie Gratian, est issu trois enfants,
savoir :
1° Louis de Chambon, né à Flourens (Haute-
Garonne), le 25 août 1866 ;
2» Léopold de Chambon, né à Cadours (Haute-
Garonne), le 4 septembre 1868, décédé le 20
mai 1869;
3° Henri de Chambon, né à Cadours le 21 jan-
vier 1871 .
Cette famille de Chambon est alliée à celles de
Catellan, de Caumont, de Pouymirol, de Toulou-
jac, de Ginestel, de Selve, de Turbilly, de Tous-
tain, etc., etc., insérée dans Y Armoriai général
de France, tome II, livre VIL
Demoiselle Louise de. Chambon, fille de noble
Jean-Jacques de Chambon et de dame Suzanne
Pydemarc, née au Bourg-Saint-Bernard le 21 juin
1750, a été mariée le 30 avril 1772 à noble Jacques
Belot de Terrable, fils de noble Annibal de Belot
de Terrable et de dame Marie de Villeneuve, habi-
tants de Cuq-Toulza. De ce mariage est issu noble
Nicolas de Belot de Terrable, ancien lieutenant
d'infanterie pensionné à suite de plusieurs bles-
sures reçues au service, et il s'est établi à Cuq-
Toulza, où il s'est marié avec demoiselle Julie de
Pydemarc, sa cousine, de laquelle il a eu deux
entants. L'aîné est mort à Toulouse, étudiant en
droit, et le second, Prosper, après avoir exercé
l'état de notaire à Lauzerte, près Moissac, s'y est
marié.
— 133
— 134 —
Demoiselle Louise de Belot de Terrable, fille de
noble Jacques de Belot de Terrable et de dame
Louise de Chambon, née à Cuq-Toulza le 11 avril
1779, s'est mariée à Puylaurens avec noble Ber-
nard d'Astruc, vivant de ses revenus et morts tous
deux sans postérité.
Les alliances de la famille de Pydemarc sont
aux de Lamy, de Manier, de Gineste, de Cousin,
d'Escornebœuf, de Daurier.
Celles de Belot de Terrable sont aux Villeneuve,
d'Anticamarretta et autres.
Armes : D'argent, à trois tètes de Mores de
sable ayant leur bandeau aussi d'argent et
poses 2 et 1.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Chambon (Adrien de), fils d'Amable,
actuellement percepteur de la ville de Nar-
bonne (Aude), né à Golomiers (Haute-Ga-
ronne), le 3 septembre 1837, marié à Lucie
Gratian. dont : a) Louis, né à Flourens
(Haute-Garonne), le 25 août 1866, marié et
percepteur des contributions directes à
Meilhan (Lot-et-Garonne) ; b) Henri, né à
Gadours (Haute-Garonne), le22janvier 1871,
non marié.
CHARRIN (de).
Il y a lieu de rectifier comme suit l'état des re-
présentants actuels de cette famille mentionnée
dans le tome 1er, col. 813 et 814.
Charrin (Mathieu- Jean-Marie, Cte de),
chef de nom et d'armes. Résidence : château
de Bruel, par Montcenis (Saône-et-Loire),
marié à Anne-Charlotte-Hélène d'ANDLAr.
Enfants : 1° Comte Léon, marié à Marthe
du Pontavice, dont: a) Jean; b) Richard:
2° Vicomte Fernand, marié à Jeanne de
Saizieu, dont : a) Henriette ; b) Jacques ;
g) Robert.
CHASTEIGNER (de).
Maison l'une des plus illustres du Poitou, qui
possédait, dès le xie siècle, la terre de Chasteigne-
raye (Vendée). Elle est également recommandable
par son antiquité et par les hommes remarqua-
bles qu'elle a produits dans les armes, les let-
tres, etc.
Le premier auteur connu parait être Thibault,
seigneur de La Chasteigneraye, qui vivait en
1140.
Le célèbre André Duchesne a donné en 1634
une histoire de cette maison, et Clabault publia
plus tard la continuation de cette généalogie. On
voit par les tableaux d'alliances donnés par ces
auteurs que la famille de Chasteigner est appa-
rentée à toutes les familles royales de l'Europe.
Cette famille a formé trente branches dont
deux seulement sont actuellement existantes : la
branche de La Rochepozay et celle de Durac.
Dans ces derniers temps, on a retrouvé, dans
les registres de la Rochepozay, de la commune du
Lindois et les archives de la Charente., un certain
nombre d'actes qui sont venus compléter le tra-
vail de Clabault; nous ferons remarquer que,
dans ces derniers documents, le nom de Chastei-
gner est presque toujours suivi de ces mots : de
La Rochepozay.
Armes : D'or, à un lion passant (ou pose) de
sinople, armé et lampassé de gueules.
Les branches du Quercy écartèlent ces armes de
celles de Loubejac qui sont : d'argent, à trois
fasces de gueules.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche de La Rochepozay
Première branche
Chasteigner de La Rochepozay fEu-
trope-Alexis. Bon de), né le 16 décembre
1786, fut d'abord officier de cavalerie légère,
et servit en cette qualité dans les campagnes
de 1806, 1807, 1808 et 1809, assista aux
batailles d'Eylau, de Heidelberg, de Fried-
land et de Rio-Secco, à la prise d'Oporto, etc. ;
fut nommé chef d'escadron d'état-major, et
se retira du service pour épouser Marie-
Anne du Cheyrox, fille de Pierre, maréchal
de camp et de Jeanne de May. Il fut, en
1825, maire d'Angoulème, décoré de la Lé-
gion d'honneur, et, par le roi Charles V
d'Espagne, de la croix de grand-officier
d'Isabelle la Catholique ; il est décédé le
6 mars 1867. Il a eu de son mariage : 1° Xa-
vier, décédé à Poitiers le 13 avril 1835 ;
2° Alphonse-Etienne, qui suit; 3° Pierre-
Xavier-Charles, baron de Chasteigner, né
en 1819, a épousé, le 27 avril 1818, Marie-
Pauline de Galard de Béarn, fille de
Alexandre-Laurent, comte de Galard de
Béarn et de Catherine-Virginie de Malet de
Sorges ; il est décédé le 20 août 1875, lais-
sant Eutrope-Xavier- André, baron de Chas-
teigner, né le 13 novembre 1819, marié, le
30 avril 1872. à Jeanne-Marie- Augustine
d\\p»ZAC de La Douze, fille de Jean-Joseph-
Ulrich, marquis de La Douze, et de Marie-
— 135 —
— 130 -
Marguerite de Gremoux, dont il a : a) Mar-
gaierite-Louise-Gharlotte-Philomène, née le
15 août 1874; b) Jean-Marie- Victor-René,
né le 1er octobre 1875; c) Charles-Hector-
Marie-Thibault, né le 8 janvier 1878.
Ch. de La R. (Alphonse-Etienne, G,e de),
né en 1815, ancien officier de marine, a été
décoré par les rois d'Espagne Charles V et
Charles VI de la croix d'Isabelle la Catho-
lique et nommé commandeur de l'ordre de
Charles III. Marié, le 19 février 1855, à
Victoire de Roquefeuil, fille de Adolphe-
Aymar, comte de Roquefeuil, et de Julie
de Lambilly. De ce mariage : 1° Marie, née
le 1er juillet 1858, décédée le 7 juin 1868;
2° Xavier, qui suit; 3° et 4° Louis et Henri,
nés, jumeaux, le 30 novembre 1861 : le pre-
mier est officier de cavalerie.
Ch. de La R. (Xavier, Mis de), lieute-
nant au 3e cuirassiers, né le 5 août 1860, a
épousé, le 7 janvier 1890, Madeleine d'E's-
pinay-Saint-Luc, fille du comte Ernest, et
de Louise d'Espaigne, dont il a : Marie, née
à Versailles, le 30 novembre 1890, et Gene-
viève, née à Versailles, le 8 septembre
1890.
Deuxième branche
Chasteigner de La Rochepozay (Fran-
çois-Casimir, Ve de), deuxième frère d'Eu-
trope-Alexis, né le 17 avril 1788, chevalier
de Saint-Louis et de la Légion d'honneur,
chef d'escadron en retraite, suivit la car-
rière militaire, assista aux mêmes affaires
que son frère, continua le service après lui,
entra en 1814 aux chevau-légers de la
maison du roi, passa en 1815 au 2e régi-
ment des grenadiers à cheval de la garde,
où il commanda le premier escadron; dé-
cédé à Bordeaux, le 23 mars 1873. 11 avait
épousé, le 27 février 1821, suivant contrat
signé du roi et de toute la famille royale,
Françoise-Eléonore de Béchade, fille de
Vital, baron de Béchade, conseiller à la
cour des aides, et de Catherine Pélissier.
De leur mariage sont issus: lo Jean-Fran-
çois-Eutrope- Alexis, qui suit; 2° Marie-
Mu rthe-Thérèse-Octa vie, née le 2 septembre
1821, mariéo, le 9 février 1846, à Louis do
Bécilvde, décédée le 5 juin 1865; 3<> Jean-
Jacques-Louis-Paul, vicomte de Chasteigner,
né le 6 mai 1827, marié, le 5 mai 1878, à
Hélène-Maria Roche des Roches de Fermoy
(des comtés de Cork et Limerick, Irlande),
fille de Charles et de Laetitia Whyte : 4° et
5° Anne-Marie et Marie-Antoinette- Adélaïde,
nées le 12 mai 1829, la dernière décédée le
10 mai 1885; 6° Joséphine, née le 11 jan-
vier 1831, décédée le même jour; 7° Marie-
Marthe-Thérèse-Caroline, née le 14 novem-
bre 1832, décédée le 19 décembre 1884;
8° Marie -Anne-Rita-Gabrielle, née le 15 juil-
let 1835, religieuse aux Dames de Marie-Ré-
paratrice décédée à Nantes le 17 juillet 1887.
9° Henri, baron de Chasteigner, né le
30 avril 1838, marié, le 29 septembre 1873,
à Marie-Marguerite-Jeanne-Zélie-Elisabeth
Abriat de Laforest, fille de Alphonse-
Etienne, et de Marie-Eolide Duclion. décé-'
dée le 18 octobre 1884. De ce mariage:
a) Marie-François, né le 6 septembre 1874.
décédé le 12 septembre 1875; b) Marie-
Jeanne, née le 25 novembre 1875; e) Marie-
Jean, né le 18 juillet 1877; d) Marie-Joseph-
Louis-François-Guy, né le 4 décembre 1879.
Ch. de La R. (Jean-François- Alexis, Cle
de), né le 28 décembre 1821, inscrit le
22 mai 1823 aux pages du roi Louis XVIII,
licencié en droit, ancien officier des haras,
membre de l'Académie nationale des Scien-
ces, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux, a
publié dans les Mémoires ou Bulletins de
diverses sociétés dont il est membre, un cer-
tain nombre de travaux sur différents su-
jets ; marié, le 3 novembre 1852, à Clémen-
tine-Louise d'ESPINAY-SAINT-LuC, fille du
vicomte Antoine-Jules, ancien chef d'esca-
drons, capitaine commandant au 2e régi-
ment des grenadiers à cheval de la garde
royale, chevalier de Saint-Louis et de la
Légion d'honneur, et de Louise de Leyritz,
dont il a : 1° Françoise-Jeanne-Louise-Ma-
rie, née le 28 décembre 1854, mariée, lo
17 juin 1879, à Roger Marraud des
Grotttes; 2° Antoinette-Marie-Marthe, née
le 29 mars 1856.
Braxchk de Burac
Chasteigner de Burac (Charles- Alexan-
dre-Jules-Wilfrid de), né le 28 février 1828,,
magistrat, épousa, le 1er février 1853, Ba-
thilde- Adélaïde de Saampigny de Bussikre,
fille de Michel-Henri, comte de Sampigny
10/
138
de Bussière, et de Marie Meilheurat des
Prureaux. Il est décédé le 4 juillet 1873,
laissant : 1° Marie-Marguerite, née le 30 dé-
cembre 1856, mariée le 22 mai 1876, à René
Dupuy de La Grand'Rive; 2° Jeanne-Emi-
lie, née le 10 avril 1860, mariée le 21 no-
vembre 1882, à Marie-Joseph- Léonce Ro-
chette de Lempdes ; 3° Marie-Thérèse-
Anne, née le 10 janvier 1860, mariée, le
3 décembre 1890, à Eugène Devaulx de
Chambord.
CHEVALIER DE LA TEILLAIS ou
TEILLAYE.
(Alias, Chevalerie).
Comte de La Teilliais, seigneur de Bois-Augé,
de Lépine, du Plessix et autres lieux.
Famille originaire de Bretagne.
En 1521, René Chevalier de La Teillais, se qua-
lifiait déjà écuyer, et cette qualification devint
celle de tous les membres de cette famille qui,
aux xvie et xvne siècles, occupaient dans la province
de Bretagne des emplois dans la magistrature.
On voit dans d Hozier (premier registre), que
Jeanne de La Teillaye, femme de Jean d'Escarbot,
seigneur de Cernasses, était morte avant le 28 mars
1527.
Cette famille a eu une maintenue en 1CG9.
Armes : De gueules, au cheval passant d'ar-
gent, sellé et bridé d'azur; ait chef échiqueté
d'or et d'azur.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Chevalier de La Teillais (Ctesso), née
de Poléon. Résidence : 13, avenue de Ségur,
à Paris.
2° C. de La T. (Ferdinand-Charles-
Edouard, Gte), officier de cavalerie au 6e dra-
gons.
3° C. de La T. (Christian-Pierre-Henri t
Cte). officier de cavalerie au 27e dragons.
4" Marie- Antoinette- Yvonne, mariée à
Jean-Jules Duchesne, comte de Lamotte.
CLERC Y (de).
La famille de Clercy est une des plus anciennes
de la Normandie. Ce nom rappelle la bravoure et
la fidélité. Clercy (on lit quelquefois Glarcy, Cléry,
Cléricy), estime terre située àBornambusc, canton
de Goderville, entre Bornambusc et le Herteley.
C'est là l'originede cette famille qui fut unie dans
la suite des temps aux principales familles du
pays. Elle s'est toujours distinguée par les services
qu'elle a rendus à nos rois pendant les guerres
qu'ils ont eu à soutenir contre leurs ennemis, et
particulièrement contre les Anglais. Elle a donné
des commandeurs de la noblesse et des gouver-
neurs de châteaux et de villes considérables. De-
puis plus de cinq siècles, elle a toujours joui des
honneurs et des prérogatives attachés à la no-
blesse. Lorsque les Anglais, au xive siècle, eurent
usurpé la Normandie sur la couronne de France,
ceuxquine voulurent pas abandonner les intérêts
de leur souverain légitime se virent contraints de
quitter leurs terres. Toutes leurs possessions fu-
rent pillées ou brûlées. Les de Clercy ne purent
éviter ce malheur.
Fortement attachés au. roi, ils sacrifièrent tout
plutôt que de manquer de fidélité. Guillaume de
Clercy, capitaine de Beauvais, et Charles, son
fils, levèrent, à leurs dépens, une compagnie de
tous leurs vassaux pour s'opposer aux Anglais.
Avec ce secours, ils défendirent Beauvais si
vigoureusement que les ennemis n'osèrent en en-
treprendre le siège ; mais ils pillèrent la Norman-
die, et particulièrement le pays de Caux. On rap-
porte généralement à cette époque la ruine de nos
anciens châteaux, comme, par exemple, celui du
Fresnay. Les terres des sieurs de Clercy furent
désolées, leurs biens pillés ou brûlés.
Armes : Désinopleà la fleur dé lis d'argent.
Devise : A moi, Mortemer.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions armés et lampassés.
C'est à cet écu que font allusion certaines
expressions des inscriptions qui concernent cette
famille.
Il faut le savoir aussi pour expliquer les disti-
ques suivants qu'on trouve dans les archives de
cette maison :
« Roma dédit civis servati prœmia quercum, »
« Servati régis Francia lilia dat. »
Claricii quoties régalent in stemmate fiorem
Regia majorum dictoque et acta irdent.
Regales animos regalia stemmata signant ;
Clarieio nullum est stemmate nobilius.
Regia Clariciœ merito sunt lilia genti* ;
Regia regali in stemmate facto vides.
N'est-ce pas parce que les de Clercy ont toujours
été de fidèles défenseurs de leur roi qu'ils ont
reçu pour armes un tleuron des armes royales ?
A la bataille de Bouvines, le roi Philippe-Au-
guste fut sauvé par trois chevaliers qui se dévouè-
rent pour lui ; en récompense, il leur donna à
chacun une des fleurs de lis de son écusson. On a
conservé le nom des trois chevaliers, et parmi eux
un Clercy.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Clercy (Henri, Cle dé), château de Der-
chigny, près Dieppe (S.-Inf.),marié à Marie
Lemoyne d'Aubermesnil.
139 —
HO —
Enfants : 1° Vivien, marié à M1Ie Estan-
CELin, dont un fils.
2° Jules, ingénieur.
3° Marguerite, mariée à M. de Beaunay.
4° Alix, religieuse duSacré-( !œur,à Paris.
CLERMONT-GALLERANDE {de).
En Anjou, maison divisée en diverses branches,
et qui tire son nom d'un bourg situé dans cette
province, près de la Flèche.
La filiation de cette maison remonte à Louis de
Clermont, fait chevalier de Tordre du Croissant
l'an 14i8, au temps de son institution, par le roi
René de Sicile, duc d'Anjou, dont il était cham-
bellan, et mourut avant 1477 en laissant postérité
de Marie Malet.
C'est en faveur de Georges, premier du nom,
quatrième degré, seigneur de Clermont, marquis
de Gallerande, que les seigneuries de Clermont,
Marnis, Prince, Luché, Moreil, le Plessis-Alloin,
le Plessis-Marchais, furent unies et érigées en
marquisat, par lettres d'août 1576 et registrees au
parlement.
La seconde branche de Loudon et de Gallerande
a pour auteur Louis de Clermont, baron de Méru,
troisième fils de Henri, premier du sixième degré
de la première branche, né en 1622, qui épousa l'hé-
ritière de la maison de Loudon dont il eut deux
enfants. L'ainé, Charles-Léonor de Clermont,
marquis de Clermont et de Gallerande, baron de
Méru, de Loudon, etc., qui continua la descen-
dance et N..., dit le chevalier de Clermont, tué à
la bataille de Nerwinde le 29 juillet 1693.
Le fils aîné de Charles, Pierre-Gaspard, marquis
de Clermont-Gallerande, seigneur de Loudon, de
Méru, etc., né en 1682, fut successivement mestre
de camp d'un régiment de dragons de son nom,
puis mestre de camp réformé dans le régiment
royal, capitaine des gardes de feu Charles de
France, duc de Berry, par lettres du 27 janvier
1711, chevalier de Saint-Louis, brigadier des ar-
mées du roi à la promotion du l''1' février 1719,
capitaine des gardes de Louis d'Orléans, duc de
Chartres, gouverneur de Dauphiné en 1719, reçu
chevalier des ordres de Notre-Dame du Mont-
Carmeletde Saint-Lazare de Jérusalem le 22 mars
1722, institué bailli de Dôle au mois de mai sui-
vant ; premier écuyer du duc de Chartres, devenu
duc d'Orléans, reçu chevalier des ordres du roi le
3 juin 1724, nommé mestre de camp, lieutenant du
régiment de dragons d'Orléans, au mois de juillet
1726, maréchal de camp le 20 février 1734, lieute-
nant-général des armées du roi, le 1er mars 1738,
gouverneur du Neuf-Brisack en mars 1743, et
commandant pour le roi dans le pays d'Aunis,
en 1748. Mort le 27 octobre 17ôi;. il avait épousé,
le 7 avril 1706, Gabrielle-Françoise d'O, qui l'ut
nommée, le 17 août 1711». dame de compagnie de
Françoise-Marie de Bourbon, légitimée de France,
duchesse d'Orléans, dont elle fut faite dame d'a-
tours.
Elle ne laissa qu'un enfant mort en bas âge,
Louis-Georges-Hippolyle, et une fille. Cette bran-
che se continua par Armand-Henri de Clermont,
troisième petit-fils de Louis de Clermont, auteur
de ladite branche. Elle s'est continuée jusqu'à nos
jours.
Les autres branches de cette famille sont :
1° Celle des seigneurs de Clermont-d'Amboise,
barons de Bussi, éteinte en 1727 ;
2° Celle de Clermont , seigneurs de Saint-
Georges, etc. :
3° De Clermont, marquis de Benel, sortie de
celle des seigneurs de Saint-Georges.
Armes : De Clermont-Gallerande : D'azur, à
trois chevrons d'or, celui du chef brisé.
De Clermont-d'Amboise (la dernière) : Ecartelé :
aux 1 et 4, d'azur, à trois chevrons d'or, le pre-
mier brisé: aux 2 et Sépale d'or et de gueules de
six pièces.
CLERMONT-TONNERRE (de).
Voy. pour l'historique de cette maison le tome 1er,
col. 887 et 888.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Gaspard-Aimé-Gharles-i?o^/e>', duc de
Clermont-Tonnerre, né à Paris le 17 dé-
cembre 1842, fils du duc Gaspard-Louis-
Airaé (né le 15 mars 1812, décédé le 19
juillet 1889) et de sa première femme Cécile,,
née de Clermont-Montoison (née en 1814,
mariée le 14 octobre 1834, décédée le 5 dé-
cembre 1847), succéda à son père; ancien
secrétaire d'ambassade, marié à Paris le
5 août 1868, à Françoise-Béatrix de Mous-
tier, née le 5 décembre 1847, fille de Lionel,
marquis de Moustier et deFanny, née com-
tesse de Mérode.
Enfants : 1) Aimé-François-P hilibert
de Clermont-Tonnerre, né à Glisolles le
29 janvier 1871 ; 2) Mixrie-Renée- Françoise
de CLermont-Tonnerre, née à Paris le 5
mai 1885.
Sœur
Anne-Marie- Mêlante, née à Paris le 13
janvier 1817; mariée à Paris le 28 avril
1870, à Amédée, marquis de Lur-Saluces
(décédé le 2 octobre 1849). Paris, rue de
riJniversité, 28, et Filhot, pat- Sauterne (Gi-
ronde).
— lii -
— 142 -
Belle-mère
Duchesse douairière, Marie Jeanne-Léon-
tine, née de Nettancourt-Vaubecourt, née à
Nancy le 2 décembre 1834; mariée à Paris
le 31 janvier 1857. Paris, rue de l'Univer-
sité, 11.
Frères du père
1° Gaspard, vicomte de Clermont-Ton-
nerre (né le 27 octobre 1816, décédé le 24
juin 1819); marié le 28 juin 1815, à Sophie
de Guignard de Saint-Priest (née en 1821.
décédée le 27 juin 1883).
Enfants : a) A une - Georges -Henri ,
prince romain de Clermont-Tonnerre
ititre conféré par bulle papale de 1823, à
son oncle Jules de Glermont-Tonnerre (né
en 1813, décédé le 8 décembre 1819), né à
Paris le 9 août 1816. Pau (Basses-Pyrénées):
b) Isabelle-Chàrlotte-Sophie, née à Glissoles
le 6 mars 1819; mariée à Paris le 6 juin
1873, cà Henri, comte d'Ursel (décédé le 9
septembre 1875. Bruxelles.
2" Aynard , comte de Clermont-Ton-
nerre (né le 2 septembre 1827. décédé le
11 janvier 1884); marié à Ancy-le-Franc le
12 août 1856, à Victoire-Marie-Louise-Ga-
brielle de La Tour du Pin-Ghambly de la
Charce, née à Radepont le 27 juin 1836.
Paris, avenue de Villars, 7.
Enfants : a) Aimé-C harles-Eenvi de Cler-
mont-Tonnerre, né à Paris le 6 juin 1857,
capitaine au 10e régiment de cuirassiers.
Lyon et Paris, rue de Yarennes, 45; marié
à Paris le 4 avril 1883 à Gabrielle de Cossé-
Brissac, née le 12 avril 1857, dont : 1) Ma-
rie-Joseph - Victor-Ferdinand-.4 >/?mr<i de
Clermont-Tonnerre, né a Mourmelon le
22 mars 1884; 2) Marie-Joseph-Gharles-
Aimé-Jean de Clermont-Tonnerre. né à
Mourmelon le 16 juin 1885; 3) Marie Gé-
cile-Ghristiane-Josette-C«M"W>i<? de Cler-
mont-Tonnerre. née à Saumur (S.-et-L.)
le 21 novembre 1886.
b) Louise-Eugénie-Marie-6ra&WeZfe de
Clermont-Tonnerre. née à Fontainebleau
le 13 juillet 1860, mariée, à Achy (Oise), le
10 octobre 1883, à Humbert, marquis de
La Tour du Pin-Gouvernet. Paris, avenue
Duquesne, 32.
c) 2Ze»neÉte-Marie-Joséphine-Jeanne de
Clermont-Tonnerre, née à Paris le 9 juin
1866.
d) Pierre-Louis-Msœie de Clermont-
Tonnerre, né à Paris le 17 août 1870.
Frère du bisaïeul
François-Joseph, marquis de Clermont-
Tonnerre. né le 11 janvier 1726, décédé
le 1er mai 1809 ; marié en deuxièmes noces
à Marie-Louise de Guilloteau de Montus-
son, née en 1758, décédée le 20 novembre
1845.
Fils : Aurore- André, comte, depuis mar-
quis de Clermont-Tonnerre, né le 14 jan-
vier 1799, décédé le 21 janvier 1878 ; marié
à Victoire Guyot (née le 20 janvier 1827,
décédée le 3 septembre 1859).
Enfants : a) Marie- Louise-Blanche de
Clermont-Tonnerre, née à Yerneuil le
31 octobre 1856; mariée, à St-Mihiel, le
27 novembre 1878, à Raoul, Yte Ciiandon de
Briailles. Epernay (Marne) ; b) Marie-
André- 6r#spard-Elie, marquis de Cler-
mont-Tonnerre, né au château de Verneuil
le 2 décembre 1857, capitaine au 159e régi-
ment d'infanterie à Briancon ; marié, àBoucq
le 1er mars 1889. à Henriette Piat de Bratx.
née à Metz le 12 août 1862, fille de Charles-
Gabriel, Bon Piat de Braux et de Thérèse-
Louise des Robert, dont : Marie-Louise de
Clermont-Tonnerre, née à Boucq le 30
mars 1891.
COGNETS (des).
D'après une tradition de famille, le fondateur
de la maison des Cognets, des Gougnets et quelque-
fois des Coignets, serait venu, au retour de la pre-
mière croisade, s'établir en la paroisse du Plurien,
dans un lieu auquel il donna le nom des Cognets
ou Gonher, mot qui en langage celtique veut
dire prince hardi (Gon, prince; her, hardi). «Jue
cette prétention soit fondée ou non, il n'en est
pas moins vrai qu'un Guillaume des Cognets
ligure comme témoin, en 1158. (Dom LobineaU,
Hist. de Bretagne, t. II, p. 300, année 1158.)
Un arrêt de la Chambre des reformations, du
11 décembre 1008, reconnut aux membres de la
famille des Cognets la qualité de nobles d'an-
cienne extraction.
François-Jean des Cognets fut abbé de Saint-
Jacut de 1510 à 1520, date de sa mort. (Dom Tail-
landier, Hist. ecctés. et civile de la Bretagne,
faite en M.DCC.LVI).
René-Sébastien des Cognets de Correc, dernier
— 143 —
144 —
abbé de Saint-Méen, chanoine de Quimper, grand
archidiacre de Gornouailles, vicaire général du dio-
cèse, mort à Quimper le 1er avril 1791, Agé de G8 ans.
Il devint conseiller au parlement de Paris en 1784.
(Voir Hist. de la Persécution religieuse dans les
diurèses de Quimper et de Léon, par l'abbé Thé-
phany.)
Parmi les membres qui ont siégé aux états de
Bretagne dans Tordre de la noblesse depuis 1736,
nous trouvons : 1736, des Gognets de l'Hôpital
de La Villeroger ; 174-2, des Gognets des Hayes ;
1746, des Gognets de La Villerault ; 1752, des
Cognets de Correc; 1756, des Gognets de La Ville-
tréhen.
Toussaint des Gognets de Correc, lieutenant des
maréchaux de France au département de Carhaix,
de 1693 à 1710.
Toussaint-Michel des Gognets de Correc, lieute-
nant des maréchaux de France en 1720.
Pierre-Toussaint-Jean-Marie des Gognets de
Correc, chevalier de Saint-Louis en 1815.
Louis-Michel-Marcellin des Cognets de Correc,
chevalier du Lys, le 11 octobre 1814.
Il n'existe plus que deux branches portant le
nom des Cognets : la branche de Gorrec-Kerdréo-
ret et la branche dite de Pordic. Ces deux bran-
ches ont pour auteur Jean des Cognets, chevalier,
seigneur de La Roncière qui, le 29 juin 1G5'i,
épousa Renée-Marie de Suasse. Ce mariage fit en-
trer dans la famille des Cognets la terre de Cor-
rec, cours de haute justice, en Laniscat.
Armes : De sable à la croix cV argent récroiset-
tée, potencée, contrepotencée, cantonnée de qua-
tre molettes d'argent.
Couronne de marquis (sceau de Toussaint clés
Cognets de Correc 1710.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche aînée
Cognets de Correc (Casimir-Guy-Jo-
seph-Germaindes), chef de la branche aînée,
né à Kerdréoret, en Plougouven, le 4 jan-
vier 1851, receveur de l'enregistrement à
Bannalec (Finistère), marié, le 9 février
1874, à Emilie-Henriette-Eléonore Le Fo-
restier de Quillien; dont : a) Joseph-Emile-
Casimir-Marie, né le 18 novembre 1871 à
Irvillac; b) Casimir-Emile-Marie-Joseph, né
le 30 janvier 1876; c) Casimir-Théodore-
Marie, né le 2 janvier 1878; d) Charles-
Louis-Marie, né le 26 septembre 1879;
é) Marie- Antoinette-Esther-Emilienne, née le
22 décembre 1885.
Rranghe cadette, dite de Pordic
Cognets de Correc (Mme Vve Léonce
des), née Le Fer de Chantelou, aux Ro-
zais, en Saint-Servan.
C. de C. (Mme Vve Jean-Louis des), à
Tréguier.
C. de C. (M,ne Vve Pierre des).
C. de C. (Mlle Hyancinthe des).
C. de C. (Jean des).
C. de C. (Louis des), époux de M11" O'Roch,
Paul et Henri. .Marie et Adèle, Pierre,
Louis, Marie, Eugénie et Madeleine des
Cognets.
Cette branche a pour auteur un fils cadet
de Jean des Cognets et de Renée-Marie de
Suasse, dame de Correc, dont le flls aîné fut
Toussaint des Cognets de Correc, continua-
teur de la branche aînée des Correc.
COLIGNY (dé).
Voy. pour l'historique de cette maison, le tome 1er,
col. 900 et 1909.
Un Pilléot de Coligny, se disant comte de
l'Empire romain, émigra au commencement de la
Révolution, rentra en France après le 9 thermidor
an II, et s'établit à Romainville, près de Paris, où
il se mit à fabriquer de la fausse monnaie d'or et
des assignats. Poursuivi pour ce crime, il quitta
de nouveau la France et passa successivement en
Allemagne, en Italie et en Suisse; puis voulut re-
venir à Paris où il fut saisi par la police, et
condamné à mort le 1(3 janvier 1799, comme
émigré.
COLLIN DE L'HORTET.
L'un des chefs de la famille figure dans une
charte de Nymocium en 1249, parmi les gentils-
hommes qui accompagnèrent saint Louis à la
septième croisade, ainsi désigné : Simon Collin
(Bretagne).
Au xvie siècle, une branche passa en Anjou :
Jean Collin était, en 1540, bailli du comté de
Beaufort; son petit-fils, François Collin, fut, en
1589, pourvu d'une charge de conseiller au parle-
ment de Bretagne; il était (dit Moréri) d'une fa-
mille qui eut plusieurs membres illustres dans la
robe.
Un de ses parents, Jacques Collin, aumônier,
secrétaire des commandements du roi Fran-
çois le, abbé de Saint-Ambroise de Bourges,
d'Olivet et d'Issoudun, établit sa nièce en Berry
où son patronnage était tout puissant.
Elle était veuve et avait deux enfants. C'est
alors que son fils Pierre Collin, seigneur de l'Hor-
tet, de Chambort, de Laminière, de la Nograis, de
Vernais, etc., né en 1520, rendit hommage au duc
de Montpensier le 14 mars 1576 pour la seigneurie
de Chambort, etc.
145 —
— 146
Son fils Claude fut conseiller du roi en l'élection
du Blanc.
Le second fils de Claude Collin de l'Hortet, de
Laminiére, etc., était capitaine sous les ordres du
duc d'Épernon, et rendit, en cette qualité, des ser-
vices à la cause royale, et reçut à ce sujet une
lettre de félicitations de la reine régente Anne
d'Autriche.
La généalogie se poursuit ensuite, sans inter-
ruption, en deux branches : celle des de l'Hortet,
et celle des de Laminiére ; les membres furent
tous, jusqu'à la Révolution, conseillers ou prési-
dents de l'élection du Blanc, en Berry, ou bien
officiers dans l'armée.
Armes : De gueules, à la bande d'argent,
chargée de trois étoiles de sable.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
Collin de L'Hortet (Olivier), veuf de
Clémence de la Salle. Résidence : château
du Thoureau, près Montmorillon (Vienne).
Enfants : a) Maurice, marié le 4 décem-
bre 1895 à Thaïs de L'Espinay; b) Antoi-
nette.
Voy. Collin de Laminiére, t. I, col. 904.
COMBES (de).
(Languedocet Comminges).
Cette maison a été anoblie,
à la fin du xive siècle, en la
personne de Jean de C... La
perte partielle des archives
de la famille n'a permis de
dresser une généalogie sui-
vie qu'à partir du xvie siècle.
On sait seulement qu'au xve
siècle ses auteurs vivaient à
Montpellier, dans le Lan-
guedoc, et qu'ils ont fourni
à cette cité, avant 1558, des
premiers consuls qu'il est
parfois difficile de distinguer des consuls apparte-
nant à la famille de Combes de Montagut — au-
jourd'hui éteinte.
Pendant les guerres de religion, au moment de
la Michelade, massacre des catholiques nîmoispar
les protestants, Bertrand de Combes quitta Mont-
pellier et alla s'établir à Mauléon de Barousse
(Comminges) où il fit souche. Ses descendants
s'établirent en dernier lieu à Loures, auprès de
saintBertranddeComminges, et furent, de père en
fils, magistrats royaux, soit à la sénéchaussée des
Quatre-Vallées (siège de Barousse), soit exception-
nellement à la vicomte de Nébouzan (siège de
Saint-Gaudens). Deux servirent dans les gardes
du corps de Louis XVI : 1° Jean-François de
Combes, chevalier de Saint-Louis, seigneur de
Saint-Thomas, en dernier lieu capitaine de cava-
lerie, qui a fait souche ; 2° Etienne, mort sans
postérité, pendant la Révolution, les armes à la
main. Gabriel de Combes, chevalier de la Légion
d'honneur, chef de division au ministère de la
maison du roi Louis XVIII en 1821, 1822, 1823,
avait dans son service la maison civile et le garde-
meuble de la couronne. Enfin, Armand de Combes,
directeur des contributions directes du Rhône,
chevalier de la Légion d'honneur, est mort à Lyon
le 5 mai 1869.
Armes : De gueules, à une tulipe d'argent,
accompagnée en chef d'une croisette patlée de
même; au soleil d'or, mouvant de l'angle dexlre
du chef.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche aînée
Combes (Marie-Léon-Louis de), avocat à
la Cour d'appel de Lyon, docteur en droit,
magistrat démissionnaire en 1880, auteur
d'ouvrages de recherches historiques sur
la Bresse, 16, rue Victor-Hugo, à Lyon ;
marié, le 23 octobre 1882, à Hélène Marrast.
Enfants : a) Marie-Armand-Joseph, né
le 6 février 1884; ô)Marie-Gabrielle-Louise,
née le 16 février 1885; c) Marie-Gabriel-
Henri, né le 13 février 1887.
Branche cadette
1° Combes (Aymard-François-Armand-
Nicolas-Gabriel de), rédacteur au Petit
Journal, rue de Douai, 22, Paris.
2° C. (Louise-Eulalie-Marie de), demeu-
rant à Tarîtes;
3° C. (Louise-Henriette- Jeanne de), de-
meurant à ïarbes.
Autre branche
La descendance de Jean-François de Combes,
seigneur de Saint-Thomas, après avoir vécu long-
temps àGabarret (Landes), a acheté dans le Gers
le château de Labatut, près Sainte-Christie, qu'elle
possède encore.
COQUET (de).
En Guyenne, famille noble qui subsiste dans
trois branches.
La première a pour auteur Charles-François de
Coquet de la Boche, seigneur de Moutbrun, etc.,
né le 7 mars 1713, fit hommage le 11 janvier 1754 .
au bureau du domaine du roi en Guyenne, des
biens nobles situés dans les paroisses de Montbrun
— 14/
— 148 —
et de Saint-Gyr. Il épousa, le 7 juin 1741, Fran-
çoise de Gasguet de Clermont dont il eut deux en-
fants; l'aîné fut reçu page de la grande écurie du
roi le 16 mars 1757.
La seconde branche commence à Alexandre de
Coquet, écuyer, seigneur de Sain t-Lary, qui obtint
le 8 avril 1721 un arrêt du Conseil d'État du roi,
par lequel il fut déchargé du payement du droit
de franc-fief, sur la représentation qu'il avait faite
des titres justificatifs de sa noblesse depuis 1558.
11 a épousé Jeanne d'Augis, dont postérité.
Enfin, la troisième branche, qui a pour auteur
Jean-Vincent de Coquet, fut maintenue dans sa
noblesse par ordonnance de l'intendant de Bor-
deaux et laissa de Jeanne de la Ville, deux enfants.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
en pomie d'un coq de même, crête fit barbé de
gueules; et un chef cousit de gueules, chargé de
trois étoiles d'argent.
CORBIER (de).
La famille de Corbier est orig'naire du Limou-
sin et s'est répandue dans la Marche.
Le berceau de la famille est le bourg de Cor-
bier, canton de Lubersac (Gorrèze). Ce bourg for-
mait avant la révolution le chef-lieu d'une pa-
roisse, réunie à celle de Saint-Pardoux, qui porte
actuellement le nom de Saint-Pardoux-Gorbier.
Corbier avait un prieuré et était le chef-lieu d'une
seigneuiie importante. Le château était bâti sur
les bords du Haut-Vézer. La famille est connue
depuis 1073. Le cartulaire de l'abbaye de Vigeois
fait connaître que le terrain sur lequel furent
bâtis l'église et le bourg de Corbier fut donné par
Guy de Corbier à cette époque... « Wido de Gor-
beiïo dédit et concessit Deo et sancto Petro Vo-
gissi, pro salute anime sue, terrain ubi ecclesia
et burgus de Corberio edificatus est... » (Cartu-
laire de Vigeois, manuscrit latin à la Bibliothèque
nationale, page 36; a été publié).
Les cartulaires des abbayes des environs : Vi-
geois, Uzerche, Le Glaudier, constatent par cle
nombreuses chartes l'existence de cette famille à
partir de l'origine de la féodalité. Chartes de 1140,
1158.. 1261, 1278, 1299, 1381, 1390, etc. La terre de
Corbier a été possédée par la famille jusqu'à la
Révolution.
La branche aine de la famille se fixa, au siècle
dernier, dans la Marche et a possédé la baronnie
de Pontarion, chef-lieu de canton de la Creuse,
(lette branche s'est éteinte à Toul en Lorraine au
cninmencement de ce siècle. La filiation suivie de
la famille est établie depuis 1810 environ.
11 existe d'autres familles de ce nom en Poitou
et en Périgord, mais il ne semble pas que l'origine
soit ia même.
Armes : Ecartelé : aux 1 et \, d'azur, au be-
saul d'or; aux 2 et 3, coupé d'or et de gueules.
Couronne de comte.
Devise (d'après le légendaire de la noblesse
de France, par le comte de Bessas de La Mégie) :
Miserere met Deus.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Première branche
1° Corbier (Joseph de) ;
2° C. (François de), tous deux lits de
Charles, décédé en 1877.
Deuxième branche
Corbier (Luc de), fils de Jean-Baptiste-
Prosper, propriétaire du château de Roffi-
gnac, commune de Lubersac (Corrèzej. Con-
servateur des hypothèques, à Vitry (Marne).
Preuves : Notice généalogique sur la famille de
Corbier, par Théodore Courtaux, 1888 (Bibliothè-
que nationale.) Nobiliairedu diocèse de Limoges,
par l'abbé Nadaud. ^oir Corbier. Histoire de la
Chartreuse du Glaudier, par un religieux de la
maison, 1886, pages 42 et 48. Annales manuscri-
tes cle Limoges, dites manuscrit de 1638, page 357,
note 4. Histoire de la vicomte cle Limoges, par
Marvaud, vol. II, page 267. La vicomte de Limo-
ges, par Clément-Simon, page 41, note 1. Saint.
Allais, vol. VII, page 386, vol. XIV, page 359. Laine.
A rrhive de la noblesse. Article de Corbier. Ar-
ticle Grainde Saint-Marsault, page 33. De Cour-
celles. Histoire des pairs de France, tome V,
Article Lur-Saluces, page 12.
Des dossiers importants se trouvent à la Biblio-
thèque nationale, cabinet des titres, vol, 282 et
carrés de d'Hozier, vol. 201. Nouveau d'Hozier au
mot Corbier, dossier n° 2,081. Archives natio-
nales. Becueil du certificat concernant la page de
la grande écurie, registre 0957 f. 117 — 0954.
B 111, 68, 73.
Le Bulletin héraldique de France a publié
un abrégé de la notice de M. Courtaux. Voir Dic-
tionnaire de la Haute-Marche, par A. Tardieu.
CORDAY.
Nous avms été induit en erreur en indiquant
au tome 1er, col. 924, le nom de Charlotte Corday
avec la particule.
Cette courageuse femme s'appelait Marie-Anne-
Charlolte Corday et était fille de Jean -François
Corday et de Charlotte Godier. Elle était née à
Saint-Saturnin, près de Séez (Orne). Elle descen-
dait, par les femmes, de Pierre Corneille, ce qui
constituait une bien autre noblesse que celle que
les intéressés ont cherché à lui attribuer.
CORDES (de).
l'a mille originaire du Limousin qui a produit
des hommes remarquables dans les lettres et la
magistrature.
Jean de Cordes, chanoine de Limoge», en 1570,
— 149 —
— 150
forma une collection choisie de bons livres qui fut
vendue, après sa mort, au cardinal Mazaiïn. 11
a publié divers ouvrages d'histoire de grande va-
leur.
Denis de Cordes fut conseiller au Châtelet.
C'était le modèle du parfait magistrat. Il mourut
à Paris en 1643 ; la maison de Saint-Lazare est en
partie l'ouvrage de sa charité.
Armes : D'or, à cinqfasces ondées d'azur.
COSSÉ-BRISSAC (de).
Voy. pour l'historique de cette maison letome Ier,
col. 939 et suiv.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Anne-Marie-Timoléon-Frfmçoi^de Cossé.
duc de Brissac. né à Paris le 12 février
1868. fils de Roland, marquis de Brissac
(né le 23 octobre 1843, décédé le 6 avril
1871), succéda à son grand-père, le dixième
duc Timoléon (né le 13 mai 1813, décédé
le 11 septembre 1888); lieutenant au 5e ré-
giment de chasseurs à Rambouillet, marié
à Bruxelles, le 7 novembre 1894, à Mathilde
de Grussold'Uzès, née le 4 mars 1875.
Sœur.
Marguerite-Constance-Marie-D/rme, née
à Paris, le 19 décembre 1869; mariée à
Paris, le 4 janvier 1887, à Ernest, prince
de Ligne.
Mère.
Marquise Jeanne - Marie - Eugénie . née
Say, mariée le 25 avril 1866; remariée le
10 juin 1872 à Chrétien-René-Marie, vi-
comte de Trédern. — Résidence : 14, place
Vendôme, à Paris.
Frères du père.
1. Augustin-Marie- J/a^Wce , comte de
Cossé-Brissac, né à Brissac, le 7 novembre
1846, chef d'escadron. — Résidence : Paris,
rue Mesnii, 3; marié à Paris, le 5 janvier
1874, à Jeanne Marrierde Boisdhyver.
Fils : a) ifene-Marie-Timoléon, né à
Fontainebleau le 12 octobre 1874; b) Jean-
Marie-Henri, né à Bordeaux le 6 novembre
1879.
2. Joseph -Gustave -Pierre, comte de
Cossé-Brissac, né à Paris le 28 décembre
1852, secrétaire d'ambassade en disponibi-
lité. — Résidence : Paris, rue Dumont-
d'Urville, 39; marié à Paris, le 19 juillet
1886, à Antoinette -Félicie- Marie-Thérèse
Seillière, née à Paris le 15 avril 1867.
Frère consanguin du grand-père.
Artus. comte de Cossé-Brissac (né le
1er novembre 1829, décédé le 22avril 1890);
mari*'1, le 18 mai 1859, à Alix-Mario de
Walsh-Serrant (née en 1830, décédée le
22 janvier 1895).
Filles : a) Marie-Àugustine-Elisabeth,
née le 21 février 1860; mariée à Bruslé,
baron de Valsuzenay ; b) Lomse-Elisabeth-
Jeanne-ïhérèse, née le 21 juillet 1861 ; ma
riée à Paris, le 27 juin 1883. à Renaud,
comte de Moustier. Paris, rue de Gre-
nelle, 85.
Frères du bisaïeul
1. Charles, comte de Cossé-Brissac (né
le 29 mars 1776. décédé le 30 avril 1820);
marié en 1797 à Anne du Cluzel (décédée
le 30 janvier 1850).
Fils : Charles de Cossé-Brissac. marquis
de Cossé (né le 11 avril 1800, décédé le
25 avril 1881 ^ ; marié, le 17 janvier 1833,
à Marie-Antoinette, comtesse douairière (Fré-
déric, décédé le 4 novembre 1830) de MÉ-
rode, née du Cluzel (décédée le 28 octobre
1869) dont : ^^orne-François de Cossé-
Brissac, marquis de Cossé. né le 1er jan-
vier 1834 (Paris); marié: 1° le 24 octobre
1857, à Charlotte de Gontaut-Biron (décédée
le 12 octobre 1873); 2° en juillet 1883, à
Emily Spensley, — Enfants : a) du pre-
mier lit (1 Charles de Cossé-Brissac (né
le 10 septembre 1859, décédé le 8 juin 1892 1;
marié à Paris, le 4 juillet 1891, à Charlotte
de Biencourt, Paris, rue de Chaillot, 81 ;
b) du second lit (2 Anne-Marie-Antoinette
de Cossé-Brissac, née à Paris le 1er juillet
1884; (3 Eugène-Marcel de Cossé-Bris-
sac. né le 14 septembre 1886.
2. Désiré-Emmanuel-Delia-Michel-Timo-
léon de Cossé, comte de Brissac (né le
3 juillet 1793, décédé le 22 avril 1870); ma-
rié, le 27 octobre 1817. à Henriette de
Montmorency-Tancaryille (née le 28 août
L798, décédée le 22 septembre 1860).
Enfants : 1. Henri de Cossé, comte de
Cossé-Brissac, prince de Robecb (né le
i:', août 1822. décédé le 6 août 1887); marié
le 26 avril 1851 à Loxxise-MSLriQ-Malhéa de
— 151 —
— 152 —
Jean de Robiag, née en 1830. Paris, rue
Saint-Dominique, 119, dont : (1 Louis
Henri-Marie-Timoléon de Cossé, comte de
Cossé-Brissac, prince de Robech, grand
d'Espagne de première classe, né à Paris le
21 août 1852, lieutenant d'infanterie de
marine. Paris, rue Saint-Dominique, 119;
(2 CVmrZes-Anne-Marie-Timoléon-Illide de
Cossé, comte de Cossé-Brissac, né à Pa-
ris, le 18 janvier 1856. Paris, rue Saint-Do-
minique, 119; marié à Paris, le 6 juillet
1881 à Jeanne de Pértjsse des Gars, née le
14 novembre 1868, dont: à) Marte-Jeanne-
Henriette-Elisabeth de Cossé-Brissac, née
à Brumare(Eure), le 8 juillet 1884; (fi Em-
manuel - Henri - Jean - Marie - François de
Cossé-Brisssc. né à Paris, le 6 mai 1888;
(c Jean - Paul - Timoléon - Marie- Joseph de
Cossé-Brissac, ne à Paris, le 7 août 1892.
(3 Aime-M&ne-IIenriette de Cossé-Bris-
sac. née à Paris, le 8 juin 1865; mariée à
Paris, le 30 avril 1888, à Guy de Durfort-
Givrac, duc de Loroe.
2. Mâvie-Berthe de Cossé-Brissac. née
à Paris, le 17 septembre 1825; mariée à
Paris, le 29 mai 1849, à Emile, comte de
Robien (décédé le 19 juin 1861.)
3. Marie-Ghristian-Timoléon-i^rc//^Y^?(r/
de Cossé. comte de Brissac, né à Paris, le
17 décembre 1826. Paris, rue de Varenne,
45 ; marié à Paris, le 15 juillet 1852, à Ca-
roline du Boutet, née à Maranville le 15
avril 1833, dont: 1) Marie-Emmanuel-Ghris-
tian-Charles, comte de Cossé-Brissac, né ;i
Paris le 14 mai 1863. Paris, rue de Varonne,
45; marié à Paris, le 9 juillet 1884, à Lau-
rence de Mandat-Grancey, née à Dole le
21 lévrier 1867, dont: a) Marie-Timoléon-
Eugène - Fernand - Emmanuel -Henri do
Cossé-Brissac, né à Grépan le 15 décembre
1885; b) Marie Anne-Louise-Laurence-Ma-
deleine- Rhingarde - Alphonsine- Françoise
de Cossé-Brissac, né à Grépan le 26 mai
1887 ; c) Marie- Artus- Aimable - Charles -
YY&xiço'\s-Georges de Cossé-Brissac, no le
29 janvier 1889.
(2 Mario-6V;/cr/y"tf£-Gabrielle de Cossé-
Brissac, née le 7 juillet 1854; mariée à
Paris le 3 juin 1871, ;i Théodore, comte de
Gontaud-Biron, capitaine de cavalerie de
l'armée territoriale.
(3 Marie-Louise-Henriette-C7rtftr/e/^ de
Cossé-Brissac, née h Paris le 11 avril 1S57;
mariée à Paris le 14 avril 1883, à Charles-
Henri , comte de Clermont-Tonnerre.
Montpellier.
Frère du trisaïeul
François-Arthus-Hyacinthe-Timoléon (né
le 1er septembre 1749, décédé le 27 mai
1S03); marie à Marie- Adélaïde-Camille de
La Forest d'Armaillé.
Fils : Artus de Cossé-Brissac. comte de
Cossé (né le 3 janvier 1790, décédé le 6
mars 1857); marié à Antoinette de Sainte
Aldégonde (décédée le 7 juin 1874), dont :
Jf^/^'/f/e-Louise-Camille de Cossé-Bris-
sac. mariée à Paris le 9 mai 1843, à Amé-
dée de Pérusse, comte des Cars.
COSSERON DE VILLENOISY.
François Gosseron, d'une ancienne famille ori-
ginaire de Normandie, fut nommé comme no-
table, échevin delà ville de Paris, le 16 août 1789;
il prêta serment, en cette qualité, entre les mains
de S. M. Louis XVI. Le 7 septembre suivant, par
l'exercice de cette charge, il acquit la noblesse
pour lui et ses descendants; il s'occupa avec fruit
de l'administration, et a rédigé un grand nombre
de mémoires sur des objets d'utilité publique ; plu-
sieurs ont été suivis : ses vues sur les subsistances
et les approvisionnements ont été adoptées; en 1788,
il eut l'honneur d'être nommé par le roi, son
commissaire près l'assemblée du Tiers-État, tenue
aux Enfants-Rouges; il justifia ce témoignage de
confiance en refusant la présidence qui lui fut
offerte de cette assemblée, s'il renonçait à son
titre de commissaire; il ferma son procès-verbal
au milieu des clameurs et des dangers.
Il mourut en laissant deux fils.
Armes : D'azur, au vaisseau équipé cV or ; au
chef cousu de gueules^ chargé d'un lésant d'or,
accosté de deux cosses de même.
L'écu timbré d'un casque doré de profil orné de
ses lambrequins.
COSTA DE BEAUREGARD.
La notice insérée au tome 1er, col. D'il et 942,
doit être rectifiée et complétée comme suit :
1° Jean-BaptistelV, né le lp'' novembre 1056, etc.,
puis marquis de Saint-Genix, incorporé à Beaure-
gard en titre de marquisat, par lettres patentes
du 20 janvier 1700. passe par ces mêmes lettres
patentes la concession du litre de marquis Costa
de Saint-Genix de Beauregard à ses descendants
mâles et femelles.
Il est donc à remarquer dans ces lettres patente
— 153
— 154 —
que la concession du titre de marquis Costa de
Saint-Genix de Beauregard est concédée au prési-
dent Jean-Baptiste pour lui « et ses descendants
mâles et femelles, droits et cause ayants qui pour- .
ront, dès à présent, prendre le nom et titre de mar-
quis Costa de Saint-Genix de Beauregard ». (Cette
concession est de Victor-Amédée et déposée aux
archives piémontaises de Turin, section III).
On voit donc que par cette concession tous les
membres de la famille ont le droit (hommes et
femmes), de porter le titre de marquis ;
2° Jean-Baptiste IV, de qui vient le titre de
marquis, doit être placé avant Joseph-Alexis-
Barthéleniy, car il est une des illustrations de la
famille.
Jean-Baptiste IV. né le 1er novembre 1656', comte
et seigneur du Villard de Cernex, de La Motte,
Beauregard, etc., puis marquis de Saint-Genix,
incorporé à Beauregard en titre de marquisat, par
patentes du 20 janvier 1700, etc., etc., fut con-
seiller d'Etat de Son Altesse Royale et président a
la chambre des comptes en Savoie en 1685, etc ;
3° Le marquis Léon, indiqué comme chef de la
famille est mort le 19 septembre 1864. Il était :
premier écuyer de Sa Majesté le roi Charles-Al-
bert, ancien député au parlement Sarde, président
du Conseil général de la Savoie, de l'Académie de
Savoie, etc., commandeur de Tordre B. et M. des
Saints-Maurice et Lazare, de la Légion d'honneur,
grand-croix de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand :
4° Le chef actuel de la famille est le marquis
Albert Costa de Beauregard, membre de l'Acadé-
mie française, qui a épousé, le 17 avril 1860,
Emilie Pourroy de Quinsonas de Lauberivière.
Armes .* D'azur, à trois ban/les d'or: au chef
de France :
L'écu posé sur une aigle de l'empire d'Autriche.
Supports : Deu.c anges.
Cimier : Un soleil d'or.
Devise : Soli Fidelis.
Couronne de marquis.
COUSIN DE MAUVAISIN (de).
François Cousin, officier du comte de La Marche
et de Castres, habitant de Mailloux (Haute-Ga-
ronne), fut anobli avec sa femme et toute sa pos-
térité le 14 juin 1443 pour être monté le premier
sur les murailles de Pontoise lors du siège de cette
place.
Deux membres de cette famille furent admis
aux honneurs de la cour avec le titre de comte
l'an 1782 et l'an 1786 et à l'assemblée de la no-
blesse en 1689.
Cette maison a donné des hommes distingués à
la magistrature, à l'armée, à l'ordre de Malte
deux chevaliers, l'an 1775 et l'an 1789, et à la cité
de Tolose 3 capitouls.
Elle a été maintenue dans sa noblesse par juge
ment souverain rendu par le sieur Basin de Be-
sons, intendant du Languedoc le 8 juillet 1669 et
convoquée à toutes les assemblée de la noblesse.
Le chevalier de Cousin signa le mémoire sur le
droit qu'avait la noblesse de Languedoc de nom-
mer ses députés aux états généraux du royaume
l'an 1788 et représenta la famille à l'assemblée de
la noblesse tenue l'an 1789.
Jane-Marie de Cousin, n'ayant pas d'enfants
mâles, institue pour héritier général et universel
son neveu Géraud de Cousin, secrétaire du roy en
la chancellerie de Languedoc près le parlement de
Tolose. Ce dernier devint alors seigneur de Mau-
vaisin, Dangeas, Mailloux, co-seigneur de Sainte-
Gabelle, Auterive et Montgaillard.
Pour lors cette famille a été autorisée après la
décision de la commission du sceau de France
par décret royal du 18 du mois de mai 1735, de
faire à leur nom patronymique l'addition de celui
de Mauvaisin que portaient leur mère et aïeule,
bisaïeule et de se nommer désormais de Cousin de
Mauvaisin.
Armes : D'or, au chevron de gueules accompa-
gne de trois cousins au naturel, posés 2 en chef,
1 en pointe.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions d'or lampassés de gueu-
les la tête contournée.
Devise : Semper Acutus !
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Cousin de Mauvaisin (Albert de),
marié en premières noces à Thérèse de Gui-
rand, dont un lils Roger ; en secondes
noces, à Amélie d'ADHÉMAR de Cransac.
Résidences : Château de Mauvaisin. par
Nailloux (Haute-Garonne) et rue Ninau.
s, à Toulouse;
2° C. de M. (Henri de). Résidences :
11, place Sainte-Scarbes, à Toulouse et châ-
teau de Canté, par Saverdun (Ariège), ma-
rié avec Félicie Subra du Quier. dont un
fils;
3o C. de M. (Vve Edouard de), née de
Montbel. Résidence : Château de La Tour,
par Saverdun (Ariège).
4° C. de M. (Roger de), marié à Ga-
brielle de LESTAris. Résidences : S. Jardin
Royal â Toulouse et château de Clairfont,
par Lanta (Haute-Garonne).
CRÉQUY (de).
Maison l'une des plus anciennes et des plus
illustres du pays d'Artois, d'où elle a passé en
— 155
156 —
Picardie et dans plusieurs autres provinces du
royaume. Elle tire son nom de la seigneurie de
( Iréquyen Artois. D'anciennes généalogies lui don-
nait pour première tige Arnoul, sire de Créquy,
dit le Vieil ou le Barbu. La Marlière dit qu'il vi-
vait en 857, et l'on prétend qu'il mourut en 89?,
dans un combat qu'il soutint pour les intérêts du
roi Charles le Simple. Le même auteur lui donne
pour femme Ignodede Flandre.
Baudoin, sire de Gréquyet de Freflin, se trouva
en 1007 avec l'armée française, commandée par
Baudouin IV, comte de Flandre, dit à la Belle
Barbe, au siège de Valenciennes contre l'empereur
Henri 111, dit le Boiteux. On lui attribue pour de-
vise : Nul ne s'y frotte ; et son cri de guerre
était : A Créquy le grand Baron, parce qu'après
cette expédition, il avait été fait baron en Artois;
il épousa Marguerite de Louvain, dont il eut pos-
térité. La filiation suivie de cette famille com-
mence à ce moment.
Cette famille a fourni un grand nombre d'ofli-
ciers distingués, des chevaliers de Saint-Louis, de
l'ordre de Malte et de divers autres ordres.
Elle a formé les familles :
1° Des seigneurs de Bernieules ;
2° Des seigneurs de Hemont et d'Auifen ;
3e Des seigneurs de Ricey ;
4° Des seigneurs de Heilly ;
5" Des seigneurs de Raimboval;
0" Des seigneurs de Langles ;
7° Des seigneurs de Saucourt ;
8° Des seigneurs de Tillencourt ;
9° Des seigneurs de Torchy et de Royon ;
10° Desseigueurs de Bierba k.
Armes : L'or, à un créquier de gueules.
Devise : Nul m- s' y frotte.
CREUZÉ
Dans l'article que nous avons consacré à cette
famille au tome 1er, col. 979 et' 980, nous avons été
induits en erreur sur certains points que nous
nous empressons de rectifier.
Et d'abord, disons que les Creuzé de Latouchë
et les Creuzé de Lesser ont le même auteur com-
mun.
Rien n'indique que cette famille soit en posses-
sion d'un titre quelconque de noblesse avant 1789.
Il est, en tout cas, notoire et authentique qu'elle
ne portait pas la particule avant cette époque.
Si elle a occupé dans la magistrature et dans la
finance des charges importantes, on ne saurait
dire qu'elles lui aient conféré la noblesse.
Les surnoms de LATOUQHEet de Lesser sont des
noms il-' terre ajoutés aux noms patronymiques
quelque temps avant la Révolution.
Jacques-Antoine Creuzé-La- Touche, né à Châ-
tellerault en 1749, et que dans le tome 1er nous
appelons, parerreur.de La /■'miche, n'avait pas la
particule. 11 a toujours signé Creuzé'- Là- Touche.
C'était un homme de grand mérite, aux opinions
modérées bien que, en qualité de député à la Con-
vention nationale, il ait voté la détention de
Louis XVI et son bannissement à la paix.
Agriculteur distingué, il a publié divers opus-
cules qui dénotent un esprit judicieux.
CURIÈRES DE CASTELNAU.
Ancienne noblesse du Rouergue, qui remonte à
Bernard de Curières, qui eut, de Françoise Alle-
mau, François de Curières, marié en 1560, qui
laissa postérité de Helips de Maliant.
C'est en faveur d'un de ses descendants, Giréon-
Sylvestre de Curières, baron de Saint-Côme, que
la seigneurie de Saint-Côme du Rouergue fut éri-
gée en marquisat par lettres du mois de septembre
1747.11 laissa de Elisabeth Jonquet de Montjus-
sieu, qu'il avait épousée le 2 août 1723, Jean-Bap-
tiste Giréon de Curières et de Castelnau.
Armes : D'azur, au lion d'argent colleté d'or.
CZARTORYSKI.
Voy. pour l'historique de cette famille, le tome 1er,
col. 1000 et rectifiez comme suit la liste des
réprésentants actuels.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Adam-Louis prince Czartoryski, duc
de Klewan et de Zukow; né à Paris le
5 novembre 1872, fils du prince Ladislas,
(né le 3 juillet 1828, décédé le 23 juin
1894) et de sa seconde femme Marguerite,
princesse de Bourbon-Orléans (née le 16 fé-
vrier 1846, décédée le 24 octobre 1893),
succéda à son père. Résidence : Paris. ,
Frère : Prince Tv^ïoW-Casimïr-Philippe-
Jean, né à Paris le 10 mars 1876.
FuÈRE ET SŒUR DU PÈRE.
!» Prince Witold (né le 6 juin 1824, dé-
cédé le 14 novembre 1865); marié à Paris
le 30 octobre 1851 à Marie, fille de Henri,
comte Grocholski, religieuse au couvent
des Carmélites-Déchaussées à Cracovie.
2° Princesse Isabelle, née à Varsovie, le
19 décembre 1830; mariée à Paris le 21 fé-
vrier 1857, à Jean, comte de Koscielec-
Dzialynski (décédé le 30 mars 1880). Rési-
dence : château de Goluchowo, près Bo-
guslaw (Posnanie).
Frère du grand-père.
Prince Constantin (né le 28 octobre 1773,
décédé le 23 avril 1860); marié : 1° en
1804 à Angélique, princesse Radziwill (née
157 —
- 158 -
en 1781, décédée le 16 septembre 1808);
2° le 20 mars 1810, à Marie Dzierzanowska
(née en 1790, décédée le 28 novembre 1842),
Fils : a) du premier lit : 1) Prince
Adam (né le 24 juin 1804. décédé le 19 dé-
cembre 1880), marié : 1° le 12 décembre
1832 à Wanda, princesse Radziwill (née le
29 janvier 1813, décédée le 16 septembre
1815) ; 2° à Kornik, le 16 février 1848, à
Elisabeth, comtesse deKosciclec-Dzialynska,
née à Posen le 16 août 1826. Résidence :
château de Rokosow, près Punitz (Pos-
nanie).
Enfants : 1° Du premier lit : a) prince
Roman (né le 23 novembre 1831), décédé le
18 février 1887); marié àLemberg le 6 dé-
cembre 1873, à Florentine, née le 28 mai
1844, fille de feu Titus, comte Dzieduszycki ;
remariée à Kopeczynce le 29 mai 1892. à
Anton Wolniewicz. Résidence : Sablonow,
près Kofreczynce (Galicie) ;
b) Prince Antoine-Boguslave-y4<irt;», né
à Berlin le 2 janvier 1845. Résidence :
Rokosour. près Punitz (Posnanie).
2° Du second lit : c) Prince Constantin-
Xavier-Sig ismond ', né à Posen le 29 sep-
tembre 1853. Résidence : Rokosow ;
cl) Princesse Marie-Hélène, née à Posen
le 29 septembre 1855; mariée à Rokosow
le 12 mai 1878, à Stanislas, comte de
Brocle-Plater dit de Syberg. Résidence :
Moszkow (Galicie) ;
e) Prince Alexandre-Zdzislaw, né à Posen
le 4 janvier 1859. Résidence: Sielec, près
Sntroschin (Posnanie) ; marié à Vienne le
17 février 1884, à J/c/We-Hélène-Madeleine-
Jeanne-Glaire-Léopoldine, née le 15 novem-
bre 1863, fille d'Alexandre de Zaleski et de
Martina, née Grabianka. dont : 1° Prin-
cesse isV/^&e^-Marie-Hélène-Martine-So-
phie-Clémentino. née à Sieloc le 16 décem-
bre 1885; 2° Prince Alexandre- Olgerd-
Jean-Paul-Antoine, né à Sielec le 25 octo-
bre 1888 ;
b) Du second lit : 2), Prince Alexandre
(né le 7 février 1811, décédé le <) .juillet
1880); marié à Vienne le 20 août L840 à
Marceline, princesse Radziwill (née le ix
mai 1817, décédé en juin 1891).
Fils : Prince Marc^-Adam-Constantin-
Michel-Félix, né à Weinhans, près Menue
le 30 mai 1811. Résidence : Cracovie; ma-
rié à Paris le 31 juillet 1866, à Suzanne de
Riifuet, comtesse de Garaman, née le 20 fé-
vrier 1814, fille de feu Alphonse, prince de
Chiniay.
3o Prince 67eo;'^es-Gonstantin,néàI)resde
le 24 avril 1828, propriétaire de la seigneu-
rie de Wiazownica, près Jaroslaw (Galicie),
conseiller privé autrichien, membre hér. de
la chambre des seigneurs d'Autriche. Ré-
sidence : Wiazownica; marié à Vienne le
2 mai 1861 à Marie-Jeanne, née à Prague
le 4 mai 1835, fille de feu le docteur Jean
Czermak, de Prague.
Enfants : a) Princesse Wanda . née à
Vienne le 20 août 1802:
b) Prince Witold, né à Vienne le 10 fé
vrier 1861. Résidence : Pelkinie, près Sa-
roslaw; marié à Lemberg le 21 février 1889
à Jadwiga, née à Léopol le 2 mars 1867,
fille de Wladimir, comte Dzieduszycki et
d'Alphonsine, née comtesse do Miaczyn-
Miaczynska.
Enfants : 1° Princesse Marie, née à
Vienne le 24 avril 1890; 2° Princesse
Anne, née à Vienne le 18 avril 1891 ;
3° Prince Casimir-Georges, né à Pelkinie
le 7 août 1893; 4> Prince Georges-Pierre,
né à Pelkinie le 23 février 1894.
DAVOUT D'AUERSTjEDT.
Voy. pour l'historique de cette maison le tome 1er,
col. 1015 et 1016.
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
Léopold - Claude - Etienne - Jules - Charles
Davout. duc d'Auerstaedt, né à Escolives
(Yonne) le 9 août 1829, fils de Isidore-
Louis-Charles Davout (né le 12 septembre
1774, décédé en août 1854) et de Clara, née
de Cheverry ; succéda à son oncle ; général
de division en retraite et ancien membre du
Conseil supérieur de la guerre. Résidence :
Paris, rue Magellan, 8. Marié à Paris le
16 juin 1868 à Jeanne-Alice de Yoize, née
à Paris le 19 mars 1845.
Enfants : l)Léonie-CMre- Aimée-Margue-
rite, née à Lyon le 14 décembre 1869, mariée
à Paris le 26 juin 1890 à François, comte
Daru, capitaine au 25e régiment d'artillerie,
à Châlons-sur-Marne.
2) M&ne-Mathilde, née au château de
Motelle le 10 septembre 1871 ; mariée à
Paris le 27 juin 1895 à Marie-Joseph-Gas-
pard, comte de Berthier-Bizy.
3) ClaLire-Mvine- Marguerite, née à Ver-
sailles le 28 août 1873.
4) Louis- Nicolas -Marie- Bernard, né à
Clermont-Ferraud le 23 mars 1877.
DESCHAMPS DE MOREL.
Seigneurie de Crécy, enBeauvoisis, famille dont
était Jean-Baptiste Deschamps de Morel, marquis
de Crécy, brigadier des armées du roi, premier
écuyer et majordome de feu la reine douairière
d'Espagne, qui mourut le 20 mai 1741.
Armes: Ecartelé: aux 1 et 4 d'or, à trois mail-
lets de sinople; aux 2 et 3 d'azur, à trois ju-
mettes en fasces d'or; sur le tout : d'azur, à la
fasce d'argent, chargée de trois roses de gueu-
les, la fasce accompagnée de trois mollettes
d'éperons d'or, posées 2 et 1.
DESJARDINS DE GÉRAUVILLIER.
Famille lorraine fixée à Ma ntoche (Haute-Saône).
D'après l'armoriai général de Lorraine de Dom
Pelletier, Jean des Jardins, capitaine de cavalerie
au service de France, propriétaire du fief de Gé-
rauvillier (près Gondrecourt), marié à Anne de
Gircourt, fut anobli le 27 septembre 1664, par
lettres patentes du duc Charles IV de Lorraine.
Ses descendants furent :
Jean, deuxième du nom, lieutenant-comman-
dant de la garde de S. A. R. le duc Léopold, ma-
rié en 1686 à Françoise Thiballier de la Mothe,
dont le père était maréchal des logis de la mais- m
du roi ; fut tué à la bataille de Hoohsteedt en 1703.
161
— 162
Claude, capi.taine de cavalerie et gentilhomme
de la cour du roi Stanislas, épousa, en 1710, Thé-
rèse du Parpe.
Claude, deuxième du nom, mousquetaire du
roi, épousa Anne Le Comte ;
Joseph, né en 1751, marié en 1784 à Mlla Joly de
Mantoche, mort à Abainville en 1821 ;
Paul, né en 1787 à Mantoche, capitaine du génie,
chevalier de Saint-Louis, marié à Louise de
Canon de Ville, fille d'un maréchal de camp, mort
en 1845;
Louis, né en 1823, à Commercy, marié en 1847
à Gabrielle de Toytot, mort en 1872.
Armes : D'azur, à la fasce d'argent, accom-
pagnée de trois tètes de cerf d'or, 2 en chef et
1 en pointe.
Cimier : Une tète de cerf d'or et deux cornes
d'abondance, componnées d'or et d'azur, is-
santes d'un tortil des couleurs et métaux de
Vécu.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Desjardins de Gérauvillier (Paul), né
en 1848, lieutenant-colonel d'artillerie bre-
veté, directeur d'artillerie, à Langres, che-
valier de la Légion d'honneur, marié en
1874 à Jeanne Dromard. dont : 3 fils et
2 tilles.
DEVEZEAUX DE RANCOUGNE.
Les Devezeaux de Rancougne tirent leur origine
de l'Angoumois où il est fait mention d'eux dès
l'an 1200. Leur filiation authentique s'établit à
partir de 1339, eu la personne de Pericaldus de
Devezello, noble homme, gendre de Gérauld
d'Ornhac. Ils sont qualifiés écuyers, seigneurs de
Treuil, et sont, à ce titre, feudataires des La Roche-
foucauld. Au commencement du xvie siècle, Jean
de Devezeau, seigneur de Chillac, frère puiné de
Claude de Devezeau, seigneur du Treuil, épouse
Jehanne Maindron, demoiselle de Rancougne, et
par ce mariage lait entrer dans sa famille la sei-
gneurie de Rancougne dont le nom sera désormais
porté par cette branche des Devezeau. En 1743,
Charles Devezeau, chevalier, seigneur de Rancou-
gne, colonel du régiment de son nom, acquiert le
marquisat-pairie d'Herbault, en Beauce, des héri-
tiers de feu sieur Dodun, contrôleur général des
finances. En 1744, le roi revêt par lettres patentes,
registrées à la chambre des comptes, Charles-
François-Louis, fila du précédent, capitaine de
cavalerie au régiment Dauphin étranger, du titre
et dignité de marquis, pour son marquisat-pairie
d'Herbault, en Beauce, dont il lui rend foy et
homage. La branche ainée des Devezeau, sei-
gneur du Treuil, s'est éteinte au xvir siècle ; —
elle a jeté deux rameaux — l'un, les Devezeau de
TuME II.
Chasseneuil fondus au xviif siècle dans la famille
des LaRomagère, marquis de Bouscecy ; l'autre,
les Devezeau de Lavergne.
Armes : D'azur, au chef denché d'or à '■;,,,/
pointes, à la fasce d'argent accompagnée d'une
étoile du même en pointe.
RE PRES EN TA N TS A C T UELS :
Branche de Rancougne.
Devezeaux. marquis de Rancougne
(Charles), chef de nom et d'armes, à Paris.
Fils : D., Ve de R. (Jean-Charles), en
Guyenne, dont : Marie-François.
Branche de Lavergne.
Devezeau de Lavergne (Charles-Emile-
Auguste), en Angoumois.
D. de L. (Eugène- Léo), en Poitou.
DUBRETON.
Jean-Louis, baron Dubreton, né en 1773, mort
en 1855, lieutenant général des armées du roi, fut
élevé à la dignité de pair de France et créé baron
héréditaire par S. Al. le roi Louis XVIII en 1819.
Il appartenait à une ancienne famille de Bretagne,
alliée aux familles de Pesloùan, de la Quéran-
tonnais, d'Aramon, delaPanouse, etc.
Armes : D'azur, à la tour percée d'or, maçon-
née et ajourée de sable; au chef d'or, chargé
de trois étoiles de gueules.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Dubreton (Amédée-Charles-Ernest, Bou>.
chevalier de la Légion d'honneur, de Saint-
Maurice et Lazare, etc. Ancien officier de
cavalerie. Résidence : Paris, dont : deux
hls : a) Henry, lieutenant au 1er cuiras-
siers ; b) Louis.
Le baron Dubreton reçut hinvestiture du garde
des Sceaux en 1893 à la mort de son frère aine le
commandant, baron Dubreton.
DUCHESNE DE GILLEVOISIN DE
CONEGLIANO.
Voy. pour l'historique de cette maison le
tome 1er, col. 1076.
REPRÉSENTANTS ACTUELS .'
Chaiies-AdWém-Gustave Duchesne, ba-
ron de Gillevoisin. duc de Conegliano.
né à Paris le 12 novembre L825, fils du
deuxième duc Alphonse- Auguste (né le 30
— 163 —
— 164 —
décembre 1791. décédé le 19 février 1878)
et de Jeanne-Françoise-Hélène, née Jean-
not de Moncey (née le 12 août 1807. mariée
le 8 novembre 1824, décédée le 7 octobre
1858), fille du premier duc de Conegliano;
marié à Paris le 9 mai 1857 à Aimée-Féli-
cité-Jenny Le Yavasseur. née à Rouen, fille
du baron Le Yavasseur.
Fille : Hélène- Louise -Eugénie Du-
chesne de Gillevoisin de Conegliano,
née à Paris le 11 juin 1858 ; mariée à Paris
le 18 décembre 1879 à Armand, comte de
Gramont, duc de Lesparre.
DUCHESNE
LAMOTTE.
ou
DU CHESNE DE
Seigneurs de Feuquières, de Lamothe, etc.
Cette ancienne famille, originaire de Picardie,
fut maintenue dans sa noblesse en 1669.
On voit dans d'Hozier : Adrien Duchesne, comte
de Lamotte, conseiller au présidial, maïeur d'Ab-
beville en 1671; un Duchesne de Lamotte fut
conseiller-secrétaire du roi en 1696 ; François
Duchesne de Lamotte, conseiller du roi aux trnites
d'Abhe ville, fut maïeur de cette ville en 1751 ;
Jean-Abraham Duchesne, comte de Lamotte, était
chevau-léger de la garde du roi en 1765.
Jean-Jules Du Chesne, comte de Lamotte,
épousa en 1822, Louise-Pauline de Buissy d'Yvren-
cheux, tille du comte de Buissy d'Yvrencheux,
d'une des plus nobles familles de Picardie.
Armes : D'azur, au chevron cl 'or accompagne
de trois glands de même.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Duchesne, Gte de Lamotte (Jean-
Jules), marié à Marie-Yvonne de La Teil-
LAJS.
2° D. de L. (Paul-Étienne), officier de
cavalerie au 9e cuirassiers.
Cette famille, quoique possédant les deux sei-
gneuries de Feuquières et de Lamotte, habit»:
depuis déjà longtemps au château de Rouvres, par
Auberive (Haute-Marne).
DUCOS (Cl "').
Les Ducos sont originaires du Béarn où on les
voit figurer parmi la noblesse au xvi° siècle. Les
archives du département des Basses-Pyrénées
attestent, en effet, qu'ils rendirent hommage de
vassalité à Henri IV, roi de Navarre, dans l'année
qui précéda l'avènement de ce prince au trône de
France. Ils formèrent plusieurs branches et leur
maison se rattache peut-être à celle des Ducos,
comtes de La Hitte, en Armagnac, mais la com-
munauté d'origine de ces deux familles n'a pu être
aulhentiquement établie.
Sous Louis XIV, les Ducos, possesseurs de la
seigneurie béarnaise de Florence, furent de ce chef
admis aux États de Béarn et investis des offices
héréditaires de conseiller du roi et de maire de la
ville de Monein. Il y avait à la même époque les
Ducos, seigneurs d'Artix et les Ducos, seigneurs
du Bourdin d'Orin.
Dans un acte du 20 septembre 1702, Jean Ducos
est qualifié d'abbé laïc de Saint-Michel d'Aydie.
Son fils aîné, qui portait aussi le prénom de Jean
et qui était lieutenant au régiment de Boufflers,
fut reçu aux Etats de Béarn, le 13 juillet 1701,
comme titulaire de l'abbaye laïque de Gerderest,
qu'il tenait de Marie de Labaig-Viella, son épouse.
Sur ces entrefaites, Pierre Ducos prit alliance
avec Anne de Moncla, fille de noble Pierre de
Moncla, seigneur de Moncla, commandant du
bataillon d'Oléron, et de Cécile de Saint-Aubin.
Les registres de l'état civil de Garlin relatent que
Jean Ducos, issu de cette union, contracta ma-
riage, le 28 septembre 1728, avec Marie-Anne de
Lubet de Lasclaveries, fille de Pierre de Lubet de
Lasclaveries et de feu Marie de Prégande. Il était
officier dans les bandes béarnaises.
Jean-Etienne, son fils aîné, qui naquit le 3 juil-
let 1730, épousa Marie Lavaud, d'une famille dis-
tinguée que l'amiral Lavaud a représentée de nos
jours. Il s'établit à Bordeaux et devint un des
principaux armateurs de cette ville qui a toujours
tenu à honneur de pousser vers le négoce ses
citoyens les plus en vue. Il adopta avec enthou-
siasme les idées de la Révolution et contribua
puissamment, par sa considération et par sa
fortune, à lui susciter des partisans dans l'an-
cienne capitale de la Guyenne. 11 eut pour fils et
pour gendre deux des plus illustres du parti des
Girondins : fean-François Ducos et Jean-Baptiste
Boyer-Fonfrède qui, sur l'échafaud, où ils mon-
tèrent ensemble, ayant à peine dépassé l'un et
l'autre la vingt-cinquième année, payèrent de leur
sang le dévouement qu'ils avaient juré à la cause
de la liberté.
Le plus jeune des ûls de Jean-Etienne, Armand,
destiné à continuer seul sa descendance mâle, ser-
vit en qualité de volontaire clans les armées de la
République et de l'Empire. Il entra plus tard dans
l'administration, fut sous-préfet de La Réole et
chevalier de la Légion d'honneur. Il s'unit à Fanny
Lercaro, issue des Lercaro, anciens doges de Gênes,
dont l'un contraint, après le bombardement de
cette ville en 1684, de venir faire sa soumission à
Louis XIV et, interrogé sur ce qu'il trouvait de plus
curieux â Versailles, répondit : « C'est de m'y
voir. »
Armand eut quatre fils qui ont chacun fait
souche. L'aîné, Théodore, né le 22 août 1801, fut
député de Bordeaux de 1831 à 18i8, puis député
105 —
— 160 —
de Paris jusqu'en 1851, époque où il fut nommé
ministre de la marine et des colonies. Ce porte-
feuille, auquel il avait cru devoir renoncer, lui fut
bientôt rendu par le prince-président qui, à la veille
de restaurer l'empire, lui écrivit : « Le pays a
besoin de vos services et moi de vos lumières...
Maintenant m'abandonnerez-vous ? » Il conserva
ses fonctions jusqu'à sa mort, survenue le 17 avril
1855. Son administration fut marquée au sceau
d'une prodigieuse activité. Le Parlement et la
Presse se sont plu à rappeler maintes fois les heu-
reux effets qu'elle eut pour la réorganisation de la
marine française. Elle ne fut pas moins utile à la
prospérité de nos colonies. C'est grâce à elle que,
le 24 septembre 1853, la France a pris possession
de la Nouvelle-Calédonie, dont une presqu'île a
reçu, par les soins du gouvernement impérial, le
nom de Ducos. Une ville importante de la Marti-
nique a réclamé dans le même temps l'honneur de
porter ce nom qui est demeuré le sien.
La guerre d'Orient fournit à Théodore Ducos
une occasion toute spéciale de montrer son mérite.
Avec un budget des plus restreints, il réussit à
préparer les formidables armements qu'elle récla-
mait. Le maréchal de Saint-Arnaud lui en expri-
mait son admiration dans son éloquence imagée
en lui écrivant de son quartier général, le
10 juin 1854 : « Vous créez des escadres d'un coup
de baguette. Elles ne sortent pas des chantiers;
elles naissent de l'écume des mers. »
Quelques mois auparavant, le 9 janvier, l'empe-
reur lui-même avait adressé à celui qu'il appelait
son « Colbert » une lettre autographe dans laquelle,
pour lui donner « une preuve non équivoque de
sa satisfaction, » il le nommait grand-officier de
la Légion d'honneur. Déjà il l'avait fait sénateur,
le 4 mars 1853.
Mais Théodore Ducos devait succomber à la
peine. L'excès du travail l'a tué, dirent ses col-
lègues. Sa mort fut considérée coin me un deuil
public et ses funérailles furent célébrées aux frais
de l'Etat.
Parmi les nombreuses distinctions honorifiques
dont les souverains étrangers avaient tenu à lui
marquer leur estime, il avait reçu la grand-croix
de Pie IX et le collier de Saint-Georges, qui lui
donnaient la noblesse héréditaire à Rome et à
Nàples.
De son mariage avec \nne Joly, il a laissé un
fils, Paul-Emile- Théodore, né le 18 juin 1819 et
une fille, Jeanne-Fanny-Louise-i?«7/iiMÉ'. née le
29 mars 1851.
Paul-Emile- Théodore, actuellement chef du
nom, sans alliance. Résidence : Abbaye de Sept-
fontaines, par Andelot (Haute-Marne), secrétaire
d'ambassade, chevalier de la Légion d'honneur,
camérier du Souverain Pontife, etc., etc., a été
créé comte palatin héréditaire par S. S. Pie IX en
reconnaissance des services rendus par son père à
l'Eglise dans nos colonies. Pour les mêmes raisons,
S. S. Léon XIII a conféré le titre de comtesse à sa
mère et à sa sœur darne du Saint-Sépulcre.
Armes : Êcartelé : aux 1 et 4, de sable à un
duc d'or tenant de lapatte dextre un os d'argent,
au chef cousu d'azur charge de trois ancres
d'or; aux 2 et 3, de gueules à trois fasces d'or.
Supports : Deux triions.
Couronne de comte
Devise:/// morte cita.
DUPLAIS DES TOUCHES.
Voy. tome 1er, col. 1080 et suivantes, et rectifiez
comme suit :
Col. 108'«, 17e ligne, avant les dates 1628-1630,
ajoutez : Maire de Saintes.
Col. 1086, 3e paragraphe, 3" ligne, au lieu de
14 mai 1829, lire : 14 mai 1820.
DUFAU (de).
Famille originaire de la
vallée deLarbaig,en Béarn,
fixée à Pau, vers 1640.
Jean du Fau, alias Dufau
et de Dufau, baptisé dans le
temple protestant de Pau, le
20 février 1059, se convertit
au catholicisme, en 1085
Procureur au parlement de
Navarre (1092), conseiller du
roi , receveur des épices .
amendes et vacations de la
sénéchaussée de Pau (1095),
jurât de cette ville (1721), député aux états géné-
raux de Béarn (1724), il fut inscrit dans V Armoriai
général de 1090-1701 (Béarn, n° 008), et mourut
doyen des procureurs du parlement de Navarre,
le 1er août 1728, laissant de damoiselle Marie de
Lacrouts, entre autres enfants :
lo Théophile de Dufau, aîné (1684-1763), procu-
reur au parlement de Navarre, jurât de la ville de
Pau vt sous-secrétaire des états généraux de la
province de Béarn, dont le fils est mentionné plus
bas ;
2° Henry-Théophile de Dufau, cadet (1698-1773),
conseiller du roi, échevin de Barèges (1724), puis,
procureur au parlement de Navarre, jurât de la
ville de Pau, administrateur de l'hôpital de cette
ville et seigneur de Nai'gassie de Meillon. Son fils
aîné, messire Jean-Baptiste de Dufau, avocat au
parlement de Navarre, greffier en chef de l'ami-
rauté et du Conseil supérieur de Port-au-Prince
(Amérique), fut créé conseiller du roi au Conseil
supérieur de cette ville en 1760. Il mourut à Paris,
le 9 mars 1782, sans avoir été marié, et fut en-
terré, le il mars, dans l'église Saint-Eustache.
Cette branche s'éteignit dans les mâles, le 2 jan-
vier 1834, avec Henry-Théophile-Laurent de Du-
fau, seigneur de Nargassie, d'abord avocat au
parlement de Navarre et membre de la noblesse
— 167 —
— 168 —
aux états de Béarn, puis, sous la Restauration,
juge de paix du canton de Pau (est).
Noble Pierre de Dufau, né à Pau, le 10 octobre
1715, fils de Théophile de Dufau aîné, et de da-
moiselle Marie de Boyou, sa première femme,
fut avocat au parlement de Navarre et, comme
son père, sous-secrétaire des états généraux de la
province de Béarn et jurât de Pau. Il mourut dans
cette ville le 9 août 1786, laissant de dame Marie-
Anne de Duboscq :
lo Théophile-Joseph de Dufau (1754-1829), avo-
cat au parlement de Navarre, sous-secrétaire des
états généraux de Béarn, président de l'adminis-
tration municipale de Pau, le 19 nivôse an VIII
(9 janvier 1800), enfin président du tribunal civil
de Pau, de 1812 à 1816. Ses descendants habitent
actuellement Paris, Bordeaux et Pau ;
2° Pierre de Dufau (1755-1846), avocat au parle-
ment de Navarre, jurât de la ville de Pau en 1789,
plus tard président de Chambre à la Cour d'appel
de Pau, chevalier de la Légion d'honneur. Auteur
d'une branche cadette encore représentée ;
3° Jean-François de Dufau, garde du corps du
roi d'Espagne en 1783, décédé sans avoir été
marié.
Deux jugements du tribunal civil de Pau, des
2 avril et 4 novembre 1886, ont rectifié les actes
d'état civil de cette famille dans lesquels la parti-
cule de avait été omise.
Armes : Losange d'argent et d'azur, flanque
de gueules (enregistrées, le 2 décembre 1701).
Théophile de Dufau, aîné, portait les armes sui-
vantes, en 1730 : Écartelé : au 1, d'azur à trois
larmes d'argent, rangées en pointe et an soleil
d'or, mouvant du chef; au 2, d'azur, à la tour
d'argent maçonnée de sable, ouverte et ajourée
du champ; au3, d'argent, au lévrier de gueules
passant contre un arbre de sinople, et au 4, d'or,
au léopard d'azur, armé et lampassé de gueules;
l'écu entouré de palmes et timbré d'une couronne
de comte.
La branche des seigneurs de Nargassie avait
adopté les armes de ce fief : D'azur au dragon
d'or, surmonté d'un coq perdié, aussi d'or.
REPRÉSEXTAXTS ACTUELS :
Branche aînée.
1° Dufau (Charles- Joseph-Marie de). Ré-
sidence : Paris, rue des Dames, 52;
2° D. (Jîdie-Lomse-GSibvielle de), sœur
du précédent, femme de Jacques-Etienne
Gabe. Résidence : Oloron - Sainte - Marie
(Basses-Pyrénées) ;
3° D. («/wZtfs-Bernard- Marie de), oncle des
précédents. Résidence : Bordeaux, rue des
Sablières. 93 ;
4° D. (Jean-Marie-Raymond de), frère du
précédent. Résidence : Pau, rue du Ly-
cée, 25 ;
5° D. (P«M/-Théophile-Mariede), frère des
précédents. Résidence : Pau, rue Gaston ;
6°D. (A dèle- Marie- Joséphine de), sœur des
précédents, veuve de M. Théophile- Joseph-
Eugène Cailloux, ancien percepteur.
Branche cadette.
1° Dufau (Joseph-Pierre-Lowis de), avo-
cat, marié à Claire-Marie- Thérèse d' André,
dont a) Henri', b) Marguerite; c) Marie.
Résidences : Toulouse, rue Ninau, 20, et châ-
teau de Coarraze (Basses-Pyrénées) ;
2° D. (Marie-Augustine-Je<z?m£ de), sœur
du précédent, mariée à Charles-Marie^ Gas-
ton du Broc de Segange.
3o D. (G&brielle-Louise-Germaine de),
sœur des précédents, mariée à Philippe-
Joseiph-Ilippolyte, baron de Montbel. Ré-
sidence : Evreux.
4° Dufau de Maluquer (Melchior-^LZ-
phonse de), oncle des précédents. Rési-
dence : château de Bernet, par Chélan
(Gers).
Voy. Maluquer (de).
-■iàAtl--
ELIE DE BEAUMONT.
Famille originaire de Ca-
rantan, en Normandie, des-
cendant de Pierre Hélyes,
écuyer anobli par lettres du
roi Charles VII, en 1461,
pour services militaires lors
de la réunion de la province
de Normandie à la couronne
après la bataille de For-
migny.
Représentée au xvute siè-
cle par Jean-Baptiste-Jac-
ques Flie de Beaumont, né à
Carentan en 1732, mort à
Paris le 10 janvier 1786, fut reçu avocat en 1752.
Il plaida d'abord quelques causes avec peu de
succès ; ce qu'on attribue à la faiblesse de sa
voix. Son Mémoire pour les Calas, publié en 1762,
in-4°, fit du bruit et fut suivi de plusieurs autres
où l'on trouve de l'élégance, de la facilité, mais
quelquefois un peu d'emphase.
Il était propriétaire de Canon, en Normandie, où
il établit une fête, connue sous le nom de Fête des
bonnes gens. Il avait épousé Mlle Dumesnil-Molin,
née à Caen, en juillet 1730, et morte à Paris le 12
janvier 1785. Cette dernière est connue comme au-
teur d'un roman estimable : Les Lettres du mar-
quis de Rosette, 2 vol. in-12, qu'elle publia en
1764.
Le frère de Jean-Baptiste-Jacques, Jean-Antoine-
Elie de la Poterie était premier médecin de la
marine à Brest. Il était né en 1732 et mourut dans
cette dernière ville le 23 mai 1794.
Il a publié de savants ouvrages sur la médecine
et un grand nombre de mémoires, de disserta-
tions et de rapports.
Il était docteur-régent de la faculté de médecine
de Paris.
Et au xixe siècle, par :
1° Élie de Beaumont (Léonce), sénateur, secré-
taire perpétuel de l'Académie des sciences, grand
officier de la Légion d'honneur, marié à Mlle de
Quélen ;
2° Élie de Beaumont (Eugène), juge au tribunal
de la Seine, marié à M^e Le Peletier d'Aunay.
Armes : D'azur, au chevron d'argent accom-
pagne de trois glands d'or 2 et 1, enregistrées en
1697.
Couronne de marquis.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Élie de Beaumont (Félix), ancien ma-
gistrat, marié à Mlle Holker, décédée. —
Résidence: li bis, rue Jean-Miquel, à Niort
(Deux-Sèvres).
2° É. de B. (Félicie), mariée à M. de
Bonnières de Wierre, chef d'escadron au
7e hussards.
3° E. de B. (Gaston), lieutenanl au 8e cui-
rassiers, marié à Mlle Fournier-Sarlovkzk.
171 —
— 172 -
EYSSAUTIER (#) ou EISSAUTIER.
Famille qui était comprise parmi les maisons
nobles de Barcelonette, dans le xv" siècle. Elle
passa à Golmars, en Provence, vers l'an 1470.
Le premier qui s'établit dans cette province et
qui commença la filiation de cette famille, est
Paul d'Eyssautier, un de ses descendants, au qua-
trième degré, Pierre d'Eyssautier, seignenr de
Cartier, servit glorieusement le roi pendant les
guerres civiles du xvie siècle. Il eut ordre, en 1691,
d'aller à la tête de 200 hommes au secours de la
ville de Digne. Il fut fait gouverneur du château
de Sauze en 1593, et le duc d'Epernon lui donna
commission de renforcer de 300 hommes la garni-
son de cette place. L'an 1597, la ville de Colmars
se trouvait en danger, et le duc de Guise, craignant
pour la grande quantité d'artillerie qu'on y avait
fait conduire, envoya commission audit seigneur
de Cartier d'en aller prendre le commandement;
il réussit dans sa mission, et mit cette ville à cou-
vert de l'ennemi. Il garda le commandement de
Colmars, et épousa : lo le 18 septembre 1589,
Diane de Puget, et 2° le 17 août 1603, Lucrèce de
Demandols. Il eut du premier lit François d'Eys-
sautier qui continua la descendance jusqu'à nos
jours.
Armes: D'azur, à trois fasces ondées d'argent;
au chef d'or, chargé de trois roses de gueules.
ESTOURMEL [oV).
Dans la notice que nous avons consacrée à
cette famille dans le tome 1er, col. 1138, nous
avons omis de faire connaître d'où venait le nom
de Creton porté primitivement par cette famille.
Elle le dût à Rimbold d'Estourmel qui, le pre-
mier, en 1098, monta sur la crête du mur de Jéru-
salem d'où lui vint l'honorable surnom de Creton
qu'il transmit à ses descendants.
L'historien Lamorlière dit à ce sujet : « Ce n'est
point un petit lustre de la maison que l'on recon-
naît en l'origine de ses armes qu'elle tient dès le
premier voyage que firent les chrétiens pour le
recouvrement de la Terre Sainte, de la main
propre de Godefroy de Bouillon, roi de Jérusalem
qui, pour honorer la valeur du sire d'Estourmel,
lequel il avait vu s'être porté tant vaillamment à
la prise d'assaut de cette ville, lui fit présent d'une
croix d'argent crètelée dans laquelle est enchâssé
un morceau de la sainte et vraie croix. Ce précieux
reliquaire fut plus tard dans la famille en la pos-
session du baron de Surville dont les ancêtres,
avec juste raison, estimèrent ne pouvoir blasonner
de plus dignes armes que de la figure de cette
croix, tant pour le mérite du don que du roi qui
la donnait et de la cause pourquoi elle fut don-
née. »
Cette relique pensa, sous le règne de Louis XIII,
être l'occasion d'un procès entre le sieur d'Haute-
fort qui avait épousé la fille unique d'Antoine
d'Estourmel de la branche cadette de cette mai-
son.
L'affaire fut soumise à l'arbitrage du président
de Mesme , qui décida qu'étant substituée de
mâle en mâle, elle appartenait à cette dernière
branche.
On cite un sieur d'Estourmel dans le xive siècle
qui ordonna par testament qu'il serait distribué à
mille pauvres de ses sujets, mille livres, mille
pains, mille lots de vin, et mille habits de drap
blanc.
Enfin le commandant d'Estourmel, chargé d'af-
faires de l'ordre de Malte, dans les premières an-
nées de la Révolution, signala son dévouement
pour l'infortuné Louis XVI.
En compagnie du duc du Châtelet et de Ma-
dame de Molleville, il fit distribuer de fortes
sommes d'argent à Pétion, à Lacroix et à d'autres
conjurés.
FABRE DE CŒURET.
La famille Fabre de Gœu-
ret compte parmi les plus
anciennes du Bas-Langue-
doc.
Originaire de Pézenas, où
elle a tenu pendant plusieurs
siècles un rang des plus dis-
tingués, elle justifie de sa
noblesse par les archives et
les manuscrits du temps ;
aussi bien que par les regis-
tres des paroisses de Péze-
nas, où sa filiation est tracée,
sans interruption, dès le plus
ancien de ceux qui ont été conservés et qui date
de l'an 1600, jusqu'à nos jours.
Henry Fabre, capitaine commandant du châ-
teau de Pézenas, fils cadet de Louis Fabre, seigneur
de Pégairolles, comte de Lodève, épousa en 1594
Gabrielle de Gorbières.
Sous les ordres du duc de Montmorency-Dam-
ville, plus tard connétable, qui l'honorait d'une
amitié particulière, il se distingua clans la défense
des diverses places fortes dont le commandement
lui fut confié. Après avoir héroïquement soutenu
le siège de Leucate (1er août 1500), il fut chargé de
protéger Maillac, place forte située entre Perpi-
gnan et Narbonne, contre les troupes du duc de
Joyeuse. Ses exploits, son intrépidité, son courage,
sont restés légendaires.
Un manuscrit du capitaine Poncet, officier d'in-
fanterie, aujourd'hui en possession de la famille
Mazel, de Pézenas, et qui remonte aux trente-cinq
dernières années du xvie siècle, dit, au sujet du
capitaine Fabre (article Fabre de Coeuret) :
« Monsieur le connétable en fesaitbien du cas;
ce qui se justifie par plusieurs lettres que le duc
lui fit l'honneur de lui écrire, desquelles j'en
vais rapporter une dans les termes que j'ai
extraits de l'original : « Capitaine Fabre, ainsi
que j'estime que vous ne manquez pas de de-
voir en ce qui concerne la garde du lieu de
« Maillac, néanmoins je vous fais la présente
« pour vous prier de vous y affectionner de plus
« en plus, afin de couper le chemin à toutes les
« menées pratiques que l'on y pourrait faire par
a l'artifice des ennemis. Quant à Monsieur de
« Joyeuse, il est encore à Gastelnaudari, et lors-
« qu'il sera vers Narbonne et qu'il voudra entre-
« prendre sur les lieux de l'obéissance du Roy,
« j'espère que vous empêcherez ses desseins; si
« bien que ce que nous tenons nous demeurera ;
« priant sur cela le sauveur vous avoir en sa
« sainte et digne garde ; bien assuré et meilleur
« ami.
« A Béziers, le 8 septembre 1590.
« MONTMORENCI, Signé: »
Le capitaine Henry Fabre fut enseveli dans
l'église Saint-Jean-de-Jérusalem, à Pézenas, dans
le chœur, à côté de l'autel de Notre-Dame de Bet-
lhéem. En mémoire de sa bravoure et de ses
services, il fut mis à côté de son tombeau un dra-
peau en taffetas blanc.
Henry Fabre, écuyer, fils du précédent, lieute-
nant dans la compagnie franche de Monsieur son
— 175
— 176
père, s'attacha plus tard à la fortune d'Henri II,
duc de Montmorency. Il combattit vaillamment
sous ses ordres, et lui resta fidèle jusque dans sa
rébellion.
Condamné à mort avec lui, il fut compris dans
la capitulation et amnistie, que Sa Majesté
Louis XIII accorda à quelques officiers et gentils-
hommes de Pézenas, le 13 octobre 1(332, par l'en-
tremise du sieur de Saint-Jean. Celui-ci ajoute à
la copie de la lettre de grâce qu'il envoie à Henry
Fabre, le certificat suivant : « Assurance de vie et
« biens. J'ai retiré de l'original et certifie comme
« le sieur Henry Fabre est compris dans la sus-
« dite capitulation comme officier, pour avoir été
« lieutenant dans la compagnie du sieur de Sa-
« bazan.
« Fait à Pézenas, le 13 octobre 1632.
« Saint-Jean, signé. »
Henry Fabre épousa le 29 mai 1637 Françoise
de Cœuret. Il mourut le 16 novembre 1653 et fut
enseveli, avec ses ancêtres, dans l'église Saint-
Jean-de-Jérusalem, à Pézenas. Ses descendants
furent autorisés, par un arrêt du parlement de
Toulouse en date du 21 avril 1680, à ajouter le
nom de leur mère à leur non patronymique.
Pierre Fabre de Cœuret, avocat, docteur en
droit, fils du précédent, épousa en 1669 Claire de
Montbrun, fille de noble Pierre de Montbrun (des
seigneurs de Lodève) et d'Esclarmonde de Car-
rion. Nommé trois fois premier consul de Pézenas
par élection, et commissaire du roi en l'assemblée
de l'Assiette du diocèse de Béziers, il exerça en
outre pendant douze ans la charge d'orateur de la
ville avec la plus grande distinction. Il prit le 21
avril 1680 le nom de Fabre de Cœuret, et fit usage,
le 6 juin 1686, des armoiries qui lui avaient été
accordées' par l'arrêt du parlement de Toulouse
cité plus haut. Son petit-fils siégea aux états gé-
néraux dans les rangs de la noblesse, en 1789.
La famille Fabre de Cœuret a cela de particu-
lier qu'elle a été perpétuée directement de géné-
ration en génération par un seul de ses descen-
dants mâles.
Principales alliances : de Corbières, de Méssès.
d'Hérail de Saint-Apolis, de Grave, de Loubatières,
de Montbrun, de Lasserre, de Maury, de Ribe, de
Lésignan, etc., etc.
Armes : D'or, à trois tètes de More de sable
2 et 1.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Fabre de Cœuret (Pierre-Charles-Ma-
rie-Victor-Henri), avocat à Montpellier (Hé-
rault), fils de Edouard, ancien conseiller
à la Cour de Montpellier, décédé en 1885,
et de Elise Anduze.
FAUCIGNY-LUCINGE-COLIGNY
(de).
La notice de cette maison
dont nous nous sommes déjà
occupé au mot Faucigny,
tome P'', col. 1159 et 1160,
doit être complétée comme
suit :
La maison de Faucigny a
pour premier auteur connu
Aimerard, prince souverain
de Faucigny, marquis des
Alpes; il est nommé dans
une bulle du pape Léon IX,
donnée la 2e férié de la l'e
lune de l'année de l'Incar-
nation 1049. Il vivait en 998.
La généalogie de la mai-
son de Faucigny serait trop longue pour trouver
sa place ici, nous renvoyons nos lecteurs au nobi-
liaire de Savoie du comte A. de Foras où elle est
tracée tout au long, et aussi à Borel d'Hauterive,
à Samuel Guichenon, aux cahiers bleus de la Bi-
bliothèque nationale, à l'alrnanach de Gotha, etc.
La maison de Faucigny forma trois branches :
l'une s'éteignit en 1253 en la personne d'Agnès de
Faucigny, comtesse de Savoie. La seconde, qui
devint l'aînée, est la seule subsistante de nos jours.
Elle ajouta, par suite du mariage de Rodolphe III
de Fau igny en 1180 avec la fille unique de Turum-
bert de Lucinge, dernier descendant de cette illus-
tre maison, les noms d'armes de Lucinge aux
siens propres. Enfin, la troisième branche, celle
des Faucigny-Thoire-Villars, vint se refondre dans
lesFauciyny-Lucinge.
Jean XV de Faucigny-Lucinge. grand sénéchal
de Savoie, épousa par contrat dotal du 6 avril 1(306
Charlotte, fille unique et héritière universelle
d'Annibal d'Ornano, prince de Cystria, de Corcas,
des Quatre-Iles, duc de Mittiliano, d'Agrigente
et de Cornola, comte de Roncigliona et de Vidal-
lia. Charlotte d'Ornano apporta à son époux
et à ses descendants la riche titulature de sa
maison (titres enregistrés pour les Faucigny-
Lucinge. Collation Sarde. Lire Borel d'Hauterive,
article Ornano).
Joseph-Louis de Faucigny-Lucinge, prince du
Saint-Empire, de Cystria, etc., épousa par con-
trat passé au château de Coligny le 4 août 1752,
Eléonore-Charlotte, fille aînée du comte de Sanders-
leben-Coligny-Châtillon et de Léopoldine de Wûr-
temberg-Montbéliard, qui était héritière delà mai-
son de Coligny, par Anne de Coligny, sa bisaïeule.
En etîet, Gaspard III, dernier duc de Coligny et
Châtillon n'avait qu'une sœur, à qui son père
Gaspard II, grand maréchal de Coligny, légua ses
noms, titres et armes ; elle devint la duchesse de
Wiii'temberg-Montbéliard et eut une fille unique
qui épousa le comte de Sandersleben et lui apporta
tous les titres et biens allodiaux de la maison de
Colignv. Le comte de Sandersleben lui-même
— 1
/ / —
— 178
n'eut que deux filles, l'aînée épousa Joseph-Louis
de Faucigny-Lucinge à qui elle apporta tous les
titres, noms, armes de la maison de Goligny,
avec obligation pour son mari et sa descendance
de porter en plus des leurs ces noms, titres et
armes des Goligny. Cette obligation à Joseph-Louis
de Faucigny-Lucinge et à ses descendants de por-
ter les noms, titres et armes de la maison de
Coligny, fut ratifiée par un décret du Roi en faveur
de « son cousin de Faucigny-Lucinge » par
pièces du 18 juillet 1783. Des pièces du même
moment ordonnèrent de servir à Joseph-Louis les
pensions dues à l'hoirie Goligny et Châtillon. La
seconde fille du comte de Sandersleben épousa
M. de Pillot, qui, avec l'autorisation de son beau-
frère, obtint du roi « déporter le nom de Goligny,
avec titre de comte. »
Ferdinand-Victoire-Amédée, prince de Faucigny-
Lucinge et Coligny, etc., aide de camp de Mgr le
duc de Bordeaux, épousa par contrat dotal des 27
et 28 septembre 1823 Marie-Augustine, fille du pre-
mier mariage de S. A. R. Mgr le duc de Berre qui,
la reconnaissant à son lit de mort, obtint pour
elle la faveur du roi de France Charles X, qui
par pièces du 9 juillet 1820 lui donna le titre de
comtesse d'Jssoudun.
Par pièces du 27 janvier 1828, Charles X « vou-
lant donner à Ferdinand de Faucigny-Lucinge et
« Goligny, une preuve de sa bienveillance spéciale,
« vu le rapport de la commission chargée d'exa-
« miner les titres de la généalogie de la famille de
« Faucigny, présentés par le ministre des Affaires
« étrangères ; vu le rapport du garde des Sceaux,
« autorise Ferdinand et tous ses descendants à
« porter en France le titre étranger de prince
« porté par ses ancêtres et à lui héréditairement
« échu. » Par brevet du 13 mars 1829 : « Le roy
« de France accorde à son cousin le prince de
« Faucigny-Lucinge et Coligny, prince du Saint-
« Empire, de Cystria, etc., les honneurs et entrées
« du Louvre. La princesse devant jouir du tabou-
ce ret en la présence Royale. »
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4, bandé d'argent
et de gueules de six pièces, qui est de Lucinge ;
aux 2 et 3, de gueules à l'aigle éployée d'argent.
membrée, becquée et couronnée d'azur, année
et la n g uée d'or, qui est de Goligny; sur le font :
Paie de gueules et d'or de six pièces, qui est de
Faucigny.
FAYOLLE DE MANS.
La famille Fayolle de Mans est originaire du
Velay où est située la terre de son nom (Mans,
près Monistrol-l'Evêque (Haute-Loire), qu'elle pos-
séda jusqu'en 1760.
Son premier auteur connu Charles de Mans,
vivait en 1550, était lieutenant, notaire royal
en la ville du Puy. Sa sœur Catherine avait
épousé messire de Volny.
Son frère, noble Claude de Mans, écuyer, eut
une fille, Anne de Mans, que le 28 septembre 1628,
épousa Laurent Fayolle, avocat au présidial «lu
Puy, secrétaire de M. de-Gonthier, conseiller du
roi au parlement de Paris, d'un un iils Charles
Fayolle de Mans, né le 12 mai 1632, avocal à la
sénéchaussée du Puy, marié le 10 avril 1535 à
Lucie de La Combe, d'où Charles Fayolle de
Mans, né le 1er juillet 1557, marié le 16 février
1690 à demoiselle Jeanne Le More, d'où André
Fayolle de Mans, marié le 5 juillet 1717 avec
Marie de Chaves, d'où Georges Fayolle de Mans,
marié le 7 janvier 1761 avec demoiselle Moret de
La Chapelle, d'où descendance, etc.
Alliances : de Volny, de La Combe, Le More,
de Chaves, Moret de La Chapelle, Ghoucal, (Juive,
d'Escrivieux, Roidot, de Cozon.
Armes : De gueules, à une fleur de lys d'ar-
gent; au chef d'or chargé de trois croiseUes de
sable, 2 et 1.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Fayolle de Mans (Mme douairière),
née de Cozon. Résidence : château de
Monistrol-sur-Loire (Haute -Loire); dont :
à) Adolphe; b) Alphonse.
2° F. de M. (Noël), marié à M"0 Dauchez
de l/Hervillier. Résidences : boulevard
Raspail, L38, à Pariset le Chambon-Feu^v-
rolles (Loire).
3° F. de M. (M""' Blanc, née). Rési-
dence : Sidi-Bel-Abbès (Algérie)'.
LA FERRONNAYS (dé).
La maison Ferron, d'ancienne chevalerie de
Bretagne, est connue dans cette province depuis
1118, et elle a donné son nom à la terre de la Fer-
ronnays. située près de Dinan, évèché de Saint-
Malo, terre dont elle prouve la possession non
interrompue depuis Jacques Ferron, seigneur de
La Ferronnays, qui vivait le 17 janvier 1356.
Cette maison, dont il est souvent parlé dans les
rôles militaires de la Bretagne, a formé, vers la
lin du xive siècle, deux branches principales : la
première comprend les branches de La Ferronnays
et du Quengo, la seconde, les branches du Ghesne
et de Beauchesne.
Un comte de La Ferronnays ht les campagnes
dans l'armée des princes et fut fait gentilhomme
de S. AR. le duc de Berry. Louis XVIII, le nomma
chevalier de l'ordre de Saint-Louis et maréchal de
camp le 4 juin de la môme année, puis pair de
France, après les Cent-Jours,\e 17 août 1815. I."
roi lui avait conféré le titre d'officier de la Légion
d'honneur dès le 9 mai précédent.
Armes : Branches de La Ferronnays et du
Quengo : D'azur, à six hillettes d'argent; au.
chef cousu de gueules, chargé de (rois unnelets
d'or.
— 179 —
180
Supports : Deux léopards..
Cimier : Un dextrochère tenant une épêe an-
tique.
Devise : In hoc Ferro vinc.es.
Branches du Ghesne et de Beauchesne : D'azur,
semé de billettes d'argent, à la bande d'hermine,
brochant sur le tout.
Supports : Deux léopards .
Cimier : Une rose.
FONTAINE (de).
Dans le Poitou : famille noble, originaire de
Bourgogne, où elle était connue dès l'an 1091,
temps où les noms commencèrent à être perma-
nents dans les familles. D'après un mémoire
dressé par un chevalier de Malte de ce nom, le
premier connu est Jean de Fontaine, chevalier
banneret, qui se croisa et se trouva à la prise de
Jérusalem, le 5 juillet 1099, sous Godefroy de
Bouillon. Il avait sous sa bannière 350 hommes.
De retour de la Terre Sainte, vers l'an 1109, il
épousa une demoiselle du nom de Beaumont, dont
il eut postérité.
X... de Fontaine, officier de cavalerie, seigneur
de Vieuville, fut s'établir en Touraine, où il se
maria vers 1525 à demoiselle de Verveille, héri-
tière de cette seigneurie.
Parmi les descendants de cette maison, nous
citerons Guy de Fontaine, seigneur de Fanche-
tières, qui entra dans la compagnie des chevau-
légers de la garde du roi en 1669, dont le duc de
Chevreuse était capitaine-lieutenant. Il se trouva
à la bataille de Senef en 1674, où le prince de
Condé, qui y commandait, eut trois chevaux tués
sous lui ; sortit de la compagnie des chevau-légers
en 1689, et fut reçu, le 26 avril de la même année,
un des ècûyers ordinaires du prince de Gondé. Il
mourut en laissant un fils de Marguerite de
Hillerin qu'il avait épousée par contrat passé le
5 mars 1685, Pierre de Fontaine, qui acquit une
charge de secrétaire des finances de Madame, fille
de France, duchesse de Berry, parce qu'on l'as-
sura qu'une telle charge ne pouvait nuire à sa
noblesse. Les provisions sont du 17 août 1714,
signé Louis, et plus bas Phélypeaux. Il eut beau-
coup d'enfants de son mariage.
Armes : lf or, à trois écussons de vair, bordés
de gueules.
Nous trouvons une autre famille du même nom
originaire de Normandie, établie dans l'élection
de Valognes.
Julien de Fontaine obtint, en 1627, un arrêt de
la Gour des Aides de Rouen contre les habitants
de la paroisse de Sotteville, ayant justifié qu'il
descendait de Bertrand de Fontaine, vivant en
1480, seigneur de la Fage et plusieurs autres ter-
res de la province du Languedoc, diocèse de Mi-
repoix. La généalogie de ces Fontaine, rapportée
dans l'histoire des Albigeois, remonte à Philippe
de Fontaine, gentilhomme de la chambre du roi
Philippe-Auguste, et apprend que ceux de ce nom
ont fait des alliances avec les plus grandes mai-
sons, comme celles de Durfort, de Foix et de
Barassin.
Jean de Fontaine, l'un des fils dudit Bertrand,
ayant été envoyé à Cherbourg, en qualité de lieu-
tenant de la garnison des hommes d'armes d'or-
donnance, y épousa Jeanne de Révie, et s'établit
dans ce pays où cette branche subsistait, et était
représentée par Jacques et Julien de Fontaine.
Armes : De gueules, à trois bandes d'or, bou-
tées d'azur, et surmontées de trois boucles ; au
chef d'argent, chargé de trois hermines de sable.
Les armes de la branche ainée, décrites dans
l'histoire des Albigeois, sont : De gueules, à trois
bandes d'or, au chef d'argent, chargé de trois
mouchetures d'hermine, de sable.
FOUCHÉ D'OTRANTE.
Famille originaire de Bretagne passée en Suède.
Joseph Fouché, né à la Martinière, près Nantes,
le 19 septembre 1754, fut créé comte en 1808 et duc
d'Otrante le 15 août 1809.
Joseph Fouché était un des membres les plus
distingués de la congrégation de l'Oratoire, au
commencement de la Révolution, dont il embrassa
les principes avec chaleur. Il quitta l'habit reli-
gieux, se maria et exerça la profession d'avocat. Il
fut l'un des fondateurs de la société populaire de
Nantes et en devint un des membres les plus in-
fluents, non qu'il eût, à un degré supérieur, le ta-
lent de la parole, mais parce qu'il y acquit une
grande popularité par l'exagération de ses dis-
cours et de ses opinions qui masquaient déjà des
vues ambitieuses.
Il fut élu député de la Convention nationale en
septembre 189^. Il reprit ses anciennes liaisons
avec Robespierre qu'il avait connu étant profes-
seur de philosophie à Arras ; mais bientôt ils se
séparèrent à cause de la divergence de leurs carac-
tères et de leurs opinions politiques.
Dans le procès de Louis XVI, Fouché vota la
peine de mort sans appel et sans sursis. Il était
alors attaché à la faction de Danton.
Le 14 février et le 8 mars 1793, Fouché fit rendre
un décret pour la vente, comme nationaux, des
biens dépendant des bourses des établissements
d'instruction publique, autres que des collèges;
peu après, il provoqua un autre décret tendant à
reconnaître et découvrir les biens des émigrés. On
le chargea ensuite de diverses missions; il fut en-
voyé d'abord dans la Loire-Inférieure et dans
l'Aube, puis dans la Nièvre. S'il fallait juger sa
conduite dans cette dernière mission, d'après les
pièces imprimées, elle porterait tous les caractères
de la démagogie la plus délirante ; il y mérita les
éloges de Chaumette, il y fit la guerre au culte
religieux, il y proclama l'athéisme et la désorga-
— 181 —
— 182
nisation sociale. Avilissons l'or et V argent, écri-
vait-il à ses collègues, traînons dans la hotte ces
dieux de la monarchie.
En novembre 1793, Fouché fut envoyé à Lyon
avec Collot-d'Herbois pour faire exécuter contre
cette ville les affreux décrets de la Convention. On
peut consulter, sur les actes sanguinaires auxquels
il présida, le Moniteur de 1793 et 1794.
Aucunes considérations ne peuvent affranchir
Fouché de sa part de la terrible responsabilité qui
pèse sur les destructeurs de Lyon.
Après la mort de Robespierre, Fouché intrigua
auprès des Thermidoriens et des Montagnards.
s'attacha successivement à l'un et à l'autre parti,
ou plutôt les fit servir tous deux à garantir sa per-
sonne de la juste vengeance des Lyonnais. Il eut
des relations avec Babeuf, et, Tallien. en dénon-
çant ce dernier, dit qu'il n'était qu'un jouet entre
les mains de Fouché occupé à corrige)' ses écrits
incendiaires. Bientôt les accusations affluèrent de
toutes parts contre Fouché. Pendant quelque temps
il tint bon contre l'orage ; mais enfin son arresta-
tion fut décrétée à une grande majorité, et au
milieu des discours les plus ignominieux pour lui.
L'amnistie politique du 4 brumaire an IV lui
ayant rendu la liberté, le Directoire lui confia une
mission particulière sur les frontières d'Espagne
après laquelle il se retira, comme en disgrâce,
dans la vallée de Montmorency, où il vécut dans
la retraite, paraissant ne se mêler aucunement des
affaires, mais ne cessant cependant d'entretenir
des relations secrètes avec les divers partis qui
luttaient dans l'arène politique.
Rappelé de nouveau par le gouvernement en
septembre 1798, il fut nommé ambassadeur de la
République française près la République cisal-
pine.
Protégé par Barras et par le général Joubert qui
commandait alors l'armée d'Italie, il favorisa ou-
vertement l'indépendance cisalpine et s'attira l'ini-
probation du Directoire qui le rappela; mais
Fouché, fort du crédit de ses amis, refusa d'obéir.
Alors un décret du gouvernement cisalpin lui or-
donna de quitter le territoire de la République :
Fouché revint en France et, fortement appuyé
par Joubert, se tira de ce mauvais pas. Ce der-
nier ayant été nommé peu après commandant
de Paris, Fouché fut envoyé en qualité d'ambassa-
deur en Hollande; et, le 31 juillet 1799, il fut
nommé ministre de la police générale.
A peine élevé au ministère, il change de doc-
trine, de langage; il se montre l'ennemi de ces
mêmes jacobins qu'il avait si longtemps aimés et
défendus. Puis il cherche à se servir de l'autorité
qui lui avait été confiée pour hâter la chute du
Directoire de qui il la tenait et contribua puissam-
ment à la révolution du 18 brumaire an VIII.
Ministre de la police sous Bonaparte, il sut se
créer un pouvoir ténébreux qui, plus d'une fois,
fit trembler son maître lui-même.
Si, d'un côté, il parvint à comprimer les partis
à l'aide d'une bascule d'actes arbitraires et tyran-
niques, de l'autre, il étouffa sous leurs débris, la
liberté publique.
Après la paix d'Amiens, le ministère de la police
ayant été supprimé, Fouché fut nommé sénateur
et titulaire de la sénatorerie d'Aix en Provence.
Mais, en 1804, lorsque Bonaparte voulut monter
sur le trône impérial, il rappela Fouché comme
étant le plus propre à influencer 1rs hommes de la
Révolution et rétablit pour lui le ministère de la
police qu'il garda jusqu'en 1810. A cette époque, il
tomba en disgrâce et ne fut rappelé par Napoléon
qu'à l'époque des désastres de la campagne de
Russie. Il se prononça contre la continuation de
la guerre .
Fouché se trouvait à Lyon lorsqu'il apprit les
événements du 31 mars 1814. Il essaya de dissuader
Napoléon de se axer à l'Ile d'Elbe et le conseilla
de passer en Amérique.
Demeuré sans emploi pendant la Restauration,
il redevient ministre de Napoléon le 20 mars 1815
et fut élu député par plusieurs départements.
Après la défaite de Waterloo, il présida le gou-
vernement provisoire. Le roi Louis XVIII, à son
retour, le maintint au ministère de la police qu'il
n'occupa que jusqu'en septembre 1815. Il fut
nommé ministre plénipotentiaire à Dresde. Trois
mois après, il fut dépouillé de son caractère diplo-
matique et se retira à Prague, en Bohème.
Vers le milieu de 1818, il obtint du gouverne-
ment autrichien la permission de se retirer à
Lintz, puis à Trieste, où il mourut le 25 décem-
bre 1821 à l'âge de 66 ans laissant postérité.
Tout a été dit sur le fondateur de cette famille
qui a donné l'exemple de tous les vices et de
toutes les palinodies.
Les titres qui lui ont été conférés sont le résul-
tat de la terreur qu'il inspirait autour de lui et de
la nécessité dans laquelle les souverains se trou-
vaient d'acheter, soit son concours, soit son silence.
Ces écrits sont autant d'actes publics et de docu-
ments historiques dont la lecture est nécessaire à
ceux qui veulent connaître cet homme d'Etat. Le
Moniteur en offre jusqu'ici le répertoire le plus
complet.
On consultera surtout les ouvrages suivants :
Fouché de Nantes, sa vie privée, politique et
morale depuis son entrée à la Convention jus-
qu'âce jour, in-12,1816; Mémoire historique sur
Fouché de Nantes, maintenant duc d'Oirante,
par un Anglais, in-8, Paris, Egron, 1815; Sept
mois de la vie de Fouché, 1793-94, Paris, 1816;
Précis de lavie publique du duc d'Otrante, Lon-
dres et Leipsick, 1816.
Armes : D'azur, à une colonne d'or, accolée
d'un serpent du même, chargé de cinq mouche-
tures d'hermine d'argent, 2, 2 et 1; au chef de
gueules, semé d'étoiles d'urgent .
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
Fouché, duc d'Otrante (Gustave-Ar-
mand Fouché, Gte), né à Paris le 18 juin
— 183 —
— 184 —
1840, fils du troisième duc, Athanase (né le
25 juin 1801, décédé le 10 février 1866) et
de sa seconde femme Wilhelmine- Adélaïde,
née de Stedinok, décédée le 25 février 1863.
Résidence : Stockholm et château d'Elgham-
mar, près Bjornlunda en Suède. Ancien
capitaine de cavalerie suédoise, aide de
camp et écuyer de feu le roi Charles XV de
Suède; marié : 1° à Stockolmle 2 mai 1865
à Augusta. Bonne Bonde, décédée le 4 mars
1872; 2° à Londres, le 5 juillet 1873, à Thé-
rèse, Bonne de Stedinok, dame du palais de
la princesse de Galles.
Enfants : a) Du premier lit : Adélaïde- Au-
gustine, née à Paris le 2 mai 1866; mariée
à Stockholm, le 14 octobre 1893, à Frédéric
Peyron, lieutenant de frégate dans la ma-
rine suédoise. Résidence : Stockholm, b) Du
second lit : Charles-Louis Fouché, Cte d'O-
trante, né à Elghammar le 21 juin 1877.
Frère et Sœur
1° F. d'O. (Pauline-Ernestine), née au
château de Nygard, en Suède, le 25 juin
1839 ; mariée à Stockholm le 7 novembre
1861 à Thure, Cte Bielke, ancien capitaine
de cavalerie suédoise. Résidence : Sturefors
(Suède).
2° F. d'O. (Paul), né en juillet 1871.
FOUCHER DE BRANDOIS.
La notice insérée au tome 1er, col. 1218, doit être
complétée comme suit :
Devise : Ex sanguine virtus.
Couronne de marquis.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Foucher, Bon de Brandois. Résidences :
73, rue de Grenelle, à Paris et château de
la Mothe-Achard (Vendée), marié à Margue-
rite de Gourgue.
Enfants : a) Henri, né le 14 mars L894 ;
b) Victorine, née le 6 mars 1895.
FRAIN DE LA VILLEGONTIER.
Sébastien Frain, sieur de la Villegontier, séné-
chal de Fougères, et autre Sébastien Frain, sieur
Differt, tous deux issus de Sébastien Frain, qui
avait reçu des lettres de noblesse en 1624, furent
confirmés et maintenus dans la qualité de nobles
en payant chacun 1,000 livres par arrêt de la
chambre établie pour la réformation de la noblesse
de Bretagne des 16 janvier et 8 avril 1669.
Au reste, cette famille est ancienne ; et, anté-
rieurement à l'année 1624, elle avait contracté des
alliances nobles; en 1530, Louise Frain épouse
Luison de la Rebuttière; et, en 1569, Michelle
Frain, avec Robert Bernard, écuyer, sieur des
Brosses.
Un membre de cette famille, M. de la Villegon-
tier, était lieutenant au régiment des gardes fran-
çaises en 1736.
Armes : D'azur, au chevron d'argent, accom-
pagné en chef de deux rencontres de bœuf, et,
en pointe, d'un croissant, le tout du même.
Couronne de comte sur l'écu et couronne de
baron sur le manteau.
FRANCHEVILLE DU PELINEC (de).
Famille d'ancienne extraction noble, originaire
d'Ecosse, et fixée en Bretagne depuis l'an 1442.
Pierre de Francheville, chevalier, seigneur de
Trémelgon, vint en Bretagne en qualité d'officier
de la cour d'Isabeau, fille de Hamon, roi d'Ecosse,
et femme du duc de Bretagne François Ier. Il
était son échanson, charge considérable dans ce
temps-là, et qui a été occupée par les plus grandes
familles. Voulant s'habituer audit duché et acqué-
rir terres et fiefs nobles, comme les autres gen-
tilshommes à qui ce droit était privatif, il fut
obligé de prendre des lettres de naturalité et de
confirmation de noblesse, qui lui furent accordées
par lettres-patentes du duc François II, données à
Nantes le 19 janvier 1447. Il servit également le
duc dans ses armées, et se distingua à la bataille
de Saint-Aubin du Cormier, livrée contre les Fran-
çais, le 28 juillet 1488, où il fut fait prisonnier. Il
mourut, en 1505, en laissant plusieurs enfants.
Au sixième degré, Claude de Francheville, che-
valier, seigneur de Truscat le Pelinec, etc., fut
conseiller du roi en ses conseils et maître des re-
quêtes ordinaires de la reine-mère Anne d'Au-
triche, sénéchal et lieutenant-général au présidial
de Vannes.
Armes : D'argent, au chevron d'azur, charge
de si.r billettes d'or.
FRÉJACQUES DE BAR.
Cette famille prouve sa filiation non interrom-
pue depuis Hugues Fréjacques, seigneur d'Orman-
cey, dont les armes furent enregistrées à l'armo-
riai général de France en 1698.
Hugues de Fréjacques, seigneur d'Ormancey
vivait à Paris en 1697, circonscription des deux
écus.
De son mariage contracté en 1660 avec Dieu-
donnée de Dieuvilie il eût de nombreux enfants
dont un seul, Nicolas, lui survécut.
A la chute du système de Law où il avait im-
— 185 —
— 186 —
prudemment engagé sa fortune, il en recueillit les
débris qui, joints au fief d'Ormancey,lui permirent
de se lancer dans l'industrie et de fonder à Langres
une coutellerie, à Bar-sur-Aube une chamoiserie
dont les revenus assurèrent l'avenir de son fils; de
là l'habitude pour les descendants d'ajouter au nom
de Fréjacques celui de Bar et de négliger celui
d'Ormancey, habitude consacrée, du reste, par dé-
cision du 32 août 18<i0.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
de trois étoiles de mente, 2 en chef, 1 en pointe.
Couronne de comte.
Tenants : Deux moines, V un portant le capu-
chon coiffé et l'autre rabattu.
Devise : Il adviendra.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Fréjacques de Bar (Charles), né à Gi-
nestas le 4 novembre 1867, marié, le 28 no-
vembre 1889. à Marthe Paul-Sirven. —
Résidence : château de Massignan par
Saint-Marcel (Aude).
Enfants : a) Madeleine; b) Gabrielle.
Sœur : Marie- Antoinette, épouse du mar-
quis Ernest de Dax d'Axat, dont postérité.
— Résidence : Ille (Pyrénées-Orientales).
FREMYN DE SAPICOURT.
Cette famille est originaire de Champagne.
Elle a été honorée de plusieurs grandes charges
dans la magistrature au bailliage de Vermandois,
siège royal et présidial de Beims.
Elle a donné un président à mortier, deux lieu-
tenants des habitants de Beims, un mestre de
camp, un lieutenant-colonel, quatre mousquetaires
noirs, deux gouverneurs de Bethel-Mazarin et
quatre croix de Saint-Louis.
Elle s'est alliée : aux Gauchon, Coquebert,
Mongeot, Villars-Brancas, de Colnet. de Récourt,
de Thermes, de l'Escamoussier, de Bongard d'A-
premonl, de Broca.
Armes : D'argent, à la fasce d'azur bordée
d'or, de laquelle sortent des flammes de gueules,
dessus et dessous opposées à d'autres flammes
mouvantes du chef et de la pointe de Vécu.
FRINGS {de).
La famille de Frings, très ancienne, est origi-
naire de la Lorraine. La Révolution a dispersé
les membres de cette famille qui érnigra en Alle-
magne. Elle fut à jamais ruinée. Les descendants
de ce nom ne purent plus occuper que de modestes
emplois dans les administrations françaises.
Armes : D'azur, à trois glands d'argent.
Couronne de vicomte.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Frings (E. de). — Résidence : Ceyzérieu
(Ain).
FROMENT (de).
Compléter comme suit la notice insérée au
tome Rr, col. 1244 et 1245.
Branche des seigneurs de Champdumoxt.
Armes : D'azur, au chevron d'argent, accom-
pagné de trois épis de froment d'or liés en-
semble, et de trois merlettes d'or en pointe posées
2 et 1; au chef de gueules chargé de trois étoiles
d'or.
Couronne de marquis.
Devise : Fais ce que dois, advienne que
pourra .
FRY (de).
En Normandie. Famille maintenue dans sa no-
blesse le 3 février 1668. Il est parlé, dans l'histoire
de la ville de Rouen, de Pierre de Fry, conseiller
général en la cour des aides de cette ville,
vivant ès-années 1595 et 1597.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
en chef de deux étoiles et d'une hure de sang! ici-
en pointe, le tout d'or.
GARAT DE NEDDE.
Garât (allas de Garât),
marquis de Nedde et La Vil-
leneuve.
Ancienne famille origi-
naire des environs de
Bayonne, établie au xvie
siècle en Limousin, où ils
ont possédé, entre autres,
les seigneuries de Saint-
Priest, Beaumont, Saint-
Arnaud, Béarnais, Amba-
zac. La Villeneuve et Nedde
était enclave du Poitou.
Branche en Angoumois,
où Charles de Garât Ligure à l'assemblée 'I'1 la
noblesse en 1789.
Filiation suivie depuis l'arrivée en Limousin
vers 1500, de N... dont un lils épouse fsabeau de
Juye de Sainl Martin. La plupartdes descendants
sont officiers ou dans les ordres. Parmi ces der-
niers, un prélat abbé général de l'ordre de
Grandmont.
En 1701, Raymond, marquis de La Villeneuve
et Nedde, capitaine, chevalier de Saint-Louis,
épouse Jeanne-Martiale, fille unique de Jean-
Àntoine. marquis «le Turenne d'Aynac d'Aube-
peyre. Ils ont plusieurs entants, dont trois émi-
grés, morts officiers à l'armée des princes.
Un frère de Raymond, Jean-Baptiste, chevalier
de Garât, enseigne à quatorze ans au régiment de
Saintonge, blessé sur le champ de bataille, capi-
taine en 1763, accompagne ses neveux en émigra-
tion. Chevalier de Saint-Louis.
Un autre frère, aussi chevalier de Saint-Louis,
fait les guerres de l'Inde.
Raymond Ggure aux assemblées de la noblesse
du Poitou, La Marche et du Limousin; son fils
Bernardin-Cyrille, épouse Sophie du Authier. A
partir de cetie époque, au sortir de la révolution,
on ne trouve plus guère dans les actes que le nom
de de Nedde.
Le (ils de ce dernier, Raymond-Victor institue
pour héritier Raymond, iils de son frère Henri et
de Françoise de La Porte.
< le dernier a épousé en 1876 M1'0 de Veillechèze.
Alliances : Tourdounet, Brachet, Vanteaux,
Douhet, Fromental, Ligondès, Saint-Marsault,
Lagrange, Turenne, du Authier.
Armes : D'azur, au lac d'amour, accompa-
gné de i mis étoiles d'or; au chef d'or, chargé
d'il// croissant d'azur.
GARNIER ou DE GARNIER.
Les Garnier ou de Garnier, autrefois seigneurs
de Vauxeilles et Crolard, appartiennent à une
très ancienne famille du Dauphiné. Ils possédaient
un château-fort dans les environs de Grenoble, et
ce château portait le nom de Garnier ou de Gar-
nier. Cette famille a disparu de Grenoble depuis
prés de trois siècles, et il y a fort longtemps qu'il
ne reste plus aucune trace du château d'où elle
sort.
— 189 —
190 —
Un Jean Garnier ou de Garnier épousa, en
1547, demoiselle Catherine de Rigaud, dont il eut
deux fils :
Guillaume, fils de Jean, entra très jeune au ser-
vice et se conduisit avec tant de bravoure à la tète
de deux cents hommes, que le roi Henri lui con-
féra, nonobstant sa qualité de noble, de nouvelles
lettres d'anoblissement qui lui furent expédiées
devant Rouen le 21 mars 1592.
Il existe trois branches de cette famille : Gar-
nier, Bon de Labareyre, Garnier des Hier es, et
Garnier, Bon de Miraval.
1°) La branche Garnier de Labareyre a été
fondée par Jacques, qui épousa, le 8 mai 1688, de-
moiselle de Beignet, et devint, par ce mariage,
seigneur de la terre de Labareyre.
Sous la Restauration, le chef de la famille de
Labareyre, qui avait servi dans les gendarmes
écossais, sous Louis XVI, combattit comme offi-
cier et comme aide de camp du général Bampierrv,
pendant les trois premières campagnes de la Révo-
lution, et fut, sous l'Empire et sous la Restaura-
tion, colonei de la garde nationale de Valence,
et député de la Brome. Il fut fait baron par
Louis XVIII. Son fils aîné, Eugène, devint général
de brigade de cavalerie, et se retira dans les envi-
rons de Valence, au château de Thodure, où il était
né et où il finit ses jours le 24 juin 1867.
2°) La branche Garnier des Bières fut fondée
par Jean-Pierre, qui épousa, le dernier juin 1691,
Anne de Vernes, fille de messire Bénis, seigneur
du Serpolet, et de demoiselle Marie-Charlotte de
Suffise, et qui apporta en dot la terre les Hières.
Le grand-père de Paul des Hières avait épousé
une demoiselle de Barjac, appartenant à la famille
des comtes de ce nom, l'une des plus anciennes de
la noblesse du Vivarais. Il avait été fait cheva-
lier de la Fleur de Lys, par Louis XVIII, pour
son ardent dévouement à la cause royaliste, dé-
vouement qui , par deux fois , faillit lui coûter
la vie. Le père de Paul des Hières a épousé
Mathilde Zylof . fille du chevalier Zylof de
Wynde, et de mademoiselle de Lavillette de la
Hamaïde. Le chevalier Zylof avait été officier .
démissionnaire dans la garde royale. La famille
Zylof est établie dans les Flandres françaises
depuis l'introduction de la réforme en Hollande,
d'où elle est originaire.
La branche Garnier des Hières est actuelle-
ment représentée par Auguste-Marie Garnier
des Hières (époux de Mademoiselle Zylof de
Wynde), chef actuel de la famille, et par son fils
~Pau[-Charles-Ma)'ie Garnier des Hières, officier
de cavalerie, marié à Madeleine de Loynes, d'une
ancienne famille de ÏOrlèanais , dont il a une
fille, Simone, née en 1893.
3°) Branche Garnier de Miraval. Le 2 décembre
1759, Claude-Louis contracta mariage avec Angé-
lique de Guaize. Ils acquirent la baronnie de
Miraval, de Charles de Rohan, prince de Soubise.
Armes de la famille Garnier des Hières : L'ar-
gent, au chevron de gueules cantonné en chef de
deux roses au naturel, et, en jointe, de trois
pals de sable.
Voy. tome 1er, col. 1278 et 1279, une notice com-
plémentaire sur cette famille.
GARRE AU DE LA MÉCHENIE (du).
En Limousin et en Périgord : famille divisée en
deux branches :
De la première est Gabriel du Garreau, écuyer,
seigneur de Leyffard et de Grésignac, né le 21 juin
1725, marié le o juillet 1746, avec Anne-Louise
Picaud, dont il a eu huit enfants.
La seconde branche a pour chef Gabriel du Gar-
reau, écuyer, seigneur de la Meschenie, mari.' le
15 avril 1749 à Anne-Lucrèce Chiquet, dont il a eu
plusieurs enfants.
Armes : B'azur, au chevron d'or, accompagné
en pointe d'un cœur dans lequel est fiché une
croisette Ou même.
GATIAN DE CLÉRAMBAULT.
Gatian de Glérambault, écuyer, seigneurs de
Vandannière, Gennetreuil, Taillé, Lafond, Four-
naguère, les Hérissaudières, Moreaupicon.
Famille noble et des plus anciennes de Tours,
qui a donné à la Touraine les fonctionnaires
dont les noms suivent :
Bernard Gatian, secrétaire de la reine, contrù-
leur des guerres et capitaine de la ville de Tours
f!546);
Jacques Gatian, conseiller au bailliage et siège
présidial de Tours, maire de cette ville en 1659;
Nicolas Gatian de Gennetreuil, conseiller du roi,
trésorier de France au bureau des finances de la
généralité de Tours, mort le 14 août 1661 :
François Gatian de Glérambault, contrôleur gé-
néral des finances et domaines (1711) ;
Louis- Victor Gatian de Taillé, conseiller du roi,
lieutenant général au bailliage de Tours (1713) :
François-Jean Gatian de Glérambault, contrô-
leur général des finances et domaines (1745).
En 1789, François-Marie Gatian de Clérambault,
né le 15 août 1750, comparut à l'assemblée de la
noblesse de Touraine pour l'élection des députés
aux états généraux. Il épousa, en 1797, Henriette
de Marsay, arrière-petite nièce de René Descartes;
il décéda le 16 janvier 1826, laissant quatre en-
fants :
1° François-Alfred Gatian de Glérambault. an-
cien maire de Pernay (Indre-et-Loire', né le 28 dé-
cembre 1798, marié le 30 juin 1830 à Cécile-Fu-
phrasie de Pi^nol de Rocreuse, décédé à Tours le
20 janvier 1870, laissant deux [ils : 1" Charles-
Alfred-Henri Gatian de Glérambault, né le 30 juin
1831, décédé le 28 mars 1893, colonel de cuirassiers
en retraite, aux Hérissandières, commune de Per.
— 191 —
— 192
nay, veuf de Marie-Augusta-Alice Quirit de Cou-
laine, laissant un fils RenéGatian de Clérambault :
2" Edouard-Gatian de Clérambault, conservateur
des hypothèques à Beauvais, marié à Valentine de
Saint-Chamans; de cette union sont nés deux fils :
Gaétan et Roger Gatian de Clérambault et une
fille Marie-Valentine, décédée le 4 juin '1877 ;
2° Philibert-Victor Gatian de Clérambault, an-
cien juge au tribunal civil de Tours, mariée à Ma-
rie-Marguerite-Clémentine Morinet, décédé à Tours
le 31 mars 1882, laissant deux enfants : Raoul et
Alice Gatian de Clérambault ;
3n Henriette Gatian de Clérambault, mariée à
Charles de Perthuis, décédée à Tours le 21 mai
1877 ;
4<J Léonie, mariée à Charles Courtis de la
Rivière.
Armes : D'azur, à une sphère d'or, surmon-
tant un croissant d'argent.
Couronne de marquis.
GAUVAIN DE BEAULIEU.
On croit que les Gauvain. alias God-Win, étaient
originaires d'Ecosse.
Au vie siècle, Gauvain, neveu d'Arthur, roi de
Bretagne, fut le héros de poèmes chevaleresques
et mythologiques. 11 est surnommé le cJtevalier
de l'Epée. Ses aventures se rattachent au Cycle
Breton des chevaliers de la Table-Ronde, du Saint-
Graal, etc. (Histoire littéraire de la France,
t. XIX. — Libians desconnus (Roman du Bel In-
connu) par Benault de Beaujeu. — Bibliothèque
du duc d'Aumale, à Twickenkam, édition fran-
çaise de M. Hippeau. Paris, 1860. Art. Dézobry.
— Dictionnaire des Lettres, etc. Ch. Delagrave,
1886, p. 1064.
D'après ce trouvère, ces guerriers seraient ve-
nus sur les côtes d'Aquitaine (Aunis?) au xiiic siè-
cle. L'un d'eux avait épousé une reine de Galles,
un autre la Fée aux Blanches-Mains, que des che-
valiers ennemis avaient emprisonnée dans la
Turge de la Cétée Gastée ou Maudite (Chatelail-
lon?). Cette ville, détruite par Guillaume d'Aqui-
taine en 1127, avaitété déjà maudite par Mélusine,
princesse de Lusignan ou de Parthenay, et ex-
communiée par le pape Urbain II (1086 ou 1096).
Ces traditions nous reportent aux temps des
enchantements de la Bretagne, et Victor Hugo
s'est permis de mettre le nom des Gauvain de la
Turge, princes de Bretagne et Vendée, dans son
roman de Qualre-Vingt-Treize.
Les Gauvain de Fouras descendent histori-
quement d'Etienne Gauvaing, écuyer, seigneur
de Beaulieu, noble homme, pair, échevin de La
Rochelle, 1606, amiral de la flotte, 1621, maire de
la cité en 1623.
Armes : D'or, à un gaufrier de sable, accosté
de deux bouteilles de gueules. (Armoriai de la
généralité de Poitiers).
GAUZENCE DE LASTOURS ou DE
LASTOURS-GAUZENCE ou DE GAU-
ZENCE-LASTOURS.
Famille originaire du
comté de Foix, et une des
plus anciennes de La Bas-
tide-de-Sérou (Ariége) : (xve
siècle), où elle possédait un
fief ou terre noble.
Elle est nommée dans le
tome IV de la Gallia Chris-
tiana au xuc siècle à propos
d'un procès fait par le roi à
l'évêque de Pamiers.
Alliances : de Salles de
Hys ; de Lapasse d'Hou-
magne.
Armes : D'argent, au châ-
teau de sable donjonné de trois pièces, maçonné
du champ, ajouré de gueules.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Gauzence de Lastours (Edmond),
conservateur des hypothèques, à Liinoux,
marié à Marie-Julie-Sophie Conilii de Beys-
sag;
2° G. de L. (Edmond), docteur en mé-
decine;
3° G. de L. (Jules), lieutenant du génie.
GÉRAUD DE NIORT.
La maison de Niort, anciennement d'Aniort,
est une ancienne famille souveraine du Lan-
guedoc, où elle a joué un rôle important durant
les xi(\ xuc et xme siècles.
Le château de Niort était situé dans le pays de
Sault, sur les confins de la Cerdagne et dominait
la vallée du Rébenti.
Vers la fin du xie siècle, les comtes de Carcas-
sonne érigèrent le pays de Sault en vicomte et en
conférèrent l'investiture à Guillaume de Niort,
dont le fils appelé aussi Guillaume épousa en
1180 Esclarmonde de Foix.
Guillaume de Niort eut cinq tils : Géraud, Ber-
nard-Othon, Guillaume-Pons, Guillaume-Bernard
et Raymond. Le récit de la résistance qu'opposa
Esclarmonde de Niort et ses fils, quand Simon de
Montfort et ses lieutenants envahirent le pays de
Sault, est demeuré légendaire. En 12'i0, Géraud
de Niort, excommunié et vaincu, alla rejoindre
l'armée française à Duilhac, et lit sa soumission
au roi, en son nom et au nom de ses frères.. Il
laissa en gage aux mains d'Amaury de Montfort
tous ses châteaux de Niort, de Gastelpor, de
Dournes, de La Bastide-de-Rochan, de Belfort,
de Gesse, etc., à condition que le roi les lui ren-
drait après l'avoir réconcilié avec l'Église. « Et en
193 —
— 194 —
cas, dit Géraud de Niort, daus ce traité, que ces
promesses ne soient pas remplies, on me rendra
mes châteaux avant la Pentecôte et on m'accor-
dera un mois de trêve. » Saint Louis ratifia ce
traité, mais quand Géraud de Niort eut été récon-
cilié avec l'Eglise, il ne put obtenir la restitution
de ses biens, dont la plus grande partie fut a
partir de ce moment-là réunie à la couronne.
(Aroir dans V Histoire générale du Languedoc,
édition in-folio, tome III, six actes de soumission
au roi de la famille de Niort. Voir aussi, tome V,
le seau de Géraud de Niort, page 686, planche 4,
numéro 53.)
Géraud de Niort avait épousé, en 1218, Sancie,
princesse d'Aragon, sœur de Nunès Sanches,
comte de Roussillon, nièce d'Alphonse II, roi
d'Aragon, cousine de Pierre II, tué à la bataille
de Muret. Il en eut un fils, nommé Bertrand et
deux filles, dont la plus jeune, Blanche de Niort,
devint en 1566 prieure du couvent de Prouille.
Bertrand de Niort épousa en 1264 Auringue de
Bellegarde, dont il eut un fils appelé Raymond
lequel, marié lui même à Ermengarde de Foix,
fut le chef d'un soulèvement populaire qui se pro-
duisit à Limoux à la fin du xme siècle.
Durant les xive et xv8 siècle, les descendants de
Géraud de Niort habitèrent successivement lo
château de Castelpor et celui de Roquefort. Ils
contractèrent des alliances avec les familles pro-
priétaires de la seigneurie d'Usson, dans le Don-
nezan, et celles qui possédaient le château de
Montaillon, près du pays de Foix. Ces alliances
furent impuissantes à rendre à la famille de Niort
le rang qu'elle avait occupé jadis.
Au commencement du xvie siècle, Bernard de
Niort était seigneur de Brenac, d'Ansignan et de
Belfort. La maison de Niort se divisa après lui en
deux branche principales, l'une dite des barons
de Niort, l'autre des barons de Belesta.
Branche des barons de Belesta
Jean de Niort épousa en 1510 Guillaumette de
Fournier. Un de leurs fils, appelé Jean, épousa à
son tour vers 1542, Louise d'Aiguebelle, dame de
Belesta. Leurs descendants ont possédé la baron-
nie de Belesta, avec les seigneuries de Peyre-
clause et de Rambosc, jusqu'à la fin du xvme
siècle. Ils ont possédé aussi pendant longtemps
celles de Ségure et de Fastes, dans les environs
du village de Tuchan. Ils contractèrent des allian-
ces avec les familles d'Arsse,de Gléon Durban, de
Bruyères Chalabre, de Dax d'Axat, d'Argiot de
La Ferrière, d'Aban, de Cariés, de Coll, de Grave,
de Montredon. de Cazamajour, etc., et fournirent
un grand nombre d'officiers distingués, chevaliers
de Saint-Louis, dont la plupart servirent dans le
régiment d'infanterie d'Artois. La branche des
barons de Belesta s'honorait d'une parenté très
proche avec Saint-François de Régis.
Elle fut maintenue dans sa noblesse le 3 no-
vembre 1669 par jugement souverain de M. de
Bezons, intendant du Languedoc. Elle s'est éteinte
au commencement de ce siècle en la personne de
Mlle Marie-Anne-Raymonde de Niort.
Branche des barons de Niort
Encore actuellement représentée. Bernard de
Niort se rendit acquéreur, au commencement du
xvie siècle, d'une partie de la seigneurie de Niort,
qui avait appartenu autrefois à ses ancêtres. Ses
descendants s'allièrent avec les familles de Ray-
naud, de Saint-Martin, de Nègre d'Able, etc.
Gaston de Niort, seigneur dudit lieu, fut maintenu
dans sa noblesse par jugement souverain de M.
de Bezons, intendant du Languedoc, à la date du
24 septembre 1670. Ce dernier céda ses biens de
Niort à la famille de Nègre. De lui sont issus
trois rameaux, dont le dernier subsiste encore de
nos jours.
A. Antoine de Niort, baron de Niort, seigneur
de Bodome, épousa le 1er février 1709 Françoise
de Marsol, dont il eut : 1° Antoine, baron de Niort,
seigneur de Rodome, marié le 15octobre 1773 avec
Marie-Josèphe de Massiade Treilhes, décédé sans
enfants; 2° Gérard, abbé de Niort, entré dans les
ordres; 3° Louis-Alexandre, chevalier de Niort,
tué en 179 L dans les plaines de Thuir, en Rous-
sillon, en combattant dans les rangs des émigrés
français ; 4° Marie-Claire, mariée à noble François
de Castellan ; 4° Marie-Rose, mariée à noble Jean-
Michel deThévenon. L'héritière des seigneurs de
Rodome fut Catherine-Rose de Castellan, leur
nièce, épouse de messire Jean-François de Marsol,
conseiller du roi, maître particulier de la maîtrise
des eaux et forêts de Quillan.
B. Louis-Gaston de Niort épousa le 4 mai 1700
Marguerite de Boyer, et mourut à Escouloubre.
Son petit-fils, Jean-Paul de Niort, épousa le
4 juillet 1775 Marie de Lasset, fille du marquis de
Lasset, seigneur d'Escueillens, et nièce du marquis
de Mirepoix. Ils eurent un fils, César de Niort,
marié à Saint-Hilaire le 22 janvier 1805 avec
Anne Dardé de Pech, dont : Auguste de Niort,
décédé en 1862, en Algérie, sans enfants.
C. Jean-Baptiste de Niort, né à Escouloubre,
épousa Marie-Anne Bousquet, dont il eut : 1° Jean-
François, né en 1805, curé archiprêtre de la cathé-
drale de Carcassonne; 2» < grille-Raymond, né en
1811 ; 3° Jean-Pierre, né en 1812, chanoine hono-
raire, supérieur du petit séminaire de Carcas-
sonne ; 4» Marc-Jean-Baptiste, né en 1819; 5<> Araa-
ble, né en 1822, avocat, ancien magistrat.
Cyrille-Raymond de Niort a eu pour fils Jean-
François, vicomte de Niort, ancien officier supé-
rieur, officier de la Légion d'honneur, résidant à
Paris, sans enfants.
Marc-Jean-Baptiste de Niort, capi laine-adju-
dant-major au 8e régiment de hussards, chevalier
,1c la Légion d'honneur, a épousé à Toulo
28 mai 1866 Marie-Thérèse-Clémence de Landes
Tome II
*
195 —
— 196 —
de Saint-Palais d'AussRC, fille du baron de Saint-
Palais, dont il a: 1° Géraud Jean-François, avocat
au barreau de Carcassonne ; 2° Jean-Joseph :
3° Pierre-Louis-Henry; 4° Marie- Anne- Zélie.
Résidence: Carcassonne.
Armes: D'azur, à trois cheorons brises d'or,
accompagnés de trocs étoiles d'argent, 2 en chef
et 1 en pointe.
Couronne de comte.
Devise : Fidélité.
GILBERT (de).
En Dauphiné. Famille noble, alliée aux princi-
pales maisons de la province.
Etienne de Gilbert, qui commence la filiation de
cette famille, fat député des états généraux du
royaume en 1614, où il rendit des services consi-
dérables. Il eut de Lucrèce de Vérone, son épouse,
ses deux fils aînés, Pierre-André, capitaine de
cavalerie, tué au passage du Rhin ; et René qui
servit dans l'infanterie, fut tué au siège de Tour-
nay en 1667; le troisième, Jean de Gilbert, conti-
nua la descendance, et après lui, son frère, le plus
jeune, Alexandre de Gilbert, qui laissa entre autres
enfants, Etienne-André de Gilbert, qui fonda la
branche de Salieris, et son frère, Louis de Gilbert,
celle de Gensac.
Cette famille compte plusieurs capitaines et des
chevaliers de l'ordre de Saint-Louis.
Armes : D'or, an chef de sable, chargé d'une
tête d'aigle d'argent, becquée, languée et arra-
chée d'or.
Casque de profil, orné de lambrequins d'or, d'ar-
gent et de sable.
GILLES (de).
La famille de Gilles était originairement dite
de St-Gilles. En 1162, on trouve un St-Gilles
portant le titre de chevalier et son petit fils
Baudouin accompagne le comte Baudouin de
Flandre en Terre Sainte en 1202. Pendant une
période assez longue, rien de brillant. On retrouve
un Gilles au siège de la Rochelle par Bichelieu ;
il donne des vivres aux habitants et construit
une porte à ses frais. Puis la famille émigré en
Hollande où elle remplit les plus hautes charges;
elle fournit des Conseillers des finances, un grand
assesseur des eaux et digues d'Amsterdam, un
ambassadeur en France. (Notes diplomatiques du
Marquis d'Argenson) et un plénipotentiaire au
congrès de Bresle. (Le duc de Brogliedans son
travail sur le ministère du Marquis d'Argenson le
cite comme un des hommes les plus en vue de
la Hollande, alors si prospère.)
Actuellement la branche ainée de la famille ha-
bite la Belgique où elle porte le titre de baron
( rillès de Pelichy.
En France, il y a deux branches : une en Pi-
cardie, l'autre en Normandie.
Les dernières alliances sont : Yan du Hoch,
Van derCruisse, de Lafonteyne, de Thieulloy, de
Germiny, d'Onffières, deGuillebon.
La branche française possède toute la suite de
ses portraits de famille depuis 1450, ainsi que
tous les quartiers de femmes qui ont contracté
des alliances, et cela pour dix générations.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompa-
gné de trois glands de chêne, tiges et feuilles du
même, posés 2 et 1 .
Casque de chevalier, surmonté d'une couronne
de marquis, ayant en cimier un lion issant de
gueules.
Supports : Deux griffons.
Devise : In œternum non commovebUur .
GINESTEL (de).
Cette famille, originaire du Rouergue, s'est
fixée successivement en Guyenne et en Langue-
doc.
Sa filiation est établie sans interruption depuis
Bernard de Ginestel, capitaine du château de
Najac, lequel vivait vers l'an 1500.
Elle a possédé les seigneuries de Lagardeviaur,
deMontirat, deCaylus, de LaCombarié, de Laval,
de Puechante, de Peyrelade, de Montrozal et de
Perségals.
Elle a été l'objet d'une maintenue de noblesse
par ordonnance rendue à Montauban le 10 avril
1700.
Elle s'est alliée aux Buisson de Bournazel, de
Rieu, de Boisset, delà Pleinne, de Mourlhon, de
Thorn,deMalaterre, d'Audibert, de Montferrand-
Thonnerre, de Saunhac, de Corneillan, de Sola-
ges, de Raymond, de Rivière, de Carrière, de Pu-
jol, deCluzel, de Nérac, etc.
Armes : D'azur, au lion d'argent.
Devise : Fidclitur cuslodiam et fortiler.
REPRÉSENTANT ACTUEL .
Ginestel de Montrozal, Bon de Lagardi-
viaur (Marie-Joseph-Louis-Altïed de) rési-
dence : La Peyrié de St-Genest, par Lau-
trec (Tarn) marié à Anne-Marie Courbon
de St-Genest.
GIRARD DE LA CHAISE (de).
(Maine et Normandie), Seigneurs de Baren-
lon, Chastillon, Fretzens, La Pannière, Crépon,
Le Moussaye, etc., au Maine et Perche.
Vicomtes de Lyre, seigneurs de La Chaise,
du Breuil, de Chéronvilliers, de Glatigny, au
Boiscordieu, etc., en Normandie.
197
— 198 —
La famille de Girard de la
Chaise est étal die depuis
près de cinq siècles en Nor-
mandie.
C'est une branche cadette
des Girard, seigneurs de Ba-
renton,dela province du Mai-
ne. La branche ainée s'est
éteinte au commencement du
xive siècle.
D'après Chevillard :
Jean de Girard, ècuyer, sei-
gneur de Barenlon et Chas-
tillon, fut écuyer du roi
Louis XL II épousa Catherine d'Avaugour.
Florentin de Girard, son fils, écuyer, seigneur
de Fretzens au Perche, de Bareuton, La Pannière,
Çrepon et du Moussaye, fut chambellan du roi
Charles VIII, et capitaine d'un régiment de lan-
ces des ordonnances du Maine, Laval et Char-
tres.
En 1424, un autre Jean de Girard, écuyer,
commandait un corps d'armée de mille hommes
à la bataille de Verneuil. C'est de cette époque
que date l'établissement de ses descendants en
Normandie.
En 1512, Nicolas de Girard était lieutenant du
vicomte de Breteuil. Il épousa demoiselle N. . . et
laissa trois fils :
1° Claude de Girard, seigneur du Breuil, mort
sans postérité ;
2e Robert de Girard, auteur des seigneurs de la
CB ai se ;
3° Nicolas de Girard, ècuyer, seigneur de Gla-
tigny, Boiscordieu, Chéronoilliers, vicomte de
Lyre. Cette branche s'éteignit en 1652 en la per-
sonne de Philippe de Girard, seigneur du Bois-
cordieu, vicomte de Lyre, maréchal des logis de
la reine. (Titre original).
Jean de Girard, écuyer, seigneur de la Chaise,
servit avec le duc de Guise. En 1567, il rendit
aveu de son fief de la Chaise au duc d'Alençon.
Etienne de Girard, écuyer, seigneur de la
Chaise, fut secrétaire de la chambre du roi en
1617. wSa sœur, N. de Girard, entra au monastère
de Chaise-Dieu, dont elle fut la bienfaitrice.
Cyprien de Girard, écuyer, seigneur de la
Chaise et de l'Isle, capitaine au régiment de Pi-
cardie, fut tué à l'armée en 1636.
Gabriel de Girard, écuyer, seigneur de la
Chaise, conseiller, secrétaire du roi, lit enregis-
trer ses armoiries à l'Armoriai général officiel,
créé en vertu de l'édit royal en 1696, au registre
dAlençon (folio 642).
Jacques de Girard, écuyer, seigneur de la
Chaise, servit dans le régiment de Candale. En
1657, il abandonna son fief de la Chaise, situé en
la paroisse de Saint-Martin-d'Ecubley, près de
Laigle et vint habiter près de Rugles, dans La
paroisse de Saint-Antonin-de-Sommaire, sa terre
de Noë-Vicaire, à laquelle il donna son nom (La
Chaise actuelle).
Jacques-Philippe de Girard, écuyer, seigneur
de la Chaise, fut garde du corps du roi en 1716.
Dans le mémoire généalogique établi par Che-
villard, généalogiste historiographe du roi, nous
trouvons la famille de Girard de la Chaise alliée
aux familles : de Vaux;, d'Avaugour, de Plessis-
Cullon,Chollet de Ballon, deCourtalin, de laVoye
de Clinchamps, d'O, de Dampierre, de Bouille,
Le Boulleur, de Biars, de Breslay, de Saint-Pos-
set, de Marchais dans le Maine et Perche.
De Saint-Yon.de Rotrou, de Lerques, d'Escor-
ches, de Vymont, Le Coustellier, de Malherbe,
de Carquesalles, Guipel, de la Plesse, de Rose
de Champignolles, etc. en Normandie.
Charles Louis-Eustache de Girard, écuyer, sei-
gneur de la Chaise, né le 14 août 1754, épousa le
21 juillet 1777 Marie-Louise Grant du Souchey,
dont :
1° Louis-François ie Girard, ècuyer, tué à l'ar-
mée ;
2° Alexandre de Girard, écuyer, seigneur delà
Chaise, né en 1782, qui fut sous la restauration,
garde du corps du roi Louis XVIII. Il épousa en
1827 Mathilde de Beausse, fille du baron de
Beausse, ancien capitaine au régiment d'Enghien,
chevalier de Saint-Louis, et de la baronne, née de
Loubertde Martainville.
De cette union naquirent quatre enfants :
L Marie-Sophie- Jeanne de Girard de la Chaise,
née en 1828, mariée en premières noces au duc
de Saint- Aignan, et en secondes noces à Charles
Pôlyst, comte de Mor court,, chef de bataillon,
officier de la Légion d'honneur, et officier d'or-
donnance de l'empereur Napoléon III.
2° Marie-Louise-Lucie dn Girard de la Chaise,
née en 1831. mariée le 14 octobre 1850 à Louis-
Frédéric, comte de la Houssaye ;
3° Marie-Paul-Ernest de Girard de la Chaise,
qui suit ;
4° Marie - Mathilde - Noèmie de Girard de la
Chaise, née le 15 avril 1839, mariée au mois de
mai 1859 à Alfred Gastine.
Armes : D'argent, à quatre fasces de sable,
surmontées d'un lion léopardé de sable, armé et
lampassé de gueules.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Girard de la Chaise, (Marie-Paul-Er-
nest de) né en 1834, épousa Je 19 mars 1860
Marie-Hcnrielte-Clcmence-Adèle de Mu-
rant, fille du comte Henri/ de Moiiant,
ancien officier dans les cuirassiers de la
garde du roi Louis XVIII, et de la coin-
199
200
tesse, née de Bodard de la Jacopière et
petite nièce du comte de Morant, chevalier
de Saint-Louis, qui fut sous la restauration
gouverneur du château de Saumur et qui
donna sa démission en 1830.
Du mariage de Marie-Paul-Ernest de
Girard de la Chaise avec Marie-Hen-
riette Clémence- Adèle de Morant, est né
le 31 octobre 1864 :
Marie-Jean- Alexandre- Joseph de Gi-
rard de la Chaise, officier de cavalerie,
écuyer à l'école de Saumur, qui a épousé
le 12 juillet 1894, Geneviève- Marie-Paule
de Sainte-Marie d'Agneaux, fille du comte
Georges de Sainte-Marie d'Agneaux et de
la comtesse, née Gigault de Bellef ont, pe-
tite-fille du marquis de Sainte-Marie
d'Agneaux et de la marquise, née Car-
RONNEL DE CANISY..
De ce mariage est né le 12 avril 1895, à
Evreux, Jane-Marie-Paule-Denise de Gi-
rard de la Chaise.
Résidence: château de la Chaise, à Saint-
Antonin-de-Sommaire, canton de Rugles
(Eure).
GIRARD DE SAINT GÉR AND.
La famille Girai d de Saint-Gérand remonte à
1453, et est originaire de Givry, petite ville voi-
sine de Chalon-sur-Saône. Elle compte deux mi-
nistres d'état célèbres, plusieurs magistrats d'un
ordre élevé et nombre de braves hommes de
guerre, ainsi que de vénérables ecclésiastiques. Un
des derniers descendants de la branche actuelle,
Claude Girard de Saint-Gérand, écuyer du roi, né
en 1725 qui avait épousé en 1751 Claudine Pier-
rette Timonetdes Gaudières, fut mitraillé à Lyon
dans la plaine des Brotteaux le31 décembre 1793.
Dans les alliances des Girard de St-Gérand, il
y a à citer les familles de la Vaivre, de Thézut,
de St-Germain, Timonet des Gaudières, Per-
rault do Montrevost, Testot-Ferry, Bernard do
Lavernette, de Morteuil, de Breuvand, Guyton de
Bigny, Javel, Maréchal de Longuoville, de Grain
de St-Marsault, Goujon de Joursenvault, Brunet,
de Suremain, Meynis de Paulin, etc.
Armes : D'azur, à trois bandes d'or.
Couronne de comte.
Supports : Deux lecrettes.
REPRESENTANTS ACTUELS:
En 1848, cette famille était représentée
par Ferdinand Girard de St-Gérand né en
1793, marié à Caroline Paris de Bolar-
dière mort sans postérité, et par Charles
Girard de St-Gérandsoncousin,néenl805,
décédé en 1881, inspecteur des forêts, marié
en 18*28 avec Julienne Lavirotte, habitant
actuellement Autan. De ce mariage, sont
issus trois enfants.
1° Théodorine-Marguerite, mariée à Ed-
mond Bernard de Lavernette.
2° Guillaume Stanislas, décédé en 1894,
marié à Camille Meynis de Paulin, de
laquelle il eut dix enfants dont l'ainé, Fer-
dinand, marié à Mademoiselle Tardif de
Salleneuve, est capitaine de chasseurs à
cheval, à Beaune.
3» Paul Antoine, décédé en 1894, était
marié à Marie-Françoise Rochamreau,
habitant actuellement Autun. il eut deux
enfants, dont un fils, Edmond-Guillaume,
étudiant à Paris.
GIRAUD (de).
Famille noble, originaire de Provence, connue
depuis plusieurs siècles à Arles, et qui a toujours
joui des titres et honneurs accordés à la seule
noblesse.
Henri de Giraud obtint des lettres-patentes de
Henri III, roi de France, données à Paris, le 6
juin 1586, qui le déclarent noble de nom et d'armes
comme issuedepères etaïeux, qui avaient toujours
vécu noblement, et servi les rois ses prédéces-
seurs en fait de guerre et autres occasions aux-
quelles leur qualité et vocation les avaient
appelés ; les dites lettres furent aussi accordées
audit Henri de Giraud, en faveur des services
militaires qu'il avait rendus, notamment dans les
armées qui avaient été levées en Provence contre
ceux de la B. P. R. pendant les troubles, sous la
conduite des comtes de Sommerive et de Carcès.
Cette famille a été connue jusqu'en 1540, sous
le nom de Giraudi ; elle francisa alors son nom et
depuis l'a été sous le nom de Giraud.
lue branche cadette de cette maison s'était
établie à Aix- en-Provence, à la fin du xve siècle,
et Pierre Giraudi, issu de cette branche, fut
conseiller au parlement de cette province, lors
de son institution. Bàltazar, Jils de Pierre, succéda
à son père dans le dit office, mais ne laissant
201
202
point de postérité, cette branche s'est éteinte en
lui.
Les lettres patentes de déclaration de noblesse,
obtenues par Henri deGiraud, furent enregistrées
aux actes du siège d'Arles le 15 novembre 1586
et aux archives du roi, suivant l'arrêt de la Cham-
bre des Comptes, Cour des Aides et Finances du
dit pays, le 22 octobre 1GG8, et au bureau des Fi-
nances delà Généralité de Provence séant à Aix,
le 10 juin 1671. Les dites lettres de déclaration de
noblesse ont été aussi vérifiées par les commis-
saires députés par Sa Majesté, suivant les décla-
rations des 28 février 1665 et 4 septembre 1696,
pour la vérification des titres de noblesse et re-
cherche des usurpateurs.
La filiation commence à Henri de Giraud et se
continue sans interruption jusqu'à nos jours.- .
Armes : D'azur, à la fasce d'or, accompagnée
de trois têtes et cols de toiq 'S, coupées de même.
GIRVAL (de).
Dans les divers papiers et archives, les Girval
sont désignés tantôt et le plus souvent de Girval
du Vigan, tantôt de Girval de Vallemont.
En 1500, la famille de Girval était fixée dans la
ville du Vigan (Gard) ; elle y occupait les pre-
mières charges, telles que Consuls de cette ville,
députés au parlement de Montpellier et de Péze-
nas.
Antoine de Girval, Seigneur du Vigan était, en
1660, un des cent gentilshommes de la chambre
du roi et gouverneur des pages de la petite écu-
rie. Ces charges se sont maintenues dans la fa-
mille jusqu'à la Révolution.
Tous les membres de cette famille étaient dans
les armées du roi en 1752; l'un d'eux était gou-
verneur de Valenciennes ; tous furent chevaliers
de St-Louis.
La famille de Girval se fixa en Bourgogne par
le mariage d'un de ses membres avecMlleGéliot,
fille du sieur Géliot, seigneur de Montarmet,
Salives, Prégelon et autres lieux.
Armes: D'azur, à la bande d'or, chargée de
trocs croix ancrées de gueules.
Couronne de comte.
Supports: Deux saunages avec leur massue.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Branche aînée
1° Girval (René de) château de Ri-
vault, près Autun (Saône-et-Loire), a épou-
sé Mlle de Rorde
2° G. (Henri de), lieutenant de dragons
à Dijon et à Fleurey-sur-Ouche (Côte-
d'Or), a épousé Mlle de Surmain.
3° G. (Albéric de) à l'école de Saint-Cyr,
et à Fleurey.
Branche cadette
3° Girval (Joseph de), château de Musi-
gny (Gôte-d'Or), a épousé Mlle Siraudin,
2° g. (Georges de), château de Rousse-
nois (Gôte-d'Or), a épousé Mlle André du
Haàiel.
GISLAIN {de).
Famille maintenue et reconnue noble par sen-
tence des Elus de Mortagne, du 2 août 1634, par
jugement du 9 mai 1642, et par une ordonnance
de M. de Marie, commissaire départi dans la gé-
néralité d'Alençon du 7 juin 1666, dans lesquels
jugement et ordonnance sont énoncés les titres
qui établissent l'ancienneté de la noblesse de
cette famille depuis .lean Gislain, Écuyer, sieur
deBoisguillaume, et de Saint-Mars de Coulonges,
vivant en 1490.
La filiation commence à un de ses descen-
dants, Charles de Gislain qui épousa Catherine
Bouju,I)ame de la Barre, vers 1560 et en eut pos-
térité.
Cette famille compte des lieutenants et des ca-
pitaines dans les armées et des chevaliers de
Saint-Louis.
Armes : D'azur, à un cerf passant d'or.
GOER DE HERVE (de).
Famille noble, originaire du Duché de Lim-
bourg, où elle apossédé anciennement la seigneu-
rie du ban de Hervé, dont elle a conservé le nom
jusqu'à nos jours. Arnoult de Goer se trouve
compris dans la liste des nobles de ce duché, qui
servirent sous Wincelin, duc de Brabant, Luxem-
bourg et Limbourg, à la bataille de Bafwire, le
21 août 1371, selon les archives de Bruxelles. Cette
ancienne noblesse subsistait en trois branches
dans le pays de Liège, où elle s'est établie, il y a
plus de deux siècles, et où elle a rempli des
charges et des emplois considérables.
Jacques de Goer de Hervé, qui commence la
filiation, vivaiten 1599, année où il épousa Jeanne-
Bertrande-Louise de Gueusange, dont il eut Ber-
trand, l'aîné, qui continua la lre branche. Son
frère Jean, qui fut l'auteur de la seconde branche,
et le 3° fils de ce dernier fut celui qui commença
la 3e branche.
Cette famille compte des officiers distingués et
des chevaliers de St-Louis.
Armes : Dor, au lion de gueules, armé ri lam-
passê du même.
203 —
204
GOMIGHON DES GRANGES.
Ancienne famille catholique de Bourgogne et
qui à toutes les époques fit preuve de sa fidélité
au roi. Fait remonter son origine à Pierre Phili-
bert Gomichon, attaché à la maison du roi Louis
IX (Saint-Louis) (Charte de 1235 possédée par la
famille) et fait seigneur de Granges après la sep-
tième croisade. La filiation directe est établie de-
puis cette époque.
Cette famille, à chaque génération, a donné à
la France, des officiers, des prêtres et des ma-
gistrats tous fidèles à leurs traditions.
File habitait les environs de Gray, en 1640, le
chef de cette famille était conseiller du roi.
Vers 1715, elle vint se fixer à Montluçon, puis
à Bourbon Larchambeau où elle possédait quel-
ques domaines outre ceux de Treignat, de Doyet
du Peux.
Mais la Révolution la dispersa ; les uns furent
tués et emprisonnés, les autres exilés à l'Ile de
Ré.
En 1808, complètement ruinés, les six enfants
de Philibert-Pierre-Antoine Gomichon, revinrent
à Bourbon, et le chef de la famille ayant pu rentrer
en possession de quelques biens, vécu dans une obs-
curité relative avec ses deux filles Rose et Louise
entouré de l'estime et de la considération de tou-
tes les familles.
Les deux fils aînés furent officiers ; le premier,
capitaine aide de camp du maréchal Lobau, mort
à 23 ans; le second, lieutenant de hussards, mort
en 1825 ; le troisième fut curé de Treignat ; le
dernier fut magistrat et vint habiter Paris. Pier-
re-Charles-Antoine-Philibert Gomichon des Gran-
ges, marié en 1819 à Cèleste-Marie Auger, no-
ble famille de Sain t-Valery-en-Caux, eût deux fils.
1° Henri-Gabriel-Philibert, tué à la bataille de
Sedan, capitaine de turcos, marié à Anne-Marie-
Fanny-Benoist Merle dont 2 fils : André, Gabriel.
2° Charles-Claude-Victor-Philibert, homme de
lettres, marié à Marie-Anne-Louise Benoist Merle,
dont 5 enfants : a) Marie-Louisé-Micheline-Phi-
liberte, mariée à Charles-Edouard Le Conte dont 3
enfants ; b) Charles-Gabriel Phi-libert-Marc, doc-
teur agrégé des lettres, marié à Octavia-Fdmée
Buchet de Neuilly dont une fille; c)Henri-Gabriel-
Louis-Charles Philibert, lieutenant au 93e ; ci)
Louise-Micheline-Philiberte ; e)Marguerite-.Marie-
Anne-Philiberte.
Le dernier cadet de la famille porte le titre de
Vicomte de Saint- Valérie.
Armes : D'argent, à la fasce d'azur et aux trois
flammes au naturel, dont 2 en chef et 1 en pointe-
Devisk : Ubl fldcs, ibi libertas. Ça brûle !
Couronne de baron.
Supports, à droite: femme debout semée de
flammes.
A gauche : Lion flambant.
GONTIER DU SOULAS.
Gontier du Soûlas, de Lagrèze, du Sol, de La-
brousse, du Lac de Salle, de la Place Saint-Front,
de Carpenet, de Saint-Marcel, de Montirat, du
Rosier, de la Cantaudie, du Fraysse, de la Gar-
rigue, du Cluseau, de Biran, de la Sayssie, do
Saint-Sulpice.
Cette famille originaire du Limousin est connue
dès le îxe siècle; mais il n'a pas été possible de
dresser sa généalogie à partir de cette époque
jusqu'en 1361 date de l'établissement de sa filia-
tion suivie, les registres de Fétat-civil déposés
aux archives de Limoges n'étant pas antérieurs
au xive siècle.
Du Limousin, la famille Gontier du Soûlas fut
ensuite se fixer à Périgueux au xive siècle comme
le prouve le Recueil des titres de cette ville im-
primé en 1775 à la fin d'un mémoire sur sa cons-
titution politique, à défaut de l'état-civil qui ne
remonte pas au-delà de 1500.
La filiation dressée sur titres originaux, actes
authentiques de l'état-civil et pièces justificatives
remonte à :
Arnaud Gontier, Ier du nom, nommé procureur
syndic de la communauté de Périgueux en 1361.
Cette famille de robe et d'épée, et qui se perd
dans la nuit des temps, a eu un descendant : Ray-
mond Gontier, Ier du nom, licencié en droit, qui
fut Capitoul de Toulouse en 1409, comme le jus-
tifient les Annales et Chartres de cette ville, et
que prouve, en outre, l'attestation des plus au-
thentiques qu'en ont donné, le 15 mai 1787, les
Capitouls de Toulouse.
Le titre de noblesse de Raymond Gontier est
encore en la possession de la famille du Soûlas.
En tête du titre confirmatif de cette charge et du
droit de jouir héréditairement de la noblesse et
de ses prérogatives, sont peintes les armes ci-
dessous blasonnôes.
Un descendant de Raymond Gontier : noble
Jehan Gontier du Soûlas marié à Marguerite Roux
a formé la 1 tranche des seigneurs du Soûlas en
prenant ce nom, en 1603, de la seigneurie du
Soulas située dans la commune de Vicq, prè* de
Lalinde-en-Périgord, dont : Guillaume le du nom,
son troisième fils, qui passa contrat de mariage,
le 6 avril 1641, avec Jeanne de Lascoups, et qui,
duSoulas,fut s'établir àLamonzie-Montastrucprès
de Bergerac.
Il habita, en 1655, le noble repaire de Biran,
domaine appartenant à sa femme, et ajouta ce nom
terrien au sien, fondant ainsi la branche Gontier
de Biran d'où descend le philosophe Maine Gon-
tier de Biran.
Armes : D'azur, a trois besants d'or, posés 2 et 1.
Timbre : Un heaume d'argent taré en tiers à
neuf grilles d'or, les bords du même, orné de ses
lambrequins aux couleurs.
205
— 206
Couronne comtale.
Supports : Deux Lions d'or, la tête contournée .
Devise : Mon Lieu, ma Patrie, mon Roy.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Gontier du Soûlas (Adalbert), résidant
au château du Soûlas, par Lalinde (Dor-
dogne), marié en 1882 àPaule-Azaïs (Tari-
fât dont : a) Henry; b) Guy.
GOZDAWA GODLEWSKI (de).
Très ancienne famille de Pologne, de la noblesse
et des armes de Gozdawa. Elle tire son nom de
Godlewski des domaines de Godlewo-Gorcziewo
et de Godlewo-Cechny auxquels s'adjoignit plus
tard celui de Varvavronie gracieusement concédé,
« magnâ virtute privilegii », à Jacques de Gpdlewo,
par Boleslas, duc de Mazovie, en l'an 1471.
La branche française a été établie par Jules de
Gozdawa Godlewski, fils de Joseph-Casimir et de
Madeleine Jablonowska, arrière-petit-fils d'Albert
Godlewski, burgrave Caslri-Nurensis, qui, après
l'écrasement de l'insurrection polonaise de 1831
a laquelle il avait pris part en qualité d'officier,
se réfugia en France et épousa Marie-Thérèse de
Biran fille de François de Biran, garde-du-corps
de S. M. le roi Louis XVI et de Madeleine de la
Chapelle, et petite nièce de l'illustre philosophe
Maine de Biran.
Une Jablonowska, fille du prince Stanislas
Iablonowski, palatin de Bussie, grand-général de
la Couronne, sous Jean Sobieski, fut la mère de
Stanislas Leczinski, roi de Pologne, duc de Lor-
raine et de Bar, et par conséquent, la grand'mère
de Marie Leczinska, reine de France.
Les Gozdawa Godlewski sont alliés aux familles
princières des Jablonowski, des Leczinski, des
Swiatopolk-Mirski; aux Lesniewski, Gysmala,
Suchodolski, Kaminski, d'Eskul, Barzykowski,
etc. ; aux de Biran, de la Chapelle, d'Hugonneau,
de Verdillac, du Chatenêt, Imbert de la Chollet-
tière, Pelletier de Montigny, etc., etc.
Armes : Le gueules, à deux fleurs de lis d'ar-
gent posées en pal, l'une debout, l'autre renversée,
qui est de Gozdawa.
Couronne de comte, surmontée de cinq plumes
de paon formant panache qui sont les insignes
du burgraviat, et sur laquelle figurent les deux
fleurs de lis de l'écu dont une seule est appa-
rente.
Support : Un trophée formé de quatre drapeaux,
de deux piques, d'une hache et d'un marteau
d'armes.
Devise : Sicut lilia.
GOUÉ (de).
Famille de laquelle était Jean-Baptiste de Goué,
seigneur de Fougerolles, la Prévôtière et de Ville-
neuve-la-Guyard,reçu conseillerai! Grand-Conseil,
le 27 novembre 1671, et honoraire le 8 mars 1689.
Armes : D'or, au lion de gueules, surmonté d'une
fleur de lis d'azur.
GOURDIER DES HAMEAUX.
Famille de robe et d'épAe, originaire de Nor-
mandie, anoblie en août 1053.
Armes : D'azur, à la fasce d'or accompagnée en
chef de trois coquilles d'argent, et, en pointe, à
dcxtre, d'un coquillage, et, à senestre, d'une mer-
lelle d'argent.
Supports : Deux lions.
REPRÉSENTA NTS ACTUELS
Gourdier des Hameaux (Clément),
épousa en 1861 Marie-Madelina Heurtault
de Boisneville, petite fille de Jean Vincent
Tauneguy Lœvsonneur, B0Q de Gouvets et
seule héritière.
Fils : G. des H. (Antoine Gabriel,) B°"
de Gouvets. — Bésidence: 37, rue des Jaco-
bins, à Gaen (Calvados).
GRANT DE VAUX.
Les barons Grant, vicomte de Vaux, descen-
dent des anciens rois d'Ecosse Mac Alpin. La
filiation est établie jusqu'à Alpin, roi d'Ecosse,
assassiné en 830.
L'an 1359, Jean Grant, ambassadeur d'Ecosse,
vient en France; il y établit deux de ses neveux,
William et Tassin Grant dont descend la branche
actuelle française.
Les Grant restés en Ecosse sont mêlés aux
révolutions agitant le pays; ils subissent de nom-
breuses vicissitudes; leur clan est nombreux et
puissant; ils s'allient aux familles royales de
Stuart, Bailleul, Bruce; Jacques Grant en 1704 est
nommé Baronet; James, son fils, est héritier du
nom et des titres de lord Finlater.
En Angleterre, ils s'allient aux Stuart, Bailleul,
Bruce, Boleyn, Parry, Fife, Douglas, Gordon,
Melfort, Colquhoum, etc., etc.
En 1359, Charles V, crée William Gront, aîné
des deux frères venus en France, vicomte de Caen
(branche éteinte). Le titre passe aux héritiers de
Tassin Grant.
En 1784, le titre est confirmé par acte authen-
tique du roi Louis XVI en faveur de Charles Grant,
207
208 —
vicomte de Vaux, maréchal de camp, chef du nom
et des armes.
Charles Grant, vicomte de Vaux, épousa en 1769
Anne Charlotte-Agathe de Graindorge du Teil, sa
cousine, dont il eut 3 enfants :
1° Romain, baron Grand de Vaux, qui épousa
Adèle de Saint-Aulaire et mourut sans postérité.
2e Charlotte Grant de Vaux qui épousa le comte
de Salivet de Fouchécourt, dont elle eût une fille,
Emilie de Fouchécourt, mariée en premières noces
au comte de Chateauvillard, et en deuxièmes noces
au marquis Carracciolo de Castelluccio avec le-
quel elle vit à Naples.
3° Justine Victoire Grant de Vaux, qui épousa
le marquis de Loménie et mourut sans postérité.
Charles émigré en 1790; en 1793, il épousa en
deuxièmes noces, à Londres, Mary Jones Herbert,
de la maison de Penbroke, dont il eût plusieurs
filles toutes décédées et un fils : Charles Alpin,
baron Grant, vicomte de Vaux, commandant de
place à Lyon qui épousa Henriette de Rivoire
dont il eût Charles-Alpin-Ferdinand-Auguste qui
épousa en 187G Angèle Chevrier de Corcelles dont
dont deux fils et une fille.
Cette branche s'est alliée aux Quetteville, de Bé-
renger, de Gheux, de Clinchamps, Francqueville,
Granville, Graindorge du Teil, Colbert Seigne-
ley, etc., etc.
Armes : Ecartelé : au i,du royaume d'Ecosse :
au 2, d'hermine au chevron de gueules chargé de
trois couronnes antiques d'or qui est de Quette-
ville ; au 3, d'argent à lafasce d'azur chargée de
trois coqs de gueules couronnés à l'antique d'or ;
au 4, parti d' Angleterre et de Stuart ; sur le tout,
de gueules à trois couronnes antiques d'or.
Supports : Deux sauvages.
Cimier : Une montagne brûlante.
Devise : Stand Sure (Tenez ferme).
Au bas des armoiries, une tête de roi couronnée
à l'antique et coupée de gueules, d'où le sang
découle avec ces mots :
Cuinich bas Alpin (Souvenez-vous du meurtre
d'Alpin).
GRAVEROL (de).
Cette famille est originaire du Languedoc.
Primitivement noblesse de Robe, les titres dé-
truits lors des guerres de religion, n'ont pu re-
monter à la source.
Jean de Graverol, militaire, Major au régi-
ment de Noailles qui fut tué dans la guerre
des Camisards, avait épousé Claudine de Las-
cours. 11 eut de ce mariage, lo François-Mi-
chel de Graverol, mousquetaire, qui épousa de-
moiselle de Ponnetiers de Montgrenier ; 2°
Claudine de Graverol qui épousa M. de Coste,
prévôt général du Languedoc.
Michel de Graverol se maria et eut pour fils
François de Graverol, capitaine au régiment de
Bourgogne tué lors de la conquête de la Corse.
1° Hubert Castor de Graverol, officier au régi-
ment du Perche, qui assista au siège de Gibral-
tar, fit la guerre aux États-Unis d'Amérique et
épousa Charlotte de Gérard de Lamotte ; celui-ci
eut pour fils : 1° Jean de Graverol (François) of-
ficier d'artillerie tué à Wagram ; 2° Hubert Ca-
lixte de Graverol, lieutenant aux carabiniers du
roi (garde du corps), capitaine aux hussards de
la garde royale, démissionnaire en 1830, plus
tard juge de paix du canton de Barre (Lozère)
qui épousa Louise de Girard de Coëhorn et eut
deux fils, l'aîné, Ferdinand de Graverol, mort
dans la campagne du Maroc, et Charles Henry
qui épousa Cécilia Amélia Bayly, dont il eut :
l°Hubertine de Graverol, religieuse, dominicaine,
morte à Etrepagny (Eure), et 2° Henry de Gra-
verol, qui, primitivement, zouave Pontifical, fit
ensuite la campagne de la Loire (1870) comme
brigadier au 118 chasseurs à cheval. Il épousa
Claire Ellen de Graverol, née Gardiner, native
de Natal (Cap) Afrique, dont il eut 1° Caroline, 2°
Cécile, 3° René, 4° Charles et 5° Henry.
Armes: D'argent, au chevron de gueules ac-
compagné de trois merlettes de sable, 2 en
chef, 1 en pointe.
Couronne de comte.
GRASSET (de).
Cette famille, que nous n'avons fait que men-
tionner (T. Ier, col. 1372) est représentée au-
jourd'hui par deux branches seules existantes,
l'une dite de Provence, l'autre de Languedoc,
dont la communauté d'origine a toujours été re-
connue par leurs membres sans en pouvoir pré-
ciser la jonction : selon d'Hozier elle remonterait
au Grassi de Bologne.
Branche de Provence
Les Grasset de Provence ont été Consuls et
Conseillers de la ville de Toulon, de père en fils,
depuis la fin du xiv8 siècle, jusqu'à la révolu-
tion : leur plus ancien auteur connu est Guillaume,
vivant en 1070. Antoine Gaspard, Ier Consul et
lieutenant du roi, puis secrétaire du roi en 1766,
ép. de Catherine de Caire, du Lauzet à ses en-
fants : 1° Joseph Gaspard, officier de marine fit la
campagne du Canada sous le marquis de Mont-
calm en 1788, passa aux gendarmes de la garde
du Roi en 1774, y devint capitaine et chevalier
de Saint-Louis, ép. de Rose de Champenois d'Arcé
sans postérité; 2° Louis Foulon, vicaire général de
Meud, chanoine du Chapitre d'Aix, et du Chapitre
royal de St. Denis, en 1785, Chevalier de Malte
et Emmanuel-Paul, comte de Grasset, chef d'es-
cadron des Gardes du corps du Roi, cie de
— 209
•210 —
Luxembourg, chevalier de St-Louis et de la Lé-
gion d'honneur, émigré à Naples en 1793, ép.
Magdeleine Roize, sœur des généraux do ce nom,
dont il eut deux fils: 1° Antoine, officiel* de ma-
rine, tué au combat naval de Bages en 1809 ; 2°
Emmanuel Angustin, comte de Grasset, gentil-
homme de la Chambre et Contre-Amiral de S.
M, le roi des Deux-Siciles. officier de la Légion-
d'honneur et chev. de l'Ordre de St-Georges de
la Réunion, fit sous le drapeau français de 1806
à 1815, les expéditions de Gaëte, de Calabre, de
Corfou, de Caprée et de Sicile et commandant en
chef des forces navales du Roi Joachim dans l'A-
driatique: ép. de Caroline de Girardi.
Armes: D'or, à la bande de sable, chargée de
trois aiglettes d'argent.
Cimier : Un Grasset.
Couronne de Comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS*
Grasset (Emmanuel-Ferdinand, Comte
de), né en 1829, fils du précédent, Archi-
viste adjoint du dép. des Bouches-du-
Rliône, correspondant du Ministère de
l'Instruction publique, membre du Con-
seil de France et commandant du Christ
de Portugal, chevalier des ordres de Char-
les III d'Espagne, de Constantin, de Na-
ples et de St-Jean de Jérusalem, officier
d'Académie, marié : 1° en 1853, à Marie-
Louise Quarto, fille du duc de Belgiojoso,
veuf en 1861. — Remarié en 1888 à Louise
de Heilbuth.
Enfants: du 1er lit: 1° Caroline, ma-
riée en 1876, au Marquis de Dainammare
(Florence) ; 2° Amélie, mariée, en 1879, au
baron de Roccolino (Paris) ; du 2e lit : 3°
Emmanuel Joachim, né 6 octobre 1889.
Frère: Ferdinand-Charles, né en 1822,
chev. de l'ordre de François Ier des Deux
Siciles, Résidence: Marseille, et le châ-
teau de Bossey en Suisse, marié en
1862, à Marie Battistini, dont : ^Emma-
nuel Clément, né en 1875; 2° Louise, née
en 1863; 3° Denise, mariée, en 1887, au ba-
ron d'Assignies: Château de Brans (Jura);
4° Joséphine, mariée, en 18(33, à Ernest de
Suremain : Ch. deFlammerans(Côte-d'Or)
Branche de Languedoc
Les Grasset de Languedoc à Montpellier et à
Pézénas ont été, de père en fils, Conseillers, Pro-
cureurs Généraux et Présidents de la Cour des
Comptes et des Aides de Montpellier et comptent
plusieurs officiers, un syndic général des Ktats
de Languedoc, en 146*2, et plusieurs Consuls do
Montpellier, et baillis de Paulhan, depuis la fin
du xive siècle, jusqu'à la Révolution.
Jean-François de Grasset, capitaine, Châtelain
du Château, Ville et Comté de Pézénas, en il i5,
eut un fils, Président du Conseil Général de l'Hé-
rault sous la Restauration, dont : Jean-Eugène,
marquis de Grasset, député de l'Hérault, en L834,
réprésentant à l'Assemblée législative, 1849-1851 ;
de son mariage avec Pulchérie de Ginestous sont
nés : Jean-Marie-Henri, le 8 avril 1821, et Jean-
Marie-Charles, le 10 avril 1830, qui continue la
filiation.
Jean-Marie-Henri, député à l'Assemblée législa-
tive en 1871, eut un fils, Charles-Marie-Jean, at-
taché à l'Ambassade de Berne et à celle de Rome,
décédé sans alliance.
Armes: D'azur, à la colombe d'argent tenant
en son bec un rameau d'olivier de même ; au chef
cousu de gueules, chargé de trois étoiles d'or.
Couronne de Marquis.
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
Grasset (Charles, Marquis de) fils ca-
det de Jean-Eugène, né en 1830. marié à
Clémence de Fabre de Latude, dont : 1°
Jacques, né le 18 juin 1869, sous-lieute-
nant de réserve au 17e dragons, marié, en
1895, à Albertine de Forbex La Barben ; 2°
Magdeleine, née le 4 Décembre 1874.
Nièces : 1° Henriette, mariée à Xavier
de Juvenel ; 2° Marie, mariée à Pierre de
Juvenel; 3° Gabrielle, mariée à Louis,
Marquis de Barrai d'Arènes. Résidence:
Château de St-Pierre, par Montblanc (Hé-
rault) et Pézénas.
GRATIEN ou GRATIAN (de).
Cette famille, originaire de Bretagne, a possédé
les Seigneuries de Comorre, des Bordes, de Saint-
Morice, de Lauviry, de Puygaillard, de la Gre-
nadis, du Gourdin, de la Salle, de Laulnay,etc.
Au commencement du xve siècle on voit figurer
son nom avec les qualifications de noblesse dans
l'Histoire de Bretagne. Louis Gratien, écuyer,
était présent à la Revue de Darien de Cordellet à
Carcassonne, le 29 mars 1419 (Dom Morice,
Preuves pour servir à l'histoire de Bretagne,
tome II, p. 994).
Louis Gratien, écuyer, peut-être le même, figure
à la montre de Guy on de la Rive, écuyer, fait à
— 211 —
— 212
Magny. le 8 décembre 1419. (Id. page 993). Le
même nom se trouve à la Revue de Jean Darrien,
le 29 avril 1420 (id., page 1006).
François Gratien, écuyer, était homme d'armes
dans la compagnie de Jehan de la Haye, écuyer,
comme il appert d'une quittance du l^1' février 1462
Catherine de Gratien, fille du précédent, avait
épousé en 1490, Jean de Clairvaulx.
La maison de Gratien fut reconnue d'ancienne
noblesse à la Réformation de 1513, paroisse de
Trëmélolr, évêché de Saint-Rrîeuc. Jacques Gra-
tien, fils d'Yvon, y possédait alors le manoir
noble de Lauviry.
La filiation, continuée jusqu'à nos jours, peut
se suivre d'une manière certaine depuis :
1°. — Balthazar de Gratien ou Gratian, seigneur
de Çomorre, conseiller, secrétaire du Roi en 1662,
qui laissa pour enfants :
II0. — Jean de Gratien mort sans postérité : 2°.
111°. — Balthazar de Gratian, capitaine des vais-
seaux du Roi. Il épousa Anne de Carponte et
mourut sans laisser d'enfants.
IV0. — Mathieu de Gratien, avocat au Parle-
ment, fixé à Sens, frère de Balthazar Ier, devint
chef de nom et armes après la mort de ses neveux.
Il avait épousé le 5 juillet 1674, Jeanne de Bautru.
V9. — De ce mariage naquit : Simon-Mathieu
de Gratien, avocat au Parlement. Il épousa le
29 juillet 1709, Madeleine Françoise de Matieu ou
Mathieu. A son contrat de mariage figurent
comme témoins, ses oncles Guillaume Gratien de
la Grenadis, conseiller garde des sceaux au pré-
sidial de Sens, et Thomas Gratien de Puygaillard.
Ils eurent plusieurs enfants dont: Alexis-Théodore
qui suit.
VI0. — Alexis-Théodore de Gratien des Bordes,
Comorre, etc., épousa sa parente Marie-Rose
Bruyère de Kerbineau, à Guingamp (Bretagne)
De ce mariage sont issus : 1" Louis-Alexis-
Théodore qui suit, 2# Cécile-Marie-Rose, qui
épousa le comte de la Houssaye : 3° François-
Alexis-Eusèbe, Gratien de Comorre, chef d'une
branche éteinte.
VII0. — Louis-Alexis-Théodore de Gratien,
épousa Mlle de Lannux et laissa pour fds Jean-
Théodore qui suit.
\TII°. — Jean-Théodore de Gratien, fds de
Louis-Alexis-Théodore et de Marie Françoise-
Louise de Lannux, né à Morlaix en 1775, épousa
le 12 vendémiaire an IV, sa cousine Rose-Marie-
Angélique-Augustine de Porzanzal ou Portantoul
de la Grève. De ce mariage naquirent deux enfants
dont un fils :
IX0. — Julien- Alexis-Théodore de Gratien, né à
( ruingamp, le 9 juillet 1796.11 épousa, le 17 mai 1831,
au château du Bois-de-la-Motte, Félicie-Anne-
Emmanuelle-Maiie Briot de la Gaufrais de la
Mallerie, petite-fille de la dernière marquise de
Cahideuc. Du mariage ci-dessus sont nés sept
enfants dont un fds :
X°. — Théodore-Léonce-Emmanuel de Gratien,
né au château de la Mallerie, le 22 mai 1840. Il a
épousé, le 26 août 1875, Marie-Adèle-Eugénie-
Morin de la Rivière, famille très-ancienne de la
1 îa^sc-Xormandie, alliée aux plus grandes maisons.
Alliances : De Glervaulx, de Carponte, de
Bautru, de Mathieu, de Miron, de Keromain, de
Tromelin, de la Haye, de Kergaradec, de Plœuc,
de la Morandais, de la Richardière, de Chan-
toiseau, de Nesles, de Kerbineau, de Lannux, de
Porzanzal de la Grève, de Carné de Trécesson, de
la Houssaye, de Kerouartz, de Gouyon, de Bois-
baudry, de Locmaria, de Montfort, de Molini,
Picquet da Meleuc, de la Bivière, de la Ville-
brune, etc., etc.
Armes : D'azur, au chevron cVor, accompagné
en pointe d'un linn couronné du même, lampassê
el armé de gueules. Alias: D'azur, au chevron
d'argent accompagné de trois aigletles d'or.
Couronne de comte.
Devise: Virlus et fidcs.
GRIMALDI {de).
Branche d'Antibes et de Cagnes.
Cette branche descend en
ligne directe de Raynier II
de Grimaldi, souverain de
Monaco, Amiral de France,
mort en 1314.
La ligne aînée des Gri-
maldi, Princes de Mona-
co, s'étant éteinte dans les
mâles en 1731, la bran-
che'des Grimaldi d'Antibes,
se prétend aujourd'hui la
légitime héritière de la
principauté de Monaco, les
Goyon de Matignon ne des-
cendent des Grimaldi que par les femmes seu-
lement .
Les Grimaldi issus de Pépin d'Héristal, possé-
daient la principauté de Monaco depuis l'an 980.
Ils ont fourni un grand nombre d'illustrations.
Plusieurs ont été doges de Gênes, d'autres, ami-
raux de France, généraux, grands dignitaires de
la couronne de France, beaucoup sont morts sur
les champs de bataille français.
Armes : Fuselé d'argent et de gueules.
Devise: Deo Juvante.
REPRÉSENTANT ACTUEL
Grimaldi d'Antibes, Mis de Cagnes et
de Courbons (Henri -Charles-Raoul, Mis de)
Résidence : 12, rue Lauriston, à Paris.
213 —
21'
GUEAU DE REVERSEAUX DE
ROUVRAY.
Jacques-Etienne de Guéau, seigneur de Rever-
seaux, célèbre avocat au Parlement, secrétaire du
Roi en 1737, épousa Marie-Angélique le Xoir, de
laquelle est issu Jacques-Philippe-Isaac Guéau,
seigneur de Reverseaux, reçu Conseiller au Par-
lement de Paris, le 17 juillet 1761, mailre des re-
quêtes en 1765, et Président au Grand Conseil, le
4 janvier 1768. Il mourut en laissant de N... Sor-
bier, un garçon et 4 tilles.
Armes : Ecartelè : aux J et 4 d'azur, A la croix
de Jérusalem d'or; au chef cousu de gueules, char-
gé d'un gland de chêne, feuille d'or, la tige en haut ;
aux 2 et 3 d'azur, au chevron d'or accompagné
de trois croissants d'argent.
GUÉRIN DE LA GRASSERIE.
Famille originaire de la commune de Louvigné
du Désert, _arrondissement de Fougères, Breta-
gne ; depuis le xive siècle, le vieux manoir de la
Grasserie est possédé par cette famille qu'on
voit figurer parmi les premières de cette province
dans les reformations de 1427, 1444, 1446, 1513 et
1668. Les membres ont acquis le titre de marquis
de Saint-Brice par suite du mariage, en 1644, de
Jean Guérin, seigneur de la Grasserie, avec
Claude Henriette de Volviredu Ruffec. fille aînée
du marquis de Saint-Brice, décédé sans autre pos-
térité, et. du déce» de l'oncle paternel de celle ci,
Anne de Volvire, décédé aussi sans postérité, et
dernier survivant de la descendance mâle des
marquis de Saint-Brice.
Le premier connu de ses auteurs est Miche1
Guérin, seigneur de la Héarderie, en Arillamée,
en 1452. Viennent ensuite : Pierre Guérin, sei-
gneur de la Groisserie, comme il est attesté par
un rolle de 1490, Raoul Guérin. seigneur de la
Grasserie, décédé en 1539, Jean Guérin, seigneur
de la Grasserie et de la Belotière, sénéchal de
Fougères en 1576, doyen des Conseillers du Roy
en sa Cour et Parlement de Bretagne, inhumé en
la chapelle de la Grasserie en l'église de Saint-
Léonard de Fougères en 1582, Robert Guérin,
seigneur de la Grasserie et de la Belotière, Con-
seiller du Roy, époux de Jeanne Henry de la Heu-
zelais, né en 1579; Jean Guérin, seigneur de la
Groisserie et de Parigné, né le 14 août 1619, mort
en 1681, époux de Claude-Henriette de Volvire
de Ruffec, marquise de Saint -Brice ; Anne Guérin,
fils aîné du précédent, seigneur de Sens, devenu
marquis de Saint-Brice par suite du décès d'Anne
de Volvire, son oncle maternel, décédé sans en-
fants, marié à Marie-Jeanne-Geslin de Trémar-
gat -, Anne-Gilles Guérin, marquis de Saint-Brice,
marié à Suzanne de Farcy, mort en 1737 ; Anne
| Gilles-Jacques Guérin, marquis de Saint-Brice,
marié à Jacquette-Hyacinthe de Prestre de Châ •
teaugiron, lequel n'a laissé que deux filles, Louise-
Caroline Guérin, marquise de Saint-Brice, épouse .
d'Arnaud-Charles-Tuffin, marquis de la Roue-
rie, décédée sans postérité, et Thérèse Félicité
Guérin de Saint-Brice, épouse de Louis-Marie-
Leloup de Chasseloir, duquel mariage est issu un
seul enfant : Victorine-Thérèse de Chasseloir,
mariée à Humbert de Sesmaisons et décédée sans
postérité en 1719. — Cette branche, étant éteinte,
le titre de marquis de Saint Brice est reporté sur
les descendants du fils puiné de Jean Guérin, sei-
gneur de la Grasserie. Les représentants de la
branche cadette à partir de Jean de la Grasserie
sont: François-Claude, seigneur de la Grasserie,
né en 1658, marié à Marie-Renée Bossard du
Clos; François-René Guérin, seigneur de la Gras-
serie, né en 1659, marié à Renée-François le Bel
de la Gavouyére ; Gabriel François Guérin, sei-
gneur de la Grasserie, né en 1717, marié à Julie-
Marie Picquet de Mélesse ; Prosper-André Gué-
rin de la Grasserie, né en 1755, fils aîné du pré-
cédent, marié à Jeanne de Théhillac ; Alexandre
Guérin de la Grasserie, fils du précédent, auteur
de l'Armoriai de Bretagne, décédé sans descen-
dant mâle ; René-Joseph Guérin, chevalier de la
Grasserie, fils puiné de Prosper-André Guérin,
né en 7158, marié à Thérèse-Bénite Berlhelot de
Busnelaye i René Guérin delà Grasserie, né en
1786, marié à Eulalie du Bois de Québriac ; Raoul
Robert-Marie Guérin de la Grasserie, docteur en
droit, juge au Tribunal de Rennes, auteur de
nombreux ouvrages de littérature, de linguisti-
que, de droit, de législation comparée, de psycho-
logie et de sociologie, marié à Cécile le Vicomte
de la Houssaye, dernier représentant du nom
dans la descendance mâle avec ses fils Raoul et
René Guérin de la Grasserie.
Seigneuries : La famille a possédé les terres
et seigneuries de la Grasserie en Louvigné du
Décret— de Saint-Brice (baronnie de Saint-Brice),
paroisse de ce nom — de la Belotière — de la
Héaullière, paroisse de Villammée — de Guille-
ven — de la Gavouyére, paroisse de Saint-
Aubin d'Aubigné — de Sens (baronnie de Sens).
paroisse de ce nom — de Saint-Etienne, paroisse
de Saint-Etienne en Coglez — de Champinel, —
de la Chattière — de Parigné, paroisse de ce nom
— de la Fontaine.
Alliances : Elle s'est alliée avec les familles :
Douilley, seigneur de Plaisance (xve siècle) ; des
Prey, 1576; Henri de laHeuzelaye, de la Binolaye
d'Acre; Garault de Chastillé ; Botherel du Pies-
sis Hettier; Lasne de l'Officerie (xviesiècle) ; Tar-
dif de Moidrey : de la Bourdonnay de Blossac
(xvue siècle) de Volvire de Ruffec, Marquise
de Saint-Brice (1644) ; Botherel de Couroger; Bo-
therel de la Bretonnière (xvne siècle), Geslin de
Trémargot (1671); Bossart du Clos (1582); de Bois-
215 —
— 216 —
gelin (1674) ; de Farcy (1717); le Bel de la Gavo- I
nyère(1716); le Prestre de Ghateaugiron (xvne
siècle) ; Picquet de Mélesse (1749) Tuf fier, mar-
quis de la Rociérie (1785) ; Leloup de Chasseloir
(1775); de Sesmaisons, de Neuville, de Théhillac
(xviii" siècle) Berthelot de la Brunelaye (1785);
Trochon d'Herbrée (1785) ; du Bois de Québriac,
le Vicomte de la Houssaye (xixe siècle) .
Armes: D'azur, au checron d'or accompagné en
chef de trois besans de même, à la bordure con-
greslée d'argent.
GUET (du).
Ancienne famille noble de la Champagne dont
les membres ont possédé les seigneuries d'Inau-
mont, de Lalobbe et de La Certeau. Il y a quel-
ques années on a retrouvé à Inaumont une cloche
fondue au xn» siècle qui avait eu pour parrain un
du Guet, seigneur d'Inaumont. Cette famille a
fourni bon nombre d'officiers et de chevaliers de
St- Louis. Elle fit ses preuves de noblesse en 1666
et figure au procès-verbal de Caumartin où ses
armes y sont ainsi décrites :
Armes : Ecartelé : au 1 d'argent à quatre ban-
des de gueules ; auv 2 et 3, de gueules, au lion
d'argent ; au 4, d'argent au lion de gueules.
REPRÉSENTA NTS ACT UELS
1° Guet (Adolphe du), percepteur des
contributions directes, 10, rue de Venise,
à Reims, marié àN. . . de laTourd' Artaise,
dont : a) Georges, né en avril 1880 ; b) Ma-
rie, née le 8 juillet 1881.
2° Guet (Henri du), contrôleur des doua-
nes, attaché à la direction du Havre.
GUIBERT (de).
Famille originaire de la Touraine et établie à
Beaucaire, diocèse de Nîmes, depuis environ l'an
1550. Elle a possédé pendant longtemps la terre
de Gabrières, située dans ce même diocèse. Elle
a eu, en 1104, un abbé de Nogent, à Loudun, qua-
lifié, par les historiens de ce temps, gentilhomme
Français. Un autre, dans ce même siècle, fut abbé
de Nogent-sous-Coucy, que l'histoire dit être issu
d'une riche et puissante famille.
Nicolas de Guibert, qui commença la filiation
suivie, naquit à Tours, en 1460, de Jean, et s'éta-
blit à Tarascon en Provence, au commencement
du xv° siècle, où il fat attiré par la proximité de
cette ville à celle des Beaux, dont il fut fait gou-
verneur en 1504. Il eut du roi plusieurs autres
commissions très honorables. Lepape lui accorda
une bulle, portant, pour lui et sa postérité, des
dispenses et permissions très distinguées. Ces
faits sont prouvés par la procédure faite devant
M. Bazin de Bezons, commissaire député en la
province de Languedoc, pour la vérification des
titres de Noblesse, et par son ordonnance rendue
en 1669, en faveur de cette famille. Elle a joui,
dès son établissement à Tarascon, de tous les
privilèges accordés à la plus ancienne noblesse
de cette province. Sa réception à Malte, dès cette
époque, prouve son ancienneté et la noblesse de
l'origine du dit Nicolas. Il avait épousé: 1° en
1507, Jeanne de Pontèves ; 2° Catherine d'Arlod ;
3° le L2 octobre 1512, Marie deGènoin. Il eut qua-
tre enfants du premier lit et un du 3e, Denis, qui
continua sa descendance. Il est l'auteur de l'uni-
que et dernière branche qui subsiste encore à
présent.
Armes : D'azur, au gui de chêne fleuri d'or, ac-
compagné de trois étoiles du même, 2 en chef et
1 en pointe.
GUIGNARD DE SAINT-PRIEST (de).
De cette famille noble, est Denis-Emmanuel-
Guignard, vicomte de Saint-Priest. Président à
mortier du Parlement de Grenoble en 1715, qui
eut postérité de Catherine Lescot, son épouse.
Cette famille a fourni plusieurs conseillers au
Parlement et des maîtres de requêtes.
François-Emmanuel, né le 12 mars 1735, cheva-
lier de Malte le 16 mars 1739, appelé le Chevalier
de Saint-Priest, Exempt des gardes du corps,
Ambassadeur à la Cour de Suède en 1767, fut
Ministre Plénipotentiaire du Boi en Portugal et
à la Porte.
Ou trouve un Charles Guignard dans la liste
des Conseillers au grand conseil du25 février 1517
et des années suivantes.
Armes: D'azur, au checron d'argent, accompa-
gné en chef de deux tours d'or, maçonnées de
sable.
GUIRONNET DE MASSAS.
La famille de Massas est originaire du Langue-
doc ; on retrouve encore dans le département du
Gers les ruines de vieux manoirs qui lui appar-
tinrent, notamment à Perusse Massas et à Castil-
lon Massas.
Le premier auteur connu est Odons seigneur de
Malartic et de Massas qui testa en 1267.
En 1628, les biens de la famille de Massas fu-
rent confisqués pour cause de protestantisme et
donnés à Pierre de Beringhen, seigneur d'Ar-
mainvilliers.
La famille se divisa alors en deux branches,
l'une qui s'expatria en Amérique, l'autre qui prit
— 217
- 218
le nom de Guironnet de Massas et vint se réfugier
dans l'Ardèche où, jusqu'à la Révolution, elle
habita le château de Massas (aujourd'hui commu-
ne de Bozas, canton de St-Félicien).
Après la révolutiou, elle vint se fixer en Dau-
phiné où elle possède encore comme résidence le
château de Rivoiranche par le Monestier de Cler-
mont (Isère).
Armes : D'azur, à trois fasces ondées d'argent',
au chef de sable chargé de trois fleurs de lys d'or
séparé par une tr angle du même.
Supports : Deux léopards.
Couronne de comte.
Devise : Semper spes.
REPRÉSENTANT ACTUEL
Guironnet de Massas Charles-Gaston
Gte), capitaine au 7e chasseurs alpins.
GUYOT ou GUIOT.
La principale des familles qui portent ce. nom,
famille toute militaire et de la plus ancienne che-
valerie, est originaire du Poitou où elle est encore
représentée et d'où elle s'est répandue dans plu-
sieurs provinces. Elle estconnue en Poitou depuis
le xi« siècle et elle y a été maintenue dans sa no-
blesse d'extraction par ordonnance des 9 juin
1590, ? septembre et 7 décembre 1607, 22 août 1669
et 27 avril 1715. Elle fit ses preuves pour St-Cyr
en 1581 et pour les honneurs de la cour en 1745,
et comparut aux assemblées de la noblesse en 1651
et 1789.
Les généalogistes du Poitou citent parmi ses
membres Huon Guyot qui se croisa en 1248 ;
Pierre Guyot, cher sgr d'Asnières qui était gouver-
neur du Poitou en 1333 ; Jean Guyot, cher sg^d'As-
nières et de Villard, enseigne de la compagnie des
gendarmes de Mgr le duc de Bourbon; N. Guyot,
sgr de Salim, chevalior de Malte en 1522 ; Guyot
cher sgr d'Asnières commandant une compagnie
d'hommes d'armes sous la charge du sgr <_le la
Vauguyon eu 1561 ; Fiacre Guyot, ssr d'Asnières
cher de Malte en 1577 et six autres chevaliers du
même ordre ; Mathieu Guyot, cher sgr d'Asnières
major du régiment de cavalerie du roi en 1631 et
quantité d'officiers distingués, car peu de familles
se prodiguèrent autant au service du pays.
La famille Guyot est en possession des titres
de : Marquis d'Asnières depuis 1745 par érection
en marquisat de la terre d'Asnières ; Baron de la
Châtre pour la branche du Repaire par ordon-
nance royale du 10 juillet 1756 autorisant trans-
mission ; Comte du St-Empire pour la branche de
Salins, et comte de Ponteil par concession royale
du 11 mars 1829. Toutes les alliances sont des
plus distinguées.
Les branches de cette maison sont encore fort
nombreuses dans la Marche, le Poitou, l'Angou-
mois et la Bretagne.
Armes : D'or, à trois perroquets de sinople, bec-
qués, guidonnés, membres et pattes de gueules.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
1° Guyot d'Asnières (marquise) à l'Jsle
Jourdain (Vienne).
2° Guyot du Repaire (baron) à Saintes
(Charente-Inférieure).
3° Guyot du Repaire (Léon), château du
Roc par Issignac (Dordogne).
4° Guyot du Repaire (Maurice), château
de Brochard par Agénac (Dordogne).
5e Guyot de Salins (comte Victor) à Au-
ray (Morbihan).
0° Guyot de Salins (Vte Charles) et Vtesse
née de Longue au-St-Michel, avenue de la
gare à Rennes (Ille-et-Vilaine) et château
du Hézo, par Theix (Morbihan).
7° Guyot de Salins (Vte Paul) et Vtesse née
Sioc'handeKersabiec, château de la Rouil-
lonnaie en St-Etienne de Montluc (Loire-
Inférieure).
8° Guyot d'Asnières de Salins (Arthur)
capitaine breveté d'infanterie de marine, et
Mme née de Gibon. 13, avenue de la Motte-
Piquet à Paris.
9° Guyot d'Asnières de Salins (Mis), châ-
teau de Beauregard, près Vannes.
10° Guyot de Montserant, officier supé-
cier au 1er cuirassiers.
11° Guyot de Féraudière,23,rueGarnier
au Mans.
12° Guyot de la Rochère, docteur-méde-
cin à l'Isle-Jourdain.
GUYOT DE SAINT-AMAND.
Cette famille est originaire du Nivernais ; elle
appartient à la noblesse de robe et après avoir
compté des avocats, des conseillers et secrétaires
du roi, des receveurs généraux des finances, des
maîtres des requêtes et des conseillers au Parle-
ment de Paris, elle produisit unécuyer de la reine
et des officiers distingués. Cette famille a été mise
en relief par des alliances et des charges impor-
tantes ; elle a produit les preuves de sa noblesse
219 —
220
devant le juge d'armes de France et un de ses
membres a été fait marquis par le roi Louis XV.
Armes : Ecartclë : aux 1 et 4,degueules à trois
poissons d'or, enfasce l'un sur Vautre, cetui du
milieu contourné, en pointe une rivière d'argent;
aux CJ et 3, de sable à trois fontaines d'argent.
REPRESENTANT A CTUE L
GuyoL M'i,iis de Saint-Amand. Résidence :
château de Saint- Amand en Puisaye (Isère);
a épousé Mlle de Bizemont.
GUYOT DE SAINT-MICHEL ET DE
VERSEILLES.
Cotte famille établie en Champagne est origi-
naire de Lorraine et remonte à Georges Guyot,
huissier d'armes de René II, duc de Lorraine qui
l'anoblit en 1481.
Elle a fourni six maires de Langres, des secré-
taires du roi, un membre de l'Académie de Dijon
et beaucoup d'officiers de la maison du roi.
Armes : D'azw\ à une perdrix d'ormembrée de
gueules ; au chef cVor.
Nous trouvons : Guyot de Saint-Michel
(René), château de la Rochelle par Gintrey
(Haute-Saône).
GUYOT ou GUIOT DE SAINT -REM Y.
Cette famille est originaire de Lorraine où elle
existe encore et n'a rien de commun avec là fa-
mille Guyot dAsnières comme l'a cru le savant
M. Beauchel-Filleau, l'auteur du Dictionnaire des
familles du Poitou.
Elle remonte à René Guyot, avocat en la cour
souveraine de Lorraine et Barrois qui fut anobli
et qui fut père de Nicolas-François, Ecuyer Sei-
gneur de St-Remy, conseiller des ducs de Lorraine.
Laine et St-AUais donnent la généalogie de
cette famille.
Armes: D'azur, semé d'abeilles d'argent, la ru-
che maçonnée d'or brochant sur le tout ; au chef
de gueules chargé d'une couronne également d'or.
Devise: Animus régi. Speculo hoslibus.
GUYOT DE RO VILLE.
Cette famille est originaire de Lorraine. L'ano-
blissement est du 27 août 17(Ji.
(Voir les preuves de noblesse des cadets gen-
tilshommes du Roi Stanislas, duc de Lorraine,
aux archives nationales.)
Armes: D'azur à deux flambeaux allumés d'ar-
gent passés en sautoir.
GUYOT DE LA GARDE.
Cette famille, originaire de Bourg-en-Bresse, a
possédéles seigneuries deLuyssandres,d'Espeys-
soles, de laFranchise, de la Fougière et deChail-
loure.
La Ghesnaye des Bois en donne toute la généa-
logie.
Armes : De gueules, à la bande d'argent, accom-
pagnée de six bezans de même rangés en orle.
GUYOT DE GHARMEAUX, des Her-
biers et de Ménisson en Champagne.
Famille d'échevins, de Paris.
Claude Guyot, seigneur de Charmeaux, et son
fils Antoine, tous deux prévôts des marchands,
sont qualifiés chevaliers vers 1580.
Un de leurs descendants s'établit à Joinville en
Champagne ou l'on voit son fils qualifié de grand
assesseur de la maréchaussée et son petit-fils
président de l'élection de Joinville.
Armes : D'or, à trois tourtereaux de sinople,
posés 2 et 1 .
GUYOT DE MAIGHE ET DE MALE
SEIGNE.
Famille originaire de Bourgogne, titrés barons
pour la branche de Maiche.
Les preuves de noblesse sont à la Bibliothèque
Nationale de la rue Richelieu.
Armes. D'azur, nu cheorond'or accompagné en
chef de deu.r roses, et en pointe d'une étoile, le tout
d'or.
HALEWYN (df).
D'Alluin ou de Halewyn, famille noble des
Pays-Bas autrichiens,
Messire Luc de Halewyn, né à Courtrai, le
12 décembre 1630, est le premier de cette famille
qui est venu habiter Aire, en Artois, où ses des-
cendants résident encore. Il était fils légitime de
messire Cornil-Van-Halewyn, né à Courtrai, le
4 août 1581, et arriére-petit-fils de Pierre- Antoine-
Van-Halewyn, qui vivait en 1498.
Armes : D'argent, à trois lions de sable, armes
et lampassés de gueules; à la gourde du môme,
posée en abîme.
L'écu sommé d'une couronne à neuf perles, sur-
montée d'un heaume ou casque d'argent, grillé,
liséré et couronné d'or, fourré de gueules ; aux
hachements d'argent et de sable.
Cimier : Un lion issanl de reçu, entre un vol à
Cantique d'or.
Supports : Deux lions d'or, armés et lampassés
de gueules, tenant chacun une bandcrolle : celle
de d'extre, d'argent, au lion de sable, armé et lam-
passé de gueules ; et celle de senestre d'or, à la
fasce de sable, accompagnée de trois merlettes du
même ; et sur le tout de gueules, au calice d'or.
HANGOUWART (tV).
La famille d'Hangouwart issue des barons libres
de Heldrouch, ville située dans la province de
Mylnie, en Saxe, vint s'établir clans les Pays-
Bas en l'an 1003 et prit résidence à Lille en
l'an 1130.
Elle a été titrée : chevalier, en 1611 ; baron,
en 1664; comte, en 1696, et marquis, en 1703-1706.
Parmi ceux de cette famille qui se sont illustrés,
nous trouvons; Gérard, escuyer du duc de Bour-
gogne aux côtés duquel il fut tué à Nancy en 1477 ;
Guillaume, président du conseil provincial d'Ar-
tois, envoyé comme ambassadeur de l'empereur
Charles-Quint et de la reine de Hongrie pour
signer en leurs noms les traités tenus à Cambrai,
en 1529 (Paix des Dames) ; trêve de Nice et de
Boury, en 1538 et de Crespy, en 1544. Il fut égale-
ment député pour recevoir la rançon du roi
de France ; Walerand, aumônier de l'empereur
Charles-Quint qu'il accompagne dans ses diverses
expéditions.
Cette famille s'est alliée : aux de Landas, de
Croix, de Prud'homme d'Hailly, de Nieuport, de
la Clitte, de Nédonchel, de Montmorency, etc., etc.
Armes : De sable, à l'aigle éployée d'argent bec-
quée et membrée d'or.
L'écu timbré d'un heaume surmonté de deux
cornes de sable.
Supports : Deux lions d'or armés ci lampassés
du même.
REPRÉSENTA XTS A G T UELS
Hangouwart (Bonne <T), née Picot de
223 —
224
Moras ; résidence : rue de Ponthieu, 78, à
Paris.
Enfants : 1° Martial -Philippe-Amédée,
Mis d'H. ; 2° Louis-Anatole-Albert, Cte d'H. ;
3° Henry, Bon d'H. ; 4° Fernand ; 5° Elisa-
beth ; 6° Marie-Louise.
HARDIVILLIERS [d').
En Picardie, Seigneurs de
Monceaux, St-Omer, LeFay-
les-Hormois, Hennequin,
Oudeul, Gourroy, etc.
Par arrêt du Conseil d'État
rendu à Paris, le 28déc. 1717,
le roi a maintenu et confirmé
dans leur noblesse François-
Maurice, Louis -Charles et
Claude-Philippe d'Hardivil-
liers, tous trois fils de feu
François, maréchal des logis
de la compagnie des gen-
darmes de la garde du roi,
chevalier d'ordre royal et militaire de St-Louis.
Il existe aujourd'hui deux branches de cette
ancienne famille de noblesse d'épôe.
Le château et la terre de Monceaux St-Omer en
Beauvaisis résidence de la branche ainée lui sont
venus en 1729 par succession des seigneurs de
Milly dont le dernier descendant mâle avait pour
cousine germaineune dame Marie-Louise d'Hallen-
court, femme de François d'Hardivilliers, écuyer,
sieur de Lourdons.
L'autre branche est établie au château de
Friville dans le Ponthieu. Cette terre réunie à
celle de Fressenneville lui a été apportée par
Henriette de Coppequenne, fille ainée du comte de
Fressenneville.
Parmi les alliances on trouve, Hallencourt
Monchy, d'Avelon.Vion de Gaillon, Coppequenne
de Fressenneville. Le Clerc de Blicourt (de même
nom et armes que les Leclerc de Juigné). Le
Roux d'Igneauville (des Le Roux d'Ennevale) de
Gaudechard, de Clermont-Tonnerre.
Armes : D'azur, à un coq d'argent ayant les
ailes étendîtes, crête, becqué, barbé et ongle de
gueules, posé sur un monticule de sable et tenant
de sa patte droite une épée d'argent dont la garde
et la poignée sont d'or, sommé d'une couronne
aussi d'or.
Supports : Deux lions.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche aînée
Hardivilliers (Louis Ve de), fils de Au-
guste-Charles-Henri d'Hardivilliers, gen-
tilhomme honoraire de la chambre du
roi en 1826.
Il a eu de son mariage avec Mlle de Gau
dechard, un fils Albéric d'Hardivilliers qui
a épousé en 1890, Mlle de Clermont-
Tonnerre.
Branche cadette
Comte d'Hardivilliers.
H ARGUES (de).
Les de Hargues sont d'ori-
gine anglaise; ils vinrent se
fixer en France vers L>60 ;
familiers de la maison de
Bohan, Catherine de Par-
thenay employa souvent
l'un d'eux dans ses missions
secrètes auprès de son fils
le duc de Soubise, réfugié
alors à Londres. A la révo-
cation de l'Edit de Nantes,
ils abjurèrent le calvinisme
et vécurent tranquillement
sur leurs terres, en contrac-
tant des alliances avec les
meilleures familles de la
bourgeoisie et de la noblesse.
Augustin de Hargues d'Estivaux, l'un des grands
chefs de l'armée vendéenne, fut nommé adjudant
général de la Bochejacquelein; il était né auPuy-
Limousin, près la Châtaigneraie; le 22 novembre
1793 il fut fait prisonnier par les Bleus et fu-
sillé à Bennes ; il tomba en criant : « Vive le
Boi. (Mémoires de la marquise de la Bochejac-
quelein).
Benjamin de Hargues, né à Bressuire, le 29
mars 17(.»3 fut créé chevalier du lys par Louis
XVIII, en reconnaissance des services rendus
par son parent de Hargues d'Estivaux à la cause
des Bourbons.
Armes : De gueules, aux deux dagues d'argent
posées en pointes.
REPRÉSENTA NTS ACT UELS
Hargues (Benjamin de), a épousé Marie
Drouet de Montgermont le 10 avril 1888.
Hargues (Joseph de), marié le 25 jan-
vier 1893 à Amélie Le Clerc de Vaumorin,
dont Benjamin Marie, né le 24 octobre
Hargues (Edouard de) marié à Gornélie
Thomassin, dont Edouard marié le 23 mai
à Berthe Grignon de la Gèterie, dont : a)
225
226
Louis né le 1er mars 1889; b) Jean, né le
28 février 1892.
HAUDOUART DE FONTAINE.
Famille originaire d'Irlande.
Stanislas-Joseph, lieutenant-colonel au service
des Pays-Bas, vint se fixer à Arras, où il vivait
en 1450.
Ses descendants acquirent les terres de Thiè-
vres, Saint-Ladre, Vandelicourt, Rosereau, etc.
Etienne, mort en 1635, laissa deux fils : l'un,
Jehan-Baptiste, devint la tige des Haudouart,
comte de Thièvres ; et l'autre : Pierre-Paul Hau-
douart qui épousa Claude d'Hermin de la Forge,
devint la tige des Haudouart, vicomte de Fon-
taine lez Hermans.
Le dernier descendant marié à Louise Bron-
gniart, habite le château de Fontaine-lez Her-
mans (Pas-de-Calais).
Il a deux fils et trois filles.
Armes : D'azur, à deux fasecs vivrées d'or,
chargées de cinq creiœ de Malte de même.
HOMME (du).
Cette famille est originaire
de Normandie.
Le sieur Raoul du Homme
et Robert du Homme, figu-
rèrent sur la liste des 119
gentilshommes qui défen-
dirent si bien le mont Saint-
Michel en l'an 1423, que les
Anglais ne purent le pren-
dre. (Extrait de l'histoire
générale de Normandie, par
Gabriel Du Moulin, page 144
et 155.
Nous trouvons encore un
Jean du Homme parmi les défenseurs du Mont
Saint-Michel.
Les Du Homme figurent aussi dans le catalogue
des grands seigneurs normands qui passèrent la
mer et combattirent pour Guillaume quand il
conquit l'Angleterre.
Les Du Homme figurent aussi aux croisades et
dansleDooms Day book. (Angleterre).
Armes : D'azur, au léopard d'or-, accompagné
de six besants du même, 3 enchefetS en pointe.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Homme de Chassilly (Gustave du), de-
meurant au château de Chassilly, près
Saint-James (Manche), marié à Juliette
d'Eyragues, dont deux filles : a) Jeanne ;
b) Madeleine.
HOUVIGNET (cF).
Voir pour l'historique de cette famille, le Tome
1er, col. 1467.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Houvignet (Gustave d1), chef de nom
et d'armes, né le 30 juin 1834, propriétaire
au château, île d'Oléron (Charente-Inté-
rieure), marié à Julie-Henriette Giroud,
dont : trois enfants : a) Gustave-Henri, no-
taire au château, île d'Oléron ; b) Amélie-
Henriette-Augustine, mariée à Louis-Ma-
rie-Maurel, officier d'infanterie à Limoges ;
c) Marthe-Juliette, décédée.
HUAULT DE
ET DU PUY.
LA GAUBERDIERE
Cette famille est originaire
d'Anjou. Elle a donné Huault
de la Gauberdière, René, Con-
seiller au Présidial dAngers,
en 1635 ; Huault du Puy, Jac-
ques, fils du précédent, avo-
cat au présidial d'Angers en
1690.
Huault Dupuy, René-Ur-
bain, avocat au Présidial
d'Angers, puis vice-président
du Tribunal civil d'Angers
en 1816.
Armes : D'or, à la fasce
d'azur chargée de trois mo-
lettes d'éperon d'or et accompagnée de trois co-
querelles de gueules posées 2 et 1.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
engage
Huault Dupuy (René-Valentin)
volontaire en 1870. Chef de bataillon au
72e régiment territorial d'infanterie. Con-
seiller d'arrondissement. Président du Co-
mice agricole et maire du Louroux-Bé-
connais (Maine-et-Loire;.
HUE.
Famille de robe, originaire de Nemours qui
établit sa filiation depuis 1540, Elle a acquis la
noblesse par des charges dans la capitainerie
des chasses royales de Fontainebleau. François
Tome II
8.
- -2-28
Hue, écuyer, né à Fontainebleau, en 1757, devint
premier valet de chambre du dauphin Louis XVII,
fut enfermé au Temple avec la famille royale et
fut l'ami et le fidèle serviteur du roi Louis XVI,
qui, dans Sun testament, le recommanda à
son fils et à la nation. Incarcéré ensuite à la
Force, il y écrivit les dernières années de Louis
XVI, et, mis en liberté, il accompagna Louis XVIII
et Madame pendant l'émigration, devint commis-
saire général de la maison du roi et fut chargé d'un
grand nombre de missions de confiance. Créé Ba-
ron en 1816, il mourut en 1810, laissant le souve-
nir d'une inviolable fidélité à la malheureuse fa-
mille de France. C'est à lui que nous devons
d'avoir ïecueilli de la bouche de la Princesse, la
célèbre prière de Mme Elisabeth.
Son fils, André, baron Hue, capitaine aux.
mousquetaires, chef de bataillon, officier de la
maison des rois Louis XVIII et Charles X, etc.
a laissé de son mariage avec Mlle de Mazenod :
1° Ernest, Baron Hue, veuf de Mlle de Ba-
gneaux. Résidence: Château de Saint Sauveur,
par Bray-sur-Seine (Seine-et-Marne).
Enfants : a) Gontran. — b) Alfred, lieutenant
d'artillerie de marine.
2° Fernand Hue et Mme née Le Seure de
Senneville, à Pontoise (^Seine-et-Oise ;
Filles : l°Mme Millon de Montherlant. 2° Com-
tesse de Maricourt. 3° Baronne de Bininger Champ-
boulin.
Armes: D'azur, à ti'ois hures de sanglier d'or.
HUGON DE SGŒUX.
La famille Hugon do Scœux ou de Ceux est
originaire du Limousin.
Elle compte de nombreuses alliances avec les
plus anciennes familles de la Marche, de l'Auver-
gne et du Limousin, notamment avec les familleb
de Brugières, de (ioy, de Ruynaud de Saint-
Georges, de SauLly.
Armes: D'azur, à deux lions d'or posés en pied.
REPRÉSENTA NTS A C TU EL S
Hugon, baron de Scœux (Charles-Michel-
Benoit), conservateur des hypothèques
en retraite, marié avec Rosalie-Augustine-
Adèle Boiteux de Saulty, demeurant à
Paris, boulevard Saint-Michel, 105.
Fils : H. de S. (Marcel-Marie-Charles-
Etienne), avocat à la Cour d'appel de Pa-
ris, demeurant à Paris, rue de l'Odéon, 16,
marié à Louise-Félicie- Marie de Genes-
teix dont :
a) Michel-Fresne-Marie-Charles, né le
11 février 1894; b) Charles-Marie-Elienne-
Henri, né le 16 juillet 1895.
HULOT (barons)
I. BRANCHE DE MA-
ZERNY. (Enfants du lieu-
tenant-généralEtienne, ba-
ron H.) : 1° Pierre-Gustave,
baron H., chef d'escadron
d'état-major en retraite, of-
ficier de la Légion d'hon-
neur, chevalierde Pie IX et
des Saints Maurice et La-
zare, né àDonchery (Arden-
nes),le 6août 1818, marié à
Saintes, en 1858, à Béni-
gne Levallois, fille d'un re-
ceveur particulier des finances, veuve sans en-
fants le 26 avril 1885, — au château de la Touche
de la Vergne, près Saint- Jean-d'Angély ; 2° Hen-
ri-Joseph, baron H inspecteur général des finan-
ces, officier de la Légion d'honneur, né àDonche-
ry, le 14 janvier 1820, marié : 1° à. Paris, le 25 mars
1856, à Marthe-Alexandrine-Nina Levallois, fille
d'un inspecteur général des mines, décédée en
1860; 2° à Nancy, le 12 décembre 1865, à Marie-
Elisabeth deRavinel, fille du baron Félix, député
des Vosges, veuve le 31 octobre 1888, au château
de Sainte-Cécile, près Nancy ; du premier ma-
riage : a) Etienne-Gabriel- Joseph, baron H, chef
actuel, avocat à la cour d'appel de Paris,
né à Paris, le 30 octobre 1857, lauréat de l'Insti-
tut, marié à Paris, le 11 juin 1890 a Henriette
Solder ; b) Henry-Joseph-Pierre, capitaine au 16e
dragons, né à Nancy, le 12 novembre 1850, marié
à Lyon, le 9 janvier 1895 à Louise Nouvellet ; du
second mariage : c) Joseph-Marie-Charles-Gabriel,
né à Bordeaux le 15 août 1866, marié à Frondes
(Haute-Marne), le 12 septembre 1893 à Albérique
Bruslé de Valsuzenay ; — 3° Etienne-Gabriel-Os-
car, chevalier H., ancien officier d'ordonnance de
l'Empereur Napoléon III, lieutenant-colonel re-
traité sur sa demande après 1871, officier de la
Légion d'honneur, etc., né à Nancy, le 17 octobre
1826, marié à Saintes, en 1860, à Laure Levallois,
sœur de Bénigne, citée plus haut, — 6, rue Casi-
mir Périer, Paris.
Armes attachées au titre baron en 1813 : D'ar-
gent au deoctrochère au naturel, brassa rdè d'azur,
tenant une ëpée de sable et accompagné de trois
hulottes de même.
Devise : Dors, je veille!
Supports : Deux hiboux.
II. BRANCHE DE COLLART SAINTE-MAR-
THE. (Fils du lient. -colonel Jean-Gaspard et uni-
que neveu et héritier du général Jacques-Louis, ba-
ron IL, mort sans enfants): Jules-Louis-Charles,
— 229
230 —
baron H de G., chef actuel, à Nantes (Loire-Infé-
rieure), né à Charleville (Ardennes), le 19 juin
1838. marié à Paris, le 29 août 1865, à Isabelle-
Maria-Alexandrine Brûlé de Lacroix dont : a) Jac-
ques-Louis-Paul, né à Paris, le 4 novembre 1866,
licencié en droit, b) Jacques-Louis-Alfred, né le
7 février 1868, lieutenant au 70e d'infanterie; c)
Félix-Clément-Jean-Gaspard, et d) Ernestine-
Hortense-Marie-Mathilde, mariée à Nantes, le 25
octobre 1892, à Joseph Patris de Breuil, avocat à
la cour d'appel de Paris, docteur en droit, nés le
3 septembre 1869; e) Clément-Gustave-Henry-Ju-
les, né à Caen, le 24 mars 1873, licencié en droit ;
f) Marie-Joseph-Anne-Geneviève-Elisabeth, née
à Guérande, le 18 août 1883. Sœurs : 1° Louise-
Amélie H. de C., mariée en 1866 à Louis le Pan
de Ligny ; 2° Louise-Victoire-Eugénie; 3" Jeanne-
Charlotte-Clémentine, mariée en 1865 à Félix de
Keravenant, veuve en 1876, aujourd'hui reli
gieuse de Saint-Vincent-de-Paul.
Arides : Ecarlelé, aux 1 et 4 d'azur, à V aigle
éployêc d'or, au vol abaissé (qui est de Collart
moderne) ; aux 2 et 3 d'argent, à trois fusées et
deux demies de sable, au chef de même (qui est
de Sainte-Marthe) ; sur le tout : d'or, à une fascc
crénelée de gueules, sommée d'une hulotte de sa-
ble tenant une épëe d'argent dans la patte dcx-
tre; en pointe une bombe d'azur (qui est de Hu-
lot).
Cette branche a conservé, en y apportant seu-
lement quelques variantes emblématiques, en
1817, les anciennes armoiries concédées à Jean
Hulot de Braux, près Charleville, clerc du diocèse
de Reims, anobli, « ainsi que toute sa famille »,
pour son dévouement au Saint-Siège, et créé
comte palatin de Saint- Jean de Latran, par lettres
du 3 mai 1525, données sous le pontificat de Clé-
ment VII : une fasce, sommée d'un coq tenant
une èpée dans la patte dexlre .
Cette famille, qui s'est illustrée par les armes
pendant les guerres de la Révolution et de l'Em-
pire, a produit non seulement des généraux et des
officiers supérieurs distingués, mais aussi de sa-
vants auteurs, des échevins et d'autres person-
nages de mérite. Ses principales notabilités mo-
dernes sont les suivantes :
Dans la branche de Mazerny : Henry-Louis H.,
1757-1829, vicaire général et archidiacre-offîcial
du diocèse de Reims ; il a laissé de nombreux et
importants ouvrages (v. la Biographie Feller) ;
Jean-Baptiste, son frère, 1758-1816, chef d'esca-
dron d'artillerie, mort à Cherbourg, a publié, en-
tre autres remarquables travaux, une Instruction
sur le service de l'artillerie, à l'usage des élèves
de l'Ecole spéciale militaire (1809) ; Jean-Victor-
Basile, neveu des précédents, curé d'Attigny en
1823, après Henri-Louis cité plus haut, écrivain
distingué ; Pierre, 1744-1802, cousin-germain des
deux premiers, échevin à Mazerny; son fils,
Etienne, baron H., 1774-1850, volontaire en 1793,
chef de bataillon (commandant des tirailleurs du
lJô) en 1805, colonel aide-de-camp du maréchal
Soult, en 1808, général de brigade en 1812, lieute-
nant-général en 1825, — chevalier de l'Empire
avec majorât en 1810, baron (confirmé sous la
Restauration) et commandant de la Légion d'hon-
neur en 1813, chevalier de Saint-Louis en L814,
grand officier de la Légion d'honneur en 1832, fut
le premier organisateur des chasseurs de Vin-
cennes en 1839 : couvert de blessures, il rentra
définitivement dans ses foyers en 1S42; sa mo-
destie lui fit alors refuser la pairie et le ministère
delà guerre que lui offrit ou nom du roi le maré-
chal Soult ; ses glorieux faits d'armes et ses ser-
vices historiques sont rappelés dans tous les re-
cueils biographiques, et son nom figure sur l'Arc
de Triomphe.
Dans la branche de Charleville ou de Collart:
Antoine-Simon H., né en 1712, prêtre bernardin
de l'abbaye d'Elan, savent théologien; Marie-
Jeanne-H., sa sœur, une des premières dignitai-
res du couvent de la Providence de Charleville,
mourut en odeur de sainteté dans cette ville en
1780 ; Jean-Louis H., s1" du Maipas. neveu des
précédents, 1741-1784. remplit avec distinction
la charge de directeur (échevin) des villes d'Ar-
ches et de Charleville; il fut père des deux sui-
vants : Jacques-Louis, baron H., 1773-1843, élève
de l'Ecole d'artillerie de Châlons en 1794, chef de
bataillon en 1809 après le siège de Saragosse où il
fut blessé. colonel commandant en chef l'artillerie
d'Anvers en 1814, maréchal de camp en 1824. —
chevalier de Saint-Louis à la première Restaura-
tion, baron héréditaire en 1817, commandeur de
laLégion d'honneur en 1821. — estlui-même connu
dans l'histoire par sa brillante carrière; en 1815,
la ville de Lille lui offrit, par les mains du duc de
Berry, une épée d'honneur, en reconnaissance de
sa belle conduite pendant le blocus; il a laissé
d'intéressants Souvenirs militaires qui viennent
d'être publiés et d'autres manuscrits importants.
Jean-Gaspard H. de C, frère du précédent, 1780-
1854. « Sorti de l'Ecole polytechnique en 1800, dit
« le Grand Dictionnaire Larousse, il fit toutes les
« campagnes de l'Empireet de la Restauration et
« s'y distingua par sa bravoure et ses talents.
« Il était directeur d'artillerie à la Martinique,
« quand, sur sa demande, il quitta le service en
« 1831. « Le lieutenant-colonel H. de C, officier
de la Légion d'Honneur, chevalier de Saint -Louis
et de Saint-Ferdinand d'Espagne, épousa dans
cette colonie, en 1827, Charlotte-Julie-Elisabeth
de Collart de Sainte-Marthe (1800-18G0), veuve du
comte Lippolyte de Castel, arrière-petite-fdle et
dernier rejeton du colonel François de Collart,
l'un des plus vaillants fondateurs de notre colo-
nisation aux Antilles au xvn° siècle, dont le nom
a été officiellement relevé par un décret du 26 fé-
vrier 1874. Principale illustration de la branche
martiniquaise de cette ancienne famille originaire
des confins de la Champagne et de la Lorraine et
- 231 —
232 —
confirmée dans sa noblesse en 1707, François de
Collart, fds de Claude, seigneur de Coucy et d'Au-
champ, et de Madeleine de BremonJ d'Ars de
Bossée, avait épousé, en 1685, Angélique-Anne de
Saint-Marthe, fille aînée du célèbre gouverneur de
la Martinique, vainqueur de Ruyter en 1674.
C'est ainsi que ce vieux nom français, qui fut
porté, dit Dreux du Radier par plus di quaranle
personnages marquants, se fondit alors lui-même
dans la maison de Collart. Voyez sur celle-ci . 1.
Guet. — Le colonel. F. de Collart et la Martinique
de son temps, 1662-1720.
Antérieurement à leur alliance avec l'héritière
des Bremond de Bossée, les Collart des Antilles
portaient : d'or, à une fasce de <jueules changée
de 3 roses d'argent (V. Dom Pelletier). — Anne-
Jean-Baptiste de Collart, le dernier de la branche
de Ville restée dans le Rethelois, périt a Quibe-
ron en 1795 (V. Les débris de Quiberon, par E.
de la Gournerie).
HULOT D'OSERY (comtesse), née Caroline
Basta, 122, rue de la Boétie, Paris; veuve sans
enfants de Jean Baptiste-Etienne-Constant, comte
H. d'O., 1821-1878, contre-amiral, C. &(fîls du gé-
néral Etienne-Hélène-Constant H. d'O., 1783-1852,
frère de la maréchale Moreau, ancien secrétaire gé-
néral de la grande chancellerie, commandant supé-
rieur des départements du Calvados, de l'Orne et
de la Manche en 1830, créé baron en 1809 et comte
en 1816, de parents originaires de Metz).
Armes : Coupé, au 1 de sable, au dextrochère
brassardé d'argent, mouvant du flanc dextre, au
2 d'azur, au griffon d'argent couché sur une ter-
rasse d'or, la dextre posée sur un boulet du
même .
HUTEAU (<?).
Ce nom est connu dans l'histoire de Bretagne,
de Touraine et de Languedoc.
La filiation commence à Hervé Huteau, seigneur
dudit lieu, qui vivait en 1520.
La première branche éteinte en 1643; la seconde
a pour auteur Jacques Huteau également éteinte et
la troisième a pour auteur Jean Huteau, écuyer des
archers de la compagnie de 100 hommes d'armes,
en 1474; son frère Hermès d'Huteau, homme d'ar-
mes de la compagnie d'ordonnance du Roi, se fixa
en Languedoc, par son mariage du 17 février 1546,
avec Madeleine de Lavergne, d'une très ancienne
noblesse de la province. Hermès d'Huteau était
l'aïeul de Jean d'Huteau, seigneur d'Amours, che-
valier de l'ordre du roi, conseiller d'Etat, gouver-
neur de Chantilly, écuyer de la princesse douai-
rière de Condé qui épousa le 20 mai 1629 Françoise
Dalmas, et mourut en 1672 sans alliance. Il était le
trisaïeul de Claude Etienne, qui continua la filia-
tion; ancien capitaine d'infanterie, il fut comman-
dant dans les Cévennes, gouverneur de la ville et
château de Gaillac en Albigeois, et épousa le 21
septembre 1722 Renée de Foucaud d'Alzon et
laissa deux fils.
ur, à trois
Armes : Ecarlelé : aux i et 4 d'à
étoiles d'or ; aux 2 et 3 d'argent, à la croix an
crée de gueules.
L'écu timbré d'une couronne murale par conces
sion du roi Charles VIL
IMBART DE LA TOUR.
Armes : D'azur, au cheoron dor accompagne
en chef dune croisetle et en 'pointe de trois tours
aussi dor posées 2 et 1 .
Supports : Deux Lions.
Devise : Fortis ut turris.
REPRÉSENTANT ACTUEL
Imbart de La Tour (Joseph), marié à
Yvonne du Périer de Larsan. Résidence:
Château de Ghevret par Imphy (Nièvre),
et 11 bis, rue Gozlin, Paris.
INDY (cF).
La famille d'Indy est originaire du Vivarais ;
on trouve eu 1388 un Enguerran Indi, gouverneur
pour le Dauphin en Dauphiné.
En 1490, la branche cadette s'établit àAnnonay
où elle embrassa bientôt le protestantisme ; à
partir de cette époque, la filiation en est connue
jusqu'à nos jours.
I. Jehan Indi, notaire royal à Annonay; sa
femme : Catherine la Rivière.
II. Tadéon Indi, escuyer ; sa femme : Alexan-
drine de Sauzéac.
III. Noble Jehan Indy, deuxième du nom. Chef
et capitaine d'une compagnie de 100 hommes de
guerre à pied, par le duc de Montmorency en 1550;
puis (1572) lieutenant du bailli de la ville d'An-
nonay ; sa femme : Suzanne de Brenas. De ce
mariage : Mathurin Indy du Molyno, chef de la
branche aînée qui s'éteignit au xviii8 siècle. Isaïe,
qui suit : Jehan, fondateur de la branche de Saint-
Alban, éteinte, dont on neconnaitpas la filiation.
IV. Noble Isaïe d'Indy de Chabret, premier du
nom, capitaine d'une compagnie d'ordonnance de
200 hommes de guerre à pied français, par com-
mission signée du roi Henri IV en 1590; sa femme:
Isabeau de Frances.
V- Noble Guillaume d'Indy; sa femme : Mar-
guerite du Pont de Bdrrès.
VI. Noble Charles d'Indy; sa femme : Judith
de Praneuf.
VIL Noble Isaïe d'Indy de Chabret, seigneur de
la Celle, deuxième du nom. Fit la campagne de
Roussillon; fait prisonnier par les Espagnols, il
s'échappa à la nage d'un fort de Barcelone où il
était interné et prit part en qualité de mousque-
taire (lre compagnie) aux campagnes de 167G-7X.
Il entra l'un des premiers dans Valenciennes, ce
qui lui valut un brevet du roi Louis XIV. Ayant
abjuré le protestantisme en 1683, il rentra en
Vivarais pour défendre ses terres ravagées par
ses anciens corréligionnaires; il fut ensuite gen-
darme de la garde du Roi et capitaine de la com-
pagnie d'infanterie bourgeoise de Chalançon. Il
épousa en premières noces : Marianne de Bellin,
et en secondes noces : Marguerite de la Selve.
VIII. Noble Jacques-Isaïe d'Indy, obtint en 1717
235
— 236 —
un arrêt de Nicolas de Lamoignon le « déclarant
hautement noble de race et lignée » car, en rai-
son des troubles religieux, son père n'avait pu
produire ses titres à temps pour figurer au juge-
ment de noblesse porté par le sire de Bezons
en 1608; sa femme : Catherine de Biousse.
IX. Noble Pierre-Isaïc d'Indy, lieutenant de
dragons, chevalier de Saint-Louis, fit les cam-
pagnes de Hollande et de Hanovre; sa femme :
Margueritte Milannois .
X. Noble Joseph Saint- Ange d'Indy, d'abord
lieutenant de dragons, reste à Vernoux (Ardèehe)
pendant la révolution sans y être inquiété, puis
devient en 1811 sous-préfet de Bagnères-de-Bi-
gorre et en 1815, préfet de l'Ardèche jusqu'à 1820;
il était chevalier de la Légion d'honneur depuis
1814 ; sa femme : Flore Sibille de Bertrand de
Saint-Ferréol.
XL Théodore d'Indy, lieutenant au ler régiment
des gardes d'honneur, fit la campagne de 1813 en
Allemagne; puis la campagne d'Espagne en 1823
comme capitaine de cuirassiers; il fut nommé
chevalier de la Légion d'honneur en 1823 et devint
capitaine-commandant au 2e régiment des grena-
diers à cheval de la garde royale et démissionna
en 1830; sa femme : Thérèse de Chorier, nièce du
général d'artillerie baron Pernety, qui fut chargé
par Napoléon Ier de la construction du pont du
Danube en 1809.
XII. Wilfrid et Antonin d'Indy .
Armes : De gueules, à un lion d'or, couronné,
lampassé et armé de même.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
1° Indy (Wilfrid tf), décédé en 1891, marié
à Marguerite de Chabrol-Crousol, dont :
a) Cécile, mariée à Louis, Gte de Bourmont
lieutenant de vaisseau. Résidence : Nancy ;
b) Thérèse, mariée à René de Vaucelles.
Résidences : Paris et Andrezel (Seine-et-
Marne).
2° I. (Antonin cf), demeurant : 3, rue
Vézelay, à Paris, marié en lres noces à Ma-
thilde de Ghâ3rol-Grousol, dont : Vincent,
compositeur de musique, *, 7, avenue de
Villars, à Paris, marié en 1875 àlsabelle de
Pampelonne, dont : 1° Berthe, mariée en
1890 à Jean, Vte de La Laurencie, 2° Mar-
guerite; 3° Jean; et en 2es noces à Catherine
de Glos, décédée, dont : a) Pierre, marié à
France de Meynard, 3, rue Vézelay, à Pa-
ris, dont : 1° Gonzague; 2° Jacques; b) Ma-
rie mariée à Raoul, Mis de Sieyes, demeu-
rant à Versailles; c) Agnès, mariée à Marcel
de Pommereau, lieutenant de vaisseau à
Cherbourg.
JOANNIS DE VERGLOS (de).
Les seigneurs de Giovani, connus parmi la
noblesse de Florence, depuis plus de quatre cents
ans, après avoir occupé les premières places
de cette république, passèrent en France vers
l'an 1420, et changèrent leur nom de Giovani en
celui de Joannis. Cela est rapporté dans le Nobi-
liaire de la Toscane française de Tristan l'Her-
mite, imprimé en 1667 ; et dans le Nobiliaire de
Provence de l'abbé Robert, où il est dit qu'une
branche de cette famille est établie à Avignon.
Léon de Joannis ou Giovani, vint donc s'établir
à Avignon vers l'an 1420 ; il y fît l'acquisition
d'une maison que ses descendants possèdent
encore ; il fut élu premier syndic de la noblesse
en 1449; il est prouvé par des anciens registres
de la ville dAvignon, qu'on l'éleva quatie fois à
cette place honorable.
Léon de Joannis avait laissé deux frères à Flo-
rence, Jean et Raymond ; ce dernier vint recueil-
lir la succession de Léon et se fixer à Avignon
en 1476. Quant à Jean, son frère, le Nobiliaire de
Provence dit qu'on le vit à la même époque à la
Cour des rois et comtes de Provence, où il était
qualifié de noble. C'est de lui que sont issus les
Joannis de la Brillane.
Un descendant de Jean, Pierre de Joannis, che-
valier, seigneur et marquis de Verclos, dont il
fît, en 1640, l'acquisition dans la principauté
d'Orange et en prêta hommage au prince de
Nassau, le 13 février 1641. Ledit Pierre de Joannis
fut nommé Viguier d'Avignon en 1660.
Au xi° degré, Joseph-François de Joannis,
marquis de Verclos, entra au service en 1760,
dans le régiment de la Marche-Prince, devenu
par la suite le régiment de Conty, se maria en
1785, rendit hommage de la terre et seigneurie de
Verclos en 1789. Einigra en 1792, fît la campagne
de cette année dans L'armée de son Altesse royale
Monseigneur le duc de Bourbon, et rentra en France
en 1801 ; il a toujours été fidèle à l'auguste mai-
son de Bourbon. Le roi l'a nommé chevalier de
l'ordre royal et militaire de St-Louis, le 16 juil-
let 1814 ; le roi dans son brevet l'a qualifié de
marquis.
Armes : Ecartelè : aux 1 et 4 d'or, à six pat-
tes cfouvs de sable ; aux 2 et 3, d'argent, à
deux lions de gueules.
JOURDAIN DE THIEULLOY.
La famille Jourdain est originaire de Norman-
die : une branche s'est établie à Amiens vers
l'an 1500.
Robert Jourdain, seigneur de Thieulloy-la- Ville,
écuyer, né en 1685, fut conseiller, secrétaire du
Roy, maison, couronne de France et de ses finan-
ces.
Jean-Baptiste-Marie-Robert Jourdain de Thieul-
loy. écuyer, seigneur de Thieulloy-la- Ville, Ma-
metz, Bacouel, la Baiily, St-Gratien, Méréaucourt
et Carnoy, fut secrétaire des assemblées de la
noblesse de Picardie pour l'élection des députés
aux Etats-Généraux.
Actuellement, cette famille comprend les bran-
239
— 240 —
ches suivantes : Jourdain de Thieulloy, Jourdain
de Muizon, Jourdain d'Héricourt, et Jourdain de
Létoille.
Armes : D'or, au daim passant au naturel, à
dextrè d'un arbre à trois couronnes de sinople,
terrassé de même : senestré d'une nuée d'azur,
chargée d'une étoile d'argent ; au chef de sinople
chargé d'une croix ancrée d'or.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Branche aînée
Jourdain, Gte de Thieulloy, marié à Mlle
de Bérenger. Résidences : Château de St-
Gratien (Somme), et château de Thieulloy-
la-Ville (Somme).
Frère : Thieulloy (Gte Georges de), offi-
cier de cavalerie, marié à Mlle de Lestan-
ville.
Branche cadette
Thieulloy (Gte Robert de), officier de
cavalerie.
Sa sœur mariée au Gte de Malet de Gou-
pigny.
JOUVENGEL (de).
• ®> $ $ Q d iJ dt Anciens seigneurs d'Arves
en Savoie, du xve au xvue siè-
cle. Passe en Lyonnais au
xvme. Cette maison avait un
caveau à ses armes dans la
cathédrale de Saint-Jean de
Maurienne, et en 1668, ces
armes furent blasonnées à
l'Hôtel -de -Ville de Cham-
béry.
Elle a produit : 3 syndics
nobles de Chambéry en 1580,
1619 et 1668, un échevin de
Lyon en 1737, un officier au régiment de Bériow-
ski, qualifié messire et chevalier, un comman-
dant de la marine sous Louis XV, un officier du
régiment de Royal-Marine ou d'Hector qui com-
battit à Quiberon, enfin un maire de Versailles
qui sauva cette ville du pillage en 1814 et 1815 et
reçut du tsar Alexandre une bague splendide
accompagnée d'une letlre flatteuse, et de la Ville
un service d'argenterie aux armes accolées de
Versailles et de Jouvencel.
Il y eut dans cette famille des chevaliers de
Saint-Louis, de la Réunion, de l'Aigle-rouge de
Prusse et de la Légion-d'honneur.
Armes: D'or, à deux palmes de sinople soute-
nues d'un croissant de gueules ; au chef d'azur
chargé d'un soleil d'or entre deux étoiles d'ar-
gent.
Le chef fut ajouté au xvn8 siècle par un cadet à
l'écusson ancien ; de ce cadet descend la famille
actuelle.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Branche aînée
Jouvencel (Hippolyte-Félicité-Paul de),
né à Versailles, en 1818, d'Hippolyte de
Jouvencel, garde du corps de Louis XVIII,
marié à Lydia d'Harcourt-Boys, sans
postérité; chef de nom et d'armes, demeure
à Paris, 15, rue de Siam.
Branche cadette
I. Jouvencel (Paul- Henri -Aldegonde-
Olivier de), né à Garches (S.-et-O.), le
16 septembre 1844, ancien sous-préfet ré-
voqué en 1878 pour ses idées légitimistes,
Paris, 115, rue de Grenelle ; marié le
3 mars 1870, à Caroline-Isabelle Bonneau
du Martray, dont : 1° Françoise ; 2° Loui-
se ; 3e Thérèse ; 4° Pierre ; 5° Henri ; 6°
Etienne.
II. Jouvencel (Jean-Paulin -Ferdinand
de), né à Paris, le 15 juin 1846, frère du
précédent, ancien officier de cavalerie dé-
missionnaire, domicilié au château des
Arpentis (Indre-et-Loire), marié le 15 fé-
vrier 1881, à Louise Le Bourgeois, dont :
1° Ferdinand ; 2° Olivier ; 3° Solange ; 4°
Hubert.
III. Jouvencel (Léon-Aldegonde-Félix de)
né le 23 juin 1848.
Alliances anciennes et modernes : de Broglie, de
Paterne , de Beaussier, Bigot des Jonchères, de
Valimesnil, d'Albon, de Masin.
KERROS (de).
Cette famille, originaire de Kerros, village si-
tué près de Ploudalmézeau, évêché de Léon, éta-
blit sa généalogie jusqu'à Yvon qui figure en
1426 au milieu des gentilshommes de la Paroisse
de Ploudalmézeau, dans une montre de la no-
blesse.
La famille dépossédée alors, fut réanoblie à cette
époque par lettres du duc de Bretagne, Jean VI,
enregistrées le 22 juillet 1441, et l'hôtel d'Aval-
losk, appartenant à Bernard de Kerros fut fran-
chi à durer en perpétuel.
(Bibliothèque Nationale, Réformation des évê-
ehés de Bretagne, évêché de Léon, ancien fonds
des Blancs-Manteaux, volume 37, manuscrits
français, n° 22320, page 326.
Des gentilshommes de cette famille figurent dans
toutes les montres des xv« et xvie siècles. Paroisse
de Ploudalmézeau, évêché de Léon. (Bibliothèque
nationale, ancien fonds des Blancs-Manteaux, vo-
lumes 35, 37, 73, manuscrits français 22318, page
58; M. F. 22320, pages 331, 345; M. F. 22345,
folio 127, verso et M. F. 22320, page 326.)
Plusieurs de ses membres s'allièrent à des fa-
milles illustres de Bretagne :
Michel de Kerros épousa vers 1620 Françoise
de Lesguen, de la maison de Lestrémeur.
Yvon de Kerros épousa en 1636, Joanna Rannou
Domina de Pratmeur, fille du vicomte de Prat-
meur. (Pratmeur, ancienne vicomte possédée par
Rannou, baron de Keribert), etc., etc.
Depuis, cette famille a fourni des officiers à
l'armée et à la marine ; elle a aussi donné trois
maires à la ville de Brest.
Elle est actuellement divisée en trois branches
qui toutes habitent encore en Bretagne.
Armes : D'argent, à la fasce d'azur accompa-
gnée de trois coquilles de même.
Devise : Graz ha speret.
Couronne comtale {sceau de 1715 environ).
Supports : Deux lions.
KESSLER {de).
Vieille noblesse de l'Al-
lemagne du sud. Johan de
Kessler eut avec Luther, en
1522 à Téna, une entrevue
restée célèbre dans l'his-
toire de la Réforme. Son fils
Joona reçut de 1 empereur
Maximilien II des lettres
patentes confirmant ses
armes de d'Augsbourg, 30
mai 1566, comtes, 11 mai
1881.
Armes: D'azur, à deux
montagnes d'or surmontées d'an cheval gai, ailé
et cabré de sable ; à la bordure de gueules.
Couronne de comte,
•)',
1.5
— 244 —
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Kessler (Harry, Clément, Ulric, comte de)
né à Paris ; résidence, 19, boulevard Mont-
morency, à Paris.
Mère: Alice Harriet, fille ducommodore
Henry Blosse Lynch de Partry House (Ir-
lande) de la maison des baronets Lynch
Blosse, mariée à Adolphe Guillaume, comte
de Kessler, mort à Paris le 22 mai 1895.
Sœur: Wilhelma Caroline, Louise, Alice,
née à Londres.
LA BROUEDE VAREILLES-SOM-
MIÈRES (de).
La maison de La Broue de Vareilles-Sommiè-
res, originaire de l'Auvergne est établie depuis
l'année 1624 en Poitou ; elle remonte à la fin du
xrve siècle. Son auteur est Jean de la Broue, ha-
bitant d'Aurillac vers l'an 1400. Elle est alliée aux
plus illustres races de France par Marguerite
Béranger, en 1547, delà maison deSassenage ;par
Jeanne Guy, 1598, à celle de Puirobert ; par Jac-
quette Compaing, en 1624, à celle de Barbezières
de la Tour Girard et d'Aloue ; par Gabrielle Ayme-
rie-Hélyes de la Bocliesnard, en 1657, à celle de
Bochechouart, Montemart, Tavannes, La Baume-
Montrevel, Laval-Montmorency, La Bochefou-
cauld, Aumont, Montalembert, Turpin de Crissé,
Neufchèze, etc.
La famille de la Broue de Vareilles-Sommières
a eu le grand privilège de donner deux prélats à
l'Eglise : Monseigneur Pierre de la Broue, évo-
que de Mirepoix en 1680 et Monseigneur de la
Broue de Vareilles, évêque de Gap en 1784 ; une
prieure à l'abbaye des Bénédictines de Givray en
1713, et une abbesse à la maison de Fontevrault.
Enfin elle acompte parmi ses membres plusieurs
chevaliers des ordres de Saint-Louis, de Saint-
Lazare et de Saint-Jean de Jérusalem.
Armes : D'azur, au chevron d'or accompagné en
chef de deux coquilles d'argent, et d'une main de
môme en pointe posée en pal ; posé sur un éeu
écartelè; aux 1 et 4, burelé d'argent et de gueule
à trois fuseaux et deux demies (ou 5 fusées) de sa-
ble brochant qui est Hélyes de la Boche- Aynard ,
aux 2 et 3, fascè, onde, enté d'argent et de gueu-
les qui est de Bohecchouart.
Cri : Cum virtutenobilitas.
Devise : In manibus Domini sors mea.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
lo La Broue de Vareilles-Sommières
(Mis de) 4, rue Léon-Cogniet, à Paris.
fille : Marie-Renée-Bérengère, mariée
à Félix de Maiffredy de Robernier.
2° La Broue de Vareilles-Sommières
(Comte Gabriel de) doyen de la Faculté de
droit à l'Université catholique de Lille,
commandeur de l'ordre de St-Grégoire le
Grand, dont 6 enfants.
3° Vareilles-Sommières (l'abbé de) vi-
caire général officiai du diocèse de Poi-
tiers.
4° Maria ; 5° Marie, toutes deux à Poitiers.
LAGHAUD DE LOQUEYSSIE.
Famille originaire du Limousin, qui a em-
prunté son surnom nobiliaire à une terre de
Loqueyssie située dans la commune des Granges
— 247 -
248 —
d'Ans, canton d'Hautefort (Dordogne): Elle a
compté de nos jours un officier supérieur d'infan-
terie, un trésorier payeur général de Marseille et
un député, mort en février 1896, qui fit partie
de l'armée de l'Est dans la dernière guerre, et fut
blessé au combat de Dijon .
Armes : D'argent, au mouton de sable paissant]
au chef d'azur, chargé de trois étoiles d'or.
LA CROIX (de).
Ancienne famille noble, originaire du Niver-
nais, qui a formé plusieurs branches, celle des
seigneurs de la Croix en Nivernais, des seigneurs
de Jovelle, St-Cyprien, du Repaire et de Donsac,
toutes quatre établies en Périgord ; de cette der-
nière branche est sortie celle de La Croix deToui-
gnan, établie à Bordeaux depuis 1G89.
Le premier depuis lequel on a une filiation sui-
vie est Jean de la Croix, seigneur de La Croix en
Nivernais, qui vivait en 1420.
Gabriel de la Croix II : du nom, le premier de
la branche de Touignan, écuyer, seigneur de
Touignan, avocat au parlement de Bordeaux,
mourut en 1749, laissant plusieurs enfants de Ma-
rie du Perrieu, qu'il avait épousée par contrat du
7 novembre 1731.
Ayant été imposée à la taille, elle produisit les
titres do feu son mari avec un arbre généalogique
remontant à 1420 et prouva qu'il était issu de ra-
ce noble en ligne directe de l'ancienne famille de
La Croix, dont l'origine de la noblesse est ense-
velie dans l'antiquité ; en conséquence, elle obtint
une sentence rendue à Bordeaux au bureau de
l'élection de Guyenne, le 2 septembre 1772, qui
fit défenses aux collecteurs qui entreront en
charge à l'avenir, de comprendre, ni cotiser la
suppliante, veuve du sieur Gabriel de la Croix,
écuyer, sous son nom, ni sous quelqu'autre que
ce puisse être, directement ou indirectement, et
ordonna que la somme qu'elle avait payée serait
répartie pour l'année 1773 par les collecteurs sur
tous les habitants taillables de la paroisse, pour
être remise à la suppliante sur sa simple quit-
tance â peine d'en répondre en leur propre et
privé nom.
Armes : D'argent, à une croix alezêe d'azur,
surmontée d'un Lion passant de gueules, armé et
lampassé.
Une branche, sans doute de la même famille,
dont on trouve la généalogie dans l'Armoriai gé-
néral de France, fut maintenue dans sa noblesse
par ordonnance de 1070.
Philippe de La Croix, natif de la ville d'Arles,
chambellan du roi François Ier en 1526, eut entre
autres descendants, Louis-Philippe de La Croix de
Beaurepot-de-Censou, qui fut reçu page du roi
dans sa petite écurie le 17 février 1735.
Armes : D'or, à trois fasees d'azur ondées, celle
du chef surmontée d'un lion de gueules demi-corps.
Nous trouvons une autre famille originaire de
Normandie, élection de Vire, ayant possédé les
fiefs de la Boucherie et des Jardins.
Armes: D'azur, à la croix d'argent, cantonné
de quatre roses d'or.
LAFON DE JEAN DU VERDIER (de).
Très-ancienne famille de
robe et d'épée ; son arbre
généalogique est formé de
trois branches, savoir :
1° La maison de Lafon
proprement dite ;
2° La maison de Jean ou
Jehan ;
3° La maison du Verdier.
La première a été la tige
sur laquelle se sont greffées
les deux dernières à deux
époques distinctes : en 1560,
Françoise de Jean, dernière
héritière des seigneurs de Saint-Projet, transmet
son nom avec ses armes à Flotard de Lafon ; de
même, en 1701, damogselle Françoise du Verdier
transmet le sien à François-Louis de Lafon de
Jean.
La famille de Jean fixa sa résidence d'abord à
Cahors, puis en son château des Junies, enfin en
celui de Saint-Projet, en Quercy.
Le Limousin vit naître les seigneurs du Verdier.
Le château de Féneyrols, en Bouergue, fut le
berceau de la maison de Lafon. Cette forteresse
majestueuse, qui se mire dans l'Aveyron avec ses
mâchicoulis et ses créneaux, son lierre et ses
pierres dorées, reste témoin muet de plus d'un
brillant fait d'armes.
Maison de Jean ou Jehan
I. —Bertrand I de Jean, chevalier, né à Cahors
vers 1160, fut le premier chef connu de l'illustre
maison de Jean. Il combattit avec acharnement
les Albigeois qui infestaient le Midi de la France.
En 1204, il s'enrôla sous la bannière de Pierre de
Castelnau, chef de la croisade entreprise contre
eux, et, en 1208, sous celle de Simon de Montfort,
qui s'empara, l'année suivante, de Béziers, où il
fit malheureusement tant de victimes. En récom-
pense de ses services et de ses actions d'éclat (pro
remuncratione laborum fortissimarumque actio-
num inbello sacro contra A Ibigenses), Guillaume
de Cardaillac, évêque de Cahors, lui donna en
1214 le fief important de Canourgues, avec le
château et les forteresses, sous le seul hom-
mage noble d'une paire d'éperons dorés qu'il
devait faire, lui et ses successeurs, à chaque mu-
- 249
- 250 —
tation d'évêque. Cette terre, qu'on dénomma dans
la suite les Joannies (aujourd'hui les Junies), à
l'intention de son nouveau seigneur, le chevalier
de Jean ne devait « ni la vendre, ni l'aliéner, ni
« la donner, ni la diviser entre ses enfants ; elle
« devait rester dans sa maison comme un prix
« sacré de ses services militaires pendant la guerre
« sainte et passer entière et à perpétuité au pre-
« mier-né de sa famille ou à la fdle aînée à défaut
« de mâle t(Hist. yen. du Quercy. Lacoste, t. II,
p. 181).
Il eut trois fds : Eugène, Gilbert et Antoine.
II. — Eugène de Jean fut élevé de bonne heure
à la dignité de grand écuyer du roi Louis VIII.
En prenant possession de sa charge, en 1223,
« il promit de ne point regarder la maréchaussée
« comme héréditaire et de ne retenir, à son profit,
« les chevaux, pallefrois et roncins rendus en
« l'écurie du roi ».
En 1248, Eugène et Gilbert s'embarquèrent à
Aiguës-Mortes avec Saint-Louis en vue de délivrer
les saints lieux du joug desinfidèles. lisse signa-
lèrent dans plusieurs combats ; la croisade finie,
ils rentrèrent en France emmenant avec eux de
Terre-Sainte un religieux du Mont-Carmel qu'ils
logèrent d'abord dans leur terre de Soubrejols,
aujourd'hui Glandières, et, quelques années après,
dans leur vaste jardin de Gahors qu'ils lui don-
nèrent; on vit bientôt s'élever en ce lieu une belle
église et un grand monastère occupé encore de nos
jours par les Carmes [Hist. du Quercy. Lacoste,
t. II, p. 303).
Antoine prit une part glorieuse à la bataille de
Damiette et à celle de la Massoure. Fait prison-
nier par les Sarrasins, il supporta courageuse-
ment sa captivité. De retour dans sa patrie, pour
remercier Dieu de sa délivrance, il dota magnifi-
quement le monastère fondé par ses frères
(Féneyrols, par l'abbé Galabert) .
III. — Bertrand II de Jean, chevalier, épousa,
vers 1280, Marguerite d'Euze, sœur de Jacques
d'Euze, de Cahors, qui devint pape le 7 août 1316
sous le titre de Jean XXII. Il eut cinq enfants :
1° Marie, mariée avec Arnaud de Trian, vicomte
de Talard, qui devint grand maréchal du Souve-
rain-Pontife ;
2° Gaucelin, issu, dit Baluze, d'une très-illustre
famille de Cahors (or tus e clarissimâ faniilid
Divonœ), fut archidiacre de Carpentras, grand
pénitencier, évêque d'Albano, cardinal en 1316 et
vice-chancelier de l'Eglise romaine. Il mérita, dit
Lacoste dans son histoire du Quercy, par ses pro-
fondes connaissances en droit civil et canon et en
politique, d'être employé par le Saint-Siège dans
plusieurs affaires importantes. En 1317, il fut
envoyé en Angleterre pour apaiser la révolte de
plusieurs barons contre le roi. Sa légation ne fut
pas heureuse ; il tomba entre les mains d'une
troupe de brigands qui pillèrent ses bagages et
le firent prisonnier. La liberté ne lui fut rendue
que moyennant une grosse somme d'argent. En
1319, il fut chargé auprès de Philippe-le-Long, roi
de France, et de Robert de Béthune, comte de
Flandre, d'une autre légation qui eut plus de suc-
cès. 11 devait faire conclure un traité de paix entre
ces deux princes, ennemis jurés. Le 5 mai 1320, ce
traité fut par eux signé et cimenté par le mariage
de Louis de Nevers. petit-fils du comte de Flandre,
avec Marguerite, fille du roi. Robert perdit par ce
traité la Flandre française.
En 1334,1e cardinal Gaucelin de Jean fut nommé
commissaire général pour réformer l'Université
de Toulouse.
Par la mort de ce prélat, survenue le 16 mai
1349, la Cour romaine perdit une de ses lumières.
Il fut inhumé au pied du grand autel de l'église
des Dominicains de Cahors dont il avait fait bâtir
le chœur à ses dépens [sëpultus in capite cccle-
siœ coram altari majore, in hoc loco ubi tenet
sacerdos pedes quando offert sacrijicium) .
Son testament est du 25 février 1348. Il donne
ses deux anneaux les plus précieux au pape,
son oncle ; une bible avec la glose à son neveu
Gilbert de Jean, évêque de Carcassonne ; un de
ses meilleurs chevaux à Benoît de Jean, son petit-
neveu, etc..
Les armoiries de Gaucelin étaient des armoiries
personnelles et différaient de celles de sa famille.
Son sceau, qui est appendu à des actes des années
1319 et 1320 déposés aux archives nationales,
représente le cardinal en prière au-dessous des
images de Notre-Dame, de Saint-Pierre et de
Saint-Marcellin, ses patrons, avec la légende :
5. Gaucelmi Bel gratid tituli sanctorum Mar-
celtini et Pétri presbiteri cardinalis .
Sur le contre-sceau, un écu à deux lions passants
et à la bordure besantée avec la légende : Sit
nomen Domini benedictum.
3° Benoît qui suit ;
4° Jacques vit sa noblesse confirmée par Lettres
patentes de Philippe-le-Bel données à Compiègne
le 8 juin 1310.
5° Guillaume fonda un hospice à Labastide-
Marnhac. Son fils Pierre devint évêque de Carcas-
sonne.
IV. — Benoît de Jean, chevalier de Saint-Projet
et seigneur des Junies, mourut en novembre 1337
et fut inhumé dans l'église des Dominicains de
Cahors. Entre autres enfants :
1° Gaucelin, nommé évêque de Carcassonne le
25 mai 1337 à la mort de Pierre son cousin. Il pas-
sait pour avoir mené une vie si sainte qu'après sa
mort il aurait opéré des miracles s'il faut en croire
le nécrologe des Dominicains de Cahors (Gauce-
linus tantœ sanctitatis et exemplaris vitœ exti-
tii quod Deus per ipsum multa mirabilia opera-
tur).
2° Gilbert, aussi évêque de Carcassonne (1346-
1354). Son tombeau et celui de Gaucelin étaient à
— 25L —
252 —
droite du chœur de l'église des Dominicains dont
ils avaient été les bienfaiteurs ; celui de la famille
était à gauche.
3° Philippe de Jean qui suit.
V. — Philippe I de Jean, chevalier de Saint-Pro-
jet, seigneur des Junies, de Salviac, Galessie et
Biars, prit une part active aux guerres anglaises.
IL fit prisonnier Bertugat d'Ail >ret qu'il livra au
duc d'Anjou. Par son testament du 6 novembre
1347, modifié par codicille du 11 novembre 1355, il
veut être enterré dans l'église du couvent des reli-
gieuses dominicaines des Junies. Sa mort arriva
en 1358. Il avait épousé Astorge d'Orlhac.
Benoît, son fils, prit aussi une part active aux
guerres anglaises. Il ordonna, dans son testament,
qu'il serait distribué, après sa mort, 2,000 florins
d'or aux communes des Arques, de Lherm, Pont-
Cirq, Puy-1'Evêque, Castelfranc, etc., en répara-
tion des dommages qu'il leur avait causés pendant
la guerre. Gomme il ne laissa pas d'enfant de sa
femme, Cécile de Cardaillac, il institua son héri-
tier universel Philippe, son frère.
VI. — Philippe II de Jean, chevalier de Saint-
Projet, seigneur des Junies et autres places, eut
Antoine qui suit.
VII. — Antoine I de Jean, chevalier de Saint-
Projet, seigneur des Junies, de l'Hôpital Saint-
Jacques et autres lieux, prêta le serment d'hom-
mage en 1443 entre les mains de Jean de Castelnau
nouvellement nommé évêque de Cahors.
VIII. — Olivier de Jean, son fils, seigneur de
Saint-Projet, Loze, Saillagol et Labastide-Marn-
hac, reçut, le 16 avril 1444, l'hommage de Jean de
Bérald, seigneur de Paulhac, pour la terre de
Saillagol. La haute seigneurie de ce fief apparte-
nait à la maison de Jean, le domaine utile a la
maison de Bérald. Le village de Saillagol, dit
l'abbé Galabert, fut entièrement ruiné par les
incursions répétées des Anglais ; il n'y resta qu'une
femme appelée la Saillagola. Quand, après la
conquête de Jeanne d'Arc, le calme fut revenu
dans le pays, Jean de Bérald voulut remettre ses
terres en culture, mais les délimitations anciennes
étaient effacées et il y eut contestation à ce sujet
entre Jean de Bérald et Olivier de Jean. Des sai-
sies furent pratiquées ; on allait plaider lorsqu'il
fut décidé de s'en remettre à un arbitrage. Le
2 mai 1 158, les arbitres choisis par les parties s'as-
sirent sur une pierre à la façon des anciens, et,
ayant fait le signe de la croix, prononcèrent cette
sentence : « Il y aura bonne et durable paix entre
les contendants; toutes les saisies faites à l'occa-
sion de ce débat sont annulées ; pour les frais,
que mes a, mes aja (à chacun les siens). La limite
partira de ; les deux seigneurs donneront deux
écus aux arbitres pour leurs peines ». Olivier de
Jean avait épousé noble Marguerite Damier qui
fit son testament en 1486 au château de Saint-
Projet. Elle demanda à être ensevelie dans la
chapelle de la Sainte-Vierge du lieu auprès de
son époux. Cent prêtres devaient figurer à ses
obsèques, de même qu'aux services de neuvaine
et de bout de l'an. Chacun d'eux avait droit à
quinze deniers tournois pour ses honoraires. Au
service de neuvaine, les pauvres de la seigneurie
reçurent dix setiers de froment et deux pipes de
bon vin. Pareille distribution fut faite au bout de
l'an.
IX. — Elie de Jean, fils du précédent, srigneur j
de Saint-Projet, Loze, Saillagol et autres places, 1
eut, croyons-nous, deux fils :
1° Antoine, qui suit ;
2° Bobert de Jean ou Jehan, dit de Montesquieu, j
qui prit une part active aux guerres de religion. |
Il servit avec distinction Henri de Lorraine, duc
de Guise, chef du parti catholique, et fut blessé!
à ses côtés, d'un coup de pistolet et de deux coups J
d'épée, à la bataille de Moncontour (1569). Il prit
Réalville en plein jour à la barbe des ennemis, se
jeta dans Moissac et rompit le pont pour défendre
la ville contre les Huguenots qu'il attaqua ensuite
au passage de Sainte-Livrade. A Lafrançaise, avec
une poignée de soldats, il mit en déroute près de
2,000 hommes et leur enleva quatre pièces de ca-
non . Enfin peu après un combat qu'il leur livra
encore entre Saint-Antonin et Villefranche, il
mourut paisiblement dans son lit d'une pleurésie
(Fëneyrots, par l'abbé Galabert).
X. — Antoine II de Jean, baron de Saint-Projet,,
seigneur de Biars, Galessie, Labastide-Marnhac,
Loze, Saillagol et Salviac, chevalier des ordres du
roi, qualifié « haut et puissant seigneur », fut l'un
les capitaines de chevau-légers les plus distingués
du Quercy. En lui finit la race masculine de la
maison de Jean de Saint-Projet. De son mariage
avec Jeanne de Fumel, sœur du baron François de
Fumel, capitaine des gardes de la Porte, gouver-
neur de Mariembourg et ambassadeur à Constan-
tinople, sous Henri II, il n'eut qu'une fille,
Françoise.
XI. — Françoise de Jean ou Jehan, baronne de
Saint-Projet, dernière survivante de sa lignée,
épousa, le 24 mai 1560, noble Flotard de Lafon,
seigneur de Féneyrols, en Bouergue, sous la con-
dition expresse que son nom et ses armes seraient
ajoutés au nom et aux armes de la maison de
Lafon, exprimant ainsi nettement sa volonté de
perpétuer a travers les âges un nom qui lui était
cher (Sandret. Pevue nob., t. IV, p. 544). La con-
dition fut remplie. Les armes de Flotard de Lafon
furent écartelées et son nom fut désormais suivi
de celui de sa femme. Il transporta même sa rési-
dence du château de Féneyrols, berceau de sa
famille, en celui de Saint-Projet.
Maison du Verdi eu
Quelle est l'origine exacte des seigneurs du Ver-
dier? Sans vouloir l'affirmer formellement, nous
avons tout lieu de croire qu'ils se rattachent à la
maison des marquis de Lubersac, en Limousin.
- 253 —
— 254 —
Cette famille qui remonte au xe siècle comprend
six branches dont la troisième est celle des sei-
gneurs du Verdier. Pierre de Lubersac, baron du
Leyris et seigneur du Verdier, eut de son mariage
avec Françoise Pasquet de Savignac six enfants
dont la dernière, Françoise, naquit vers 1670. Or,
le 18 novembre 1701, François-Louis de Lafon de
Jean épousa une damoyselle Françoise du Ver-
citer, et le fils né de leurs œuvres eut pour mar-
raine, à smi baptême, une dame Lucie de Luber-
sac. L'acte de 1701 ne mentionne pas, il est vrai,
le nom patronymique de la mariée, mais cette
omission n'a rien qui doive étonner à une époque
où la tenue des registres de catholicité laissait
tant à désirer et où il n'était pas rare de voir des
membres de famille noble délaisser leur nom
patronymique pour prendre un nom de terre.
François-Louis de Lafon de Jean, pour se distin-
guer sans doute de son frère aîné Jacques titré
marquis de Saint-Projet, ajouta à son nom celui
de sa femme. On trouve cette pratique en hon-
neur principalement chez les puînés ou cadets-
Tandis que les aînés conservaient héréditaire-
ment leur surnom pris d'un nom de terre, les
puînés ou cadets prenaient souvent le nom et les
armes de leur femme ou de leur mère : d'autres
ne changeaient que leurs armes ; d'autres enfin
retenaient leurs armes en changeant leur nom.
François-Louis de Lafon de Jean fit suivre son
nom du nom ou du surnom de sa femme. Si l'ad-
dition des noms ne s'opéra pas en 1701 de même
façon qu'en 1560, c'est que la situation n'était pas
la même. Françoise de Jean était la dernière de
sa lignée. Pour ne pas laisser son nom s'éteindre
avec elle, elle le transmit avec ses armes àFlotard
de Lafon. Françoise du Verdier, au contraire,
laissait des frères héritiers du nom patronymique
et des armes de sa maison ; elle ne transmit à son
mari qu'un nom de fief.
Maison de Lafon (de Jean du Verdier)
I. — Robert de Lafon, seigneur de Saint-Géry
et Vieux, co-seigneur de Gaillac, naquit vers 1180.
Il se signala dans les guerres albigeoises, notam-
ment en délogeant de Gaillac Simon de Montfort
qui s'en était emparé. Ce fait d'armes entraîna la
reddition de Castres, Caussade et Rabastens en
1210 (Féneyrols, par l'abbé Galabert). Il fut le
premier chef connu de la maison de Lafon.
II. — Ratier de Lafon, son fils, prit la croix
avec Saint-Louis en 1248. Après la prise de Da-
miette en 1240, l'armée chrétienne livra aux Sar-
rasins une sanglante bataille devant la Massoure,
sur la rive orientale du Nil. Dans le feu de l'ac-
tion, plusieurs chevaliers sortent des rangs et
volent dans la mêlée. Tandis que Robert de Vair
tombe enveloppé dans sa bannière, que Raoul de
Coucy expire sur un monceau de morts, Ratier de
Lafon, couvert de blessures, souillé de poussière
et de sang, menace encore les Infidèles au cri de
Mont-Joie, Saint-Denis! Dans sa retraite vers
Damiette, il fut fait prisonnier avec le roi (1250,.
Après sa délivrance, il passa d'Egypte en Pales-
tine et resta quatre années sur l'ancienne terre de
Chanaan. En témoignage de sa vaillance, le roi
lui accorda, pour lui et ses descendants, le droit
d'ajouter à ses armes douze besants d'or, prix de
la rançon du captif aux mains des Infidèles.
III. — Olivier I de Lafon, fils de Ratier, épousa
vers 1300 Catherine de Durfort, fille de Pierre de
Durfort qui était lui-même petit-fils de Rertrand
de Goth, frère du pape Clément V.
IV. — Guillalmon de Lafon, fils d'Olivier,
occupa l'importante charge de sénéchal de Rouer-
gue au début de la guerre de Cent ans. Il épousa
3n 1335 Hélipx de Castelnau gui lui apporta en
dot les terres de Capduelh, Cargoale et Féneyrols.
Toutefois, la terre de Féneyrols resta commune à
Hélipx et à sa sœur Hélène. La justice fut décla-
rée indivise à perpétuité pour ce fief et les offi-
ciers de justice portèrent dans la suite, en signe
de leur office, des bâtons aux armes des deux
maisons (Féneyrols, par l'abbé Galabert).
V. — Jean I de Lafon, son fils, seigneur de
Féneyrols, Capduelh, Cargoale, Saint-Géry, Vieux
et co-seigneur de Gaillac, épousa en 1362 Anne de
Rabastens. Son existence fut troublée par les
incursions d'un ennemi sans cesse menaçant. Le
traité de Rrétigny avait livré aux Anglais la moi-
tié de la France. Plusieurs petits châteaux-forts
avaient déjà succombé lorsque les Anglais vinrent
assiéger Féneyrols. Jean de Lafon, à la tête de
ses milices, put quelque temps défendre l'ap-
proche de son château, mais l'ennemi, supérieur
en nombre et largement pourvu d'échelles et de
machines de guerre, ne tarda pas à pénétrer dans
la place. Jean de Lafon s'échappa par une porte
dérobée le 12 décembre 1362. Deux jours après,
on annonçait qu'un traître, Jehan de Gourdon,
accourait renforcer les Anglais à Féneyrols. Mais
la nouvelle du siège et de la prise du château avait
été rapidement répandue par un Carme. Le séné-
chal de Rouergue, suivi des meilleurs capitaines
du Quercy, et le seigneur de Milhars vinrent au
secours de Jean de Lafon. Avec eux était Jourdain
de La Vallette, seigneur de Cuzoul et capitaine-
châtelain de Parisot. Le 30 décembre, toutes les
forces étant réunies, le signal du combat fut
donné. Les mangonneaux vomirent de gros blocs
de pierre contre les murailles du château qui ne
tardèrent pas â s'ébranler ; puis des tours rou-
lantes achevèrent l'œuvre et la forteresse fut
reprise aux Anglais en février 1363 (Féneyrols,
par l'abbé Galabert) .
VI. — Jean II de Lafon, fils du précédent, sei-
gneur de Féneyrols et autres places, épousa
Yolande de Penne et peut-être, en secondes noces,
Imberte de Vallon, fille d'Amalric en Quercy.
VU. — Ratier II de Lafon, plus connu dans
l'histoire sous le nom de Ratier de Féneyrols, se
signala dans les guerres anglaises. En 1384, il te-
255 —
— 256
nait garnison à Saint-Antonin dont il fut quelque
temps gouverneur. 11 reçut du roi mission de cou-
per le chemin à l'ennemi, martre de Penne. Ses
exploits lui valurent la haute charge de sénéchal
de Rouergue qu'il exerça de 1400 à 1418. Il avait
épousé Jeanne do Caraygue et peut-être, en se-
condes noces, Anne de Penne, fille d'Olivier de
Penne allas de Gourdon et d'Hélène de Cardail-
lac-Varaire. Par testament, il fonda, dans le mo-
nastère de Saint-Antonin, un obit de 300 livres
pour le repos de son âme (Féneyrols, par l'abbé
Galabert). Il eut quatre enfants dont Olivier qui
suit.
VIII. — Olivier II de Lafon, qui vivait en 1445,
épousa Béatrix du Rieu, fille de Baptiste du
Rieu, seigneur de Saint- Salvadou.
IX. - Pons de Lafon, son fils, épousa, en pre-
mières noces, Antoinette de Saint-Maurice et, en
secondes noces, le 22 novembre 1495, Anne de
Galard, fille de Jean III de Galard, seigneur de
Brassac. Du second mariage, il eut trois enfants
dont Arnaud qui suit.
X. — Arnaud de Lafon, dit d'Amors, seigneur
de Féneyrols, Lambernade et autres places,
épousa d'abord Rose de Beaulac dont il n'eut pas
d'enfants, et, après la mort de celle-ci, Hélène de
Gourdon, fille du vicomte de Gayfier, baron de
Gourdon, et de Jeanne de Lauzières. Par testa-
ment, il fonda une chapellenie à Féneyrols dotée
de quelques setiers de blé pour célébration de
messes. De son second mariage, il eut trois en-
fants dont Flotard.
XI. — Flotard I de Lafon, écuyer, seigneur de
Féneyrols et autres lieux, épousa, le 24 mai 1560,
Françoise de Jean ou Jehan, dernière héri-
tière des seigneurs de Saint-Projet en Quercy
qui stipula que son nom et ses armes seraient
ajoutés au nom et aux armes de son époux
(Sandret, Revue nob. t. IV, p. 544). A dater de ce
jour, les armes de la maison de Lafon furent
écartelées de celles de la maison de Jean et les
deux noms furent réunis en un seul. Flotard de
Lafon fut l'ennemi juré des protestants qu'il dé-
logea d'EntraygU9s et d'Auban près de Capdenac
et qu'il battit à Saint-Maurice et à Jagot près
de Gaussade. Lorsque l'armée du comte de Sois-
sons vint fondre sur Villefranche, il l'affaiblit
beaucoup par diverses escarmouches. On dit que
la reine Marguerite de France, femme d'Henri
IV, traquée de toutes parts et ne sachant plus à
qui se fier, alla lui demander asile en son châ-
teau de Saint-Projet. Flotard fut tué dans un
combat contre les Huguenots près de Domme en
Périgord [Féneyrols, par l'abbé Galabert). En-
fants :
1° Marguerite de Lafon de Jean épousa le 4 mai
1585 Balthazar de Cadrieu, fils de Marquis de Ca-
drieu et de Jeanne de Narbonnès. Leur fils, Marc
de Cadrieu, fut fait maréchal de camp le 2 dé-
cembre 1651.
2° Flotard de Lafon de Jean.
XII. — Flotard II de Lafon de Jean, baron de
Saint-Projet, seigneur de Féneyrols et autres
places, épousa, le 25 janvier 1585, Isabeau de la
Roche, fille de François, baron de la Roche-
Fontenilles et de Françoise de Montluc, et petite-
fille du célèbre maréchal de France, Biaise de
Montluc.
XIII. — Philippe de Lafon de Jean, fils de Flo-
tard, baron de Saint-Projet, seigneur de Féney-
rols, Saint-Amans, Labastide, Montesquieu, et
autres places , gentilhomme ordinaire de la
chambre du roi, prêta le serment de foi et hom-
mage au roi en 1607 pour les places de Saint-
Projet, Montesquieu et Labastide qu'il déclara
tenir avec justice haute, moyenne et basse. Le
24 juillet 1617, il épousa Marguerite deCardaillac,
fille d'Hector et de Marguerite de Lévis. Il com-
battit vaillamment aux côtés de son père sous
Louis XIII. Il se distingua principalement à la
prise de Nérac, Caumont, l'Isle-Jourdain, Mas-
Grenier, Mauvezin, Albias, Réalville, Caussade,
Négrepelisse et Saint-Antonin. 11 fut tué d'un
coup de pistolet au siège de Montauban en 1621
(Féneyrols, par l'abbé Galabert).
XIV. — Fabien de Lafon de Jean, fils de Phi-
lippe, chevalier des ordres du roi, marquis et baron
de Saint-Projet, seigneur d'Amors, de Biars,
Capduelh, Cargoale, Féneyrols, Lamothe, Labas-
tide, Montesquieu, Loze, Saillagol, Saint-Amans,
et autres lieux, épousa, le 12 novembre 1655,
Françoise de Rilhac, fille de François, marquis
de Rilhac, chevalier des ordres du roi, maréchal
de camp et baron de Saint-Martin Volmereux.
Dans le dénombrement qu'il fît, la même an-
née, de ses droits sur la seigneurie de Féney-
rols, il se reconnut seul seigneur haut, moyen et
bas de Capduelh et de Saint-Amans, et seigneur
de Féneyrols et Cargoale en paréage avec le ba-
ron de Cessac. Il lui est dû, entre autres choses,
l'aide aux quatre cas qui consistait dans l'obliga-
tion de fournir un cheval du prix de 50 livres : 1°
à chaque nouvelle guerre ; 2° à l'occasion du ma-
riage d'un de ses fils ou d'une de ses filles, ou à
leur entrée en religion ; 3e lors du passage d'ou-
tre-mer; 4° en cas de captivité. De toutes les re-
devances, celle qui pesait le plus à la population
de Féneyrols était la rente de huit setiers de blé
pour le four. Plusieurs fois, oubliant un acte
contractuel de 1345 qui la liait, elle avait es-
sayé de s'en exonérer. Le 2 octobre 1705, la de-
mande de cette redevance fut le signal d'une
émeute. Le marquis de Saint-Projet, Fabien de
Lafon, qui se trouvait ce jour-là en son château
de Féneyrols dépêcha son valet de chambre à
François Pratbernon, premier consul, pour l'en-
gager à payer la rente. Entré dans la maison, le
valet de chambre est pris aux cheveux et battu
par la femme et le fils du consul; il tombe dans
l'escalier pendant que le consul crie : Au feu ! au
257
- 258 —
feu! Un attroupement considérable se forme de
gens armés de bâtons. Le marquis accourt l'épée
à la main et met en fuite les rebelles, mais il est
blessé d'un coup de pierre et tombe ensanglanté.
Le 30 mars 1706, le sénéchal de Rouergue fit relâ-
cher les cinq personnes compromises et empri-
sonnées au château de Féneyrols ; mais le 6 sep-
tembre de la même année, la décisi-jn du séné-
chal l'ut annulée par le parlement de Toulouse
qui [condamna les cinq délinquants chacun à 25
livres d'amende; de plus, le premier consul fut
banni pendant trois ans de la juridiction sous
peine de mort en cas d'infraction.
Plus tard encore les consuls de Féneyrols refu-
sèrentle paiement de cette rente au marquis
Jacques de Lafon, et, de nouveau, ils furent con-
damnés en 1717. Cette résistance n'altéra pas
longtemps les bons rapports du seigneur et de
ses vassaux; plus d'une fois, Fabien de Lafon
et Jacques, son fils, intervinrent auprès de l'in-
tendant des Finances pour obtenir, en leur fa-
veur, soit des décharges, soit des réductions
d'impôts (Féneyrols, par l'abbé Galabert).
Du mariage de Fabien de Lafon, marquis de
Saint-Projet, avec Françoise, marquise de Rilhac,
qualifiée « haute et puissante dame «dans des do-
cuments nombreux conservés dans les archives
de la famille, sont issus :
lo Françoise, mariée le 7 mai 1696 avec Charles-
François d'Escars, marquis de Merville et de
Laroquebrou, baron de Carbonnières, d'Ytrac et
de Saint-Jean-Lespinasse ;
2" Catherine, née à Rilhac, au château de sa mè-
re, le 17 octobre 1667. Pour entrer au monastère
de Reaulieu, au diocèse de Tulle, elle dut faire
ses preuves de noblesse, tant pour les lignes pa-
ternelles que pour les lignes maternelles, devant
une commission de seigneurs nommée, lo 24 mai
1684, par frère Jacques d'Arcéjun-Caderousse,
grand-prieur de Saint-Gilles . Le 24 mars 1686, ces
preuves furent vérifiées et reconnues valables
dans l'Assemblée capitulaire des Dames deBeau-
lieu, et, la même année, Catherine de Lafon fut
admise au noviciat. Au mois de mai 1716, elle
était élue grande prieure du monastère. Elle mou-
rut vers 1749 (Sandret, Rev. nob. t. IV).
3° Jacques, et 4° François-Louis, qui suivent.
XV. — Jacques de Lafon de Jean, marquis de
Saint-Projet, chevalier, seigneur haut justicier
d'Amors, de Biars, Capduelh, Cargoale, Féney-
rols, Galessie, Jamblusse, Labastide-Marnhac,
Lamothe, Loze, Luboz, Montesquieu, Saillagol,
Saint-Amans, bailli des montagnes d'Auvergne,
épousa, en premières noces, Anne-Rose de La
Roche-Bourbon-Lavedan, et, en secondes noces,
en 1726, Gabrielle d'Escars, fille d'Annet, mar-
quis d'Escars, lieutenant général des armées du
roi et gouverneur de Honfleur. Il n'eut pas d'en-
fant de sa seconde femme. Son testament est du
6 août 1736. Il institue héritier universel Charles-
Joseph, son fils unique, stipulant qu'au cas où co
dernier viendrait à décéder sans enfant, l'entière
hérédité passerait â son frère François-Louis. Il
donne à dame Gabrielle d'Escars, sa seconde
femme, le droit d'habitation au château de Saint-
Projet, sa résidence ordinaire ; il lui lègue en ou-
tre, sa vie durant, la jouissance des seigneuries de
Saint-Projet et de Jamblusse, mille livres de rente
annuelle et l'équipage destiné à son usage person-
nel. Il veut que tous les domestiques à son ser-
vice au moment de son décès aient les gages de
l'année doublés. D'anciens serviteurs même sont
l'objet de libéralités de sa part. Il mourut le 20
mars 1740, à l'âge de 77 ans, et fut enseveli le sur-
lendemain dans la chapelle Notre-Dame de l'église
de Saint-Projet, au tombeau de ses ancêtres.
En 1696, il avait obtenu de l'évêque de Rodez le
transfert au château de Saint-Projet de la chapel-
lenie fondée au château de Féneyrols par Arnaud
de Lafon (Archives de la famille).
XVI. — Charles-Joseph de Lafon de Jean, mar-
quis de Saint-Projet et de Rilhac, vicomte de La-
vedan, baron de Barbazan, premier baron de
Bigorre, possédait une vingtaine de seigneuries.
Il épousa, le 7 juillet 1722, Elisabeth de Lostanges
de Saint-Alvère, fille d'Emmanuel Galiot de Los-
tanges, marquis de Saint-Alvère, sénéchal et gou-
verneur du Quercy, et d'Anne-Rose de Cadrieu.
Elisabeth, devenue marquise de Saint-Projet, est
qualifiée (( haute et puissante dame » dans des
actes nombreux possédés par la famille.
Les biens de Charles-Joseph étaient considéra-
bles, mais les dettes contractées par son père pe-
saient sur lui lourdement. Aussi, pour liquider
cette situation obérée, se décida- 1— il, le 31 octobre
1746, à aliéner, sous la réserve de la justice et des
autres droits seigneuriaux, la terre de Saint-
Amans à M. de Mondésir ; mais la vente fut annu-
lée par arrêt du Parlement. Il mourut sans posté-
rité le 8 avril 175:2, à l'âge de 55 ans, et fut inhumé
le lendemain au tombeau de ses ancêtres.
XVII. — François-Louis de Lafon de Jean du
Verdier, chevalier, devenu le chef du nom et des
armes de sa maison, le 8 avril 1752, par la mort
sans postérité de son neveu Charles-Joseph, fils
unique de Jacques, son frère aîné, avait épousé
en 1701 « damoyselle Françoise du Verdier» dont
il avait pris le nom.
Il eut pour successeurs Jean II, Jean III, Guil-
laume et Jean IV de Lafon de Jean du Verdier,
marquis de Saint-Projet.
Alliances : D'Euze, de Trian, d'Orlhac, de Car-
daillac, de Fumel, de Lubersac de Durfort, de
Castelnau, de Rabastens, de Penne, de Vallon, de
La Valette, du Rieu, de Laboissière-Narsès, de
Saint-Maurice, de Galard, de Balaguier, de Beau-
lac, de Gourdon, de Lautrec, de Cadrieu, de
Rilhac, d'Escars, de Cugnac, de La Roche-Bour-
bon-Lavedan, de La Roche-Fontenilles, de Lostan-
ges de Saint-Alvère, etc.
Tome II.
y.
— 251) —
— 260
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4, de gueules, au
lion d'o)- couronné du même, accompagné de
douze besants aussi d'or, rangés en orle ; aux 2
et3, d'azur, à l'aigle ëployèe d'or, au chef cousu
de gueules, chargé de trois fleurs de lis d'or.
Couronne de marquis.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Lafon de Jean du Verdier (Auguste
de), marquis de Saint-Projet, ancien avo-
cat à la Cour de Paris, actuellement ma-
gistrat, résidant à Sancerre (Cher) et en
son château (monument historique) de
Saint-Laurent-lès-Tours (Lot).
LAFONTAN DE GOTH (de).
La famille de Lafontan de Goth se rattache à la
grande famille historique de Goth, par Pierre de
Goth, vicomte en Bruhlois, l'un des six enfants
de Gaillard II de Goth, marquis de Rouilhac, etc.,
et petit-neveu du pape Clément V (Bertrand de
Goth). Pierre de Goth eut pour fils :
Perrotin de Goth, marié à Jeanne de Bonnefont
d'on :
Pierre de Goth, leur fils, auquel fut concédé le
droit de bourgeoisie d'Agen et qui épousa Rose
de Palaucherye, fille de noble Jouchim de Palau-
cherye, chevalier seigneur de La Salle de Labes et
autres lieux, et aussi bourgeois d'Agen et d'Anne
de Nadal. Il eut pour fils :
Pierre de Goth, lequel fut institué hériter par
son grand-père Joachim de Palaucherye, à la con-
dition qu'il prendrait ses noms et prénoms et
s'appellerait désormais Joachim de Palaucherye
dit Pierre de Goth .
Les Palaucherie étaient de puissants seigneurs.
Ils possédaient un magnifique tombeau sous le
chœur de l'église des Cordeliers d'Agen. Leurs
armes étaient sculptées sur la clef de voûte de
l'abside et reproduites sur les vitraux. Joachim
de Palaucherye y fut enseveli en 1520, revêtu de
son armure de chevalier avec son épée et ses
uns d'or, après de magnifiques funérailles.
Pierre de Goth eut pour fils :
Autre Pierre de Goth, dit de Palaucherye, officier
des gents d'armes du Uoy, qui n'eut qu'une fille:
Marguerite de Goth, mariée en 1580 à noble
Sans Fabry, advocat du Roy, au siège présidial
d'Agen auquel elle apporta en dot la terre et
seigneurie patrimoniale de (ioth, lo nom et les
armes de Goth qui furent [iris et portes par Sans
Fabry et ses descendants. Leur race fut continuée
par leur fils :
(luillaume de Fabry de Goth, avocat du Roy au
siège présidial d'Agen, marié en 1020, à Anne de
La Crompe : leur fils :
Pierre de Fabry de Goth, avocat du Roy au
siège présidial d'Agen, marié en J649, a Jehanno
de Laville de Lacépede. L?ur fils : Jehan de Fabry
de Goth, avocat du roi au siège présidial d'Agen,
marié en 1083 à Jehanne de Garrant. Six filles na-
quirent de se mariage. L'aînée fut substituée par
son père et fut donataire dans son contrat de
mariage de la seigueurie de Goth, et du nom et
des armes de Goth. Elle s'appelait :
Marthe-Rose de Fabry de Goth. Elle épousa en
1723, Antoine de Lafontan de Lamarque, écuyer,
avocat au parlement, arrière-petit-fils de autre
Antoine de Lafontan de Lamarque, conseiller
au parlement de Bordeaux. Il avait pour fils :
Antoine de Lafontan de Goth, né en 1730, mort
en 1778, marié à Jehanne de Delcruzel, officier de
la connétablie de France. Son fils :
Antoine de Lafontan de Goth, né en 1759, avo- I
cat au parlement, officier de la connétablie de
France, était comme ses ancêtres, seigneur de la
maison noble et du fief de Goth, situé en la ju-
ridiction de Puymerol-Grand-Castel en Agenois,
et embrassant les paroisses de Saint-Romain,
Saint -Jean-de-Thenac, Saint-Pierre -de- Mataure,
Saint-Seurin, Saint-Julien-de-Boyssagut et Saint-
Martin-de-Seyches, et, en outre, possédant le droit
de pêche et d'attache de moulin à nef sur la ri-
vière de Garonne, sur un parcours de deux lieues,
pendant lequel la rivière bordait les tennements
de ladite seigneurie. Antoine de Lafontan de Goth
fut élu maire de Puymirol en 1700, juge du can-
ton en 1791, commissaire du district de Valence
d'Agen en 1792, juge au tribunal d'Agen en 1796,
nommé conseiller à la cour d'Agen en 1810, prési-
dent en 1815. Il avait épousé en 1793 Catherine
Renaut, fille de Roch Renaut, député d'Agen aux
Etats-Généraux de 1789. Il eut pour fils :
Alexandre de Lafontan de Goth, avocat à la cour
de Paris, né en 1800, mort en 1888, marié à Louise
Joly de Boissel. Son fils unique :
Clément de Lafontan de Goth, né en 1857.
Armes: D'or, à trois fasces de gueules.
L'écu timbré du casque de face à onze grilles
surmonté lui-même de la couronne de marquis.
Supports : Deux lions rampants portant en
bannière carrée l'ècusson d'or à trois fasces de
gueules.
Devise : Quy vive : Dieu et Rog.
LA HOUSSAYE {de).
Comtes de la Houssaye,
Seigneurs ou Patrons de la
Houssaye sur Beaumont lé
Roger, Le Bosc St-Ouen ou
St-Ouen des Champs, la
Croix, la Brière, les Sardi-
nets, la Rue, les Long-
champs, paroisse de Hau-
ville, le Bourdonnay ou
St-Denis du Bourg-Denis, pa-
roisse du Sandinparoisse de
Rougementin, Beauchamp,
l'Epervier,St-Paul sur Pont-
— 261 —
262
Audemer, la Gauchure, Hamtot sur Bolleu, anciens
seigneurs d'Esturqueraye près Pont-Audemer,
soit 20 fiefs nobles et 3 patronages de paroisse
(la Houssaye, le Bosc, St-Ouen, le Landen, vi-
comte de Pont-Aude nier et pays de Gaen) duché
de Normandie
La maison de la Houssaye, d'origine Scandinave
et féodale, appartient aux premiers âges de la
féodalité.
Cette famille a pour auteur un chef normnnd
établi en Normandie en l'an 900 avec le duc Rol-
lon et qui reçut à titre de fief militaire le domaine
dit de la Houssaye-sur-Beaumont (Houssaya lieu
planté de houlx). Les armes de cette maison sont
très anciennes ; ses nombreuses branches, ses
nombreuses possessions féodales, fiefs et parois-
ses, attestent de la plus haute antiquité sur le sol
Normand.
Sur de la Houssaye (document très curieux) —
1096 — liste de la lre croisade, on trouve Béran-
ger, sire de la Houssaye.
En 1302, les de la Houssaye étaient au camp des
Flandres avec Philippe-le-Bel. Eustache de la
Houssaye fut élu maréchal de Bretagne, compa-
gnon de Duguesclin. Cette ancienne famille, d'un
nom florissant en Normandie dès Guillaume le
Conquérant, a toujours soutenu la noblesse et
fourni plusieurs lieutenants, colonels et chevaliers
deSt-Louis.
Un de la Houssave avait émigré. (Voir tome lor,
col. 1637.)
Armes actuelles : D'argent, à un houx à quatre
branches fcuiUées de sinopie, arraché sur une
terrasse du même et accompagné de trois merle t-
tes de sable, 1 et 2.
Couronne de comte.
Suppobts : A dextreun lion, à sënestrc, un dau-
phin.
Devise : Qu'y s'y frotte s'y pique.
LALANNE DE MORLANNE SOUYE
(de).
La famille de Lalanne de
Morlanne-Souye est originai-
re du Béarn où elle possédait
la seigneurie de Souye et les
fiefs de Lanne, du Gascon de
Morlanne et d'Arbusat d'U-
zan. Ses chefs siégeaient jus-
qu'en 1789 aux Etats de Béarn
dans le corps de la Noblesse,
ainsi qu'il résulte de plusieurs
actes de foi et d'hommage
présentés par messire Jean
de Lalanne de Morlanne-
Souye, chevalier, seigneur de
Souye et autres places, qui prêta serment de fidé-
lité au Roy pour la dite Seigneurie de Souye. Cette
famille se rattache par ses alliances aux plus an-
ciennes et aux premières maisons de Béarn et de
Gascogne. Elle se rattache : par les Portets et les
Batz, directement aux comtes de Lomagne, aux
premiers comtes d'Armagnac et aux ducs de Gas-
cogne ; par les Nays-Candau, aux de Béarn, aux
d'Andoins, aux de Gassion, aux de Miossens et
autres nobles familles. (V. armoriai des Landes
(Cauna), t. 2 et 3, et armoriai de Béarn (Dufau de
Maluquer), tome 1).
Un de ses membres, Mgr Martin de laCassaigne,
est mort évèque de Lescar en 1729. Deux autres
de ses membres sont morts victimes des fureurs
révolutionnaires sur l'échafaud de 1793. La Vt(,«s'e
de Nays-Candau, mère de dame Jacques de La-
lanne-Souye, fut guillotinée à Pau, accusée de
correspondance avec son fils, ancien officier, qui
avait émigré. Le baron de Batz, grand-père ma-
ternel de dame Edouard de Lalanne-Souye, mou-
rut également sur l'échafaud de la Révolution.
Messire Henry de Lalanne de Goûts, sieur de
Lanne, de Goûts et de l'Arribérasse en 1670, marié
â damoyselle de Dutour (allias du Tourn). —
Noble Jean de Lalanne de Morlanne, chevalier,
né en 1715, seigneur de Lanne, du Gascon de
Morlanne, de l'Arribérasse, d'Arbusat d'Uzan,
devint seigneur de Souye et membre des Etats de
Béarn. Le chevalier Jean de Lalanne de Morlanne-
Souye épousa noble damoyselle Marie de Lamar-
que, fille de noble Jacques de Lamarque, écuyer,
et de dame de la Gassaigne-Maucor. — Messire
Jacques de Lalanne-Souye, écuyer, né en 1748,
seigneur de Souye, Uzan, Lanne et autres places,
devint avocat au Parlement de Navarre ; marié à
damoyselle Henriette de Nays-Candau, des mar-
quis de Candau, fille du vicomte Pierre-Alexandre
de Nays Candau, seigneur de Lucarré, et de d^e
de Noguès Gerderest, morte sur l'échafaud.
Jacques de Lalanne de Souye mourut en 1838
dans un âge très avancé, et laissa de son mariage :
lo Alexandrine de Lalanne de Souye, mariée au
baron deLoubouey-Bouillon, et morte sans posté-
rité; 2° Edouard de Lalanne de Souye, né en
1808, marié à Aménaïde de Portets, fille de mes-
sire Michel de Portets, seigneur de Poursingues,
et de dame Catherine de Batz.
Ed. de Lalanne de Souye a passé toute sa vie
dans ses terres et est mort le 13 juin 1882 au châ-
teau d'Uzan.
Armes: D'azur, à deu.cëpèes nues d'argent à la
garde d'or en pointe, croisées en sautoir; au chef
chargé de trois étoiles d'argent 2 et i.
Couronne de marquis.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
1° Lalanne de Souye, (Louise - Marie-
Blanche de), résidence : Château d'Uzan,
par Morlanne (Basses-Pyrénées), mariée à
Eugène Layrisse, dont : a) Edouard, ré-
— 263 -
264
dacteur au Courrier d'Haïphong (Tonkin) ;
b) Henry, avocat à Haïphong.
2° Lalanne de Souye (Marie-Nathalie de)
résidences: Château de Pargade, par Gar-
lin, et château de Mirasson près Garlin (B.
P.), mariée à Austinde du Bosc: de Taret,
dont : a) Eugène ; b) Georges.
3° Lalanne de Souye {Marie-Louise-
Ferdinande de) veuve du capitaine Borde-
nave de Fortisson. Résidence : Villa des
Merisiers à Gélos (près Pau).
4° Lalanne de Souye (Marie - Antoi-
neïïe- Elisabeth présidences : Mont- Liban
à Pau (Basses-Pyrénées) et château de
Grandpré, par Lescar (près Pau), mariée
le 22 décembre 1873 au capitaine Giraud,
chevalier des ordres de Grégoire-le-Grand
et de la Légion d'honneur, dont : a) Marie-
Joseph-Ri^olyte, né le 18 mai 1877; b)
Marie - Joseph - Augustin -Pierre - Jean -
Edouard, né le 16 octobre 1880.
LAMARQUE (de).
Cette famille est originaire du Poitou.
Armes : D'argent, à l'aigle éployêe de sable sur-
montée de deux étoiles de gueules placées l'une à
dextre, Vautre à senestre. Alias : De sinople à la
fasce échiquetée d'argent et d'azur à trois traits.
Supports : Deux sphinx.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Lamarque (Alfred de) né en 1838, ancien
Inspecteur des eaux et forêts, résidant à
Glermont, rue Pascal, et au château de
Bourassol près Rio m (Puy-de-Dôme) marié
à MlledeNiGOLAÏ de Laval, morte sans en-
fants ; remarié à Mlle de Chamerlat de-
Bourassol, dont deux enfants: a) André,
né en 1869; b) Marie-Antoinette, né le 12
avril 1874, mariée le 17 octobre 1894 à Al-
bert de Remacle.
Frère : Henri, marié à Mlle de LaRocitE-
Montbrun, dont : Edmée.
LAMBERT DE BOISJAN (de).
Famille originaire de Bretagne.
On trouve le nom de Lambert dans les montres
militaires de 1355, 1371, 1378, 1379, 1380 et 1392.
(Dom Morice, preuves) ; mais la généalogie arti-
culée ne commence qu'à :
N. H. Jehan Lambert, seigneur de la Hauteville,
paroisse de Trébédan, au pays de Dinan, vivant
avant 1400, et figurant dans une montre de 1480.
De lui descendent la branche de la Hauteville-
Lorgeril, éteinte en 1761 ; celle de Tigourdaine.
fondue, en 1771, dans Ferron du Chesne ; celle de
Lesmont de la Havardière, marquis d'Acignè,
éteinte en 1673 et fondue dans Freslon de laFres-
lonnière ; enfin la branche de Boisjan, sortie des
marquis de la Havardière d'Acignè, seule exis-
tante.
Cette maison a produit, entre autres : Jehan,
seigneur de la Hauteville, ; parmi les gentilshom-
mes de la garnison de Dinan, en 1444 — Charles,
seigneur de la Hauteville , aussi un des seigneurs
auxquels le Duc confia la garde de Dinan, en 1553.
Jehan, seù/neur de la Tigourdaine, paroisse
de Ploiier, connétable de Dinan, en 1557, capi-
taine des Francs-Archers de l'évêché de Ren-
nes, en 1555, capitaine de cinquante hommes
d'armes et chevalier de l'Ordre du Roi, en
1570 — Amaury, seigneur de Tigourdaine, cheva-
lier de l'ordre du roi, en 1552, tué dans une atta-
que de son château de Tigourdaine, par des Hu-
guenots, en 1593 — Jehan, seigneur de Lesmont,
paroisse de Ploùer, chevalier de l'Ordre du roi,
en 1602, gentilhomme de la Chambre de Henry IV,
en 1606 — René, seigneur de la Havardière, pa-
roisse d'Acignè, près Rennes, chevalierde l'Ordre
du Roi, en 1632, marquis d'Acignè, en 1657, pré-
sident des Etats de Bretagne, dans l'ordre de la
Noblesse, en 1663, lieutenant des maréchaux de
France dans toute l'étendue de l'évêché de Vannes,
en 1668, etc. etc.
Maintenus dans leur noblesse d'ancienne ex-
traction et chevalerie, à la réformation de 1668 et
années suivantes.
Armes : D'argent, au chevron de gueules.
Supports: Deux lions.
Couronne de marquis.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Eambert de Boisjan (Mis de), chef de sa
maison, et Mise, née de Lambert. Rési-
dence : Château du Tertre, en Pipriac (Ille-
et Vilaine).
Frère : Lambert de Boisjan (Comte de).
Résidences : Château de Craon, en Com-
blessac (Ille-et-Vilaine) et à Saint-Rrieuc
(Côte-du-Nord).
OUTRAGES A CONSULTER:
Dom Morice : Preuves de l'histoire de Bretagne.
— Titres originaux, aux archives du château du
Tertre. — Archives du marquis deLangle,àRen-
— 265 —
— 266 —
nés.. — Registres de Trébédan, Plouër, Acigné,
Rennes, Marent, Comblessac (où est située la lerrc
du Boisjan), enfin Pipriac, etc. — Greffe du Parle-
ment et Archives de la Chambre des Comptes, à
Nantes. — Arrêt de la réformation aux archives
de M. le marquis de Lambert de Boisjan, etc. etc.
LAMBERTERIE (de).
Voir pour l'historique de
la famile le Tome lei", col.
1658 et 1659.
REPRÉSENTANTS
ACTUELS
Ire Branche
Lamberterie (Paul,
Bon de), ancien préfet et
ancien député du Lot,
né le 29 mai 1840, veuf
de Marie-Antoinette de
Blom. Résidence: 3, place d'Iéna, à Paris,
et château de la Roque (Lot).
2me Branche
Lamberterie f Albéric de). Résidence : châ-
teau de Beau séjour, par Mirambeau (Chnte-
Inférieure), mariéà Marie deMoNEYSD'OR-
dières, sa cousine, dont 2 filles et un fils.
3me Branche
Lamberterie (Raoul de), Bonde Cros,né le
1G octobre 1860. Résidences : Château de
Brussy et Le Gros (Dordogne), aîné de
trois frères et quatre sœurs.
LAMY DELA CHAPELLE.
Ancienne famille du Limousin, compte parmi
ses ancêtres un patriarche de Jérusalem, dont elle
a conservé lés armes.
Reconnue noble depuis l'an 1335, portant dès
cette époque le titre d'écuyer.
Le roi Charles IX, par lettres-patentes que pos-
sède la famille, anoblit Jean et Gabriel pour leurs
services et leur bravoure dans les guerres de re-
ligion (septembre 1570).
Armes : De gueules, à la colombe à" argent, posée
sur une terrasse d'azur.
Couronne de comte.
Supports: Deux lions.
Devise : Au besoin, on reconnaît Lamg.
LANGLOIS DE LA ROUSSIÈRE.
Les Langlois de la Roussière, du comté Nan-
tais, maintenus dans leur noblesse à la réforma-
tion de 1669, ont produit un échevin de Nantes en
1596, un syndic de la même ville, deux Conseil-
lers-Maîtres et un Président à la Chambre des
Comptes de Bretagne. Toutes ces charges, dans
lesquelles ils se succédèrent de père en fils, étaient
attributives de noblesse. La filiation se continue
par Jacques Langlois de la Roussière, seigneur
du Breil en Bouguenais, officier de marine du Roi
au département de Brest, marié en 1774 à Thérèse-
Adrienne-Emilie de Goyon. Leur fils Armand-
Jacques-René, épousa Emilie-Suzanne-Jeanne de
Goyon, sa cousine-germaine. Les fils et les petits-
enfants de ces derniers ont pris alliance dans les
maisons de Bruc, le Maignan de l'Ecorse, de Tes-
son et Carré de Lusançay.
La famille Langlois de la Roussière possède et
habite à Nantes l'ancien hôtel de Goyon situé, 16,
rue Royale et place de la Préfecture.
Armes : D'argent, à trois roses de gueules, bor-
dées de sable et pointées de sinople.
LANNEAU (de)
Famille ancienne, originaire d'Allemagne. Le
premier qui vint en France, avec un prince de la
maison d'Orange, fut François-Lombard de Lan-
neau, écuyer, maître d'hôtel de Madame la prin-
cesse d'Orange. Il reçut en 1544. de Gillette de
Luxembourg, dame de Comarin, en considération
des services qu'il avait rendus à Madame la prin-
cesse d'Orange, le château et le terrage de Mont-
fort près Montbard.
Armes. D'azur, à un rameau d'argent, posé en
fasce et un chef aussi d'azur, chargé de trois
besants d'or.
LANNES duc de MONTEBELLO
prince de SIÉVERS.
Montebello • Lannes (1769-1809), maréchal de
France, prince de Siévers (décret impérial du
30 juin 1807) duc de Montebello (décret impérial
du 19 mars 1808).
La principauté de Sienrirz (département de
Kalisch, Pologne) a existé dès la plus haute anti-
quité. Elle appartint d'abord à des princes laï-
ques qui jouissaient de toutes les prérogatives de
l'indépendance et de la souveraineté : droit de
créer des nobles, droit de représentation actif et
passif, droit de lever des troupes, droit de faire
la guerre et de conclure des traités, droit d'éta-
blir et de percevoir les impôts, de battre mon-
naie, etc.
267 —
268 —
Vers le xv« siècle, la principauté de Sienrirz
passa aux évêques de Cracoviequi se transmirent
l'exercice des mêmes droits avec les titres de
Dux et Princeps severiensis jusqu'au partage de
la Pologne. La principauté disparut alors : la
Russie et la Prusse s'en partagèrent les dépouilles.
Après les victoires d'Iéna, de Pultusch, de
Friedland, Napoléon « voulant reconnaître les
services rendus par le Maréchal Lannes, comman-
dant la réserve de la Grande Armée » lui concéda
par décret impérial daté de Tilsitt (30 juin 1807)
« la principauté de Siévers (sic) pour en jouir lui,
ses héritiers et successeurs en toute propriété. »
L'Empereur fit confirmer ce décret par les trai-
tés de Tilsitt (7 et 9 juillet 1807) signés entre la
France, la Russie et la Prusse. Il y fut stipulé,
en même temps que la constitution du Grand
Duché de Warsowie, la reconstitution de la prin-
cipauté de Sienrirz au profit du Maréchal Lannes.
Enfin par un procès-verbal (5 août 1807) les
commissaires du Grand Duché mirent solennelle-
ment « Son Altesse Monseigneur le Maréchal
Lannes, prince de Sienrirz, en possession de
tous les droits honorifiques et autres qui avaien*
appartenu aux anciens princes de Sienrirz. »
Les difficultés que souleva la Prusse retardè-
rent jusqu'en 1813 l'exécution complète du décret
impérial, des traités de Tilsitt et du procès-verbal
des commissaires du Grand Duché. Il fallut que
Napoléon intervint pour faire exécuter les enga-
gements contractés. En 1815, la principauté de
Sienrirz subit le sort des autres institutions im-
périales, mais les droits des héritiers du Maré-
chal Lannes sont restés intacts.
Aujourd'hui, conformément aux législations
française et polonaise et suivant un règlement
de famille, le titre de prince de Siévers est porté
par :
Charles -Louis -Maurice Lannes, marquis de
Montebello, prince de Siévers, marié à Thérèse
O'tard de la Grange, dont •
Maurice-Napoléon-Jean Lannes de Montebello,
prince de Siévers.
Voy. le tome 1", col. 1682 et suiv.
LAPORTE (de).
Ancienne noblesse du Quercy, originaire de
Figeac, où elle a occupé les premiers emplois.
La preuve en est, que l'écusson de ses armes se
trouve sur les plus anciens édifices de cette ville.
La branche aînée, seigneurs de Puy-la-Garde,
en Quercy, s'est éteinte en 1758. Il ne subsiste
plus que la branche des seigneurs de Larnagol,
dont on ne peut donner la filiation que depuis
Guillaume de Laporte, issu de la branche aînée,
qui laissa postérité de Marie de Ferrier.
Au 5* degré, Etienne-Alexandre de Laporto,
seigneur, baron de Larnagol fut reçu en 1738, sur
ses preuves faites en 1737, devant le juge d'armes
de France, M. d'Hozier, chevalier d'honneur de
la Cour des Aides de Montauban. Il épousa par
contrat du 5 mai 1752, Jeanne-Josèphe de Lan-
trons, dont il eut un garçon et deux filles.
Armes : D'azur, à la croix de calvaire d'or,
mouvante de la pointe de Vécu, et soutenue par
deux poteaux aussi d'or, posés en forme de che-
vron; au chef cousu de gueules, charge d'un crois-
sant d'argent, posés entre deux étoiles d'or.
LA ROGHEBROGHARD (de).
Une des plus anciennes maisons de la province
du Poitou, où elle est connue depuis l'an 1045,
sous le nom de Brochard auquel on lui avait
ajouté plus tard celui de La Roche, à cause de
la terre de ce nom qui lui appartenait. Cette fa-
mille a formé plusieurs branches qui ont fourni
un grand nombre de notabilités.
Silvestre-Charles Brochard, fut admis à faire
ses preuves de noblesse pour être reçu page de
la reine, le 16 mars 1739.
Benjamin-Louis-Charlfis Brochard de la Roche-
brochard fit également des preuves de noblesse
pour être reçu chevau-léger de la garde ordinaire
du roi, le 12 juin 1779.
Cette famille compte bon nombre d'officiers des
armées du roi, chevaliers de divers ordres.
Armes : D'argent, au pal de gueules, côtoyé de
deux pals d'azur.
Couronne de marquis.
Supports : deux lions.
Voy. Brochard.
LA ROCHE-DUMAS (de).
Par décret, en date du 12 août 1890, M. Trou-
pinon de la Roche Dumas a été autorisé à substi-
tuer à son nom patronymique celui de : de la
Roche-Dumas .
LA ROCHE FONTENILLES.
Famille originaire du comté de Bigorre, tire
son nom de la terre de la Roque, de la Roca, si-
tuée dans le canton de Castelnau, arrondi ?se-
ment de Bagnères. Cette maison prouve par des
originaux qu'elle tenait rang parmi l'ancienne
chevalerie de sa province dès le xne siècle. Plu-
sieurs de ses membres ont occupé des places
éminentes dans le sacerdoce, dans la maison mi-
litaire et dans les aimées de nos rois. Elle a con-
tracté toutes ses alliances avec les familles les
plus recommandables par leurs illustrations et
par la pureté de leur origine.
— 269 —
270
Le souvenir des premiers auteurs de cette mai-
son remonte par actes à l'an 1185 et d'autres piè-
ces des années 1190 et 1204. Trois titres origi-
naux attestent la présence de Carbonnel et de
Gaillard de la Roche à la lre croisade de St-Louis.
Le nom et les armes de ces deux seigneurs ont
été mis au musée de Versailles.
Les preuves faites, en 1779, pour l'obtention
des honneurs de la Cour, par le marquis de Fon-
tenilles, établissent la filiation de la maison
depuis Sanche de la Roche, seigneur de Fonte-
nilles, mentionné comme défunt nar un acte de
1318. Gaillard de la Roche, son arrière petit-fds,
servait en 1420, sous le sénéchal de Reaucaire,
avec 11 écuyers et 5 arbalétriers ; Philippe de la
Roche, chevalier-baron deFontenilles, fut nommé
par le roi Charles LX gentilhomme ordinaire de
la Chambre en 1565, et reçut le collier de l'ordre
de St-Michel, en 1568.
Jean Biaise et Jacques, furent gentilshommes
ordinaires des rois Henri IV et Louis XIII, capi-
taines d'une compagnie de 30 lances au titre de
50 hommes d'armes des ordonnances du roi.
Louis XIV érigea la baronnie de Fontenilles en
marquisat au mois d'avril 1658. Les lettres paten-
tes données en cette circonstance à François de
la Roche, gentilhomme ordinaire de la Chambre,
portent que le baron de Fontenilles avait signalé
son courage dans toutes les belles occasions aux
sièges de Gravelines, de Mardick, de Bourbourg,
de Béthune et à la défense de la ville d'Arras, où
il conduisit comme volontaires 80 gentilshommes
de ses amis, et qu'il n'avait fait que suivre les
traces de ses prédécesseurs.
La branche aînée était représentée par Auguste"
Pierre Fulbert, marquis de la Roche-Fontenilles'
qui émigra et fît la campagne des princes à l'âge de
14 ans ; rentré en France, en 1798, il prit du ser-
vice dans les hussards volontaires et se distingua
en plusieurs circonstances. Sa bravoure lui mé-
rita l'estime de Grouchy, de Masséna et du
prince de Neufchâtel, sous lesquels il servit. Dans
la campagne de Portugal, en 1810, chargé d'escor-
ter à la tête de 500 hommes la réserve des vivres
et de l'artillerie, il se retrancha sur une montagne
et repoussa après 4 heures de combat le général
anglais Trent, qui avait 8 régiments de milices
portugaises et un régiment de cavalerie. Par ce
brillant fait d'armes il sauva le convoi. Il fut
nommé colonel du 1er régiment de chasseurs à
cheval en 1819. L'année suivante, pour récom-
penser sa fidélité pendant les cent jours, le roi
l'appela à commander le régiment des chasseurs
de l'Isère et ensuite le 1er régiment des grena-
diers à cheval de la garde royale. Il a fait 21 cam-
pagnes et reçu trois blessures.
Armes : D'azur, à trois rocs d'échiquier d'or.
Couronne de duc.
Supports : A dextre une aigle ; à seneslre un
léopard lionne.
Cimier : Un chevalier croisé armé de toules pièces
tenant de la dextre une épée d'argent, garnie d'or,
de la senestre une croix haute d'argent.
Cri : Guyenne, Guyenne.
Devise : Deo duce, ferro comité.
LA ROGHELAMBERT (de).
Terre et seigneurie en Auvergne, aux confins
de cette province et du pays de Vélay, à deux
lieues du Puy, sa capitale.
On ignore si la maison de la Rochelambert a
reçu ou donné son nom à cette terr? qu'elle
possède depuis le xii" siècle, laquelle avait de
très beaux droits seigneuriaux qui s'étendaient
jusque sur quelque partie de la ville du Puy. Ces
seigneurs l'étaient aussi en partie de la ville de
St-Paulien, où ils avaient chapelle, caveau de
sépulture, droits honorifiques, et la nomination
d'un canonicat dans cette collégiale ; ils ont aussi
fait nombre de fondations.
Les mots espagnols vale me dios qui signifient
Dieu me protège, faisant partie de leur devise
qui est Amour ou guerre, ni crainte, ni envie,
pourraient faire présumer que cette maison est
originaire d'Espagne. Cette devise est écrite sur
le frontispice du château de la Rochelambert
depuis 1574, époque de la reconstruction du
temps des guerres civiles. Il était alors regarde
comme un asile assuré, où quantité de seigneurs
venaient se réfugier et y déposer leurs effets les
plus précieux, étant adossé à un rocher inacces-
sible du côté de la rivière de Borne. Il y avait
dans ce château quelques armures du temps de
la chevalerie, même à l'usage des femmes ; ves-
tiges précieux qui, dans un château fortifié moins
par l'art que par la nature, désignent seuls l'an-
tiquité de la race de ses possesseurs. Cette mai-
son distinguée par ses alliances, ses services
militaires, pour avoir été décorée du collier de
l'ordre de nos rois, avant la création de celui du
St-Esprit, et avoir donné des chanoines-comtes
au chapitre de Brioude, ainsi que des chevaliers
de Saint-Jean de Jérusalem, a l'avantage de voir
son origine se perdre dans l'antiquité la plus
reculée.
Pierre de la Rochelambert, nommé dans un
acte latin du xie siècle nobilis miles Petrus de
Rupelamberta, avait la qualité de chevalier, titre
qui prouve non seulement la noblesse d'extrac-
tion, mais qui annonce du coup le caractère de
l'ancienne chevalerie et de la haute noblesse.
Suivant un arbre généalogique dressé en 1762,
la filiation de cette famille n'est bien établie que
depuis Pierre de la Rochelambert, 1* du nom,
— 271 —
— 272
chevalier, seigneur de la Rochelambert, qui vivait
en 1164.
Cette famille a formé la branche des seigneurs
de la Valette de Montfort, prise au xne degré et
qui a pour auteur Guillaume, comte de la Roche-
lambert, qualifié haut et puissant seigneur, marié
le 15 mai 1684, à Claude de Chavaignac-Langeac,
dont postérité.
Un de ses descendants, Joseph, marquis de la
Rochelambert-Montfort, chevalier, né le 31 octo-
bre 1751, qualifié de haut et puissant seigneur du
Fien, de la Valette, St-Jean-en-Val, Montfort,
etc., entré au régiment des Gardes Françaises en
1766, fut présenté à Sa Majesté Louis XVI et fit
ses preuves sur titres vérifiés par M. Chéri n,
pour monter dans les carrosses, en novembre 1785 ;
chevalier de l'ordre royal et militaire de St-Louis
en 1787, il fut fait lieutenant au régiment des
Gardes en 1788; il eut l'honneur de joindre les
princes du sang de France à Turin, lorsque le
régiment des Gardes fut licencié en 1790. Il com-
manda une compagnie d'hommes d'armes à pied
à Coblentz en 1791 et fit avec les princes la cam-
pagne de 1792 comme colonel. Décoré de l'ordre
du lys en 1814. Marié le 14 juin 1778 à Marie-
Anne-Elisabeth-Joséphine Bonvoust de Pruslay,
d'une très ancienne maison, dout il eut postérité.
Armes : D'argent, au chevron d'azur, et un chef
de gueules.
Supports : Deux saunages armés de leurs mas-
sues.
Devise : Amour ou guerre, vale me dios, ni
crainte ni envie.
L'opinion commune est que ces mots : vale me
dios signifient point de milieu; mais un interprête
de la langue espagnole a affirmé au contraire que
ces mots écrits ainsi : vale me dios, signifient
Dieu me protège.
ROGHEMAGÉ (de la).
Cette famille, originaire de Bretagne, a été dé-
clarée noble d'extraction à la réformation de 1669,
16 février.
Elle a donné : 3 auditeurs des comptes depuis
1593; un maire de Nantes, de 1662 à 1664; deux
conseillers du parlement de Bretagne, depuis 1687.
Un chef royaliste dans les guerres de l'Ouest
en 1815, commandant de la rive droite de la Loire
à la prise d'armes de 1832 : combats de Pannecé
et de Riaillé.
Un sous-officier aux volontaires de l'Ouest
(zouaves de Charrette), combat de Brou et bataille
de Patay.
Armes : De gueules, à trois rencontres de cerf
d'or. (Alias : daims); au chef cousu d'azur, chargé
d'une croiiv cngrelce d'argent.
Couronne de comte.
Devis : Inter aspera milis.
LA ROCHE SAINT-ANDRÉ {de).
Illustre et ancienne maison de chevallerie de la
province de Bretagne, dont l'existence est cons-
tatée par une longue continuité de services mili-
taires, depuis le milieu du onzième siècle. Les
premiers auteurs remontent à 1070 ; il est fait men-
tion des membres de cette famille dans des actes
de 1143, 1163, 1173, 1132, 1127, 1184, etc.
Geoffroi de la Roche, écuyer, fut l'un des trente
gentilshommes bretons qui, sous Jean de Beau-
manoir, maréchal de Bretagne, combattirent
contre trente gentilshommes anglais et allemands,
commandés par Bembro.Ce combat où la victoire
longtemps indécise, demeura aux bretons, et connu
dans l'histoire sous le nom de Combat des trente,
fut livré le 27 mars 1351.
Geoffroi de la Roche, dans un intervalle que les
champions prirent pour se raffraîchir, et repren-
dre haleine, dit à Beaumanoir que, s'il était che-
valier, il combattrait plus courageusement. Pour
le satisfaire, ce général l'arma chevalier sur le
champ, et lui rappela les hauts faits d'armes de
ses ancêtres, surtout ceux de Budes de la lloche,
son père, qui s'était tellement bien distingué dans
les guerres contre les Sarrazins d'Orient, que sa
réputation volait par toute l'Europe et dans tout
l'Orient.
L'histoire de Bretagne a consacré une foule de
services distingués, rendus par cette famille aux
ducs de Bretagne et à nos rois, depuis la réunion
du duché à la couronne. Elle a été maintenu dans
son origine chevaleresque par arrêt de la Chambre
du 28 février 1669. De la branche de Bretagne est
sorti le rameau des seigneurs des Ganacheris,
établi en Poitou, depuis l'an 1505. Cette bran-
che, connue également sous les noms de la Roche
Saint-André, n'a pas acquis moins d'illustration
dans les armes, et plusieurs de ses membres se
sont acquis de la célébrité dans la marine royale.
L'un entr'autres, Gilles de la Roche Saint-André
fut fait chef d'escadre des armées navales de
Louis XIV,chevalier de son ordre et gentilhomme
de sa chambre et chevalier de l'ordre du Christ de
Portugal, qui lui fut conféré pom avoir préservé
Lisbonne d'un bombardement de la part des an-
glais. Ses belles actions lui méritèrent la confiance
du roi et la considération de plusieurs souverains
étrangers. Ce fut lui qui, le premier, planta la
croix dans l'île do Madagascar. Il commandait
alors le vaisseau la Lune. Il mourut commandant
de vaisseau du roi, le Jules, sur les côtes de Ga-
lice, et fut enterré à Vigo, dans l'Eglise des pères
Saint-François, en juin 1668. Il avait épousé en
1659, Gabrielle-Brigitte, d'Escoubleau de Sourdis,
dont il eut trois enfants.
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274 —
Charles-Henri de la Roche Sant-André, maré-
chal de camp, fut fait d'abord aspirant de la ma-
rine royale, en 1777, et, successivement, garde de la
marine, enseigne, lieutenant de vaisseau ; il fit en
ces qualités toutes les campagnes de la guerre d'A-
mérique et assita à sept combats sur mer. Emigré
en 1792, il a fait la campagne de l'armée des princes,
dans l'escadron de la marine, en qualité de lieute-
nant au régiment d'Hector. Blessé à Quiberon, il
parvint à regagner l'escadre à la nage et retourna
en Angleterre ; rétabli de sa blessure il rentra de
nouveau en France au service des princes dans
l'armée de Vendée, fut blessé de nouveau à Milan;
au premier retour du roi, il proposa ses services
comme officier de la marine ; on lui envoya sa
retraite avec le grade honorifique de maréchal de
camp, qui lui fut décerné par la commission nom-
mée pour les récompenses à accorder aux officiers
royalistes du dehors et de l'intérieur.
Armes : De gueules, à trois roquets ou fers de
lances rompus d'or.
LA ROGHETTE (de).
Comtes de Rochegonde, seigneurs deLaRochette,
de la Feuillarade, de Beaucastel, de Mercurette,
de la Penide, du Sillioux, de Chaliac, de la Bas-
tide, de la Borie, de Lugeac, de Vergonzat, de
Verneyrolles, du Clusel, de Loubaresse, du Morle,
d'Auger, du Fay,du Breuil, etc., dans les élections
de Brioude et Saint-Flour.
« Cette noble et antique maison» (Histoire de la
Maison deBosredontpar M. AmbroiseTardieu)est
originaire du Dauphiné, où elle est connue dès le
xme siècle sous le nom patronymique de Guigues.
Transplantée en Auvergne, elle se fixa à La Ro-
chette dans l'élection de Brioude. Ses représen-
tants ajoutèrent bientôt au nom de Guigues celui
de leur nouvelle seigneurie, et vers 1360, ils aban-
donnèrent difinitivement le premier pour ne plus
retenir que le second.
La noblesse de la famille de La Rochette est?
avant tout, chevaleresque et militaire. Aussi, dit
le Nobiliaire d'Auvergne, a-t-elle fourni bon
nombre d'officiers de tous grades dont les preuves
de service ont été produites.
Elle a aussi sa place marquée dans la magis
trature et le clergé où plusieurs de ses membres
ont occupé des postes importants. Elle compte
notamment :
Un commissaire de l'artillerie de France; un
capitaine d'une compagnie de lOOhommes d'armes;
un lieutenant-colonel du régiment de Provence;
unlieutenant-colonelde dragons, etc.; des officiers
de toutes armes; des chevaliers de Malte dont
les preuves sont au Fonds de Malte, à Lyon; des
chevaliers de l'Ordre Royal militaire de Saint-
Louis, de la Légion d'honneur, etc.; des pages de
nos Rois; des mousquetaires; des lieutenants-gé-
néraux au bailliage dArgentat;4chanoines,comtes
du noble chapitre de Saint-Jullien de Brioude qui
firent preuves de seize quartiers de noblesse, etc.
Béraud de La Rochette, chevalier, vivait en
1241. Les archives du château d A uger, résidence
de famille près d'Issoire, en Auvergne, possèdent
un acte de partage entre ce Béraud et son frère
Bernard, chanoine-comte au chapitre de Saint-Ju-
lien de Brioude. Cet acte, qui est sur parchemin et
en latin, porte la date de 1241 et le sceau du cha-
pitre. C'est le plus ancien des titres écrits de la
famille ;
Pierre de La Rochette, chevalier, vivait en 1298;
Bernard de La Rochette, en 1321 ;
Robert de la Rochette, qualifié « damoiseau »,
fut présent à la charte par laquelle Bernard de
La Tour confirma en 1308, les libertés et fran-
chises précédemment concédées aux habitants
de Saint-Amand.
En 1365, un autre Robert de La Rochette était
membre du Grand Conseil de Jean, duc de Berry
et d'Auvergne, et, suivant Louis de Raynal, dans
son histoire du Berry, il assista en cette qualité,
le 5 septembre de la même année, à la fondation
d'une messe solemnelle que fit ce prince en l'é-
glise de Bourges. Ce fut probablement à lui que
le duc Jean donna une part dans la confiscation
des biens saisis sur Bobert Dauphin, seigneur
de Saint-Ilpize dont dépendait la terre du La
Rochette. L'acte de donation porte la datede 1360.
Les noms qui précèdent sont incertains dans
l'ordre généalogique qui ne commence authen-
tiquement qu'à :
I. Hugues de La Rochette, seigneur du lieu. Il
testa en 1360, le jour de la fête de Saint-Nicolas.
On possède dans les archives d'Auger, son tes-
tament, reçu par Pierre Achard, notaire royal.
Il lègue ses biens à Dragonnet, son fils aine, et à
Armand de La Rochette, son fils puiné, qui se
signala dans les guerres du Dauphin d'Auvergne.
Il avait épousé Jeanne de Couros, d'une famille
noble, dont un évêque de Clermont en 1375.
IL Dragonnet de la Rochette, fils de Hugues,
seigneur du lieu, épousa Isabelle de Biers, fille de
Pierre, sieur de la Coharde. Dragonnet mourut en
1400. Isabelle de Biers, sa femme, lui survécut.
Il est fait mention de cette dernière dans un acte
par lequel elle fait un don du prieuré de Saint-
Ilpize. Dans cet acte qui porte la date du 2 juillet
1402, Isabelle de Biers se dit veuve de noble
Dragonnet de la Rochette, seigneur de Saint-
Ilpize, etc.
En 1666, lors de la recherche de la noblesse,
Jacques, François et Jean de La Rochette, auteurs
des trois branches actuelles, prouvèrent leur
filiation depuis Hugues de La Rochette qui testa,
en 1360, et furent maintenus dans leur noblesse
suivant une « sentence de maintenue » rendue
par M. de Fortia, Intendant de la Généralité
d'Auvergne et Commissaire du Roi pour ladite
275 —
— 276 —
recherche. Cette sentence est aux archives dépar-
tementales de Clermont-Ferrand.
Elle s'est alliée aux principales familles d'Au-
vergne, du Forez, du Vivarais, etc., de Biers, de
Torsiac, (1405), d'Aurelle de Colombines (1530),
de Lesthoing (1582), d'Oradour (1707), de La Vais-
sière (1748), de Sabran (1598), de Rochemure (1686),
de Chambarlhac (1768), de Molard de Sormains,
ds Muzy, d'Armand de Valabris, de Saint-Vincent
(1849), Sancy, de Lénoncourt, Tardy de Montra-
vel(1817),d'Assier de Valenches(1784),du Croiset,
de Rochemonteix (1618), etc.
Armes : D'azur, à la fasce d'or, accompagnée
de trois étoiles d 'argent, 2 et L
Couronne de comte.
Supports : Deux griffons.
Devise : Pro deo et honore.
Ces armes sont celles décrites dans la sentence
de maintenue rendue, en faveur de Jacques, de
François, de Jean, etc., de La Rochette, par M. de
Fortia, intendant de la Généralité d'Auvergne,
lors de la grande recherche sur la noblesse, en
1666.
REPRESENTANTS ACTUELS
Branche de Roghegonde.
1° La Rochette de Rochegonde (Fran-
çois-Achille-Henri, comte de), résidant au
château de La Rochette, commune de Ville-
neuve-sur-Allier (Haute-Loire) ;
2° La Rochette de Rochegonde (Ernma-
nuel-Hyacinte-Fernand de), sous -lieute-
nant au 38e régiment d'infanterie à Saint-
Etienne :
Branche de Beaucastel-Mercurette.
La Rochette de Beaucastel-Mercurette
(Jean de), contrôleur des contributions di-
rectes à Bourges, officier de réserve au 37e
régiment d'artillerie ;
Branche d'Auger.
La Rochette d'Auger (Joseph, vicomte
de) résidant au château d'Auger, commune
de Manglieu (Puy-de-Dôme).
LAROGQUE LATOUR (de).
Issue d'ancienne chevalerie, cette maison paraît
avoir emprunté son nom aux bourg et château de
la Roque, situés sur la rive droite de la Garonne,
dans le Bordelais.
Son nom s'est écrit de la Roque, de Laroque et
de Larocque. Cette dernière orthographe a été
adoptée définitivement.
La seigneurie de la Roque est fréquemment citée
dans le catalogue des rôles gascons, par succes-
sion féminine. Trois autres terres possédées par
la maison La Roque ont servi à distinguer les
branches qu'elle a produites : ce sont : le château
de Budos, bâti par le pape Clément V, en 1308,
sur la petite rivière du Cyron; le château de la
Tour, construit en 1348, ravagé en 1651, pendant
les guerres de la Fronde et détruit en 1793; le
château de Tastes, sur la rive droite de la Ga-
ronne, demeuré au pouvoir de la maison de la
Roque jusqu'à la fin du s.vine siècle.
Cette maison a fait ses preuves de noblesse, à
l'époque de la recherche générale, et a été main-
tenue, à Bordeaux, comme issue d'ancienne extrac-
tion, le 19 février 1698, et son jugement a été suivi,
le 19 février 1700, d'un arrêt du Conseil d'Etat,
portant que Louis, François et Jean-Jacques de la
Roque seraient inscrits au catalogue des gentils-
hommes de Guyenne.
Les papiers de cette maison mentionnent un
mandement d'E>louardIer,roid'Angleterre,adressé
le 12 juin 1279, au Sénéchal de Guyenne, pour
maintenir Othon delà Roque, chevalier, et Gérard,
son frère, en possession de leurs biens de la
paroisse de Virelade ; et des lettres du 8 mai 1330,
par lesquelles Edouard III, accorde à Bernard de
la Roque la banalité du four de Marmande, avec
ses dépendances.
La filiation suivie remonte à Archambaud de la
Roque, seigneur du Gros et de Sainte-Croix-du-
Mont, qui vivait en 1445.
La chronique de Monstrelet mentionne en 1415,
un combat singulier entre trois gentilshommes
français et autant d'anglais provoqué par le comte
de Dorset, oncle du roi dAngleterre. Les français
auxquels resta la victoire étaient : François de
Talleyrand de Grignols, Archambaud delà Roque
et le seigneur de Marignon. La Roque ayant le
premier renversé son adversaire, vola au secours
de Marignon, et tous deux victorieux allèrent re-
joindre le sieur de Grignols, dont l'adversaire
prit le parti de se rendre. De part et d'autre, on
s'était comporté avec vaillance, mais les français
eurent tout l'honneur de la journée, et furent me-
nés triomphalement par la ville de Paris, aux
grandes acclamations du peuple.
Au 8° degré, nous remarquons Jean-Baptiste
Benoit, marquis de Larocque-Latour, seigneur de
la Tour, Belloc, la Mothe, etc., marié par contrat
277 —
278 —
à Bordeaux, le 25 août 1759, avec Catherine de
Ruât, dont il eut deux entants, l'aîné mourut
sans enfants en 1841, et Jean, le second, a conti-
nué la descendance.
Armes : Ecarlelé : aux 1 et 4 de gueules, à la
tour carrée et crénelée de trois pièces d'argent
maçonnée de sable ; aux 2 et 3 d'azur, à trois
bandes d'or.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions dragonnes.
LA ROQUE ou LA ROGQUE {de).
Comtes, Seigneurs de la Roque, Cos-Cornut
(Canum Cornutorum), d'Azenières, de Chaudesai-
gues, de la Tourette, de Monlet, du Croizet, de la
Chaux, de Cornières, de Montmayour, delaFage
de Confolant, de Bussière, d'Aubignac, delaBes-
sière, de la Borie, de Jozat, de Cronce, d'issac
des Ignés, de Bayssac, du Boucheron, de Sévérac
de Vergonzat, etc. Noblesse de chevalerie, origi-
naire du Carladez, où elle est connue depuis Hu-
gues de la Boque, marié, vers 1280, à Hélène de
Dienne. On trouve, ensuite, Vézian de la Boque,
dit Cos-Cornut (1359), etEustorge, dit Cos-Cornut
(1375), tous les deux abbés dePibrac; Henri de
la Boque (1329) ; Jacques, époux de Mirabelle de
Vie (1355) ; Guillaume (1406). Citons : Neuf chanoi-
nes-comtes de Brioude (1280-1600). François et
Louis qui servirent comme cadets aux gardes
dans la compagnie de M. Bibeyre de Saint-San-
doux ; ils furent ensuite chevau-légersde la com-
pagnie du Buisson (1665-1668) ; Pierre et autre
Pierre, père et fds, seigneurs de laTourette (qui ser-
virent de 1632 à 1658) ; M. de la Boque de Sévérac,
né à la Ghaize-Dieu, admis à l'école militaire, sur
preuves de noblesse, en 1780. Famille maintenue
dans sa noblesse d'extraction (17 mai 1768). Fi-
liation : Jean de la Boque, écuyer, seigneur d'Aze-
nières, en 1480. Appelé «Jehan de Seveyrac, dit
de la Roque-Cos-Gornutz « dans la foi-hommage
qu'il rendit en 1492, pour la terre dAzenières à
Jacques de Beaufort, comte d'Allais ; il épousa
Louise de Flageac, dame d'Azenières, dont Pierre,
seigneur dAzenières, la Boque, le Dignat, marié:
1° à Jeanne de Bonnamy ; 2° le 20 novembre 1505,
à Jeanne d'Albiat. Il eut huit enfants qui transi-
gèrent au sujet delà succession de leur père, en
1548. Du premier lit : 1° Guillaume, auteur de la
branche de la Tourette (existante) : 2° François,
marié, en 1545, à Antoinette de Guilhem, père de
François, seigneur de la Boque, marié en 1573, à
Catherine de Chavagnac, dont : A. François, marié
en 1622, à Claude de Villeneuve, dont Antoine,
marié, en 1661, à Marguerite de Cornusson ; B.
Guillaume, père de François, seigneur de Joson
(1668) et de Claude, seigneur de la Borie (1668).
Pierre eut du second lit (de Jeanne d'Albiat : 3°
Louis, auteur de la branche des seigneurs de
Monlet, Cronce, etc.
Branche aînée des seigneurs de la Tourette, Sé-
vérac, etc. — Guillaume de la Boque, fils aîné de
Pierre et de Jeanne de Bonnamy, fut seigneur de
la Boque, de la Tourette, de Chaudesaigues, de
Mandaloux. Il épousa, le 11 février 1539, Jeanne
de Cheyrol, dont Pierre, écuyer, seigneur de la
Boque, de la Tourette, capitaine et châtelain du
château et de la baronnie du Manoir (1599) ; il
épousa, en 1588, Anne d'Oradour, et testa en 1672,
laissant Pierre, écuyer, seigneur de la Boque, de
la Tourette, d'abord chevau-léger, ensuite gen-
darme, capitaine d'une compagnie, maintenudans
sa noblesse en 1668, marié, en 1639, à Louise de
Saint- Vidal, dont Jean-Baptiste, écuyer, seigneur
de la Tourette, de Sévérac, capitaine d'une com-
pagnie dans le régiment de Bissi, marié, en 1708,
à Jeanne-Marie de la Chassaigne de Courbière,
fille de Jean, seigneur de Sereys, dont . 1° Jean-
François, qui suit ; 2° Jean-Pierre, chanoine de la
cathédrale du Puy (1770); Jean-François de la
Boque, seigneur de Chamborne, Brayes, La Tou-
rette, mort le 25 novembre 1784, épousa Marie-
Brugière de Laverchère, dont : 1» Jean-Pierre,
comte de la Boque de Sévérac, né en 1770, marié
à Mademoiselle de la Bochette, dont Augusta,
épouse du marquis de Cordebœuf de Beauverger
de Montgon ; 2° Marie-Annet-Jean-François Bol-
land, né à la Chaize-Dieu, le 1er mars 1777, marié
à Eugénie de Genestet de Planhol, dont Jean-
Pierre-Eugène-Edouard (porté ci-dessous).
Branche des seigneurs de Montet, Cronce, Le
Boucheron, etc. Louis de la Boque, seigneur de
Montet et des Ignés, fils de Pierre et de Jeanne
d'Albiat, sa seconde femme, épousa Catherine de
Guilhem, dont : 1° François, qui suit ; 2U Jean,
seigneur du Croiset, marié à Mademoiselle de la
Rochette [branche existante, en 1722] ; 3° Jacques,
auteur du rameau des seigneurs de la Chaux, de
Cronce (du Boucheron (rapporté ci-après). Fran-
çois delà Roque, seigneur de Montet et des Ignés,
vivant en 1609, épousa Valence de Chazelles ; il
testa en 1631 et laissa : 1° Jacques, qui suit ; 2°
Jean-Claude, marié, en 1647, à PeyronnedeNeres-
tang , 3° Jeanne, mariée, en 1626, à Antoine de
Drossanges, écuyer, seigneur du Fieu ; 4e Fran-
çoise, mariée, en 1627, à Jean de Ghamaroux,
écuyer, seigneur de Rorne:5e Marguerite, mariée
en 1632, à Daniel de la Vaissière de Cantoinet,
écuyer, seigneur du Mas ; 6° Claudie, mariée en
1636, à Gaspard Mavion, docteur en droit à Meil-
hau ; 7° Louise, mariée à Robert Beraud, écuyer,
seigneur de Courbières ; 8° Antoinette, mariée, en
1638, à Jean-François du Fayet, écuyer, seigneur
de Sarsac-la-Tour ; 9° Claudie, mariée, en 1638, à
Charles de la Chassaigne de Sereys, écuyer, sei-
gneur du Creyssadour et de Dumignac. Jacques
de la Boque, écuyer, seigneur de Montet, les
Ignés, Bayssac, épousa, en 1633, Louise de Cham-
breuil de Ghassang, dont : 1° François, qui suit ;
2° Maurice, mort en 1674, au service, à Saint-Ni-
279 —
280 —
colas, près de Nancy, en Lorraine, sans postérité ;
3° Mathieu, appelé le comte de Montet, chanoine-
comte de Brioude, en 1054 ; 4° Marie-Madeleine,
religieuse à l'abbaye de la Vaudieu, en 1653 ; 5°
Françoise, religieuse à Saint-Joseph de Brioude
(1652) ; 6° Jeanne, religieuse de l'abbaye de Blesle
(167 i). François de la Boque, écuyer, seigneur de
Montet, des Ignés Bayssac, épousa, en 1662, Bé-
nigne du Pasturel, dont Marguerite, dame du
Montet Bayssac, mariée, en 1687, à Louis du
Saunier, chevalier, seigneur de Banssat, châtelain
de robe courte en la chàtellenie de Nonette.
Rameau des seigneurs de la Chaux, Le Bouche-
ron, etc Jacques de la Roque, fds de Louis et de
Catherine de Guilhem, écuyer, seigneur de la
Chaux, en 1609-1620, épousa : 1° Marie de la Ro-
chette ; 2° Elisabeth de Chambeuil. Il eut du pre-
mier lit : 1° Claude, qui suit ; du second : Fran-
çois, seigneur de la Chaux, père de Jacques,
seigneur de la Chaux (1668). Claude de la Roque,
écuyer, seigneur de Cronce, fat maintenu dans sa
noblesse en 1668, et il fut père de Jean, écuyer,
seigneur de Cronce, marié, le 30 septembre 1894,
àlsabeau Portai, dame de Boucheron, dont: Jean,
écuyer, seigneur du Cronce, du Boucheron, mort
le 29 octobre 1731, marié, le 24 février 1716, à Ma-
rie de la Borie, dame en partie de Poulargues et
d'Isaac, dont Jean, né au Boucheron, près Doran-
ges, en 1717, où il est mort en 1767, marié, en
1749, à Claupine Vernet, dont: 1° Jean, mort en
1331, marié à Jacqueline Barbât du Clozel, dont :
Mélanie, mariée, en 1831, à M. de Cisternes, juge
de paix ; 2° François, né en 1753, père de Jean,
décédé à Ariane, en 1875 ; 3e Jean de la Roque du
Boucheron d'Issac, né au Boucheron en 1762, ma-
rié, en 1806, à Catherine Brosse, dont : Antoine,
né à Issac, le 22 fructidor an II, marié à Marie-
Marguerite de la Salle, dont Jean-Baptiste Victor-
et Antoine-Joseph-Théodore (portés ci-dessous ;
5° Antoine, seigneur de Sévérac, né à Doranges
en 1764, marié en 1791, à François Buisson, dont
Annet, né en 1792, mort en 1851, marié, en 1814,
à Françoise Fouilloux, dont Claude (porté-ci-des-
SOUSj.
Branche des seigneurs de Monmayour, de la
Faye. de Confolant, de Bussiére, etc. Cette bran-
che s'est détachée de la souche à la lin du xme
siècle. Elle porte les mêmes armoiries que celles
qui précèdent :Baymonddela Boque, seigneur de
Monmayour (1520), épousa Françoise de Turenne
dont Benoît (1355;, marié à Jeanne delà Vaissière,
dont Baymond (1390), marié à Isabeuude Masbeu!
dont Bernard (1425), marié à Catherine de Lobi-
giac, dont Benoit (1470), marié à Françoise de
Bussac, dont Antoine (1505), marié à Jeanne de
Boussonnaye, dont Bertrand, marié, en 1511, à
Louise de Boisset, dont Benoît, marié, en 1581, à
Catherine de la Vaissière de Cantoinet, dont An-
toine, marié, en 1610, à MagdeleinedeLayac,donl
Pierre, marié, en 1665, a Catherine de la Vais-
sière de Beauregard, dont Charles, seigneur delà
Fage. marié, en 1674, à Louise de Tremeuge du
Chayîat, dont Pierre, marié : 1° en 1725, à Marie
Grandet de Chauchailles, et 2° en 1748, à Louis
Chevalier, dont Marc-Antoine, marié, en 1783, à
Jeanne de Champagnac d'Oradour, dont Pierre,
(porté ci-dessous), marié, en 1813, à Marie-Luce-
Victoîre de Séguy de Chantai, dont Pierre-Louis,
marié, en 1847, à Marie-Sorel, dont: Jean-Alban,
marié, en 1875, à Rosalie Tafanel. Citons : Jean
de la Roque, seigneur de Confalant, gentilhomme
de la reine M arguerite de Valois, femme d'Henri IV
(1586). Charles, seigneur de Bussières, tué maré-
chal-des-logis du régiment d'Auriac (1693). En
1789, M. de la Boque de la Fage fut convoqué à
l'assemblée de la noblesse de Saint-Flour.
Armes : D'azur, à deux lévriers affrontés d'ar-
gent, colletés et bouclés de gueules: au chef d'ar-
gent, charyé de deux rocs d'échiquier de sable.
Cri de guerre en 1450 : Cos-Cornuts ! (ce cri de
guerre de Cos-Cornuts se rapporte aux chiens-le-
vriers qui sont dans les armes de la Boque, dits
chiens cornuts, à cause de leurs petites oreilles
dressées).
Devise de la branche aînée (de la Roque de la
Tourette) : Vero Deo ethonori.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Branche aînée
Feule comte Jean-Pierre-Eugène-Edouard
de la Roque de Sèvérac(morten septembre
1871), conseiller à la cour d'appel de Riom,
marié en 1834, à Jeanne-Ernestine Denier-
Malroux, petite-nièce du corsaire (capi-
taine de frégate) Malroux, le héros du
combat (1799) deVIphigcnic contrelesvais-
seauxanglaisZVmgwemaZetPmr/,enseveli
dans sa victoire (Voyages et Combats par
E. Fabre, 1886, Buzu Leveault), a laissé :
1° Félix, colonel d'artillerie (O. *), marié,
enl868,àJoséphine-StéphanieViLLEYSEAUX
dont Ernest et Marie ; 2° Raymond, général
d'artillerie de la marine, directeur au mi-
nistère de la Marine (G.*), marié à Anne
Sollier, dont : a) Anne-Marie ; b) Ray-
mond, né le 13 octobre 1877, décédé le 17
juin 1881 ; c) Jean, d) Pierre ; e) François,
né le 6 octobre 1885 ; f) Elisabeth, née le 24
septembre 1889 ; g) Louis, né le 25 octobre
1892; h) Marguerite, née le 31 mai 1805; 3°
Marguerite, mariée à Ernest Lamy, chef
— 281 —
— 282 —
d'escadron de marine (0. #) ; 4° Eugénie,
mariée à Henri Baufdmé (#), capitaine ; 5°
Pierre, décédé à Alby ; G0 Amélie (décédée),
religieuse ursuline à Glermont ; 7° Emma
(décédée), religieuse de St-Vincent-de-
Paule.
Branche de Monlet,de Boucheron et d'Issac.
1° Jean-Baptiste-Victor de la Roque, né
à Montet en 1828, notaire à Gerzat, décédé
enl877,mariéà Marie GoHADE,dontGharles;
2° Le frère de Jean-Baptiste- Victor, savoir:
Théodore de la Roque, né à Monlet, en
1820, juge de paix à Herment, marié à Cé-
line Beaud, dont Jean-Eugène, décédé en
1875.
Rameau de la Branche de Montet, du Boucheron
et d'Issac.
Claude de la Roque, né à Issac, près de
Saint-Alyre, en 1817, marié, en 1843, à
Anne-Marie Ferbeuf, propriétaire à laCha-
pelle-Geneste, dont: 1° Biaise, né à la Cha-
pelle-Geneste, en 1845, professeur au lycée
de Clermont-Ferrand, officier d'académie,
marié, en 1874, à Marie Nancy-BoNNET,
dont Marie-Louise-Angélina, née à Cler-
mont-Ferrand, en 1876; 2° Jean, né à la
Chapelle-Geneste, en 1852; 3°Angélie,née
à la Chapelle-Geneste, en 1855, religieuse
de l'Instruction du Saint-Enfant- Jésus, au
Puy (Haute-Loire), sous le vocable de sœur
Marie-Mathilde.
Branche de la Fage
Pierre de la Roque épousa en 1813, Mlle
Marie-Lucie-Victoire de Seguy de Chàntal,
dont il eut : 1° Pierre-Louis-Marie, marié,
en 1847, à Mlle Marie SoREL,dont: A. Jean-
Albun, négociant à Paris, marié, en 1875,
à Mlle Rosalie Trafanêl, dont Louis ; B.
l'abbé Elie ; C. Auguste ; D. Hortense ; E.
Irma; 2° Marc- Antoine, prêtre à Waren
(Amérique); 3° Etienne, percepteur à Ariane
(Puy-de-Dôme).
Nous trouvons une autre famille ayant possédé
la seigneurie de la Roque, etc. dans le comté d'Ar-
magnac Cette famille ne prouve sa filiation que
depuis noble Armand de la Roque, écuyer, sei-
gneur de la Roque, en Fezenzac, l'an 1468 ; mais
on a connaissance d'un Bernard de la Roque, dans
le comté de Fezenzac, qui rendit hommage de cette
t.-srre, en 1409, au comte d'Armagnac. Elleafourni
un lieutenant-colonel du régiment d'Anjou en
1644, un capitaine au régiment de la vieille-marine,
en 1799, et plusieurs autres officiers de divers
grades.
Armes ; D'azur, au sautoir d'or.
Voy. Le Trésor.
LA ROQUE DE MONS (de).
Noble et ancienne famille du Périgord, dont la
filiation remonte à Bertrand, seigneur de la Roque,
chevalier, qui vivait en 1339. La descendance se
poursuit jusqu'à nos jours en donnant Jean-
François, comte de la Roqne, seigneur de Mons,
député de la noblesse du Périgord aux Etats-
Généraux en 1789. Il est mort dans la révolution
et a laissé deux fils et plusieurs filles de son ma-
riage avec Marie deServain.
Armes : De gueules, à un lion lèopardè (Vor, sur
une montagne de sinople.
LA ROZIÈRE (de).
Famille noble et ancienne, originaire du Pié-
mont, qui vint s'établir en France, au commen-
cement du xve siècle. Dès l'an 1420, on trouve
cette famille employée avec distinction dans les
armées françaises où elle a fourni depuis de grands
capitaines. Elle remonte sa filiation à Loui6-
Charles-Carlet de la Rosière, chevalier de l'ordre
royal et militaire de St-Louis, officier au régiment
de Canizy, se distingua au fameux combat de
Morbeigno gagné par les Français, commandés
par le duc de Rohan, sur les Espagnols le 10 no-
vembre 1695 ; fut blessé grièvemest à cette affaire,
et fut nommé capitaine sur le champ de bataille,
et peu d'années après, officier supérieur dans le
même corps. Surnommé Vhonneur de l'infanterie
française, ce vaillant capitaine se montra cons-
tamment digne d'une aussi glorieuse qualification.
On le voit à la bataille de Rocroy en 1643, aux
combats de Fribourg en 1644, à Nortlingen, à
Lens, à Lenef, etc. ; Turckeim en 1675 ; aux
sièges de Condé, de Bouchain et d'Aire, et enfin à
l'assaut du fort de Kell en 1678, où il se fit encore
remarquer par des prodiges de valeur. Il mourut
en 1701, dans un âge très avancé, laissant posté-
rité.
Tous ses descendants se sont distingués dans
l'armée.
La paix de 1763 ayant terminé la guerre de Sept-
ans, le marquis de la Rozière fut employé dans
283
284 —
le ministère secret du comte de Broglie qui fai-
sait le plus grand cas de ses talents militaires et
de ses qualités personnelles. Il passa en Angle-
terre sur les ordres de Louis XV pour reconnaître
les côtes de ce royaume. Il s'acquitta en 1765 et
1766 de cette mission importante avec autant
d'intelligence que de courage et de fidélité, etc.
Ses nombreux travaux le placeront toujours au
rang des premiers officiers d'état-major et de gé-
nie que nous connaissions. En 1768,1e gouverne-
ment le chargea de rédiger sur les dépêches des
ministres et des généraux, l'histoire des guerres
de France sous les règnes de Louis XIII, Louis XIV
et Louis XV, Les 4 volumes in-4° de cet ouvrage
sont finis et sont parmi ses nombreux manuscrits
n'ayant pas encore été imprimés par suite de la
révolution.
Le marquis de la Rozière fut chargé par le roi
en 1770 de rédiger un plan général de campagne
contre l'Angleterre ; il fut nommé le 11 novembre
de la même année brigadier de iragons des ar-
mées dn roi, commandant à St-Malo et quelque
temps après, maréchal général des logis de l'ar-
mée destinée à descendre en Angleterre.
Le roi, en considération de quatre cents ans de
services militaires des plus importants rendus à
l'Etat par cette famille et surtout de ceux du mar-
quis de la Rozière, fit ériger la terre de Wagnon
en marquisat de la Rozière par lettres patentes
de 1780. En 1781, le marquis de la Rozière fut
nommé commandant du corps d'armée destiné à
s'emparer des îles de Jersey et de Guernesey, et
fut promu au grade de maréchal de camp. Il s'é-
migra au mois de mai 1791 avec son fils aîné, ca-
pitaine de dragons, et fut mis à la tête des bu-
reaux de la guerre établis à Goblentz par les
princes frères du roi.
Il fit la campagne de 1792 en qualité de maré-
chal de camp et de maréchal général des logis de
l'armée royale et fut nommé ensuite commandeur
de l'ordre royal et militaire de St-Louis. Il mou-
rut à Lisbonne, fidèle à l'honneur et à ses princi-
pes, le 7 avril 1808, emportant les regrets de tous
ceux qui l'avaient connus et en terminant une
carrière honorable remplie d'actions et de travaux
glorieux. Il avait épousé en 1769 Mlle de Granville
dont il eut plusieurs enfants.
Armes : D'argent, au chêne vert, chargé de deux
èpées de gueules posées en sautoir, en chef deux
étoiles d'azur et à dextre et à senestre deux fleurs
de lys d'azur.
LARRALDE (de).
En Guienne, seigneurs du marquisat de Puy-
guilhern, de labaronnie de Saint-Barthélémy, etc.
Cette famille justifie sa filiation depuis Adam de
Larralde, écuyer., gentilhomme ordinaire de la
chambre du roi, en 1579. Il était fils de N... de
Larralde, lieutenant-colonel du régiment de Pié- :
mont, et il avait épousé Marie Dibildolts, dame
de Gurat, le 16 juillet de la même année. Ses
descendants ont donné plusieurs officiers.
Armes : Parti : au I d'argent au chevron
d'azur, accompagné de trois coquilles de sable;
au chef d'azur, chargé de trois tètes de loup
d'argent; au II d'or, au cheoron de gueules, ac-
compagné en chef de deux merlettes de sable, et,
en pointe, d'un pin de sinople.
LARREY (Bon).
Dominique Jean-Larrey, né à Bagnères, en
1766, célèbre chirurgien, après avoir fait partie en
1799, de l'expédition d'Egypte, fut à son retour
nommé par Napoléon chirurgien en chef de la
garde consulaire. Il assista aux batailles d'Aus-
terlitz, d'Eylau, d'Essling, de Wagram, delaMos-
kova et de Waterloo. Gréé baron de l'Empire
en 1809, il fut nommé sous la restauration, chi-
rurgien en chef de l'hôpital de la garde royale au
Gros-Caillou.
Armes : Ëcartelé : au 1 d'or, au palmier de
sinople, posé à dextre soutenu du même et ac-.
compagne d'un dromadaire passant d'azur ; au 2
de gueules à l'épée en barre d' argent la pointe
en bas ; au 3 d'azur à trois chevrons d'or ; au 4
coupé au 1" d'argent, à la barre ondée de gueu-
les, chargée d'une raie nageant d'argent ; au 2
d'or, à la pyramide de sable.
LARREY ou LARRÉ (de).
Cette famille tire son nom d'un fief situé dans
laChàtellenie d'Alençon, en Normandie. Le plus
ancien du nom est Nicolas de Larré, écuyer; il
eut un fils, Olivier, seigneur de Larré, chevalier,
qui fit une donation à l'Abbaye de St-Martin de
Séez, des patronages de la Chapelle, de St-Ger-
main, etc. Cette maison a produit des officiers qui
ont servi avec distinction, tant sur mer que sur
terre. Jean de Larrey, écuyer, seigneur de Vau-
fouquet, avant 1596, monta le premier sur la
brèche au siège de Laon, commandant alors une
compagnie de gens de pied du régiment du sieur
de Buffer.
Cette famille prouve sa filiation depuis Robert
de Larrey, écuyer, seigneur de Vaufouquet, qui
vivait en 1560.
Armes : D'or, à neuf losanges d'or.
LART (de).
Seigneur de la Barthe, de Cazeaux, de Massez ;
famille ancienne, originaire du comté d'Arma-
gnac, où une branche subsiste encore de nos
285 —
— 286 —
jours, ainsi que deux autres en Agénois, connues
sous les noms des seigneurs du Garoussel, et des
seigneurs de Bordeneuve. Une troisième subsistait
en Albret, en 1598. Elle paraît s'être éteinte au
commencement 4du xvii" siècle, dans la maison de
Narbonne. Elles ont toutes pour souche com-
muue, Arnaud de Lart, seigneur de Rigoulières,
vivant vers 1480, et dont les enfants partagèrent
sa succession, le 25 avril 150G. Les branches ac-
tuelles de cette famille, ont donné plusieurs offi-
ciers supérieurs, décorés de la croix de Saint-
Louis. Elles se sont alliées aux maisons d'Al-
bert, Baratel, Beauger, Gollonges, Beaumont des
Junier, Coquet, Cours, etc.
Armes : Ecartelè ; aux 1 et 4 de gueules à trois
bandes d'argent; ait 2 d'azur, au lion d'or ; au 3
d'argent, à trois épieux de sable.
LARTIGUE (de).
Messires, écuyers, damoiseaux, chevaliers,
seigneurs de Lartigue, Lisse, Gazautetz, Bordes,
Tachouérès, Romat, Bassarat, La Salle dAuzan,
Dallos, Loubes, Eoux, Caplisse, Balarin, Cachou,
etc , baron de Pelesté, Montaut, Sorbetz, Guey-
tes, etc., en Armagnac, Launes, Chalosse, Con-
domois, Agenois, Bordelais, Languedoc, etc.
Maison d'origine chevaleresque qui a pris son
nom de l'ancienne terre de Lartigue, située au dio-
cèse d'Auch, parlement de Toulouse. Elle des-
cend suivant une tradition des anciens comtes
souverains de Rouergue, de la maison d'Arma-
gnac, dont elle porte les armes pleines.
L'une des plus considérables de la Guienne
par son ancienneté, comme par le nombre de
ses branches qu'elle a fournies. Cette maison est
aussi l'une de celles dont le nom apparaît le plus
fréquemment dans l'histoire du pays, et dans les
chartes du moyen âge. Elle a été maintenue dans
sa noblesse à diverses époques.
Cette maison essentiellement militaire dans
presque toutes es branches, a eu sous ce point
de vue de véritables illustrations : outre un grand
nombre d'officiers supérieurs de cavalerie, de
chevalier de St-Louis et d'officiers de tous gra-
des, elle a produit des capitaines de compagnies
franches et d'hommes d'armes, un vice-amiral de
Bretagne au xve siècle, etc. Au surplus ses al-
liances sont des plus distinguées et des plus con-
sidérables.
La filiation suivie remonte à noble Arnaud sei-
gneur de Lisse, et de Lartigue, ler du nom, qui fut,
en 1236, sous le règne de Saint -Louis, du nombre
des seigneurs de Guienne convoqués à St-Ger-
main-en-Laye, d'après un titre de la Chambre des
comptes de Paris.
La branche de Lartigue, barons de Goueytes a
pour auteur noble Pierre de Lartigue, écuyer,
conseiller du roi, lieutenant particulier au siège
de Condom, marié le 8 septembre 1630 à demoi-
selle Marie de Perricot, dont il eut postérité.
Armes : De gueules, au lion d'or, lampassè et
armé de sable, qui est de Rouergue-Arma-
gnac et de Lartigue.
Couronne de marquis.
Supports : Deux léopards.
LA RUE (de).
Famille originaire de l'Isle de France, qui re-
monte sa filiation suivie à Louis de la Rue,
écuyer, né le 21 novembre 1764, conseiller se-
crétaire du Roi, maison et couronne de France et
de ses finances, et qui épousa Marie-Marguerite
Sauvage, par acte du 22 juillet 1700, dont il eut
postérité.
Elle a donné un lieutenant-colonel de la 8e lé-
gion de la garde nationale de Paris, chevalier de
la légion d'honneur, né en 1768.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
de trois têtes d'aigle d'argent.
Couronne de comte.
Supports : Deux lêoriers.
LA RUE (de).
Famille originaire de Bretagne, passée en Cham-
pagne et Bourgogne et ayant possédé les fiefs
de Lucémont, la Héronnière, Cohignac en Bre-
tagne.
La branche cadette de la Riie de Cohignac est
actuellement représentée par Jean François-Adol-
phe de la Rue, né le 14 février 1808, à Avize, Cham-
pagne, ancien directeur général des lignes télé-
graphiques en Orient; ancien inspecteur des
forêts de la couronne, sous Napoléon III, chevalier
de la Légion d'honneur, commandeur des Ordres :
du Saint-Sépulchre de Jérusalem; du Christ de
Portugal; officier de Charles III et Isabelle d'Es-
pagne, etc., etc. Résidence : Gorbeil, Seine-etOise.
Fille : Berthe-Marie- Antoinette-Adélaïde, veuve
de Prosper-Ernest Duvergier de Hauranne, che-
valier de la Légion d'honneur, mort en 1877, dé-
puté du Cher; et remariée à M. Graux, député du
Pas-de-Calais, dont une fille : Berthe Graux, née
à Neuilly (Seine) le 25 juin 1881. Résidence : Pa-
ris, 5, rue Monsigny.
Armes . D'azur, à trois trèfles ou feuilles de rue
d'argent, rangées, il et 1 .
LA RUE DE MAREILLES DE GRI-
GNAN (de).
Famille originaire de Champagne, qui établit sa
filiation depuis Gauthier de la Rue, qui vivait
versll 20 et était maïeur de Ponthiers.
— 287 —
— 288 —
Elle fît ses preuves vers 1658 par Nicolas-Georges
de la Rue de Mareilles, chevalier de Malte, frère
de Claude de la Rue, comte de Mareilles. François
de la Rue grand prieur de Champagne (Malte).
mourut en 1794.
Elle compte un capitaine au régiment de Lor-
raine, en 1730, un page de Louis XV, un capitaine
du génie.
La famille de la Rue se divise en plusieurs
branches qui habitèrent la Champagne, la Bour-
gogne, le Languedoc et la Provence.
Elle a contracté des alliances avec les Chantenay,
les Villiers de Pile-Adam, les Duguesclin, les
d'Ailly, les Choiseul, les Turenne, les la Tour
d'Auvergne, etc., etc.
Par suite du décès du dernier comte de Grignan,
mort à Aix en 1853, les de la Rue de Mareilles
sont aujourd'hui les seuls représentants de cette
famille dont le nom fut rendu célèbre par Mme de
Sévigné.
Les Grignan descendaient des Craponne par les
femmes; Adam de Craponne eut une fille, qu'il
maria à Léon de Grignan, dont la fille fut mariée
à César Nostradamus.
La fille de Craponne est donc également repré-
sentée par celle de La Rue de Mareilles.
Armes: D'azur, au chevron d'or, accompagné
de trois Losanges d'argent.
LA RUELLE {de).
Famille originaire de Lorraine qui remonte sa
filiation à Nicolas de la Ruelle, argentier du duc
Charles III, annobli par ce prince, qui était sous
la tutelle de Christine de Danemark, sa mère, et
de Nicolas de Lorraine, son oncle. Les lettres
patentes lui furent expédiées à Bar, le 5 juillet 1549.
Il fut successivement revêtu des charges de con-
trôleur-général des Finances, et de conseiller en
la Chambre des comptes de Lorraine.
Il avait épousé Louise Xaubourel, suivant acte
du 11 septembre 1572, dont il eut postérité.
Armes : D'azur, à une patte de lion arrachée
d'or, armée de gueules ; au chef d'argent, chargé
de trois tourteaux de gueules.
Cimier : Une patte de lion d'or tenant une sphère
du même entre deux pennes de l'écu.
LA
(de).
SAIGNE DE SAINT-GEORGE
Famille d'ancienne chevalerie, originaire du
Piémont. En 1241, Bernard de la Saigne, qualifié
dans l'acte û'eques, chevalier, vendit ses terres
et seigneuries, et vint s'établir en France. Cette fa-
mille ne peut cependant, par suite de l'incendie de
son chartier au château de Saint-George, situé dans
la Haute Marche, et brûlé dans les premiers jours
de la révolution, faire remonter sa filiation, par
titre authentique, qu'à l'année 1355.
Cette famille a toujours joui dans la province
d'une haute considération. Une ancienne tradi-
tion prétend que dans les nobles familles de ce
pays on retrouve le harnais du cheval et le cava-
lier :1a selle (de Lacelle),la bride (de Bridiers), le
mors, (de Montmaur), le bât (de Montbas), et le
chevalier (de Saint-George).
Elle eut en 1627 un régiment de son nom et vit
sa terre de Saint-George érigée en baronnie par
Henri IV.
Changée plus tard en marquisat, cette terre
appartenant à la branche aînée, lui fut enlevée
pendant la révolution. La branche cadette, repré-
sentée dans l'armée par Jean-Louis, comte de La
Saigne de Saint-George, et ses deux fils, tous
trois chevaliers de Saint-Louis, fut aussi à la même
époque, dépouillée de son château du Mazeau,
qu'elle possédait en marche.
Armes : Ecartelè: aux 1 et 4 de sable, au lion
d'argent, armé et lampassé de gueules; aux 2 et
3 d'argent, à la croix de gueules.
LA SALLE {de).
Seigneur de Sarraziet, de Bordes, marquis de
Roquefort, par érection de septembre 1739, en
Guienne, maison ancienne et distinguée, connue
par filiation depuis Jean-François de La Salle,
seigneur de Bordes, qui rendit hommage au roi,
pour cette terre, le 2 juin 1486. Elle a donné des
officiers de tous grades.
Armes : Ecartelè : aux i et 4 d'or, au lion
de gueules ; dux 2 et 3 d'azur, à neuf losanges
d'or.
LA SALLE DE ROGHEMAURE {de).
Peu de familles, même parmi celles réputées
les plus anciennes, pourraient établir d'une ma-
nière aussi précise leur origine, et surtout lui as-
signer avec certitude une époque aussi reculée
que la maison de La Salle.
Le nom de La Salle est une modification de celui
de Salla. Un seigneur Béarnais ainsi appelé, s'il-
lustra en combattant pour Alphonse le Chaste,
roi de Navarre, aux côtés duquel il eut les jambes
fracassées en 818. Elevé en récompense de ses
exploits au rang des nobles, il rentra dans sa pa-
trie, où ses descendants, auxquels il transmit ses
titres, ont toujours figuré depuis, parmi les
leudes de France.
Telle est la mention que consacrent les vieilles
chroniques de la maison de La Salle; mais l'his-
toire nous a conservé le récit de l'exploit qui
289 —
— 290 —
valut, sous le règne du successeur de Charle-
magne, au guerrier basque, de prendre rang parmi
les leudes, la légende assigne une fort belle
origne aux armes et à la devise de cette ancienne
famille.
Salla assiégeait une forteresse occupée par les
maures. Les infidèles, dans une sortie, surpren-
nent une nuit les guerriers Béarnais. Voyant les
siens faiblir et lui-même désarmé, Salla saisit
un arbrisseau, s'en fait une massue, et continue
le combat en criant aux siens : que sien toustem
ligat amale. « Soyez unis, ou selon d'autres :
resserrez vos rangs ». C'est en mémoire de cet
exploit que l'on voit figurer dans l'écu de cette
famille une forteresse et deux arbres déracinés,
et que le cri de son premier chef est devenu sa
devise.
Après avoir résidé jusqu'aux croisades en Béarn,
la maison de La Salla passa en Languedoc, où elle
posséda l'importante baronnie de La Salle, aujour-
d'hui chef-lieu de canton du Gard. Ce fut vers
1300 que la branche aînée s'établit en Au-
vergne, où elle réside encore aujourd'hui. Hauts
barons dès 1300, les sires de La Salle sont toujours
qualifiés de hauts et puissants seigneurs, et eurent
toujours dans leurs vastes possessions, presque
toutes terres de franc-alleu, relevant directement
de la couronne, le droit de haute et basse justice.
Sans compter une longue série de mestres de
camp, d'officiers supérieurs et de commandants
de place, cette maison a fourni plusieurs cheva-
liers du Temple, une nombreuse suite de chevaliers
et 18 grands commandeurs de Malte, plus de 40
chanoines comtes de Brioude, des supérieures
générales de Saint-Cyr et une foule de chevaliers
de Saint-Louis. Un écuyer du connétable du
Guesclin ; .Gadifer, célèbre navigateur sous Char-
les VI ; le comte Bernard II de La Salle, qui, à la
tête d'une armée levée à ses frais, secourut les
cardinaux révoltés contre le pape d'Avignon ; le
chevalier de La Salle ardent ligueur, devenu par-
tisan de Henri IV, tué au siège d'Issoire et Joseph,
que Boileau célèbre au passage du Rhin, sont
dans l'armée, ses membres les plus connus.
Dans l'église elle a fourni de hauts dignitaires.
Le chef de cette maison était en 1789, Louis-
Bernard, comte de La Salle de Rochemaure, co-
lonel de cavalerie au royal-comtois. Echappé aux
journées des 5 et 6 octobre, à Versailles, grâce
au général Lafayette qui refusa de le livrer a la
foule, il émigra avec toute sa famille en 1792,
servit comme colonel à l'armée de Gondé,et ensuite
en Autriche et en Russie, ne rentra en France
qu'en 1814, fut décoré de Saint-Louis. Retiré dans
ses terres d'Auvergne, le comte colonel de La
Salle tenta en 1830 de soulever les populations
contre le gouvernement de juillet et subit même
une incarcération.
C'est de cette famille que naquit, à Reims,
le 30 avril 1051, Jean-Baptiste de La Salle, qui se
dépouilla de tout ce qu'il possédait pour le don-
ner aux pauvres et se livrer tout entier à l'éduca-
tion des indigents. Mort à Rouen, le 7 avril 1719,
et a été déclaré vénérable le 8 mai 1840, et le
Ie'- novembre 1S73, Pie IX a promulgué un ar-
rêt solennel et motivé pour sa béatification et
canonisation.
Armes : De gueules, à la tour d'argent, créne-
lée, maçonnée et ajourée de sable, donjonnée de
deux pièces, soutenue de deux troncs d'arbres,
éc»tés et déracinés d'or, passés en sautoir.
Depuis 1858, cette maison ajoute :
Ecartelè: aux 2 et 3 d'azur, au château à trois
tours d'argent maçonné et ajouré de sable, qui est
de Sales du Doux.
Couronne de marquis.
Cimier : Un lion couronné tenant uneépée.
Supports : Deux lions couronnés d'une couronne
de comte et tenant une bannière aux mêmes
armes.
Devise : Qui sien toustem ligat amale.
Cri de guerre : Salla.
LA SALVANIE (de).
Limousin. — Seigneurs de la Salvanie, de Puy-
mégé, de Plazanet, de Rinoy, de Mangin, de Lis-
sât, etc.
Une des plus anciennes familles du Limousin.
Elle a donné à la France des lieutenants-généraux
de sénéchaussée, des trésoriers, des mousque-
taires du roi, et à l'Eglise plusieurs prélats dis-
tingués,
Elle s'est alliée avec les meilleures familles de
La province; il est parlé de personnages de cette
famille dès 1248, mais la filiation suivie commence
en 1381, et se continue par deux substitutions
aux noms et armes jusqu'à nos jours.
Elle remonte à Mathieu de la Salvanie, qui
testa en 1381.
Au 7e degré, nous avons Antoine de la Salvanie,
marié en 152S, à Jeanne du Bois dont il eut un
garçon mort sans enfants et sept filles dont faînée,
Jeanne de la Salvanie, mariée à Léonard de Cha-
brinhac, qui eut pour fils François, substitué aux
noms et armes de la famille.
Et au XIe degré, nous trouvons Marie-Gabrielle-
Thérèse de la Salvanie, qui épousa le 17 janvier
1654, noble Pierre de Bardoulat de Roman, sei-
gneur de Plazanet, originaire delà ville d'Eymou-
tiers. Ce dernier fut substitué aux noms et aux
armes de la maison de la Salvanie, par la mort
de son beau-frère Dominique de la Salvanie, dé-
cédé sans alliance.
La branche cadette, devenue l'aînée, a pour au-
teur Jules de Bardoulat de la Salvanie, marié en
1850, à Hermini Maisonneufve de Lacoste, dont
il a eu deux enfant».
Tome IL
lu.
— 291
— 292 —
Armes : Coupé : au i d'argent, à un chevron de
gueules, surmonté de trois étoiles d'azur, et ac-
compagné en pointe d'une ancre de sable : au 2
d'argent, à un chêne de sinoplc, entortillé d'un
serpent de gueules.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
Devise: Impavidos.
LA SAYETTE (de).
Famille noble et ancienne de la province du
Poitou.
Le nom de La Sayette est l'ancien nom de la fa-
mille de ceux qui ont possédé le fief de la Sayette
en Poitou, lequel nom de la Sayette fut changé
dès le commencement que les anglais occupèrent
la Guienne, qu'un seigneur de cette nation le
fit le maître de la maison, dans laquelle il
trouva celui qui la possédait si à son gré qu'il en
fît son gendre, aux conditions que les enfants qui
viendrait de ce mariage porteraient son nom qui
était Mareschal.
Comme noms isolés nous trouvons : Michel de
La Sayette, chanoine en 1539, Louis de La Sayette
qui vivait en 1577; Gabrielle de La Sayette, prieure
de cloître et chambrière à l' abbaye de Saint-
Croix de Poitiers vivant en 1738.
La filiation suivie de la l™ branche de la Sayette
remonte à Jean Mareschal, valet, seigneur de la
Sayette, qui vivait en 1382.
Le 2e branche a pour auteur Antoine-François
de la Sayette, issu d'Honoré de la Sayette du X°
degré de la branche aînée ; était lieutenant au ré-
giment Royal Piémont cavalerie au moment de la
révolution de 1789; il émigra et servit dans l'ar-
mée des Princes dans un escadron composé d'of-
ficiers de cavalerie.
Armes : D'azur, à trois fers de lance à l'an-
tique 2 et 1.
LAS CASES (de).
Cette maison, dont l'origine se perd dans la
nuit des temps, paraît tout-à-coup sur la scène
historique vers l'an 1200, avec l'avantage et l'éclat
qui caractérisent une famille longtemps noble et
distinguée, Charles de Las Casas, son chet, est
un des seigneurs espagnols qui accompagnèrent
Blanche de Castille, mère de Saint-Louis. Il s'éta-
blit dans le midi de la France, et ses descendants
s'y trouvent aussitôt aux premiers rangs, par
leurs propriétés, leurs emplois et leurs alliances
Arnaud ou Ardoin, du second degré, a le com-
mandement de deux places fortes en Agenois.
Pierre, celui qui suit, se trouve exécuteur tes-
tamentaire, de concert avec le roi d'Angleterre
et les ducs de Lorraine et de Brabant; il est un
des barons auxquels Edouard Ier son suzerain,
écrit pour demander du secours; il sert de pro-
tecteur à Béatrix de Béziers, et dispute aux Séverac
la possession de leur baronnie par un procès long
et fameux dans lequel interviennent comme pa-
rents ou amis, le pape, le roi de Maïorque, comte
de Foix et autres.
Les fils de ce troisième, son frère et ses neveux
jettent le même éclat; on les trouve tous en al-
liance, en rapport ou en amitié avec ce qu'il y a
de plus grand dans le pays, tels que les sires
d'Albret,les comtes de Foix, les Captais de Buch.
L'un deux combat à Poitiers, l'autre y périt; plu-
sieurs président les lois; deux sont archevêques
de Bordeaux, l'un après l'autre. C'est ainsi que
durant plusieurs générations, ils rassemblent
tous les titres capables d'illustrer une famille.
Malheureusement au 6° et 7° degré, deux causes
viennent interrompre le cours d'une aussi bril-
lante carrière : une héritière, fille de l'aîné de la
maison, en fait sortir des biens immenses, et
celui qui continue la race partage ses biens entre
ses deux enfants. Ce terrible échec de la fortune,
ce dédoublement de la tige unique, amènent deux
rameaux affaiblis, que de nouveaux échecs do-
mestiques affaiblissent encore et empêchent de
se relever à la hauteur dont ils sont descendus.
La marche politique des temps vient s'unir à ces
traverses cruelles de la fortune, et les fait rentrer
insensiblement dans la foule de leurs pairs,où ils
n'offrent plus d'autre distinction que la constance
de leurs services et le zèle dé leurs devoirs.
Ainsi coulent jusqu'à aujourd'hui et passent
successivement sous nos yeux 19 générations
militaires portant avec elles, l'empreinte caracté-
ristique et distinguée des temps qu'elles ont par-
courus et des devoirs qu'elles avaient à remplir.
Lorsque la féodalité était dans toute sa force,
et plaçait les rangs dans la puissance, on voit
lés membres de cette maison au nombre des
grand vassaux; les rois d'Angleterre, leurs suze-
rains,leur écrivent pour leur demander du secours ;
ils prêtent foi et hommage comme hauts barons.
Quand la féodalité affaiblie et les grands vassaux
diminués eurent placé la gloire dans les actes
brillants d'une chevalerie sans puissance, parmi
les preux de cette famille s'élève et brille le va-
leureux Pons, salué dans son temps du beau sur-
nom de vrai chevalier et de fleur de noble famille.
Enfin, quand l'autorité royal eut concentré
toutes les forces et régularisé tous les mouve-
ments; quand la vertu d'un gentilhomme fut en-
tièrement dans son amour pour son prince et son
dévoûment pour sa patrie, on les trouve tous à la
tête de leur bataillon, acquittant leur dette d'hon-
neur et remportant la décoration qui payait leurs
services.
La filiation suivie de cette famille remonte
à Charles de Las Cases, un des seigneurs espa-
293
— 294
gnols qui accompagnèrent Blanche de Castille
quand elle vint en France, en 1200, pour épouser
Louis VIII, père de Saint-Louis. Charles venait
de Séville en Andalousie, où les croisades contre
les maures avaient attiré ses ancêtres, de par
delà les monts, un siècle auparavant. Il obtint du
roi de Castille la permission de demeurer en
France, et servit dans les guerres contre les anglais,
notamment dans celles du midi de la France, où
il s'établit.
Cette famille a fourni la branche aînée de
Belvèze, qui continue la ligne directe du Langue-
doc sur les biens paternels et la branche de
Roquefort, qui continue la ligne directe du Quercy,
sur les biens maternels.
Armes : D'or, à la bande d'azur, à la bordure
de gueules, au franc quartier de comte.
Couronne de marquis.
Devise : Semper paralus.
LASGOUS (de).
Nobles, messires, écuyers, seigneurs de Bois-
set, Puybernard, Sanet, Servole, etc. enPérigord.
Famille d'ancienne noblesse du Périgord, qui
parait avoir tiré son nom du fief de Lascoux,
mouvant de la seigneurie de Celle, dans la même
province.
Cette famille a possédé plusieurs fiefs près de
Périgueux et donné à l'armée six gardes du corps
du roi, dont trois maréchaux des logis desdits
gardes du corps, des capitaines, des officiers su-
périeurs, cinq chevaliers de St-Louis, quatre che-
valiers de la Légion d'Honneur, dont un officier
de ce dernier ordre.
Etienne Lascous, chanoine dans l'église du
prieuré de Castrensi, vivait en l'an 1243.
La filiation suivie commence à N.. de Lascous,
vivant sous le règne de Louis XIII, dont le fils,
Jean de Lascous, médecin des hôpitaux de Bor-
deaux, fit enregistrer en 1697, à l'armoriat géné-
ral de France, registre de Guienne, les armes de
la famille :
Armes : De gueules, à trois étoiles d'argent,
rangées en chef ; parti d'azur, à trois demi-vols
d'argent, 2 en chef et 1 en point/'.
Casque de profil, fermé et grillé, orné de ses
lambrequins de gueules, d'argent et d'azur.
LA SELLE (de).
Famille originaire du bourg de la Selle-cn-Co-
gles (Bretagne) aux réformations de 1420, 1440,
1511 et 1521, cette famille a été déclarée noble
d'ancienne extraction. Au xvne siècle, l'un de ses
membres, Charles de la Selle, obtint l'arrêt du 16
février 1671 rendu dans la même forme.
La maison de la Selle, dont les membres ont
été qualifiés : comtes de la Selle, seigneur de la
Sécardais, de la Forgetterie, d'Echailly et autres
lieux, a contracté des alliances avec les meilleures
races de l'aristocratie de notre pays.
La filiation directe, authentique et suivie de
cette famille commence à Pierre Ie1', seigneur de
laSelle-en-Cogles, qui vivait en 1330.
Geoffroy delà Selle Ier du nom, se distingua au
service de Charles V et de Charles VI. 11 périt
pendant l'expédition contre Tunis en octobre 1390.
C'est en souvenir de sa mort glorieuse que le
croissant, qui se trouve dans les armes de la fa-
mille, fut ajouté aux trois quinte feuilles sicr
fond de sable.
Son petit-fils, Jean de la Selle, était gouverneur
de St-Aubin-du-Cormier, sous le duc de Bretagne ;
c'est lui qui a acquis la terre de Sécardais dont le
nom a toujours été ajouté par la branche ainée à
celui de la Selle.
Armes : De sable, au croissant montant accom-
pagné de trois quintefeuilles posées 2 et J , le
tout d'or.
Couronne de comte.
Supports : Deux griffons.
Devise : Recto et fortiter.
LASNON DE LA RENAUDIÈRE.
Très ancienne famille de la
ville de Vire.
Jean François, sieur de La
Benaudière, gendarme de la
garde du roy a figuré au dix
août parmi les défenseurs du
roi Louis XVI, ce qui lui valut
la noblesse militaire après la
noblesse de charges.
Il épousa une Le Marchant
de Bosel de très ancienne et
très noble famille.
Le dernier descendant, M.
Lasnon de La Benaudière étant
décédé en 1886 sans laisser de
postérité, cette famille est donc destinée à s'é-
teindre.
Armes : Ecartelé: aux 1 et 4, de sinople à un
lion d'argent ; aux 2 et 3, de gueules à irois co-
quilles aussi d'argent posées 2 et 1.
Ecu timbré d'un casque de profil orné de ses
lambrequins ; trois flammes, une verte, une blan-
che et une rouge.
REPRÉSENTANT ACTUEL
Lasnon de la Renaudière, (M*e) née
du Fay de Cisternay. Résidence : 35, rue
Vernet, à Paris.
— 295 —
— 296 —
LASSUS {de).
Il y a plusieurs familles de ce nom : l'une ori-
ginaire de l'Artois, dont les armes sont : de sable,
au chevron dor chargé de trois bandes dasur ;
l'autre originaire du Languedoc, qui porte : L'or
à la bande engrenée de gueules, accompagnée de
deux grenades tigées et feuillées de même.
LASTEYRIE {de).
Cette maison a pour berceau la paroisse d'A-
lassac (Corrèze). Elle réunit tous les caractères
d'une race d'ancienne chevalerie. Dès quelle com-
mence à être connue, on la voit contracter des
alliances avec les plus grandes familles de la pro-
vince ; à ces avantages, elle jouit celui d'avoir
rendu des services distingués et d'établir une
filiation suivie depuis Pierre de Lasteyrie, cheva-
lier du lieu d'Alassac, en 1250.
Pierre de Lasteyrie suivit St-Louis à la Croi-
sade en Egypte ; son nom et ses armes sont ins-
crits à Versailles .
Guy de Lasteyrie, sénéchal du Rouergue, se
distingua comme lieutenant du duc d'Anjou ; en-
voyé en cette qualité à Montpellier pour y apaiser
une révolte des habitants, il y fut massacré le
25 octobre 1379 ; en punition de ce crime, la ville
fut condamnée à payer une forte amende à son fils
Amanieu. Un de ses fils fut attaché à la personne
de Henri IV et compta 70 ans de services mili-
taires.
La seigneurie du Saillant, à laquelle elle a
emprunté son surnom, lni appartient depuis l'an
1371, et la branche aînée en a toujours porté le
titre de préférence. La branche cadette, au con-
traire, néglige souvent d'en adjoindre le nom à
celui de Lasteyrie.
La séparation des deux branches eut lieu à la
mort de Raymond de Lasteyrie du Saillant, baron
dudit lieu, marié en 1629, à Isabeau de Pérusse
des Cars, dont il eut deux fils.
Antoine l'ainé, forma la tige des marquis du
Saillant, vicomtes de Combarn, barons d'Ussac
et de Vergy. Il eut le titre de sénéchal du haut
Limousin qui fut héréditaire dans sa ligne jus-
qu'à la révolution et Geoffroy de Lasteyrie du
Saillant, frère puiné du précédent, forma la
branche cadette et fut bisaïeul d'Urbain Pierre
Louis, tiont le frère Jean Baptiste, reçu chevalier
de Malte, en 1755, parvint à la dignité de bailli
de la langue d'Auvergne. Urbain, colonel du
l«r régiment de carabiniers et maréchal de camp
en 1791. fut admis aux honneurs de la Cour et
prit le titre de marquis de Lasteyrie. Son polit
fils devint le chef de la seconde branche.
Armes : De sable, à l'aigle d'or.
La branche ainée écartolé : d'argent au lambel
de trois pendants de gueules qui est du Saillant.
LASTIG {de).
Auvergne, Limousin, Poitou, marquis et com-
tes de Lastic, de Siouzac et de St-Jal, vicomte de
Murât, barons de Valeilles, etc.
Maison des plus anciennes et des plus distin-
guées de la noblesse d'Auvergne, issue suivant
un mémoire domestique, d'un puiné de la mai-
son deMercœur; elle occupe depuis le commen-
cement du xme siècle, une position considérable
dans cette province par l'ancienneté de son ori-
gine, par l'importance et l'étendue de ses pos-
sessions et par l'illustration de ses alliances avec
les premières familles du royaume.
Elle s'est divisée à une époque très ancienne
en diverses branches, dont plusieurs ont conti-
nué la descendance jusqu'à nos jours, savoir :
Celle des comtes de Lastic St-Jal, dont le prin-
cipal représentant est chef de nom et d'armes de
sa famille ; celle des marquis et comtes de Las-
tic de Siouzac, vte de Murât, dans la basse Au-
vergne et celles des comtes de Lastic de Lescure,
seigneurs du Vigouroux, dans la haute Auvergne.
Cette maison a fourni un grand maitre de St-
Jean de Jérusalem (Malte), un grand maréchal et
plusieurs grands prieurs, commandeurs et digni-
taires dumême ordre, des lieutenants-généraux,
maréchaux de camp, gentilshommes de la cham-
bre, officiers supérieurs des gardes du corps et de
diverses armes de cavalerie et d'infanterie ; un
grand nombre de chevaliers de l'ordre du roi et
de St-Louis .
Elle a donné à l'Eglise de France quatre évê-
ques, plusieurs comtes-chanoines du chapitre
noble deSt-Julien de Brioude, des abbés et d'au-
tres dignitaires éminents.
La filiation suivie des seigneurs de Lastic,
commence à Hugues de Lastic, issu puiné de
la maison de Mercosur; il était déjà chevalier
lorsqu'en 1211, il décida Simon, dit le Ma-
chabée, comte de Montfort, chef de la croisade
contre les Albigeois, à ne pas attendre le comte
de Toulouse et à se jeter dans Castelnaudary. Il
fit en 1225, diverses fondations en faveur de l'é-
glise de Brioude, dont son oncle, Etienne de Las-
tic, était chanoine dès l'an 1200. Il laissa de sa
femme doux enfants.
Au 13e degré, nous remarquons Antoine de Las-
tic, chevalier, seigneur de Chamboulive et autres
lieux qui épousa au chàleau de Saint- Jal, en Li-
mousin, le 12 avril 1627, Antoinette Destresses de
Saint-Jal.
Un de ses petits fils, Louis Romain, vicomte
do Lastic Saint-Jal, fut aide de camp colonel de
cavalerie, ofticier supérieur des gardes du corps
du roi, chevalier de Saint-Louis, né le 18 novem
bre 1709, marié à Anne Thoreau de Maisonneuvo
le 4 septembre 1761, dont il eut plusieurs enfants.
— 297
— 298 —
Armes : De gueules, à la fasce d'argent.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
LA SUDRIE (dé).
Seigneurs de Puchguizec, en bas Languedoc.
Guillaume de la Sudrie, premier du nom, damoi-
seau, seigneur de Calvairac, testa le 30 septem-
bre 1451, en faveur de son fils, Raymond de la
Sudrie, seigneur de Galvairac. Ses descendants
se sont alliés aux familles de Cadrieux, du Puy
de la Ichairie, de Vielcastel, de Marmignac, de
Bonnefous, etc.
Cette famille a formé de nombreuses branches
établies en différentes provinces.
Une de ces branches s'est établie dans l'Arma-
gnac au château de Campanu, commune de La
Graulet (Gers).
Une autre branche existe également à Bordeaux.
Armes : D'azur, ait lion d'or, (alias : d'argent),
accompagné de douze besants du même en orle.
Couronne de comte.
LA TAILLE (dé).
Ancienne maison du Gâtinais. Le premier dont
on ait connaissance, est Guillaume de la Taille,
qui vivait en 1123, mais la filiation suivie remonte
à Jean de La Taille, mort en 1200, dont on voit
encore la tombe dans l'Eglise du Prieuré Flotin
près Bois-Commun ; il laissa un fds, Bertrand de
La Taille, seigneur de Souville, qui continua la
postérité.
Cette famille a formé plusieurs branches :
1° Celle des seigneurs de Fresnay, éteinte vers
1700; 2° des seigneurs des Essarts qui a pour
auteur Jean de La Taille, 4mefih de Martinet de La
Taille (8rae ligne de la branche-mère), qui eût en
partage les terres des Essarts d'Hanorville, etc. ;
3° et la branche des seigneurs d'HANORviLLE et de
Trétinville, dont l'auteur est Louis de la Taille
(second fils de Jean de la Taille, auteur de la
branche des Essarts) marié, en 1530, à Jeanne
d'Halot d'Hermeray, dont postérité.
Cette famille a fourni quantité d'officiers de tous
grades dans nos armées et des chevaliers de l'or-
dre royal et militaire de Saint-Louis.
Armes : De sable, aie lion d'or rampant, cou-
ronné, armé de même et lampassé de gueules.
Supports : Deux sauvages.
Couronne de marquis.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Branche des Essarts
La Taille des Essarts (Alexandre, comte
de), attaché au ministère des Affaires étran-
gères. Résidence : Versailles, rue St-Mé-
déric.
La Taille des Essarts (Fernand, vicomte
de), cousin-germain du précédent, marié à
Glotilde de La Porte, dont postérité. Rési-
dence : Château de Boisangeray (Eure).
La Taille des Essarts (Edgar, baron de),
frère du précédent), marié à Aline de Plan-
terose. Résidence : Les Landes, par Brûlon
(Sarthe).
Branche de Lolainville
La Taille (Henry de), inspecteur princi-
pal du chemin de fer de Paris à Or-
léans, officier de la Légion d'honneur,veuf
de Charlotte de LaagedeMeux. Résidence:
Orléans.
La Taille (Théophile de), cousin germain
du précédent, Conseiller à la Cour d'appel
d'Orléans en retraite, Chevalier de la Lé-
gion d'honneur, marié à Marie de Bissy. —
Résidence : Orléans.
La Taille (Irénée de), frère du précédent,
ancien élève de l'Ecole polytechnique, di-
recteur-ingénieur des télégraphes en re-
traite, Chevalier de la Légion d'honneur,
marié à Bathilde Veytard, dont postérité.
Résidence : Orléans.
La Taille (Ferdinand de), frère des pré-
cédents, docteur en droit, ancien magistrat,
marié à Marie Gonat, dont postérité. Rési-
dence : La Presle, par Cerdon du Loiret.
La Taille (Stanislas de), cousin-germain
des précédents, inspecteur principal du
chemin de fer de Paris à Lyon et à la Mé-
diterranée, chevalier de la Légion d'hon-
neur, marié à Suzanne de Bouveyron, dont
postérité. Résidence : Clermont-Ferrand.
La Taille (Alexis de), frère du précédent,
veuf en premières noces de Marie d'ALBA-
ret, et en secondes noces de Madeleine
Bréhan, dont postérité, Résidence : Le
Mans.
La Taille (Gustave de), cousin-germain
— 299 —
— 300 —
des précédents, Général de brigade, com-
mandant le génie de la Ge région, comman-
deur de la Légion d'honneur. Résidence :
Châlons-sur-Marne.
La Taille (Maurice de), frère du précé-
dent, inspecteur des forêts, marié à Berthe
de Luzy, dont postérité. Résidence : Beau-
vais.
Branche de Trétin ville
La Taille de Trétinville (Henry, comte
de), marié à Louise de Neuilly, dont pos-
térité. Résidence : Château de Blanchamp,
(Indre-et-Loire).
LATENAY DE LISSAG (de),
Familles originaires de Grèce, qui s'établit en
Languedoc aux diocèses deBéziersetdeNarbonne,
et y fit plusieurs branches, dont l'aînée finit en
1556. La branche maintenue en 1669, reconnaissait
pour auteur Simon de Latenai, seigneur de Pou-
solles, marié, en 1508, à Jeanne de Clermont. Son
petit-fils, Jean de Latenai, seigneur de Lissac,
épousa le 13 novembre 1588 Glaire d'Arnaud de
Neffiez, dont il eut postérité.
Armes : D'azur, à ta tour d'or accostée d'une épëe
posée en pal la pointe en bas et d'un lion d'or,
armé et lampassé de gueules.
LA TEYSSONNIÈRE [de).
Comtes de La Teyssonnière, seigneurs de Béce-
rel, de Laye, de Chanains, de Villon, de Porte-
beuf, etc.
Famille chevaleresque, originaire de l'Auvergne,
d'où elle partit pour aller à la première croisade.
Depuis le xn° siècle, une branche, la seule existante
aujourd'hui, vint s'établir en Bresse, y bâtit un
château féodal, auquel elle donna son nom, et
depuis lors, elle tint toujours un rang distingué
parmi la noblesse de ce pays.
Exclusivement vouée à la carrière des armes,
elle a fourni un grand nombre d'officiers dont
plusieurs sont morts sur le champ de bataille.
Elle a produit un chevalier du Temple qui fut un
di ceux qui prononcèrent la défense de l'ordre, et
compte plusieurs chevaliers de St-Louis, entre
autres un de La Teyssonnière, mayor de Marien-
bourg, qui fut décoré par Louis XIV en 1707 après
la bataille de Bamilljes où il avait été grièvement
blessé, et qui, en 1765, à l'âge de cent ans deux
mois, reçut de Louis XV une gratification de
2000 livres en considération de 87 ans de services.
Cette famille qui a contracté de belles alliances
a fourni des chanoinesses au chapitre noble de
Neuville-les-Dames. Elle a fait ses preuves pour
monter dans les carrosses du roi, à la fin du rè-
gne de Louis XV. Elle s'est divisée en plusieurs
rameaux, qui sont presque tous éteints. La filia-
tion de la branche aînée, perpétuée jusqu'à nos
jours, remonte par titres authentiques à Guil-
laume de La Teyssonnière, surnommé le Beau,
damoiseau, connu par un acte de partage du mois
de juin 1290.
Armes : Parti emmanché d'or et de gueules de
cinq pointes (côté gueules).
LATIER DE BAYANNE (de).
Très ancienne famille noble du Dauphiné. Son
séjour a été autrefois dans la ville de Grenoble et
à Vourey. S'étant divisée en plusieurs branches,
elle a passé dans le Valentinois où elle est encore.
Des Chevaliers de l'ordre de St-Jean de Jérusalem
et du Temple, quelle a eu presque sans interrup-
tion sont une marque certaine de son ancienneté.
Les alliances qu'elle a faites avec plusieurs des
plus illustres familles du Dauphiné, et les offi-
ciers de mérite qu'elle a donnés, dans tous les
temps, sont encore une preuve de la considération
où elle a toujours été. Ses armes étaient succes-
sivement : trois lacs d'amour d'argent, sur un fond
d'azur. Devise : Pour Trois. Depuis environ deux
siècles, les lacs d'amour ont été changés en trois
frettes, pour la brisure des branches cadettes. Le
premier connu de ce nom est Jacques de Latier,
qui hommagea des terres au Dauphin l'an 1290.-
Elle a fourni les branches : de Latier-Charpey ;
de Latier-Bayanne qui a pour auteur Louis de
Latier qui vivait en 1524. 11 eut une compagnie de
gens à cheval, servit avec distinction sous les
règnes de François Ier et d'Henri II, se trouva en
1529 à l'armée que commandait le comte de St-
Paul contre le duc de Brunswick ; il eut pour
épouse Alix de Brottin, dame de Souspierre, dont
postérité.
Deux de ses fils furent capitaines d'infanterie
et un chevalier de Malte et commandeur de Poët-
Laval.
Antoine de Latier, seigneur d'Orcinas et de
Bayanne, capitaine d'une compagnie de Franche
en 1615, se signala en plusieurs circonstances.
Louis de Latier, marquis de Bayanne, seigneur
dArcinas, etc., capitaine de cavalerie, lieutenant
des maréchaux de France, épousa le 5 novembre
1727 Catherine de Sibeul dont il eut plusieurs en-
fants. Cette branche s'est perpétuée jusqu'à nos
jours.
Enfin la branche de Latier-Burlet, qui a fourni
également plusieurs officiers distingués.
Armes: D'azur, f relié d'argent; au chef du
même.
301
— 302 —
LA TOUR (de).
Seigneurs de Romoules et de Ti lurtour, en Pro-
vence, famille issue de l'illustre maison de la Tour
à Naples. Pendant la révolution de ce royaume,
Louis de la Tour ayant rendu d'importants servi-
ces à Louis II d'Anjou, ce prince le récompensa
par la charge de capitaine général au bailliage de
Digne, le 10 août 1426. Il le qualifie, dans ses let-
tres patentes, de Ludovicus de Turri de Neapoli.
Louis de la Tour était fils de Philippe de la Tour,
qui suivit le parti de la reine Jeanne et de son fils
adoptif ; il fut enveloppé dans la déroute de l'ar-
mée de ce prince en 1382, et perdit ses biens qui
furent confisqués par Charles de Duras, lorsque
celui-ci se rendit maître du royaume de Naples.
Ce fut ce qui obligea Louis delà Tour à se retirer
dans la ville d'Hyères, où il épousa Béatrix de
Cormis, laquelle apporta à son mari la terre et
seigneurie de Romoules. Il eut quatre fils, Fouquet,
Antoine, Honoré et Elzéar de la Tour. Honoré a
fait la branche d'Arles. Antoine de la Tour, sur-
nommé le bran, terme provençal qui signifie en
français brave, vaillant et fort, fut successivement
viguier de Marseille en 1467, premier consul à
Arles en 1468 et 1470. Le roi René le fit son con-
seiller en tous ses conseils d'Etat, en considéra-
tion de grands et notables services qu'il lui avait
rendus auprès de son fils, le duc de Calabre, tant
au royaume de Xaples qu'en la principauté de
Catalogne. Ses frères Fouquet et Honoré de la
Tour héritèrent de lui ; Fouquet, l'ainé, fut con-
firmé dans toutes les charges de son frère par le
roi Charles VIII. Henri de la Tour, fils aîné de
Baltazar, se signala dans toutes les guerres de
son temps. L'an 1579, il soutint contre les ligueurs
le. siège de Lorgues. En 1596, il eut commission
de se saisir du château de Salerne ; et en 1607, le
duc de Florence l'ayant prié de se trouver à l'en-
treprise de Famugouste en Chypre, lui donna la
commission de lever un régiment en Provence. Il
fut de cette expédition où il se couvrit de gloire.
Il mena ensuite son régiment au siège de Mon-
tauban, l'an 1629, ayant trois de ses fils avec lui.
En 1637, il servit à l'attaque de St-Honoré et de
Ste-Marguerite, quoique âgé de 80 ans. Deux de
ses fils combattirent avec lui ; ils furent forcés de
se retirer. Il voulut donner de nouveau, mais il
fut blessé, fait prisonnier par les espagnols, et
échangé ensuite avec un capitaine napolitain. Le
roi qui connut cette action d'éclat lui écrivit une
lettre des plus obligeantes ; et après avoir haute-
ment loué sa valeur, lui envoya le brevet d'une
pension de 1500 livres pendant sa vie qui fut fort
longue. Cette maison a formé des alliances consi-
dérables et donné des officiers de la plus haute
distinction, des premiers consuls de Provence et
un page du roi.
Armes : D'azur , à une tour crénelée de quatre
pièces d'argent, maçonnée de sable ; deux colom-
bes d'argent, becquées et membrées de gueules, af-
frontées, perchées sur les deux créneaux extrê-
mes, et soutenant de leurs becs une étoile d'or.
Nous trouvons une autre famille du même nom
originaire d'Auvergne, dont l'origine remonte
aux temps les plus reculés. Elle compte parmi ses
ancêtres des personnages de la plus haute consi-
dération, et qui, dans la carrière des armes, ont
rendu à l'Etat les plus importants services. Les
alliances qu'elles a contractées avec les premières
maisons du royaume prouvent assez l'ancienneté
et les grandes prérogatives de sa noblesse.
La filiation de la branche aînée établie alors on
Auvergne remonte à Bertrand de La Tour, premier
du nom, qui vivait en 1190.
Elle a fourni des officiers chevaliers de St-Louis.
Armes : D'azur, à la tour d'argent, accompagnée
de neuf fleurs de lys d'or, posées en pal, quatre de
chaque côté, et une en pointe: le tout sur une
bande de gueules, chargée en chef d'un écusson
d'argent.
LA TOUR EN VOIVRE (de).
En Barrois, seigneur de La Tour en Voivre, de
Pierrefort, de Jeandelise, de Puxe, de Savonniére,
de Brainville, de Puisieux, etc., comtes de la Tour
et baron de Richecourt.
La maison de La Tour a pris son nom d'une terre
située dans un canton du Barrois, nommée la
Voivre. Elle est connue depuis 1220, et sa gé-
néalogie est extraite d'un mémoire présenté au
roi par M. Chérin, le 23 avril 1384, pour la pré-
sentation du comte Charles de La Tour en Voivre.
Elle commença la filiation à Jean, sire de la Tour,
qui reconnut le 9 août 1261, tenir en fief du
comte de Bar la seigneurie de Balers, possédée
par ses pères.
Cette maison a fourni plusieurs officiers à nos
armées, chevalier de Saint-Louis et de divers or-
dres étrangers.
Tous les historiens montrent la puissance de
cette maison de l'ancienne Chevalerie de Lor-
raine à l'époque du schisme qui a amené le con-
cile général de Constance en 1415. Henri et Jean-
delise de La Tour s'était unis à Charles de
Deuilly, maréchal de Lorraine, poussèrent la har-
diesse jusqu'à faire prisonniers sur les confins
du Barrois, les députés du roi de France qui re-
venaient du concile de Constance. Henri les fit
enfermer dans la forteresse de Sancy. Le concile
excomunia ces trois seigneurs. Les ducs de Lor-
raine et de Bar, avec les habitants de la ville de
Metz, assiégèrent Sancy et parvinrent à délivrer
les députés prisonniers.
Le Concile en adressa ses remercîments à
ces deux princes par une lettre du 14 octobre
1413.
303
304
Henri, célèbre par son activité et sa valeur,
mourut en 1449, laissant postérité de sa femme
Jeanne de Lenon court.
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4 de gueules, à
trois lions d'argent : aux 2 et 3 de sable, à une f as-
ce d'argent accompagnée de trois pattes de lions
du' même, 2 en chef contre-onglées, et l'autre
contournée mouvante de la pointe.
LA TOUR SAINT-LUPICIN (de).
Connue dès 1151, cette ancienne famille, noble
de nom et d'armes, est originaire de la Franche-
Comté, où elle possédait en temps immémorial,
les fiefs des Villars lez la Rixouse, de la Tour
de Saint-Lupicin, et la prévoté héréditaire de
Saint-Lupicin, qui lui avait été inféodée par l'abbé
de Saint-Claude.
La maison de la Tour Saint-Lupicin a formé
un grand nombre de branches plus ou moins fa-
vorisées par la fortune, et dont la fdiation est
parfaitement établie sur titres.
Elle a contracté les meilleures alliances de la
province. Les illustres familles de Sacquenay et
de la Baume-Mont-Saint-Léger, se sont éteintes
dans la famille de la Tour Saint-Lupicin. Le pre-
mier connu de cette famille est Guillaume de La
Tour, qui vivait en 1151.
Guyot de La Tour figure sur la liste des gens
d'armes qui suivirent le duc de Bourgogne en
Picardie, en août 1377, et en Normandie en avril
1378.
Henri de La Tour est nommé parmi les cheva-
liers qui accompagnèrent le duc de Bourgogne,
Jean-Sans-Peur, en janvier 1419 à Arras, et jus-
qu'aux portes de Paris, et qui le servirent en Ar-
tois, en 1414.
Loys de La Tour de Saint-Lupicin, prévôt hé-
réditaire de Saint-Lupicin, mourut en septembre
1556, laissant postérité.
Armes: D'azur, à la tour d'or.
Timbre : Un casque de chevalier, orné de son
botirrelet de chevalier et de ses lambrequins.
Cimier .• Un vol d'aigle,
Supports: Deux lions, la tête contournée.
Devise : Armis et togâ.
LA TOURNELLE (de).
En Bourgogne. Cette famille prend son nom
de la terre de la Tournelle en Nivernais, et les
seigneurs en sont connus par titres dès 1140. Le
premier auteur connu est Hugues de la Tournel-
le, dont le fils, seigneur de la Tournelle, fit une
donation, à l'église de Saint-Cyr de -Nevers en
1007, de la dîme de tous ses biens, étant alors,
comme dit l'acte, dans sa vieillesse, et se dis-
posant à faire le voyage de la Terre-Sainte.
La filiation suivie de cette maison ne remonte
qu'à Jean de la Tournelle, qui vivait en 1288.
Au 14° degré, nous trouvons Antonin-Fran-
çois, comte de La Tournelle, marquis de 1 enaut.
seigneur de Lengny, etc., capitaine de cavalerie
dans le régiment royal étranger, chevalier de la
noblesse des Etats de Bourgogne, mort en 1738,
laissant postérité de sa femme Marie-Thérèse de
Bâillon.
La branche cadette a pour auteur Balthasar de
la Tournelle, seigneur de Montjardin, dont le fils
N... vicomte de la Tournelle, capitaine dans le
régiment de Cambis, colonel dans celui de Nice,
à partir de 1758, mourut en laissant postérité.
Cette famille compte plusieurs officiers dans
nos armées, chevaliers de l'ordre de Saint-Louis.
Armes : De gueules, à trois tours d'or.
Supports : Deux lions.
LA TOUSGHE (de).
Ce nom a été porté par plusieurs familles et il
est encore représenté dans le Poitou où il est
fort ancien et d'origine chevaleresque.
Les branches de la Tousche d'Avrigny et de la
Massardière sont honorablement mentionnées
dans le mémoire concernant l'état du Poitou
dressé par Charles Colbert de Groissi, indendant
de cette province.
Une grande quantité de noms isolés de cette
maison figurent depuis l'an 1088.
Mais la filiation suivie commence avec la bran-
che d'Avrigny, qui a pour auteur Guy de la
Tousche, qui vivait en 1372.
Cette maison a formé plusieurs autres bran-
ches qui sont: celles des Meurs; de la Ravar-
dière ; de Marigny; de la Massardière; de Pous-
sac ; de Chillac, élection d'Angoulême ; de Gres-
sat, élection de Saintes; de Montargnier ; de la
Guittière.
Armes: D'or, au lion de sable armé, couronné
et lampassè de gueules.
Devise : Deo juvante .
LATTAIGNANT DE LEDINGUEN.
Originaire de Picardie.
Famille noble qui descend de Lattaignant, ser-
vant en qualité d'hommes d'armes des ordon-
nances du roi, en 1342.
Armes: D'azur, à trois coqs d'or.
LATTRE DE TASSIGNY^e).
Picardie, Flandre, Artois et Champagne.
Seigneurs de Tassigny, de Cassiny, deRelicourt,
du Sausois, etc.
— 305 —
306 —
Il existe dans les provinces du Nord, des fa-
milles du nom de de Lattre, qui ont toutes la
même origine, quoiqu'elles aient des armoieries
différentes.
Le premier personnage dont il soit fait men-
tion, est Jean de Lattre, qui figure dans le comp-
te de Jacques de La Tannerie, receveur de Lille
pour le fait des nouveaux acquêts du 4 février
1389.
Son fils, Jehan de Lattre, fut receveur des
aides, à Gisors en 1404 et 1405.
Rolland de Lattre, écuyer, né à Guise vers 1560,
laissa de son mariage avec demoiselle Jacque-
line Thelingues, 7 enfants.
La branche cadette devenue l'aînée a pour
auteur Jean de Lattre, écuyer, avocat au Parle-
ment, qui épousa en 1660, demoiselle Marie-Mar-
guerite Le Moine.
La troisième branche devenue à son tour l'aînée
par l'extinction des deux premiers, a pour auteur
N... de Lattre, écuyer, qui laissa 4 enfants de son
mariage avec demoiselle Marie de Violette. Son fils
aîné, Louis-Antonie-Joseph de Lattre de Tassi-
gny, né à Guise en 1769, fut sous-préfet de Cha-
tellerault, et épousa en 179S, demoiselle Marie
Ghantale Imbert de la Ghottière de laquelle il a
eu 3 fils.
Abmes: D'azur, à la fasce d'or, accompagnée
de trois étoiles rangées en chef, et en pointe, de
trois canettes du même becquées et membrées de
gueules.
Couronne de comte.
Supports : Deux levrettes.
LA TULLAYE (de).
Maison ancienne et distinguée de Bretagne, qui
a fait ses preuves au cabinet des ordres du roi,
le 7 avril 1788, et a établi par titres sa filiation,
depuis l'an 1408, temps auquel vivait Guillaume
de la Tullaye, époux de Guillemette de Guitté.Ses
descendants avaient été maintenus dans leur an-
cienne extraction, par arrêt de la Chambre établie
pour la réformation de la noblesse de Bretagne,
du 30 octobre 1668. La branche de Belle -Isle fut
perpétuée sous la dénomination de seigneurs de
Chamfort et delà Jaroussaye. Les divers rameaux
de cette maison ont donné des conseillers au Par-
lement de Bretagne, et des maîtres des comptes,
et se sont alliés aux familles de la Barre-Binet,
de la Blottière-Bitault, Bodart de Vauhart, etc.
Armes : D'or, au lion rampant de gueules.
Le représentant actuel écartèle : aux 1 et 4,
d'or, au lion rampant de gueules ; aux 2 et 3, de
sable, à six rois d'échiquier d'argent, S, 2 et 1.
LAU (du).
Maison issue d'ancienne chevalerie, originaire
de Béarn, et établie enPérigord, depuis l'an 14:59,
dans la personne d'Amanieu du Lau, damoiseau,
seigneur de la Coste, de la Rousselière et de la
Borie, parent du fameux Arnaud-Guilhem de Bar-
bazan. Cette maison a produit des capitaines
d'hommes d'armes, quatre gouverneurs déplaces,
deux gentilshommes de la chambre du roi, un
lieutenant-général des armées, des maréchaux de
camp, des brigadiers, des capitaines de vaisseaux
et autres officiers de marque, un commandeur et
un grand-croix de St-Louis, et plusieurs cheva-
liers de cet ordre royal et militaire. Jean du Lau,
co-seigneur des Ecuyers, surnommé le grand ca-
pitaine, joignait à l'expérience militaire le talent
des négociations. Il mérita l'estime dont le bon
roi Henri IV l'honora.
Les honneurs de la Cour ont été accordées à
cette famille en 1757, 1769, 1770, 1773, en vertu
de preuves faites au cabinet des ordres du roi.
Elle a été qualifiée des titres de marquis et de
comte dans les actes publics, et commissions de
nos rois, depuis deux siècles. Elle a donné un
évêque de Bayonne en 1470, un évêque de Digne
en 1766 et un archevêque d'Arles en 1775. Elle a
contracté les alliances les plus distinguées :
Armes : D'or, au laurier à trois branches de si-
nople, au lion léopardé de gueules, brochant sur
le fût de V arbre ; à la bordure d'azur, chargée de
quinze besants d'argent.
L'AUBESPINE (de).
La famille de l'Aubespine, originaire du pays
Chartrain, a donné entre autres personnages il-
lustres : un garde des sceaux, des ministres secré-
taires d'État, des ambassadeurs, des lieutenants
généraux, des commandants et chevaliers des
ordres du roi, et un évêque d'Orléans, connu par
ses nombreux écrits.
Elle a obtenu les honneurs de la Cour en 1768.
La famille de 1 Aubespine a pour premier au-
teur Simon de l'Aubespine, prévôt et maire de la
ville de Chartres, anobli par lettres patentes «lu
roi Charles V, données au château de Melun le 10
octobre 1374, et père de Gilles de l'Aubespine,
premier du nom, bailli et gouverneur du pays de
Chartrain.
Depuis 1500 environ, celte famille se divise en
deux branches :
lo Celle des marquis d'Hauterive et de Chàteau-
neuf fut formée par Claude II de l'Aubespine,
pourvu le 10 mars 1537 d'une charge de secrétaire
du roi, puis de celle de secrétaire d'Etat et des
finances. Claude servit avec zèle et intelligence
les rois François Pr, Henri II et Charles IX. Sous
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— 308
le premier de ces princes/ il fut nommé l'un des
commissaires chargés de négocier la paix à Har-
delot. Sous Henri II, il prit une part active aux
négociations qui amenèrent le traité de Château-
Cambrésis. Claude s'acquit une réputation d'ha-
bile diplomate ; la reine Catherine deMédicis, qui
ne faisait rien sans prendre son avis, alla le con-
sulter à son chevet le jour de la bataille de Saint-
Denis, le 10 novembre 1567. Il mourut le lende-
main.
Il existe à la Bibliothèque Nationale, dans la
collection Béthune, un grand nombre de lettres
originales de Claude de PAubespine, de son fils
et de son petit-fils.
La branche des marquis d'Hauterive s'est per-
pétuée jusqu'à nos jours par la descendance di-
recte de François de PAubespine en vertu duquel
la seigneurie de Dampierre fut érigée en marqui-
sat par lettres patentes du mois d'octobre 1649.
Les principaux rejetons de cette branche ont
suivi constamment la carrière des armes.
2° La branche des Marquis de Vcrderonne, ca-
dette de la précédente, a été formée par Gilles de
PAubespine. Elle a donné un grand nombre d'of-
ficiers distingués, dont un, Etienne-Claude de
PAubespine, marquis de Verderonne, page de la
grande écurie du roi en 1671, fut tué a la bataille
de Fleurus le lef juillet 1604. Il était fils de Claude
de PAubespine qui avait obtenu l'érection en
marquisat de la seigneurie de Verderonne, au
pays de Beauce, par lettre patentes du mois d'oc-
tobre 1650. Cette branche s'est éteinte par la mort
de Claude-Marie de PAubespine, marquis de Ver-
deronne, tué à Malplaquet le 11 septembre 1709,
et par celle d'Etienne-Louis, son frère, sous-lieu-
tenant des gendarmes du Dauphin, décédé sans
laisser d'enfants.
Armes : D'azur, au sautoir d'or, alaise et accom-
pagné de quatre billettes de même.
Couronne de marquis.
Supports : Deux autruches colletées d'une cou-
ronne de marquis.
Cimier : Une autruche de même.
LAUGIER- VILLARS (de).
Maison ancienne et illustre de Provence dont
une branche s'est établie en Lorraine sur la fin
du dernier siècle.
Sa filiation suivie commence à Raymond, baron
de Laugier, chevalier, Jmentionné au nombre des
barons et seigneurs provençaux qui, en 1114, sui
virent le parti de Bérenger, comte de Provence,
dans la guerre qu'il fit à la maison de Baux.
Isnard et Bertrand, barons de Laugier, suivi-
rent Charles d'Anjou en 1264 à la conquête du
royaume de Naples. Le fils du second Guillaume
de Laugier, 2me du nom, accompagna en 1309, le
roi Robert, qui allait prendre possession du
royaume de Naples, et prêta hommage à ce
prince en 1331, pour ses terres d'Aurel et d'Es-
parron.
Jacques, barons de Laugier, Seigneur de Vil-
lars, Verdacher et la Javie, capitaine d'une com-
pagnie de 100 hommes d'armes, vivait en 1582; il
épousa Lucrèce de Verdillon, dont il eut pos-
térité.
Cette famille a formé les branches :
1° Des seigneurs de Beaucouse;
2° Des seigneurs du Puy ;
3° La branche établie en Lorraine.
Armes : D'argent, à un lion de gueules, armé et
lampassê du même.
Supports : Deux lions.
Devise : Non fortior alter.
LAUNAY DE LA MOTHAYE (de).
Originaire d'Anjou, maintenue à Tours en 1667
et 1714. Seigneur des Landes, delà Bouchonnière,
de Longmortier, d'Onglée, de la Ballisère, de
Chavigny, de la Motthaye, de la Gautraye, du
Mesnil, de Pont-Girault. Guillaume, abbé du Per-
ray-Neuf, diocèse d'Angers, vivait en 1497 ; Jean,
seigneur d'Onglée, fût chevalier de Saint-Michel
sous les rois Charles IX et Henri III, lieutenant
du maréchal de Lavardin à la bataille d'Ivry
en 1590, marié à Urbane de la Haye; Marie
grande prieure de Fontrevrault, 1693.
Armes : D'or, à un aune arraché de sinople,
accosté de deux aiglons affrontés de sable, mem-
bres et becqués de gueules.
Devise : Pour Dieu et l'honneur.
LAUR(de).
Noble et ancienne famille du Béarn.
Suivant la production des titres de noblesse
en 1669, Arnaud, seigneur de Laur, testa en 1485,
Jacques de Laur fut gouverneur des villes et
citadelles de Navarreux.
La baronnie de Lescun, l'une des douze pre-
mières du Béarn, a été possédée par la famille de
Laur pendant plus de 200 ans .
Armes : Ecartelê : au 1 d'argent, à la tourd'azur
surmontée d'un croissant de gueules ; aux 2 et 3
de Lons ; au 4 d'azur, semé de fleurs de lis d'or,
au lion du même brochant; et sur le tout' coupé :
au 1 d'or, au rameau de laurier de sinople, mou-
vant du flanc sencstre de Vécu, qui est de Laur ;
au 2 de gueules, au cœur d'or, qui est de Lescun.
LAURANS DE CHARPAL.
La famille Laurans deCharpal est originaire dn
haut Languedoc.
- 309
— 310
Sa généalogie établie par les titres de ' famille
remonte jusqu'au milieu du xvie siècle. A cette
époque Anthonie Laurans, docteur es droit,
avocat au Parlement était comme tel chargé des
intérêts de la ville de Mende. Son fils était
en 1608 premier consul de cette ville, ainsi que le
furent après lui plusieurs membres de la famille
Laurans de Charpal. Son arrière petit-fils acheta,
en 1700,1a terre noble de Charpal et ajouta ce
nom au nom patronymique de Laurans. François
Laurans de Charpal était l'aïeul de Charles Fran-
çois Laurans de Charpal qui siégea aux Etats
généraux du Languedoc en 1770, et qui, conseil-
ler secrétaire du roi, maison couronne de France,
signa en 1788 le mémoire que la noblesse du
Languedoc envoya à Louis XVI au sujet de l'élec-
tion de ses députés aux Etats généraux du
royaume. Le fils de Charles François prit le nom
de la terre de Monteil et eut entr'autres enfants
Odilon Laurans Monteil de Charpal, né en 1798,
qui fut chevalier de la Légion d'honneur, prési-
dent au conseil général de la Lozère, maire de la
ville de Mende, notaire. Des deux fils de ce der-
nier, l'aîné Jules de Charpal (1840) est juge de
paix, propriétaire et maire de la Capelle (Lozère),
l'autre Georges de Charpal (1850), ancien résident
de France au Tonkin, ancien secrétaire général
de Préfecture, appartient actuellement à l'ad-
ministration centrale du Ministère de l'Intérieur.
Armes : D'argent, au laurier de sinople sur
une ter: asse du même, accosté de deux lions de
gueules.
LAURENGIN {de).
On voit à Lyon, à l'un des coins de la clôture
des jardin de St-Marcel, une inscription ou plutôt
une épitaphe fort ancienne des Laurentin, dont on
croit que descendent les Laurencin d'aujourd'hui.
Quoiqu'il en soit, on ignore d'où la famille des
Laurencin, noble et ancienne, tire son origine ;
mais par les vestiges qui en restent, entr'autres à
Lucques, on pourrait croire qu'elle est originaire
d'Italie. On pourrait aussi la croire d'Allemagne,
à en juger par d'anciens mémoires domestiques,
et d'anciennes monnaies ou testons frappés à leurs
armes et conservés dans les archives des aînés de
la maison. Elle remonte, suivant différents mo-
numents, jusqu'au xn^ siècle. La première alliance
avec les Gorrevod, qui étaient ducs, prouve qu'elle
était fort ancienne à cette époque. Elle a formé
trois branches et a donné plusieurs chevaliers et
.commandeurs de l'ordre de Saint-Jean de Jérusa-
lem. Ses alliances sont, entr'autres, avec les mai-
sons dAmboise, Talarn de Chalmozel, Foudras,
Senneterre, Choiseul de Traves, la Tour d'Auver-
gne, etc. Le premier depuis lequel on a une filia-
tion suivie est Nicolas de Laurencin ; il épousa le
16 octobre 1417 une fille delà maison de Correvod-
Pont-de-Vaux, dont il eut un fils qui continua la
descendance.
Elle a formé les branches des seigneurs de la
Bussière et des seigneurs de Beaufort.
Armes : De sable, au cheoron d'or, accompagné
de trois étoiles d'argent, 2 et 1.
Supports : Deux lions.
Devise : Lux in Icnebris, et post tenebras spero
lucem.
LAURENS (de.)
Nous trouvons une famille de ce nom, originaire
de TAnjou, qui remonte à Philippe de Laurens,
seigneur de la Crillouère, et qui vivait en 1530,
dont l'un des descendants fut élu chef pour la
noblesse au ban et arrière-ban de la sénéchaussée
de Saumur en 1639 et qui porte pour armes : Cou-
pé d'azur et d'argent, au lion de l'un en l'autre.
Supports : Deux lions d'o".
Timbre : Un casque de front.
Dans son Etat de la Provence, l'abbé R. D. B.
donne trois familles de Laurens.
La première, originaire de Savoie, subsistait à
Arles sur la fin du siècle dernier, en la personne
de Louis de Laurens, qui eut une grande famille
de Louise de Castelane.
Les armes de cette famille sont :
D'argent, à un laurier de sinople, au chef d' azur t
chargé de trois étoiles d'or.
La deuxième, différente de la précédente, est
celle des marquis de Saint Martin et de Brûc.
Voy. Laurens de Saint-Martin.
La troisième famille du nom de Laurens et qui
habitait dans la ville d'Arles, était originaire du
comtat. Marc-Antoine de Laurens fut premier
consul d'Arles l'an 1659. Il fut maintenu dans sa
noblesse le 11 mai 1667.
Armes : D'or, à la croix pattée de gueules ; parti
aussi d'or, à trois bandes de gueules.
LAURENS GASTELET (de).
Noblesse des plus anciennes du Languedoc,
mise au rang de celles qui ont illustré le Capitou-
lat dès le xine siècle, temps auquel elle possédait
la terre de Soupex et le fief de Castelet-les-Pugi-
nior. La première de ces terres n'est sortie de
cette famille qu'a l'extinction de la branche aînée,
dans le xvie siècle, et l'autre est encore possédée
par les seigneurs de ce nom. Cette possession,
non interrompue, des mêmes fiefs a servi à éta-
blir la filiation depuis cette ancienne époque jus-
qu'à nous. Le premier connu est Raymond Lau-
rens, seigneur de Soupex, ex-co-seigneur de Pu-
ginier ; son arrière-petit-fils fut maintenu dans la
— 311 —
— 312 —
justice du dit lieu de Soupex, par sentence du
sénéchal de Toulouse, rendue en 1316.
La branche des Eudibats et du Castelet a pour
auteur Guillaume de Laurens, premier du nom,
seigneur de Soupex et co-seigneur de Puginier,
qui vivait en 1519.
Olivier de Laurens, seigneur du Castelet, rendit
son hommage en 1625 et servit longtemps. 11 fut
maintenu dans sa noblesse par jugement du 20
décembre 1638. Son Bis, Marc-Antoine, seigneur
du Castelet, fut également maintenu parles com-
missaires du roi dans sa noblesse avec tous ses
frères en 1668. Deux de ses frères ont servi dans
les gardes du corps.
Armes . De gueules, à trois coquilles d'argent,
rayées de sable, 2 et l.
Supports : Deux sauvages armés chacun d'un
arc bandé.
LAURENS DE LA BARRE (du).
Originaire de Normandie, seigneur deFerrières,
de la Barre, de St-Denis, de Montbrun, maintenu
au conseil en 17v8 et par avis du Parlement de
1768.
Nous trouvons : Barnabe, président de l'élection
de Mortrain, anobli en 1654 pour avoir contribué
à la réduction des Pieds-nuds; Antoine, garde du
corps du roi, en 1710, père d'un sénéchal le
Concarneau, en 1750, et aïeul d'un capitaine au
régiment de Foix, en 1775, chevalier de St-Louis;
un chanoine de Cornouailes, grand-maître du
collège de Navarre f 1788; deux membres fusillés
à Quiberon en 1795.
Armes : D'or, au sautoir de sable.
LAURENS DE LA BESGE (de).
Famille qui occupait dès le milieu du xvne siècle
des fonctions dans la magistrature. Sa filiation
suivie remonte h Laurens (Etienne), seigneur de
Lorange, près Mortrol, marches du Poitou et du
Limousin, qui vivait en 1598.
Pierre Laurens, seigneur de la Besge, fut installé
procureur du roi au bureau des finances de Poi-
tiers le 21 août 1762.
Armes: D'argent, au cheoronde gueules, accom-
pagné en chef de deux étoiles d'azur et, en pointe,
d'un croissant de même.
LAURENS DE St MARTIN (de).
Famille originaire du duché de Toscane, connue
en Provence depuis le xive siècle. La filiation de
cette famille remonte à noble Jean de Laurens,
juge de la Cour royale de Draguignan, en 1345.
Un de ses descendants au 9e degré, Pierre de
Laurens, deuxième du nom, se fixa à Aix où il
fut regu conseiller au Parlement en 1623. Il fit
ériger, en 1665, sa terre de Saint-Martin-de-Pal-
lières en marquisat. Il en fit hommage au roi en
1672 et testa le 30 septembre de la même année.
De son mariage avec Jeanne de Séguiran, il eut
entre autres enfants Henri de Laurens, marquis
de Saint-Martin et de Bruc, seigneur de Tnurtour,
conseiller au Parlement de Provence, en 1654.
De cette famille est issue la branche des sei-
gneurs de Peyrolles.
Elle compte des officiers de terre et de mer, et
des chevaliers des ordres de Saint-Lazare et de
Saint-Louis, un mestre de camp de cavalerie,
inspecteur général des maréchaussées, lieutenant
des maréchaux de France, grand prévôt de Pro-
vence.
Armes : D'or, au laurier de sinople, au chef
d'azur, charqé de trois étoiles d'or.
Supports . Un cerf à dextre et un loup à se-
nestre.
Cimier: Un cerf naissant.
LAURENS-D'OISELAY (du).
Barons du St-Empire (1642)
pour tous les descendants
mâles et femelles, comtes d&
Baix (1649) marquis de Beau-
regard (1658) et d'Oisela-y
(1669) avec droit de basse,
haute et moyenne justice, et:
par succession, marquis de-
là Mazure de Vaulx, du Jau-
cet, de St-Symphorien d'O-
zon, comtes palatins.
La maison de ou du Lau-
rens est originaire de Tos-
cane ; deux de ses membres
vinrent en Provence au com-
mencement du xne siècle, et leurs descendants,
après être plusieur fois retournés en Italie se fixè-
rent définitivement en Provence et dans le Com-
tat Venaissin au commencement du xv° siècle.
Innocent VI dans une bulle de 1350, dit que cette
maison avait le plus grand lustre en Italie, et que
sa noblesse était des plus anciennes.
En 1150, Pons de Laurens est témoin de Gui-
raud de Simiane, dans un acte de donation à
l'abbaye de Seisanque.
En 1204, Pierre de Laurens sert de témoin au
miiriage de Marie de Montpellier avec Pedro, roi
d'Aragon. Baymond de Laurens, le jeune, écu-
yer de Charles d'Anjou, duc de Calabre, épousa en
1330, Rambaude de Simiane Gordes.
Cette maison a donné un cardinal, quatre évo-
ques, trois prieurs de Cluny, des chevaliers de
Malte, de St-Louis et de St-Lazare, des viguiers
313 -
— 314 —
et consuls d'Avignon et Arles ; elle s'est alliée
aux Clermont-Lodève, Simiane, Jaux, Grignan,
Castellane, Sabran, Lascaris,Lopes, Anjou, Mont-
morency, Estrées, Gualtéri-Serra, Rohan, Crillon-
Mahon, etc.
Philippe Guillaume de Laurens, marquis de
Beauregard et d'Oiselay, feld maréchal d'Autri-
che, maréchal des armées du roi Louis XIV et
son ambassadeur extraordinaire auprès des ducs
de Parme et de Modène, gouverneur de Lubeck
et de Tarascon, épousa Marguerite de Barjac-Ro-
chegude (1642), petite fille de Gabrielle de Budos-
Portes et se trouva allié aux maisons de Bourbon-
Condé etGonti.
Armes anciennes : D'or à trocs bandes de gueu-
les. Depuis 1642, par suite du diplôme accordé par
l'empereur Ferdinand III. Ecartelè : aux 1 et 4, d'or
 l'aigle à deux têtes éployèe de sable, becquée,
mcmbrêe et couronnée d'or qui est de l'Empire :
aux 2 et 3, coupé d'or sur sable à deux roses de
l'un en l'autre : parti de gueules aie bras armé
d'argent qui est de Guyard-St-Julien-Walsée; sur
le tout : d'argent à l'ours au naturel, couronné
d'or, au chef de gueules chargé de trois casques
d'argent grillés d'or.
Couronne de duc.
Cimier : L'aigle de l'Empire issante.
Supports : Deux ours tenant une bannière à
trois bandes de gueules.
Devises : Prof us i sanguinis iinpendio ! Majo-
rant suorum ac nominis sui gloria insignes.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
lrc Branche
Laurens d'Oiselay (Alfred, baron du)
marié à Valérie, bonne du Laurens d'Oi-
selay, fille d'Achille, baron du Laurens
d'Oiselay et de Scholastique des Balbes
Berton de Crillon-Mahon, d'où six fils et
deux filles.
2° Branche
Laurens d'Oiselay (Guillaume, baron
du), petit lils d'Hector, baron du Laurens
d'Oiselay, chevalier de Malte et de la Lé-
gion d'Honneur, garde du corps compagnie
écossaise du roi Louis XVIII, etc.
LAURIS (de).
Barons de Lauris et de Valbonnette, marquis
d'Ampus et de Taillades, seigneurs de Malemort,
de Bonneval, de Beaumont, de Montserein, de
Lagneroux, de Villehaute, de Vaqueiras,deMont-
Mirail, de Reynier, de Thury, de la Forest-Ga-
lond, co-seigneurs de Lambesc, etc. en Provence.
La maison de Lauris tire son nom de la baron-
nie de Lauris, située dans la viguerie d'Apt ; ses
descendants, d'origine chevaleresque, firent par-
tie des expéditions les plus importantes des
comtes de Provence, et furent chefs des croi-
sées dans les croisades des onzième, douzième
et treizième siècles. Guilhem de Lauris fut député
avec la principale noblesse de Provence, en 1245,
pour complimenter Charles 1er, comte d'Anjou,
sur son mariage avec Béatrix, fille de Bérenger,
comte de Provence, Alfant de Lauris fut l'un des
cent chevaliers nommés pour seconder Charles 1er
dans son célèbre combat contre le roi d'Aragon,
vers l'an 1282.
Hugon de Lauris, depuis lequel cette famille
prouve sa filiation, est qualifié messire dans un
acte du 15 des calendes de septembre 1276, par
lequel le prieur de Valbonnette lui donna une
reconnaissance des héritages situés dans ce lieu.
L'acte porte : Dominus Hugo de Lauris habitaior
de Valbonnetta, et l'on sait que la qualité de
messire n'était donnée, dans ce temps-là, qu'à
ceux qui étaient revêtus du grade de chevalier.
Noble Melcheons de Lauris-de-Taillades, l'un
des capitaines de la milice d'Avignon, faisait
partie du détachement qui secourut le château
de Sorgues, assiégé par les Huguenots, qu'il
chassa de ce lieu le 30 août 1562. Depuis 1655,
cette famille ayant hérité des biens d'une branche
de la maison de Castellane et de celle des Gé-
rards-d'Aubres, elle ajouta à son nom et à ses
armes les noms et les armes de ces deux bran-
ches, comme elle y ajouta également les noms et
les armes des branches de Vassadel et du Def-
fand, auxquelles elle se trouve alliée.
Armes : Ecartelè : au 1 d'argent, à trois ban-
des, celle du milieu de sinople et les deux autres
de gueules, qui est de Lauris ; au 2 d'argent, à la
bande de sable, accompagnée en chef d'une mer-
lette de même, qui est du Deffand ; au 3 d'argent,
à la fasce d'azur, chargée de trois chevrons d'or
couchés, et accompagnée de trois roses de gueules
qui est des Gérards ; au 4 d'argent, à trois fasces
de gueules qui est de Vassadel ; sur le tout, de
gueules, au château à tr'ois tours d'or, maçonné de
sable, qui est de Castellane.
Nous trouvons une autre famille de l'Agenois
qui a pour chef Bérand de Lauris, conseiller au
Parlement de Pau, dont le filsHélie de Lauris est
qualifié noble et capitaine dans son contrat de
mariage du 2 septembre 1590, avec demoiselle
Catherine Plombin.
Armes : D'or, à trois branches de laurier de
siuopte en pal ; au chef de gueules, chargé de
trois foudres d'argent.
— 315 —
— 316
LAUTHOUNYE (de).
Famille cle noble et originaire du Limousin,
illustre par son antiquité, ses alliances et ses
services militaires. L'ancienne tradition du pays
en fait remonter la noblesse à des temps recu-
lés; mais un incendie qu'elle éprouva, dont l'acte
authentique est de 1445 et les preuves qui ont été
faites judiciairement le 17 juin 1758, certifiés vé-
ritables par d'Hozier ne permettent d'en remonter
la généalogie par titres originaux, qu'à Jean de
Lauthounye, 1er du nom, qui est qualifié noble
dans une transaction qu'il passa le 16 novembre
1339. Cette transaction est énoncée dans un in-
ventaire des titres et effets de la famille, du 28
juin 1619, et du fief de la Farge, ainsi que de la
terre de La Lauthounye, et autres fiefs, dont Jean
était propriétaire.
Cette maison a fourni des officiers distingués à
nos armées et compte des chevaliers des ordres
du roi.
Les alliances sont avec les maisons de Chau-
nac, La Falconnie de Tudeils, Bariat, Baussac,
Bar, etc.
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4 d'azur, à deux épis
de blé, effeuillés d'or; aux S et 3 d'or, à trois
étoiles d'azur.
LAUTREG (de).
Vicomte située en Languedoc, diocèse de Castres,
laquelle a donné son nom à une des plus ancien-
nes familles du royaume, qui subsiste encore en
deux branches établies à Gaillac, en Albigeois, et
à Castres. Les auteurs sont à peu près d'accord
pour reconnaître qu'ils descendent des anciens
comtes de Toulouse. Quoiqu'il en soit, on ne
pourra contester à ceux du nom de Lautrec qui
subsistent une origine bien illustre, puisqu'il est
prouvé que leurs ancêtres étaient vicomtes de
Lautrec dans le xnp siècle, et marchaient de
pair avecles premiers seigneurs du royaume. Elle
remonte sa filiation suivie à Bertrand, vicomte de
Lautrec, qui vivait en 1242.
Cette famille a formé la branche des seigneurs
de Saint-Germier, qui a pour auteur Jean de Lau-
trec, qui vivait en 1392.
Elle a fourni des officiers à nos armées, des
chevaliers des ordres de St-Louis et de Malte.
Armes : De gueules, à la croix vidée, clèchée et
pommelée d'or, aux douze pointes.
LAUWEREYNS DE ROOSENDAEL
Famille noble et ancienne, originaire de Saxe,
issue des seigneurs de Diepenhede, et établie en
Flandre dès le commencement du xme siècle. Elle
a eu des emplois distingués tant militaires que
civils, au service des comtes de Flandre qui
avaient alors leur résidence à Bruges, où ils te-
naient leur Cour ; et elle a tenu les premières
charges de la Bégence magistrale dans cette ville
qui était dans ce temps une des plus célèbres de
l'Europe par l'immensité de son commerce, ses
richesses et sa grande population. Cette famille
quitta Bruges en 1560, et vint se fixer à Dunker-
que, et de là à Bergues-St-Winoc. Louis XV a
reconnu, sur les titres originaux et preuves au-
thentiques, son ancienne extraction noble, issue
en ligne directe et masculine de la famille de
Lauwereyns, dite Diepenhede, en maintenant,
par lettres patentes du mois de juin 1719, Charles
François Lauwereyns, seigneur de Boosendael,
et son frère JeanBaptiste-Winoc dans les mêmes
privilèges que les autres gentilshommes de son
royaume, comme ses ancêtres avaient joui de tout
temps, sous la domination des comtes de Flandre,
ducs de Bourgogne et rois d'Espagne ; qu'à cet
effet, ils puissent tenir et posséder tous fiefs,
terres et seigneuries, de quelques noms, titres et
dignités qu'elles soient, même à parvenir à tous
degrés de chevalerie, comme vrais gentilshommes
de noms et d'armes, sans que, pour raison dece^
ils soient tenus de lui payer et à ses successeurs
rois, aucune finance ni indemnité, dont il leur a fait
don et remise par les présentes ; lesquelles lettres
enregistrées au greffe de la Cour du Parlement de
Flandre le 27 juillet 1719, et à Lille le 28 des dits
mois et an.
La filiation de cette famille commence à Othon,
seigneur de Diepenhede, chevalier, vivant en 1247
qui fut de la lre croisade du roi St-Louis. Il laissa
de Jeanne Van Velthuisen, son épouse, Willemar
de Lauwereyns, chevalier, seigneur de Diepen-
hede, qui décéda l'an 1292 en laissantpostérité.
Cette famille a fourni quantité d'officiers et des
membres de divers ordres.
Armes : D'argent, à un arbre de laurier arraché
de siftuple ; au chef de gueules, chargé de trois
merlettes du champ.
L'écu timbré d'un casque d'argent, grillé, liseré
et couronné d'or, à trois fleurons, entre chacun
une perle, orné de ses lambrequins, d'argent et de
gueules ; et au-dessus, en cimier : une merlette
de l'écu entre un vol d'argent et de gueules.
Supports : A droite un lion, la tête contournée,
armée et lampassée de gueules, et à gauche un
ours du même accollé de gueules ; le tout d'or.
Cri d'armes : Diepenhede, Diepenhede.
Devise : Ad Laurum non auru/n.
LAUZIÈRE DE THÉMINES.
famille qui a donné son nom au bourg de Lau-
zière, dans le Bas-Languedoc, parlement de Tou-
louse : elle a donné un chevalier des ordres et
317 —
318
maréchal de France et un maître-visiteur et géné-
ral réformateur de l'artillerie. L'histoire des grands
officiers de la couronne fait remonter sa fdiation
à François, seigneur de Lauzière, qui, conjointe-
ment avec sa femme, reçut plusieurs hommages
et reconnaissances en 1168.
Au 9e degré, nous remarquerons Rostaing,
seigneur de Lauzière, qui épousa 1° Agnès de
Guilhem, qui mourut en 1393, et 2° le 3 novembre
1398, Catherine de Penne, veuve de Jean de Cas-
telnau, fille de Rathier, seigneur de Penne, et
d'Hélène de Cardaillac, dame de Thémines, de
Ceyras, etc.
Il eut deux enfants du premier lit, morts sans
alliances, et plusieurs du second lit qui continuè-
rent la descendance.
Cette famille a formé les branches : 1° des sei-
gneur de Saint-Jean de la Coste ; 2° des seigneurs
de Saint-Guiraud.
Armes : D'argent, au buisson d'osier desinople.
LAUZON (de).
Seigneurs de la Poupardière, de Lirec, etc., en
Poitou. Cette famille a pour auteur James de
Lauzon, sieur de Lirec, avocat, ancien échevin,
maire et capitaine de la ville de Poitiers, depuis
le 28 juin 1532 jusqu'en 1549.
Armes : D'azur, à trois bisses arrondies d'argent.
La Chesnaye des Bois donne pour armes à cette
famille : D'azur, à trois serpent d'argent, se mor-
dant la queue, 2 en chef et l en pointe ; à la bor-
dure de gueules, chargée de six besants d'or.
LAVAISSIÈRE (de).
Alias de la Vayssière, de la Veissière, de la
Veyssière, etc. Un arrêt du Conseil d'Etat du 25
octobre 1783 porte que l'orthographe du nom sera :
de la Vaissière. Comtes, vicomtes, barons, sei-
gneurs de la Vaissière, de Thiezac, de Cantoinet,
de Vermolles, de St-Amans, etc., en Rouergue ;
de Lavergne, de St-Saturnin, de la Revêt, de la
Ghaumette, etc. en Auvergne. Noblesse de cheva-
lerie, originaire duCarladez, d'où elle se répandit
en Rouergue, Agenais, Auvergne, Forez,Guyenne,
etc. Elle occupait dès le xi» siècle, un rang dis-
tingué. Il est de tradition qu'elle a assisté aux
croisades. Le plus ancien connu est Guillaume
de la Vaissière, vers 1070, seigneur de la Vais-
sière et de Thiéjac. De la souche, éteinte proba-
blement vers 1500, sont sorties deux robustes ti-
ges. En 1220, un puîné, Annet de la Vaissière,
épousa une de Roquefeuil ; il s'établit en Agenais,
au château de Montbean, et fut tige des branches
de Capchicot, Verduzan, Valence, Loubens, la
Sylvestrie, la Nosse. La tige ainôe de Cantoinet
se détacha de la souche vers 1280, et s'établit au
château de Cantoinet, en Rouergue, qu'elle habita
500 ans»
La filiation commence à Philippe, chevalier,qui
vivait en 1327.
La branche de Lavergne remonte à Jacques Be-
raud, alias Jacques de la Vaissière, qui vivait en
1602, dont deux rameaux : 1° le rameau de la Revêt ;
2° celui de Combes de St-Martin, qui porte :
D'argcnt,au coudrier de sinople ; au chef d'azur,
soutenu et chargé de trois étoiles d'or.
La branche de Chiliaguet porte: D'azur, au
coudrier d'or, treillissé de gueules.
La branche du Mas et de la Borie : D'azur, au
coudrier d'or, à la bande de gueules brochante.
Des seigneurs de Montbeau, en Agenais : D'ar-
gent, au coudrier arraché de sinople.
La branche de Lavergne : D'azur, au coudrier
d'or arraché, à la bande de gueules brochante ;
au chef cousu de gueules, chargé de trois molettes
d'éperons d'or.
Tenants: Deux anges, vêtus de gueules.
Couronne de comte.
Devise : Vis et virtus.
Cette famille a été maintenue en 165i, 1666 et
1667.
LAVAL (de).
Branche de la Maison de Montmorency (ducs
de Montmorency, de Luxembourg, de Beaumont
et de Laval).
Armes de Montmorency : D'or, à la croix de
gueules, cantonnée de seize alertons d'azur.
La branche de Laval charge la croix de cinq
coquilles d'argent.
Cette branche a pour auteur Eugène-Alexandre
de Montmorency, duc de Laval, né le 20 juillet
1773, lieutenant-général, marié : 1° en 1802, à
Maximilienne-Augustine de Béthune-Sully, veuve
du comte de Charost ; 2° le 26 novembre 1833 à
Anne-Nicolle-Constance de Maistre, fille de Jo-
Joseph, comte de Maistre.
LAVAL DU GROZET (de).
Seigneurs de Muratel, des Ternes, de la Crène,
de Croizet, etc. Cette famille a donné un maître
des eaux et forêts de Montaigut-en-Combraille
(1700), un lieutenant-général, le baron de Laval
de Muratel, des trésoriers de France à Riom
(1722J, un conseiller au Présidial de Riom (1763),
des chevaliers de Saint-Louis. Services militai-
res. Filiation depuis Jehan de Laval, bourgeois
de Montaigut, marié à Gabrielle de la Ville, en
1661. Convoquée en 1789 a l'assemblée de la no-
blesse de Clermont-Ferrand.
319 —
320 —
Armes : D'azur, au cheoron d'or accompagné en
chef de deux étoiles du même, et en pointe, d'un
croissant d'argent.
LAVALETTE (de).
Seigneurs et barons de la Valette, Parisot, St-
Vensa, Carsac, la Finon, Grammont, l'Albenque,
Montrosin, Cornusson, Cabriol, Viescamp-Pern,
Toulonjac, du Cuzoul, Montdalazac, Gapdenac,
Floirac, etc , barons, comtes et marquis de la
Valette.
La maison de ou de la Valette, répandue succes-
sivement en Languedoc, en Vivarais, en Périgord,
en Quercy, en Auvergne, en Catalogne et aux
Pays-Bas, depuis le milieu du xvnr3 siècle, était
jadis l'une des plus considérables de l'ancienne
chevalerie de Rouergue. Des emplois éminents,
de nombreuses possessions et de grandes allian-
ces l'ont constamment soutenue au rang de la
principale noblesse dans toutes les contrées où
les diverses branches se sont établies. Une tra-
dition immémoriale la fait descendre d'un puîné
des vicomtes de Saint* Antonin, en Rouergue ;
mais si les titres manquent pour établir littérale-
ment cette fonction, on peut dire au moins à l'a-
vantage de la maison de la Valette, que les carac-
tères de splendeur qui la distinguent dès son
berceau et qu'elles a toujours soutenus depuis
plus de six siècles, ne la mettent point au-dessous
de cette illustre origine.
Archambaui, chevalier, seigneur du Cuzoul, de
St-Igne et de Prévenquières, en la vicomte de St-
Antonin, est le premier auteur certain de la mai-
son de la Valette. Ce seigneur possédait encore à
St-Antonin une maison où il reçut vers l'an 1141,
St Bernard, abbé de Clairvaux, lorsque ce prélat
alla constituer la fondation de l'abbaye de Beau-
lieu, au diocèse de Rodez. Archambaud fut l'un
des chevaliers bannerets qui, l'an 1147, accompa-
gnèrent Alfonse-Jourdain, comte de Toulouse, à
la croisade de la Terre-Sainte, prêchée par le
même St Bernard, en 1146. Il mourut en laissant
trois fils : l'aîné, Fortuné, continua la descen-
dance. Il accompagna le roi Philippe-Auguste en
Terre-Sainte, en 1100.
Jourdain II (5e degré), seigneur de la Valette,
deSt-Igne, etc., chevalier, reçut en don, d'Henri II,
comte de Rodez, les terres seigneuriales deMalle-
ville et de Parisot, en récompense des services
rendus par lui et ses ancêtres au dit Henri II et
à ses prédécesseurs. Jourdain confirma, l'an 1282,
les privilèges et libertés dont jouissaient ancien-
nement les consuls et habitants de Parisot.
La plupart des branches formées par cette mai-
son sont éteintes. Celle des marquis delà Valette
Chabriol, en Vivarais et aux Pays-Bas, s'est
poursuivie jusqu'à nos jours.
Cette maison a fourni quantité d'officiers, com-
mandant à des troupes de 50 et 100 hommes d'ar-
mes, des gardes du corps, des officiers de cavale-
rie et d'infanterie, des chevaliers de St-Louis, de
l'ordre de Malte, et un chevalier de l'ordre sou-
verain de Saint- Jean de Jérusalem.
Armes : Ecartelè : au 1, èchiqueté d'or et de gueu-
les, chaque carreau du second émail chargé d'une
tour d'or, qui est de Poitiers ancien ; au 2, de
gueules, à la croix vidée, cléchêe et pommetée
d'or, qui est de Toulouse ; au 3, de gueules, au
léopard lionne d'or, qui est de Rodez ; au 4, de
gueules, à la croix ancrée d'or, qui est de Saint-
Antonin ; sur le tout, parti : au 1, de gueules, au
gersaul d'argent, ayant la patte dextre levée, qui
est de la Valette ; au 2, de gueules, au lion d'or,
larnpassê et armé d'argent, qui est de Morlhon.
L'écu posé sur la grande croix de l'ordre de
St-Jean de Jérusalem, environné d'un manteau de
gueules, fourré d'hermine, et sommé d'une cou-
ronne de marquis.
Supports : Deux griffons au naturel, couronnés
d'or, ayant chacun un collier de perles au cou,
suspendant une croisette d'or, et soutenant deux
bannières, celle de dextre au sur le tout de l'écu;
celle de senestre de gueules, à une croix de Malte
d'argent.
Cimier : Un dextrochère tenant un poignard et
portant un bouclier écartelé deCastille et de Léon.
Devise : F lus quam valor Valetta Valet.
Cri de guerre : Non aes sedfides.
Voy. EUZIÈRES DE LA VALETTE.
LAVAU {de).
Famille noble, originaire d'Ecosse, dont une
branche, vers !e xve siècle, vint s'établir dans le
Poitou. La plupart de ses membres occupèrent
de hautes charges dans l'administration. Un de
Lavau fut conseiller du roi en ses conseils d'Etat,
contrôleur général de la maison de la reine, sei-
gneur du Treuil et de la Bussière, et trésorier de
St-Hilaire-le-Grand de Poitiers.
Louis-Irland de Lavau, prit d'abord la carrière
diplomatique. 11 accompagna dans cette voie les
seigneurs qui allèrent, de la part du roi, a l'élec-
tion de l'empereur Léopold. A son retour en
France, il quitta l'épée pour entrer dans les or-
dres et entra à l' Académie-Française le 4 mai 1079.
Lavau figure parmi ceux qu'a immolés la muse
féroce de Boiloau. Dans la fameuse querelle des
anciens contre les modernes, il s'était mis du côté
de Perrault. Aussi l'auteur du Lutrin ne l'omit
point dans la boutade qu'il lança contre ses ad-
versaires :
« Ne blâmez pas Perrault de condamner Homère,
« Virgile, Aristote et Platon ;
« Il a pour lui Monsieur son frère,
321 —
•399
« Gallois, Novion, Lavau, Galigula, Néron
« Et le gros Charpentier, dit-on. »
Louis-Irland de Lavau, mourut le 4 février 1694,
garde des livres du cabinet du roi.
Armes : D'argent, à deux fasces de gueules, ac-
compagnées de trois étoiles d'azur rangées en fasce.
Les représentants actuels blasonnent :
D'argent, au chevron de gueules, accompagnêen
chef de deux molettes à six rais du même, et, en
pointe, d'un chêne arraché de sinople.
LAVAUR (de).
Cette famille, originaire du Quercy, a formé
plusieurs branches qui se sont répandues en Pé-
rigord et en Limousin.
La branche de la Boisse remonte à Guillaume
de Lavaur, écuyer, écrivain distingué, cité dans
les ouvrages spéciaux, fils de Paul de Lavaur,
descendant d'un cadet des seigneurs de Lavaur,
maison considérable et des plus anciennes du
Quercy.
La branche de Ste-Fortunade, passée en Limou-
sin, était établie en Auvergne en 1791. On tiouve
un de ses membres résidant à Clermont, en 1822.
Armes: D'argent, au lion (alias chevron), de
gueules, accompagné de trois croissants du même,
au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or.
Alias : D'azur, au lion d'or.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
LAVEDAN (de).
Vicomte qui faisait partie du pays de Bigorre,
et qui consiste en une longue vallée qui suit le
cours du Gave et est située entre les Pyrénées,
ayant environ 9 lieues de longueur sur 6 de lar-
ge en quelques endroits. Cette vicomte qui passa
successivement, par alliances, dans les maisons
de Bourbon, de Gontaud et de Montaut, en faveur
de laquelle elle fut érigée en duché-pairie, l'an
1650, avait des seigneurs particuliers, dont l'exis-
tence est connue depuis Aneman et Ancelins, vi-
comtes de Lavedan, qui vivaient vers 950. On
voit, en 1171, un Baymond de Lavedan souscrire
un acte de Bertrand, comte de Melgueil, pour
l'abbaye de Villefranche. Arnaud, 12e vicomte de
Lavedan et de Vensau, chevalier, était, en 1406,
sénéchal de Bigorre. Il rendit des services impor-
tants dans les guerres du Languedoc contre les
Anglais, et soumit, en 1427, le château de Mon-
torcier, dont la garnison fut obligée de se rendre
prisonnière de guerre. Il avait épousé Brunissence
de Gerderest, dont il eut plusieurs enfants qui
continuèrent la descendance jusqu'à nos jours.
Armes : D'argent, à trois corbeaux de sable.
LAVENNE (de).
En Nivernais, famille ancienne, qui fut mainte-
nue dans sa noblesse par jugement du 18 mars
1669, sur titres remontés à François de Lavenne,
écuyer, maître d'hôtel du duc de Bretagne en 1400,
et de Guy de Lavenne, aussi qualifié écuyer, lieu-
tenant de la compagnie d'hommes d'armes de
Jean de Chàlons, prince d'Orange. Guy de La-
venne a perpétué jusqu'à nos jours la descen-
dance de cette famille, qui s'est alliée entre au-
tres avec celles de Baudoin, de Cuvillien, de St-
Memin, etc. Elle a donné un gentilhomme ordinaire
du duc de Nevers, un des 200 chevau-légers delà
garde du roi, et plusieurs officiers de cavalerie.
Nous remarquons parmi les descendants de
cette famille, Paul, chevalier de Lavenne de Chou-
lot, écuyer, premier gentilhomme de S. A. S. Mgr
le duc de Bourbon, né à Nevers en janvier 1794,
qui épousa demoiselle Elisabeth de Ghabannes
de la Palice, et Pierre-Florimond de Lavenne de
Sichamps, écuyer, cousin du précédent, dont le fils,
né en août 1756, Charles-Florimond de Lavenne
de Sichamps, écuyer, fut page de S. A. S. Msr le
prince de Conty, capitaine du régiment de Bar-
rois, 15 juin 1789, mort glorieusement à Quiberon
en 1795.
Armes: D'azur, à deux lions affrontés d'or,
soutenant un cœur de gueules, surmonté d'une cou-
ronne d'or, accostée de deux étoiles d'argent.
L'écu timbré d'un casaue taré de front.
LAVERGNE DE GERVAL.
Originaire du Languedoc.
Connue dans les anciens titres sous les noms
de Vernie, Lavergne, Vergne ou Lavernie, cette
maison a eu des comtes de Lyon de son nom, et
les cartulaires de ce chapitre montrent, par les
différentes preuves qui y sont admises, qu'elle
tient par les filiations maternelles et par les al-
liances aux plus anciennes maisons du Dauphiné
du Languedoc et de la Provence.
Elle a formé plusieurs branches, notamment
celle de Cerval, encore existante.
Armes : D'azur, à la croix recroisetée d'or, au
chef cousu de gueules, chargé de trois étoiles du
second.
Voy. Fidedy ; Pellerin de Lavergne.
LA VERGNE DE TRESSAN (de).
Seigneur de Montbazin, en Languedoc, Pierre
de la Vergne, huissier et sergent d'armes du pape
Clément VI, et Bigaud de la Vergne, son frère
(tige de la maison de Tressan), nés à Aurillac,
en Auvergne, furent anoblis par le roi Jean, au
mois de novembre 1350. Ils avaient pour troisiè-
me frère Jean de la Vergne, clerc de la Chambre
Tome II.
11.
323
— 324 —
apostolique et trésorier de l'antipape Benoît XIII,
ensuite évèque de Lodève.
Armes : D'argent, au chef de gueules, chargé de
trois coquilles du champ.
Voy. Bon y.
LA VEYRIE ou LAVEYRIE (de).
Seigneurs de Maisonneuve, de la Serve, d'Aguer-
ville, de Siorac, du Brel, etc., Normandie, Picar-
die, Périgord.
Famille originaire du Poitou. Ses archives con-
tiennent plusieurs actes et titres qui ont per-
mis de faire remonter la filiation suivie à Jean
de Laveyrie, seigneur de Maisonneuve. Il ne vi-
vait plus en 1670 ; il laissa postérité.
La branche cadette a pour auteur Jean Marius
de Laveyrie, fils de Pierre de La Veyrie, du 9™
degré delà branche précédente, né en 1777,marié
en 1807 avecGratiance-Marie Fardet, dont il eut
postérité.
Armes: D'azur, à six niacles oV argent, posés 3,
2 et 1.
LAW DE LAURISTON.
Famille originaire d'Ecosse, où elle a été offi-
ciellement reconnue comme très ancienne et très
illustre par le roi d'armes et par les héraldistes
de ce royaume.
Les Lauriston étaient arrivés à la célébrité en
France par Jean Law, contrôleur général en 1716
et 1720, dont le génie financier avait devancé son
époque de plus d'un siècle, ainsi que cela est
maintenant reconnu par nos meilleurs historiens,
et elle possédait alors deux frères, le baron de
Lauriston et le chevalier Law, excellent officier,
commandant nos troupes aux Indes orientales
(1742-1760).
Depuis, ce nom a atteint la plus haute illustra-
tion militaire en la personne du maréchal de
Lauriston, l'un des meilleurs généraux du pre-
mier empire.
La souche de la maison de Law a formé plu-
sieurs branches, qui ont donné des rejetons dis-
tingués et qui ont été honorés du titre de barons.
Parles archives publiques d'Ecosse, il paraît que
les Law de Lawbridge, libres barons de la vicomte
de Galloway, possédaient déjà de grandes terres
seigneuriales dans ce pays il y a plus de 600 ans.
La filiation suivie commence à Georges Law de
Lithrie, libre baron dans la vicomte de Fife, qui
était en grande considération sous le règne de
Jacques V qui, suivant une charte du 1" janvier
1542, lui fit don des terres de la ville de Lithrie
avec ses appartenances.
Au 6e degré, nous trouvons Guillaume Law,
2me du nom, baron de Lauriston, marié à Londres
en 1716, mort en 1753, laissant de son mariage
avec Rebecca Desvet cinq enfants, tous nés a
Son fils aîné, Jean Law, baron de Lauriston,
qui a continué la descendance, baptisé à St-Roch
le 9 novembre 1719, passa dans les Indes en 1742,
fut fait colonel d'infanterie et chevalier de Saint-
Louis en 1761, brigadier des armées du roi en
1767, maréchal de camp en 1780. Il servit 38 ans
dans les Indes et s'y distingua par son désintéres-
sement, par sa fermeté, par sa constance à sup-
porter les plus grands travaux et les plus péni-
bles fatigues. Il avait épousé, en 1755, Jeanne
Carvalho, dont il eut neuf enfants.
Nous remarquons au 9me degré Auguste-Jean-
Alexandre Law, marquis de Lauriston, né en
1780, page et ensuite officier d'ordonnance de
l'Empereur ; a fait les campagnes de 1808 à 1814.
En 1809, à 18 ans, il fit prisonnier, après un com-
bat singulier, un colonel de Uhlans.et fut décoré
par Napoléon sur le champ de bataille. Il se si-
gnala dans plusieurs batailles.
Cette famille compte quantité d'officiers supé-
rieurs dans nos armées, des chevaliers de Saint-
Louis, des chevaliers et commandeurs de la Lé-
gion d'honneur et de divers autres ordres.
Armes : D'hermines, à la bande de gueules, ac-
compagnée de deux coqs de même.
Cimier : Une tête de licorne au naturel.
Devise : Nec obscura, nec sina.
LÉAUMONT (de).
Maison d'ancienne chevalerie, originaire d'Alle-
magne, et qui est établie en France, depuis 500
ans, dans le pays de Lomagne, province de Gu-
yenne. Elle a contracté de belles alliances et a
fourni des chevaliers de l'ordre du roi, des capi-
taines de 50 hommes d'armes au cordon bleu, des
chevaliers de Malte et un grand Prieur de Tou-
louse. Cette maison subsiste actuellement en
quatre branches. Elle a pour auteur Calbet de
Léaumont, chevalier, qui vivait à Toulouse vers
le 20 avril 1204 ; son fils, Pilefort de Léaumont,
chevalier, donna en 1265 des coutumes à ses vas-
saux de Gariés, terre que cette maison possède
encore ; fit serment de fidélité au roi de France
en 127 L et testa en 1281 en faveur de son fils.
La seconde branche a pour auteur N. de Léau-
mont qui vivait en 1713 ; la 3me remonte à N. de
Léaumont, qui vivait en 1723, et la 4me a pour
auteur Moïse-Pierre de Léaumont, capitaine de
cavalerie, qui vivait en L715.
Toutes ces branches ont fourni quantité d'offi-
ciers, chevaliers de St-Louis.
Armes : D'azur, au faucon d'argent, levoléten-
du, perché, grille té et longé du même.
— 325 —
326
LÉAUTAUD (de).
Famille originaire de Tarascon en Provence,
jouissant des privilèges accordés à la noblesse
vers le milieu du xv° siècle.
Jean de Léautaud est qualifié d'écuyer dans son
contrat de mariage passé en 1490.
Cette famille a donné plusieurs officiers qui
se sont distingués dans les armées de nos
rois, où ils ont souvent eu des commandements,
deux chanoinesses au chapitre de Metz, un gentil-
homme de la chambre du roi et des chevaliers de
l'ordre royal et militaire de St-Louis.
Armes : D'azur, à un anneau d'or, cramponné
de quatre croix de Lorraine de même, faisant
face aux quatre bords de Vécu.
LE BAILLY DE TILLEGHEM &
DINGHUEM.
Famille d'ancienne noblesse de l'Artois.
Le titre de baron de la branche de Tilleghem se
transmet à tous les descendants en vertu d'un
arrêté royal du roi des Pays-Bas en date du 13
septembre 1817.
Armes : D'azur, à trois croissants d'or.
Cimier : Un griffon issant d'or.
Supports: Deux griffons d'or, armés et lampas-
sés de gueules.
Devise : Virtute crescent.
LE BEGUE DE GERMINY.
Ancienne noblesse origi-
naire de Normandie, et établie
en Lorraine depuis plus de
200 ans. Elle s'est distinguée
par ses services militaires.
Le premier connu de ce nom
et auquel remonte la filiation
est Thomas Le Bègue, sei-
gneur d'Hannerville, cheva-
lier, vivant en 1344. Un de ses
petit-fils, Georges Le Bègue,
est l'auteur de la branche
des seigneurs de Duranville,
comtes de Germiny et du Saint-Empire. Au 9me
degré, nous remarquons parmi les descendants
du précédent, Joseph Le Bègue, comte de l'Em-
pire et de Germiny, baron de Thélod et de Torche-
ville, seigneur de Ghantremi, premier ministre
d'Etat, garde des sceaux du duc Léopold de
Lorraine, qui fut créé comte du Saint-Empire
par diplôme du 30 avril 1714, en considération
de son ancienne noblesse, et des services que
lui, ses frères, père et aïeul avaient rendus à
la maison d'Autriche, et de ceux par lui rendus
au duc Léopold qu'il avait toujours suivi, ayant
même reçu une blessure considérable à la jour-
née de Temeswar en Hongrie, étant près de sa
personne. Ce prince érigea en sa faveur la terre
de Germiny avec ses dépendances en comté
par lettres patentes du 8 février 1724. Il rendit
de grands services en qualité de plénipo-
tentiaire au congrès de Ryswick pour le rétablis-
sement de S. A. R. dans ses états, et au traité
d'Utrecht et de Baden ; s'acquitta ensuite de plu-
sieurs commissions importantes dans les cours de
France, d'Angleterre et de Hollande et mourut à
Lunéville le 30 janvier 1730, âgé de 82 ans, lais-
sant de Jeanne -Françoise de Rennel, sa femme,
plusieurs enfants.
Armes: Ecartelè; aux 1 et 4, d'azur, à une om-
bre (poisson) d'argent, posée en bande ; aux 2 et
3, d'azur, à un écusson d'argent: et sur le tout:
d'argent, à l'aigle éplogôe de sable, le bec et les
pieds d'or.
Couronne de comte.
Cimier . Un Neptune de couleur naturelle, tenant
à l'ordinaire de sa droite un trident à trois poin-
tes.
Supports: Deux lions au naturel.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Le Bègue de Germiny (Antoine Gte)„
né à Lille en 1840, général de brigade,
chef d'état-major du VIe corps d'armée,
O. * ; M. Mexique ; G. de l'ordre du Sau-
veur de Grèce; G. de l'ordre de la Medjijé,
etc., etc. — Résidences : Quai Notre-Dame,
14, à Châlons-sur-Marne, et château de
Froyennes, par Tournay (Belgique). --
Marié à Gécile Le Roy de Valanglart,
décédée en 188(3, dont: a) Léon (abbé), né
en 1873; b) René, né en 1875; c) Pierre,
né en 187G ; d) Françoise, née en 1878 ;
e) Ghislaine, née en 1879 ; f) Anne, née
en 1881 ; g) Thérèse, née en 1882 ; h) Sta-
nislas, né en 1884; i) Bernard, né en
1886.
LE BEL
Originaire de Picardie.
Jacques Le Bel, seigneur de Hucherinevillé,
lieutenant général en la sénéchaussée de Ponthois,
seigneur du dit lieu, ancien conseiller de la même
327
— 328
sénéchaussée, et de N. du Bas de Tasserville, fut
déclaré noble par arrêt du conseil et laissa pos-
térité.
Armes: D'azur, au chevron d'or, accompagné de
trois roses de gueules boutonnées du second, et
accompagnées de trois molettes aussi d'or.
LE BIHAN DE PENNELÉ
Famille originaire de Bretagne.
Le premier auteur connu est Bérard, sénéchal
de Morlaix, qui vivait en 1450.
Cette famille a donné trois pages du roi et de
la reine de 1729 à 1762.
Armes : D'or, au chevron de gueules, issant
d'une mer d'azur.
Devises: Vexillajlorent. — Amour de Dieu. —
Espoir en Dieu.
LE BLANC DE CHATEAUVILLARD
ET LE BLANC DE CASTILLON.
Italie, comtat Venaissin, Provence.
Comtes de Châteauvillard, seigneurs de Bréan,
d'Orsouville, de la Bonneville, de la Bouvière,
de Fourniquet, de l'Olive, de Castillon, etc.
Famille originaire d'Italie où elle portait dans
les titres latins les nomsd'i^f, et dans les actes
en langue italienne ceux de Blanchi, qui occupe
une place dans l'ouvrage de l'historien napolitain
Aldimari.
La famille des Blanchi ou Blanqui au royaume
de Xaples, d'une noblesse très ancienne, s'est
alliée dans ce pays aux maisons les plus illustres ;
elle tenait aussi des liens de parenté très rappro-
chés à la famille du pape Benoît XII.
Elle s'est divisée, dès le xme siècle, en plusieurs
branches dont quelques-unes établies dès lors en
France.
Le cardinal Girard Le Blanc fut légat du Saint-
Siège en 1305.
Jacques Le Blanc, son neveu, et, comme lui,
cardinal, fut aussi légat du Saint-Siège en 1311.
Etienne Le Blanc, premier du nom, obtint en
1313 du roi de Xaples, Charles II, la terre et sei-
gneurie de Cancelïi.
Une branche de cette maison vint se fixer à
Marseille vers 1250, et y jouissait d'une telle con-
sidération que, quand le pape Clément V publia
en 1306 une croisade pour la Terre-Sainte, il crut
devoir en confier la direction, avec le commande-
ment de l'armée, à un membre de cette branche,
Humber-t Le Blanc, grand prieur du Temple. Vers
la même époque, Jean Le lîlanc, 1315, chevalier,
était préfet de l'arsenal de Marseille, et peu de
temps après, Jacques Le Blanc, chevalier, fut
surintendant du même arsenal.
Mais la principale branche de cette maison,
celle qui a continué la descendance jusqu'à nos
jours, est la branche du comtat Venaissin, arrivée
en France au xui" siècle, et à laquelle appartenait
le cardinal Othon Le Blanc, qui suivit à Lyon le
pape Innocent IV, lorsque ce pontife s'y réfugia
en 1244, pour échapper aux persécutions de
l'empereur Frédéric II.
La fdiation de cette branche est établie sans
interruption, à compter de Durand Le Blanc, qui
mourut à Albi en 1514, laissant 4 enfants.
Au 7e degré, nous trouvons Beynaud-Bruno Le
Blanc, écuyer, seigneur de Châteauvillard, sub-
délégué du roi à l'intendance de Dauphiné. Il
épousa le 4 mars 1710, demoiselle Aline de Bous-
quet.
François- Joachim Le Blanc, comte de Château-
villard, chevalier, seigneur du Bréan et autres
lieux, né à Paris le 20 mars 1750, fut reçu con-
seiller maître de la Chambre des comptes de Pa-
ris, en mars 1780.
La branche des seigneurs de Ventabrin, Mon-
despin etCastillon, à Aix et à Nîmes, reçut du roi
Henri IV, en 1607 et en 1609, des lettres confir-
matives de noblesse. Elle a fourni des conseillers
au Parlement de Provence, des officiers distingués
à l'armée et des chevaliers de l'ordre de Malte.
Armes: D'argent, au cerf naturel, accompagné
en pointe d'un croissant de gueules ; au chef
cousu d'argent, chargé de trois étoiles d'azur.
Couronne de comte.
Supports ; Deux lions.
La branche de .Castillon blasonne :
Ecartelé: aux, l et 4, d'azur, à deux branches
de palmier d'or, entrelacées, soutenant un crois-
sant d'argent, surmonté d'une larme d'or; aux
2 et 3, bandé de sinople et d'argent de six pièces.
LE BLANC DE GUIZARD.
Jean Le Blanc, deuxième du nom, épousa, en
1541, Louise de Guizard, dame de la Guizardie, à
condition de substitution des noms et armes.
Cette famille a donné : un gentilhomme de la
chambre du roi ; des chevau-légers de la garde ;
un préfet de l'Aveyron, député de 1834 à 1839.
Armes: Ecartelé: aux 1 et 4, d'azur, au griffon
d'or rampant; au 2, de gueules, au chariot d'or ;
au 3, d'azur, à six cotices d'or.
LE BLANC DE PRÉBOIS.
Famille originaire de Dauphiné.
Jean Le Blanc, surnommé Le Perce, capitaine
— 329
— 330 —
des gardes de Lesdiguières, fut anobli pour sa
valeur au mois d'août 1602.
Armes: D'azur, semé de bouts de piques .for.
Devise : L'homme guide mes pas.
LE BŒUF DOSMOY.
Le nom d'Osmoy, dont le nom s'est écrit aussi
quelquefois dans les anciens documents Omoy et
Oumoy, était un fief situé près d'Evreux. Ce n'est
plus aujourd'hui qu'un hameau dépendant de la
commune de Champigny (Eure). Elle a servi de
dénomination distinctive à une famille Le Bœuf
qui est fort ancienne, quoiqu'elle n'ait point passé
aux réformations de la province de Normandie
antérieurement à 1007.
Elle se trouvait représentée à la fin du siècle
dernier par Henri Le Bœuf, qualifié comte d'Os-
moy, né en 1740, seigneur et patron du dit lieu,
de Caucheret, de la Tuilerie, de Fumichon, etc.
garde du corps du roi, qui fut jeté dans les cachots
de la Terreur en 1793. 11 eut le bonheur d'échapper
àl'échafaud révolutionnaire, et mourut en 1816.11
avait épousé Baudot de Fumichon, dont il eut
deux enfants, dont un garçon, Henri, qui continua
sa descendance ; il fut garde du corps du roi en
1814, capitaine de cavalerie en 1815, et se maria
en 1797 avec Catherine-Félicité Odoard du Hazé.
Armes : D'or, aie bœuf de gueules, passant, la
queue retroussée entre les jambes et relevée enpal.
Tenants : Deux anges.
Devise : In capite robur.
LE BORGNE DE KERMORVAN.
Famille originaire de Bretagne.
Les titres produits par Jacques Vincent le Bor-
gne de Kermorvan, pour être reçu page du roi en
1686, justifient sa filiation directe depuis noble
gens, Jean le Borgne, et Marguerite de Kerguen-
nec sa femme, dont les biens reconnus nobles et
de gouvernement noble et avantageux, furent
partagés le 4 mai 1565 entre leurs enfants.
Armes : D'azur, à trois huchets ou cors de
chasse d'or, enguichés de même, et poses 2 et 1.
Devise : Attendant rrieux.
LE BOUCHER D'HÉROUVILLE.
Seigneurs et marquis d'Hérouville, seigneur de
Fiavigny, la Brosse, Esternay, la Varenne, Cres-
nes, Ménil, etc.
Famille fort ancienne dans la province de Nor-
mandie. Elle tient son nom d'Hérouville d'une
seigneurie située dans le ressort de la vicomte de
Caen et qui lui appartenait par suite d'une alliance
contractée en 1510 avec la famille de Beaulart.
Les Le Boucher, aujourd'hui marquis d'Hérou-
ville, qualifiés chevaliers avant 1400, sont nobles
de race et d'ancienne chevalerie. Dès les temps
les plus anciens jusqu'à nos jours, ils ont occupé
des emplois importants dans l'Eglise, dans l'épée,
dans la magistrature et dans les conseils de nos
rois ; plusieurs ont été Chevaliers de St-Louis et
de l'ordre de Malte. Leurs alliances sont dans les
familles anciennes de Normandie.
La filiation suivie de cette famille est établie
depuis Jacques Le Boucher, vivait en 1462 et dont
le lils, Jacques Le Boucher, écuyer, seigneur de
Crosnes, servait en 1494, comme homme d'armes
sous la charge demessire Jean d'Amboise.
Au siècle dernier, sa postérité était représentée
au 9e degré, en ligne directe, par Pierre Alexandre
Le Boucher, comte, puis marquis d'Hérouville,
brigadier des armées du roi qui se distingua au
siège d'Ostende en 1745 et détermina la prise de
cette ville. Le service qu'il rendit à cette occasion
est ainsi apprécié par Voltaire dans son siècle de
Louis XV. « La terreur et le découragement (des
« assiégés) étaient au point que le gouvernement
« capitula, dès que le marquis d'Hérouville,
« homme digne d'être à la tête des ingénieurs, et
« citoyen aussi utile que bon officier, eut pris le
« chemin couvert du côté des dunes. »
Il avait épousé, -en première noces, demoiselle
Bonne Faucon, et, en secondes noces, demoiselle
Grégoire de Rumare ; il eut postérité du premier
lit seulement.
Armes : De gueules, au chevron d'or, accompa-
gné de trois roses de même, 2 et 1 .
Couronne de marquis.
Supports : Deux levrettes.
LE BOUGQ DE CASTRO.
Plusieurs familles de ce nom ont existé en
Flandre. L'une d'elles, celle des Le Boucq de Cas-
tro, de Rupilly, des Ternas et de Beaudignier, à
laquelle on attribue Noé Le Boucq, grand maitre
d'artillerie de Philippe II, roi d'Espagne, prouve
sa filiation depuis Henri Le Boucq, sieur de Camp-
courgeau, demeurant à Valenciennes, anobli le 9
octobre 1640 par le roi d'Espagne et créé cheva-
lier en 1659. Le titre de vicomte a été donné par
le roi Louis XVIII le 1er février 1817 à Philippe-
François-Joseph Le Boucq, lieutenant aux gardes
Suisses du roi. Cette famille a donné un conseil-
ler au parlement de Flandre ; des prévôts de Va-
lenciennes ; des écrivains célèbres, entre autres
Simon Le Boucq, prévôt à Valenciennes, anobli à
Madrid le 5 juin 1651 ; des officiers distingués ; et
a été reçue à l'ordre de Malte en 1792.
— 331 —
Armes : D'azur, à trois ruches d'or.
Devise : Maintenir fault.
LE BOULLEUR.
Nous trouvons deux familles de ce nom :
1» Les seigneurs de Montgaudry, des Marets,
de Taville en Normandie, généralité de Caen, fa-
mille anoblie en 1471, dont un des membres fut
reçu chevalier de Malte en 1570.
Armes : D'azur, à trois tourteaux d'or, posés 2
et 1 , et, en, cœur, une étoite de même.
2° Les seigneurs de Cambusiéri, Bellenoc et
Viday, élection de Mortagne, généralité d'Alen-
çon en Normandie, famille noble et ancienne,
maintenue le 29 novembre 1667.
Armes : D'azur au chevron d'argent, accompa-
gné de trois besants d'or suspendus avec des
chaînes de même, 2 en chef et 1 en pointe.
LE BOURGUIGNON DU PÉRÉ.
Le Bourguignon du Mesnil a été présenta l'As-
semblée de la noblesse du bailliage de Caen le 17
mars 1780. ainsi que Constantin Le Bourguignon
du Perré, du bailliage d'Exmes.
Armes : D'azur, à trois bourguignotes en profil
d'argent.
LE BOUTEILLER DE MAUPERTUIS
Famille originaire de Bretagne où elle parait
dès 1143.
Armes : D'argent, à la bande fuselée de sable ;
Alias : Ecartelè : aux 1 et 4, d'azur à trois mon-
des d'or, croise tes de même, qui est dAubigné.
LE BOUYER DE St GERVAIS ET DE
MONHOUDON.
Seigneurs de St-Gervais, de Vingt Hanaps, des
Noyen, du Margat, de la Corneillère, de Courbo-
mer.
D'ancienne noblesse, cette famille appartient
aux provinces de Normandie et du Maine.
Elle compte parmi ses illustrations : un écri-
vain célùbre, Le Bouyer de Fontenelle, un des 40
de l'Académie française, auteur de la Pluralité des
mondes ; un chevalier qui périt à la bataille d'A-
zincourt ; Le Bouyer de St-Gervais, chevalier des
ordres du roi, gouverneur du Perche, à Mortagne
qui servit vaillamment sous Henri IV.
Armes : D'or, à trois têtes de lions arrachées,
lampassées de gueules, au chef de même, (gueu-
les).
Couronne de comte.
Supports : Deux aigles.
Devise: Omnia virtuti parent.
LE BRETON DE LA BONNELIÈRE.
Famille originaire de Touraine, qui remonte à
Charles Le Breton, seigneur de la Bonnelière,
conseiller du roi, assesseur civil et criminel au
bailliage et siège royal de Chinon, receveur des
tailles de l'élection en 1699.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
en chef de deux étoiles d'argent, et, enpointe, d'un
croissant de même.
LE BRETON DE VONNE.
Cette famille, originaire de Touraine, parait
être une branche de la famille Le Breton dont
nous avons parlé au nom de Le Breton de la
Bonnelière.
Elle en porte d'ailleurs les armes.
LE GARON DE
TROUSSURES.
FLEURY ET DE
Famille originaire de Compiègne où elle est
connue depuis la fin du 13e siècle, divisée en plu-
sieurs branches, les Le Caron de Troussures, ceux
de Fleury et ceux de Mazencourt dont les mem-
bres ont occupé des positions importantes dans
l'armée, la magistrature, la maison du roi et l'ad-
ministration civile.
L'un des membres de cette famille était maire de
la ville de Beauvais, en 1714, neuf autres ont été
chargés des fonctions de prévôt et de lieutenant
général à Compiègne, où ils ont été anoblis par
lettres royales, en août 1497. Des arrêts de main-
tenue ont été rendus en faveur de leurs descen-
dants en 1555, 1585, 1601, 1666 et en 1668 à l'égard
de Le Caron, dit Charondas, chevaliers, seigneur
de Canly, l'un des vingt six gentilshommes or-
dinaires du roi.
D'un premier mariage de Laurent Le Caron,
anobli en 1497 avec Marguerite de Creil vint
Baoul Le Caron, tige de la branche de Fleury
encore représentée et de celle de Mazencourt qui
s'est éteinte en 1855.
D'un troisième mariage avec Michelle du Puis,
sont sortis :
1° Jacques Le Caron, auteur de la branche de
Fresnel,dontle dernier représentant fut maintenu
dans sa nobless par arrêt du 15 septembre 1667.
2° Pierre le Caron, seigneur de Canly, père de
— 333 —
— 334 —
deux fils : a) Louis Le Caron, dit Charondas, auteur
de la branche de Canly, qui s'éteignit en 1786,ayant
été maintenue par arrêt du 28 août 1668 — b) Jean
Le Caron, tige de la branche de Troussures, qui à
été maintenue par jugement du 27 novembre L675
et est encore représentée.
3° Jean Le Caron, auteur de la branche de Sorel,
tombée en quenouille en 1650.
Armes : D'azur, à trois besants d'or, 2 et 1 ; au
chef cousu de gueules, f)-ettê d'or.
Couronne de comte.
Supports : Deux licornes d'argent.
REPRÉSENTA NTS ACT UELS
I. Branche de Fleury.
A. — Branche aîné des barons de Fleury.
Le Caron, baron de Fleury (Gaston)
marié le 27 avril 1859 à Georgine Michel-
Walon ; dont :
André, marié le 11 août 1883 à Marie de
Maillé, fille du duc de Maillé et de la du-
chesse, née d'Osmond, dont une fille : Jac-
queline, née le 6 octobre 1889. Résidence :
château du Plessis-Santhenay, par Her-
bault (Loir-et-Cher).
B. — Branche cadette de Fleury.
Le Caron de Fleury (Eugène), ancien offi-
cier supérieur d'infanterie, $ , marié en lres
noces, à Léonie Froissard de Saugt ; en
2mes noces, à Mathilde Ewbank. Du pre-
mier lit : Marie Aimée de Fleurv, mariée à
Marcel, baron Ameil, officier de cavalerie.
Résidence, 9, rue des Ecuries d'Artois, 9,
à Paris.
II. Branche des comtes de Troussures.
Le Caron (Louis), comte de Troussures,
marié le 26 septembre 1865 à Geneviève
LoùETdeTERRouENNE, dont : a) Pierre, né le
9 juillet 1866, sous-lieutenant au 13e cui-
rassiers ; b) Etienne, né le 11 mars 1870 ;
o) Fernand, né le 12 mars 1872.
Le comte de Troussures avait pour frère Fer-
nand de Troussures, chef de bataillon aux zoua-
ves pontificaux, qui fut tué au combat de Loigny,
le 2 décembre 1870.
LE GARUYER DE BEAU VAIS.
La maison Le Caruyer de Beauvais, de Lain-
secq, de Launay, de Muchedënt, de Crétot, de St-
Germain, de Biberval. très ancienne au pays de
Caux, s'est distinguée dans les armes.
Guillaume se fixa en Bourgogne, en 1042, par
traité de son mariage avec Anne de la Ferté-
Meung et fut l'auteur de la branche de Beauvais-
Lainsecq.
Gabriel Le Caruyer de Launay, après avoir rendu
pendant la ligue, au roi Henri IV des services
qui lui valurent des distinctions particulières, fut
en 1622, député de la noblesse du baillage de
Caux.
Nicolas Le Caruyer de Beauvais, chef de bri-
gade d'artillerie, fut élu, en 1770, député de la
noblesse du bailliage d'Auxerre aux é'ats géné-
raux.
Armes : D'azur, à trois gerbes d'or, liées de
même.
LE GHARTIER DE SÉDOUY.
Famille originaire de Normandie qui a pour
auteur le célèbre Alain Chartier.
Armes : D'azur, à la fasce alésée d'or, soute-
nant deux perdrix de même, accompagnée en
pointe d'un tronc d'olivier, feuille de chaque côté
de trois feuilles aussi d'or.
LE CHAT.
Famille remontant au xv« siècle, anoblie pour
services.
Elle a donné un conseiller au parlement de
Bretagne et un maire d'Angers sous Henri IV.
Deux branches sont actuellement existantes :
celle de St-HENYS et celle de Tessecourt.
Armes : D'azur, à trois te tes de léopards d'or.
LE GHAUFF DE KERGUENEG.
Cette famille, d'ancienne extraction est origi-
naire de Bretagne.
Elle a donné un chambellan de Jean V, duc de
Bretagne en 1488, et a pris part à la réformation
de 1608.
Armes : D'argent, au pigeon d'azur, surmonté
de deux croissants adossés de gueules.
LE CHEVALIER DE LA MARTRE.
Plusieurs familles Le Chevalier existent ou ont
existé en Normandie, et toutes dans différentes
généralités ont été maintenues dans leur noblesse
en l'année 1660 et suivantes, par divers jugements.
Celle qui nous occupe tient un rang distingué
— 335
336 —
parmi la noblesse; son nom figure dans des actes
authentiques du parlement de Rouen et de l'é-
lection d'Avranches avec le titre d'écuyer, et ses
armoiries ont été constatées par le juge d'armes
du roi.
La famille Le Chevalier de La Martre s'est
alliée aux principales maisons de la province,
parmi lesquelles nous citerons celles de Clin-
champ, deGuiton, d'Osmont, de Launay, etc.
Elle a produit des officiers distingués dont plu-
sieurs chevaliers de l'ordre royal et militaire de
St-Louis.
Deux des membres furent incarcérés comme
aristocrates pendant la terreur; envoyés de leur
province devant le tribunal révolutionnaire de
Paris, ils n'échappèrent à la mort que par la chute
de Robespierre. A cette époque, la majeure partie
des papiers furent brûlés.
DonPierre Gabriel Le Chevalier de La Martre, né
le 26 octobre 1775, émigra en 1791 servit dans le
régiment noble d'Angoulême, puis au 1er escadron
des chevaliers de la Couronne et fit toutes les cam-
pagnes de l'armée des princes. Au combat de
Schusseuried, le 30 septembre 1796, une action
d'éclat lui valut, à l'âge de 22 ans, la croix de
chevalier de St-Louis. Ce fait d'armes est constaté
par deux certificats des princes et par diverses
pièces signées par le prince de Broglie, le duc
d'Harcourt, etc., témoins oculaires.
Armes : D'or, à une martre de sable, armée et
couronnée du môme, surmontée d'une épée de
gueules en pal, la pointe en haut.
L'écu timbré d'un casque orné de ses lambre-
quins.
LE CHEVALIER DU GOUDRAY.
De Grèges, de Bouelle, etc.
Un grand nombre de familles nobles du nom
de Chevalier ou Le Cnevalier ont eu pour berceau
la Normandie ; en effet, lors de la recherche de
noblesse de 1666, nous en voyons dix qui out été
maintenues.
La maison qui nous occupe s'est divisée en un
nombre infini de branches dont les principales
sont allées faire souche en l'Ile de France, dans le
Poitou, le Berry, en Flandre, en Champagne, etc.
La branche du Coudray s'est alliée aux princi-
pales familles de France.
La filiation suivie et authentique de cette mai-
son remonte à Etienne Le Chevalier, écuyer, né en
1420, contrôleur général des finances et trésorier
général de France en 1450, puis ambassadeur
en Angleterre et en Italie qui épousa noble
demoiselle Marie Le Picart dont il eut postérité
qui s'est poursuivie jusqu'à nos jours.
Armes : D'azur, à la tète de licorne ; au chef
d'argent, chargé de trois demi-vols de sable.
Couronne de marquis.
Supports : Deux sauvages.
Cimier : Une licorne.
Devise : In concilio celeritare ex equendo robur
LE CHEVALIER LE JUMEL DE
BARNEVILLE.
Une famille noble du nom de Le Chevalier, de
l'élection de Montivilliers en Normandie, habitait
le Havre, lorsque trois de ses membres : Paul
Hippolyte-Joseph, né en 1841 ; Georges-Joseph, né
en 1842, et Louis-Joseph, né en 1847, furent autori-
sés à ajouter le nom de Barneville au leur, en le
faisant précéder de celui de Le Jumel, et à s'appe-
ler à l'avenir: Le Chevalier Le Jumel de Barneville.
Armes : D'azur, à trois chevaliers (oiseaux) d'ar-
gent, membres et becqués de gueules.
LE CLERC.
O^Y^
Nous trouvons une famille anoblie par lettres
patentes accordées par le roi au sieur Le Clerc,
au mois de mars 1777, né d'une famille distinguée
parmi la bourgeoisie et bien alliée, dans laquelle
« l'honneur et les talents sont héréditaires depuis
« trois cents ans, etc. »
Cette famille a en outre fourni plusieurs offi-
ciers dans les armées du roi.
Armes : De sinople, à la colombe volante, en
bande d'argent, au dernier canton, tenant à son
bec un rameau d'olivier d'or, et s' élevant vers un
soleil du même au 1er canton.
L'écu timbré d'un casque de profil orné de ses
lambrequins d'or, de sinople et d'argent.
Une autre famille, du même nom, originaire de
Touraine, blasonne : Parti en fasce de gueules
et d'azur : au 1, chargé d'un lion de S t- Marc
d'or ; au 2, de deux épées en sautoir d'argent.
Ce sont les mêmes armes que la famille Le
Clerc de Pulligny.
LE CLERC DE BUFFON.
La baronnie de Grignon, près de Montbard,
fut le berceau de la famille Le Clerc, que l'illus-
tre naturaliste a rendu célèbre sous le nom de
Buffon. Le père de ce dernier avait acquis la terre
de ce nom et en avait pris le nom.
Le nom de Bu I l'on s'éteignit dans la personne
de Georges-Louis-Marie Le Clerc, comte de Buf-
fon, né à Montbard, le 22 mai 1764, colonel d'in-
fanterie en 1791, mort sur l'échafaud révolution-
naire le 10 juillet 1793, sans laisser de postérité
de ses deux mariages. La descendance masculine
337 —
- 338 —
de la famille étant éteinte, Benjamin-Edme
Nadaud, ingénieur, obtint par ordonnance royale
du 20 janvier 1835, l'autorisation d'ajouter à son
nom celui de Buffon, mais sans particule. Dans la
pratique, la ligne féminine formée par Jeanne-
Catherine-Antoinette Le Clerc, mariée à Benjamin-
Edme Nadault a pris pour signature Nadault de
Buffon.
Armes : D'argent, à la bande de gueules, char-
gée de trois étoiles d'or.
Lorsque Louis Le Clerc, le père de Buffon, fit
enregistrer son blason en 1697, la bande n'était
chargée que d'une étoile, et Marguerite Le Clerc,
femme de Pierre Bedey, conseiller du roi, ne por-
tait alors, suivant l'armoriai général, qu'une bande
de gueules sur fond d'or.
LE CLERC DE BUSSY
CHELLES.
DE VAU-
Une des maisons les plus anciennes et les plus
estimées de Picardie, connue dans l'Amiennois
depuis le milieu du quatorzième siècle. Cette fa-
mille, dont les membres ont occupé des charges
considérables, a produit des chevaliers de Malte
et des pages de la grande Ecurie et fut maintenue
dans sa noblesse par plusieurs jugements.
Le célèbre Bussy Le Clerc, gouverneur de la
Bastille sous Henri III, et qui joua un rôle consi-
dérable pendant la Ligue, appartenait à cette fa-
millo.
Armes : D'argent, à la bande de sable accom-
pagnée en chef dune aigle, et, en pointe, d'une mo-
lette de même.
LE CLERC DE FLEURIGNY.
Maison établie dans le Nivernais au xme siècle
et sortie originairement d'Angleterre et de la
Bretagne. Elle est connue pour avoir donné un
évêque de Nevers en 1271, dans la personne de
Henri Le Clerc ; un chevalier de France dans celle
de Jean Le Clerc en 1420 par lettres du 16 novem-
bre; un évêque de Paris et un archevêque de Tou-
louse, plusieurs gouverneurs et bailli de Sens,
chevaliers de l'ordre du roi, onze chevaliers de
Malte, dont 3 commandeurs, parmi lesquels un
général des galeries de la religion ; deux grands
croix et grands infirmiers de l'ordre; une chanoi-
nesse; un grand prévôt de Bemiremont, seigneur
spirituel et temporel de cette ville et comte du St-
Empire.
Cette maison, par ses alliances, se trouve tenir
à celles des Bourbons et aux plus grandes du ro-
yaume, par celle qu'elle contracta en 1420 avec la
maison de Trie ; elle sort de Louis VII, dit le jeune,
roi de France, et d'Eléonore d'Aquitaine, et est
alliée aux maisons de Champagne, Anjou, Brienne,
Montmorency, Bourris, la Roue, la Roche-Guyon
et Fleurigny, aux noms et armes de laquelle elle
fut substituée en 1513. Des membres de cette fa-
mille ont occupé de hautes fonctions dès 1202 ; la
filiation suivie et authentique remonte à Jean Le
Clerc, premier du nom, qui vivait en 1355 ; il eut
auprès du roi Charles V les mêmes rangs et qua-
lités qu'avaient ceux de son nom en Bretagne au-
près des ducs de cette province ; il eut part aussi
à la faveur de Philippe le Hardi, duc de Bourgo-
gne, frère de son roi, dont il fut le procureur gé-
néral et le grand conseiller, etc. ; il avait épousé
Marie de Craon, le 23 décembre 1395, dont il eut
plusieurs enfants.
Au 5e degré, nous trouvons François Le Clerc,
chevalier, seigneur de la Motte, de Luzarches et
de Fleurigny, Beauvais, Villebon, etc. Il acquit
le 16 décembre 1513, de Jeanne de Fleurigny,
dame du dit lieu et sa cousine, petite fille de Jean
de Fleurigny, la terre de Fleurigny et autres, avec
donation de la plus grande valeur, à la charge
que son fils en jouirait après lui, qu'il serait tenu
de prendre le nom de Fleurigny et écartèlerait
ses armes de celles de cette maison, qui sont de
sinople au chef d'or, à un lion de gueules brochant
sur le tout. Il rendit hommage de la terre de Fleu-
rigny au grand prieur de France, le 28 mars 1515
comme mouvante de la commanderie deLaunay.
Il fut conseiller et chambellan du roi et son maître
d'hôtel ordinaire, puis bailli-capitaine, gouver-
neur de Sens et de Villeneuve-le-Roi, par lettres
de provisions du roi François 1er, du 2 septembre
1523.
Au xe degré, nous remarquons Claude-Charles
Jean-Baptiste Le Clerc de Fleurigny, chevalier,
marquis de Fleurigny, seigneur de Sergines qui
fut nommé par le roi pour commander la noblesse
lors de l'arrière ban, comme premier baron de la
province sénonoise, ayant rang, séance et voix
délibérative aux états de Bourgogne, après avoir
été choisi par les gentilshommes de cette pro-
vince le 18 avril 1689. Il rendit hommage de la
baronnie de Fleurigny, tant pour lui que pour ses
frères et sœurs, au grand prieur de France le 10
mai 1664 ; fut maintenu dans son ancienne noblesse
par arrêt du 24 août 1667 et qualifié par Louis XIV
marquis de Fleurigny dans des lettres du 31 jan-
vier 1695, signées de ce prince, à lui adressées
pour faire les rôles delà capitation des gentils-
hommes du bailliage de Sens. Il mourut le 7 jan-
vier 1696, laissant plusieurs enfants de Claude
Catherine de Véelu-Passy.
Cette maison a fourni la branche des seigneurs
de Bouroux.
Armes : De sable, à trois roses d'argent, S et 1 ;
au pal de gueules brochant sur la rose du milieu.
339
340
LE CLERC DE PULLIGNY.
Seigneur de Pulligny (Lorraine, Touraine, Nor-
mandie, etc.)
Famille originaire de Lorraine. Sa filiation sui-
vie remonte à Claude Le Clerc, seigneur de Pulli-
gny, vivant en 1530. Deux de ses membres reçu-
rent de Henri, duc de Lorraine, le 28 mai 1623,
des lettres de noblesse déposées aux archives du
département de la Meurthe.
Armes : Parti en fasce de gueules et d'azur ; au
1 chargé d'un lion de St-Marc d'or ; au 2 chargé
de deux épées d'argent, garnies d'or, et passées
en sautoir, les pointes en haut.
Cimier : Un lion naissant d'or, tenant une croix
de l'ordre de St-Marc, et issant d'un tortil des
métaux et couleurs de l'écu.
LE CLERC DE JUIGNE DE LASSIGN Y
Barons de Juigné, par érection de l'an 1647,
marquis de Juigné, pair de France en 181", sei-
gneurs fie Lassigny,etc.
Maison d'ancienne chevalerie, qui par ses
alliances, ses illustrations et son ancienneté,
a été placée par tous les historiens au nombre
des plus considérables et des plus distinguées
de l'Anjou. Elle prouve littéralement sa filiation
depuis Adam Le Clerc, chevalier, qui vivait
en 1272 et a obtenu les honneurs de la cour,
de 1753 à 1787, en vertu de preuves faites au ca-
binet du Saint Esprit. Elle a donné: un évêque de
Chalons-sur-Marne, pair de France et nommé le
29 décembre 1781, archevêque de Paris, mort le
19 mars 1811 ; des lieutenants généraux, maré-
chaux de camps, brigadiers des armées du roi ;
nombre d'officiers supérieurs ; des chevaliers de
l'ordre du roi et de l'ordre royal et militaires de
St-Louis; un ministre plénipotentiaire en Russie
en 1774, etc.
Armes : D'argent, à la croix de gueules, bordée,
engrelée de sable, cantonnée de quatre aigletles
du même, becquées et armées de gueules.
Cimier : Un coq essorant.
Devise : Ad alla.
Cri : Battons et abattons.
LE CLERC DE LESSEVILLE.
Originaire de Normandie, seigneur du Tôt, de
Thezy, etc.
Famille divisée en trois branches : 1° celle de
Lesseville ; 2° celle du Mesnil et d'Incourt, mar-
quis deMaillebois ; 3° celle de Saillancourt.
Nicolas Le Clerc, seigneur de Lesseville, con-
seiller secrétaire du roi en 1587, avait épousé le
18 janvier 1551, demoiselle Jeanne Forest et sa
descendance a été maintenue en l'élection de
Neuchàtel, le 3 octobre 1670 ; elle a produit des con-
seillers au grand conseil, des maîtres des requê-
tes, des intendants de province, etc.
Des Le Clerc du Tôt et de Thezy ont assisté à
l'assemblée de la noblesse du bailliage d'Arqués
en 1789.
Armes : D'azur, à trois croissants d'or, posés 2
et 1, brisé pour les cadets d'un lambel d'argent.
LECOMTE DE TEIL ou LE COMTE.
On remarque des noms isolés de cette famille
à partir de 1360, 1491, etc.; mais la filiation suivie
remonte à François Le Comte, seigneur de Beau-
vert, dont le fils vivait en 1486.
Nous remarquons au 6e degré, Pierre Lecomte,
seigneur du Rivault, du Teil, etc. qui fut main-
tenu dans sa noblesse le 25 janvier 1669, par
arrêt du Conseil d'Etat ; il servait à cette époque
dans l'escadron des gentilshommes de la généra-
lité de Poitiers, levé pour la défense des côtes du
Poitou, et le 26 avril 1679, fat reçu trésorier de
France au bureau des finances de Poitiers.
Il eut entre autre fils Pierre Alexandre Lecomte
qui fut l'auteur de la branche de Teil. Il épousa
Marie-Louise Constant, dont il eut postérité.
Armes : D'azur, au lion d'or armé et lampassè
de gueules, cantonne de quatre étoiles d'argent.
(Arrêt du Conseil d'Etat et preuves de Malte).
LE CONTE.
Famille noble, originaire de Normandie, qui
commence sa filiation à Laurent Le Conte, écuyer,
seigneur deFloris, électionde Coutances, quireçut
des lettres de noblesse de François 1er, roi de
France, en date du mois de septembre 1543. Un
de ses descendants, Clair-Prosper Le Conte, fut
juge de paix du canton de Montebourg vers 1797.
Armes : D'argent, chargé d'un écusson d'azur,
à une bande d'or, chargée de trois merlettes de
sable, accompagnées de trois cœurs de gueules .
Nous trouvons une autre famille du même nom
établie en Forez et Lyonnais qui blasonne: D'ar-
gent, à trois molettes de sable ; au chef d'azur,
chargé d'un lion passant d'or.
LE CORDIER DE BIGARS DE LA
LONDE.
Famille de la généralité de Rouen.
Elle a fourni un premier président de la cham-
bre des comptes de Normandie et un lieutenant
général des armées du roi en 1734.
— 341
342 —
Un Le Cordier, chevalier, seigneur de Varaville
était président à mortier au parlement de Rouen
et propriétaire du chef de sa bisaïeule, Marie de
Bigars, de la terre de la Londe, érigée en marqui-
sat, au mois de mai 1616, en faveur de François de
Bigars.
Armes : D'azur, à la bande d'argent, chargée de
cinq losanges de gueules et accostée de deux mo-
lettes d'éperon d'or.
LE COURT DHAUTERIVE.
Seigneurs de Mondary, Montplaisir, Vazeilhes,
Solignac, Hauterive, etc.
Famille ancienne, originaire d'Auvergne où
elle habite encore, les Le Court ont toujours tenu
un rang des plus honorables parmi la noblesse de
leur province, tant par les charges qu'ils ont
occupées, que par leurs alliances
Cette maison compte une longue suite de ma-
gistrats et un grand nombre d'officiers de mérite.
Le premier connu de ce nom est Jacques Le
Court, qualifié écuyer à une montre faite à Riom,
le 1er juillet 1535.
La filiation commence à Etienne Le Court, écu-
yer, qui vivait en 1580.
Jean-Antoine-Marie-François de Paule LeCturt
d'Hauterive fut officier au régiment royal de
Normandie, chevalier deSt-Louis; il épousa, en
1783, Louise de Coutance dont postérité.
Armes : D'azur, au chevron d'or, surmonté
d'une croix de même et accompagné de trois
aiglettes d'argent, 2 en chef et 1 en pointe .
Couronne de comte.
Supports : Deux léopards.
LE COURT DE BÉRU & DE LA
VILLETHANEZ.
Seigneurs des Perrieres, de Béru, d'En major
et de La Villethanez.
Famille originaire de Bretagne où elle a possédé
avant le xvie siècle, les hébergements et tenures
des Perrieres, du Pont-Bedo, de la Vieuville, des
Noës, d'Ermajor, de Trehen, etc. : dispersée par
suite des discordes civiles, au temps de la Ligue,
ses différentes branches avaient alors quitté la
Bretagne et l'une d'elle s'était établie dans le
comté de Tonnerre, où elle acquit les seigneuries
de Béru, de Pailly et de Chichée. A la fin du xvne
siècle et au commencement du xixe, deux de ses
descendants retournèrent dans la Bretagne où ils
ont continué la famille. Les annales de Bretagne
font mention : 1° de Geoffroy et de Perrus Le
Court, lesquels furent appelés, le 28 avril 1381,
comme notables de la Province, à ratifier le traité
de Guérande, passé entre le duc de Bretagne Jean
IV et Charles VI, roi de France ; 2° do Pierre Le
Court, qualifié noble écuyer, qui sous les ordres
de Jehan Tournemine de la Hunaudaye, fit la
Guerre aux Anglais pour soutenir les droits du
roi Charles VII . La famille Le Court a été main-
tenue dans les rangs et privilèges de la noblesse
le 29 juin 1433.
Plusieurs membres de cette famille ont embrassé
la carrière des armes et ont servi l'état avec dis-
tinction. Elle a donné plusieurs lieutenants colo-
nels et un général de division, des chevaliers des
ordres royaux de St-Louis, de Notre Dame du
Carmel, de St-Lazare, etc.
Elle a fourni des hommes d'Eglise, des mem-
bres de congrégations religieuses, enfin plusieurs
religieuses de l'ordre de Ste-Ursule et autres ins-
tituts.
Elle a formé de belles alliances et elle s'honore
de compter au nombre de ses auteurs, le poète
Lambert Le Court, auteur du poëme épique ou
chanson d'Alexandre dite aussi YAlexandriade,
reproduit dans le recueil de la bibliothèque du
roi.
La famille Le Court des Perrieres et de Béru
croit avoir une origine commune avec les Le
Court de Froidebize et de Sainte-Marie, établis en
Normandie, et aussi avec les Le Court du Chesnay,
de Beaurepaire, établis à Paris et dans le Sois-
sonnais, lesquels portent comme elle dans leurs
armes, une aigle a deux têtes, mais avec des
émaux différents.
Armes : d'azur, à une aigle d'or à deux têtes,
éployée.
Casque orné de ses lambrequins.
Supports : Deux lions.
Devise : Le droit est licort (via recta brevis).
La branche des seigneurs de Sainte-Marie, de
Froidebize blasonne : d'argent, à l'aigle de sable,
langue, becquée et membrée de gueules, et une
fasce d'or brochante sur le tout.
Couronne de marquis.
Deux autres rameaux de la branche des Per-
rieres subsistent encore de nos jours, ce sont les
Le Court de La Barre, qui brisent les armes de la
famille : d'un chef chargé de trocs croissants et
les Le Court du Prévert qui ajoutent un chef d'her-
mines, chargé d'une ancre de gueules.
LE COUTEULX.
Famille de la généralité de Rouen, qui s'est
distinguée dans la robe et dans la finance et a été
anoblie par des charges attributives de noblesse.
Jean Etienne Le Couteulx, né à Paris le 5 juil-
let 1669 a été consul et échevin de la ville de
Rouen; son frère fut aussi premier consul delà
343 —
— 344 —
ville de Rouen et est l'auteur des branches de
Canteleu et du Molay.
Jean Barthélémy Le Couteulx de Canteleu fut
créé comte en 1806, sénateur, pair de France,
grand officier delà Légion d'Honneur, etc.
La première branche était dite de Caumont.
Armes : D'argent, au chevron de gueules, accom-
pagné de trois trèfles de sinople, 2 et 1 .
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Le Couteulx de Canteleu, (Comte), an-
cien officier de cavalerie, conseiller géné-
ral de l'Eure, membre du conseil supérieur
des haras, officier de la Légion d'Honneur,
demeurant château de St- Martin par Etré-
pagny (Eure).
Comte Emmanuel, même adresse.
Le Couteulx de Caumont (Henri, Comte)
marié à Louise Le Couteulx de Can-
teleu, demeurant château de St-Martin,
dont cinq enfants.
Le Couteulx de Caumont (Louis) ma
rié à Marie Monnier, dont : trois enfants,
demeurant à Compiègne, (Oise) et 7, rue
Desbordes- Valmore à Paris.
Le Couteulx du Molay (Bonne) née Boi-
gnes, château de Courcelles,par Gif (Seine-
et-Oise.)
Le Couteulx du Molay (Bon) ancien offi-
cier de cavalerie, marié à Marie de Com-
mines de Marsilly, dont six enfants, châ-
teau de Gamaches par Etrépagny (Eure).
Cette famille s'est alliée aux de Palerme, de
Talhouêt, d'Onsembrez, de Ganville, de Gouy-
d'Arsy, de Bizemont, de Noailles, de Chabrol-
Croussol, d'Aubigny d'Assy.
LEDOGHOWSKI (Comte).
(ou Halka de Leudochow).
Autriche, Pologne, Russie.
Comtes, 8 mai 1800.
Armes : D'azur, à un cyclamor ou orle rond
d'or, la circonférence intérieure ornée de trois
croisettes pattées du même dirigées vers le cœur
de Vécu.
Casque couronné.
Cimier : Un senestrockére, armé d'argent posé
sur le coude, tenant un sabre.
Supports : Deux chevaliers armés de toutes piè-
ces, visière levée.
Devise . Adorum respice mores.
LE FEBURE.
Nous trouvons plusieurs familles de ce nom,
originaires de Normandie, Artois et Lorraine.
Armes : Normandie, Artois : Burelê d'argent et
d'azur, à la tour d'argent, la porte ouverte, bro-
chante sur le tout.
Lorraine : D'argent, au chevron de gueules,
accompagné en chef de deux aiglcttes de sable, et
en pointe, d'un pin de sinople.
LE FÉBURE DE VATIMESNIL.
Famille originaire de Normandie.
Armes : D'azur, au huchet d'argent, enguiché
et virole de même, cantonné de quatre molettes
d'or.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lévriers.
LE FEBVRE.
Normandie, Blaisois, Bourbonnais.
Originaire de Normandie, la famille Le Febvre
s'est répandue de là en Blaisois et en Bourbon-
nais où presque tous ses membres résident au-
jourd'hui. Elle a fourni des hommes distingués
et a contracté alliances avec les familles : Le Fèvre
du Rouy, de Villequetout, Damay, de Veisies, de
France, de Vaugelas, de Bruno, de Moreno, de
Mora.
Elle comprend aujourd'hui trois branches : 1°
la branche aînée qui a pour chef le baron le
Febvre, comte romain, chevalier de l'ordre de
St-Grégoire le Grand, chef du nom et des armes
de la famille.
2° La branche de Villequetout, dont le chef est
Henri le Febvre de Villequetout, né le 17 août
1832, marié à Paris le 2 février 1869 à Jacinthe de
Bruno.
Et 3° chef de la 3e branche, Louis Arthur Le
Febvre, colonel d'artillerie, officier de la Légion
d'honneur et directeur à Briançon, né à Blois, le
14 janvier 1838.
Armes : D'azur, ait pélican d'or, posé sur son
aire et entouré de huit petits du même métal ; au
chef cousu de gueules chargé de trois besants
d'argent.
L'écu timbré d'une couronne de comte.
La branche de Villequetout porte :
— 345
346 —
Ecarteùè : de gueules, à la tour d'or, maçonnée
de sable, qui est de Villequetout.
La 3e branche porte les armes primitives de la
famille qui sont : d'azur, au pélican èployè d'or,
posé sur son aire et entouré de huit petits, soute-
nue d'azur à l'étoile d'or de neuf rais.
LEFEBVRE DE GOUY.
Cette famille est une branche cadette de la fa-
mille Lefebvre de Milly de Picardie, dont la gé-
néalogie est au nobiliaire de cette province, et
qui s'est éteinte en 1823. On écrit tantôt Le Febvre,
Lefebvre ou Le Fèvre. Elles descendent toutes
de Jacques, écuyer, maréchal des logis de la com-
pagnie d'hommes d'armes du comte de Rœux, où
on n'admettait que des gentilshommes. Preuves
ont été faites de 1541.
En 1818, le dernier représentant de la branche
aînée, Louis-Marie Lefebvre, marquis de Milly,
ancien seigneur des Auteux, etc., (fils de Philippe-
Joseph, et de Charlotte-Madeleine de Clermont-
Tonnerre, fille du seigneur de Bertangle en Pi-
cardie) a déclaré par acte notarié déposé actuelle-
ment en l'étude de Me Touzé, notaire à Hesdin,
que M. Charles -Joseph -Alexandre Lefebvre de
Gouy Ternas, capitaine de cuirassiers au régi-
ment de la Reine « est le seul rejeton des deux
familles Lefebvre issues de Jacques Lefebvre qui
épousa la fille du comte de Rœux (cité plus haut)
et qu'il l'autorise à jouir de ses titres, honneurs
et prérogatives, attendu qu'il n'a aucun enfant
mâle de son nom. »
Cettebranche est citée dans Lachesnaye-De sbois
La branche cadette s'est établie en Artois vers
la fin du xvie siècle.
Elle a acquis, en 1625, une dispense du droit de
franc-fief, le fief de Gouy-en-Ternois, comme le
relate un acte de foi et hommage fait au comte de
Saint-Pol le 1er juillet 1752.
Les archives départementales du Pas-de-Calais
possèdent : 1° une donation en date du 1er sep-
tembre 1700 faite par François-Marie, écuyer, sei-
gneur de Gouy, Equire en partie, conseiller duroi
et doyen du Conseil provincial d'Artois ; 2° un
partage en date du 23 juin 1770 relatif à Charles-
François-Marie, écuyer, seigneur de Gouy, Equire,
Teneur et Crépy en partie.
La famille est citée clans : Les rues d'Arraspar
MM. Godin et d'Héricourt (logement de la cour
de Louis XV) . L'Almanach d'Artois de 1748 (ou
plutôt Notice sur le Comté). L'histoire de Lebon
de M. Paris. L'Etat militaire de 1788.
Jean, procureur du comté de Saint-Pol a épousé
Ghislaine de la Vacquerie, de la famille du prési-
dent du conseil d'Artois, nommé par Louis XI
président du Parlement.
Wallerand, procureur général du comté de Saint-
Pol, acquiert le fief de Gouy-en-Ternois, en 1625.
François, conseiller d'Artois de 1672 à 1702, a
épousé en 1664 Anne-Denis, petite-fille du prési-
dent du Conseil d'Artois, seigneur de Bellacour-
delle. Il est qualifié écuyer dans les actes du
Conseil peu après y être entré, ce qui constate
qu'il était reconnu noble avant sa nomination à
la charge qui n'anoblissait qu'au 2e degré, ce que
fait ressortir l'almanach d'Artois de 1748 par la
liste des conseillers.
Jean-François, conseiller de 1702 à 1748, épousa
en 1703 Iolente Le Carox, fille du conseiller d'Ar-
tois, seigneur de Canettemont.
Charles-François, échevin de Saint-Omer, puis
d'Arras, épousa en 1742, Isabelle de Bêrard, fille
du chevalier de Bérard, major au régiment de
Brancas.
Bernard-Valentin, né en 1748, seigneur comme
les précédents de Gouy, Equire, Teneur et Crépy
en partie, décédé, conseiller d'arrondissement en
1825, a épousé en 1788, Elisabeth Hirzel de Saint-
Gratien, fille de Henri-Juste, brigadier des ar-
mées duroi, sœur du lieutenant-colonel du régi-
ment suisse de Steine, nommé comte par LouisXVI
(Etat M' de 1788).
Charles-Joseph-Alexandre, né le 22 mai 1789,
décédé, maréchal de camp, chevalier de Malte,
commandeur de la Légion d'honneur en 1847,
commandant le départemeut de la Meurthe, a
épousé en 1818 Gabrielle Le Blanc de Closmussey ;
contrat signé par Louis XVIII.
Alfred-Charles-Joseph, né le 22 septembre 1819,
ancien chef d'escadron d'artillerie, chevalier de la
Légion d'honneur et de Pie IX, a épousé en 1855
Louise Le Vasseur de Bambecque Mazinghkm, fille
de Victor, chevalier.
Gabriel-Marie-Prosper, né le 15 mars 1862, a
épouse en 1895 Louise de Coudenhove, d'une an-
cienne famille des environs de Montmédy, deve-
vue française par le traité de Westphalie.
DÉCÉDÉS SANS ALLIANCES :
Charles, fils de François, né en 1676, chanoine
à la collégiale de Ste-Croix à Cambrai.
Philippe-Antoine, fils de Jean-François..., né
en 1708, lieutenant au régiment deBerry, mort au
siège d'Egra en 1742.
Alexandre, fils de Jean-François, colonel du
régiment de Bruxelles au service d'Espagne, né
en 1716, décédé en 1768.
Joseph- Valentin, fils de Jean-François... né en
1717, chanoine à la cathédrale d'Arras, décédé
en 1794. (Voirl'hist. de Jean Lebon par M. Paris).
Armes : Ecartelè : aux i et 4, d'azur, au chevron
d'or accompagné de trois étoiles de même ; aux 2
et 3, d'or, à trois fasccs de sable, en chef trois têtes
de bœuf de gueules et, en pointe, d'une fleur de
lys de même. Sur le tout : de sable, au chevron
d'argent chargé de trois roses de gueules.
347
— 348
Extrait de l'armoriai de Paris, généralité d'A-
miens, Arras.
François Lefebvre, écuyer, 1698, Conseiller au
Conseil d'Artois.
Supports : Deux lévriers.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Gouy (Alfred de), ancien chef d'escadron
d'artillerie, au château de Wamin par
Auchy-les-Hesdin (Pas-de-Calais), marié
àN.LEVASSEURDEBAMBECQUEMAZINGHEM.
Fils : Gabriel, marié à N. de Couden-
hove.
Gendre : Le vicomte Théodore deGuiL-
lebon, au château de Mesnil par Albert
(Somme).
LE FEBVRE DE GROSRIEZ.
Originaire de Picardie.
Armes; L'azur, à la fasce d'argent, accompa-
gnée de deux étoiles du même ; au chef d'or, chargé
de deux pals de gueules (alias de sable) accompa-
gné de trois merlettes de sable (alias de gueules).
La branche cadette brise, en intervertissant
dans le chef les émaux des pals et des merlettes.
LE FEBVRE DE LADONGHAMPS.
Famille originaire d'Abbeville en Picardie dont
le premier auteur connu est Kayen-Léon Le
Febvre, écuyer.
Armes : D'argent, au chevron de gueules, accom-
pagné en chef de deux aigles auvol èployè de sable,
becquées et onglées de gueules, et, en pointe, d'un
arbre de sinople.
Couronne de marquis.
Supports : Deux aigles.
Devise: Volabunt et non déficient.
LE FEBVRE DE SAINT-GERMAIN.
Seigneurs d'Ancy, Pulle-
noy, Passoncourt, Saint-
Boin, Saint-Germain, Hou-
demont, La Neuville-aux-
Bois ; Châtelains deLouppy
et Gondrecourt; Voués de
Chatel-sur-Moselle,etc. , etc.
La famille Le Febvre est
originaire de la Champagne,
où son nom était très ré-
pandu, bien que les diver-
ses maisons qui le portaient
ne paraissent pas issues
d'une seuleet même souche. Celle qainous occupe
ici a probablement pour premier auteur :
Jean Le Febvre, qualifié écuyer, seigneur de
Villeneuve, qui suivit Thibaut, comte de Cham-1
pagne, et plus tard roi de Navarre, dans ses di-
verses expéditions pendant la régence de Blanche
de Castille et le règne de St-Louis, au milieu du
xiii0 siècle.
Jean Le Febvre, écuyer, vivant en 1325, a fait
bâtir à Beims une chapelle qui existait encore à
l'époque de la première révolution, et où étaient
sculptées les armes de sa maison telles qu'elles
sont décrites ici.
Claude Le Febvre, écuyer, est compris dans les
rôles de ban et arrière-ban de l'année 1395.
Nicolas Le Febvre, écuyer, seigneur de la Cour,
est cité comme témoin dans une transaction de
l'année 1418.
François Le Febvre, écuyer, probablement frère
de Nicolas, qui a formé la branche des Le Febvre
de Saint-Germain, vivait à Beims en 1497.
La branche aînée de la famille n'était plus re-
présentée en Champagne, au commencement du
xvne siècle, que par Nicolas Le Febvre, chanoine
de Troyes, dont les armes furent enregistrées à
l'Armoriai général de France, généralité de Cham-
pagne, et par Anne-Catherine Le Febvre, mariée
au seigneur de Tiseris, d'une famille également
éteinte aujourd'hui.
La branche cadette s'est transplantée en Lor-
raine vers le commencement du xvie siècle, atti-
rée par le duc Bené. Inquiétée sur l'origine de sa
noblesse, et reculant devant les frais que les re-
cherches de ces preuves eussent pu entraîner, elle
se fît octroyer des lettres d'anoblissement, en tant
que de besoin, que lui accorda le duc Antoine,
par patentes datées de Nancy, 20 mars 1543. Plus
tard, en récompense des bons et loyaux services
que ses aïeux et lui avaient toujours rendus aux
ducs de Lorraine, l'un de ses membres, Nicolas
Le Febvre de Saint-Germain, obtint de l'empereur
d'Allemagne (empire romain) François 1er, de la
maison de Lorraine, le titrede comte par diplôme
du 8 avril 1755, enregistré au Parlement de Lor-
raine le 10 décembre 1770 : «... A ces causes, y
« est-il dit, et autres bonnes et justes considéra-
« lions à ce nous mouvantes, de notre grâce spé-
c( ciale, certaine science, pleine puissance et au-
« tjrité souveraine, nous avons le dit Nicolas Le
« Febvre de Saint-Germain créé, nommé, déclaré
« élevé et illustré, créons, nommons, déclarons,
« élevons et illustrons par ces présentes, des nom,
« titre, dignité et qualité de comte. Voulons, en-
a tendons et nous plaît que désormais lui,enserh-
« ble ses enfants de l'un et l'autre sexe, nés et à
« naître en légitime mariage, leur postérité et
« lignée, puissent se dire, nommer et qualifier
« comtes en tous actes, lieux et endroits... »
La filiation suivie est établie depuis :
— 349 -
350 —
I. Nicolas Le Febvre, attaché au service du duc
René de Lorraine, qui lui conféra la charge de
de capitaine-châtelain de Loupcy et de Gondre-
court. Il avait épousé vers 1515, Antoinette de la
Ferté,dont vinrent : 1° Mengin, qui suit ; 2° Cathe-
rine Le Febvre, mariée à Didier de Gondrecourt.
IL Mengin Le Febore, écuyer, attaché à la mai-
son du duc Antoine de Lorraine, se trouva avec
lui a la bataille de Marignan, l'accompagna dans
ses différents voyages, et lui rendit des services
signalés de tout genre, en récompense de quoi il
obtint la charge de contrôleur général des eaux et
forêts en la gruerie du marquisat dePont-à-Mous-
son. Ce fut lui qui obtint les titres d'anoblisse-
ment cités plus haut. Il épousa Mengeon Brayer
de Passegot, dont sontissus : 1° Nicolas, qui suit:
2° Antoinette Le Febvre, mariée en premières
noces à Didier de Bertrand, seigneur de Craon,
et en secondes noces à Claude de Malvoisin, sei-
gneur de Hameville ; 3° Marie Le Febvre, mariée
à Etienne de Baillivy, écuyer, maitre échevin de
Toul ; 4° Jeanne LeFebvre, mariée à Françoise Pa-
risot, écuyer, maître échevin de Pont-à-Mousson.
III. Nicolas Le Febvre, Ile du nom, écuyer, sei-
gneur d'Onen, servit pendant longtemps comme
officier, et succéda a son père dans la charge de
contrôleur général. Il épousa Claude Le Bracon-
nier, dame d'Ancy, fille de Jean Le Braconnier,
écuyer, seigneur d'Ancy, maître échevin de Metz.
De leur union naquirent : 1° Jean, qui suit ,• 2°
Nicolas Le Febvre, seigneur de Pullenoy, mort
sans alliance ; 3° Mengeon Le Febvre, marié à
Claude de Mengin, contrôleur de Pont-à-Mousson;
4» Elisabeth Le Febvre, mariée à Nicolas Mesguin,
seigneur du Dordal.
IV. Jean Le Febvre, écuyer, seigneur dAncy et
de Pullenoy, né à Pont-à-Mousson en 1580, atta-
ché successivement au service du duc François II
de Lorraine et de la duchesse d'Orléans, épousa,
le 23 juillet 1612, Marie d'Asselaincourt, dont
vinrent : 1° Nicolas, qui suit ; 2° Jean-Claude Le
Febvre, tué en 1672 sur le champ de bataille, sans
alliance ; 3° Marie Le Febvre, mariée à Bernard,
seigneur d'Elleville, en Normandie ; 4° Antoinette-
Marie Le Febvre, mariée le 6 novembre 1649 à
François de Reunel, chevalier, conseiller d'état,
président de la chambre du conseil de la ville de
Nancy, et intendant de la maison du prince de
Vaudémont.
V. Nicolas Le Febore, IIIe du nom, écuyer, sei-
gneur d'Ancy, Passencourt, Saint-Boin, Pullenoy,
etc., épousa le 5 mars 1639 Claude-Christine de
Baillivy, dame de Saint-Germain, de Houdemont
et Saint-Boin, Vouée de Ghâtel-sur-Moselle, dont
sont issus : 1° Nicolas-Jérôme Le Febvre, chevau-
légerde la garde du duc Charles IV, tué à la bataille
de Sintzheim en 1674 ; 2° Charles -Bal thazar Le
Febvre, mousquetaire de la garde, tué à la ba-
taille du Palatinat; 3° Claude -César Le Febvre,
enseigne, mort jeune ; 4° Louis-Antoine Le Febvre, I
mort sans alliance ; 5° Joseph-Claude-François,
qui suit ; 6e Marie Le Febvre, morte sans alliance.
VI. Joseph-Claude-François Le Febvre, cheva-
lier, seigneur d'Ancy, Pullenoy, Passoncourt,
Saint-Boin, Saint-Germain, Houdemont, La Neu-
ville-aux-Bois, Voué de Chàtel-surMoselle, gen-
tilhomme ordinaire du duc Léopold Ier de Lor-
raine, par diplôme du 27 mai 1711, épousa le 8
février 1692 Catherine-Rose Henry, dame de la
Neuville-aux-Bois, fille de Henri Henry, seigneur
d'Ohéville, dont sont issus : 1° Claude Gatherine
Le Febvre, mariée en premières noces à Jean-
Baptiste-Charles de Rennel, son cousin, et en se-
condes noces à Paul de Greische ; 2° Nicolas, qui
suit ; 3° Anne-Charlotte Le Febvre, mariée à
Claude-Abraham de Millet, conseiller-maitre en
la chambre des comptes de Lorraine ; 4° François-
Xavier Le Febvre, seigneur de Passoncourt, ma-
rié à Gabrielle-Charlotte de Millet, mort sans en-
fants; 5e Gabrielle-Catherine Le Febvre, mariée
en février 1729k Charles de Lombillond'Abocourt,
président à mortier de la cour souveraine de
Nancy.
VII. Nicolas Le Febvre, IVe du nom, chevalier,
seigneur de Saint-Germain, capitaine de cavalerie,
fut créé comte le 8 avril 1755. Il épousa, le 10 dé-
cembre 1725 Marie-Thérèse Le Reboucher, fille de
Fronçois Gaspard Le Reboucher, chevalier, con-
seiller d'Etat, président à mortier en la Cour sou-
veraine. Il en eut : 1° Jean-Louis Stanislas Le
Febvre, officier d'infanterie, mort sans alliance ;
2e Charles-François-Xavier, qui suit ; 3° Cathe-
rine-Marguerite Le Febvre, mariée à Louis de
Mortal ; 4° Madeleine-Félicité Le Febvre, mariée
à N. d'Authieulle.
VIII. Charles-François- Xavier, comte Le Febore
de Saint-Germain, chevalier, seigneur de Passon-
court et de la Neuve-Maison-sous-Armance, etc.,
servit comme capitaine dans les cuirassiers pour
l'Empereur, et épousa le 13 décembre 1792, Anne,
comtesse de Bourcier de Monthureux. Il eut Léo-
pold-François, qui suit.
IX. Léopold- François, comte Le Febvre de Saint-
Germain, né à Nancy le 9 mars 1775, fit plusieurs
campagnes en Allemagne et en Suisse ; ayant
quitté le service, il épousa le 30 nivôse an vin
(20 janvier 1800), Anne-Henriette de Feydeau,
fille de François-Joseph de Feydeau, chevalier,
seigneur de Delme, capitaine au régiment de
Dauphin-infanterie, dont : 1° Anne-Charlotte Le
Febvre, comtesse de Saint-Germain, mariée au
marquis Charles Courlet de Vrégille ; 2° Char-
les-Félicité, qui suit ; 3° Edmond Le Febvre, dont
l'article viendra après la postérité de son frère
aine.
X. Charles- Félicité, comte Le Febvre de Saint-
Germain, marié en 1830 à Barbe-Catherine-José-
phine de Gauvain, dont il a : Xavier-Charles-
Henry, comte Le Febvre de Saint-Germain.
X. Edition l, c omte Le Febore de Saint-Germain,
— 351
352
ancien capitaine de cavalerie, décédé le 11 nov.
1882, marié en 1841 à Marie-Charlotte-Hyacinthe,
comtesse de Rozières d'Euvezin, décédée le 9
nov. 1884, dont : 1° Marie-Léopold-Octave ; 2° Ma-
rie-Lenriette-Charlotte-Alice ; 2° Marie-Philippe-
Caroline-Yvonne ; 4° Marie-Charles-Aimé ; 5° Ma-
rie-Charles-Edmond-Maxime.
Alliances : De Tiseris, de la Ferté, de Gondre-
court, Brayer de Passegot, de Bertrand, de Mal-
voisin, de Baillivy, Parisot, Le Braconnier, de
Mengin, du Dordal, d'Asselaincourt, d'Elleville,
de Rennel, Henri d'Ohéville, de Millet, de Greische,
de Lombillon d'Abocourt, Le Reboucher, deMor-
tal, d'Authieulle, de Bourcier de Monthureux, de
Feydeau, Courlet de Vregille, de Gauvain, de Bo-
zières d'Euvezin, Genuyt, de Torcy, d'Hennezel,
de Rieder, de Toytot, etc., etc.
Preuves : On peut consulter sur cette famille
les histoires et nobiliaires de Champagne et de
Lorraine, Caumartin, D. Pelletier, l'Armoriai
général de d'Hozier, etc., etc.
Armes : D'azur, à un rencontre de cerf àccornê
d'or, chaque corne chevillée de cinq pièces du
même, accompagné de trois croix pommetées et
fichées d'argent, 2 en chef et 1 en pointe.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions au naturel.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Branche aînée
Le Febvre de Saint-Germain (Xavier-
Charles-Henry, comte), décédé en 1878,
marié en 1864 à Claudette-Amélie Genuyt,
dont : 1° Charles-Joseph-René, comte Le
Febvre de Saint-Germain ; 2° Charlotte-
Gabrielle-Marthe, comtesse Le Febvre de
Saint-Germain ; 3° Gabrielle - Eugénie -
Jeanne, comtesse Le Febvre de Saint-
Germain, mariée en 1893 à Stanislas de
Toytot ; 4°Pauline-Edmonde-Margueiïte,
comtesse Le Febvre de Saint-Germain ;
5° Alexandre-Joseph-Georges, comte Le
Febvre de Saint-Germain, décédé en 1885;
6° Charles -Y van, comte Le Febvre de
Saint-Germain; 7° Jean-Joseph-Pierre,
comte Le Febvre de Saint-Germain.
Branche cadette
Le Febvre de Saint-Germain (Edmond,
comte), marié en 1841 à Marie-Charlotte-
Hyacinthe de Rosières d'Euvezin, décé-
dés, dont: 1° Marie-Léopold-Octave,comte
Le Febvre de Saint-Germain, décédé en
18G6 ; 2° Marie-Henriette-Charlotte-Alice,
comtesse Le Febvre de Saint-Germain,
mariée en 1882 au comte Arthur de Torcy ;
3° Marie-Philippine-Caroline-Yvonne, com-
tesse Le Febvre de Saint-Germain, mariée
en 1873 au comte Henri d'HENNEZEL, dont
une fille Nicolle ; 4° Marie-Gharles-Aimé,
comte Le Febvre de Saint-Germain, marié
et décédé sans postérité, 5° Marie-Charles-
Edmond-Maxime, comte Le Febvre de
Saint-Germain, marié à Pauline de Rieder.
LE FÉVRE DORMESSON.
Famille considérable distinguée dans la robe
par les grands hommes qu'elle a produits; elle a
formé plusieurs branches, celle des seigneurs
d'Eaubonne, celle des seigneurs d'Ormesson et
d'Amboile, celle des seigneurs d'Ormesson, baron
du Cheray ; celle des seigneurs d'Estréelles et
celle des seigneurs de Lézeau. Elle remonte à
Adam Le Fèvre, qui épousa en 1450, Charlotte de
Soyecourt, dont il eut un fils qui continua la des-
cendance.
La branche des seigneurs d'Ormesson et d'Am-
boile a pour auteur André Le Févre, seigneur
d'Ormesson, second fils d'Olivier Ier (4me degré de
la branche-mère) ; il fut maître des requêtes
en 1605, intendant de Lyon, directeur des finances,
conseiller d'état, conseiller d'honneur au parle-
ment; devenu doyen du conseil d'état, il porta en
cette qualité la parole au nom du roi, le 18 novem-
bre 1669 au renouvellement d'allianc-j avec les
suisses fait en l'église de Paris, à la place du
chancelier de France, qui était indisposé. Il mou-
rut le 2 mars 1665, à 88 ans, après avoir servi
plus de 60 ans trois de nos rois dans leurs con-
seils ; il a été inhumé à Saint-Nicolas-des-Champs.
Il eut entre autres enfants, Olivier Le Fèvre,
1er du nom de la branche, seigneur d'Ormesson,
d'Amboile, etc., né en décembre 1656, maître des
requêtes, etc. Il fut rapporteur du procès de
Fouquet surintendant des finances. Personne
n'ignore l'intégrité qu'il fit paraître dans l'instruc-
tion et jugement de cette affaire. Une si grande pro-
bité et son intelligence supérieure dans les affaires
lui avaient acquis une estime si générale que les
princes et les plus grands seigneurs le choisis-
saient pour arbitre, et se soumettaient à son
jugement dans les affaires les plus importantes.
Louis XIV lui rendit la même justice ; lorsqu'on
lui présenta son petits-fils, il lui dit qu'il l'exhor-
tait à être aussi honnête homme que le rapporteur
de Fouquet.
— 353 —
— 351
La branche des seigneurs d'Ormesson, barons
du Cheray, a pour auteur Antoine François de
Paule Le Févre d'Ormesson, 5e fils d'Olivier Le
Fèvre, seigneur d'Ormesson (2me degré de la bran-
che précédente) ; cette branche s'est éteinte ea 1765,
et la seule qui s'est poursuivie jusqu'à nos jours
est celle des d'Ormesson et d'Amboile.
Armes : D'azur, à trois lis de jardin d'argent,
fleuris d'or, tiges et feuilles de sinople, 2 et l .
LE FILLEUL DE LA CHAPELLE
DES QUERROTS ET DE LONGHUIT.
Dès le 15m» siècle, la famille Le Filleul était
connu dans la généralité d'Alençon. Les diverses
branches ont été maintenues dans leur noblesse
en 1641 et 1667 dans l'élection d'Alençon et en 1669
à Rouen.
Elle a fourni beaucoup d'officiers de tous grades
aux armées, entre autres un lieutenant-général,
grand croix de l'ordre royal et militaire de Saint-
Louis, plusieurs chevaliers du même ordre, des che-
valiers de Malte, et un évêque de Tarbes,en 1710
Les alliances ont été prises dans les meilleures
maisons de la province.
Elle s'est divisée en deux branches qui ont pour
auteur commun : noble homme Jacques Le Filleul,
écuyer, seigneur de la Hélinière, de la Chapelle-
Gautier et autres lieux, vivant en 1595. Il avait
épousé noble demoiselle Anne des Champs. Entre
autres enfants, il eut quatre fils, dont deux furent
prêtres ; les deux autres sont la tige des deux
branches de la Chapelle et de la Hélinière, encore
existantes de nos jours.
La branche de la Chapelle avait pour chef au
commencement de ce siècle Charles-Alexandre
François, Marie Le Filleul, marquis de la Chapelle,
né en 1762, le 14 mars. Capitaine au régiment
royal dragons en 1789.
La branche de la Hélinière, qui a formé elle-
même deux rameaux, avait pour représentant
en 1789, Jean Charles Le Filleul, chevalier, sei"
gneur de la Hélinière, des Guerrots, de Longhuit,
etc. Chevalier de Saint-Louis, chevau-léger de
la garde ordinaire du roi, lequel a assisté à l'as-
semblée de la noblesse du baillage de Caen pour
l'élection des députés aux Etats généraux. Il a
épousé en 1774, demoiselle Marie Elisabeth du
Val d'Amonville, dont il a eu entre autres en-
fants :
Désiré François, auteur du rameau des Guer-
rots, né en 1778, chevalier de l'éperon d'or par
bulle du Pape Pie VII, en date du 26 mars 1819;
auteur de plusieurs ouvrages de poésie, marié :
1° à demoiselle Charlotte de Giverville, et 2° en 1818,
à Louise Armande de la Flèche. Il a eu des enfants
des deux lits.
Et Alexandre Emmanuel, auteur du rameau
de Longhuit, chevalier de Malte, né en 17 g
marié en 1799 à Geneviève Julie Angélique du
Foy, dont il a eu postérité.
Armes : D'azur ■ au lion d'or armé et lanipassé
de gueules ; à la tierce en fasce d'or, brochante sur
le lion, et au franc canton d'or, brochant sur la
première pièce de la tierce.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
LE FORESTIER
Une ancienne tradition fondée sur de graves
témoignages, fait descendre cette ancienne maison
des anciens Forestiers devenus au xme siècle,
comtes de Flandre. Nous n'insisterons pas sur cette
origine appuyée de l'autorité de divers auteurs.
La position de la famille Le Forestier est si bien
établie, qu'il n'est pas nécessaire de recourir à des
conjectures pour lui assigner le rang distingué
qui lui appartient parmi les anciennes maisons
delà province.
Dès le xn'ie siècle, cette famille était puissante
et considérée, et l'on ne peut douter qu'elle y fut
établie longtemps avant cette époque, puisque
une charte de 1179 prouve qu'un Geoffroy Le Fo-
restier accompagna Henri II roi d'Angleterre à
Montferrand; un siècle après, Robert le Forestier,
prêtre, ht à l'Abbaye de Blanchelande, une dona-
tion à laquelle était appendu le sceau du dona-
teur, en 1279, lo 1er septembre.
Maintenue dans sa noblesse d'ancienne extrac-
tion par jugements en date de 1469 et 1666, la
famille Le Forestier a eu plusieurs fois l'occasion
de renouveler ses preuves à cet égard, notam-
ment pour l'admission dans l'ordre de Malte de
Jean Antoine Le Forestier, en 1697.
Les alliances ont été prises, à toutes les épo-
ques, dans les maisons les plus nobles de la pro-
vince.
La famille Le Forestier s'est divisée en trois
branches principales. Ces diversesbranches étaient
établies dans le Cotentin, mais la branche aînée
s'est fixée depuis plus d'un siècle dans les arron-
dissements de Caen et de Falaise.
La filiation régulière et suivie de cette famille
est établie depuis Robert Le Forestier, qualifié
d'écuyer, qui vivait en 1371-1405. Il avait épousé
demoiselle Floure d'Ussy, dame de Bonneville,
dont il eût plusieurs enfants; l'aîné Guillaume
continua la descendance.
La branche de Vendeuvre a pour auteur Jacques
Alexandre Le Forestier, fils d'Alexandre Le Fo-
restier (10me degré de la branche-mère), lieutenant
au régiment royal vaisseaux en 1759, qui eut pour
sa part du chef de sa mère, dans l'héritage paternel,
la terre et seigneurie de Vendeuvre. Dans tous
les actes qui le concernent, il est dénommé comte
Tome II.
12.
— 355
— 356
de Vendeuvre, seigneur du dit lieu. Il avait
épousé, par contrat du 6 mai 1773, demoiselle Mar-
guerite Françoise Camille de Launay d'Eterville,
dont il eut plusieurs enfants; son cinquième fils,
Augustin Le Forestier, comte de Vendeuvre con-
tinua la descendance.
Le troisième fils d'Augustin, Raymond Le
Forestier de Vendeuvre, fut officier de la légion
d'honneur, lieutenant colonel du 3"»* régiment de
cuirassiers, et marié à demoiselle Marie Victorine
de Phillemain. Son frère aîné Anatole a continué
la descendance.
Armes : D'argent, au lion de sable, armé, lam-
passé et couronné de gueules.
Couronne de comte.
Supports: Deux lions.
Deux autres maisons, originaires de Norman-
die, ont produit : Clotilde Le Forestier du Buis-
son, reçue à la Maison royale de St-Cyr, en août
1686, et Les Leforestier de Villeneuve, qui por-
tent pour armes : D'argent, à trois huchets de sa-
ble, liés de gueules 2 et 1 .
Nous trouvons encore des Le Forestier de
Périgny et des Le Forestier de Qu illieu qui
blasonnent : D'or, à trois tourteaux d'azur. —
Alias : De gueules, à l'aigle d'or.
LE FRANC.
Marquis de Pompignan le Franc, seigneur de
Pompignan, de Caux, du Thouron, de Lile, de la
Tour, etc., etc. Quercy et Languedoc.
Ancienne noblesse chevaleresque, originaire
du Quercy, qui remonte au xne siècle, époque où
l'on voit Jean du Franc (ou le Franc) figurer en
1199, parmi les hommes d'armes réunis sous le
commandement du seigneur de Belcastel.
Un Le Franc administrait la justice, dans le
Quercy et dans l'Agenais, pour Alphonse, comte
de Toulouse et du Poitou en 1262. Cette famille a
été maintenue dans son ancienne noblesse en 1667,
1675 et 1698 ; elle fait remonter sa généalogie sui-
vie, et ses titres, au commencement du xve siècle.
Elle a formé plusieurs branches dont deux
existent encore aujourd'hui.
Celle des marquis de Pompignan, l'aînée, et
celle des Le Franc de Lacarry.
La filiation commence à Demétrie Le Franc,
trésorier do l'Epargne du grand Scanderberg,
roi d'Albanie ; il épousa Béatrix de Lange, testa
eu 1472, et mourut en laissant postérité.
Armes: D'azur, à un chevalier armé d'argent,
tenant en main une èyèe nue.
Couronne de marquis.
Supports: Deux léopards.
LE GARDEUR.
Famille originaire de Normandie, où elle a pos-
sédé plusieurs seigneuries. Elle s'est signalée de-
puis deux siècles par les illustres marins qu'elle
a produits et parmi lesquels on compte plusieurs
capitaines de vaisseau et un contre-amiral.
La filiation remonte à Jean LeGardeur, écuyer,
seigneur de Croisilles, qui vivait en 1510. Son
fils, BonifaceLE Gardeur, seigneur de Till-ï, eut
quatre enfants dont l'aîné, René Le Gardeur,
continua la descendance.
En 1814, le roi Louis XVIII, accorda à un de
ses descendants, le brevet de capitaine de fré-
gate et le nomma secrétaire de l'état-major de
la gardé nationale de Paris. Le comte de Tilly
devint adjudant du Château du Louvre en 1815,
chef de la 3e division de la Maison du roi en
1824, directeur par intérim du département des
Beaux-Arts en 1826, et enfin gentilhomme hono-
raire de la Chambre du roi, en février 1830. Il est
mort à Saumur le 27 octobre 1861, ne laissant
que deux filles. Il était chevalier de Saint-Louis
et officier de la Légion d'honneur et le titre de
comte de Tilly est porté dans tous les brevets.
La branche cadette a pour auteur Jean-Baptiste
Le Gardeur de la Motte de Tilly, né à Québec
en juin 1569, lieutenant de vaisseau et chevalier
de St-Louis. Il épousa Elisabeth Girard, dont il
eut entre autres enfants Jean-Baptiste, qui conti-
nua la descendance jusqu'à nos jours, en four-
nissant des officiers de marine distingués et un
contre-amiral, Armand Le Gardeur de Tilly, né
à Rochefort le 14 janvier 1799, chevalier de St-
Louis et de l'ordre de Cincinnatus, qui comman-
dant la frégate la Concorde en 1778, soutint
une lutte glorieuse contre la frégate anglaise
la Minerve, qu'il força d'amener pavillon. Ce
fait d'armes lui valut le grade de capitaine
de vaisseau. Sa rencontre avec la frégate an-
glaise le Congrès, l'année suivante, ne fut pas
moins brillante. Après trois heures d'un feu très
vif, le bâtiment ennemi, percé à sa flottaison, se
vit contraint de fuir, et le capitaine de Tilly fut
blessé d'un coup de mousquet. Il se distingua
encore par plusieurs actions d'éclat.
Armes: De gueules, au lion d'argent, lam-
passé d'or, tenant des deux pattes de devant une
croix patriarcale, recroisettée d'or.
Couronne de comte.
LE GENDRE
La famille Le Gendre est la plus ancienne de
toutes celles qui ont été connues comme nobles,
sous le même nom, dans les diverses provinces
du royaume.
Sieurs de Fougainville, du Boulay, de la Bre-
tesque, de Canapville, d'Oneille, d'Hardouville,
— 357
— 358 —
de Montenol, de Guipereux, de Bois-Compteux,
de Chavannes, etc., vicomtes de Fougainville,
barons des Ventes, en Normandie et à la Marti-
nique.
Elle est originaire de Normandie, où quelques
Chartes la font connaître depuis le xme siècle et
la présentent comme une famille qui dès ce
temps pouvait passer pour ancienne. On juge
par le peu de titres qu'elle possédait lors de la
recherche de 1463, qu'elle a dû comme la majeure
partie de la noblesse de Normandie, éprouver
des pertes considérables pendant l'occupation de
cette province par les Anglais. Aussi Guillaume
Le Gendre, IIe du nom, écuyer, demeurant à Cas-
tillon, ayant été assigné en l'année 1463, par de-
vant le Commissaire du roi Louis XI, en Nor-
mandie, sur le fait de la noblesse, fut-il renvoyé
par défaut, pour n'avoir pu fournir alors une
production suffisante, établissant la généalogie
de ses aïeux depuis 1363, sans aucune interrup-
tion dans les degrés. Il est néanmoins constant
que la famille de Guillaume Le Gendre était ré-
putée noble bien avant cette époque, puisque dès
l'an 1297, Guillaume Le Gendre, Ier du nom, l'un
des ascendants de Guillaume II, dont on vient
de parler, est nommé avec deux gentilhommes
dans des lettres de Renaud Verchin, clerc du roi
au bailliage de Rouen. Ce même Guillaume Le
Gendre, chevalier, et son fils, servirent dans les
guerres du roi Philippe-le-Bel contre les Fla-
mands révoltés. On sait qu'après la victoire rem-
portée par ces rebelles à Courtray, le 11 juillet
1302, Philippe-le-Bel à peine instruit de ce re-
vers funeste, assembla le ban et l'arrière-ban
dans tout son royaume, augmenta le prix des
monnaies, et imposa le 5eme sur tous les revenus
de ses sujets. Guillaume Le Gendre et son fils,
sont nommés au rôle des nobles fieffés du bail-
liage de Caen qui contribuèrent à ce subside mi-
litaire ainsi que la plupart des nobles. Toute
cette noblesse marcha en Flandre et contribua
au gain de la bataille de Mons-en-Pucelle, le 18
août 1304.
La noblesse d'extraction de la famille Le
Gendre a été reconnue par plusieus arrêts de
Cours Souveraines, qui ont ordonné l'enregis-
trement de ses titres, et les preuves ont été éta-
blies en 1681, pour l'ordre de Saint-Lazare.
En 1747, la généalogie a été de nouveau dres-
sée sur les mêmes titres, que cette famille pos-
sède encore. Une nouvelle collation en a été
faite le 4 février 1784, par Le Ccq et Martin, no-
taires royaux à la Martinique, et enfin les mê-
mes titres ont été enregistrés au Conseil supé-
rieur de la Martinique, le 6 septembre 1815. Ces
diverses pièces établissent sa filiation à partir
de Henri Le Gendre, l°r du nom, qui servit sous
le roi Charles VI en qualité de capitaine de ban-
des de Picardie, et fut tué à la bataille d'Azin-
court, en 1415 ; il laissa un fils, Henri Le Gen-
dre II du nom, qui fut écuyer du bon roi René
d'Anjou, duc de Lorraine et de Bar, qu'il servit a
la bataille de Bullègneville, où ce prince fut fait
prisonnier.
Cette maison a fourni la branche de Monte-
nol, qui a pour auteur Jacques Le Gendre, II* du
nom, écuyer, sieur de Montenol, qui entra dans le
régiment des gardes en 1629, servit au combat
de Castelnaudary, en 1639, accompagna le roi
au voyage de Nancy et concourut au siège et à
la prise de la Mothe en Lorraine en 1635. Le 15
décembre de la même année, il fut pourvu d'une
charge de gentilhomme servant du roi, pour la-
quelle il prêta serment de fidélité. Il assista à
plusieurs batailles. Il obtint de Louis XIV, des
lettres en forme de mandement, données à Ver-
sailles le 24 février 1686, portant ordre de pro-
céder à l'enregistrement du procès-verbal de ses
preuves de noblesse, enregistrement qui eut lieu
à la requête de son fils, Louis Le Gendre, écuyer,
sieur de Montenol, le 31 juillet 1686.
Cette famille compte quantité d'officiers dis-
tingués dans nos armées, chevaliers des ordres
du roi, de St-Louis et de la Légion d'honneur.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
de deux molettes d'éperons en chef, et, en pointe,
d'une rencontre de cerf, le tout du même.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lévriers.
La branche de Montenol porte la couronne de
comte et pour supports : deux lions.
LEGENDRE DE LUÇAY.
Cette famille a pour auteur Bénigne Legendre,
secrétaire du roi, qui fit enregistrer ses armes en
1697. Il avait épousé Anne-Catherine Gervais,
dont il eut plusieurs enfants.
Sa descendance prit le surnom de Luçay.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
en chef de deux étoiles du même, et, en pointe,
d'une levrette courante d'argent, colletée de sable.
Couronne de comte.
Supports: Deux griffons.
Devise : liiche d'honneur.
LE GENTIL.
Bretagne. — Marquis de Paroy, seigneurs de
Barvedel, Poulers, la Barbinais, Coetninon, Pe-
nerais, Rosmorduc, Kérosan, Tromeur, de Kerle-
ven, etc.
Cette famille, d'une très ancienne noblesse de
Bretagne, figure avec honneur, dès le xive siècle,
dans les annales de cette province, et n'a cessé
de se distinguer depuis, et par ses alliances et
— 359 —
— 360 —
par ses services militaires, dans les grades supé-
rieurs des armées.
Nous trouvons : en 1371 Le Gentil, écuyer, com-
pris dans la montre d'armes de Bertrand du Gués-
clin.
Jean Le Gentil, en 1386, fut du nombre des gen'
tilhommes députés pour aller chercher dame
Jeanne, duchesse de Bretagne, fille du roi de Na-
varre.
Jean Le Gentil, qui vivait en 1460, et dont le fils
Jean Le Gentil commence la filiation régulière et
suivie de la famille. Sa sœur fut fdle d'honneur
de la reine Anne de Bretagne, femme de Louis XII
roi de France.
La famille Le Gentil est déclarée noble d'an-
cienne extraction par arrêt du 30 août 1669, et la
branche Le Gentil, seigneurs, marquis de Paroy,
fut appelée aux honneurs de la cour en 1748 et
1787.
Elle a fourni de belles alliances dans laprovince.
Elle s'est divisée en quatre branches à partir
du 5" degré : 1° celle de Goetninon et de Rosmorduc ;
2° celle de Tbomeur et de Pa.roy ; 3e celle de Ker-
lern et de Penerais ; et 4° celle de Kerleven.
La branche des Le Gentil, seigneurs et marquis
de Paroy, s'est surtoutdistinguée dans la carrière
des armes. C'est en faveur de Guy Le Gentil, 2e
du nom, seigneur d'Auxerre, officier au régiment
des gardes françaises, chevalier de St-Louis, grand
bailli d'épée des villes et comtés de Provins et
Montereau-Faut-Yonne, lieutenant pour le roi
dans les provinces de Champagne et de Brie, que
la seigneurie de Paroy fut érigée de nouveau en
marquisat, pour lui et sa postérité, par lettres de
1754, enregistrées à la Chambre des comptes en
1755.
Armes : D'azur, à un serpent violant au dragon
d'or, lampassé de gueules.
Couronne de marquis.
LEGGE {de).
Famille originaire d'Angleterre, issue de Guil-
laume de Legge, grand justicier de paix, dont un
fils vint s'établir en Bretagne, dans labaronniede
Vitré, appartenant alors aux ducs de la Trémoille
qui l'avaient recueillie par héritage des Montmo-
rency-Laval. Sa descendance forma deux branches.
L'une repassa lors de la révocation de l'édit de
Nantes dans les Iles -Britanniques, où elle a pro-
duit un ministre de la guerre au siècle dernier.
L'autre, restée en Bretagne et catholique, s'est
alliée dans cette province aux maisons du Dres-
nay, de la Forest d'Armaillé, du Fresne, de Virel,
etc. Elle a été maintenue dans sa noblesse par un
arrêt du parlement de Rennes, en 1740, sur prou-
ves de sept générations. De nos jours, un de ses
rejetons, volontaire pontifical, fut un des braves
défenseurs de Gaëte en 1861. Louis-Marie de
Legge a obtenu le 8 mars 1872, l'autorisation d'a-
jouter à son nom celui de Kerléan.
Armes : D'azur, au chevron d'argent, accompa-
gné de trois lions mantelès de même.
Devise: Mal se repose, qui n'a contentement.
Ce sont les armes que Charles de Legge, écuyer,
sieur du dit lieu, fit enregistrer dans i'armorial
général de 1696, au bureau de Vitré (Registre de
Bretagne, tome Ier, p. 189). Un de ses parents,
de Legge, sieur de Vauguy, ayant négligé de
reproduire alors son blason, d'Hozier lui donna
pour écu : mi parti d'azur et d'argent, au chevron
de l'un en l'autre, accompagné de trois lions de
même, ceux du chef affrontés, et tous trois ayant
attaché à leur col un mantelet d'argent.
L'ÉGLISE DE FERRIER DE FÉLIX
{de).
Famille originaire d'Avignon, connue dans la
noblesse du comtat venaissin et avec la qualité de
citoyen d'Avignon, depuis la fin du xvie siècle et
le commencement du xvne.
Armes: Tiercé enfasce; au 1 d'azur, à trois
fleurs de lys d'or; au 2 d'argent, à l'église de
gueules; au 3 de gueules plein.
LE GOAZRE DE TOULGOËT TRÉ-
ANNA.
Famille originaire d'Ecosse, suivant une tradi-
dition ancienne, et établie dès le xve siècle en
Bretagne, où elle vint sans doute à la suite de la
duchesse Isabeau. A partir de cette époque, elle
figure dans les anciennes monstres ou revues mi-
litaires delà noblesse et dans les rôles du ban et
de l'arrière-ban de la province. Elle y a possédé
nombre de fiefs nobles et ses armoiries se voyaient
encore avant la révolution sur les vitraux des
églises de Penhars, deCuzon et deLanriec, où elle
avait des prééminences et des droits honorifiques ;
on voit encore aujourd'hui son écusson sculpté
sur la porte de la chapelle de la terre de Toulgoét,
qu'elle a possédé pendant plusieurs siècles.
Elle a toujours vécu noblement, pris et donné
des idliances dans des maisons nobles ; aussi se
trouve-t-elle apparentée avec presque toutes les
familles distinguées du pays.
Sa filiation, établie sur titres authentiques, re-
monte sans interruption à Yvon GoadrionGoazre,
qui comparait dans une monstre ou revue de la
noblesse de levêché de Quimper, faite à Carhaix
en 1481, par ordre du duc de Bretagne.
Ses descendants ont servi avec distinction dans
la magistraturo et dans l'armée et ont formé di-
361
— 362
verses branches qui se sont successivement éten-
dues, à l'exception de celle de Toulgoët.
La branche aînée, aujourd'hui éteinte, a porté
au siècle dernier le titre de marquis ; la branche
de Toulgoët, seule subsistante, a reçu du pape
Pie IX le titre héréditaire de comte, et c'est un
des rares titres étrangers qui aient été confirmés
par la chancellerie française.
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4, d'argent à la croix
pattêede sinople cantonnée de quatre molettes de
sable ; aux 2 et 3, d'argent à une mâcle d'azur,
qui est de Tréanna.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Le Goazre, comte de Toulgoët-Tréanna,
(Emile-Marie), chevalier de Malte, Grand-
Croix de St-Grégoire-le-Grand de 2e classe,
etc., chambellan de Sa Sainteté Pie IX et
de Sa Sainteté Léon XIII, a été autorisé
par décret impérial à relever le nom de
Tréanna qui est celui de son aïeule. Ma-
rié à Sara de Bernard de Gautret, dont
cinq enfants : 1° Yvon, lieutenant d'infan-
terie; 2° Jean, sous-officier de cavalerie ;
3° Henry ; 4° Louis ; 5° Blanche.
LE GOUBIN DE VILLODON.
La famille Le Goubin ou Goubin est originaire
de Normandie. Au xive siècle vivaient, dans la
généralité de Caen, Guillaume Goubin et Philip-
pine, sa femme, lesquels vendirent, en 1337, à
l'abbaye de la Sainte-Trinité à Caen, une rente à
prendre à Oy^treham (Mémoires de la Société des
\nliquaires de la Normandie). On trouve, en Bre-
tagne, dans la généralité de Rennes, une famille
Goubin, seigneurs de Couasme, qui paraît être
une branche de celle de Normandie, et qui fit en-
registrer ses armoiries à Y Armoriai général offi-
ciel de 1696 : d'argent, à trois molettes d'azur, au
chef de gueules chargé de trois besants d'or ; ecar-
telé, d'argent, à trois chevrons brisés et engrê-
lés de sable. Elle a produit un Procureur au Par-
lement de Bretagne, en 1696, un député de
Lesneven aux Etats de Nantes, en 1722. (Potier
de Courcy, Nobiliaire de Bretagne.)
Mais il est vraisemblable que le nom Le Goubin
est la forme moderne de l'ancien nom normand
Le Goubey qu'on voit figurer dans une charte de
l'an 1450, passée en la vicomte de Roncheville
(Généralité de Caen), ou demeurait Guillaume Le
Goubey, propriétaire d'une terre (Titre original).
Par suite de la destruction de ses archives, la
filiation suivie et régulière de la famille Le Goubin
de Villodon n'a pu être établie qu'à partir de :
I. François-Henri-Bonaventuré Le Goubin de
Villodon, écuyer, receveur des domaines du roi à
Caen en 1770, contrôleur des actes de Tilly-sur-
Seules en 1773, qui avait épousé noble Agathe
Touroude, d'une famille noble de Normandie,
maintenue dans sa noblesse par arrêt du 26 mars
1669. De ce mariage sont issus : 1° Monique-For-
tunée, née à Tilly-sur-Seules (Calvados) le 3 jan-
vier 1773 et baptisée le 5 du même mois, fut tenue
sur les fonds par Pierre-Nicolas Tiboust, directeur
général des domaines du roi, son oncle paternel,
et Monique Touroude, sa tante maternelle ; 2°
Frédéric-Constant-Prosper, qui suit.
II. Frédéric-Constant-Prosper Le Goubin, comte
de Villodon, né le 16 février 1777, émigra pendant
la révolution. Noble demoiselle Adélaïde de Cin-
gal, qu'il avait épousée à Ducy-Sainte-Marguerite,
canton de Tilly-sur-Seulles en 1706 lui donna en-
tre autres des enfants :
III. Alexandre-Henri-Frédéric Louis Le Goubin,
comte de Villodon, né à Tilly-sur-Seules en 1797,
épousa en premières noces, à Paris, en 1821, de-
moiselle Aline Widerkerh, issue d'une ancienne
famille dAlsace ; et en secondes noces, à Pacy-
sur-Eure, en mars 1857, demoiselle Amélie-Al-
phonsine Pinson. Du premier lit il eut quatre
enfants, savoir : 1° Claire Le Goubin de Villedon,
mariée à M. Bouvaist, dont elle est veuve; 2° Ca-
mille, qui suit ; 3° Blanche Le Goubin de Villodon,
mariée à M. le comte Ghristiani de Bavarand.chef
de bataillon, mort en 1870 ; 4° Henri Le Goubin
de Villodon, né en 1846, sous-lieutenant d'infan-
terie, marié à Mlle de la Croix, décédé sans pos-
térité en 1879: Du second lit est née : 5° Henriette
Le Goubin de Villodon, mariée à M. Paul de
Montmaur.
IV. Camille Le Goubin, comte de Villodon, né
le 28 mai 1829, décédé le 28 juin 1867, avait épousé
Mathilde Jonot, dont il a eu deux enfants : 1° Ju-
les-Emile qui suit ; 2° Jeanne-Adeline-Marie Le
Goubin de Villodon, marié à M. Antoine Sourd.
V. Jules-Emile Le Goubin, comte de Villodon,
chef actuel de sa famille, capitaine au 89e d'infan-
terie, est né le 8 février 1862, et a épousé le
27 juin 1892 Joséphine-Marcelle Bazin de Gribeau-
val.
Armes : D'azur, à neuf lacs d'amour d'or, posés
3, 3 et 3.
Couronne de comte.
LEGOUX.
Famille anoblie en 1808, en la personne de
Bernard Legoux, procureur général près la cour
de justice criminelle du département de la Seine,
né à Dijon le 4 janvier 1763.
— 363 -
— 364
Il avait été créé chevalier de l'Empire par let-
tres patentes du 15 octobre 1808, puis baron le 12
avril 1813, titre confirmé par Louis XVIII, par
lettres patentes du 11 novembre 1814.
Il avait épousé Louise-Jeanne—Thérèse Faton,
d'une famille originaire de la Franche-Comté.
Il eut de ce mariage plusieurs enfants ;les trois
garçons qui ont survécu ont fourni les souches
des trois branches actuellement existantes de la
famille Legoux (et non Le Gotcx en deux mots)
comme l'écrivent à tort certains auteuis.
Armes : Tiercé en pal, d'hermine, de gueules et
de contre-hermine, le gueules chargé d'une étoile
à dix pointes d'argent.
Couronne de baron.
LE GRAND.
Claude Just Alexandre Le Grand, né au Ples-
sis-sur-Saint-Juste, le 22 février 1762, s'enrôla le 16
mars 1777 dans le régiment dauphin, infanterie,
où il obtint le grade de sergent-major. Il se ma-
ria à Metz en 1786 avec N. Scherer, fille de Joseph
Schérer qui depuis fut général en chef de l'armée
d'Italie et ministre de la guerre. En 1790, il fut
nommé chef de l'un des bataillons de la Moselle,
et dès l'année 1792, il fut employé comme général
de brigade à l'armée de Sambre-et-Meuse, et
prit part en cette qualité aux journées d'Arlon,
de Juliers et de Fleurus. Au passage du Rhin,
dans la nuit du 4 au 5 septembre 1795, ce général
impatient d'atteindre la rive opposée, s'élança
dans les flots à la tête de ses grenadiers qu'il élec-
trisa par son exemple, culbuta 2000 autrichiens,
et continua à poursuivre l'ennemi au pas de
charges et à la baïonnette jusque sur les glacis de
la ville de Dusseldorf, à laquelle il n'accorda que
10 minutes pour se rendre. 2000 hommes de troupes
palatines composant la garnison de cette place,
défilèrent et mirent bas les armes devant 700
grenadiers français. Il donna dans toutes les
occasions des preuves de bravoure, fit toutes
les campagnes de l'empire, et reçut le grand cordon
de la Légion d'honneur le 26 décembre 1805; après
la paix de Tilsitt, le général Le Grand fut créé
comte de l'Empire avec dotation de 30 000 francs
de rente.
Le roi le créa pair de France et chevalier de St-
Louis le 27 juin 1814.
Armes '.D'argent, aucheoal cabré de sable; à la
fasce de gueules, chargée d'une étoile rayonnante
d'or, brochante sur le tout ; au franc canton d'a-
zur chargé d'une épée d'argent garnie d'or.
LE GRAS DU LUART.
La famille Le Gras du Luart, distinguée depuis
plusieurs siècles, a toujours signalé son attache-
ment et son zèle pour la gloire et le service de
l'Etat, soit dans les charges de la magistrature,
soit dans les emplois militaires dont elle a été ho-
norée.
Famille originaire de Champagne dont un des
membres, Jean le Gras, était en 1490, gouverneua
de la ville de Châlons.
Sa filiation est authentiquement établie par ti-
tres depuis Michel le Gros, seigneur du Luart,
lieutenant particulier delà ville du Mans en 1550.
Au 5e degré, nous trouvons François Le Gras,
marquis du Luart, baron du Tertre, né le 25 jan-
vier 1691, maître des requêtes en 1719 et intendant
du Roussillon en 1723.11 obtint du roi Louis XV
des lettres patentes portant érection de la terre
de Luart en marquisat ; elles furent enregistrées
le 7 juin 1726. Les considérants qui y sont conte-
nus sont des plus flatteurs et des plus honora-
bles. Le marquis de Luart est mort en 1737, lais-
sant de N. Lucas de Muyn, sa femme, plusieurs
enfants.
Armes : D'azur, à trois rencontres de cerf
d'or.
Couronne de marquis.
Devise : Ne varietur.
LE HARDY.
Ancienne et noble famille, originaire de l'Artois
transplantée dans le Hainaut vers le milieu du
xvie siècle. Son nom primitif est d'Auffay, d'un
fief situé en Artois. Le Hardy est un surnom trop
glorieux pour que les descendants de celui qui le
mérita ne tinssent à honneur de le porter exclu-
sivement.
Distinguée par son ancienneté, ses services et
ses alliances, la maison d'Auffay ou le Hardy
s'est illustrée dans toutes les carrières. Elle a
fourni un grand nombre d'officiers de tous grades,
un évèque, des abbés mitres, des chanoines et a
rempli les plus hautes charges municipales de la
ville de Valenciennes. Elle s'est divisée en plu-
sieurs branches dont l'ainée seule existe encore.
La filiation commence à Thierry d'Auffay,
écuyer, l'un des députés de la noblesse d'Artois
au sacre du roi Jean, fait prisonnier à la bataille
de Poitiers en 1356, marié à Béatrix d'Arras dont
postérité.
Nous trouvons au 5e degré Hugues d'Auffay,
2e du nom, chevalier, seigneur de Blé'mont, gou-
verneur pour Marie de Bourgogne, du château de
la Buchière, en Artois. Il défendit le château de
Renty contre l'armée de Louis XI et ne rendit la
place qu'après trois assauts et â des conditions ho-
norables. Le roi lui dit qu'il avait été bien Hardy de
lui résister ainsi et qu'il méritait la mort. A quoi
Hugues répondit qu'il se tenait glorieux de mou-
rir pour la princesse sa souveraine, et que s'il
— 365
— 366
restait en vie, il porterait le nom de Hardy qu'il
tenait à honneur, puisque le roi le lui avait donné.
Louis XI ajouta, tirant son épée et en donnanl
un coup sur l'épaule d'Auffay : « Je te crée che-
valier pour ta fidélité. »
A partir de son fds, Valerand d'Auffay, dit le
Hardy, tous ses descendants portèrent le nom
de Le Hardi.
Armes : De sable, semé de billcttes cVor, au lion
de même, armé, lampassé et couronné d'argent,
brochant sur le tout.
Couronne de comte.
Supports: Deux aigles.
Cri : Aujfay.
Devise : Nec fortior alter.
Nous trouvons une autre famille du même nom
originaire de Normandie qui porte : De gueules,
au chevron d'or, accompagné de quatre lions
d'argent, affrontés et posés 2 en chef et 2 en
pointe; sur le tout, d'argent à trois tourteaux de
sable.
Devise : Nec leporem féroces procréant imbcl-
lem icônes.
LE HARIVEL,
Seigneurs dn Teil, de laHaze. de la Croix, des
Brières, de la Chesnaie, de la Mogissière, de
Beaumanois, Houginy, du Bocage, de Mezières
de Gonneviile, etc., etc.
Originaire de Normandie, cette famille d'an
cienne noblesse est connue depuis Jean le Hari-
vel, écuyer porté présent en armes dans le rôle
des ban et arrière ban de Condé, l'an 1325.
Cette famille s'est toujours distinguée par sa
fidélité aux rois de France, et en 1793, onze de
ses membres sont portés sur les listes officielles
des émigrés.
La filiation suivie commence à Colin Le Harivel,
sieur du Teil, qualifié écuyer dans un aveu rendu
au roi le 1er rnai 1388.
Alexandre Le Harivel, écuyer, seigneur de Me-
zières, servit aux gardes du corps et reçut la
croix de St-Louis par brevet du 29 septembre
1785.
Cette famille fut maintenue dans sa noblesse
en 1469, en 1598 et enfin en 1671, le 4 mars. Parmi
ses alliances, nous citerons celles : d'Anfernet,
de la Lande, de la Rivière, de Launay, de Méri-
court, etc., etc.
La branche de St-Honorine et de Gonneviile a
eu pour auteur :
Georges Le Harivel, écuyer, seigneur de Ste-
Honorine, fils de Nicolas, IIe du nom, du 11e de-
gré de la branche souche; il a épousé en 1729
Françoise de Guérault dont postérité .
Elle compte plusieurs chevaliers de St-Louis.
Armes : De gueules, à trois roses d'or, 2 et 1.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
LE HON (O).
Les comtes Lehon ou Le Hon, de création
récente, se rattachent par leurs annales domebti-
ques à l'affranchissement de la Belgique, à la
fondation de son indépendance et de sa nationalité
et à la consolidation de sa dynastie. Les traditions
disent qu'ils sont originaires de Bretagne, où se
trouve le village de Lehon dans le canton de
Dinan.
La filiation ne remonte qu'à Charles Aimé
Joseph Le Hon, né à Tournai, en 1792, fils d'un
savant jurisconsulte qui occupa l'une des pre-
mières charges de la magistration de cette ville.
Armes : Ecartelé ; aux 1 et 4 de gueules, au
lion d'or; aux 2 et 3 d'argent, au croissant de
gueules ; sur le tout : d'azur, à deux mains jointes,
dont l'une porte au doigt un anneau de mariage
surmonté d'une couronne rogale, en mémoire du
mariage du roi des Belges avec la princesse
Louise d'Orléans.
LEISSEIGUES ou LEISSÈGUES
Originaire d'Auvergne. Seigneur de Légerville,
de Trévascoët, de Pennayeun de Kergadio, de
Rosaven. -
Famille anoblie en 1816, qui a donné un sous-
lieutenant de vaisseau en 1786, vice-amiral et
commandeur de St-Louis en 1816, mort en 183:2 ;
un assistant du général des jésuites, mort
vers 1869, etc.
Armes : D'or, à trois fasces ondées de gueules ;
(arm. 1696) ; Alias : à l'épée d'argent garnie d'or,
brochant en pal sur le tout, pour la branche de
Légerville.
LEJAY DE BELLEFOND.
Ancienne famille noble du Berry, province où
elle réside encore de nos jours. Elle est connue
depuis François Lejay, qui vivait en 1441 et Pierre
Lejay, 1er du nom, qui commence la filiation,
écuyer, sieur de Bretagne, en Berry, mort en 1595.
La seconde branche de cette famille a pour
auteur Joseph Lejay, écuyer, sieur de Bellefond,
quatrième fils de Jean Baptiste du 6me degré de la
lre branche. Il se maria le 19 mai 1771, a demoi-
selle Marie Marguerite Thierry dont il eut entre
autres enfants Marie Joseph Nicolas Lejay,
écuyer, sieur de Bellefond, né le 29 juillet 1772,
capitaine de cavalerie, émigré en 1792 ; il servit à
l'armée de S. A. S. Monseigneur le Prince de
— 367 —
368 —
Condé de 1792 jusqu'en 1801. Il reçut deux bles-
sures graves. Le 31 mars 1814, lors de l'entrée des
alliés dans la capitale, lui quatrième, après avoir
rassemblé plus de 500 personnes auxquelles il
avait fait arborer la cocarde blanche, il promena
avec elles dans Paris le premier drapeau blanc
qui y ait paru. Chevalier de St-Louis,le8 septem-
bre 1814 pour ses services militaires et pour deux
blessures reçues à l'armée de Condé, il fut nommé
le 14 février 1815, chevalier de la légion d'hon-
neur, pour récompense du dévouement qu'il avait
montré le 31 mars 1814.
Armes : De sinople, à trois fasces d'or au ïam-
be L du même.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
LE JOLIS DES VILLIERS.
Famille originaire de Brucheville en Cotentin,
arrondissement de Valogne, qui fut anoblie dans la
personne et descendance de Guillaume, seigneur
de Jonquay, par lettres patentes du mois de jan-
vier 1595, en récompense de services importants
qu'il avait rendus à l'Etat.
La filiation commence à Guillaume Le Jolis,
seigneur de Jonquav, officier des archers du roi
Henri IV.
François Alexandre Léonard Le Jolis des Vil-
lers né en juillet 1760, à Villers-Fossard, près
St-Lô, fut élevé aux écoles royales de la Flèche.
Il en sortit en 1776 pour être cadet gentilhomme
dans le régiment des vermandais, où il a servi en
qualité d'officier jusqu'en 1788. Il épousa en 1787,
noble demoiselle Marie Anne Catherine de Géral-
din, dont il eut poslérité.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
de trois aigleltes de sable, 2 en chef et 1 en pointe.
LE LARGE (B™).
Touraine. Seigneurs de la Guillonnière, de la
Mairie, de la Charmois, de Marton, de la Blaudi-
nière, de la Fautraise, etc.
Famille qui occupe une place distinguée dans la
noblesse de la Touraine et du Poitou par ses ser-
vices militaires et ses alliances et qui a pour auteur
René Le Large, ler du nom, né en 1532 et dont le
fils, Thomas Le Large, 1er du nom, maréchal gé-
néral des logis des armées du roi en 1550 obtint
du roi Louis XIII des lettres do noblesse.
Ces lettres, datées du château de St-Germain-
en-Laye, en 1633, enregistrées à la Chambre des
comptes, le 29 décembre L634, portent que Le roi
anoblit Thomas Le Large, ainsi que sa postérité
née et à naître, pour ses services dans les fonc-
tions de la charge qu'il a exercée depuis 50 ans
et pour diverses actions d'éclat au fait des armes,
notamment lorsque, servant dans la compagnie
des chevau-légers de la garde du roi Henri IV, il
fut blessé au siège de Laon, se trouva au siège de
Montauban, avec 600 hommes qu'il avait levés,
aux sièges des autres villes, à la prise du Pas-de-
Suze où il fut blessé avec le maréchal de Schom-
berg, et contribua à la reddition du château de
i Dijon en 1631.
Là postérité de Thomas Le Large a formé trois
branches, dont l'ainée, celle des seigneurs de la
Guillonnière, subsiste seule aujourd'hui. Elle a
occupé des emplois et formé des alliances non
moins considérables que les deux autres branches.
Elle a été maintenue dans sa noblesse par deux
jugements de l'intendant de Tours, l'un du 16 sep-
tembre 1070, l'autre du 30 septembre 1715.
Charles Le Large, né le 12 janvier 1780, a reçu
de S. A. R. Monsieur, comte d'Artois, de hauts
témoignages de satisfaction pour les bons ser-
vices qu'il avait rendus à cette époque comme
commandant des armées vendéennes. Il est décédé
le 25 février 1839, au château Gontier. Il avait
épousé mademoiselle Anne Jéromine du Bois-
jourdan, dont il a eu trois enfants.
Armes : D'or, à deux fasces d'argent chargées
de trois annelets de gueules, 2 et l.
Supports : Deux lions.
LELARGE DERVAU.
Seigneurs d'Ervau, de Mosnes, de Vallières,
d'Auzan, etc. (Tourraine, Orléanais).
Famille qui commence sa filiation à Claude
Lelarge d'Ervau, né à Amboise le 15 mai 1597.
Elle a fourni deux capitaines de vaisseau, un ca-
pitaine de frégate et plusieurs officiers dans les
armées de terre. Elle s'est alliée aux familles de
Brussy, de St-André, du Theil, de Maulne, etc..
Le 11 mars 1785, un certificat de noblesse pour le
service militaire a été délivré par Chérin, à un des
membres de cette maison. Charles Claude Augus-
tin Le Large d'Ervau, comparut en 1789, à l'as-
semblée électorale des bailliages réunis de Blois
et de Bomorantin.
Armes : D'azur, à deux fasces d'argent, chargées
de trois annelets de gueules, 2 sur la première et
1 sur la seconde.
LE LIEUR DE VILLE SUR ARGE.
Dès le xiii0 siècle, on rencontre le nom de la
famille Le Lieur dans l'histoire de Normandie.
Louis Le Lieur, décédé en 1275 fut inhumé en
l'église de St-Ouen de Rouen, dans la chapelle de
Notre-Dame, comme l'atteste l'histoire de Bouen
- 369
— 370 —
par du Souillet; son fils fut élu maire de cette
ville en 1311. La filiation suivie commence à son
fils Jacques Le Lieur, 1er du nom, capitaine et
maire de Rouen en 1358, gouverneur du château
de Ste-Catherine, qu'il fortifia et défendit contre
les Anglais. En récompense de ses services, le
le roi Charles V lui accorda le 13 février 1364, des
lettres de noblesse héréditaire. Ce prince le
nomma en même temps grand maître des eaux et
forêts de Normandie. 11 fut inhumé dans l'église
du couvent des Cordeliers de cette ville. Son fils
aine Jean continua la descendance.
Au 13e degré nous trouvons Jean Louis Le
Lieur, chevalier, seigneur de Ville-sur-Arce, né le
13 février 1736, officier au régiment des grena-
diers royaux.
Son petit fils, Charles Napoléon Le Lieur de
Ville-sur Arce, né à Saint-Cloud, le 15 août 1807,
fut trésorier delà marine à Marseille, chevalier de
la Légion d'honneur ; il a eu plusieurs enfants de
son mariage avec Mathilde Elisabeth Karcher.
Armes : D'or, à la croix endentée d'argent et de
gueules, cantonnée de quatre têtes de léopard
d'azur, lampassëes de gueules.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
LE LOUP DE LA BILIAIS.
Famille originaire de Bretagne, où elle réside
encore de nos jours. Elle remonte à Jean Le Loup,
chevalier qui comparût dans une enquête faite
en 1167.
Guillaume Le Loup, écuyer, servit dans les
guerres de son temps en qualité de l'un des
vingt écuyers de la compagnie de Geoffroy de
Partenay, qui fit montre à Dun-le— Roi, le
1er juin 1380.
La filiation suivie commence à Jean iLe Loup,
sieur du Breil, qui épousa une dame de la Mi-
rande, avec laquelle il vivait en 1530 et mourut
en 1565, laissant un garçon, dont le fils fut main-
tenu dans sa noblesse d'extraction par arrêt du
20 novembre 1668.
Un Le Loup, fils de Claude Le Loup du 5e degré,
est l'auteur de la branche des seigneurs de la
Biliais, qui subsiste encore de nos jours. Deux
membres de cette branche ont servi avec le comte
de Chasseloir, chef de la branche aînée, dans la
légion de Mirabeau, où l'un a péri ; le second y
a été blessé; il s'est marié depuis, et n'a pas eu
d'enfants : mais son frère puîné marié eût six
enfants.
Armes : De gueules, à deux fasces d'argent
chargées la première de trois et la seconde de
dix étoiles de sable.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
LE MAIGNAN.
Famille maintenue dans sa noblesse d'ancienne
extraction aux réformations de Bretagne, à l'In-
tendance de Tours et par arrêt du Conseil.
Elle s'est divisée en deux branches : la branche
de L'Ecorse et celle de La Verrie.
La filiation de ces branches est parfaitement
établie à partir de l'an 1300.
Cette famille a donné un gentilhomme de la
chambre du roi ; un garde des sceaux de Bretagne ;
un bouteillier de Françoise d'Amboise, duchesse
de Bretagne ; des chevaliers de St-Michel et de
St-Louis ; des officiers supérieurs dans l'armée
de Vendée; deux zouaves pontificaux.
Armes : De gueules, à la bande d'argent, char-
gée de trois coquilles de sable.
LE MAIRE DE SARS-LE COMTE.
Famille originaire de l'Ar-
tois remontant à Robert Le
Maire, seigneur de Pasqueau,
vivant en 1280 (La Chesnaye
des Bois).
Maintenue dans sa noblesse
par sentence des Elus de la
Province d'Artois rendue le
17 octobre 1635. Titre de
comte Palatin du St-Empire
reconnu par le conseil héral-
dique des Pays-Bas le 16
avril 1787.
Alliances avec les familles : de Valenciennes,
Raullin de Belval, deBernicourt.Ruffin, duPuich
des Camps de Porville, de Rautre, de Thiant, de
la Croix, de la Hamayde, de Pestre, de Bayen-
rieux, de la Roche de Marchiennes, de Marchai,
deBerclat, d'Auxy de Launois, d'Hannecart de
Briffoul,deGoussaincourt,de SJullivan de Ter-
deck, deKuyper,Le Febvre de Plinval, Le Cor-
dier, de Percy, de la Roche d'Oisy, de la Roche-
lambert-Montf ort. .
Armes: Parti: au 1, d'argent, au lion de sa'
ble, armé et lawpassé de gueules, accompagné de
trois étoiles de gueules, 2 en chef, la 3" en pointe ;
au 2, d'or, au chef de gueules chargé de trois co-
quilles du champ.
Couronne de comte.
Supports : Deux griffons.
LE MARESGHAL.
Famille de la vicomte d'Eu, généralité de Caen,
maintenue le 29 juillet 1667. Elle a pour Ie'' auteur
Guillaume Le Mareschal, anobli en 1463, lequel
figure à la monstre des nobles tenant fiefs au
371 —
372 —
bailliage de Caux et Gisors, en 1470. Son petit
fils, Jean-Adrien-Nicolas-Charles, écuyer, sieur de
la Forest, vicomte d'Evreux, marié à Anne Le
Cochois, fut maintenu en 1667.
Armes : D'azur, au lion couronné d'or, accom-
pagné de trois roses d'argent, 2 en chef et 1 en
pointe.
LE MAROIS.
Famille des plus honorables de la Basse-Nor-
mandie. Jean-Léonard-François Le Marois fut un
des plus fidèles compagnons de Napoléon et lui
servit de témoin lors de son mariage avec José-
phine Tascherde la Pagerie ; il devint général de
division et fut créé comte de l'Empire. "Son fils, le
comte Le Marois, né en 1801, a été représentant
du département de la Manche en 1845.
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4 d'azur, à la croix
alésée d'or ; au 2 de sinople, au cheval d'argent;
au 3 de sinople à une pensée au naturel.
LE MERCIER (Gte).
Louis-Nicolas Lemercier, né à Saintes (Cha-
rente-Inférieure) en 1755, succéda, en 1775 à son
père dans la charge de lieutenant civil et criminel
de la sénéchaussée de Saintonge. Ses talents lui
valurent d'être nommé député du Tiers-Etat en
1789, commandeur de la Légion d'honneur le 14
juin 1804 et grand-officier le 20 juin 1811. Créé
pair de France le 4juin 1814, il est mort en lais-
sant trois fils et une fille.
Armes: Le gueules, à la croix ancrée d'argent,
accompagnée au 2e canton d'une épée et aie 3e
canton d'une ancre du même.
LE MERCIER DE MAISONCELLE,
Louis Le Mercier de Maisoncelle, chevalier de
St-Louis, commandant, pour le roi, dans l'ile de
la Grande-Terre, à la Guadelonpe, fut anobli par
lettres patentes données par Louis XV en avril
1734 pour services militaires rendus dans les guer-
res de l'Amérique et en récompense de la bra-
voure que lui et ses ancêtres ont déployée en Eu-
rope en diverses circonstances.
Armes : D'azur, au cheoron d'argent, accompa-
gné en chef de deux étoiles d'or, et, en pointe,
d'un cœur du même.
LE MERLE DE BEAUFOND.
Famille originaire de la Normandie et de la
Martinique, a produit un maréchal de France,
Foulques ou Foucaud du Merle (1302), plusieurs
gentilshommes de la chambre du roi, des cheva-
liers de Malte et des ordres du roi, des magistrats
d'un rang élevé, des officiers supérieurs des ar-
mées de terre et de mer, et des officiers membrss
du conseil souverain de la Martinique.
Elle a contracté de belles alliances avec notam-
ment les maisons de Beauharnais,de Lamoricière,
d'Andigné, d'Estouville, de l'Hôpital, de Héricy,
etc.
Armes : De gueules, à trois qmntefeuilles d'ar-
gent, 2 et 1 ; et, en abîme, un merle tenant en son bec
une branche de laurier de sinople, posé sur un
rocher de trois coupeaux d'argent.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
LE MÉTAER DE LORGERIE.
Il y a en Bretagne une famille Le Métaer, res-
sorts de Saint-Brieuc et de Dinan.
Jean Le Métaer, capitaine des francs-archers de
l'Evêché de Saint-Brieuc, vivait en 1484.
Ceux de son nom furent déclarés nobles d'ex-
traction par arrêt du 5 octobre 1660.
Armes; D'argent, à trois merlettes de sable.
LE MINTIER.
En Bretagne : famille qui a formé plusieurs
branches.
Par arrêt renduen lachambrede la réformation
le 14 février 1669, au rapport de M. Deniau, ceux
de ce nom furent déclarés nobles d'ancienne ex-
traction, et maintenus en qualité do chevalier,
ressorts de Plërmel, Jugon, Guérande, Bennes et
Saint-Brieuc.
Par deux autres arrêts rendus en la dite cham-
bre, du 10 novembre 1668 et 3 avril 1669, ils furent
aussi déclarés nobles d'ancienne extraction', enfin
ils furent encore déclarés nobles d'extraction par
arrêt du 16 février 1669.
De cette famille était François Le Mintier,
écuyer, seigneur de Léhélec, qui s'est marié en
1699 avec Vincente-Françoise de Caradem, dont
il eut un fils, Jean-Marie Le Mintier, reçu page
du roi dans sa grande écurie le 17 juin 1718.
On lit dans le Mercure de France du mois de
mars 17"/9, p. 207, qu'Antonin François Le Min-
tier, chevalier, seigneur de la Motte Basse, en
Bretagne, chef des noms et armes de sa maison,
âgé de 75 ans, a renouvelé le 4 février 1773 la cé-
rémonie de son mariage avec Benée de la Motte-
Vauvert, âgée de 70 ans. Tls ont eu de leur mariage
17 enfants, dont 9 vécurent, et plusieurs petits-
enfants, qui presque tous ont assisté à cette céré-
— 373
— 374 —
monie dans la paroisse du château de la Motte.
Basse, diocèse de Saint-Brieuc.
Armes: De gueules, à la croix engrôlée d'argent.
LEMOGE DE VAUDOUARD.
Cette famille, originaire de Bourgogne, est très
anciennement connue au baillage de Villeneuve-
le-Roi.
Jean Lemoce signe un acte en date àVilleneuve-
le-Roi,du 17 juin 1433, concernant une acquisition
par les Célestins de Sens. (Archives d'Auxerre
(manuscrits). H. 549.
Jean Lemoce paie aux Célestins de Sens, en
1460,1e cens qui leur est dû pour ses trois maisons
de Villeneuve-le-Roy. Archives d'Auxerre. H. 552.
Jehan Lemoce, écuyer, chastelain et vi-bailly
de Frontignan, donne quittance de ses gaiges
échus à la date du 26 juin 1458. (Cette pièce écrite
et signée de sa main est rédigée en latin, sur par-
chemin. Bibliothèque nationale. Cabinet des ti-
tres. Pièces originales. Registre 1975, — article
45349.
Mais à l'avènement du Roy Louis XI, il est dé-
chargé, par lettres datées de Tours du 23 octobre
1461, de cet office qui était une charge d'épée. Bi-
bliothèque nationale. Fonds français — 25713.
N* 10 — parchemin original.
Noël Lemoce, procureur du Roy à Villeneuve-
le Roy, épouse (environ vers l'an 1560)Guillemette
Puisoye, laquelle descendait en ligne directe —
au 5e degré — de Jean Porcher, conseiller au Par-
lement de Paris, et de Jeanne de Chanteprime, sa
femme ; et au 6e degré, — d'Estienne Porcher,
sergent d'armes et maistre des garnisons de vins
du Roy Charles V qui lui a donné des lettres
d'anoblissement pour lui et sa postérité, procréée
et à procréer, née et à naîtres. Ces lettres sont
datées de Paris du mois de juin 1364.
Armes : De gueules, à l'aigle d'argent armé et
béqueté d'or. Bibliothèque nationale (imprimés).
Porcher (généalogie de). Paris — 1650 — in-4>.
L. M. 3 — 747.
Droin Lemoce est procureur au bailliage de Vil-
leneuve-le-Roy. Une déclaration de terrier, du 4
septembre 1667, fait connaître que le domaine de
Vaudouard, sis paroisse St-Nicolas-lès-Villeneuve-
le-Roy, lui est échu par partage dès avant l'année
1658.
Droin Lemoce, né le 28 février 1640, conseiller
du Roy, receveur des consignations du baillage
de Villeneuve-le-Roy, est désigné dans son contrat
de mariage da 18 juin 1679., comme demeurant à
Vaudouard chez ses père et mère.
Droin- Emmanuel Lemoce, né le 3 juin 1722,
écuyer, officier au régiment de Grassin (cavalerie)
est inscrit sous le nom de Vaudouard sur les re-
gistres matricules du régiment, volumes nos 35 et
36 des archives du ministère de la guerre.
On trouve, parmi les pièces qui le concernent,
une ordonnance royale en date, à Versailles, du
23 novembre 1767, portant que M. Le Moce de
Vaudouard est nommé maire de la ville de Ville-
neuve-le-Roi . Archives nationales — Secrétariat
de la maison du Roy, registre O' 111 —page 501.
Armes : D'argent, à la foi de carnation, posée
en fasce et accompagnée de trois pommes de si-
mple, 2 en chef et i en pointe.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Lemoce de Vaudouard, (Henri et Albert)
propriétaires, demeurant à Paris, rue Ro-
yale, n° 14, et à Auberville-sur-Mer (Cal-
vados), villa des Landiers.
LE MOINE DE M ARGON.
Margon était une seigneurie foncière avec tou-
tes justices, haute, moyenne et basse, mère et
mixte empire, relevant du plein fief de la cou-
ronne, et dont les seigneurs sont qualifiés barons
avant le xve siècle, comtes auxxvr8 et xvne et quel-
quefois marquis au xvme.
La famille Le Moine de Margon est très ancienne ;
elle a formé plusieurs branches qui se sont illus-
trées en Bretagne, en Picardie, en Angleterre, à
Naples, en Sicile, en Auvergne et en Languedoc.
Robert Le Moine fit partie delà Ire croisade et
se signala au siège d'Antioche. Elle compte un
évêqueetun cardinal, et un légat du pape Boniface
VIII en 1294.
La filiation de cette famille est établie depuis
René Le Moine, cousin du cardinal qui fit dona-
tion (1285) de plusieurs terres au monastère de
St- André en Auvergne.
René, comte Le Moine, seigneur et comte de
Margon est qualifié marquis dans plusieurs actes;
marié, en 1698, à Elisabeth de Surirey de St-Remi,
il fut chargé démissions diplomatiques de la plus
haute importance, et assista, en 1713, aux confé-
rences qui amenèrent la pacification de l'Europe
par le traité d'Utrecht.
Armes : Parti : au 1 de gueules, à trois fasces
ondées d'argent ; au chef d'azur, chargé de trois
fleurs d'or qui est de Fargis ; au 2 coupé: au i<»'
d'or, au cep de vigne, terrassé de sinople; au chef
d'azur, chargé d'un croissant d'argent, accosté de
deux mouchetures du même, qui est de Lavit de
Vignes ; au 2e d'or, à la bande de gueules,
chargée de trois tètes de lévriers contournées d'ar-
gent, colletées du second émail (sinople) qui est
de Mercossert ; sur le tout : d'or, à trois pals de
— 375 -
— 376 —
gueules, au chef d'azur, chargé de trois étoiles
d'argent, qui est de Le Moine.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions lampassés.
Devise : Pcr tenebras lucent.
LE MOINE DE SAINTE-MARIE.
Familte originaire de Champagne, installée
dans laprovince depuis deux siècles seulement; sa
filiation remonte à Jean Le Moine, écuyer, vivant
en 1322. Pierre Le Moine de Ste-Marie, a été échan-
son du roi en 1657. Un Le Moine, gentilhomme de
la chambre du roi en 1733, fut nommé le 2 août
1765, député de la noblesse de Clermont en Beau-
voisis.il eut deux fils : l'ainé, le baron Le Moine,
entra aux chevaux légers de la garde du roi en
1778 etestmort à Paris en 1841 ; il avait été colo-
nel et gentilhomme ordinaire de la chambre ; le
cadet entra au service en même temps que son
frère et c'est alors que pour le distinguer, il re-
prit le nom de Sainte-Marie, porté par ses ancê-
tres.
Armes : D'argent, à une bande de gueules, ac-
compagnée en chef de trois mouchetures d'hermi-
nes, et en pointe, d'un fer de moulin de sable
accosté de deux épis de blé au naturel.
LE MOINE DES MARES.
Famille delà généralité de Caen, élection d'A-
vranches, maintenue dans sa noblesse en 1667.
Armes : D'or, fretté de sable.
LEMOT {Baron).
Originaire du Lyonnais.
Créé baron en 1827.
Armes : D'azur, à la colonne d'argent, avecun
chapiteau d'or, sommé d'un buste de même et
terrassé de sinople ; parti d'or à trois bandes de-
gueules.
LE MOUTON DE BOISDEFFRE.
Le premier auteur de cette maison, originaire
de Normandie est Raoul Le Mouton, écuyer, sieur
delà Motte, de la paroisse d'Angoville, vivant en
1368. Thomas fut maintenu dans sa noblesse le
25 février 1490. Nicolas, écuyer, sieur du Manoir,
de Courtenay et autres lieux, fut maintenu en
l'élection de Bayeux en 1666. René Jean Le Mou-
ton de Boisd'Effre, brigadier des armées du roi,
mort en 1797, eut douze enfants dont deux seule-
ment ont continué la descendance.
1° Louis René, maréchal de camp et chevalier
de St-Louis.
2° René Jean Baptiste, maréchal de camp et
grand officier de la Légion d'honneur.
Armes : D'argent, à trois gibecières de sable,
boutonnées et houppées d'or, 2 et 1 .
LE MOYNE.
Seigneurs de Biville, des Flèches, d'Aviron, de
la Trébardière, des Vingnelles, etc.
Famille originaire de Normandie où elle a été
maintenue dans sa noblesse d'extraction par deux
jugements rendus, l'un en septembre 1663, l'au-
tre en octobre de la même année. Cette famille est
connue depuis la fin du xv<* siècle parmi les plus
distinguées de cetto province.
Elle s'est divisée en deux branches, dont l'une,
celle des seigneurs de Biville, des Flèches et d'A-
vron, a été maintenue dans sa nobleese comme il
est dit plus haut.
Le premier auteur de cette famille est Jean Le
Moine, viconte de Rouen en 1446.
Au 10e degré, nous trouvons François-Jean-
Baptiste Le Moyne, seigneur du Croset, marié en
en 1769, avec demoiselle Marie- Anne Marcoul de
la Prévotière dont un des fils, Michel-Antonin Le
Moyne deFarges, s'est marié en 1809, avec demoi-
selle N.Rouyère de la Rochette, qui l'a rendu père
de plusieurs enfants.
Armes : De gueules, au chevron d'or, accompa-
gmé de trois roses d'argent.
Couronne de comte.
LEMPEREUR DE SAINT-PIERRE.
Famille de l'élection de Gisors et de Pontoise
qui compte : Jean Bart-Lempereur, écuyer, sieur
de Caulière qui vivait en 1659. Jean, marquis de
Guerny, écuyer du roi Louis XVI.
Armes : D'or, et l'aigle êployée de sable, sur-
montée d'un soleil de gueules.
LEMPS (de).
Maison des plus anciennes de la province du
Dauphiné dont l'origine se perd dans l'obscurité
des temps féodaux.
Hugues de Lemps fut, en 1223, l'un des pleiges
du Dauphiné Guigues-André, envers le comte de
Valentinois, avec neuf autres chevaliers.
Lantelme de Lemps fut en 1232, présent à une
donation; François de Lemps combattit à Varey
en 1325; Louis de Lemps, avocat célèbre et conseil
de la ville de Grenoble vivait en 1670.
Cette famille a formé trois branches principales:
— 377
378 —
1° Celle du Monet éteinte en 1590.
2° Celle de la Blache de Four, finie en 1600.
3° Celle de la Touviere, qui subsiste de nos
jours ; à cette branche appartenait Louisde Lemps
avocat cité plus haut.
Armes : D'or, -parti de gueules, au lion de l'un
en l'autre, brochant sur le tout.
Devise : Le temps j'attends.
LE NEUF DE NEUFVILLE.
Normandie.
Comtes de Sourdeval et de Tourneville, sei-
gneurs de Neufville, Montenay, Saint-Victor, etc.
Originaire de Normandie, cette famille peut
prouver sa filiation sur preuves dès 1371 ; elle a été
maintenue dans sa noblesse par arrêt du Conseil
d'Etat des 4 décembre 1655 et 1er septembre 1667.
El!e s'est divisée en trois branches principales.
loL'ainée des Le Neuf de Neufville ;
2° La 2e branche des Le Neuf, ctes de Sourdeval;
3o et la 3e branche des Le Neuf, c^s de Tourne-
ville.
En 1573. Gilles Le Neuf, conseiller qui sub-
stituait le bailli de la ville de Caen, présida les
assises de Falaise.
En 1630, messire Jean Le Neuf était lieutenant
du roi en la vicomte de Caen.
En 1772, Charles Le Neuf, seigneur de Neufville,
était conseiller du roi.
Armes : De gueules, à trois quarreaux bouffe-
tés d'or.
Couronne de comte.
LENEZ GOTTY DE BRÉCOURT.
Cette famille paraît être originaire de Norman-
die où on la trouve établie depuis plusieurs siè-
cles. Elle possédait aussi des fiefs dans l'île de
France, et en 1355, Regnault de Brécourt, qualifié
noble et chevalier par une charte, avait des terres
aux environs de Mantes.
Il est de tradition que le nom le plus ancienne-
ment porté par cette famille serait celui de Bré-
court et que la souche s'était divisée à une époque
reculée en plusieurs branches. Le chef de l'une
d'elles épousa Mathurine Le Netz, de Netz ou Le-
nez et sa descendance joignit à son nom patrony-
mique celui de leur mère. Le nom de Cotty pro-
vient du mariage de Jean de Brécourt, seigneur
du Buisson en 1660, avec Marie de Cotty.
L'ascendance de la branche de Cotty, encore
aujourd'hui existante, remonte finalement à Mi-
chel Lenez de Brécourt, maréchal des camps et
armées du roi, dont le fils, Jean Lenez de Bré-
court, officier au régiment de Normandie vers
1626, se distingua sous les murs de Tunis en
1640, fut blessé à l'assaut de la ville de Coni en
1641 et à la prise de Barcelone en avril 1652. Il
était gentilhomme de la Chambre du roi et gou-
verneur des villes et château de Montcalieri près
Turin en 1650, servait comme aide de camp du
vicomte de Turenne en 1646, du prince de Condé
en 1647 et devint lieutenant-colonel du régiment
de Normandie et maréchal de bataille. Il mourut
à Reims en 1672 et fut enterré sous le nom de
baron de Brécourt. Il avait épousé à Pignerol en
1660, Marie Cotty, fille de Michel Cotty, gouver-
neur de cette ville, dont îl eut un fils qui a conti-
nué la descendance.
Cette famille compte plusieurs officiers supé-
rieurs dans nos armées, chevaliers de St-Louis.
Armes : D'azur, au lion d' argent, armé et lam-
passé de gueules ; au chef de gueules chargé de
trois étoiles d'or.
Couronne de marquis.
Devise : Impavidum fe rient ruinœ.
LENFANT (de).
Famille ancienne, originaire de l'Anjou, établie
en Provence, où elle s'est divisée en plusieurs
branches, dont il ne reste aujourd'hui que l'aînée.
Cette famille commence la filiation à Jean Len-
fant écuyer, qui vivait en 1395.
Aimé Lenfant, écuyer, après avoir eu ses biens
ravagés par les huguenots se retira en Provence,
où il épousa en 1603, Sibille d'Albin, dont il eut
entre autres enfants, Lons de Lenfant, chevalier
des ordres royaux et militaires de St-Louis et de
St-Lazare, commissaire ordonnateur des guerres.
Anne Alexandre Charles Marie de Lenfant, fut
prédicateur du roi Louis XVI et de la reine, il fut
renfermé en 1792 dans la prison de l'abbaye : il y
fut massacré le 3 septembre à l'âge de 78 ans.
Jean Jacques de Lenfant, écuyer, garde du roi,
a fait reconnaître l'authenticité de la généalogie
par acte public passé à Eguilles, le 19 sep-
tembre 1778.
Armes : D'or, à trois fasees de gueule*.
I/ENFERNAT (de).
Famille ancienne de Beauvoisis.
Artus de L'Enfernat, écuyer, sieur de la Motte,
et Louis de L'Enfernat, écuyer, sieur de Mor-
nay, sont mentionnés dans les coutumes d'Au-
xerre de l'an 1561. Jean de l'Enfernat, écuyer,
sieur de Villiers, en Saint-Germain, est nommé
dans les coutumes du Perche, de l'an 1559.
Armes : D'azur, à trois losanges d'or.
— 379 —
380
LE NOIR DE GARLAN
TOURNEMINE.
ET DE
Originaire de Bretagne, cette famille avait
obtenu le 3 mars 1788 un arrêt du conseil supé-
rieur, qui lui accordait un délai d'un an pour faire
venir ses titres de noblesse et pour les faire enre-
gistrer. Il est à croire que les événements de 1781»
ont empêché de donner suite à cette instance. La
maison Le Noir de Carlan est très ancienne, elle a
passé aux diverses réformations de Bretagne et a
possédé les terres de Graffàut, de Kermoran, de
la Villepierre, de Quéferois, etc.
Armes : D'azur, à trois cheorons d'or ; au franc
quartier de gueules, chargé d'une fleur de lis
d'argent.
LE NOIR DE LA GOGHETIERE.
Famille originaire d'Anjou, ayant possédé les
seigneuries de Chanteloup, des Ormeaux.
Elle adonné Charles, bailli du comte du Lude
en 1754 ; Louis, notaire à la Flèche en 1709-1765 ;
Pierre, conseiller, clerc au présidial, curé de la
Flèche en 1501 ; Alexandre, commandant des mo-
biles de Maine-et-Loire en 1870; Henri capitaine
au même régiment, 1870.
Armes : D'argent, à trois têtes de maure de
sable, tortillées d'or, posées 2 et 1 .
Devise : Nomine niger, corde candidus.
LE NORMANT DE BRETTEVILLE.
Ancienne maison de l'élection de Falaise, en
Normandie, maintenue le 3 juillet 1593 et le
2 mai 1667. — Jean Le Normant vivait en 1470. —
Guillaume, écuyer, seigneur de Traspied, de
Magny, de Bretteville, etc., était homme d'armes
des ordonnances du roi en 1528. — Jean, IIe du
nom,* écuyer, sieur de Bretteville, était chevau-lé-
ger de la garde ordinaire du roi en 1643.
Louis Claude Le Normant de Bretteville, cheva-
lier, était capitaine au régiment de Belsunce, en
1775; son fils, entré à l'école royale militaire en
1786, émigra à la révolution, prit du service dans
l'armée danoise et se maria dans ce pays. Il
eut de ce mariage nenf enfants, 7 garçons et 2 fil-
les.
LE NORMANT DE GRANDGOURT,
DES VARANNES, etc.
Famille originaire de Provence et Picardie.
RenaudinLe Normant, écuyer, seigneur du Mes-
nil, gouverneur des villes et châteaux de Mehun-
sur-Yèvre, obtint du roi Charles VII, la conces-
sion de la fleur de lys qui se trouve dans ses
armes.
La famille Le Normant est fort ancienne et on
la trouve mentionnée dans les monuments du
moyen âge dès les premiers temps de l'hérédité
des noms. Une généalogie détaillée dressée sur
titres et publiée en 1853 par le chef de la branche
des Varannes, établit la filiation depuis Henri Le
Normant, bourgeois de Calais, en 1347 dont les
ascendants étaient fixés dans cette ville depuis
plus d'un siècle ; l'un d'eux, Robert Le Normant,
figura le 6 septembre 1255 parmi les notables et
échevins, dans une sentence arbitrale rendue
entre Foukessin Leclercq et Mahaut, comtesse de
Boulogne.
A.u 12e degré, nous remarquons Joseph Le
Normant, 2e du nom, conseiller du roi, vivant
en 1731 et qui laissa d'un second lit, deux enfants :
Joseph Etienne, auteur de la branche des Varan-
nes et Pierre Joseph, auteur de celle de La
Grandcour. Né le 14 mars 1745, marié à Mer,
le 4 février 1772 à Marie Anne Nicole Le Mai-
gnen, dont il eut un fils qui continua la postérité.
La famille le Normant se trouve alliée aux pre-
mières et plus anciennes familles de France et
plus particulièrement à celles du Berry, de la
Bretagne, du Rouergue et de l'Orléanais.
En France : avec les Montmorency, Salignac de
la Motte-Fénelon, d'Avaray, de Kercado, de Bar-
ville, de Baschy, du Buat, de Liniers, de l'Isle,
de Marcheville, de Rante, de Rambouillet, de
Rocquencourt, de Rolée, de Sageot, de Salbert,
de Sigurel, de Livry, de Solanet, de la Touche,
de la Touanne, de Troyes, de St-Mesmin, de Bé-
ranger, de Beauharnais, d'Orléans, du Coudray,
le Chartier, de Boisrenard, de St-Germain, de
Beaumont, des Courtils, de Soulforu, de Bar de
la Croix, de Menon, d'Orival de Quincampoix, de
Massol, du Tail, de la Noue, de Rochefort, de
Villiers, de Villeneuve, de Goffier, du Breuil, de
Franclieu, du Guesnel, de la Fontaine, de Gas-
cien, de Négré.d Ali choux dePomoyrol de Ginal,
de JansondePeyrable, deKéiidec, deKerdionion,
de Kersimon, de Kermorsin, de Kersers, de Ker-
prigeant, etc., etc.
Armes : Ecarte lé : d'or et de gueules, à quatre
rocs d'échiquier de l'un en l'autre, et au tourteau
d'azur, posé en cœur et chargé d'une fleur de Lis
d'or.
Dauphiné : D'azur, à une tête d'aigle d'argent
soutenue d'une fasce du même.
Normandie : D'argent, au chevron de sinople
accompagné en chef de deux croissants du même,
et, en pointe, d'une tête de mort tortillée d'argent.
— De sinople au lion d'argent.
381
382
Bretasnr : D'azur au lion léopardé d'or ; au
chef cousu de gueules, soulenu d'argent et chargé
d'un léopard d'or.
Orléanais, Ile de France : Ecartelc : de gueules
et d'or à quatre rocs d' échiquier de l'un en l'autre,
et, en abîme, un tourteau d'azur chargé d'une
fleur de lis d'or.
Couronne de comte.
Auteurs à consulter : antérieurement à 1793,
Archives de Calais, 1255, Thomas de la Thaumas-
sière; manuscrits du chanoine, Robert Hubert ;
l'abbé Castonnet tous deux généalogistes Orléa-
nais ; Legaingeulx, généalogie de la maison
Colas-des-Francs; généalogie de la maison de
Coumol (bibliothèque d'Orléans) d'Hozier ; de la
Chenaye-des-Bois, Pallet, édition de la France,
1726-1636-1749; Le Normant des Angles 1747; Le
Normant de Bussy 1718; armoriai des évêques
d'Evreux, armoriai des maires d'Orléans; mono-
graphie de l'Hôtel-de-Ville d'Orléans.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Le Normant des Varannes (Constant).
Docteur en médecine domicilié à Loctudy
(Finistère).
Le Normant des Varannes (Marius-
Edouard). Ingénieur à St-Lô, (Manche).
Le Normant de Kergré (Alexandre-
Louis-Paul), Colonel des hussards.
Le Normant de Kergré (Paul- Auguste),
à Quimperlé (Finistère).
Le Normant de Villeneuve — de la
Salle — de Bussy — de Kergris — de la
Grand Cour, etc.
LE NORMANT DE LOURMEL DU
HOURMELIN.
Cette maison originaire de
la Touraine où elle possédait
au commencement du xvie siè-
cle la terre de la Salverte, si-
tuée près deChinon, s'établit
vers 1650 dans la province de
Bretagne parla possession de
la terre et du château de No-
yai, situés près de Lamballe
dansl'évêehédeSt-Brieuc, pos-
session qui faisait, partie de-
l'héritage d'une mère. L'éta-
blissement des Le Normant
lesfrt comprendre en Bretagne
dans la réformation de 1669 et déclarés nobles
d'extraction après l'examen de leurs titres généa-
logiques.
Moïse Le Normant, écuyer, seigneur de la Sal-
verte en 1557, fat pourvu, après de longs services
dans les troupes du roi, de l'état de Maréchal des
Logis de la noblesse de France, dans les provinces
de Poitou,Anjou et Touraine, par brevet du comte
de Sansay, capitaine général de la noblesse de
France, par commandement de Mgr le duc de
Montpensier, lieutenant-général et commandant
pour le roi en Poitou.
Son fils hérita de sa charge et fut gouverneur
de la ville et du château de Langeais pendant la
Ligue.
A la fin du siècle dernier, la branche aînée se
fondit dans la maison Le Métaer du Hourmelin,
qui s'éteignit en 1796 en la personne de Pierre-
Gabriel-François Joseph Le Métaer, chevalier,
seigneur comte du Hourmelin, chevalier de St-
Louis, maréchal des camps et armées du roi. Il
avait fait ses preuves au cabinet de l'ordre du St-
Esprit en 1788 pour l'obtention des honneurs de
la cour.
François-Jacques Le Normant de Lourmel, hé-
ritier du comte du Hourmelin, épousa le 14 mai
1783 Julie-Jeanne du Coetlosquet, fille du haut et
puissant seigneur, messire Jean-François-Yves
vicomte du Coetlosquet, colonel en second du ré-
giment Dauphin, chevalier de St-Louis, gentil-
me de la chambre de Merle Dauphin (Louis XVI),
du comte de Provence (Louis XVIII), du comte
d'Artois (Charles X) et de Denise-Françoise de
Tréanna, héritière de Pensornon.
Toussaint-Jacques-César Le Normant, chevalier
de Lourmel, émigra en 1791, fît la campagne de
1792 dans la cavalerie de la marine ; rentré en
France, il fut arrêté à Paris, incarcéré au Luxem-
bourg et condamné à mort par le tribunal révolu-
tionnaire le 5 juillet 1794.
François-Victor Le Normant de Lourmel, comte
du Hourmelin, fut un des chefs du soulèvement
royaliste breton en 1815 dans les Côtes-du-Nord.
Capitaine de la garde royale, il épousa en 1817
Frances-Matnilde Sheldon, née à Bruxelles le 14
avril 1793, fi le de haut et puissant seigneur an-
glais Charles-Henry Sheldon, de Weston etBeoley
aux comtés de Warwick et Worch ester et de dame
Elizabeth-Louise de Gorges-Bussel, branche aînée
de la famille des ducs de Bedfort, et fut tenue sur
les fonds baptismaux par l'honorable Francis
Talbot,4efrère'du comte de Schwesbury, époux de
Margaret Sheldon, sa tante, et par Frances Shel-
don, née Princesse Auersperg, fille de Charles
prince du même nom, veuve en premières noces
du comte Léopold de Daun.
De nos jours, Frédéric Henri Le Normant de
Lourmel, né le 12 juillet 1811, général de brigade,
aide de camp de S. M. Napoléon III, fut tué glo-
rieusement sous les murs de Sébastopol à la jour-
née d'Inkermann. Pontivy, sa ville natale, lui a
- 383 —
— 384 —
élevé une statue. La comtesse de I ourmel fut
dame du Palais de S. M. l'Impératrice et mourut
en 1869.
Armes: Ecartelê: au 1 d'azur, au lionlèopardè
d'or; au chef cousu de gueules soutenu d'argent,
et chargé d'un léopard d'or, qui est Le Nor-
mant ; au 2, de sable à la fasec d'argent, accom-
pagnée de trois canettes de même, membrées et bec-
quées de gueules, 2, 1, qui est Sheldon ; au 3,
d'argent à trois mcrteltes de sable, 2, 1, qui est
Le Métaer ; au 4, parti: au 1, d'argent au tour-
nant d'azur de Gorges; au 2, d'argent au chef de
gueules chargé de trois besants d'or de Russel,
qui est Gorges-Bussel.
Devise : Optimum pâli.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Branche aînée
Le Normant de Lourmel, Cte du Hour-
melin (Charles-Pierre- Aimé), marié en 1848
à Marie-Hyacinthe de La Motte-Rouge.
Résidence : Château du Hourmelin près
Lamballe (Côtes du Nord).
Branche cadette
Le Normant de Lourmel (Aimé). Rési-
dence : Château de Thaumatz près Jugon ;
Château du Marais près Yffiniac ; Hôtel
Sébert à St-Brieuc (Côtes-du-Nord).
LENTILHAG (de).
Comtes de Lentilhac, vicomtes de Lédières, ba-
rons de Gimel, maison d'ancienne chevalerie,
originaire de la province de Quercy, qui a donné
son nom au bouig de Lentilhac, près la petite
ville de Figeac. Son ancienneté remonte aux temps
les plus reculés, puique dès la fin du vme siècle,
on voit déjà figurer les sires de Lentilhac, comme
de puissants seigneurs, dans les traités passés
avec l'abbé du monastère de Figeàc. L'abbaye de
Vie de l'ordre de Citeaux, au diocèse de Oahors,
fut fondée l'an 1200 par les seigneurs de cette
maison. Elle a donné des capitaines d'hommes
d'armes, des officiers généraux, un grand nombre
d'officiers supérieurs et des chevaliers des ordres
du roi. Elle a obtenu les honneurs de la Cour en
1782, en vertu des preuves faites au cabinet du
St-Esprit ; elle a produit des comtes de Lyon,
plusieurs chanoinesses de Bemiremont et a four-
ni plusieurs prélats recommandables, entre au-
tres, un évêque de Lavaur.
Armes: De gueules, à la bande d'or.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
LÉON DES OURMEAUX.
Famille originaire de Bretagne dont la filiation
suivie remonte à Olivier Léon, mentionné dans
un contrat de l'an 1323. La seconde branche de
cette maison est éteinte ; la troisième a pour chef
Pierre-Léon, qui rendit aveu au Prieur de Saint-
Michel de Moncontour en 1537. Il fut maintenu
dans sa noblesse par arrêt du Parlement en 1543
sur des actes et partages nobles, et remontant
jusqu'en l'année 1302. Il eut entre autres enfants,
Guillaume-Léon, premier du nom de sa branche,
seigneur de Vauxboëdes et des Ourmeaux, qui
rendit hommage et aveu en 15S5, comme héri-
tier principal de Pierre-Léon, son père, à la sei-
gneurie de Moncontour; il est cité au nombre des
vasseaux nobles du Prieur de St-Michel de Mon-
contour, etc.
Une quatrième branche a pour auteur Jean-
Léon, qui vivait en 1650.
Armes : D'argent, au lion de gueules, armé,
lampassê et couronné d'or.
LEONARD
JUVIGNY.
DE RAMPAN ET DE
Cette famille originaire de la paroisse de Hottot,
au diocèse de Bayeux, a pour premier auteur :
Jacques Léonard, seigneur de la Bivière et
d'Ourville, anobli par lettres patentes du mois de
février 1582. Sa descendance a formé cinq bran-
ches principales, savoir : celle de Bampan, de
Juvigny, de Beaupré et des Iles, d'Arbois et de
la Painerye, d'Acqueville et du Mesnil-Touffré.
Trois de ces branches subsistent encore de nos
jours. — La lre branehe a formé deux rameaux
dont l'aîné s'est éteint en la personne de Victor
François Léonard de Bampan, ancien officier du
régiment colonel-général (infanterie) . Le second
a eu pour chef : Edouard Charles François Léo-
nard de Bampan, officier de cavalerie en retraite,
chevalier de la Légion d'honneur, qui de son
mariage avec demoiselle Sophie Bosalie Le Sache,
a eu deux filles et deux fils.
La branche de Juvigny établie en Alsace, s'est
aussi divisée en deux rameaux ; il existait une
3e branche, représentée par Thomas Edouard
d'Argouges, né en 1802, célibataire.
Armes: D'azur, au lion d'or, lampassê degueules
et accompagné de trois flammes du même 2 et 1.
LE PANNETIER DE ROISSAY.
Cette famille paraît être originaire du Maine,
où elle est fixée depuis longtemps, et où elle est
alliée aux plus anciennes maisons du pays.
385
386 —
On trouve parmi les rejetons qu'elle a produits •
noble Jean Le Pannetier, conseiller du roi, greffier
antiers, alternatif et triennal à Ernée;François Le
Pannetier, conseiller à la barre ducale de Mayen-
ne, à sa formation en 1650 ; plus tard, Jean Marie
Le Pannetier de Roissay, né en 1780, décédé en
1832, laissant deux fils.
Armes : De sable, à un chevron à" argent, accom-
pagné en chef de deux étoiles, et, en pointe, d'un
croissant de même.
LE PAULMIER.
Cette famille est originaire de Normandie.
Elle a été maintenue dans sa noblesse le
20 novembre 1668.
On trouve, mentionné dans les archives de
l'église de Coutances et les chartes de l'Abbaye-
de-Montebourg, en 1252, un André Le Paulmier,
qualifié de miles.
Armes : D'azur, à trocs palmes d'or, posées
2 et 1.
LE PELETIER DE ROSAMBO.
Marquis de Rosambo-Coskaer.
Famille originaire de Bretagne, qui y figure
avec éclat dès le xie siècle. Plusieurs branches de
cette maison se sont étendues dans le Maine,
l'Anjou et la Normandie. La nature de leurs pos-
sessions et la noblesse de leurs alliances attes-
tent l'ancienneté de leur origine. Elle a pour
berceau la maison et seigneurie du Bois, dit le
Bois-Peletier, située dans l'étendue de la sei-
gneurie de Brons, près St-Brieuc.
François Le Peletier fut le premier qui entra
dans le parlement, en 1572. Son nom y fut illustré
par un grand nombre de conseillers et de prési-
dents, parmi lesquels se sont surtout distingués :
Claude Le Peletier, qui a travaillé aux fameuses
ordonnances de Louis NIV, et dont le quai neuf
fut appelé alors quai Peletier.
Après la mort de Colbert en 1683, il fut
nommé contrôleur des finances ; Louis Le Peletier,
marquis de Rosambo et baron de Poussé, fut
président à mortier en 1756 -, Louis Le Peletier,
marquis de Rosambo. fils aîné du précédent, pré-
sident à mortier en 1765.
Le chef de la branche aînée de la maison Le
Peletier a pris, sur les désirs du roi, le nom de
Rosambo, qu'il unit au sien, en ajoutant à ses
armes celles de Coskaer de Rosambo, que l'on voit
dans la ix« salle des croisades. Louis Ier Le Pele-
tier, chevalier, seigneur d'Ablon, avait épousé
Geneviève Josèphe de Coskaer.
Armes : Ecartelé : aux l et i d'azur, à la croise
pattée d'argent, chargée en cœur d'un chevron de
gueules et, en pointe, d'une rose du même bouton-
née d'or; le chevron accosté de deux molettes de
sable sur la traverse de la croix, qui est de Le
Peletier ; aux 2 et 3 contre écarteté : aux 1 et 4
d'or au sanglier de sable : (non effaré) ; aux 2 et 3
ecartelé d'or et d'azur.
LE PELLERIN DE BEAU VAIS.
Famille originaire de Normandie, où Girot Le
Pellerin, dont le surnom vient des Croisades,
épousa, au commencement du xvie siècle, la fille
de Harenc, qui descendait des premiers conqué-
rants de la province. — Vers 1660 et depuis, plu-
sieurs membres de la famille Le Pellerin vinrent
s'établir en Touraine, où ils possédèrent diffé-
rentes terres seigneuriales. Les seigneurs de
Beauvais furent les représentants de la branche
de Beauvais.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné de
trois étoiles d'argent; au chef de sable, chargé de
trois coquilles d'argent.
LE PELLETIER DE GLATIGNY.
Famille originaire de Picardie, qui a rendu des
services importants à l'Etat dans la carrière des
armes et dont le premier auteur connu est Michel
Le Pelletier de Glatigny, écuyer, commissaire
ordinaire et garde général de l'artillerie de France,
marié en 1649 à Françoise Chariot, dont il eut
postérité.
Cette famille compte plusieurs ofticiers distin-
gués chevalier de l'ordre royal et militaire de
St-Louis.
Armes : D'azur, à la fasce d'argent chargée
d'un croissant de gueules, accompagné de trois
étoiles, 2 en chef et 1 en pointe.
LE PESANT DE BOISGUILBERT.
Famille de la généralité de Rouen.
Cette maison compte plusieurs membres du
parlement et de la chambre des comptes de Nor-
mandie; elle a possédé héréditairement depuis la
moitié du xvne siècle, la charge de lieutenant
général et président au bailliage de Rouen. Le
célèbre de Boisguilbert, si connu par ses travaux
économiques et la disgrâce qu'ils lui attirèrent,
était de cette famille. — Marthe Le Pesant a
épousé en 1635, Pierre Corneille, avocat du roi à
la table de marbre de Rouen, maître des eaux et
forêts qui fut père du grand Corneille. — Deux
Le Pesant de Boisguilbert ont comparu à l'assem-
blée de la noblesse de 17 S9 pour l'élection des dé-
putés.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
en chef de deux têtes de lion d'argent et d'un
cœur d'or, en pointe.
Tome II
13.
— 387
— 388
LEPOITTEVIN DE LA CROIX
VAUBOIS.
Ancienne famille originaire de la Normandie.
L'un de ses auteurs, J. B. Lepoittevin, né en 1653,
fut conseiller du roi, directeur des aides de Mont-
didier. Il épousa en 1680 demoiselle Catherine de
Ricard.
Louis-Antoine Lepoittevin de LaCroix,né àPé-
ronne le 17 janvier 1753, était conseiller du roi,
directeur des économats avant la révolution, sous
l'empire receveur général des douanes à Anvers.
IL assista au couronnement de l'empereur comme
président du canton de la ville d'Anvers. Il s'est
marié le 29 avril 1785 à demoiselle Marie-Josèphe
Poulletier de Périgny, alliée à un grand nombre
de maisons de grande noblesse.
Son 3- fils, Casimir-Charles Lepoittevin de La
Croix-Vaubois, fut président au tribunal civil de
Beauvais, chevalier de la Légion d'honneur ; né à
Calais le 16 novembre 1795, il épousa le 30 novem-
bre 1818 demoiselle Amélie-Françoise-Catherine
Belgrand de Vaubois, fille de messire Claude-
Henri Belgrand, comte de Vaubois.
Le comte de Vaubois n'ayant eu que trois filles
a obtenu, par ordonnance de S. M. le roi Charles X
en date du 12 août 1829, que son gendre, M. Le-
poittevin de La Croix, portât le nom de Vaubois.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accosté de deux
maillets d'argent et accompagné en chef d'une
grappe de raisin d'or, et, en pointe, d'une croix
pallèe du même.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
LE PRÉVOST DE FOURCHES (alias
LE PROVOST).
On connait en Normandie 10 familles nobles du
nom de Le Prévost ou Le Provost, la plupart
d'ancienne chevalerie; la plus importanie d'entre
elles est celle qui nous occupe.
Normandie et Bretagne.
Seigneurs de Miettes, de la Porte, de Visel, de la
Ferté Corbière, de St-Germain de Fourches, de
Royville, etc.
Elle date de l'époque delà conquête de l'Angle-
terre, c'est-à-dire de l'an 1066. Suivant une an-
cienne tradition, son premier auteur était filleul
de Guillaume le Conquérant.
Le fils aîné de Guillaume Le Prévost resta en
Angleterre et y fit souche ; le fils cadet revint en
Normandie ainsi que ses frères, où ils possédaient
de grands biens dans les élections de Falaise,
d'Argentan, etc., généralité de Caen.
Cette famille fut reconnue noble d'ancienne ex-
traction par Raimond de Montfaut, en 1469, en la
personne de Jean Le Prévost, de la paroisse de la
Trinité, diocèse d'Avranches.
Deux siècles plus tard, Jean et Jacques Le Pré-
vost firent leurs preuves d'ancienne noblesse en
1666 devant Chamillart, intendant de la généralité
de Caen.
Les anciens cartulaires ont conservé les noms
d'un grand nombre de personnagesde cette vieille
famille dans les temps les plus reculés et remon
tant à l'an 1233, maisla filiation suivie commence-
à noble homme Pierre Le Prévost, écuyer, lieute-
nant du château de Falaise en 140Q, qui eut pour
femme N. . . dont il eut plusieurs enfants.
Cette famille a fourni les branches :
io des seigneurs du Marais de St-Germain de
Fourches qui a pour auteur Henry Le Prévost, né
en 1561, seigneur du Marais et de St-Germain de
Fourches ;
2° des seigneurs de St-Germain des Fourches,
issue de la précédente, dont l'auteur, François Le
Prévost, écuyer, seigneur de St-Germain des
Fourches, né en 1606, servait en 1635 dans la
compagnie du sieur Marguerie de Nonant, aux
lieux et place de Henry, son père, âgé de 75 ans.
3° celle des seigneurs de la Roche, de Lulagris,
delà Villoutin, deRavilly, du Bourg, des Mazures,
de la Touche, de la Pinsonnière, de Laubruère,
etc. qui, transportée de Normandie en Bretagne,
a pour auteur Jacques Le Prévost ou Le Provost,
seigneur de Courhery, né en 1520, issu du 5e degré
de la souche-mère.
. Ses alliances sont des plus distinguées.
Elle s'est poursuivie jusqu'à nos jours en don-
nant des officiers chevaliers de St-Louis.
Armes : D'azur, au lion d'argent, (alias d'or),
armé et lampassé de gueules, tenant une hache
d'armes d'or (alias d'argent).
L'écu timbré d'un casque de chevalier orné de
ses lambrequins.
Supports : Deux lions.
LE PRÉVOST DIRAY.
Famille noble, originaire de Bretagne et établie
en Normandie dans le xve siècle. Elle remonte en
ligne directe à Henry Le Prévost, écuyer, marié
à Jeanne de Villiers, qui vivait vers 1500.
Jean-Jacques Le Prévost, chevalier, seigneur
d'Iray, né le 31 mars 1743, reçu garde du corps de
S. M. en 1758, chevalier de l'ordre royal et mili-
taire de St-Louis, émigra et lit la campagne de
1792 à l'armée des Princes en qualité de maréchal-
des-logis des gardes du corps; devint en 1814
sous-lieutenant avec rang de colonel.
Armbs : De gueules, à deux fasces d'argent, ac-
compagnées de trois croissants de même en chef,
et, <-n pointe, de trois besants aussi d'argent.
— 389
— 390 -
LE PRÉVOST DU BARAIL.
Barons de Malvas et d'Oysonville, marquis du
Barail et vicomtes de Villers-Helon, seigneurs de
Malassie, d'Herbelay, de St-Germain, d'Amboise.
etc.
Maison ancienne, originaire de la ville de Pa-
ris où elle était connue dans la haute magistra-
ture depuis le commencement du xive siècle, épo-
que à laquelle vivait Yves Le Prévost, conseiller
au Parlement en 1315. Cette maison, recomman-
dable par son ancienneté, ses alliances, les nom-
breux services qu'elle n'a cessé de rendre à nos
rois, dans leurs conseils, dans l'administration de
la justice et dans le commandement de leurs ar-
mées, remonte par sa filiation suivie à Jean Le
Prévost, premier du nom, écuyer, seigneur de
Malassie près d'Etampes, qui vivait sous le rè-
gne du roi Charles VIL La branche du marquis du
Barail a pour auteur Pierre Le Prévost, premier
du nom, qui vivait en 1016.
Armes : Echiquelè d'or et d'azur ; au franc can-
ton d'or, chargé d'un griffon de sable; à la bor-
dure de gueules, chargée de trocs besanls d'or.
LE QUIEN DE LA NEUF VILLE.
Seigneurs de la Neufville, etc., à Paris et à Bor-
deaux. Cette famille dont les différents auteurs
font remonter l'ancienneté à des siècles très recu-
lés ne prouve néanmoins sa fdiation que depuis
Pierre Le Quien de la Neufville, qui fut capitaine
de cavalerie et mourut en 1675, après avoir épousé
demoiselle Claude Maldamé. Son fils fit plusieurs
ouvrages qui lui valurent une place à l'Académie
des inscriptions et belles-lettres en 1706. Les ta-
lents qu'il montra dans les diverses traductions
qui sont sorties de sa plume l'ont placé au rang
des hommes illustres de son siècle, dans l'histoire
littéraire du règne de Louis XV.
Cette famille a aussi produit un brigadier des
armées du roi en 1741. plusieurs autres officiers et
un chevalier de St-Louis en 1721.
Armes: Ecartelé : aux 1 et 4, de sinople, au
chien braque d'or, ayant un collier de sable sur-
monté d'une palme d'argent en fasce; aux 2 et 3,
bandés de vair et de gueules.
LE REBOURS.
Ancienne famille de l'élection de Falaise en
Normandie dont la filiation remonte àPierre Le Re-
bours, écuyer.seigneur de Maizières, vivant en 1360.
Jean, écuyer, seigneur de la Leu, de Chaussy,
etc., maître des comptes, a été maintenu en 1667.
Armes : De gueules, à sept losanges d'argent.
LE ROUX DE BRETAGNE.
Voy. pour l'historique de cette famille le tome
Ier, colonne 1747, et rectifier comme suit l'état 'des
représentants actuels.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Le Roux de Bretagne (Auguste), chef de
nom, né le 4 mai 1857. Résidence : Château
de laFolatière,près St-Jean d' An gély. Marié
le 30 avril 1884 à Marie-Louise Joly (I'Aussy,
dont . a) Germaine, néeenl885 ; b) Auguste,
né en 1880; c) Suzanne, née en 1887 ; d)
Jeanne, née en 1890 ; e) Marie-Madeleine,
née en 1893 ; f) Antoine, né en 1895.
FRÈRES
Le Roux de Bretagne (Henry), né en
1858. Résidence :Fouquières près Réthune.
Marié en 1884 à Joséphine Dubrùlle de
Rouvroy, dont : a) Anne Marie,née en 1885 ;
b) Geneviève, née en 1887; c) Marie-Antoi-
nette, née en 1888 ; d) Madeleine, née en
1890; e) Henry, né en 1893.
Le Roux de Bretagne (Maurice), né en
1861. Résidence : Château-Bon près Vaudri-
court (P. de C). Marié en 1891 à Pauline
de Mazière, dont : a) Anne-Paul, née en
1892 ; b) Maurice, né en 1893 ; c) Jean, né
en 1894.
Le Roux de Bretagne (Paul), né en 187(1.
Résidence : Lille (NordJ.
ONCI.ES
Le Roux de Bretagne (l'abbé Louis), né
en 1836, vicaire à la Madeleine à Paris.
Le Roux de Bretagne (Charles), né en
1838. Résidence : Château delà Bijoire (Ven-
dée). Marié 1° à Antoinette de Bizemont,
en 1864, dont Louise, née en 1866, mariée
à Gustave d'OnsANE ; 2° à Gabrielle de La
BAJONiÈRE,enl873,dontCharles, néen 1874.
Le Roux de Bretagne (Joseph), né en
1842. Résidence : Château de Mortagne
(Nord). Marié à Rerthe Clément.
Le Roux de Bretagne ( Thérèse), née en
1844. Résidence : Château de>Péré (Deux-
Sèvres). Mariée en 1868 à Maxime Bastard
—. r—. —
391 —
392
de PérÉ; capitaine de frégate, officier de la
légion d'honneur, dont : a) Thérèse, née en
1870; b) Geneviève, née en 1872 , c) Joseph
né en 1873, aspirant de marine ;d) Maxime
né en 1874 ; e) Henri, né en 1875.
LE ROUX DE PUISIEUX.
Seigneurs du Chastelet, de la Thieuloie, dePui-
sieux-au-Mont, dePuisieux-au-Val et d'Acheville,
en Artois.
Claude Le Roux, auteur de cette famille, qui
a formé les deux branches, était natif de Bé-
thune et bourgeois d'Arras. Il servit en qualité
d'hommes d'armes dans les armées de l'empereur
Charles V, qui l'anoblit, et toute sa postérité, par
lettres du 15 avril 1527, confirmées en juin 1531.
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4, d'argent, à la
fasce de gueules surmontée de trois coqs de sable
membres et crêtes de gueules ; aux 2 et 3, d'or, à
la bordure rngrêlée de gueules, à la fasce du mù
me, à l'ecusson d'argent, brochant sur le tout
chargé de trois fleurs de lys de gueules, surmon-
tées d'un lambel d'azur.
Cimier : Une /leur de lys de gueules entre vn
vol du même.
LE ROY DAMIGNY.
Ancienne famille de l'élection de Baveux en
Normandie dontla noblessea été authentiquement
reconnue à différentes époques par un arrêt de la
cour des Aides le 27 mars 1494, et ensuite en 1588
et 166G. Elle a fourni un grand nombre d'officiers
de tous grades et des chevaliers de St Louis.
Les preuves de noblesse que cette maison a
fournies en 1737, devant le juge d'armes de France,
font remonter safitiation à Guilbert Le Roy,écuyer,
qui vivait en 1494. Il est l'auteur connu des trois
branches de la famille, savoir : celle des seigneurs
d'Ainigny, éteinte vers 1720; celle des Le Roy du
Gué, éteinte également en 1700 ; et celle des sei-
gneurs de Souceboz (en Suisse) qui s'esteontinuée
jusqu'à nos jours. Elle a pour auteur Le Roy, 4e
fils de Charles, seigneur d'Amigny.
Armes: D'argent, à trois merlelles de sable, po
secs 2 et i.
Couronne de vicomte.
Supports : Deux sauvages.
LE ROY DE BARDE
Famille noble et ancienne de la Picardie, dis-
tinguée par ses alliances et ses services militai-
res. Cette famille est connue depuis BaoulLeRoy,
qui fit en 1227 deux donations à l'église et aux
religieux de Ste-Marie de Lieu Dieu.
Nicole Le Roy fut mariée vers l'an 1470 avec
Alexandre Gaillard, seigneur de Ferré. Elle est
mentionnée dans le testament de son mari du 2i
septembre 1510.
Cette maison a fourni plusieurs branches : celle
de Valenglart et celles de Camelun et de Barde.
Suivant les preuves fournies, leur souche com-
mune remonte à Gui Le Roy, écuyer, qui com-
mence la filiation suivie. Il vivait en 1375-1396.
La branche des seigneurs de Barde a pour au-
teur Adrien Le Roy, écuyer, seigneur de Barde,
Bois-Colard, Harse, etc., gentilhomme ordinaire de
la maison du duc de Guise, qui épousa le 5 février
1619 demoiselle Charlotte de Rune, dont postérité.
Armes : Tiercé en fasces ; au 1 d'or, au lion
léopavdë de gueules: au 2, de sinople ; au 3,
d'hermine.
Supports : Deux lions.
Cimier : Un lion issant.
LE ROY DE BOISAUMARIÉ.
Originaire de la Basse-Normandie, cette famille
a fourni plusieurs membres considérables. Parmi
ceux qui ont rendu des services éminents au pays,
depuis un siècle, nous citerons : Pierre-Thomas
Le Roy de Boisaumarié, capitaine d'état-major,
membre du tribunat et du corps législatif sous le
1er Empire, préfet du Var et du Loiret, de rille-
et-Vilaine et des Basses-Pyrénées, de 1830 à 1837,
commandeur de la Légion d'honneur, etc. ; Pierre
Leroy de Boisaumarié, préfet, officier de laLégion
d'honneur, décédé en 1857 ; et Ernest, baron Le
Roy de Boisaumarié, qui fut sénateur et préfet de
la Seine-Inférieure.
Armes: D'azur, au chevron de gueules, accom-
pagné en chef à dextre, d'une tour crénelée et
démantelée: à senestre, d'une balance; et, en
pointe, d'un livra ouvert : le tout en argent : au
canton de sénateur.
LE ROY DE GHA VIGNY.
Famille originaire d'Anjou.
Elle a donné Jacques, abbé de St-Florent (en
1518) et de Cluny, aumônier du Dauphin et des
ducs d'Angoumois et d'Orléans, archevêque de
Bourges ; et un abbé de Bellefontaine en 170'.».
Armes: Ecartelé: aux 1 et 4, d'argent à une
bande de gueules ; aux 2 et 3, échiqueté d'argent
et d'azur, (alias : d'or et d'azur), à la bordure de
gueules.
LE SAULNIER.
Seigneurs de Calibray, des Tertres, de la Cour,
de la Ilautièrc, de St-Jouan, etc.
— 393
— 394 —
Ancienne famille originaire de Bretagne. On la
croit originaire de la paroisse de Ruca, dans l'an-
cien comté de Matignon. Elle s'est divisée en plu-
sieurs branches connues vers la fin du xvme siè-
cle sous les noms de la Hautière, de la Saudrays,
de St-Jouan, de Vauhello et de la Cour.
Le premier membre connu de cette famille est
Bertin Saulnier ou Le Saulnier, en 1206. La filia-
tion commence à Gabriel Le Saulnier, compris
dans un dénombrement des nobles de l'évêché
de St-Brieuc en 1427.
Au 10° degré nous trouvons Bonaventure-Fran-
çois-René Le Saulnier de la Cour, né à St-Brieuc
le 17 avril 1788, lieutenant de vaisseau et cheva-
lier de la Légion d'honneur.
La branche de St-Jouan a pour auteur Pierre Le
Saulnier, sieur de St-Jouan, 3e fils de François Le
Saulnier de Vauhello de la branche précédente.
Armes: Ecartelè : aux 1 et 4 d'azur, à trois
poissons d'or, qui est Le Saulnier; aux 2 et 3 d'or,
au porc épie de sable, qui est de Pugneix.
Couronne de marquis.
Supports : Deux sirènes.
LTESCAILLE (de).
Famille originaire du Brabant, issue de Bernard
de l'Escaille, seigneur de Faulez, homme d'armes
de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, dont
l'arrière-petit-fils François de l'Escaille, seigneur
de Faulez, archer de la noble garde de l'empereur
Charles-Quint, a eu du même empereur continua-
tion de noblesse, etc. Concession d'armes, 1548.
Armes: De gueules, à la main gantée d'argent,
portant bride de sable : au chef d'or chargé d'une
aigle de sable aux ailes éplogées.
Supports : Deux chevaux d'argent.
LESGALOPIER (de).
Jean Lescalopier, contrôleur de la maison du
roi, fut échevin delà ville de Paris en 1554 et 1562,
et s'allia avec Marie-Claude l'Hermite. Leur fils
fut reçu secrétaire du roi le 25 octobre 1599. Il
épousa Marthe, fille devJacques Gobelin,fondateur
de la célèbre manufacture royale des Gobelins.et
mourut en 1620 laissant postérité.
La famille Lescalopier dont le nom est aujour-
d'hui de l'Escalopier s'est alliée aux Le Clerc de
Lesseville, aux Le Tellier de Savoie, et elle a
donné des magistrats distingués.
Abmes : De gueules, à la croiz d'or, cantonnéede
quatre croissants du même.
LESGHAUX (de).
Savoie et Franche-Comté.
La famille de Leschaux qui, par les femmes, se
rattache authentiquement à Leutgarde, mère de
Guillaume le Conquérant, est originaire de Savoie.
L'un de ses premiers membres connus est Du-
rand Leschaux dont la fille Marie, morte en 1229,
avait épousé Eudes Arrode, le grand panetier du
roi de France Philippe-Auguste.
Le chevalier Jean de Leschaux compte parmi
les personnages de marque faits prisonniers aux
côtés du duc de Savoie à la bataille de Varrey,
en 1325.
Vers 1618, la maison de Leschaux vint se fixer
en Franche-Comté où plusieurs de ses membres
occupèrent de hautes charges provinciales.
Armes : anciennes : D'azur, à un griffon d'or.
modernes (parlantes) : D'argent, à deux bandes de
gueules, chargées d'un lais arraché de sinople ;
au chef d'azur, chargé d'un soleil d'or.
Couronne de comte.
Supports: Deux aigles.
LESGHEVIN DE PRÉVOISIN.
Picardie, île de France.
Seigneurs de Précourt, de Prévoisin, de Billy,
etc.
Famille qui tire son origine de la maison de
Crêvecœur et remonte au xme siècle ; elle a été
maintenue dans sa noblesse d'ancienne extrac-
tion par jugement en date du 30 janvier 1715
à la généralité d'Amiens, ses preuves remon-
tant à noble Charles Lesquevin, écuyer, sei-
gneur de Baconval, auquel le roi Henri IV fit don
de plusieurs sommes à piendre sur ses sujets
rebelles, par lettres royaux du 7 novembre 15S9.
Elle compte des services militaires très distin-
gués et de brillantes alliances. Les armes étaient
de gueules, au lion d'or, au chef échiquelé d'ar-
gent et d'azur. Sur la tombe d'Adrien Lesquevin
qui existait en 1548 dans l'église de Roye, se trou-
vaient deux écussons accolés : l'un figurant une
fasce accompagnée en chef de 3 étoiles et d'un
croissant et en pointe d'un Lion, l'autre un échi-
quelé, qui est l'écusson d'Antoinette Girault.
femme d'Adrien ; on peut en inférer que l'écusson
de la maison de Lesquevin a été formé de la réu-
nion de ces deux blasons en un seul, et que les
armoiries de la famille de Leschevin ont été com-
posées entièrement des pièces du premier de ces
deux blasons.
Elle a été confirmée le 23 mai 1755, par arrêt
du Conseil d'Etat du roi de Pologne, dans sa pré-
tention de descendre de l'illustre et antique mai-
son de Crêvecœur ; en conséquence, le chef de la
famille a pris les noms et titres de marquis de
Crêvecœur.
La famille Leschevin, dont le nom n'est qu'une
traduction française du nom Picard Lesquevin,
a produit antérieurement à 1789 : un lieutenant
d'artillerie, un écuyer de la Reine, 3 contrôleurs
généraux des maisons des comtes de Provence et
395 —
396
d Artois, une première femme de chambre de
Madame la Dauphine et une du Dauphin, duc de
Normandie, une lectrice de la Reine, trois pre-
miers commis de la maison du roi, etc.
Cette famille s'est divisée en cinq branches ;
celles de Leschevin de Billy, de Pressée, de Rou-
gemont, de Précourt et colles de Leschevin de
Prévoisin, la seule existante qui s'est taxée en
Bretagne, au commencement dn xixe siècle.
Xavier Leschevin de Pré voisin, écuyer, était
lieutenant au régiment de l'Ile de France en 1780
et fut licencié le 20 mars 1701 .
Elle compte des chevaliers de St-Louis et de
la Légion d'honneur.
Armes : D'argent, au Chevron d'azur accom-
pagné en chef d'un croissant accosté de deux
étoiles et en pointe d'un Lion, le tout de gueules.
L'écu timbré d'un casque de chevalier, orné
de ses lambrequins.
LE SEGQ DE GREPY.
Cette famille répandue en Normandie, en Pi-
cardie, en Artois, en Lorraine, etc. a été main-
tenue dans sa noblesse par acte en date de 1701.
La branche d'Artois, dont est issu le rameau de
Crepy, établi en Lorraine a obtenu l'érection en
baronnie sous le nom de Bevelinghein, St-Mar-
tin, de Bosquehem et d'Escleines, en 1083. Fran-
çois Le Secq, trésorier général des Etats du Lan-
guedoc en 10(30, a formé le rameau des marquis
de la Mothe de St-Heraye, allié à la maison dé
Gourdon de Genouillac.
L'auteur commun de ces diverses branches est
Thomas Le Secq, sieur de Launay, notaire au
chêtelet de Paris, anobli par lettres pa'entes en
1601.
Georges Le Secq de Crepy, capitaine d'infan-
terie, chevalier de St-Louis, émigra en 1792. lit
campagne dans l'armée des Princes, de 1792 à
1801 et fut blessé à la jambe droite. Il fit partie
de la garnison de Metz pendant le blocus de 1815
et servit dans l'Etat-major des places jusqu'en
1830; il avait épousé en 1809, dll« Suzanne Barbe
Le Masson de Rancé, dont il a eu postérité.
Armes : D'azur, au sautoir d'or, chargé de cinq
étoiles de gueules.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
LESELEUG DE KEROUARA.
Originaire de Bretagne, seigneur de Goùelet-
quer, de Quistillic, de Kérouara, de Kerpica, de
Kertané, etc.
Cette famille a pris part aux réformations de
de 1670, montres de 1443 a 1534.
Nous trouvons : Thomas, dans une montre de
Jean de Penhoët, pour le recouvrement de la
personne du duc en 1420; Philippe, seigneur de
Gouëletquer, mentionné à la réformation de 1443;
Didier, procureur du Bourgeois de Léon en 1520,
marié vers 1530 à Tiphaine le Borgnis, un évèque
d'Autun, mort en 1478.
Armes : D'argent, au chêne de sinople, le tronc
chargé d'un léorier courant de sable.
Devise : A dto robitr.
LE SELLIER DE GHÉZELLES.
Famille ancienne, originaire de Picardie. Elle
tire son nom d'un fief noble qu'elle possédait et
qui est situé le long de la rivière de Selle, qui se
décharge dans la Somme, près d'Amiens. Bastien
Le Sellier, seigneur de Prouzel, en fit dénombre-
ment le 8 novembre 1530, à très puissant et très
redouté seigneur messire Charles d'Ally, cheva-
lier, vidame d'Ornes, baron de Picquivy, selon les
actes reçus par Letellier et Tonnellier. Les titres
anciens de cette famille se trouvent à la tour de
Londres parce que ses ancêtres passèrent en
Angleterre avec Guillaume le Conquérant.
La filiation de cette famille remonte à Bastien
Le Sellier, écuyer, seigneur de Prouzel, qui vivait
en 1525.
Nicolas Le Sellier, dit de Hau, écuyer, fut main-
tenu dans ses privilèges de noblesse, par arrêt de
M. Bignon, intendant de Picardie, du 13 mars
1700, lors de la recherche des usurpateurs do la
noblesse.
Charles Hippolyte Le Sellier de Chezelles, fut
garde du corps de sa Majesté en 1814.
Armes: D'or, à l'aigle d'azur, becquée et membrée
de gueules .
L'ESPAGNOL.
En Flandre. Famille dont était Jean Joseph l'Es-
pagnol de Caverine, ancien procureur syndic de
la ville de Douai, qui rendit au roi des services
importants dans les diverses commissions extra-
ordinaires qui lui furent confiées par les inten-
dants de Flandre, particulièrement à l'occasion et
pendant les sièges de Condé, Bouchain, Valen-
ciennes et Cambray. C'est ce qui est spécifié dans
les lettres de noblesse accordées par Louis XIV,
en considérations de tous ces services et de ceux
d'André François L'Espagnol, son fils, conseiller
d'état de la Flandre Wallonne et premier con-
seiller pensionnaire de la ville de Lille, qui les a
obtenues au mois de mai 1704, c'est à ce dernier
que commence la filiation suivie de cette famille;
son fils Charles François L'Espagnol a obtenu des
lettres de vétérance, après avoir rempli les mêmes
fonctions que son père pendant 30 ans.
Armes : D'azur, à une foi d'argent.
— 397
393
LESPARDA(Bon).
Brie.
Baron de l'empire du 20 décembre 1810.
Armks: D'azur, à trois tours d'argent ouccrles
ajourées et maçonnées de sable rangées en fasce
celle du milieu accostée de deux fers de lance du
même.
LESPÉE {de).
Famille originaire de Lorraine.
« Nous soussignés, certilions que M. le baron
de l'Espée, père, ancien capitaine de cavalerie
est propriétaire de la baronnie de Froville, dépar-
tement de la Meurthe, provenant de ses père et
mère et qu'antérieurement sa famille a possédé
des terres titrées. Son quatrisaïeul, Jean de l'Es-
pée, conseiller d'Etat, était seigneur du comté de
Germiny, qui a été pendant trois générations,
dans sa farmlle comme il constate parles actes et
contrats de mariage de ses aïeux, les foi et hom-
mages qu'ils en ont rendus, l'acte d'échange lait
dudit comté de Germiny, par son bisaïeul, avec
la famille Le Bègue, son alliée contre d'autres
propriétés foncières, dont le fief de l'Ebeuville
qui est encore dans sa famille, faisait partie du
dit échange, ce que nous attestons, sur le vu des
pièces authentiques citées, qui nous ont été pré
sentées.
Donné à l'hôtel-de-ville de Nancy, le 11 janvier
1819. Signé Poirot. »
Armes : D'azur, à la fasce d'argent, accom-
pagnée en chef de deux croisettcs recroisellées et
fichées d'or', à l'épée d'argent, garnie cV or, bro-
chant sur le tout.
LESPÉRONNIÈRE (de).
Famille originaire d'Anjou, marquis de la Ro-
chebardone, barons de Vriz, seigneurs de l'Espé-
ronnière, de Pineau, la Sorinière, la Sansonnière,
le Breil, la Saulaye, etc., etc.
Celte vieille ot recornmandable famille remonte
au xiie siècle. Sou premier membre connu est
Joachim de l'Espéronniere qui épousa en 115b,
Eléonore de St-Amadour.
En 1470. à la montre qui se tint par ordre du
roi Louis XI, Jehan de L'Espéronniere fournit
ses preuves de noblesse.
Cette famille a donné : une supérieure générale
du Calvaire, une supérieure de la Visitation à
Madrid, un gentilhomme ordinaire de !a chambre
du roi, un chambellan, plusieurs lieutenants de la
grande vénerie de France, des chevaliers de l'or-
dre du roi, un page de la grande écurie du roi,
1705, un chevalier de St-Louis, etc.
Armes : D'hermine, frelté de gueules.
Couronne de marquis.
LESPINASSE ou L'ESPINASSEide.)
Maison des plus anciennes et des plus illustres
du royaume, qui tire son nom d'une terre située
en Bourgogne, aux frontières de Forez et qui
s'est répandue dans les provinces d'Auvergne, du
Nivernais, de Bourbonnais, de Champagne, etc.
Elle n'est pas moins distinguée par ses services
militaires, que par les belles alliances qu'elle a
contractées avec les maisons les plus considéra-
bles par lesquelles elle a l'honneur d'appartenir à
une branche de la maison royale de .France. On
compte parmi les comtes de Brioude qu'elle a
donnés, Guillaume, Hugues, Louis et Pons de
Lespinasse, en 1200 ; Bertrand, en 1282 ; Pons
et Willelme, en 1287 ; Drogun de Lespinasse.
comte de Brioude, fut témoin d'un acte de vente
du jour de St-Jean et de St-Paul, l'an 1247.
Elle était partagée dès le commencement du
xne siècle, en diverses branches dont une
connue sous le nom des seigneurs de St- André,
a fourni un grand nombre de chanoines, comtes
de Lyon, entr'autres Guillaume de Lespinasse, en
1341, et Guichard de Lespinasse en 1349, prévôt
en 1374 et doyen en 1399. Cette branche s'est
éteinte l'an 1380.
On trouve une branche des seigneurs de St-
Léger, dont était Jean de Lespinasse, chevalier,
seigneur de St-Léger et d'Ancize sous Dun-le-Roi
en Bourgogne, au diocèse d'Autun.
Pierre de Lespinasse était chevalier des Tem-
pliers et commandeur de Celle, qui est une com-
mand.rie considérable près Murât en 1241.
Hugues de Lespinasse était chevalier de Rho-
des et commandeur de Celle en 1327. Girard de
Lespinasse, chevalier était capitaine des monta-
gnes d'Auvergne en 1358.
Cette maison a donné des chevaliers célèbres,
un échanson du duc de Bourgogne en 1407 et 1409,
conseiller, chambellan et gouverneur des enfants
de ce prince, les comtes de Nevers et de Rethel
dont le neveu Béraud de Lespinasse fut conseil-
ler et chambellan du roi Louis XI, et général de
l'armée que ce prince envoya contre le duc de
Bourgogne en 1475; il défit les troupes du duc
dans u ie bataille- qu'il gagna près de Chàteau-
Chinon. La branche de Langeac, qui a fait les
preuves de la cour en 1770, a donné quatre maré-
chaux de camp, un brigadier des armées du roi et
nombre d'officiers supérieurs, décorés de l'ordre
royal et militaire de Saint-Louis.
Armes : Ecartelé : au 1 d'or, au dauphin pâmé
d'azur, qui est des dauphins d'Auvergne ; au 2
d'or, au gonfalon de gueules, qui est d'Auvergne,
au 3 d'azur, semé de fleurs de lys d'or, à la tour
d'argent, brochante, qui est de la Tour d'Auver-
gne ; au 4 d'or, à six fleurs de lys d'azur, qui
est de Combronde ; sur le tout de gueules, à la
bande d'argent, au Uimbel du même, broe.h int,
qui est de Lespinasse.
399
— 400 —
LESPINAY (de).
Nous trouvons une famille de Lespinay, sei-
gneurs de Bodouan, de Lespinay, etc., en Breta-
gne, de la Ruffelière et de la Vrignonière en
Poitou, dont la descendance remonte jusqu'à Jean
de Lespinay, premier du nom, qui mourut avant
le 19 septembre 1482 laissant un fils qualifié
noble dans un acte de 147'.).
Armes : D'argent, à trois épines de sinople.
LESPINE (de).
Au Comtat Venaissin, maison très ancienne,
originaire du Dauphiné, qui prouve une ascen-
dance directe depuis Ricou, seigneur de L'Espine,
et d'Aullan, chevalier et pair du Dauphiné, vivant
en 1300, ainsi qualifié dans le contrat de mariage
de son fils aîné.
Cette famille a donné un gouverneur de Malau-
cène au Comtat Venaissin, pendant les troubles de
de la guerre civile.
Armes : D'argent, à la croix de gueules, accom-
pagnée au 1er canton d'un aubespin arraché de
sinople.
LESQUEN DU PLESSIS GASSO (de).
Seigneur et marquis de la Villemeneust, sei-
gneur du Plessis et de Casso, du Plessis de
Trehen, de Karmenec, de Goizac, de ivérousault,
etc. Maison très ancienne et très distinguée de
la province de Bretagne, connue par filiation de-
puis Guillaume de Lesquen, qui, l'an 1333, com-
mandant sur les côtes de Saint-Brieuc avec cent
hommes d'armes, reçut l'ordre d'augmenter cette
compagnie d'un pareil nombre d'hommes d'ar-
mes. Cette maison est à la fois distinguée par
une longue série de services militaires et de nom-
breuses et belles alliances, fille a donné des capi-
taines d'hommes d'armes, des gouverneurs de
places, trois chevaliers de l'ordre du roi, un maî-
tre d'hôtel de Sa Majesté, un maréchal de camp,
grand croix de Saint-Louis, commandeur de l'or-
dre de Saint-Lazare, et nombre d'officiers supé-
rieurs et de capitaines décorés de l'ordre royal et
militaire de St-Louis.
Armes : De sable, à trois jars d'argent, becquès
et armés de gueules.
LESSEPS {de).
La famille de Lesseps est originaire de la ville
de Cette. Elle était représentée, à la fin du siècle
dernier, par Martin de Lesseps, commissaire de
marine, puis consul général et chargé d'affaires
à Hambourg et à St-Pétersbourg. Il eut deux fils :
qui furent l'un le baron de Lesseps, consul de
France à Cronstadt en 1783, puis consul général
à St-Pétersbourg en 1793. Il fut incarcéré au
Château des Sept Tours, quand les français débar-
quèrent en Egypte et ne sortit de prison que le
9 octobre 1801. Il mourut à Lisbonne, en 1834,
remplissant les fonctions de consul de France;
il avait épousé en 1799, Rose-Catherine-Cécile
Rafin, dont il n'eut qu'une fille.
Et son frère, Mathieu-Maximilien -Prosper,
comte de Lesseps, consul général au Maroc au
retour de l'expédition d'Egypte, comte de l'Em-
pire, préfet du Cantal, consul général à Damas en
1821, puis en 1827 à Tunis, où il est décédé le
28 décembre 1832. Il avait épousé à Malaga, le
22 mai 1801, Catherine de Grevignée, dont il eut
entre autres enfants, le comte Ferdinand de Les-
seps, décédé, ancien ministre plénipotentiaire,
grand croix de la légion d'honneur, créateur du
Canal de Suez, né â Versailles, le 19 novembre
1805, marié en 1838 avec Agathe Delamalle, dont
il eut deux fils. Le comte de Lesseps s'est rema-
rié le 25 novembre 1869, avec Hélène Autard de
Bragard, fille d'un magistrat de l'île Maurice,
d'une famille originaire du. Dauphiné, et, de ce
mariage il a laissé plusieurs enfants.
Armes : D'argent, au cep de vigne terrassé de
sinople, fruité de deux grappes de raisin de
sable, et sitrmonté d'une étoile de même.
LESSERT DE
BOUGY (de).
GOSSONAY ET DE
Cette famille est originaire du pays de Vaud,
en Suise.
D'après une tradition, la famille de Lessert
serait venue de l'étranger dans le pays de Vand,
pour y trouver le libre exercice du culte réformé
auquel elle s'est attachée de très bonne heure ;
mais rien n'est venu confirmer cette tradition.
En tout cas, c'est à tort que, dans un grand nom-
bre de notices et d'articles bibliographiques sur
les membres de cette famille, il a été dit que :
chassée de France par des persécutions, elle
s'était réfugiée en Suisse, à la suite de la révoca-
tion de l'Edit de Nantes, en 1685 ; car son exis-
tence, dans le pays de Vaud, bien avant la
St-Barthelemy (1572), est prouvée d'une manière
positive.
Armes: D'azur, à 'me fleur de lys posée en chef,
deux étoiles en fasce et un croissant en pointe.
— Altas : La fleur de lys d'or, les étoiles et le
croissant d'argent.
Supports : Deux lévriers, à la tête contournée.
Devise : Tout vient de Dieu.
LEST ANG PARADE (de).
Cotte famille, d'origine chevaleresque, a donné
des grands dignitaires de l'ordre de Malte, un
consul d'Aix et un conseiller au parlement de
401
402
cette ville. Raymond de Lestang-Parade fut un
savant distingué.
Armes : D'or, au lion d'azur, armé et lampassé
de gueules.
LESTOILE (de).
Famille originaire d'Orléans, dont était Pierre
de L'Estoile, régent de l'Université d'Orléans,
ensuite conseiller au Parlement de Paris. Il avait
épousé Marie Buisnart, dont il eut Louis de
L'Etoile, conseiller au grand Conseil et grand cor-
recteur et rapporteur de la Chancellerie de France
le 5 avril 1543, ensuite président de la Cour des
Aides de Paris en décembre 1552 et président des
deux Chambres des Enquêtes en juin 1554. IL
eut plusieurs enfants de sa femme Marguerite de
Montholon, entre autres Pierre, l'aîné, qui conti-
nua la descendance.
Armes : D'azur, à une étoile d'or.
LESTOREY DE BOULONGNE.
Cette famille originaire de Normandie, a em-
prunté son surnom de Boulongne à une terrt)
située dans l'ancienne paroisse d'Englesque-
ville, au bailliage de Pont-Audemer. Elle s'éta-
blit au commencement du siècle dernier au
Havre, où plusieurs de ses membres devinrent,
pendant trois générations, d'importants arma-
teurs. L'un d'eux fut anobli en 1749, par Louis XV.
La filiation suivie, établie sur pièces authenti-
ques, remonte à François Lestorey, sieur de
Boulongne, né en 1612, inhumé en la paroisse
d"Englesqueville, le 19 août 1682. Son petit-fils,
Jacques Lestorey de Boulongne, écuyer, seigneur
et patron d'Angerville, élu maire du Havre où il
s'était fixé vers 1722, eut en 1749, l'honneur de
recevoir en cette qualité le roi Louis XV, à son
entrée dans cette ville, et de lui en présenter les
clefs. A cette occasion, et en récompense des ser-
vices qu'il avait rendus, le Roi lui accorda des
lettres de noblesse datées du mois de novembre
de la même année et enregistrées en 1750 à la
Cour et Chambre des Comptes de Rouen.
Armes : D'argent, à une fasce de gueules,
chargée de trois mouchetures d'hermine d'or et
accompagnée de trois étoiles aussi de gueules.
L'ESTOURBEILLON (dé).
Seigneur de l'Estourbillonnaye, du Brui, de la
Planchette, de la Savinaye, de la Hunaudière,
de la Bèchère, du Bois-Joubert, etc.
D'ancienne extraction, elle a prouvé à la réfor-
mation de 1668, une suite de cinq générations ;
elle a pris part aussi aux réformations de 1427 à
1513.
Le premier auteur connu est : Pierre, témoin en
1093, d'une fondation d'André de Vitré au prieuré
de Ste-Croix de Vitré. Nous trouvons ensuite:
Jean, croisé en 1248 ; Perrot, écuyer dans une
montre de 1389; Pierre, qui prêta serment au duc
entre les nobles de Rennes en 1737 ; Bonabes,
vivant en 1500 ; un page du roi en 1773.
Armes : D'argent, au griffon de sable, armé et
lampassé de gueules.
Devise : Crains le tourbillon.
LESTRANGE (de).
Barons de Magnac et de Montvert, marquis de
Lestrange, en Limousin; seigneurs de Groson, en
Vivarais, illustre famille et ancienne maison de
chevalerie de cette province, qui a pris son nom
d"une terre passée depuis nombre de siècles dans
la maison de Hautefort. Elle établit sa filiation
depuis Falcon de Lestrange, seigneur de Lestrange,
vivant sous le roi Jean, vers l'an 1350. Son se-
cond fils. Guillaume de Lestrange, fut archevêque
de Rouen, et employé en diverses négociations
importantes; et son petit-fils, Héliede Lestrange,
fut évêque du Puy. Cette maison a produit des
capitaines de cent et de cinquante hommes d'ar-
mes, des chevaliers de l'ordre du roi, des gouver-
neurs de places, nombre de chevaliers et de digni-
taires de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, et un
maréchal du même ordre.
Armes : De gueules, au léopard d'argent, et deux
lions adossés d'or malor donnés.
Couronne de comte.
Supports : Deux satyres.
Devise : Vis virtutem favel.
LE SUEUR.
Jacques Le Sueur, bailli de la ville de Rouen,
obtint de Jean-le-Bon, roi de France, des lettres
d'anoblissement, le 12 mai 1360. Sa descendance
a formé deux branches: l'aînée est éteinte, et
Julienne Le Sueur, dame de Petiteville,quien était
l'unique héritière, a épousé vers 1685 Charles
Tardif, — la 2e branche a produit Georges Le
Sueur, cornette d'un régiment de cavalerie en 1597,
d'où descend Jean François, capitaine, au régiment
de Cambrésis en 1772. — Cette famille a comparu
à l'Assemblée de la noblesse du bailliage de Caen
en 1789.
Armes : D'azur, à un chevron d'argent, accom-
pagné en chef de deux croissants, et, en pointe,
d'une rose, le tout du même.
Nous trouvons une autre famille, originaire
d'Ile de France et de Normandie, ayarît fourni les
branches de Gosmenil, de La Bretonnière et de
PÈRES.
Armes: D'azur, à trois tulipes d'or. — De sable à
trois fasccs d'argent. — D'azur, à la fasce d'or,
— 403
— 404 —
accompagnée de tro>s moieiies du même rangées
en chef.
LETELLIER DE BLANCHARD.
Famille d'ancienne noblesse, qui a donné Jo-
seph-Charles de Blanchard, chevalier de Séville,
colonel de cavalerie, chevalier de l'ordre royal et
militaire de Saint-Louis appelé à Caen, lors de la
convoclion des Etats généraux, comme membre
de la noblesse, en 1789; et qui émigra en 171)1 ;
il rentra en France en 1801 et mourut célibataire.
Joséphine Caroline-Françoise de Blanchard,
nièce du précédent, née du mariage de messire
Jacques-Alexandre Louis de Blanchard du Bozel,
colonel de cavalerie, chevalier de Saint-Louis et
de la Légion d'honneur, ancien sons-lieutenant
des gardes du corps du roi, a épousé en 1812,
Armand Louis-Marie Letellier, ancien gendarme
de la garde du roi, lieutenant de gendarmerie et
chevalier de la Légion d'honneur; lequel, sur la
demande de messire Jacques Louis de Blanchard
du Bozel, son beau-père, et on récompense de ses
longs survices, a obtenu du roi. par ordonnance
du 4 septembre 1816, et jugement du tribunal de
Mortain (Manche), en date du 6 novembre 1817,
d'ajouter au nom de Letellier, celui de Blanchard,
et par lettres patentes du roi, en date du 17e jour
d'août 1816, S. M. a accordé au sieur Armand
Louis-Marie Letellier de Blanchard, le titre de
chevalier et les armes de la famille de Blanchard
— De son mariage il a eu deux fils.
Armes : D'azur, à trois croissants d'argent.
LE TONNELIER DE BRETEUIL.
Les anciens sires de Breteuil comptaient parmi
leurs rejetons : Gauthie- de Breteuil, compagnon
d'armes de Pierre L'Ermite; Everard de Breteuil,
qui se croisaavec le roi Louis-le-Jeune etfut tué au
combat de Laodicéeen 1148; Valeran de Breteuil,
qui épousa Adèle de Dreux, petite-fille du roi
Louis-le-Gros, et mourut sans po.vtérité. Leur
race s'étant alors éteinte, la seigneurie de Bre-
teuil passa dans la maison de Montmorency, et
plus tard dans celles de Bourbon-Condé et de
Béthune-Sully ; leurs armes étaient : d'or, à la
croix d'azur.
La Chesnaye-des-Bois et plusieurs généalogistes
disent que la famille Le Tonnelier, (jui possédait
au siècle dernier la terre de Breteuil, est origi-
naire du Beauvoisis, et issue de Claude et de Jean
Le Tonnelier frères, reçus secrétaire du roi, l'un
en 1573, l'autre en 1577. Elle a produit des con-
fie llers au Parlement, des maîtres de requêtes,
des intendants de province, un colonel, deux
mestres de camps et un ambassadeur. La souche
s'est divisée en sept brandies, dont une seule,
celle des Seigneurs de Chanteclerc est encore
existante.
La seigneurie de Fontenay fut érigée en mar-
quisat au mois de février 1691, en faveur de Fran-
çois Le Tonnelier de Breteuil, conseiller d'Etat.
Cette famille a été admise à monter dans les car-
rosses du roi, avec dispense de preuves.
Armes : D'azur {alias : de gueules), à l'êpervier
essorant d'or, longé et grilleté de même.
Couronne de comte.
Supports : Deux éperviers.
Devise ! Nec spe, nec melu.
LE TOUZÉ DE LONGUEMAR.
Famille dont la branche aînée, fixée en Norman-
die, est représentée par plusieurs rameaux.
Elle a été anoblie en 1410; lettres enregistrées
en 1411 en la personne de Jean Le Touzé du Mail-
lot. Cette famille a fourni un commandant de
Cherbourg en 16()6, un commandant du chàteau-
fort de la Bochelalatte en 1651, un officier supé-
rieur, deux gendarmes d'Artois, un chevalier de
Saint-Louis, blessé à Minden (1769), un officier
du même corps. Jean Baptiste, vote en 1789
dans l'ordre de la noblesse ; et Augustin François,
blessé à Oberkambaek.
Ahmes : De gueule*, à la fasec d'or, accompa-
gnée de trois roses d'argent 2 et 1 ; au chef cousu
d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or rangées
en fasce.
LEUSSE (de).
Famille originaire d Italie, établie en France
depuis le xne siècle. Son nom primitif était Lucio
et celui qu'elle porte n'a été adopté qu'après plu-
sieurs modifications : Lenczonis, Luconis, Lus-
sonis, Leutzonis et Lutzonis.
En 1212, au passage de l'Empereur Henri III en
Dauphiné, Guillaume de Leusse accompagna le
prince à Borne. — Jordan de Leusse en 1350. fut
un des 19 seigneurs dauphinois, spécialement
nommés, entre les mains de qui le dernier dau-
phin Humbert II confirma, au fils du roi de France,
la cession de ses Etats. Guy de Leusse, chevalier,
fut chambellan de ce premier dauphin de la mai-
son de France.
Les branches modernes qui composent l'état
actuel de cette famille descendent du marquis
Louis de Leusse, qui mourut à Lyon sur l'écha-
faud révolutionnaire, le 21 janvier 1794.
Armks : De gueules, à deux bro-hets adossés
d'argent, accompagnés de trois croix de Malte
dor, 1 en chef et 2 en flanc.
Couronne de marquis.
Devise : Onor in terra, lo spirito incielo.
— 405
— 400 —
LE VAILLANT.
Maison très ancienne dans la province de Nor-
mandie qui est une <les cinq familles de gentils-
hommes verriers auxquels divers édits royaux
ont accordé tant de privilèges, principalement
celui de non aérogcance ; ces privilèges leur ont
été accordés non seulement parles rois de France
mais encore par les ducs de Normandie.
La maison Le Vaillant a possédé un grand
nombre de fiefs nobles qui ont donné leurs noms
à diverses branches parmi lesquelles nous cite-
rons : La baronnie de Rkbais, les seigneuries de
Saint-André, de Charny, du Douet, de Foixeville,
du Buisson, etc., etc.
La filiation suivie remonte à Jean Le Vaillant,
écuyer, sieur du Haislre-Allaire, qui vivait en
1516. Au cinquième degré, nous trouvons Louis
Eugène Le Vaillant du Douët, marié en premières
noces à demoiselle Adélaïde Le Mazurier du Re
dan, morte sans postérité en 1827 ; et en secondes
noces, le 20 avril 1830, à demoiselle Louise Caro-
line Esther Mallet de Graville, dont il a eu pos-
térité.
Armes ' D'azur, au dextrochère mouvant d'une
nuée, paré de gueules, tenant une èpée en pat
aussi d'argent, garnie d'or.
Couronne de baron.
LEVAILLANT DE JOLLAIN.
Ancienne et illustre, originaire de Bourgogne,
établie dans les Flandres, cette maison remonte
àGilliart, Lr du nom, seigneur de Lambermont,
qui se croisa en 1200, contre les Albigeois.
Armes: Ecartelè aux 1 el 4, de gueules, au
soleil d'or rayonnant, qui est de Vaillant ancien ;
aux 2 et 3, d'argent, à deux lions adossés de
gueules armés el lampissés d'azur, les queues
entrelacées, qui est de Jollain.
LE VANIER DES VAUVIERS.
Famille originaire de Normandie, redevable de
sa noblesse à la belle conduite d'un de ses mem-
bres, Michel Le Vanier, gendarme du roi. Un
jour de l'année 1709, qu'il était de faction sur les
bords du Rhin, oii son corps d'armée avait pris
ses cantonnements, il aperçut sur l'autre rive, le
prince de Soubise, qui était aux prises avec trois
cavaliers ennemis. Le prince allait infaillible-
ment succomber dans cette lutte inégale, lorsque
Michel Le Vanier, n'écoutant que son courage,
abandonne son poste, se précipite dans le lleuve
avec son cheval, et arrive assez à temps pour dé-
livrer le prince du péril qui le menace, en tuant
de sa main deux des assaillants. Le prince de
Soubise, ne sachant comment reconnaître un si
grand service et récompenser une aussi belle ac-
tion, détache de sa poitrine la croix de St-t.ouis
et la place sur celle de Michel Le Vanier; puis,
quelque temps après, le prince sollicita et obtint
des lettres de noblesse du roi Louis XIV, en fa-
veur de Michel Le Vanier, de son frère Pierre Le
Vanier et de ses enfants.
Armes: D'argent, à un chevron de sable, ac-
compagné de trois mertelles de gueules.
L'écu timbré d'un casque de chevalier orné de
ses lambrequins.
LE VAVASSEUR (baron).
Famille originaire de Normandie ; elle tire sa
noblesse du général d'artillerie Le Vavasseur,
créé baron de l'Empire.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
de trois étoiles du même; au franc quartier des
barons militaires .
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Le Vavasseur (bonne),
née de Vandkul, rue
Ghaussée-d'Antin, 68, à
Paris.
Le Vavasseur (Arthur,
baron), marié à N... de
Boury, rue Boissy -d" An-
glas, 28, à Paris.
Le Vavasseur (Paul,
baron), marié à N... Du-
fresne, rue Boissy-d'An-
glas, 12 à Paris.
Le Vavasseur (Léonce, baron), marié à
N. d'AROENGE, avenue Marceau, 50, à Paris.
LE VENEUR.
Familk originaire de Bretagne, où elle était
connue dès le xu° siècle, a formé en Normandie
une branche illustre, qui eut pour auteur Jean Le
Veneur, capitaine d'une compagnie d'hommes
d'armes.
La branche restée en Bretagne, a possédé les
seigneuries de la Boissières, des Salles, de
Beauvais, etc., et s'e-t divisée en plusieurs ra-
meaux, l'un d'eux a produit le général Le Veneur,
dont le nom est inscrit sur l'Arc de Triomphe de
l'Etoile.
Armks: D'argent, au grèlier d", sable, accom-^
pagné de trois roses de gueules 2, et 1 .
LE VERRIER.
Cinq familles de ce nom ont existé en Norman-
die, et toutes ont été maintenues dans leur no-
— 407
408 —
blesse lors de la recherche de 1000. — L'une, de
la généralité de Rouen, est très ancienne puis-
que nous trouvons un Jehan Le Verrier, écuyer
de l'écurie du Roi en 1475, — l'autre de la géné-
ralité d'Alençon, était représentée en 1000, par
Charles Le Verrier, seigneur de Brémorin. Des
trois autres familles, deux sont éteintes. La 3e
eut pour auteur Hugues Le Verrier, anobli par
lettres patentes de l'année 1554 ; il eut un fils qui
continua la descendance.
Armes : D'or, au lion d'azur, armé et lampassé
de gueules ; au chef du même, chargé de trois be-
sants du champ.
L'écu timbré d'un casque de profil, orné de ses
lambrequins.
LEVESQUE DE PUIBERNEAU.
Famille originaire de l'Aunis, venue en bas
Poitou en 1810.
Armes : D'azur, à trois grenades d'or tomban-
tes, posées 2 ei 1 .
Devise: Fruclus et flores.
LÉVIS-MIREPOIX (de).
(San Fernando-Luis.)
Maison féodale de l'isle de France, qui ratta-
che son nom au village de Lévy-St-Nom (S.-et-O.)
et qui t'ait remonter son origine à Philippe de
Lévis, mort en 1209 ; « maréchal héréditaire des
armées de la foi » vers 1504 ; marquis de Mire-
poix (Ariège) vers 1700; duc de Mirepoix, 1751.
titre éteint en 1757; Grand d'Espagne de l'e
classe, sous le titre de duc de San-Fernando-Luis
par suite du mariage, en 1817, de Gustave de Lé-
vis, marquis de Mirepoix, de la branche de Lé-
ran, avec Charlotte de Montmorency, fille d'Anne,
duc de Laval et de San Fernando-Luis (depuis
1819) 8 juin 1837 ; confirmation Espagnole en mai
1805.
Armes : D'or, à trois chevrons de sâblem
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Charles-François-iZenri Jean-Marie de
Lévis Mirepoix, duc de San Fernando-
Luis, Grand d'Espagne de lre classe,
né à Bruxelles, le 21 juillet 1849, marié à
Paris, le 30 août 1883, à Henrieûte-Gâthe-
ri ne-Marie de Chabannes la Palice d'Ha-
vrincourt, née à Versailles, le 31 janvier
1861.
Enfants : 1) ^n^ome-François-Pierre-
Marie-Joseph, marquis de Lèvis Mirepoix,
né à Léran, le 1er août 1884.
2) PMomène-Marie-Charlotte-Gaud^ri-
rique-Félicité- Ghislaine de Lévis Mire-
poix, née à Léran, le 11 août 1887.
Mère : DSS8 douairière Marie, née
Gtssede Mérode, née le 8 novembre 1820 ;
mariée à Bruxelles le 28 mai 1844, rési-
dence : 55, rue de Varenne, à Paris.
Frère du père.
Sigismond, Gte de Lévis Mirepoix, dé-
cédé le 2 juillet 1886 ; marié à Paris, le 18
juillet 1849, à Juliette des Balbes de Ber-
ton de Grillon, née le 27 septembre 1822.
Résidence, 121, rue de Lille, à Paris.
Fils : 1) (zosfam-Gustave-Marie-Vic-
turnien, Mis de Lévis Mirepoix, né à Pa-
ris, le 5 mai 1844; marié cà Paris, le 4 juil-
let 1867, à Marie-Thérèse d'Hinnisdal,
née à Paris, le 25 juillet 1844. Résidence :
121, rue de Lille, à Paris.
2) Adrien-Charles-Fe7iT-Marie, Cte de
Lévis Mirepoix, né à Paris, le 1er mai
1846, ancien officier de cavalerie, député
de l'Orne ; marié à Paris, le 9 avril 1872,
à Adelaïde-Albertine-iHartf&e Prévost de
Saulty, née à Paris le 29 juillet 1854. Ré-
sidence : 38, rue de Varenne, à Paris.
Enfants : (1) Armande-Félicité-José-
phine-Marie-A<?ZZ?/, née à Paris, le 18
mars 1873 ; mariée «à Paris, le 9 juin 1892,
à Félix, Cte d'Hunolstein. Résidence : 125,
rue de Grenelle, à Paris.
(2) Philippe- Guillaume -Marie -Michel-
Sigismond, né à Chèreperrine, le 28 sep-
tembre 1874.
(3) François-Gustave-Jeaw-Marie, né à
Paris, le 25 juin 1876.
(4) ^U&er^-Ghislain-Marie, né à Chère-
perrine, le 16 novembre 1882.
(5) Léonie-A/arié'-Marthe, née à Paris,
le 29 avril 1890.
(6) François-RenYÏ- Marie- Sigismond,
né à Paris, le 19 octobre, 1894.
3) Adi-ien-François-Guy -Marie -Val en-
tin, Gte de Lévis Mirepoix, né à Crillon
(Oise), le 2 janvier 1849, ancien officier de
— 400 -
— 410
cavalerie; marié à Paris, le 17 janvier
1874, à IsabeUé-Remiette Louise-Ghis-
laisne de Beauffort, née à Moule (Pas-
de-Calais), le 7 août 1849. Résidence : 25,
rue de La Ville-l'Evêque, à Paris.
Enfants : (1) Clémentine- Félicité-Gh\s-
laine-Louise-Marie, née à Paris, le 17 dé-
cembre 1874 ; mariée à Paris, le 18 octo-
bre, 1803, à Aymard, Gte de Chabrillan.
(2) ^/-Ghislain-Louis-Marie, né à Pa-
ris, le 11 mars 1879.
LHARIDON DE PENGUILLY.
Famille originaire de Bretagne, ayant possédé
les seigneuries de Penanroz, de Kerandraon, de
Keralain, de Penguilly.
Elle a été déboutée à la réformation de 1070,
puis appelée à l'arrière ban de Cornouailleenl694.
Elle a donné un capitaine ligneur, tué par les
royaux, à l'attaque de Oarhaix, en 1590.
Celte famille a été anoblie en 1830, sous le ti-
tre de baron, avec érection en majorât de la
teire du Grand-Maros.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
en chef de trois étoiles d'argent, et, en pointe,
d'un pin arraché d'or.
L'HOMME DIEU.
Seigneur de Tranchant et de Lignerolles.
La maison de L'Homme Dieu,dont sont issus les
seigneurs de Tranchant et de Lignerolles, jouit
de l'honorable avantage d'être placée au rang
des anciennes familles de l'ordre de la no-
blesse de France et d'avoir fourni depuis plu-
sieurs siècles aux armées de nos rois des offi-
ciers distingués, qui ont tous signalé leur valeur,
et tous ont sacrifié leur vie au service militaire,
ce qui est constaté par divers titres, pièces et let-
tres patentes de nos rois en due forme ; les
alliances de cette famille avec les maisons du
Doyens, de Cocqueborne,de Cauville, du Buat de
Nancy, etc., lui en ont donné également avec
celles de Goetquen, de Bosmolec, de Budes, Sé-
vigné, etc., et attestent encore son importance,
la plupart de ces familles ayant fourni des Che-
valiers de l'ordre de St-Jean de Jérusalem. La fi-
liation suivie de cette famille, remonte à Jacques-
Nicolas L'Homme-Dieu, vivant en 1417.
Au 0e degré, nous trouvons François L'Homme-
Dieu, chevalier, seigneur du Tranchant et de Li-
gnerolles, l'un des gendarmes de la garde du roi,
qui fit la campagne de Roussillon et eut un che-
val tué sous lui, à l'approche de Collioure. Il
fut reconnu dans sa noblesse d'ancienne extrac-
tion, et fut pourvu de la charge de gentilhomme
de S. M. Louis XIV, par lettres patentes signées
du roi et de la reine-mère, données à Paris le
30 mars 1646; il servit avec la plus grande dis-
tinction en qualité de capitaine, exempt des gar-
des du corps du roi, sous le maréchal de la Meil-
leraye, assista au siège d'Arras, où, lui sixième,
il repoussa les ennemis et fut blessé à la jambe,
d'un coup de mousquet. 11 avait épousé : 1» le 23
novembre 1631, Madelaine de Compaignon et
2e : Anne Le Maréchal ; il eut postérité du 1er
lit.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
en chef do deux étoiles du même, et, en pointe,
d'un agneau pascal d'argent.
Couronne de marquis.
Les lambrequins aux couleurs de reçu.
LIBAULT DE LA GHEVASNERIE.
Famille originaire de Bretagne ayant possédé
les seigneuries du Perray, de la Templerie, de
Beaulieu, de la Barossière, du Bois-ès loup, de
Belabord et de la Belusterie, de la Haye, de la
Chevasnerie.
Elle a eu une maintenue en 1669. Elle a donné :
Gratien, échevin de Nantes en 1655; Gratien,
maire en 1671, qui épousa Jeanne Moreau ; un maî-
tres des comptes en 1751; un secrétaire du roi en
1759, maire en 1764.
Armes : D'argent, à six fleurs de lys de gueules,
3, 2, 1 ; au chef de même, chargé de trois fers de
piques d'argent, les pointes en haut.
Devise : Pro deo, rege et patrie.
LIGHY DE LIGHY (Vie).
Cette famille compte parmi les plus anciennes
de la noblesse militaire du Nivernais et du Bour-
bonnais. Elle eut pour berceau un fief de la cha-
tellenie de Saulge en Nivernais.
L'acte le plus ancien dans lequel se trouve le
nom de Lichy est un aveu, de 1320, de demoiselle
Ménarde de Lichy, pour divers biens situés à
Lichy.
On voit ensuite de nombreux gentilshommes
du même nom, écuyers ou chevaliers, posséder
les seigneuries de Lichy, du Deffaud, de la Cave,
du Puy, deL'isle, etc., etc.
La branche actuelle descend de Marie Joachim,
comte de Lichy, seigneur de Chevroux, né au
château de Lichy, le 23 juin 1766; il entra le
8 juillet 1782, au service du roi, en qualité de lieu-
tenant dans la compagnie de chevaudégers de la
garde de sa Majesté où il resta jusqu'à la réforme
de son corps en 1787. 11 figura aux assemblées
de 1789, émigra le 20 octobre 1791, fit la campagne
de 1792 à l'armée des princes, frères du roi,
rejoignit, le 6 juillet 1793, l'armée de son altesse
— 411 —
— 412
royale le prince de Condé, et fit dans le 3me esca-
dron les campagnes de 1793, 94, 95, 96, 97, 98, 99
et 1800; se trouva à toutes les affaires, nom-
mément à celle du 5 juillet 179(>, où par sa bra-
voure, il sauva la vie à deux cavaliers nobles qui
étaient sur le point d'être pris ou tués par un
détachement de hussards ennemis. Il fut nommé
en 1795, sous-brigadier dans le 2»n« escadron où
il resta jusqu'au départ pour la Russie. 11 rentra
en France en 1805, fut décoré de l'ordre du lys,
le 8 août 1814, chevalier de Saint-Louis et major
de cavalerie, le 14 février 1815, et réélit un peu
plus tard le brevet de colonel de cavalerie.
Il avait épousé en 1805, Marie-Louise Girod de
Monrond, dont i) eut postérité.
François Hyacinthe, marquis de Lichy, seigneur
de la Lande, en Bourbonnais, suivit la carrière
des armes, figura aux assemblées de 1789, émigra
en 1791 et fit la campagne de 1792 à l'armée des
princes; il était frère du précèdent ; un troisième
frère, Paul-François qui suivit ses deux aînés à
l'armée du prince, chevalier du lys et de Saint-
Louis, mourut sans enfants.
A la révolution, Jacques-Gabriel fut incarcéré,
mais épargné a cause de son grand âge, il avait
77 ans. Sa femme Jeanne de Dreuille, périt vic-
time sur l'échafaud; le château de Lichy fut vendu
nationalement et racheté par les trois filles de
Jacques-Gabriel.
Armes '. D'azur, à la bande d'argent, accostée de
trois losanges d'or, 'péris en bande et posés l en
chef et 2 en pointe.
Couronne de comte.
Devise : Aussi noble que Henry.
LIGHTENBERG (de).
Hesse.
Barons du 16 mai 1809.
Armes : D'azur, au chevron accompagne en chef
ae deux étoiles, et, en pointe, d'une coquille ren-
versée, le tout d'argent.
Casque couronné.
Cimier : Cinq plumes d'autruche alternant d'ar-
gent et d'azur .
LIEDEKERKE BEAUFORT (de).
Province de Liège.
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4, de gueules à trois
lions d'or, armés et lampassés et couronnés
d'azur (Liedekerke) ; aux 2 et 3, d'hermine, à la
blinde coticée de gueules (Beaufort).
Supports : Deux griffons d'or, armés et lam-
passés de g ueu tes.
LIÈGE (du).
Seigneurs du Liège, de Çharrault, de Puychau-
meix, de Fleix, dans la Marche et le Poitou.
Famille originaire de la Haute-Marche, fort an-
ciennedans cette province, d'où sesrameauxsesont
étendus dans le Limousin et le Poitou. Le double
nom qu'elle porte, du Liège de Puychaumeix, lui
vient des deux principales seigneuries qui lui ont
appartenu. Celle du Liège qui fut son premier
berceau était située dans la paroisse de Saint-
Hilaire le Château (Creuse).
Le fief de Puychaumeix, auquel les seigneurs
du Liège empruntèrent leur surnom dès le com-
mencement du xvic siècle, ©tni t mouvant delà
seigneurie de Pontarion. Ce château resta la rési-
dence principale de la famille jusqu'en 1791.
Un rameau de la famille du Liège, détaché de la
souche, s'est établi en Picardie ; son dossier
généalogique est conservé à la Bibliothèque na-
tionale. Ou y tro.ive deux arrêts de maintenue de
noblesse des 5 mars et 20 août 1717, en faveur
l'un de Pierre de Liège, écuyer, sieur de Saint-
Mars et de Léouville, l'autre de son neveu Domi-
nique du Liège, vicomte d'Ursec. Leur ascen-
dance, d'après les actes qui y sont rapportés,
remonte à Louis du Liège d'Ursec, marié a Fran-
çoise de Mussanam, dont le fils Jean du Liège,
vicomte d'Ursec, épousa, par contrat du 5 mai 1612,
Françoise de Lesgré.
Les titres et les preuves que fournit Jacques du
Iiiège du Çharrault, pour son admission dans
l'ordre de Malte, en 1586, remontent à Bertrand,
seigneur du dit lieu qui vivait en 1512.
Armes : De gueules, à l'épée d'argent posée en
bande.
Les armes, d'après un jugement obtenu contre
François de Chastenet allié au 4e degré, parais-
sent devoir être blasonnées :
De gueules, à trois chevrons d'or, et à l'épée
d'argent en bande brochant sur le tout.
LIÉGEARD ou LIÉGEART (de).
Famille originaire de Bourgogne dont un mem-
bre fut créé baron en 1821 .
Elle a donné : un greffier général des conseils
de la ville d'Auxerre en 1785, aïeul d'un général
de brigade en 1805.
Armes : Parti ; au 1, d'argent à trois chevrons
de gueules ; au 2, d'azur à une tour ouoerte
d'argent, maçonnée de sabla.
LIGER-BELAIR (de).
Famille originaire de Bourgogne.
Le premier auteur connu est Louis-Nicolas
Liger-Belair, écuyer gouverneur, en 1760, du
prince héréditaire de Wurtemberg (plus tard le
roi François Ier), conseiller et premier médecin de
la cour.
Louis de Léger-Belair fut créé baron de l'Empire
413 —
— 414
en février 1809, et lieutenant-général en 1811. Il
fut revêtu du titre héréditaire de vicomte par
lettres patentes du roi Louis XVIII, en date du
29 juin 1819 et du titre de comte par lettres patentes
en date du 12 avril 1828.
Armes : D'azur, à la fasce d'or, accompagnée
de six étoiles d'argent, 3 en chef, et 3 en pointe.
LIGIER DE LA PRADE.
Seigneurs de la Prade. Très ancienne famille
originaire de la ville de Billom, en Auvergne.
Elle compte un châtelain de la ville de Besse
'1098), un sous-lieutenant dans le régiment de
Chalmazel-infanterie (1690), qui fit la campagne
d'Espagne et y fut blessé grièvement; devenu
capitaine, il se retira du service après avoir
obtenu du roi Louis XV une ordonnance du
20 août 1730, qui, en récompense de sa belle con-
duite à la bataille de Villa- Viciosa, lui accordait
la noblesse. Plus tard, le roi Louis XVIII, a, par
des lettres patentes, du 22 février 1817, adressées
à Jean-Baptiste Luder de la Prade, reconnu et
confirmé sa précédente noblesse. La filiation
remonte à Claude, seigneur de La Prade, en 1010,
marié à Marguerite Jarghaud, dont il eut posté-
rité.
Jeau-Baptiste, dont il est parlé plus haut, con-
firmé dans la noblesse en 1817, est porté, ainsi
que sa mère et sa sœur, sur la liste des otages du
roi Louis XVI. Il épousa, en 1810, Sylvie Saul-
nier d'Anchald, et eut entre autres enfants, Fran-
çois, auteur de la branche cadette.
Armes ; D'or, àunc branche d'olivier de sinople,
garnie de ses fruits de gueules et entrelacés en
sautoir ; au chef de gueules chargé de trois flam-
mes d'or.
LIGNERIS (des).
En Vendômois. Ancienne noblesse, dont la
filiation commence à François des Ligneris, qua-
lifié chevalier en 1389, époux de Anne de Tour-
nemine, dont la postérité s'est poursuivie jusqu'à
nous; elle a fourni un président à mortier au
Parlement de Paris, un capitaine de 50 hommes
d'armes, un brigadier des gardes dn corps du roi,
des chevaliers de Saint-Louis et un chevalier des
ordres du roi.
Armes : De gueules, frettê d'argent : au franc
quartier d'or, chargé d'un lion de sable ; au lan.-
bel de trois pendants d'azur.
LIGNI VILLE {de).
Illustre et jadis puissante maison de Lorraine,
et la seconde des quatre de la haute chevalerie
de cette province, dont elle est originaire. Ces
quatre races sont : du Châtelet, Ligniville, Harau-
court et Lenoncourt. 11 fallait en être issu par les
femmes, pour avoir entrée dans les Assises ou
Etats de Lorraine, et le droit de pairie primitive
leur a toujours été conservé. La maison de Ligni-
ville a porté primitivement le nom de Nancy,
son premier apanage ; ensuite, jusques à la lin du
xiv« siècle, le nom de Rozières, qui est celui
d'une ville considérable dont relevaient 3vJ com-
munautés. Cet immense patrimoine fut cédé l'an
1291, par Jean de Rozière, a Ferri, duc de Lor-
raine, qui lui donna en échange tout ce qui lui
appartenait à Dom Julien-sous-Monfort et à
Gerarvilliers, ainsi que ce qui lui était dû sur la
ville de Vitel. Ce fut dans le commencement du
xve siècle, que cette maison quitta le nom de
Rozières pour prendre celui de Ligniville, nom
de la principale terre dont elle jouissait, située à
deux lieues de Darney, au diocèse de Toul. Les
historiens s'accordent presque tous sur l'extrac-
tion de cette maison, de Gérard d Alsace, pie-
mier duc héréditaire de Lorraine, ou des anciens
comtes de Metz, aussi de la même maison de
Lorraine. Elle établit sa filiation depuis ihéo-
doric de Rozières, seigneur de la ville de ce nom
qui, l'an 1172, comparut avec ses enfants à la do-
nation que Mathieu II, duc de Lorraine, fit à
l'abbaye de Clairlieu. Depuis cette époque, celte
maison n'a cesssé de remplir les charges les plus
éminentes de la Cour de Lorraine; elle a donné
des conseillers et secrétaires d'Etat, des cham-
bellans et gentilshommes de la Chambre, des
gouverneurs de places ; un grand maitre d'artille-
rie et un grand veneur de Lorraine ; deux géné-
raux de l'artillerie, un généralissime des armées
de Charles IV, duc de Lorraine, un général-major
au service de l'empereur, tué à Colorno, en 1734,
un maréchal des duchés de Lorraine et de Bard,
un chevalier de l'ordre du Croissant, des cheva-
liers de Saint-Michel et de plusieurs ordres
étrangers, des conseillers d'Etat, et des gentils-
hommes ordinaires de la Chambre de nos rois;
plus de trente officiers supérieurs et plus de
cent officiers de divers grades, la plupart morts
au champ d'honneur. Les différentes branches de
cette maison, élevées à la dignité de comte de
l'Empire, par diplôme du 3 février 1020, et qui a
possédé plusieurs fiefs en toute souveraineté,
sont : 1° les seigneurs de Ligniville et deTanton
ville, éteints en 1640 ; 2° les seigneurs de Turnos
et de Gironcourt, barons de Rhimbourg ; 3° les
marquis d'Houécourt et seigneurs de Lironcourt,
éteints ; 4o les barons de Vannes, éteints au
xvme siècle; 5° les seigneurs de Villars, comtes
d'Autrecourt, etc., etc.
Armes : Losange d'or et de sable.
LIGONDÈS (de) ou Ligondez et Ligon-
deix.
Ancienne noblesse d'Auvergne, qui tire son
nom de la seigneurie de Ligondeix, située dans
L-^.-.r ■.-.
— 415 —
416 —
la paroisse de Chambauchard, sur les confins de
l'Auvergne et dans l'élection de Combrailles,
intendance de Moulins. Le château et la tour de
Ligondeix sont distingués par leur ancienneté-
Les seigneurs de ce nom sont connus il y a plus
de 600 ans. Lors de la recherche de la noblesse,
en 1660, ils produisirent à M. Fortia, intendant
d'Auvergne, plusieurs titres des années 1314 et
1318, qui prouvent leur filiation depuis Perrin de
Ligondès, écuyer, seigneur de ladite terre, lequel
épousa Isabeau du Château, dont l'arrière-petit-
fils, François de Ligondès, prouva qu'il était
d'une noblesse ancienne et suffisante pour forti-
fier sa maison et la défendre lui-même.
Elle compte des gentilshommes ordinaires de
la Chambre du roi en 1556, des capitaines de
100 hommes d'armes, un capitaine des Gardes du
corps du roi Dauphin, un colonel d'un régiment
de cavalerie et brigadier des armées du roi et des
chevaliers de Saint-Louis.
Elle a formé les branches des seigneurs de
Châteaubodeau ; des seigneurs de Ligondès et
de Rochefort; des seigneurs de Fartumier et des
seigneurs de Saint-Domet.
Les diverses branches existantes de la famille
de Ligondès comptaient au dernier siècle, neuf
chevaliers de l'ordre de Malte, admis dans l'in-
tervalle de 1712 à 178S ; une chanoinesse de Coyse
en 1787, • une chanoinesse comtesse de Laveine,
à la même époque et une dame religieuse de la
maison royale de Saint-Cyr,
Armes : D'azur, au lion rampant d'or, accom-
pagné de molettes d'éperons de même sans nom-
bre.
LIMA {dé).
Famille originaire du Portugal, dont l'état de
noblesse nous est inconnu.
Armes : Paie d'or et de gueules de huit pièces.
LIMAYRAG {de).
Famille originaire du Périgord, où sont les
ruines d'un château de son nom. Elle est fixée
dans le Quercy depuis le xive siècle. On y
remarque Arnaud de Limayrac d'Audussan, qui
figure dans deux concessions de fiefs faites en sa
faveur le £2 janvier 1454.
Raymond de Limayrac, qui figure, entre autres
témoins nobles, dans une sommation en date du
3 juillet 1462, etc.
En 1697, Gabriel de Limayrac fit enregistrer les
armoiries de sa famille à Y Armoriai général offi-
ciel, aux registres des généralités de Montaubaïi
et de Quercy.
Armes : D'azur, à une fasce d'or, chargée de
trois limes de sable.
LINDEMANN (dé)
Eavière.
Comtes napolitains du 6 février 1801, barons
bavarois du 11 février 1875.
Armes : Coupé: au 1, de gueules à l'aigle nais-
sant d'or mouvant du coupé; au 2, d'or, à une
feuille de tilleul de sinople, la tige en bas, ladite
feuille accostée de deux étoiles d'azur.
Cimier : L'aigle issant du 1, sommée d'une étoile
d'or.
Supports : Deux sauvages de carnation ceints
de lierre, tenant de leur main libre une branche
de tilleul feuilléc de sinople.
Devise : In stella tutu?,.
LINIÈRES ou LIGNIÈRES (de).
La seigneurie de Linières, commune de Cha-
rensat, en Combraille, a donné son nom à une
famille distinguée. Elle se rattache, d'après cer-
tains auteurs, aux puissants barons de Linières
en Berry. Elle compte plusieurs officiers distin-
gués dont Guillaume de Linières, tué à la journée
de Poitiers en 1356, et Antoine de Linières, chas
seur de marque, capitaine de 50 hommes d'armes,
chevalier de l'ordre du roi, gouverneur de Char-
tres et du pays chartrain, sous Charles IX, qui
l'honora d'un brevet pour la lre charge de maré-
chal de France qui viendrait à vaquer.
Antoine de Lignieres, seigneur de la Faloise,
demeurant à Osly, élection de Soissons, existait
en 1551.
Armes : D'argent, à la croix ancrée de gueules.
LINIERS (de).
Maison d'ancienne chevalerie, qui a pris son
nom d'une terre située près de Thouars en Poitou.
Son premier auteur connu est Guillaume de Liniers
chevalier, qui eut pour fils Jean, aussi chevalier,
et père de plusieurs enfants qui ont continué la
descendance. Cette maison a contracté des alliances
avec les familles de Chàtaigner, de Saint-Georges,
d'Emery de Hérisson, de la Rochefoucauld
Bayers, etc., etc.
Armes : D'argent, à la fasce de gueules, à la
bordure de sable, semée de besants d'or.
LINSINGEN (de).
Maison comptée parmi la noblesse la plus an-
cienne de l'Allemagne. Elle peut fournir onze
tables généalogiques, où toutes les personnes de
ce nom sont placées selon les branches, divisions
et subdivisions et par ordre chronologique.
Cette maison a l'avantage de pouvoir démontrer
une filiation non interrompue depuis 1232, jusqu'à
— 417 -
— 418
présent. Elle est du rang de celles qu'on appelle
è/igible dans les hauts chapitres et ordres de che-
valerce d'Allemagne, ce qui constitue en Alle-
magne la Haute noblesse.
Dans les temps les plus reculés, les premiers
seigneurs de cette maison ont porté la dignité de
chevalier, mites A la Cour de Vienne et dans les
Etats héréditaires de l'empereur, où toutes les an-
ciennes familles se sont fait décorer du titre de
Comte, celles qui sont chapitrables des autres
Etats de l'Empire d'Allemagne, sont qualifiées du
titre de Baron, parce que, après leurs souverains,
elles sont les premiers seigneurs et vassaux de
leurs provinces.
Quant à l'origine de la maison de Linsingen,
elle se perd dans l'antiquité la plus reculée; une
tradition de la famille est qu'elle descend d'an-
ciens romains du nom de Lentulus ; mais il est
vraisemblable, suivant un mémoire envoyé,
qu'elle n'a porté d'abord que la première syllabe
de son nom, Lins ou Lens; et que, dans la suite,
ceux de cette famille ayant ajouté ingen, qui ne si-
gnifie autre chose que les successeurs, gens d'une
même race.
Lyns qui parait en 1057, demeurait dans les
contrées où l'on trouve, environ 150 ans après,
cette famille pleinement établie sous le nom de
Linsingen, qu'elle porte depuis le premier sei-
gneur Louis de Linsingen. Après avoir été ancien-
nement établie au Palatinat, elle s'est transplan-
tée en Hesse et en Thuringe, où elle acquit et
possède de père en fils, des fiefs masculins : les
titres originaux s'en conservent depuis plus de
240 ans, dans les archives de la cour féodale de
Mayence, et les terres dont elle est en possession.
Dans ces terres, tous les seigneurs jouissent des
droits et prérogatives attachés à toutes les terres
nobles, tels que justice, vassaux, cens. Sa filia-
tion suivie commence à Louis de Linsingen, qua-
lifié miles, qui vivait en 1233, mentionné comme
premier témoin dans le procès-verbal fait par
ordre du Pape Grégoire IX, pour constater la vé-
rité des miracles de Saint-Elisabeth Landgrave
de Thuringe.
Cette maison a formé une quantité de branches
dont plusieurs subsistent et plusieurs de ses
membres ont servi dans les armées françaises.
Armes: Bégueules, à trois fasces cousues d'azur,
chargées de sept figures, qui sont sept lentilles
d'or, posées 3, 3 et 1 .
Cimier : Un casque ouvert de 5 à? grilles, ceint
d'une couronne d'or, chargée d'un bouquet de
lentilles, entre deux vols d'aigles, blasonnés
comme l'écu.
LIOULT DE GHENEDOLLÉ.
Maison originaire du pays de Vire, en Norman-
die, d'ancienne noblesse de robe ; ses membres
ont porté à diverses époques les surnoms ter-
riens de plusieurs seigneuries importantes qu'ils
possédaient, tels que de la Durandière, de la Gi-
raudière, de Chênedollô, etc. Ce dernier a prévalu
;t est resté dans la famille.
Nous ne pouvons préciser à quelle époque il
faut faire remonter sa noblesse ; seulement des
actes authentiques nous ont révélé une longue
possession d'Etat, ainsi que des alliances de na-
ture à caractériser nettement sa condition.
Charles Julien Lioult de Chênedollé auteur du
Génie de l'homme ; des éludes poétiques, etc., fut
une des plus grandes illustrations littéraires du
Bocage normand ; il était né le 4 novembre 1769.
Le nom de Chênedollé, porté dès sa jeunesse par ce
poète, selon l'usage de l'époque et pour le distin-
guer de son père, appelé de Saint-Martindon, a été
immortalisé par ses beaux vers que Madame de
Staël se plaisait à proclamer « hauts comme les
cèdres du Liban ». 11 est le seul porté aujourd'hui
par ses descendants. Quelques années après son
retour de l'émigration il épousa en 1810,1e 4 juin,
demoiselle Aimée-Françoise Antoinette de Dan-
ville, dont il a eu cinq enfants.
Armes : D'azur, au lion d'argent, armé et lam-
passé de gueules.
L'écu timbré d'un casque orné de ses lambre-
quins.
LIPHART (de).
Maison originaire de Livonie.
Armes : Coupé : au 1, d'azur à trois molettes
d'or : au 2, d'or à un cœur de gueules.
Cimier : Une plume de pan au naturel entre
deux proboscites coupées alternant d'or et d'azur.
Lambrequins à dextre d'or et d'azur, à senestre
d'or et de gueules.
LIRON D'AIROLES.
Seigneur de la Rouvières et d'Airoles en Lan-
guedoc.
Cette famille compte parmi la noblesse du Lan-
guedoc depuis une époque très reculée du moyen
âge, et y occupait un rang très distingué au xive
siècle.
Elle a constamment soutenu le rang que leur
assignait leur ancienne origine par les fonctions
qu'elle occupa, par des services militaires distin-
gués et par leurs nobles alliances avec d'ancien-
nes maisons dont les principales sont : de la Fa-
brègue, du Rousset de la Farelle, de Bringuier,
de Thoms de Brun.de Roussy, de Serres, etc., etc.
C'est en 1610 que cette famille, qui avait réuni
la totalité des droits féodaux de la seigneurie du
domaine d'Airoles, prend la qualification de sei-
gneurs d'Airoles et autres lieux.
Tome II
14.
411) —
— 420 -
Sa filiation suivie est établie depuis Guillaume
de Liron, seigneur de la Rouviere-Kaouls, dont
le fils, consul de la ville du Vigau, se maria en
1529 à dame Isabeau Farcaille.
Cette famille compte un grand nombre d'officiers,
dans nos armées, chevaliers de Saint-Louis.
Armes : De gueules, à un lion d'argent, et un
chef d'azur chargé de deux étoiles d'or.
Couronne de comte.
LISLE (de).
Nous trouvons deux familles de ce nom. La pre-
mière originaire de Lorraine, des seigneurs da
Gonaincourt, de Saint-Germain, de la Maison-
Forte de Brainville, en Lorraine, qui a pour au-
teur Jean de l'Isle, conseiller du grand duc Char-
les III, et lieutenant général du baillage de
Bassigny, anobli par lettres de ce prince don-
nées à Nancy, le 8 juin 1572. Famille qui a fourni
des officiers de cavalerie et d'infanterie et qui
porte pour armes: D'azur, au chevron d'or, chargr
de trocs croisettes or tré/lees de gueules, et accom-
pagné de trois têtes de licornes d'argent.
La seconde famille de ce nom est originaire
d'Ecosse. Elle passa en France sous Charles XII,
dont elle embrassa le service. Elle s'établit en-
suite en Provence, et sa filiation remonte jusqu'à
Guillaume de Lyle, qui eut pour fils Honoré de
Lyle, archer du corps du roi, marié en 1457, à
AndrivettedeBoniface.il suivit le roi Charles VIII
dans son expédition d'Italie. Cette maison a fourni
des capitaines, un commandant de vaisseau
et des chevaliers de l'ordre royale et militaire de
SainbLouis.
Elle porte pour armes : D'azur, à deux palmes
d'or adossées, posées en pal et surmontées d'une
étoile du même.
LISLE du DRENEUG et du FIEF.
D'ancienne extraction chevaleresque, les de
Lisle tirent leur origine de Lisle Saint-Jouan, vi-
comte d'ancienneté en Pévêché'de St-Malo (Nobl.
de Bretagne, t. III).
1066. Raoul et Honfroy de Lisle, compagnons
de Guillaume le Conquérant, figurent au Doomes-
day-booh. La branche anglaise, qu'ils ont fondée,
est inscrite dans le Wapenbœck de Gelre (1334-
1370), p. 68. «Jehan de Lisle, fils de Robert, sei-
gneur et baron de Lisle. » Dans l'armoriai de la
Jarretière: « Jean de Lisle, baron, 5e chevalier. »
Dans Froissart qui rapporte que le roi « à la mort
de Godefroy de Harcourt, se mit en possession du
château de Saint-Sauveur, et en confia la garde à
monseigneur Jean de Lisle, « un appert chevalier
sûrement. » VI. 13.
1096. Guillaume de Lisle, témoin d'un legs do
Jean de Dol (D. Lobineau, t. 1. p. 102).
1158. Renaud de Lisle, témoin d'une donation
(Titres de Marmoutiers).
1218. Raoul de Lisle, qualifié du titre de cheva-
lier dans un acte de 1218 (D. Lobineau, t. 2, c. 144).
1248. Jean de Lisle, croisé. Accompagna le duc
de Bretagne à la l^e croisade de St-Louis (Bibl.
nat. M. F. 1665, f° 4b'.
1266. Olivier de Lisle, cité au t. I de l'Histoire
de Bretagne (Dom Morice, c. 1001, Preuves).
1308. Jean de Lisle, signe à l'ouverture du tes-
tament du duc Jean II.
1356. Raoul de Lisle, porte-large ; montre de
1356.
1356. Jean de Lisle, chevalier, tué à la bataille
de Poitiers (L'impôt du sang,d'Ruzier t. 2, p. 279).
1370. Jehan de Lisle. Montre de Bertrand du
Guesclin, 14 décembre 1370 (Dom Morice, Preuves
T I, c. 1645).
1394. Raoul de Lisle, témoin pour le comte de
Penthièvre (24 janvier). Dom Morice, t. 2, c. 241;.
1415. R. de Lisle, tué à la bataille d'Azincourt.
(L'impôt du sang, d'Hozier t. 2, p. 279.)
1418. Jehan de Lisle, montre de Gui. Le Hidoux,
accompagne le duc Jean V à son voyage en France.
1427. Jehan de Lisle parmi les nobles qui s'ar-
ment en la paroisse de Lanmeur (Archives Loire-
Infi-eB. 1160). Prête serment de fidélité au duc
Jean V (Arch. Loire-Infre et D. Morice, Preuves,
t. 2, c. 1309).
1480. René de Lisle, homme d'armes du duc.
Epouse en 1489 Jeanne de Boisbenoit, en Vallet.
(Preuves de la Réformation de 1668.)
1521. Louis de Lisle, marié à Jehanne des Pèze-
ries (actes de l'état-civil de Chàteau-Thébaud).
1567. Jean deLisle de la Tallebote, marié àPer-
rine de Biré (état-civil de Chàteau-Thébaud).
La filiation par actes de l'état-civil s'établit jus-
qu'aux représentants actuels : de Lisle du Fief,
de Lisle du Dreneuc.
Pierre de Lisle, évêque de Tréguier en 1324. —
Geoffroy de Lisle, témoin pour la canonisation de
Saint Yves en 1330. — Morice de Lisle, chevalier,
chargé par le duc Jean V de la réformation de Tré-
guier, 1427. — Antoine de Lisle, seigneur des
Pèzeries, député de la ville de Nantes aux Etats
de Bretagne en 1643.— Guillaume de Lisle, maire
de Nantes, en 1686. — Prudent de Lisle, capitaine
de vaisseau.
Armes : De gueides à dix billettes d'or, 4, 3, ?, 1 .
Couronne de marquis.
LIVRON (de)
Très ancienne famille originaire du Dauphiné.
Elle possédait en Champagne le marquisat de
Bourbonne (les bains), et en Lorraine la seigneu-
rie de Ville, que Gabrielle de Bassompierre avait
apportée à son mari.
421
La filiation commence à Chaînes de Livron,
marquis de Bourbonne, maréchal de camp, lieu-
tenant général au gouvernement de Champagne,
gouverneur de Coiffy et de Montigny, capitaine
de 50 hommes d'armes, chevalier du St-Esprit en
1633, marié le 17 août 1629 avec Anne d'Anglure
de Savigny dont il eut postérité. Un de ses fils fut
chevalier de l'ordre de Malte.
Cette maison s'est alliée àcelles de Bauffremont,
de Choiseul et de Montpezat.
Armes : L'argent,, à trois fasces de gueules ; au
franc-quartier d'argent chargé d'un roc d'échi-
quier de sable.
LLOBET [de).
Famille originaire d'Espa-
gne fixée en Boussillon.
Armes : D'or, au Loup ravis-
sant de gueules ; au chef d'à: in-
clut rgé de trois étoiles d'argent.
REPRÉSENTA NTS
ACTUELS
Llobet (Joseph de). Ré-
sidence : rue de l'Ange,
4, à Perpignan, et à ïo-
reilles ; marié à Gabrielle de Chefdebien,
dont: à) Marie-Thérèse, mariée à Joseph
du Lac ; b) Marguerite, mariée à Dieu-
donné du Lac ; c) Charles, marié à Gene-
viève Guiraud du Falga; d) Michel,
lieutenant d'infanterie de marine; e) Au-
gustine; f) Emérentienne, fille de la Charité
de St-Vincent-de-Paul ; g) Joseph, sous-
lieutenant de réserve ; h) Gabriel, diacreau
séminaire français à Rome, docteur en phi-
losophie.
Frère: Llobet (François).
LOGES (des).
Bonne noblesse du ressort de Bennes en Breta-
gne, qui remonte à Pierre des Loges, sieur du clos
d'Oriere, vivant en 1411.
Ceux de ce nom furent déclarés nobles d'extrac-
tion par arrêt rendu en la chambre de la réforma-
tion le 25 octobre 1668 : dans ce même arrêt est
compris Bené des Loges, seigneur de Kerriou.
Armes : D'azur, au lion d'or.
LOMBARD DE MONTGHALIN (de).
Famille originaire de la Bourgogne où elle pos-
sédait la noblesse depuis de longues années. Le
premier de ses membres qui vint en Dauphinéfut
Charles de Lombard, seigneur des Gardes, Mont-
gribet, Montchalin, etc., né en 1691 à Nancy en
Lorraine, gentilhomme ordinaire de S. A. B. MëT
le duc prince de Condé ; il épousa en premières no-
ces, par contrat du 1er août 1711, Marie de la Ba-
lure, dame du dit lieu, Courtenay et Montchalin ;
elle hérita de son oncle, le comte Jean -Baptiste de
la Balme de Montchalin, chevalier de Malte, sous
la condition que son second enfant porterait les
armes de la Balme, écartelées des siennes. C'est
à cette occasion que M. de Lombard prit le sur-
nom de Montchalin. Il épousa en secondes noces,
en 173'i, Marie de Géry. Il laissa postérité des
deux lits.
Armes : D'argent, au chevron de gueules, accom-
pagné de trois fleurs de lis de sable ; au chef de
gueules, qui est de Lombard ; ècarlelé de gueules,
à trois pals d'or, à la bande de sable brochanisur
le tout, qui est de la Balme-Montchalin.
Les armes de Lombard étaient primitivement :
D'or, au cheoron de gueules, accompagné de
trois fleurs de lis desabte ; au chefd'a^w.
Le chef de gueules est une brisure prise par la
branche, de Dauphiné.
Devise: Deus, rex, honor.
LOMÉNIE (de).
Famille originairedu Limousin qui a donné Jean
de Loménie, secrétaire d'Etat, qui périt dans
l'horrible boucherie de la St-Barthélemy en 157:2.
Martial de Loménie, seigneur de Versailles,
greffier du conseil, fut tué à la St-Barthélemy
à Paris l'an 1572. Le roi de Navarre, qui fut depuis
Henri IV, avait toujours estimé son zèle et sa fi-
délité.
Henri-Auguste de Loménie, comte de Brieuse et
de Montberon enAngoumois, fut secrétaire d'Etat
et des finances, mourut en 1666,baron dePougy et
de Boussac, chevalier, conseiller du roi en ses
conseils ; lui et sa femme donnèrent une rente de
200 livres à l'hôpital des Incurables en 1643.
Armes : D'or, à l'arme de sinople, aux racines
de métne.
LONGUEAU DE St-MIGHEL (de).
En Gàtinais.Dans le dénombrementdesécuyers
de la Chàtellenie de Chateau-Landon, on trouve
Bobert et Pierre de Longueau, vivant en 1200, et
qui demeuraient dans la baillie de Cessy.
La filiation de cette famille remonte à Jean de
Longueau, écuyer, seigneur de Parville, vivant en
Au 5me degré, nous trouvons Jean de Longueau,
écuyer, seigneur de Parville, de St-Michel, etc.
— 423 -
424
qui épousa le 13 janvier 1538 Jeanne de Courcel-
les, dame de Thorigny.
Cette famille compte plusieurs officiers des ar-
mées du roi, chevaliers de St-Louis.
Armes : D'azur, frettè d'argent de six pièces.
LONGUEIL (de).
Illustre et ancienne maison noble, originaire de
Normandie, qui a produit de grands hommes et
qui prétend tirer son nom des bourg et terre de
Longueil, situés dans le baillage de Caux, près
de la ville de Dieppe.
Adam de Longueil, le premier dont il soit fait
mention, vivait en 1066 et accompagna Guillaume
le Bâtard à la conquête de l'Angleterre, où il se
distingua a la bataille de Londres donnée le 14
octobre de la même année. Il laissa Guillaume de
Longueil qui épousa Berthe de Villiers et en eut
un fils, dont le nom est inconnu, et une fille mariée
au seigneur Loredano, de Venise.
Dans un vieux registre des nobles de Norman-
die, on trouve un Elie de Longueil, seigneur d'E-
pauville, Poniquetat et Colmesnil.
Henri, seigneur de Longueil, depuis lequel la
filiation est suivie, vivaiten 1215 et épousa Marie
de Saint-Denis-sur-Sarthe.
Son arrière-petit-fîls, Guillaume, 2e du nom,
seigneur de Longueil, capitaine de 50 lanciers,
chambellan de Charles d'Anjou, roi de Naples et
de Sicile, est nommé dans les lettres du roi Saint
Louis de l'an 1260.
Geoffroy-Marcel, au 6e degré, chevalier de l'or-
dre de l'Étoile, gouverneur de Ponloise sous le
roi Jean, en 1332 et 1334, puis de toute la province
de Normandie, fut tué à la funeste bataille de
Poitiers le 19 septembre 1356. Il avait épousé Isa-
belle, vicomtesse d'Ange. Son fils, gouverneur de
Caen et de Dieppe, fut aussi tué à la bataille d'A-
zincourt avec son fils aine.
Cette famille compte un archidiacre d'Eu dans
l'église de Rouen en la personne de Richard-Oli-
vier, vicomte d'Ange, et proposé pour être arche-
vêque. Depuis 1453, il fut élu évèque de Coutance
et envoyé ambassadeur vers le duc de Bourgogne
par le roi Charles VII, qui le fit chef de son Con-
seil et premier président de la Chambre des comp-
tes de Paris. Ce prince, pour reconnaître les ser-
vices qu'il lui avait rendus, lui procura un chapeau
de cardinal que le pape Galixte III lui donna l'an
1456. On le nomma cardinal de Coutance et quel-
quefois d'Eu. 11 se trouva au sacre de Louis XI,
l'an 1461 ; mais étant tombé dans la disgrâce du
roi, qui lui confisqua la vicomte d'Ange et la char-
ge de 1er président de la chambre des comptes, il
se retira à Rome où le pape Pie II le reçut avec
honneurs. Le cardinal de Longueil mourut à Sutri
ou, selon d'autres à Pérouse le 15 août 1470. Son
corps fut porté à Rome et enterré dans l'église de
St-Pierre. On voit encore dans l'église du Vatican
à Rome ses armes écartelées de Longueil et de
Bourquenobles qui sont au bas de la statue de St-
Pierre, que le cardinal fit faire en bronze.
Cette famille a fourni des présidents à mortier,
des conseillers, des officiers de tous grades et des
chevaliers de divers ordres.
Elle a formé les branches : 1° des seigneurs du
Rancher ; 2' des seigneurs de Sèvres ; 3' des sei-
gneurs de Chevreville ; 4° des seigneurs de la
Grange ; 5" des seigneurs de Bou et des Chenets.
Cette branche de Longueil des Chenets subsiste
depuis longtemps dans l'Anjou et dans le Maine,
où elle a toujours été en possession du nom et
des armes de Longueil-Maisons. La terre des Che-
nets située près de Sablé-au-Maine a été possédée
de temps immémorial par des cadets delà famille
de Longueil.
Une autre branche de Longueil des Chenets
subsistait à Angers dans la personne de Henri-
Charles de Longueil, seigneur de la Devansaye.
Armes : D'azur, à trois roses d'argent; au chef
d'or, chargé de trois roses de gueules.
Devise : Pace et arniis.
Cimier: Une tète humaine
L'écu timbré dune couronne de marquis.
LONGUEMARE (de).
Depuis un temps immémorial, la famille de
Longuemare (en latin de Longamara) est établie
dans la province de Normandie ; elle tire son nom
du hameau de Longuemare, situé dans la com-
mune de Bosgouet, canton de Routot (Eure).
Dès le milieu du xue siècle, Robert de Longue-
mare est cité comme témoin dans une donation
faite à l'abbaye de Mortemer par Robert de Gail-
larbois (Cart.de Lîortemer, p. 90. Bibl. Nat ,mss).
En 1244, Guillaume de Longuemare figure parmi
les parents et amis légataires de Beaudouin, comte
de Gui nés, châtelain de Hombourg, inhumé en
l'abbaye d'Andres (D.Villevieille, Trésor général.,
t. LU, p. 58).
La filiation suivie commence peu après:
I. Baudouin de Longuemare, né vers 1395, eut
! pour petits-fils :
II. René et Simon de Longuemare qui figurent
l'un et l'autre, en 1484, comme archers de la garde
du Loi, sous la conduite du comte deMaulevrier,
grand sénéchal deNormandie (Documents publiés
par la Revue historiquede l'Ouest, t. XI, p.86et87).
Simon laissa trois fils : Charles, Simonnetet Bau-
dichon ou Baudoin le jeune qui suivirent sembla-
blement la carrière des armes, ces deux derniers
sous les ordres de Messire de Wallon, chevalier,
seigneur de Piennes et de BeaumontdePoulignat
(Montre de 1492 et 1499).
III. Charles de Longuemare, archer lui-même
de la garde du Roi, fut en reconnaissance de ses
425 —
— 426 —
services chargé par François 1er de la surveillan-
ce des travaux exécutés au Havre-de-Gràce en
1517. (Diplôme original, dans les Archives de la
famille, charte datée d'Amboise le 15 janvier 1517.)
On lui connaît deux fils : 1° Gabriel de Longue -
mare qui vient ci-après : 2° Pierre de Longuemare,
natif de Gournay en Bray, qui suivit le parti des
armes et fut fiancé, en 1524, à Marie Le Renoux,
sœur de Jean, conseiller en cour-laie (Arch. nat.
Trésor des Chartres : François Ier, J. J. 242).
IV. Gabriel de Longuemare était dès 1543 ma-
réchal des logis de la compagnie de cent, puis de
quatre-vingts lances des ordonnances du Roi.
sous la charge de Claude d'Annebaud, maréchal
et amiral de France A la mort de ce dernier, en
1552, il passa sous les ordres du prince de Ferrare
et servait encore en 1560 (Cabinet des titres. Piè-
ces orig.). Il eut pour fils Jacques qui continuala
descendance.
V. Jacques de Longuemare, seigneur deMorville
près Gournay, se fixa à Morville en y épousant
(septembre 1584) Perrine l'Hermin'er de Clanque
meule (Registres de l'état-civil de Morville, au
greffe de Neufchàtel, Seine-Inférieure). Leurs en-
fants furent : 1° Guillaume qui suit ; 2° Pierre; 3°
Nicolas, baptisé à Morville en 1587 ; 4° Fleurent
(1590-1645), autour d'un rameau éteint vers la fin
du xviip siècle; 5° Cardin de Longuemare, tige
l'une branche cadette, connue sous le nom de
Longuemare de la Salle et établie au Havre ou on
la suii jusqu'à la Révolution : elle donna a cette
ville des capitaines quartiniers, un receveur géné-
ral et des directeurs de la manufacture des tabacs;
ses principales alliances ont été contractées avec
les familles : de la Croix, d'Arcizac, de Séguy, de
Fay d'Athies, Grégoire de Rumare, Ferry de la
Fraye, de Paix de Cœur, le Féron de la Heuze.
(Antoine le Féron de la Heuze, fils de Nicolas-
Gabriel et de Madeleine de Longuemare, épousa
en 1763 Marie-Marthe Corneille de Vieubourg,
descendante du grand Corneille. — Parmi les al-
liance contractées également par cette branche de
la famille de Longuemare et sa descendance par
les femmes, nous devons citer les noms des fa-
milles : Aubourg de Boury, Méry de Bellegarde,
Lestorey de Boulogne, du Bocage de Bléville,Rlie
de Beaumont, etc.
VI. Guillaume de Longuemare, seigneur deMor-
ville, né en 1485, fils aîné de Jacques, eut de Ma-
rie de Montardier, son épouse : lo Pierre III, dont
l'article suit ; 2° Robert de Longuemare, marié le
21 février 1639 à Denise de l'Espinay, fille de
Maurice et de Catherine de Gournay (Registres
de l'état-civil de Morville).
VIL Pierre III de Longuemare, seigneur de
Morville, fit aveu de cette terre aux abbés de
Saint-Ouen de Rouen le 13 juillet 1656 (Archives
de la Seine-Inférieure. — Papier terrier de 1656);
il avait épousé à Morville, le 7 juillet 1637, Mar-
guerite Cazier, dame d'Oubin, etc.
La famille de Longuemare possède encore au-
jourd'hui la terre patrimoniale de Morville dont
il vient d'être parlé.
XIV. Pierre-Henri de Longuemare, mort le 27
mars 1887, issu au sixième degré de Pierre III de
Longuemare, a épousé en 1845 Bertille-Adélaïde
Trolley de Prévaux, d'une ancienne famille de
robe de l'élection de Vire, anoblie par Henri III
en mars 1586, dont Paul-Alfred qui suit.
Armes : D'or, au lion de sable, armé et lam-
passé de gueules.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
Devise : Virtas longa amara fata vincit.
REPRÉS ENTA NTS A C TUELS :
Longuemare (Paul-Alfred de). Résiden-
ce : Château de Veudes par Noyers-Bocage
(Calvados). Marié en 1882 à Jeanne-Marie
Manchon, fille d'un conseiller à la Cour
d'appel, dont : a) Pierre-Joseph-Xavier, né
à Caen le 6 avril 1884; b) Jeanne-Marie-
Bertille, née le 26 juin 1886; c)Jean-Henri,
né le G juin 1888, décédé le 18 juin 1888; d)
Elisabeth, née le 10 décembre 1890.
Outre les sources citées, on pe;6 consulter sur
la famille de Longuemare : Y Armoriai général
manuscrit d'Hozier, les Archives de la Seine-In-
férieure; Borel d'Hautercoe, etc.
Il ne faut pas confondre cette famille avec d'au-
tres portant, avant le nom de Longuemare ou
Longuemar, un autre nom patronymique, tel que
Martel, Mabire, Gouye. Le Touzé, etc. Les Le
Touzé de Longuemar, aujourd'hui fixés en Poitou
et dontune branche résidanaguère en Normandie,
blasonnent : de gueules, à la fasce d'or accompa-
gnée de trois roses d'argent, 2 et 1 ; au chef cousu
d'azur, chargé de trois fleurs de lys d'or.
LONGUEVAL (de).
Comtes de Beaumont, marquis d'Haraucourt,
vicomtes de Verneuil, seigneurs de Lieuville, de
Leuilly, du Pont-St-Mard, etc. Election de Sois-
sons, de Laon et de Clermont, ont produit depuis
1452 avec la qualité de chevalier.
La maison de Longueval, déjà illustre dès le
temps des premières croisades et dontunebranche,
celle des comtes de Bucquay, a été élevée au rang
de prince de l'Empire, en 1688, a pris son nom delà
terre de Longueval, ancienne baronnie du comté
de Vermandois, située près des confins de l'Artois,
à 3 lieues N.-O. de Péronne. Haudicques de Blan-
court prétend que le nom primitif de cette maison
était le Chien, ce qui est faux. Il y a apparence
que Haudicques avait à se plaindre de la maison
— 42
IZl
i28 —
de Longueval, mais son procédé prouve qu'il n'é-
tait pas délicat sur les moyens de ss rendre rai-
son. Aussi est-il probable que la supposition n'a
fait tort qu'à lui-même. La maison de Longueval
n'a jamais eu d'autre nom que celui de sa terre,
et elle Ta porté avec tant d'éclat depuis l'an 1096,
que, lorsque dans le xvi« et xvne siècle, elle a été
comblée d'honneurs et de dignités tant en France
qu'en Espagne, où elle a été décorée des ordres
de la Toison d'or et de Calatrava, elle n'a fait que
se maintenir dans son ancienne splendeur; car
cette maison a été dans tous les temps et sans
interruption une des plus considérables du ro-
yaume.
Armes: Bandé de vair et de gueules.
LONJON (de).
Famille originaire de Guienne, maintenue dans
sa noblesse par jugement rendu à Montauban le
10 juin 1667 sur la production de ses titres. Les
guerres et les troubles dont la Guienne a été si
souvent le théâtre depuis lexive siècle ont détruit
la plupart des dépôts publics de titres, et n'ont
permis à cette famille de remonter sa filiation
qu'à Samuel de Lonjon, qualifié noble, seigneur
de Ricaumont et de Roquefort, et qui vivait en
1518, ainsi qu'il résulte des lettres portant con-
cessions de plusieurs privilèges et indulgences à
lui expédiées par le commissaire subdélégué du
pape Léon X et du roi François 1er en considéra-
tion des secours qu'il avait donnés à la religion,
lors d'une expédition faite dans ce temps contre
les Turcs et autres ennemis du nom chrétien.
Jean de Lonjon de Ricaumont, écuyer, né le 7
juin 1622, fut maintenu dans sa noblesse sur la
présentation de ses titres, par jugement rendu le
10 juin 1667 et servit, lors de la convocation de la
noblesse, à l'arrière-ban.
Cette famille a formé les branches :
1° des seigneurs de la Grange ;
2° des seigneurs de la Prade
et une 3e branche, sortie de la précédente, qui a
pour auteur Etienne de Lonjon, écuyer, maintenu
dans sa noblesse le 11 avril 1640.
Armes: D'or, à une bande de gueules.
La branche de la Prade a adopté pour brisure,
depuis environ 1600, un chef de gueules chargé
d'une croix pattëeet alésée d'argent, l'écu sommé
d'un casque à trois grilles, posé de profil, orné
d'un bourrelet tortillé d'or et de gueules, et de
ses lambrequins d'or, doublés de gueules.
LONLAY (de).
Originaire de Normandie, y maintenue en 1667.
Seigneur de Mesnil-Broult, de Lignières, de Vil-
lepail.
Elle a donné Guillaume, seigneur de Mesnil-
Broult, sénéchal d'Ecouché en 1528 ; un page de
la petite écurie en 1747, écuyer du roi en 1750.
Une branche de cette famille s'est établie en
Bretagne et s'est alliée aux La Lande-Calan.
La branche aînée des marquis deVu.LKPAiL s'est
éteinte en 1816 dans la maison de Mailly-Nesle.
Armes: D'argent, à trois tessons (blaireaux) de
sable, à la fleur dç, lys de gueules en cœur.
Amas. D'argent, à la Jleur de lys de gueules,
accompagné de t^ois porcelets de sable.
Devise : Fidcs et virtus.
LORDAT (de).
Seigneurs de Gastagnac, deCazenove, de Erans,
comtes de Lordat, barons des Elats du Langue-
doc, maison d'ancienne chevalerie du comté de
Foix, qui florissait dès l'an 1154, que vivait Guil-
laume de Lordat, chevalier. Elle a constamment
suivi le parti des armes, a donné des gentilshom-
mes ordinaires de nos rois, trois généraux, des
gouverneurs de places et des officiers supérieurs
décorés de l'ordre royal et militaire de St-Louis.
Armes : D'or, à la croix alésée de gueules
LORDE (de).
Languedoc.
Barons de Monfa, seigneurs de Caraybat, de
Courtalet, de la Murasse, de la Tour, etc.
Une branche de l'ancienne famille de Lorde ou
de Lourde, ainsi nommée d'un château du même
nom situé en Béarn, et qui paraît être son berceau,
vint s'établir dans le comté de Foix vers If xiv«
siècle et s'y est continuée jusqu'à nos jours. C'est
celle de Lorde de Caraybat, de Montgaillard et de
la Murasse. Les titres originaux ne laissent au-
cun doute sur l'ancienneté de cette famille, dont
la filiation régulière commence vers la fin du xv«
siècle.
En plusieurs circonstances, elle a fourni des
preuves de sa noblesse d'extraction, notamment
en décembre 1607, époque à laquelle Pierre de
Lorde fit enregistrer ses armoiries dans le registre
armoriai de l'élection de Rieux : en 1698, lors de
l'ordonnance de maintenue rendue en faveur de
Lorde Jacques, seigneur de Caraybat; et, en 1786,
pour l'admission de Lorde de Montgaillard aux
états de Montpellier.
Armes : Ecartelè : au 1 , d'argent, au bœuf pas-
sant de gueules sur une terrasse de sinople : au 2,
de gueules, au demi-vol d'argent : au 3, de gueule*
à la tour d'argent crénelée de cinq pièces : au 4.
hurelè d'argent et d'azur de huit pièces.
Couronne de comte.
Devise : Floret ubique.
420 —
430 -
LORGERIL (de).
Seigneurs de Lorgeril, du Chalonge, de Trébé-
dan, etc. Cette famille est une des plus anciennes
de Bretagne ; son premier auteur connu, Olivier
de Lorgeril, seigneur de Lorgeril et du Boudon,
vivait en 1311. 11 eut pour fils Guillaume de Lar-
geril, chevalier, seigneur de Lorgeril et du Bou-
don, mort en 1357. La descendance de cette maison
remonte jusqu'à Guillaume de Lorgeril, écuyer,
issu des anciens seigneurs et châtelains de ce nom,
qui épousa demoiselle Jeanne de Bois- Adam avant
1533. On trouve dans cette famille dos officiers de
terre et de mer, un capitaine de vaisseau et plu-
sieurs chevaliers de l'ordre royal et militaire de
St-Louis.
Armes : De gueules, au chevron d'argent chargé
de cinq mouchetures de sable et accompagné de
trois molettes d'éperon d'or.
LORGNE D IDEVILLE (de).
Ancienne famille qui remonte à François de
Lorgne, conseiller du roi à Abbevîlle (1506), marié
en 1030, fils de Joseph, conseiller au présidial de
Provins. Nous remarquons un membre de l'insti-
tut d'Egypte, savant naturaliste ; Pierre André,
enseigne, tué à Trafalgar en 1805 ; Louis Elisabeth,
baron de Lorgne d'Ideville (1780-1852), député de
l'Allier, maitre des requêtes au conseil d'Etat.
Armes: Parti: au 1, échiqucté d'or et de gueu-
les ; au 2, d'or, à trois vols de sable en pal.
LORME (de.)
Seigneurs de Périgérès, de Mons et de Limous,
de Pagnat, etc. en Bourbonnais. L'auteur de cette
famille ancienne est Jean de Lorme, damoiseau,
vivant avec Baguette de Moulhieu, son épouse,
avant l'an 1408, à Charmes en Bourbonnais. L'an
1556, Gilbert de Lorme, écuyer. seigneur de la
Motte de Lorme et de Pagnat, fut homme d'armes
de la compagnie du comte de Villars ; et Jean
Louis Gabriel de Lorme de Pagnat, écuyer, sei-
gneur de Périgérès, marié le 20 novembre 1674
avec Isabelle de Bèlvèzes'de Jonchères, était alors
premier capitaine dans le régiment de la marine.
Armes : D'argent, à trois merlctles de sable,
accompagnées de neuf étoiles du même, rangées 3
en chof, 3 en fasce et 3 en pointe.
Voy. Fréville.
LORT SÉRIGNAN (de).
Seigneurs de Lebrettes, de Tarraillan, de Por-
oairargues, de Cers, de Valras, de Sérignan, de
Maraussan, de Perdiguier, etc., barons de Savi-
gnac, marquis et comtes de Lort et de Sérignan,
en Languedoc
La maison de Lort de Sérignan est, parmi les
anciennes familles du Languedoc, une des plus
distinguées par ses alliances et ses nombreux
services militaires.
Elle est originaire de la Guyenne où son nom
est connu parmi ceux de la principale noblesse
dès le commencement du xiir siècle. Dans ce
temps vivait Garcie de Lort, abbé de Saint-Pé de
Gènerest, au diocèse de Tarbes, évêque de Com-
minges en 1210 et 1213, puis archevêque d'Auch
où il siégeait dès l'année 1215, comme on le voit
par les registres des liefs des sénéchaussées de
Carcassonne et de Beaucaire.
Pierre-Guillaume de Lort souscrivit le 12 avril
12u7 une ordonnance des capitouls de Toulouse ;
Renaud de Lort, chevalier, tint à Poitiers en 1314
les assises de Philippe, comte de Poitiers ; enfin
on voit un Arnaud de Lort, écuyer, compris, avec
cette qualité, dans le rôle d'une montre faite à
Béziers le 15 juillet 1431.
Vers ce même temps, la maison de Lort s'est
divisée en deux branches principales. L'une, sub-
divisée en deux rameaux sous les dénominations
de seigneurs de Montesquiou et de St-Victor, a
continué sa résidence en Guyenne, et l'un de ses
rameaux s'est établi en Alsace en 1708. Cette
branche a donné, dans le dernier siècle, plusieurs
officiers généraux dont l'un fut commandeur de
Tordre royal et militaire de St-Louis. L'autre
branche est passée en Languedoc et a été connue
sous la dénomination de seigneurs de Sérignan,
terre qui lui échut par suite d'un mariage avec
l'héritière de ce nom.
Les de Lort de Sérignan ayant eu le malheur
de payer leur attachement à la religion catholique,
dans les guerres civiles qui déchirèrent le Midi
de la France, par la perte de tous leurs titres,
brûlés lors de la prise du château de Lebrettes
par les religionnaires dans le xve siècle, leur
branche s*est trouvée privée, par cet événement,
des actes qui eussent pu servir à établir leur jonc-
tion avec la tige-mère. Mais pour suppléer autant
que possible à cette perte des premiers titres, les
diverses branches de la maison de Lort se sont
réunies, et ont pris acte de leur communauté d'o-
rigine dans une requête que MM. de Lort de Mon-
tesquiou, de St-Victor et de Sérignan présentè-
rent conjointement au roi en 1762. Antérieurement,
MM. de Sérignan avaient fait au cabinet du roi
des preuves dont le résumé avait été envoyé au
principal ministre le 1er juillet 1750; et subsé-
quemment le marquis de Lort-Sérignan eut l'hon-
neur de monter dans les carosses de Sa Majesté,
le 5 décembre 1773 et de chasser avec elle, en
même temps que la marquise de Lort-Sérignan,
eut celui d'être présentée à S. M. et à la famille
royale .
La filiation de cette famille commence à Pierre
de Lort, premier du nom, écuyer, seigneur de Le-
brettes, de Tarraillan, de Parcairargues et de Cers,
juge pour le roi de la ville de Narbonne, né en
— 431 —
432 —
1459, et fils d'Armand de Lort, écuyer de la com-
pagnie du comte de Bigorre dont la revue fut pas-
sée à Béziers le 14 juillet 1431.
La seconde branche, aînée actuelle des de Lort
de Sérignan, a pour auteur Jacques-Joseph de
Lort de Sérignan, seigneur deFarlet; il entra dans
la marine et fut fait successivement sousdieute-
nant de la galère la Réale le 26 janvier 1680, lieu-
tenant de la galère la Ferme le 1er janvier 1694,
capitaine de la galère Madame le 15 février 1699,
chevalier de St-Louis le 28 juillet 1705, et chef
d'escadre des armées navales le 23 novembre 1723.
Il eut plusieurs enfants de son mariage avec de-
moiselle N. Pelet de Moissac.
Cette branche compte plusieurs autres officiers
dans la marine et chevaliers de St-Louis.
Armes : D'azur, aulinn d'or, lampassj et armé
de gueules, adextrè en chef d'une étoile d'argent.
Couronne de marquis.
Supports : Deux griffons d'or.
L'écu est posé sur deux étendards armoriés de
sable, à la croix ancrée d'argent.
Devise : Fortitudo virtute superatur.
LOS AD A (de).
Famille originaire du royaume de Galice.
Armes: D'or, à six têtards passants de sinople
H, 2 et 2 ; à la bordure de gueules, chargée de huit
franchis d'or.
LOSSE (de.)
Marquis, comtes, vicomtes et barons de Losse,
seigneurs de Losse, Thonac, St-Léon, Pierre-
Taillade, St-Rabier, Banne, Thenon, Peyrignac,etc.
Une des plus anciennes familles du Périgord
où elle occupait, dès le xne siècle, un des premiers
rangs parmi la noblesse de la province; elle a donné
son nom à un château situé dans la paroisse de
Thonac-sur-Vezère. Depuis l'époque où ils appa-
raissent la première fois dans l'histoire jusqu'à
nos jours, ses membres figurent dans nos armées
et occupent des postes éminents auprès de nos
rois. De nombreuses lettres écrites par les rois et
les princes a plusieurs d'e«:tre eux, et publiées
dans les recueils historiques ou conservées par la
famille parmi ses titres les plus précieux, témoi-
gnent de l'estime et de la confiance que leur ac-
cordaient leurs souverains. Leur sang a arrosé
les champs de bataille de Crécy, d'Azincourt, de
Poitiers -, ils ont combattu à côté de François 1er
en Italie, veillé sur Henri IV lorsqu'il faisait ses
premières armes, pris part aux triomphes de
Louis XIV et fait la guerre de l'indépendance en
Amérique.
Cette noble maison, que ses alliances suffiraient
à illustrer, s'est divisée dans le x 1 1 ' ' siècle en deux
branches ; une seule s'est perpétuée jusqu'à nos
jours.
La filiation suivie de cette famille commence à
Guillaume de Losse, premier du nom, qui vivait
en 1247 ; mais avant lui on trouve mentionnés
dans des baux de fief : Picaron. Durhal, Hélie, et
don Galafer de Losse; Pierre de Losse assistait
en 1230 comme témoin dans une donation.
La branche cadette actuellement existante a
pour auteur Emmanuel de Losse, seigneur de
Banne, marquis de Losse, marié le 16 janvier 1624
à Antoinette de St-Astier, dont postérité.
Armes : D'azur, à six étoiles d'or, posées 3, 2
et l.
Couronne de marquis.
Supports" Deux lions.
m
LOST ANGES (de).
Barons, puis marquis de St-Alvère, barons de
Saverdun et du Vigan, en Périgord, comtes de
Corn, marquis de Béduer, seigneurs de Jarnisot,
seigneurs et barons de Felzins et le Cuzac, en
Quercy et en Bouergue, barons de Paillé, seigneurs
de Montausier et de Bussac, en Poitou, illustre
et ancienne maison de chevalerie, originaire du
Bas-Limousin où elle possédait le château de
Lostanges dès avant le milieu du xive siècle. Une
ancienneté remontée a plus de 700 ans, des pos-
sessions nombreuses répandues dans le Périgord
et dans les provinces voisines, des services mili-
taires distingués, des emplois honorables à la
cour de nos rois et des alliances illustres lui as-
signent son rang entre les maisons les plus con-
sidérables de Guyenne. La maison de Lostanges
a porté successivement trois noms différents : le
premier est celui de hx Brande, connu depuis le
xne siècle, et porté par une suite de sujets quali-
fiés chevaliers ou damoiseaux. La maison de la
Brande ayant succédé vers l'an 1350, en vertu
d'une substitution, à celle d'Adhémar de Lostan-
ges, elle en porta le nom et les armes pendant un
siècle ou environ, et ce ne fut qu'après l'alliance
que Jean-Adhémar de Lostanges contracta, l'an
1448, avec Antoinette de Veyrines, dame de Saint-
Alvère, que la branche établie en Périgord quitta
ses premiers noms pour ne prendre désormais
que celui de Lostanges qu'elle a toujours conservé
depuis. Cette maison a donr é un évêque de Péri-
gueux, nommé par le roi en 1817 ; des chevaliers
de l'ancien ordre du roi, avant l'institution de ce-
lui du St-Esprit ; des gentilshommes ordinaires
de la Chambre ; des capitaines de 100 et 150 hom-
mes d'armes, des sénéchaux et gouverneurs de
Quercy ; trois maréchaux de camp, un lieutenant
général et un brigadier des armées du roi, et
nombre d'officiers supérieurs décorés des ordres
royaux et militaires de St-Louis et de la Légion
d'honneur.
— 433 —
434 —
Cette maison s'est alliée aux familles : de Nico-
laï, d'Huteau,de Viviers, de Bayne, de Gourdon-
Genouillac, de Rougé, de Crusol d'Uzès,Gontaud-
Biron, etc.
Armes: D'argent, an lion de gueules, armé et
lampassé d'or, couronné d'azur, accompagné de
cinq étoiles de même, 2, 2 et 1.
Cimier : Un ange.
Devise : Fortitudo et sapienfia ascendant.
REPRÈSEN TA N TS ACT UELS
Lostanges Beduer (Marie-Michel- Amé-
dée-Bobet't, marquis de), né le 9 février
1842. fils deRaouletdeSidoniedeTAUPJAc,
comte et baron du l"rEmpire (1808). Ancien
zouave pontifical (18G7), ancien capitaine
des mobiles de la Haute-Garonne (1870-71),
membre du Conseil Héraldique de France,
membre honoraire de l'Istituto Araldico
Italiano, membre de l'association des Che-
valiers Equestres Pontificaux, décoré de la
médaille Bene Merenti, etc. Résidences :
24, rue Vintimille à Paris, et château de la
Punta par Gaivi (Corse;. Marié avec Rose-
Marie Bonacgorsi dont un enfant, Paul.
Sœurs : 1° Mise de Gestas-Montmaurin.
2° Comtesse de Cheverry.
3° Mlle Claire de Lostanges - Béduer,
chanoinesse.
4° Mme de Lava.
Cousines : 1° Comtesse de Lostanges-
Béduer (veuve), née de Gerson, dont une
fille : Marguerite de Lostanges-Béduer.
2° Mlle Célestine de Lostanges-Béduer.
LOUBENS DE VERDALLE (de).
Maison des plus anciennes de la province du
Languedoc qui a possédé, à une époque très re-
culée, la terre et seigneurie de Verdalle dont le
nom est devenu patronymique dans cette famille.
Guillaume de Loubens, chevalier, fut un des
seigneurs du Languedoc qui en 1096 se croisèrent
sous la conduite de Raymond de St-Gilles, comte
de Toulouse. Il était du nombre des 14 chevaliers
détachés par Raymond en 1099 vers Tripoli, pour
chercher des vivres à l'armée chrétienne, lesquels
vainquirent 60 Maures qui emmenaient des pri-
sonniers chrétiens et cinq cents pièces de bétail.
Gaufrez de Verdalle est un des seigneurs qui
furent présents à l'accord fait en 1141 entre les
vicomtes de Béziers et de Lautrec.
Bernard de Loubens, damoiseau, était un des
seigneurs qui composaient la cour de Roger-Ber-
nard, comte de Foix, troisième du nom, lorsque,
dans son château fort de Pamiers, il jugea en 1302
le procès des faux-monnayeurs arrêtés dans ses
états.
La filiation suivie commence à Robert de Lou-
bens, seigneur de Verdalle, qui rendit foi et hom-
mage au roi pour cette seigneurie en 1381.
La seconde branche a pour auteur Jehannot de
Loubens, seigneur de Loubens, second fils de
Samson île Loubens, seigneur de Verdalle, qui
eut pour pelit-flls Jean de Loubens de Verdalle,
seigneur de Signât, capitaine de 50 hommes d'ar-
mes de pied, qui vivait en 1582 et fut député par la
noblesse du Languedoc vers la comtesse d'Auver-
gne, lorsque cette princesse vint visiter ses états.
La branche ainée de cette maison subsistait dans
la personne de Frédéric de Loubens, comte de
Verdalle, ancien capitaine des dragons, qui a eu
l'honneur de monter dans les carosses du roi, et
dans celle du marquis de Verdalle, son fds.
Une autre branche subsistait encore en Auvergne
dans la personne de Gilbert de Loubens, seigneur
de Thouy, ancien chevau-légers, chasseur noble à
l'armée de Condé, chevalier de St-Louis et chef
de bataillon.
Armes : D'azur, (alias de gueules) ou loup ra-
vissant d'or.
LOUGELLES (de).
Terre située dans le diocèse de Bayeux, géné-
ralité de Caen, qui a donné son nom à l'ancienne
famille de Loucelles dont l'origine se perd
dans l'obscurité des temps. Elle est au nombre
des familles nobles de race, dès 1056. On voit Ro-
bert de Loucelles cité comme témoin dans la
charte de fondation de l'abbaye de Lessay en
Normandie.
Guillaume de Loucelles se trouva en 1236 au
nombre des plus grands seigneurs qui servirent
dans l'arrière-ban de 1214, et se trouva aussi à la
bataille de Bouvines, à celle de Taillebourg sous
Henri III, roi d'Angleterre ; il fut encore aux arrière-
bans de 1255 et 1271, où il parait qu'il avait suivi
St-Louis au voyage de Terre-Sainte.
Olivier de Loucelles, présent en 1371 à la revue
des gentilshommes qui se fit à Pontorson, est au
nombre de ceux qui s'étaient distingués dans les
armées du roi Charles V. Il servit en qualité d'é-
cuyer sous Bertrand du Guesclin, connétable de
P>ance, son parent, qui se trouva aux montres
et revues militaires des mois de mai, août et oc-
tobre, et qui fut témoin du testament du connéta-
ble fait le 9 juillet 1380.
La filiation suivie remonte à Jean de Loucelles,
écuyer des écuries du roi Charles VII, lequel fit
- 435
— 436
au Mans la montre et revue de 19 écuyers de sa
compagnie le 2i avril 1420.
Cette famille a formé les branches :
lo des seigneurs de Mauny ;
2» des seigneurs de St-Martin ;
3° des seigneurs du Fournet ;
4° des seigneurs de Vieuse, de la Noe et de
Villy ;
5" des seigneurs de la Hertaudière.
Elle a fourni quantité d'officiers de tous grades
dans les armées du roi, chevaliers de St-Louis et
s'est alliée aux meilleures maisons du royaume.
Armes : De gueules, à la quintefcuille d'argent :
au- chef d'hermine.
Timbre: Un heaume d'argent, posé en fasce,
grillé, liséré et damasquiné d'or, avec lambre-
quins et hachements d argent et de gueules.
Cimier : Un cygne au naturel posé en fasce, le
vol ouvert.
Supports : Deux lions.
LOUIS DE LA GRANGE.
Famille originaire de Lorraine.
Sa filiation remonte à Loys ou Louis, demeurant
à St-Nicolas, anobli par lettres duducCharles III
le 13 août 1578; il fut fait gentilhomme delà cham-
bre du roi Henri IV par brevet du 7 avril 16U0. Il
avait encore été anobli par lettres de ce prince le
25 mars de la même année en récompense de ses
longs services.
Son petit-fils, Jacques Louis, seigneur de la
< ir.uige-aux-Armes, fut successivement gentil-
homme de la chambre du roi Louis XIII par brevet
du 25 décembre 1618, ambassadeur en Allemagne
en 1632, et en Suède en 1633. Le 8 octobre 1635, il
lui fut expédié une commission au grand sceau,
pour lever de la cavalerie et la commander. Il
épousa le 10 septembre 1613 Marie Charpentier
dont il eut postérité.
Armes: De gueules, à Vours colleté d'or, d'où
pend une chaîne du même et qui porte entre ses
pattes un rocher d'argent.
Le nobiliaire de Lorraine donne pour armes à
Jacques Loys ou Louis, 1er nommé: De gueules,
semé de grains de sel d'argent ; à tours ram, a ni
enchaîné d'or, lampassê, armé et colleté d'azur.
Cimier : L'ours de Vécu.
LOUVEAU DE LA RÈGLE ET DE
LA GUIGNERAYE.
Famille originaire du Niort, ou pendant de lon-
gues années elle a occupé les charges municipales.
On remarque des noms isolés de cette famille
dès 1620,
La filiation suivie remonte à Louveau (Jacques)
auteur de la branche de Ligné et de La Règle,
seigneur de Maire, pair à Niort en 1638, maire de
cette ville en 1652. Il était capitaine au régiment
de Niort en 1674, et fonda le 12 septembre 1678
une chapelle dans l'église des Cordeliers de cette
ville où il fut inhumé le 10 décembre 1679. Il avait
épousé en 1622 d^e Marie Dagris, dont il eut pos-
térité. De lui descend, au 6e degré, Louis-René-
François Louveau de la Règle, né le 4 janvier 1762,
capitaine adjudant- major au régiment deGuienne
infanterie en 1791 ;li émigra et rejoignitl'armée de
Condé le 11 janvier de la même année, fît toute la
campagne ; fut chevalier de St-Louis le 22 septem-
bre 1787 ; pensionné du roi comme chef de bataillon
le 16 mars 1816 et mourut le 22 février 1845 ; il
laissa postérité de Marie-Françoise Potier qu'il
avait épousée en 1807.
La branche de La Cuigneraye est issue d'Em-
manuel de Louveau, du 2e degré de la souche-
mère. Elle a pour auteur un de ses fils, Louis-
Alexis Louveau, chevalier, seigneur de La Guigne-
raye et de Touscher, capitaine au îégiment de
Beauce-infanterie le 5 mai 1711; il quitta le service
et épousa Marie-Thérèse- daude de la Fitte, dont il
eut postérité. Son petit fils, Louis-Anatole Louveau
de La Guigneraye, né en 1762, assis1 a à l'Assem-
blée de la noblesse. Il servait dans la marine où il
était lieutenant de vaisseau. Il émigra et servit à
l'armée des princes, fut fait chevalier de Saint-
Louis et de la Légion d'honneur, se retira ensuite
à la Martinique où il épousa Marie-Elisabeth-Eglé
de la Bretesque, dont il eut plusieurs enfants.
Armes : D'azur, au chevron d'or accompagné en
chef de deux étoiles d'argent et d'une rose du mê-
me en pointe.
LOUVENGOURT (de).
Famille ancienne et illustre de Picardie qui tire
son nom de la terre de Louvencourt, située à trois
lieues de Doulens. Colart de Louvencourt, écuyer,
vivait en 1375. Agnès de Louvencourt épousa en
1380 Simon Le Mareschal, chevalier, fils de Guy
Le Mareschal, franc-fieffé de l'évêché de Cambrai
et gouverneur de Thun. L'an 1403, Colart Ausnin
et J. Esoffé, dempurant à Louvencourt, firent re-
lief de 4 fiefs sis audit lieu, tenus de la demoiselle
de Louvencourt.
La filiation de cette famille est établie par titres
depuis Robert de Louvencourt, écuyer, seigneur
de Théouenne et de Chàtillon, vivant en 1450. Ses
descendants ont fourni plusieurs branches : l'une
dans la personne de Jacques-Eustache de Louven-
court, ancien officier au 3e régiment de chevau-
légers ; l'autre dans la personne de Marie-Fran-
çois-Joseph, marquis de Louvencourt, ancien of-
ficier de chevau-légers de la garde du roi, dont la
femme, Mme la marquise de Louvencourt, a été
137
— 43S —
présentée au Roi, à Madame à Monsieur et à toute
Ja famille royale le 10 août 1818.
Armes : D'azur, à la f as ce d'or chargée de trois
merleltes de sable, et accompagnée de trois crois-
sants du second émail, 2 et 1 .
Couronne de marquis.
LOVERDO {de).
Famille originaire des possessions vénitiennes
dans la mer Ionnienne, naturalisée en France par
lettres de grande naturalisation accordées le 21
octobre 1815 à Nicolas, comte de Loverdo, lieute-
nant général, conseiller d'Etat, gentilhomme de
la Chambre du roi, grand-croix de St-Louis, grand
officier de la Légion d'honneur, de St-Ferdinand
d'Espagne et de St- Alexandre de Russie.
Armes : Venise : D'or, à V aigle éployëe à deux
le tes de sable.
Armes données au général sous l'Empire :
D'or, au vol ouvert surmonte de deux tôles d'ai-
gle, le tout de sable.
L'écu timbré d'une couronne de comte.
Supports : Deux lions affrontés.
Devise : En France seulement: Terra maria ue.
Les enfants du général portent : Ecartelé : au
1 et 4, des armes de leur famille ; aux 2 et 3, des
armes particulières de leur père.
LOYNES (de).
Famille noble, originaire de Baugency, trans-
férée à Paris vers l'an 1500. Depuis ce temps, elle
y a toujours possédé des charges honorables au
Parlement et à la Chambre des comptes. Il est
certain qu'un Robert de Loynes qui vivait en 1353
possédait plusieurs fiefs aux environs de Paris,
dans la dépendance du duc d'Orléans.
La filiation suivie de cette famille remonte à
Gentieu de Loynes. écuyer, sieur de la Motte
en Beauce, vivant en 1148.
Au 5e degré, nous trouvons Jean de Loynes,
2e du nom, avocat au Parlement, puis conseiller
du Roi, Echevin de la ville de Pans en 1582, reçu
conseiller de Ville en 1583 et nommé par le roi
Henri III, à cause de sa fidélité, l'un des capitai-
nes de cette ville pour s'opposer aux rebelles. Il
mourut en 1587 et fut enterré dans l'église Saint-
Séverin.
La famille de Loviips est très bien alliée et
tient à des maisons distinguées dans la robe et
dans l'épée.
Branche aînée
Orléanais: Coupé: De gueules et d'azur, à un
chevron vivre et renversé d'argent soutenant un
autre chevron oiorë de même cl accompagné en
pointe de sept besants d'or posés 4 et 3, et une
fasce gironnée et contre gironnée d'or et d'azur de
huit pièces, brochante sur le tout.
REPRÉSENTA XTS A C TUELS
Loynes (Alexandre-Mathieu-Fernand de)
né à Paris le 11 septembre 1830. Résidence :
Compiègne, 16, rue de la Madeleine; marié
le 6 août 1860 à Marie- Cécile-Gabriel! e
Poissonnier de Prul.vy.
Enfants: a) Louis-Jean, lieutenant au
149e régiment d'infanterie, né le 30 mai
1861 ; b) Denis-Pierre, enseigne de vaiseau,
né le 31 octobre 1862.
Branches cadettes:
Coupé de gueules et d'azur ;
au 1 de gueules chargé d'une
fasce gironnée et contregiron-
uée de deux pointes d'or et d'a-
zur, accompagnée de deux vi
vres d'argent ; au 2, d'azur,
chargé de sept besants d'or, 4
et 3.
Loynes d'Autroche
(Qtesse de), née Léonie-
Alexandrine - Marie Cheronnet - Gham -
pollion, mariée, le 30 avril 1884, à Jean-
Charles - Emmanuel de Loynes, comte
d'Autroche, décédé. Résidence : 30, ave-
nue Henri-Martin, à Paris.
Enfant : Lionel - Léonce - Emmanuel -
René, né le 4 octobre 1885.
L Vte d'A. (Jean -Raymond- Félicien -
Gérard de), né le 14 novembre 1880,officier
de cavalerie, 9, place Lal'ayette, à Rouen,
marié le 17 juin 1889 à Madeleine Lizé.
Enfant : Guy-René-Marie, né le 22 juin
1890.
L. Gle d'A. (Pierre-Marie-Auguste de),
né le 2S août 1853, capitaine d'infanterie de
marine, marié à Lorient le 21 août 1888, à
Marguerite de là Monneraye.
Loynes, Gle d'Estrées (Marie-Josepii-
Aignan-Eogène de), château de Villedart
(Loir-et-Cher), né le 5 avril 1853, marié le
5 avril 1880 à Marthe-Marie-Garoline Ber-
themy.
Enfants : a) Jehan-Marie-Louis-Joseph,
139 —
— 440
né le 10 janvier 1881; b) Louis-Marie-Ai-
gnan, né le 11 mai 1885.
Cette branche porte : Ecartelè : aux 1 et 4 de
Loynes, aux 2 et 3 d'argent frettè de sable : au
chef d'or chargé de trois merle lies de sable, qui est
d'Estrées.
Loynes, Bon du Houlley (Alexandre-
Marie- Jacques -Emilien de), né le 14 jan-
vier 1841, ancien officier de cavalerie. —
Résidence : Château de Gherupeau (Loiret),
marié le 29 avril 1867à Suzanne LeBreton
DE VONNE.
Enfants : a) Marie-Gaston-Ernest, né le
23 avril 1868; b) Marie-Jean-Hippolyte-
Jacques, élève de l'Ecole spéciale militaire
de Saint-Cyr, né le 10 août 1874.
Loynes, Bon de Fumichon (Marie-Pier-
re Adrien de), né le 1er mai 1854. — Rési-
dence : Orléans, rue des Anglaises ; marié
le 17 novembre 1880 à Anne-Marie-Mathilde
de Pommereau.
Enfant : Marie -Joseph-Henri-Pierre,né
le 9 mars 1883.
L., Bon de F. (Henri-Dieudonné-Adrien
de), né le 3 juillet 1855. Résidence : cheâteau
de Boncheteau (Loiret), marié le 25 janvier
1881 à Louise-Marie-Alice Tassin deGhar-
SON VILLE.
Enfants : a) Robert-Marie-Richard, né
le 26 septembre 1883; b) Maurice-Marie-
Gaston, né le 16 octobre 1884 ; c) Edgard-
Marie-Adrien, né le 11 juillet 1886 ; d) Ro-
ger-Marie-Joseph, né le 14 décembre 1889.
Loynes (Pierre -Marie-Louis-Paul de),
né le 31 octobre 1841. Professeur de Droit
civil à la Faculté de Rordeaux, marié le 26
avril 1870 à Louise- Julie-Ermance Bernard
de Bessines.
Enfant : Louis- Charles - Joseph - Pau],
né le 13 septembre 1881.
L. (Marie-Joseph de), né le 8 août 1857,
secrétaire d'ambassade, chevalier de la Lé-
gion d'honneur, il, rue Marbeuf, à Paris?
marié le 5 juillet 1867, à Yvonne Adam.
L. (Georges-Adolphus de), né le 18 février
1834. Résidence : Gorona (New-Jersey),
maeié le 20 mai 1877 à Elisa Martin.
Enfant : Lester-Lefrançois,né le 1er jan-
vier 1881.
LOYS DE GHANDIEU (de).
Très ancienne famille noble, d'origine anglaise,
passée en Suisse, au canton de Vaud, au xive siè-
cle, qui a possédé des fiefs nombreux, entre au-
tres ceux de Mormont, de la Mairie, de Lucens,
de Chezaux, de Baussens, etc. Elle vint se fixer
en France sous le règne de Louis XIV. Marie-
Thérèse de Loys, née en 1679, fut baptisée en
1681 dans la chapelle royale de Versailles et tenue
sur les fonts par le roi et la reine de France; elle
fut reçue à St-Cyr en 1691.
La famille de Loys a été autorisée tout récem-
ment à joindre à son nom celui des de Ghandieu
qui portaient le titre de marquis.
Armes : D'azur, à un demi-vol d'or écartelé des
armes de Ghandieu qui sont : De gueules, au lion
d'or armé et lampassé d'azur ou de sable.
LOZ-COAT GOURHAUD (de) ou
LOZ DE BEAUGOURS ET DE COAT-
GOURC'HANT.
Marquis de Beaucours, comtes de Loz, barons
de Beaulieu, seigneurs de Coatgourc'hant, Kergou-
anton, etc. etc.
D'extraction chevaleresque, cette maison prend
rang parmi cette antique noblesse de Bretagne
dont l'origine se perd dans la nuit des temps.
Maintenue dans sa gentilesse et prérogative par
arrêts de 1513, 1555 et 1668, elle a fait ses preuves
en 1786 devant Cherin pour obtenir les honneurs
de la cour; le comte Loz de St-Illiné, représentant
de la famille, monta alors dans les carrosses du
roi et accompagna Sa Majesté à la chasse.
Elle s'est divisée en plusieurs branches qui tou-
tes sesont distinguées dans les armes, dans la ma-
gistrature et parleurs alliances ; deux se sont per-
pétuées jusqu à nos jours. Le premier de ses mem-
bres dont l'existencenous soit connue et prouvée
par actes est Guy Loz, chevalier, maître d'hôtel
du roi, qui obtint en 1346 des lettres patentes qui
le confirmaient dans la moitié de la justice et du
moulin des Granges, sis au Goichet ; il fut proba-
blement père de Guillaume, premier du nom, au-
quel remonte la filiation suivie de cette famille,
qui parait dans les actes de 1370,1373,1379,1381.
11 eut postérité de son mariage avec Olive de
Keradgan.
La branche des seigneurs de Coatgourc'hant a
pour auteur Henry Loz, chevalier, qui vivait en
1407. Il fut du nombre des gentilshommes de l'é-
vêché de Tréguier qui prêtèrent serment de fidélité
441 -
— 442 —
au duc de Bretagne le 12 octobre 1437. Il avait
épousé Anne Tanguy donl il eut. postérité.
Armes: De y ue ides, à trois êpervie'rs d'argent
hecquès et grUletès d'or.
LUBERSAG (de).
Maison originaire de la province de Limousin,
qui réunit, à l'avantagé d'avoir pris son nom d'une
terre, les caractères de l'ancienne chevalerie, sou-
tenus par des alliances distinguées et de nom-
breux services. Le juge d'armes de France la met
au rang des plus anciennes maisons du royaume,
dans un certificat délivré le 21 janvier 1766.
On connait en France plusieurs lieux du nom
de Lubersac, mais celui qu'on regarde comme le
berceau de la famille qui nous occupe et qu'elle a
toujours possédé est un gros bourg avec le titre
de ville, situé dans la province de Limousin, à
peu de distance de la Chartreuse de Glandiers.
Cette viguerie a toujours passé pour une des plus
anciennes du Limousin, et son origine remonte
probablement à la création même des comtes et
des vicomtes. Sa haute ancienneté est attestée par
deux chartes, tirées des archives de l'église Saint-
Etienne de Limoges.
Il y avait autrefois dans le bourg et prés du
château de Lubersac une ancienne abbaye ou
monastère de l'ordre de St-Benoit, dont les sei-
gneurs de Lubersac ont toujours été regardés
comme les fondateurs ; et ils avaient leurs tom-
beaux dans le chœur de l'Eglise, qui subsiste
encore sous l'invocation de St-Etienne. On ignore
l'époque de sa fondation ; mais le savant abbé Le
Bœuf crut reconnaître en 1754 les caractères de
l'architecture du vme siccle, qui était alors le
genre Mauresque.
Il est justifié que, dès le momeut où le nom
de Lubersac est connu, les seigneurs de cette
maison se distinguent par leurs libéralités pour
l'Eglise.
Mais ce n'est pas seulement dans les temps
anciens que cette maison a été illustrée: la bran-
che des seigneurs de Chabrignac a eu deux fois
l'avantage de commander la noblesse du Limou-
sin, dans le siècle dernier, ainsi que le justifie
une lettre écrite par le roi Henri IV à M. de Cha-
brignac le 15 septembre 16C5, et une autre par le
roi Louis XIII le 2 septembre 1635.
La maison de Lubersac ne s'est pas moins dis-
tinguée par ses alliances que par ses services
militaires ; le plus ancien monument que l'on
connaisse sur l'ancienneté et l'illustration de la
maison de Lubersac est une charte de l'an*1093,
conservée autrefois dans les archives de l'abbaye
de Cluny.
La filiation suivie de cette famille commence à
Pierre de Lubersac, premier du nom, chevalier,
qui vivait on 1146.
Cette maison a formé les branches :
1° des seigneurs de Fayolle;
2o des seigneurs de Bacherat et de la Foucaudie;
3° des seigneurs du Verdier ;
4° des seigneurs de St-Germain ;
5° des seigneurs de Montison ;
6° des seigneurs de Chabrignac.
La maison de Lubersac avait formé, dans les
temps reculés, plusieurs autres branches ou ra-
meaux ; mais le manque presque absolu des titres
et des documents qui les concernent ne nous per-
met d'entrer dans aucun détail a leur égard.
Armes : De gueules, à un loup passant d'or.
Devise : In proeliis promptus.
LUBOMIRSKI (de).
Pologne. Comte du St Empire du 28 juin 1598,
prince du StEmpire du 8 mars 1647.
Armes: De gueules, à la bande ondée d'argent.
Supports : Deux chevaliers armés de toutes
pièces la visière levée, le casque panaché de trois
plumes d'autruche d'argent, chacun posant la
main sur un bouclier ovale, celui à dextre de
gueules au griffon d'or, celui à senestre coupé :
a) d'azur à un annelet d'argent ; b d'argent à un
rencontre d'âne de gueules.
Devise : Patriam versus, ou nilconscire sibi.
Manteau de gueules frangé d'or, doublé d'her-
mine, sommé d'une couronne princière.
LUCAS DE MONTIGNY
Angleterre, Bretagne, Poitou, Ile de France,
Picardie, Normandie.
"Marquis de St-Marc ; comte de Chauvigny et de
St-Chartier;seigneurs de laTallebardière,d'Iraneu,
de Vaugueille, du Pont, de Saclay, de la Fonds,
etc., etc.
Famille originaire d'Angleterre, où elle aurait
pris une part active aux luttes des maisons
d'York et de Lancastre, et ce serait en souvenir
de cet événement qu'elle aurait adopté dans son
écusson les roses de gueules et pour devise le
fugalis hoclibus angles rosae, (les roses nous
viennent des ennemis en fuite).
Nous laissons la responsabilité de l'origine de
cette maison à l'auteur anonyme d'une ancienne
généalogie.
Ce qu'il y a de certain, c'est que la famille Lu-
cas était connue en Bretagne dès le xive siècle et
qu'elle a passée en Poitou par alliance au xve siècle.
C'est de cette province que se sont détachées
les diverses branches de cette maison pour aller se
fixer successivement en Normandie, Picardie et lie
de-France.
Ces diverses branches sont au nombre de quatre :
443 —
144 —
1° La branche mère des seigneurs de Vaugueille,
de la Taillebardière, marquis de St-Marc, etc..
éteinte.
2° La 1er branche des seigneurs du Bouchet et
et de Lucques, éteinte.
3° La 2e branche des seigneurs de Saclay,
éteinte.
4° Enfin la 3e branche des Lucas de Montigny,
seule actuellement existante et qui peut revendi-
quer le titre de marquis ayant appartenu à la
branche aînée.
La filiation suivie et non interrompue de la
famille Lucas s'établit sur titres originaux a
partir d'un Lucas, qui vivait en 1320.
La 3e branche des seigneurs de Montigny, Vé-
rines, etc., a pour auteur Philippe Lucas, 1er du
nom (fils puîné de Jean Lucas, seigneur de la
Taillebardière et de Vaugueille, de la branche-
mère), Ecuyer, seigneur de Montigny, qui vi-
vait en 1535. Il était maire de Poitiers en 1555.
Armes : D'or, au taureau passant de gueules,
surmonte de trois roses du même, rangées en chef
pour la branche aînée; et, d'argent, aie chevron
d'azur, accompagné en chef de deux roses de
gueules, boutonnées d'or, et en pointe d'un tau-
reau passant de gueules, pour la branche de Lu-
cas Montigny.
Supports : Deux lions .
Couronne de marquis.
Cimier : Taureau de gueules issant.
Devise : In labore suacitas.
LUGOTTE DE SOPRETANO.
Famille ancienne anoblie sous l'Empire en la
personne du lieutenant-général Lucotte, créé
comte par décret impérial du 24 avril 1815. mar-
quis de Sopretano, par le roi Joseph, le 18 février
1811, grand d'Espagne de lr- classe, commandeur
de la Légion d'honneur et de l'ordre royal des
Deux Siciles, chevalier des ordres de St-Louis et de
la Réunion, membre de l'archiconfrérie du Saint-
Sépulcre.
Armes: E car télé : au 1 , au franc-quartier im-
périal des comtes militaires ; au 2, d'azur, à trois
gerbes d'or, liées d'argent ; au 3, d'argent à la tête
de maure de sable tortillée d'argent, accompagnée
de trois molettes d'éperon de sable: au chef
d'or, chargé de trois tourteaux de gueules; au 4,
de gueules, à la bande d'azur, chargée de trois
étoiles d'argent.
LUËT DE LA PILORGERIE.
Maine et Bretagne.
Originaire de Bretagne, celte famille s'est fixée
dans Le Maine avec James Luët, chevalier anglais,
établi à Blandouët vers 1380.
Cette famille a fourni un lieutenant-général de
l'artillerie en Bretagne et en Anjou, chevalier de
l'ordre du roi en 1595; un gentihomme de la
Chambre en 1009 ; un lieutenant-général des eaux
et forêts de Bretagne en 1075; des conseillers-
maîtres à la Chambre des comptes de Bretagne;
un sénéchal en 1080; un capitaine au régiment de
Laval, blessé sur la brèche de Berg-ob-Zootn,
en 1747.
La branche de La Pilorgerie. seule existante au-
jourd'hui, et fixée en Bretagne au xvie siècle, a
produit de nos jours un conseiller-général de la
Loire-Inférieure et un lieutenant-colonel de cava-
lerie, chevalier de la Légion d'honneur.
Armes: De gueules, à trois lions d'hermine,
couronnés d'or.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
LUILLIER D ORCIÈRES.
Seigneurs d'Orcières, co - seigneurs de Roche-
gonde, des Ternes, St-Juery, et autres lieux près de
Saint-Flour.
Elle compte un conseiller du roi, lieutenant
criminel et particulier au baillage de Sens, vers
1550.
Alexandre Luillier, fut maintenu dans sa no-
blesse par jugement rendu à Paris le 15 juillet
1700.
Gabriel Luillier d'Orcières, a rempli pendant
plusieurs années sous la restauration, les fonctions
d'adjoint du maire de Clermont ; il fut l'un des signa-
taires de l'acte de coalition de la noblesse d'Auver-
gne en 1791.SonfrèreGuillaume Luillier d'Alleuzet,
chevalier de St-Louis, servit d'abord dans les
gardes du corps, compagnie de Monsieur, émigra
et servit dans l'armée de Condé. Rentré avec le
grade de chef d'escadron, il épousa en 1802, de-
moiselle Madeleine de Monestay de Chazeron,
dont il n'eut pas d'enfant. — Guillaume Luillier
d'Orcières, son neveu, fils de Gabriel qui précède,
chevalier de la Légion d'honneur, né en 1788, a
occupé des fonctions administratives sous la res-
tauration ; marié le S> mai 1808 a Henriette de
Château-Thierry, dont il a eu postérité.
Armes : D'azur, à trois coquilles d'or.
LUZE {de).
Grand duché de Hesse, NeuchAtel. Anobli le
7 novembre 1772; baron du 30 juin 1875.
Armes : Ecartelè : aux / et 4, d'argent à deux
demi cols adossés de sable; aux 2 et 3, d'azur,
au chevron d'or accompagné en pointe d'une
Heur de lis d'argent .- Vécu horde d'or.
( îasque couronné.
Cimier : Une fleur de lis d'argent entre un vol
de sable.
— 445
— 446 —
Lambrequin d'argent et d'azur.
Supports : Deux léopards naturels regardant.
LUZUY DE M AILL ARGUES.
Seigneurs de Maillargues, de Refransac, de
Fradaux, de Chalaniat, etc., très ancienne famille
d Ardes, en Basse-Auvergne ; de 1500 à 1600, les
de Luzy remplirent de père en fils, les fonctions
de chanceliers et lieutenants particuliers du duché
de Mercœur. Ils comptent un savant jésuite, né
à Ardes en 1567; un visiteur général des ga-
belles (1698) ; un directeur des gabelles du Lan-
guedoc (1705). En 1698, Anne de Luzuy de Mail-
largues épousa Isabeau Faure — des chevaliers
de St-Louis.
Armes: D'azur, à six Losanges 3, 2 et 1, sur-
montés de trois étoiles d'argent.
Couronne de comte.
LUZY (de).
Marquis et comtes de Luzy, marquis de Pellis-
sac, de Couzan; barons de Queyrières; seigneurs
des Bordes, de Marsy, de Villerma, de la Tour,
etc., etc., en Nivernais, Forez et Dauphiné.
Famille noble et chevaleresque, originaire du
Nivernais, où la petite ville de Luzy leur servit
de berceau. Bertrand de Luzy était maréchal de
l'évêché de Langres, au commencement du xni«
siècle. Simon de Luzy fut le dernier de la branche
aînée.
La branche cadette, qui s'est perpétuée jusqu'à
nos jours, paraît s'être détachée de la souche
commune avant le xin« siècle. Par un terrier de
1380, on voit qu'elle avait plusieurs rentes sur la
terre de Luzy. Mais elle avait quitté le Nivernais
pour se fixer en Forez, d'où plus tard elle se ré-
pandit, en Dauphiné. Elle a formé plusieurs ra-
meaux, parmi lesquels celui du marqui de Cou-
zan, dont le chef prenait le titre, attaché à ce
marquisat, de ler baron du Forez et présidait en
cette qualité les Etats de la province.
Les de Luzy se sont surtout distingués dans la
carrière militaire ; la plupart d'entre eux ont porté
les armes; ils comptent un grand nombre d'officiers
de tout grade et de chevaliers de St-Louis et plu-
sieurs chevaliers de Malte. Le chef actuel du nom et
des armes a commandé une division à l'armée de
Lyon. — La filiation suivie de cette maison re-
monte à Pierre de Luzy, qui vivait en 1360.
Jean de Luzy, 2« du nom, marquis de Pelissac,
servit dans l'arrière-ban en 1692 et 169<J. Il avait
été maintenu dans sa noblesse par ordonnance
du 20 avril 1667 et et du 2 janvier 1669.
La 2e branche, aujourd'hui branche aînée, a pour
auteur Claude de Luzy, dont le descendant, Louis-
Henri, marquis de Luzy-Pellissac. épousa en 1794
Sophie de Grand, dont il eut plusieurs enfants.
Armes: De gueules, au cheoron d'argent, accom-
pagné de trois étoiles d'or.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
LYÉE DE BELLE AU (de).
Ancienne noblesse originaire de Picardie et
connue en Normandie depuis l'an 1200, divisée
en deux branches : celle de Lyée-Tonnencourt et
et celle de Lyée-Belleau.
Raoul de Lyée fut un des seigneurs qui accom-
pagnèrent le roi Philippe-Auguste, lorsqu'il fit la
conquête du Duché de Normandie. Un de ses fils
s'y établit et donna le nom au fief de Lyée, situé
dans la paroisse de Tonnencourt. Ce fief a tou-
jours été possédé et l'est encore par la branche
ainée. La filiation suivie de cette famille ne re-
monte qu'à Robert de Lyée, 1er du nom. et da-
moiselle Marguerite, sa femme, qui vivaient en
1345. On leur donne la qualité de noble d'ancienne
race et lors «l'une recherche faite par les Elus de
Lisieux en 1540, leur descendance fut prouvée,
ainsi que leur qualité.
La lie branche a eu pour auteur Guillaume de
Lyée, 3e du nom, qui partagea avec son frère
René les biens de sa maison. Les terres de Lyée,
Tonnencourt, du Coudray et Heutevent lui échu-
rent, et René eut celles de Bellean et de la Fosse
et fut l'auteur de la seconde branche.
Il mourut en 1523, en laissant postérité de Ma
rie de Martain ville qu'il avait épousée le 19 avril
1507.
La branche aînée a fait ses preuves à la maison
d'Orléans, lorsque Henri César-Auguste fut reçu
page en 1755, et à St-Cyr pour Louise Aimée, qui
y a été élevée.
La seconde branche les a pareillement faites en
1600 et 1735 aux maisons d'Orléans et de Condé,
l'arrêt de maintenue est du 19 mai 1667.
Armes : D'argent, au lion de sable, armé et
lampassé de gueules.
LYLE TAULANE (de).
Seigneurs de Taulane, de Garron, du Bour-
quet, etc., famille noble de Provence, originaire
de Glascow, en Ecosse, passée en France sous le
règne de Charles VIL Sa filiation remonte à Guil
laume de Lyle, dont le fils fut archer de la garde
du roi Charles VIII, qu'il suivit en Italie.
Cette famille compte plusieurs officiers distin-
gués de notre marine, chevaliers de l'ordre royal
et militaire de Saint-Louis et de la Légion d'hon-
neur.
Armes : D'azur, à deux palmes d'or adossées,
posées en pal, surmontées d'une étoile du même
en chef (enire les deux palmes).
— 447 —
448
Couronne de marquis.
Supports : Deitr léopards.
LYON (du).
Maison d'origine chevaleresque, d'après une
attestation du sénéchal de Toulouse, sur une
pièce de 1130. Cet écrit prouve la présence d'un
Hubert du Lyon, du temps de Charlemagne ,
en 808. Elle a produit trois croisés, qui étaient
de retour de la Terre Sainte en 1241.
Du Lyon est une des maisons les plus ancien-
nes de Béarn. Elle est établie depuis trois siècles
dans la province de Guienne, en l'ancienne séné-
chaussée de Launes.
Cette maison a donné ou pris son nom de la
terre de Deu-Leu, en Béarn, qu'elle possédait au-
trefois.
Sa filiation suivie commence à Armand Ra-
mond du Lyon, seigneur de Deu-Leu, qui vivait
en 1150.
Espaing du Lyon, premier du nom (9e degré),
est cité dans l'histoire de Jean Froissard à plu-
sieurs reprises. s
Gaston du Lyon, capitaine d'une compagnie de
cent lances, suivit en Flandre le roi Louis XI,
qui n'était encore que Dauphin. Ce prince étant
monté sur le trône, lui octroya la charge de sé-
néchal de Saintonge, par lettres du 12 août 1461,
quatre jours avant son sacre, et lui donna encore
la compagnie d'hommes d'armes qu'avait Olivier
de Coëtivy et les terres de Hayan et Mornac, qui
appartenaient au même Olivier de Coëtivy. Il le
fit son conseiller, suivant une commission du
8 mars 1462.
L'histoire appelée la Chronique scandaleuse,
apprend que le roi le mena un soir souper chez la
dame d'Armenonville.
Il fit hommage, le 13 novembre de la même
année, 1465, des vicomtes et seigneuries de
l'isle, Canet et Laval.
Le roi, pour le récompenser des services qu'il
lui avait rendus dans les armées et grandes
affaires, le pourvût de la charge de sénéchal de
Guienne. Launes et Bazadois, seigneur du Lan,
par lettre du 27 avril 1468 ; il est qualifié dans ces
lettres de conseiller et chambellan du roi. Il fut du
nombre des députés que le roi assembla à Tours
en 1470, contre le duc de Bourgogne ; il fut en-
core envoyé par le roi, en 1472, après la mort du
duc de Guienne, son frère, pour recevoir en son
nom le duché de Guienne et le comté d'Arma-
gnac, et pour les frais par lui faits pour exécuter
cette commission, le roi lui donna la somme de
16.402 livres.
Après la mort de Louis XI, il fut conservé dans
ses charges et emplois, et continua ses services
sous le régne de Charles VIII.
Au 21e degré, nous trouvons Laurent-Marc-
Antonin, marquis du Lyon, ancien capitaine aux
gardes françaises, membre de la chambre des
députés, chevalier de Saint-Louis et de la Légion
d'Honneur, qui contracte alliance en secondes
noces avec demoiselle Le Marié d'Aubigny. Un
de ses petits-fils, Marie-Gaston-Joseph du Lyon,
mourut en 1852; l'autre, Marie-Amedée-Laurent
du Lyon, marquis du Lyon , devint le chef de la
famille.
Armes : D'or, au lion contourné d'azur.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
Devise : Léo rugiel et non timebit.
L YONNE (de).
Une des familles les plus anciennes et les plus
illustres du Dauphiné. Sa filiation commence à
Humbert de Lyonne, gentilhomme gardien de la
chambre du Dauphin, à qui ce prince fit don de
quelques fiefs et terres, situés près de Saint-
Xazaire, laquelle libéralité reçut, plus tard, la
sanction du roi Jean et du dauphin Charles, son
frère. Les d lïérentes branches de cette famille
furent en possession de riches domaines non seu-
lement dans le Dauphiné, mais encore dans la
Marche, la Saintonge et l'Ile de France, où nous
voyons la famille de Lyohne appelée : 1" par
Louis-le-Hutin, dès 1314, en la personne de Hélie
de Lyonne, pour être procureur général ; 2° par
François pr, en la personne de Jean de Lyonne,
seigneur de Cucilly, qui devint trésorier de
l'écurie du roi, avant 1542 ; 3° par Louis XIV, en
la personne de Hugues de Lyonne, ambassadeur
ministre et secrétaire d'Etat, qui rendit d'émi-
nents services à la France.
Ce qui est parfaitement prouvé, c'est que la
maison de Lyonne est d'origine chevaleresque et
remonte tout au moins au xi° siècle. Un Guil-
laume de Lyonne, abbé de Boscodon, en 1133,
est qualifié de Guillelmus de Liôna dans plu-
sieurs chartes.
En 1268, un de Lyonne fut un des seigneurs
français qui prirent part à la dernière croisade
de Louis XI contre les Sarrasins.
La famille de Lyonne, depuis son origine, a
fourni des chevaliers, des officiers généraux, un
ministre d'Etat, deux évêques, des chevaliers des
ordres du roi, des chevaliers de Malte, etc. Elle
est depuis longtemps en possession des titres de
marquis et de comte par lettres patentes.
Pierre de Lyonne se signala dans les guerres
des règnes de Charles V et Charles VI ; il se couvrit
de gloire à la bataille de Rosebecq, et contribua
puissamment à la victoire remportée par les Fla-
mands. Ses restes mortels furent inhumés dans
l'église de Saint-Quentin, devant la chapelle de la
Vierge.
Albert II île Lyonne, petit-fils du précédent,
mourut héroïquement, à la bataille de Patay,
— 449 —
450
dans laquelle Jeanne d'Arc défit complètement
les Anglais .
Hugues de Lyonne fut un des hommes d'Etat
les plus remarquables que la France ait possé-
dés. Ses talents lui valurent dès l'âge de 18 ans,
la première commission de la charge d'Abel Ser-
vien, et Richelieu voulut le conserver dans l'ad-
ministration des affaires de cette province ; mais
Hugues refusa, fit le voyage de Rome où il connut
le cardinal Mazarin, dont il devint, pour toujours
le confident et l'ami. Nous le retrouvons, en 165S,
ministre plénipotentiaire de France auprès de la
Diète de Francfort, où il avait été envoyé conjoin-
tement avec le duc de Grammont. En récompense
de ses nouveaux et signalés services, le roi
accorda à Hugues de Lyonne des lettres patentes,
par lesquelles Sa Majesté le nommait ministre
d'Etat, en 1660.
Quand Louis XIV eut prononcé son fameux
mot ; Y Etat c'est moi, il fit de M. de Lyonne l'un
de ses conseillers intimes et l'un des principaux
exécuteurs de ses volontés souveraines. Pendant
ce ministère de douze années, il ne cessa de se dis-
tinguer dans le service du roi. Ce fut aussi M. de
Lyonne qui négocia heureusement la cession que
le duc de Lorraine fit de ses Etats au roi de
France, ainsi que l'achat de l'importante ville de
Dunkerque. Il mourut en 1671, âgé seulement de
60 .ans, laissant postérité.
La seule branche encore existante de la famille
de Lyonne est la deuxième de l'Ile-de-France, dite
des comtes de Servon. Elle se rattache étroite
ment à celle de l'illustre ministre de Louis XIV.
L'auteur de cette branche est Jean, deuxième du
nom, seigneur de Cucilly et trésorier de l'écurie
du roi.
Armes de t,a branche de Servon : D'azur, à la
fasce d'or accompagnée de trois têtes de lion du
même.
Les armes primitives de la famille étaient : De
gueules, à une colonne d'argent posée en pal, au
chef d'argent chargé d'un lion léopardè d'or.
Devise : Scandit fostigia virlus. — Impàvidus
sursum vigilat.
LYROT ou LIROT (de).
Originaire d'Anjou, seigneurs delà Piltais et du
Boisjoulain, en Anjou, du Chastellier, de la Ri-
vière, delaPatouillèro, de la Jarrie, du Beele, etc.
Cette famille a été maintenne par arrêts du
Gonseii de 1696, et du Parlement de 1777, ext.
dix générations, montre de 1543.
Le premier auteurconnu est Hervé, archer dans
une montre reçue à Honfleur en 1416, prisonnier
à la prise de cette ville, père de Jean, dont la
maison, sise au bourg d'Anverné, fut anoblie et
franchie en 1449.
Nous trouvons ensuite : Hervé , alloué de
Nantes, conseiller aux Grands-Jours, en 1530,
marié à Catherine Vivien ; un procureur syndic
de Nantes en 1623 ; un conseiller au Parlement
en 1780; un chef de division de la grande armée
vendéenne, tué à la bataille de Savenay, en 1793.
Armes : D'azur, aie lion d'argent.
LYVET D'ARANTOT.
Famille ancienne, originaire de Normandie,
maintenue dans sa noblesse par arrêt de la Cour
des Aides du 24 juin 1656 et par jugement du
21 juillet 1668. Elle est alliée aux plus anciennes
maisons de Normandie, et compte parmi ses
ancêtres Georges de Lyvet dit le Queu, seigneur
du fief de Lyvet, à Oissel. tué à la bataille d'Azin-
court: elle possède depuis le commencement
dn xvie siècle, la vavassorie noble d'Arantot,
assise à Ourville-en-Caux, et relevant du duché
d'Estouteville.
Armes : D'argent, à la croix d'azur, engrelée
de sable, à la bordure de gueules brochant sur le
tout.
Tome II
15.
MAGE DE GASTINES (de).
En Normandie et en Provence; famille mainte-
nue dans son ancienne noblesse d'extraction et
dans les qualités de noble et d'écuyer, par arrêt,
rendu le 5 avril 1724. Elle a formé-deux branches :
la première subsistait dans Antoine Macé, sieur de
Gastines et de la Tillière, né le 18 septembre 1704,
qui s'est marié, par contrat du 22 juillet 1729, avec
Marie-Renée-Charlotte Morel, dont sont issus plu-
sieurs enfants : Antoine Macé a eu deux frères
mariés, dont le puîné, Jacques Macé a eu de sa
femme, Louise-Catherine, deux garçons et une
fille.
Armes : D'argent, au chevron d'azur, accompa-
gné en chef de deux roses du même, et, en pointe,
d'un lion de gueules rampant.
MAGQUART DE TERLINE.
Cette famille a été anoblie en avril 1317 par
Philippe-le-Long ainsi que l'attestent les lettres de
noblesse conservées au trésor des chartes à Pa-
ris (section historique, série J.J. 56, n. 210 folio
94 recto). La généalogie dressée sur titres a été
publiée par la Chesnaye-des-Bois dans le diction-
naire de la noblesse de France, tome XII, édité
en 1778. A la suite de cet article Macquart de
Rullecourt, la Chesnaye-des-Bois fait suivre la
dernière ligne de ces mots : « Généalogie dressée
sur titres originaux qu'on nous a communiqués
et que nous avons vérifiés».
La famille Macquart de Terline dont les des-
cendants résident actuellement en Artois a con-
tracté des alliances avec les familles suivantes :
d'Asnières (1380). — de Mitry (1408). — du
Lys (1456) d'où sa parenté avec Jeanne d'Arc. —
de Rohan (1501). — d'Engleberg (1536). — Van
der Stracten (1585). — de Walckenaere (1629). —
de Haldat (1665). — d'Alennes (1675;. — de Fu-
mai (1706). — de la Ferté du Wissel (1768). —
Liot de Nortbécourt (1813). — Van Damme (1845).
de Hauteclocque (1885-1887).
Armes : D'or, à La palme de sinople.
Devise : Consilio et Virtute.
MAGES (de).
Cette maison est origi-
naire du Languedoc où elle
était déjà connue à l'époque
de la fondation de l'Abbaye
de Grandselves en 1204. Son
nom figure dans plusieurs
chartes latines des xme et
xive siècles.
Il existe à la Bibliothèque
nationale un acte de vente
passé en 1401 par Guy de
Mages et Jean de Mages, de-
meurant à Thouars (Charte
originale).
Ayant ero brassé avec lan o-
blesse du Midi le parti de la
Réforme, la famille prit part aux guerres de reli-
453 —
— 454 —
gion et revint au catholicisme sous Louis XIII.
Jean de Mages fut dans la région occidentale du
Toulousain, l'un des lieutenants les plus dévoués
d'Henri IV, qui se plaisait à l'appeler son cousin,
dans la correspondance qu'il entretenait avec lui
(Monographie de l'Abbaye du Mas Grenier, par
Jouglar, membre correspondant de l'Académie des
sciences, inscriptions et belles-lettres, page 151).
La maison a produit un capitaine de compa-
gnie, des baillis royaux, deux capitaines-gouver-
neurs de la ville et château de Mazères, des gen-
tilhommes de la Chambre, des lieutenants de
compagnie d'ordonnance Plusieurs de ses mem-
bres furent premiers consuls de la ville du Mas-
Grenier et députés de la noblesse aux États tenus
à Gimont, en 1595, 1(307, 1611 et ceux tenus à
Marliac en 1615 (Inventaire des titres produits en
1666).
Vers le xv° siècle, elle se divise en plusieurs
branches, dont l'une paraît s'être fixée dans le
comté de Foix où elle est encore représentée.
I. — Branche de Salssa.
(Dioeèse de NarbonneJ
Cette branche dont la généalogie est établie de-
puis 1499 en la personne d'Antoine de Mages,
marié à Françoise d'Hébrard, a été maintenue
dans sa noblesse par jugement souverain du 3
juin 1669, en la personne de Charles de Mages,
seigneur de Salssa et de Nouvelles, marié le 2
juin 1659 à Anne de Castillon, dont un fils : Ay-
meric. Cette branche parait éteinte.
IL — Branche aînée de Beynies d'Ausseron.
Filiation établie par titres depuis Philippe de
Mages, seigneur de Bustiques, marié en 1524 à
Jeanne du Caylar (d'Hozier — maison du Caylar —
Ducs et pairs VII, 484 C.) dont une fille Marie,
mariée à Gabriel deCourcelles,seigneur deFontiès
et de la Cadières (P. Anselme, Généalogie des
grands officiers delà Couronne) et un fils Léonard,
capitaine commandant une compagnie de cent-cin-
quante hommes d'armes qui se distingua au siège
de la ville deFinham dont le commandement lui
avait été confié par ordre du 2 mai 1593.
Cette branche, dont est issue la branche de la
Peyrière, qui suit, s'allia aux maisons d'Aramon,
de Pompadour, de Pages, de Gnoux, elle a donné
deux gentilshommes de la Chambre et deux capi-
taines du château de Mazères.
Jean de Mages, seigneur d'Ausseron et de
Lannes, issu des précédents releva du chef de
son aïeule maternelle le titre de marquis de
Reynies, transmissible dans la descendance de
Jean, son fils aîné, chef de la branche aînée de
Reynies d'Ausseron qui paraît éteinte aujour-
d'hui.
III. — Branche de Lapetrière.
Issue des seigneurs de Lapeyrière, maintenue
dans sa noblesse par jugement du 5 mai 1667,
rendu en exécution de l'arrêt du Conseil des 26
janvier et 20 mars 1666 (Nobiliaire de la généra-
lité de Montauban. — Bibliothèque nationale) en
la personne de Jean, seigneur de Lapeyrière,
marié à Mauvezin, le 24 mai 1641, à Suzanne de
Garripuy.
Filiation établie par titres jusqu'à Jean-Vital-
Odon de Mages de Lapeyrière, marié le 28 juin
1852, à Marguerite-Olympe-Marie de Lenfant,
dont :
1- Paul-Charles-Victor, marié le 20 janvier 1885
à Marguerite-Marie de Bienassis de Cauluson,
domicile : Château des Arrodés (164, Rue Fran-
çois-de-Sourdis, Bordeaux) ;
2- Pierre-Marie-François, domicile: Le Bugue
(Dordogne) ;
3- Laure-Jeanne-Marie, domicile : Mirecourt
(Vosges).
Armes : D'azur, à la fasce d'or chargée de trois
losanges de gueules.
Devise : Et mrtute Vici.
MAHÉ DE BERDOUARÉ.
La famille Mahé de Ber-
douaré, dans le nobiliaire
général de Bretagne, est une
des plus anciennes de cette
province, ells remonte à une
époque ou très peu de fa-
milles peuventatteindre par
une filiation suivie et prou-
vée par titre. A l'avantage de
l'ancienneté elle joint celui
d'avoir fourni des hommes
utiles à la Patrie qui ont
figuré sous les anciens sou-
verains de Bretagne et qui ont continué de servir
l'Etat sous la domination française.
Elle a justifié de huit générations à la réforma-
tion de 1669 et a figuré aux montres de 1420 à
1534.
Hugues Mahé se trouve présent en 1260 à la
fondation de la collégiale de Guerche ; il était
chanoine de Bennes.
Jean Mahé était archidiacre de Tours en 1265
et fut élu évêque de Dol. Albert-le-Grand dans
son catalogue des archevêques de Dol dit qu'il
fut sacré en l'an 1279 (Dom Morice, tom Ier des
preuves, pages 1000 et 1001).
Pierre Mahé, parent de Jean, évêque de Dol,
abbé du Tronchet, contracta en 1274 une société
de prières avec Simon, abbé de St-Jagu.
Guillaume Mahé, chanoine de Bennes, fut
évêque de Saint-Malo le 19 novembre 1348, et
présida en la Chambre des Enquêtes en la même
année ; il mourut le 20 mars 1349.
Hervé Mahé se voit dans la montre de Jean
de Gouyon en 1351.
455
— 456 —
Guillaume Mahé fut fait chevalier dans un temps
où cette qualité ne se donnait qu'aux enfants
mêmes des souverains, qu'à la suite d'un combat
ou de quelques belles actions. On le voit au nom-
bre des Nobles du pays de Rennes qui entrèrent
dans la fameuse Ligue de l'année 1379, en faveur
du duc Jean IV le Conquérant contre le roi de France
qui ne se proposait rien moins que d'envahir le
duché de Bretagne. Cette célèbre association en
faveur du légitime souverain fit le salut de la
Bretagne et fut une époque de gloire pour les fa-
milles qui comptent parmi leurs ancêtres quel-
ques-uns de ces généreux Bretons.
Bretien Mahé se distingua dans les armes; il
était en 1378 dans la montre du vicomte de Di-
nan.
Yvon, fils Hervé, sieur de Créc'hmorvan, archer
dans la montre de 1420, exempt de fouages, à la
réformation de 1426; Guyon, fils du précédent,
vivant en 1481, père : 1- de Guyon, époux de
Jeanne Kérozic, auteur des sieurs de Trézéguer
et Kermorvan; 2" d'Olivier, époux de Françoise
de Kerbiquet, auteur des sieurs de Berdouaré.
Pierre Mahé était au nombre des ambassadeurs
qui furent envoyés par la duchesse Anne au mois
d'août 1489, vers le roi de France*
Jean-Paul Mahé, contrôleur général des finances
en Bretagne, en 1582, sous Henri III, se trouve
dans la même qualité aux états de Nantes dont
l'ouverture se fit le 1er octobre 1585.
Pierre-ThiébaultMahé de Berdouaré, fils de Jean-
Nicolas Mahé, seigneur de Berdouaré, officier de
la marine de l'Etat, a épousé en 1806 Anne-Eulalie
Chrestien de Pomorio d'où sont issus les Mahé
de Berdouaré actuels.
La famille Mahé se divise en plusieurs bran-
ches, celles de Mahé de Berdouaré, de Kermor-
van, de Tréseguer, de Kérouan, de Keriver.
Armes : D'argent à deux haches d'armes ados-
sées de gueides, surmontées d'un croissant du
même.
REPRESENTANTS ACTUELS :
1° Mahé de Berdouaré (A.) à Querrien
(Finistère) ;
2° M. de B. (Armand) âgé de 79 an s, ma-
rié à Louise -Alexandrine Dubos de Ta-
lhouet, dont un fils, contrôleur des Con-
tributions indirectes à Quimper (Finistère).
MAILLY-NESLE (de).
Il y avait plusieurs terres de ce nom en
France : Mailly, en Picardie, ancienne Baronnie ;
Mailly en Champagne, à 12 kilomètres de Reims ;
Mailly, à moitié chemin de Châlons à Troyes, qui
appartenait en 1509, a Jean de Poitiers, bâtard
d'Arcy; Mailly de-Chàteau ; Mailly en Bourgo-
gne, terre possédée dans le xie siècle, par Thierry
ou Théodoric, seigneur de Mailly et de Fauver-
ney, premier baron de Bourgogne, dont Wautier
ou Wederic, le second fils, peut avoir été père
ou frère d'Anselme de Mailly, chef delà maison
de Mailly en Picardie ; Montcavrel, appelé Mailly-
Montcavrel, par lettres patentes du Roi, pour le
distinguer de l'ancien Mailly, et Rainneval en
Picardie, terre érigée en Comté sous le nom de
Mailly, en 1744.
L'illustre maison de Mailly qui subsiste au-
jourd'hui en troi.; branches à Paris, possède en-
core en Picardie, où elle tient le premier rang,
les plus grandes et les plus belles terres de la
Province. La baronnie de Mailly, située entre
Amiens et Arras, l'une des plus anciennes ba-
ronnies de France, remonte son origine au-
delà des temps les plus reculés. Plusieurs histo-
riens prétendent qu'elle fut donnée en 800 à un
des enfants puinés de Warin, comte souverain
de Chalon et duc d'Aquitaine, qui fut revêtu, en
810, du Comté d'Auvergne, par Louis le Débon-
naire, fils de Charlemagne ; mais ce qui est cons-
tamment établi, c'est qu'en 1050, Anselme de
Mailly, mentionné ci-dessus, tuteur du comte de
Flandres et d'Artois, comme son plus proche pa-
rent, possédait la baronnie de Mailly, qu'il laissa
à sa postérité, et qui a passé jusqu'à présent,
sans interruption, à ses descendants. Elle était
possédée par Louis de Mailly, maréchal de camp,
chef de la maison de Mailly. Cette même branche
possédait aussi la terre de Rubempré, près d'A-
miens ; celles de Fontaines, près d Abbeville, et
de Remaugies, près de Montdidier.
La seconde branche de cette maison, était re-
présentée par Louis de Mailly, marquis de Nesle,
colonel du régiment Royal d'infanterie et premier
écuyer de Madame, possédait le marquisat de
Nesle, près de la Fère : C'était une des plus belles
terrt s du royaume, tant par son étendue, sa no-
blesse, ses revenus, que par le nombre des ter-
res qui en relèvent. Elle possédait de plus le
comté de Bohain, près de Noyon ; le marquisat
de Mailly-Montcavrel, près de Montreuil, et ces
terres sont substituées dans la maison de Mailly,
et de branches en branches, à perpétuité.
La troisième branche était représentée par Louis-
Alexandre de Mailly, vicomte de Mailly, colo-
nel d'infanterie, qui possédait les terres du Fres-
noy et de Fescamp.près de Roye, et la quatrième
branche était représentée par Joseph-Augustin
de Mailly, comte de Mailly, lieutenant général
des armées du roi, qui possédait plusieurs ter-
res entre Amiens et Montdidier.
Cette ancienne et illustre maison semble n'a-
voir eu d'autre commencement que celui de la
monarchie, et son arbre généalogique a des raci-
nes qui vont se perdre sous ses fondements. Il
n'y a point de maison en Picardie qui puisse le
lui disputer en antiquité ni en grandeur, dit Le
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— 458 —
Laboureur, qui prétendait, il y a deux cents ans,
lui déduire une suite d'aïeux au-delà de 600 ans.
Son illustration est connue dès lés premiers siè-
cles, et les différentes branches qu'elle a produi-
tes annoncent aussi le lustre et l'authenticité, suc-
cessivement transmis par l'histoire. Parmi ces
divers avantages, elle a eu l'honneur de voir un
de ces aïeux, régent du royaume sous Charles VI,
et cette illustration a porté dans cette maison
une couronne particulière de fleurs de lis, dont
l'origine est constatée par le tombeau de Colart
de Mailly, tué à la bataille d'Azincourt et inhumé
à St-Nicolas, d'Arras. Nous la voyons ensuite
honorée par nos rois du titre de cousin en 1519.
L<- roi François Ier qualifie de ce titre Adrien de
Mailly, seigneur d'Haucourt, par acte passé en
présence de ce Prince, le 24 février de la même
année. Ce roi qualifie du même titre Antoine
de Mailly, dans la donation qu'il lui fit le 28
septembre 1535, ainsi qu'Henri II, dans les let-
tres en faveur de René de Mailly le 29 août 1549 ;
et par le même roi, Madeleine de Mailly, comtesse
de Roucy, est honorée du titre de cousine, dans
la donation que lui fit ce Prince, le 30 juillet 1546.
C'est sur ces titres précieux que les rois Louis
XIV et Louis XV, dans la vue de transmettre à
l'infini les biens d'une maison aussi illustre par
une substitution perpétuelle, en ont en même
temps rappelé le lustre et les avantages par leurs
lettres patentes, en faveur des branches de
Mailly-Nesle et Mailly d'Haucourt, en y énon-
çant, pour motif de cette grâce, l'honneur que
cette maison avait d'appartenir à la maison
Royale, à plusieurs autres maisons souveraines,
et d'être revêtue dans tous les temps des pre-
miers emplois du Royaume, par les grands hom-
mes qui en étaient issus, et par les services écla-
tants qu'ils en avaient reçus.
Cette maison tire son origine des anciens sei-
gneurs de Vergy, issus des comtes de Châlons-
sur-Saône, ducs de Bourgogne. Cette origine a
été découverte dans YHisioire de l'Eglise abbatiale
et collégiale de St-Elienne de Dijon, par Claude
Tyot, abbé de la même église, aumônier ordi-
naire du roi, imprimée à Dijon en 1696, Cet au-
teur très exact et versé dans la connaissance des
antiquités de Bourgogne, a confirmé ce qu'il a
avancé dans les pièces justificatives à la suite de
l'ouvrage. Tierry ou Théodoric . seigneur de Mailly,
de Fauverney, etc., eut pour enfants :
l°Etienne, seigneur de Fauverney, Mailly, etc,
premier baron de Bourgogne, qui prit le nom de
Fauverney, qu'il transmit à sa postérité, éteinte
vers le xive siècle.
Et 2° Wederic ou Wautier, alias Garnier de
Mailly, cité dans le cartulaire de St-Etienne de
Dijon, qui fut présent à la donation faite par le
roi Henri Ie'' à l'abbaye d'Hasnon en 1058, et la
signa avec Regnault, Chambier, etc.; il peut avoir
été père ou frère d'Anselme de Mailly, chef de
cette maison en Picardie, né en 1020, l'un des
puissants seigneurs et des plus grands hommes
de son siècle, qui s'attacha à Richilde, comtesse
d'Artois, qui le mit au nombre de ses favoris, et
le fit lieutenant de son armée vers l'an 1050. Il
gouverna sous elle ses Etats avec Dreux, sire de
Coucy, et fut tué au siège de Lille en 1070. Si
l'on ne peut pas remonter la maison de
Mailly à une oripine plus ancienne, on peut du
moins assurer qu'elle est des plus illustres, le
rang que tenait Anselme de Mailly à la Cour de
la comtesse Richilde, n'annonçant point un hom-
me de néant, et les premiers emplois^ n'étant
alors confiés qu'aux personnes de la première
naissance.il laissa plusieurs enfants de sa femme
dont le nom est ignoré.
Au xvnie degré, René, IIIe du nom, baron de
Mailly, laisse entre autres enfants, René, l'aîné,
qui continue la première branche, et Louis Char-
les, le 3e, qui fut l'auteur de la branche des mar-
quis de Nesle et de Montcavrel, baron d'Esmery,
seigneur de Remaugier, Manneville, Monthulin,
Beaurevoir, Balagny, Maurupt, etc. Il se trouva
au siège de Thionville, de Mardyck, d'Ypres, de
Dunkerque, et aux batailles de Rocroy, de Fri-
bourg et Nordlingen, où il reçut trois grandes
blessures; accompagna Louis XVI dans ses con-
quêtes de Flandre et de Hollande et mourut le
26 mars 1708, âgé de 90 ans. Il avait épousé, par
contrat du 16 janvier 1649, Jeanne de Mnnchy,
sa cousine, morte le 13 avril 1713. Il avait acheté,
avec sa femme, par contrat du 30 mars 1666, ho-
mologué par arrêt du Parlement de Paris, le 24
mars 1667, les marquisats de Nesles et de Mont-
cavrel et plusieurs autres terres, moyennant
1.065.000 livres. Ils obtinrent des lettres pa-
tentes du roi pour faire appeler du nom de
Mailly, le village de Montcavrel, et, pour le dis-
tinguer de l'ancien Mailly, on le nomma Mailly-
Montcavrel. Le marquis de Nesle avait aussi fait
bâtir l'hôtel de Mailly, près du Pont-Royal, et le
château de Nesle, et avait obtenu, au mois de dé-
cembre 1701, des lettres patentes, portant con-
firmation de la donation et substitution mascu-
line à l'infini, en faveur des aînés de sa maison.
Il laissa sept enfants, l'aîné, Louis, fut colonel
du régiment de Condé, maréchal des camps et
armées du roi, se distingua en diverses occa-
sions, particulièrement à la bataille de Senef,
où il eût une jambe cassée d'un coup de mous-
quet, fut dangereusement blessé au siège de Fhi-
lisbourg en 1688, mourut à l'âge de 36 ans, de sa
blessure, à Spire, cinq semaines après, et fut
inhumé devant le grand autel des Cordeliers de
Spire.
Son fils aîné Louis de Mailly IIIe du nom, mar-
quis de Nesle et de Mailly-Montcavrel, prince
d'Orange, chevaliers des ordres du roi, capitaine-
lieutenant des gendarmes Ecossais, se trouva à
plusieurs batailles où il se distingua. Il fut nommé
par le roi, en 1716, pour aller recevoir, à son dé-
barquement à Calais, le Czar Pierre 1er le com-
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plimenter delà part de sa Majesté et le conduire
à la Cour. Il porta la queue du manteau du roi
Louis XV, lorsque ce prince reçut le collier de
l'ordre du St-Esprit, à Reims, le 27 octobre 1722;
il fut nommé chevalier du même ordre le 2 février
1724, n'ayant pas encore 35 ans accomplis. Dès
l'année 1710, il fit prendre possession, en son
nom, de la principauté d'Orange, en vertu de l'ar-
rêt du Conseil d'Etat prifé du roi, obtenu le 25
janvier 1706, par Jeanne Monchy, son aïeule, par
lequel il lui fut permis de se qualifier Prince d'O-
range. 11 mourut à Paris le 7 septembre 1767 ; il
avait épousé, le 9 avril 1709, Armande Félice de
la Porte-Mazarin, dame du Palais de la Reine,
morte à Versailles le 14 octobre 1729. Ils ne lais-
sèrent qu'un garçon mort au berceau et cinq
filles.
Le quatrième fils de Louis Charles, marquis de
Nesle, Louis de Mailly, fut l'auteur de la branche
des comtes de Mailly-Rubempré. Son fils aîné,
Louis Alexandre, mourut sans postérité, et la bran-
che fut continuée par son frère, Louis de Mailly,
5e du nom, seigneur de la Borde, ci -devant appelé
le comte de Rube-nprè, puis marquis de Nesle,
né en octobre 1700, nommé chevalier de l'ordre
de Notre-Dame de Mont-Car mel et de Saint-Lazare,
le 15 octobre 1721 ; lieutenant-général des armées
du roi en 1748, chevalier des ordres en 1749 ; il
avait épousé par contrat le 22 avril 1791, Anne-
Françoise de l'Arbaleste de Melun, nommée en
1747, dame du Palais de Madame la Dauphine,
dont il eut plusieurs enfants, qui continuèrent
cette branche.
La branche des seigneurs de Mareuil et de
Fresnoy, s'est éteinte à la mort d'Alexandre-
Louis, IIe du nom, marquis de Mailly, seigneur
de Mareuil, qui ne laissa qu'une fille.
La branche des comtes de Mailly, marquis
d'Haucourt, a donné quatre chevaliers de l'ordre
du roi, trois chevaliers de Malte, un capitaine
de 1000 (mille) hommes de pied, un capitaine de
cinquante hommes d'armes des ordonnances du
roi, un capitaine de cent chevaux légers, deux
gouverneurs de place et six officiers tués à l'ar-
mée. — La branche des Mailly-Couronnel, sei-
gneur de Loiselet, Mernes, Hersin, etc., s'est
éteinte vers 1650.
La branche des seigneurs de Berghineuse
etc., branche de Mailly-Couronnel, a eu pour
auteur Pierre Clérembault de Mailly-Couronnel.
Armes: D'or, à trois maillets de sable.
Cimier : Un cerf issanl au naturel.
Cri : Mailly ! Mailly !
Supports :Deux lions au naturel.
Devise: Bongnc que vnnra.
Couronne ducale alternativement fleuronnée et
fleurdelisée.
La branche de Mailly-Couronnel porte : D'or, à
trois maillets de gueules.
MAISTRE (de).
Suivant les lettres patentes du mois de mai
1769 de l'érection de' la terre de Vaujours en -ha-
ronnie, cette famille noble est une des plus an-
ciennes de la province du Languedoc établie plus
tard à Paris. Son nom s'estécrit de Maistre et de
Mestre, qu'on a toujours prononcé.
La filiation commence à Amaury de Maistre,
qui fut secrétaire de Louis de France, duc de
Guyenne. Le roi Charles VII, en considération
des services qu'il avait rendus à Louis de France,
son fils, lui fit don de50 livres d'or, par lettres du
10 avril 1410.
D'anciens titres constatent <jue la famille de
Maistre forma différentes branches, dont l'une
passa en Poitou et posséda, dans cette province,
"dès l'an 1519, les seigneuries de la Papinière,
de la Vascetière et d'Aizenay ; celle qui demeure
en Languedoc a possédé, dans cette province, les
seigneuries de SaintFoix, de Camplong, de
Cabrières et de Léouze.
Cette famille a fourni un grand nombre d'offi-
ciers d'infanterie et de cavalerie et des chevaliers
de divers ordres.
Armes : D'argent, à deux fasces de gueules,
surmontées de cinq mouchetures d'hermine de
sable, rangées en chef '.
MALET (de).
Cette famille descend deN.
Malet qui vivail en Norman-
die en 1025, et avait épousé
une Anglaise, sœurdeGodiva,
femme de Léofric, comte de
Merci e. Ce Malet eut deux fils :
Guillaume I, sire de Gravi lie,
souvent qualifié « princeps »,
et Durand. Le roi Harold épou-
sa la veuve de Grifrîth, roi
des Gallois, Aldith, fille d'Al-
gar, comte de Mercie, etd'.El-
gifa (certains auteurs font
d'Œlgifa la sœur de Guillaume
Malet, d'autres sa fille ; c'est,
parait-il, une erreur), et petite fille de Léofric. Il
se trouvait ainsi neveu de Guillaume Malet. D'au-
tre part. Guillaume Malet était neveu, par sa
femme Hésilie Crespin, de Guillaume, duc de Nor-
mandie. C'est à cette double parenté qu'il dut
l'honneur d'ensevelir le dernier roi Saxon.
Ad tumulandum prope littus maris quod diu
cum armis servaverat, Guillelmo agnomine Ma-
leto, victoris jussu, traditus est (Orderic Vital).
Quidam partim Normanus et Anglus (Normand
par son père, Anglais par sa mère). Computer (il
est probable qu'Harold et Guillaume Malet étaient
parrains d'Adèle, fille du duc Guillaume) Haroldi
corpu Régis sepelivit (Guy d'Amiens).
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Guillaume Malet eut deux fils : Robert et Gilbert
qui faisaient également partie de l'expédition
(leurs noms sont inscrits dans l'église de Dives),
et une fille, Béatrix, mariée à Guillaume des Ar-
chis. Robert reçut de vastes possessions en Suf
folk. Il est d'abord qualifié : Cornes Suffolk, puis
Dux Suffolk. Sa résidence était Eye. Celle de Gil-
bert était Curry -Malet en Sommerset. Guillaume II
fils de Robert, accompagna Robert Courte-Heuse
à la première croisade (1096). Au retour de ce
prince, Robert Malet prit parti pour lui contre
Henri IPI', fut proscrit et tué plus tard âla bataille
de Tinchebraie (1106). Guillaume II n'hérita que
d'une faible partie de ses biens. Il fut proscrit â
son tour et revint sur le continent avec Ernest,
son fils aine. Hugh le cadet resta en Angleterre
sous le faux nom de Ficket. Il est l'auteur de la
branche anglaise qui existe aujourd'hui.
Les branches de Durand et de Gilbert sont
éteintes dans la descendance masculine. Celle de
Gilbert a donné lord William Malet, l'un des
vingt-cinq barons signataire de la Grande Charle
1215 ; et par les femmes Jane Seymour, mère d'E-
douard VI.
Parmi les personnages qui ont illustré le nom
de Malet, il faut mentionner : 1° Robert Malet, 3e
du nom, qui accompagna Saint-Louis dans toutes
ses expéditions et mérita de voir ses armes gra-
vées sur la cassette de ce monarque ; 2» Louis
Malet, sire de Gra ville, grand amiral, mort au
château de Marcoussis le 30 octobre 1516. Son
cœur, trouvé en faisant des fouilles dans l'église
de Graville, a été réinhumé au pied des marches
du sanctuaire le 9 décembre 1889 en présence de
l'évêque de Soissons et du vicomte de Malet, re-
présentant la famille. L'amiral ne laissait que des
filles. Louise, l'aînée, apporta la terre de Graville
dans la maison de Vendôme.
Rranche de la Jorie
Henri, comte de Malet de la Jorie, marquis de
Gaillac en Quercy, fit ses preuves de noblesse
devant Chérin, et le 18 mai 1783 eut l'honneur de
monter dans les carosses du roi. D'Hozierqui fut
chargé de dresser sa généalogie la fait partir de
Guillaume Malet qui, vers 1375, était au service
du duc de Bretagne. Borel d'Hauterive a établi
catégoriquement que ce Guillaume Malet était
frère de Jean III Malet, sire de Graville, décapité
sous Jean le Bon (5 avril 1356).
Cette branche est représentée actuellement par
Edouard, oomte de Malet, né le 21 juillet 1834,
ancien capitaine d'artillerie, chevalier de la Lé-
gion d'honneur, marié le 1er mai 1860 àValentine
de Marcellus, d'où Robert, vicomte de Malet, né
le 27 juillet 1863, capitaine-instructeur au 2e cui-
rassiers ; et Madeleine, mariée le 2 juin 1885 au
comte de Tanoûarn (château de Glane parCoulau-
res, Dordogne).
Frères et sœurs: 1° le comte Raoul de Malet,
né le 24 janvier 1837, marié le 29 décembre 1858
à Marie de St-Etienne, d'où : Marie-Antoinette,
mariée le 12 février 1881 à Henri de Douhet (châ-
teau de St-Etienne par Riom-es-Montagne (Cantal);
2° le comte Maxime de Malet, né le 23 mars 1841,
marié le 11 avril 1866 à Elise Lagarde (â Fontan-
ges par St-Martin-Valmeroux, Cantal) ; 3° le comte
Elie de Malet, né le 30 novembre 1816, marié le
15 mai 1872 à Antonie de Montferrand, d'où : a)
Louis, né le 5 novembre 1876; b) Henri, né le 2
mai 1881; c) Gabrielle ; d) Anne-Marie (château
de Montréal par Issac, Dordogne) ; 4° Marie de
Malet ; 5°Laure, vicomtesse de Lhermite, décédée
dont postérité ; 6<> Edwige de Teyssière, décédée,
dont postérité ; 7o Cécile de Tessières, dont pos-
térité.
Rameau de La Garde
Jean, marquis de Malet, né le 29 octobre 1848,
lieutenant-colonel d'artillerie breveté, chevalier
de la Légion d'honneur, marié le 19 mai 1873 à
Madeleine-Emérance-Marie de Rougé, décédée,
d'où : (a) Victor-Pie-Louis, né le 21 juin 1878 ; (ô)
Antoine-Félix-François, né le 31 mars 1889; (c)
Anne-Simone- Marie, mariée le 18 juillet 1895 au
comte Karl de BeaumontlaBoninière; (d) Louise-
Léonie-Anne ; (e) Marie-Madeleine Jeanne (châ-
teau de Puycharnaud par Nontron, Dordogne, et
69bis, rue de Varenne à Paris).
Rameau de Roquefort
O-car, marquis de Malet-Roquefort, né en 1824,
marié en 1855 à Marie-Laure de Mares, d'où
Raoul de Malet-Roquefort, né en 1866 (Gironde,
Gironde,.
Cousins : 1° Léo, comte de Malet-Roquefort, né
en 1822, marié à Marguerite Dartigue, décédée,
d'où Georges, vicomte de Malet-Roquefort, né le
2 décembre 1854, marié le 19 mars 1885 à Louise
de Chatenet, d'où a) Louis-Alexandre, né le 20
janvier 1886 ; 6) Jehan-Philippe-François, né le 24
mai 1888 (château de la Gaffelière, Saint-Emilion,
Gironde); 2° Eugène, vicomte de Malet-Roquefort,
né en 1828, marié le 1er juillet 1853 à Elisa de
Larmandie, d'où Henri, baron de Malet-Roquefort,
né le 9 juillet 1856, et Joséphine, mariée le 22 avril
1885 au comte de Barde, décédé (Périgueux) ; 3°
Camille, baron de Malet-Roquefori, né le 7 février
1833, marié le 27 juillet 1859 à Marie deCallières,
d'où a) Guillaume, né le 17 mai 1866; b) le baron
Louis de Malet-Roquefort, né le 22 avril 1872, ma-
rié le 3 mars 1896 à Marguerite M alen(Libourne).
Branche de Coupigny
lo Henri-Marie-Robert de Malet, comte de Cou-
pigny, né le 8 juin 1855, ancien ingénieur, marié
le 7 mai 1885 â Gabrielle de Thieulloy, d'où (a)
Charles, né le 26 mai 1888; [b) Jean ; (c) Françoise ;
[d) Henriette (château de Louverval par Hermies,
Pas-de-Calais) ; 2° Jean-Marie-Stanislas,vicomte
de Coupigny, né le 5 décembre 1861, lieutenant
au 21' dragons â St-Omer, marié le 3 juillet 1889
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à Marguerite du Muizon, d'où a) Antoine, né le
11 septembre 1895 ; b) Jacqueline; c) Marie-Thé-
rèse. 3o Henriette de Cannettemont et deux sœurs
religieuses au Sacré-Cœur.
Rameau d'Espagne
Le général comte de Goupigny, mort en 1830, a
laissé trois fils en Espagne, sur lesquels nous
n'avons pu avoir aucun renseignement.
Rameau de Noyelles
Albert de Malet, marquis de Coupigny, né le
18 mai 1832, marié à N. Von Pradel de Palmaert,
a un fils et deux filles, dont l'une, Laure, mariée
le 10 juin 1891 à Guy de Fromont de Bouaille
(château de Hucqueliers par Hucqueliers (Pas-de-
Calais) ;2° Fortuné de Malet, comte de Coupigny,
né le 18 décembre 1836, marié à Célestine Petit
(château de Courset par Desvres, Pas-de-Calais) .
Branche cadette de Graville
(précédemment de Drubec et de Cramesnil)
La branche de Graville s'éteignit en la personne
de l'amiral. Un Malet de Drubec, en 1716, Ferry
Malet, capitaine-lieutenant des chevau-légers du
duc d'Orléans, releva le nom qui s'éteignit encore
en la personne de Louis-Robert Malet, marquis
de Graville, gouverneur du Roussillon, mort en
1776. Les deux rameaux de cette branche le re-
cueillirent alors. L'aîné est représenté aujour-
d'hui: lo par Henri Malet, comte et marquis de
Graville, né en 1851, ancien officier d'infanterie,
marié le 19 août 1884 à Marie -Thérèse deBodard,
d'où Marie-Thérèse et Elisabeth (château de la
Chaize par St-Hilaire du Harcouët, Manche) ; 2e
par Robert Malet, vicomte de Graville, ancien of-
ficier de cavalerie, marié le 26 mars 1885 à Thé-
rèse Le Mercier-Mousseaux, d'oùcr) Joseph, né le
12 mai 1886 ; &) Paul, né le 10 avril 1889 (à Fou-
gères).
Rameau de Cramesnil
Ce rameau s'est éteint le 1er mai 1892 par la
mort de Guillaume-Eustache, comte de Graville,
ancien élève de l'Ecole polytechnique, qui a cédé
à son neveu, M. Le Vaillant du Douët,le château
de Cramesnil et le titre de marquis de Graville.
Branche d'Angleterre
Sir Alexander Malet, baronet, ancien ministre
plénipotentiaire, commandeur de l'Ordre du Bain,
a laissé deux fils : 1° Sir Henri-Charles-Eden Ma-
let, baronet, né le 25 septembre 1835, lieutenant-
colonel en retraite, marié le 18 février 187:! à
Laura-Jane Campbell Hamilton, d'où Vera-Jane
(Wilbury-House, Salisbury) ; 2° Sir Edward
Baldwin Malet, ancien ambassadeur, Grand-Croix
de l'Ordre du Bain, né le 10 octobre 1837, marié
le 19 mars 1885 à lady Ermyntrude Sackville Rus-
sel, fille du feu duc de Bedft rd (château Malet,
près St-Laurentd'Eyze, Alpes-Maritimes, France) .
Sir Alexander Malet avait sept frères dont l'un,
Georges Grenville Malet, lieutenant-colonel de
cavalerie, fut tué en Perse le 9 décembre 1856
(voir le Peerage).
Armes : Malet de France : De gueules, à trois
fermaux d'or, 2 et 1.
Couronne ducale.
Cimier: Une tête de griffon.
Supports : Deux griffons.
La branche de Coupigny porte : D'azur, à l'é-
cusson d'or, au chef de gueules, chargé de trois
fermaux d'or.
La branche d'Angleterre a recueilli vers 1272
les armes de la maison de Deandon qui sont :
D'azur, à trois coquilles d'or 2 et 1.
Couronne ducale.
Cimier : Une tête de tigre.
Devise commune : Ma force de en Hault.
Devise de la branche de Coupigny : Pâtir pour
jouir.
Cri de Guerre : Malet.
Il existe, paraît-il, en Sicile une branche de
Malet échappée aux Vêpres Siciliennes,
MALÉZIEU (de).
Nicolas de Malézieu, seigneur de Chastenay,
chancelier de la souveraineté de Dombes, secré-
taire général des suisses et grisons, l'un des 40 de
l'Académie française, et honoraire de celle des
sciences, mourut le 4 mai 1727. Il avait épousé
Françoise Faudel, ci-devant gouvernante des en-
fants du duc du Maine.
Il laissa plusieurs enfants qui tous ont occupé
des places élevées : l'aîné fut évêque déLavauren
1713, les autres furent lieutenant général de l'ar-
tillerie, commandeur de l'ordre de Saint Louis, un
colonel d'une brigade de carabiniers, fait briga-
dier de cavalerie, et un mestre de camp de cava-
lerie, ancien exempt des gardes du corps du roi,
lieutenant général de la province d'Aunis, etc.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
en chef de deux lis d'urgent et, en pointe, d'un
lion d'or.
MAGLAIVE {de).
Joseph de Malglaive, avocat à Nancy, a obtenu,
le 17 février 1815, des lettres d'anoblissement de
S. M. Louis XVIII; il a épousé, en 1785, Marie-
Monique Thierry de Rembau, dont entre autres
enfants, Claude-Joseph de Malglaive, capitaine-
lieutenant des cuirassiers de la garde royale,
chevalier de la Légion d'honneur, nommé par le
roi.
Armes: D'azur, au chevron d'or, accompagii)
en chef de deux molettes d'argent et, en pointe,
d'un glaive de même.
L'écu sommé d'un casque d'écuyer.
— 4C5 —
— 466
MALHERBE (de).
Maison des plus anciennes de Normandie, qu'on
croit issue d'un seigneur danois, ce qui est prouvé
par un extrait de l'histoire de Vincentis (rapporté
par du Chesne). qui l'a tiré de l'histoire de Nor-
mandie, par St-Othon, abbé de Saint-Martin de
Tours. Cet extrait a été attesté par Bignon, biblio-
thécaire du roi, par lettres du 29 juillet 1767.
Ce compagnon des travaux de Rollon, premier
duc de Normandie, eut en partage entr'autres
terres : la Baronnie de la Haye-Malherbe, près
de Pont-de-1'Arche, diocèse de Rouen, de laquelle
il emprunta le surnom et le transmit à ses des-
cendants. Ils ont formé un nombre prodigieux de
branches tant en France qu'en Angleterre, les-
quelles, par une tradition conservée de siècle en
siècle, reconnaissent toutes avoir la même origine
et réclament également pour souche commune
les anciens barons de la Haye-Malherbe. C'est
aujourd'hui l'abbaye de Royaumont qui possède
cette baronnie. Elle fut confisquée avec tant d'au-
tres belles terres, parce que Payen de Malherbe
fit un appel au fils du roi de France, depuis Louis-
le-Hutin, qui avait insulté gravement le filsdu duc
de Normandie. Plusieurs seigneurs étaient du com-
plot (Voir les œuvres de Malherbe dans ses lettres).
On distingue trois branches principales qui
portent des armes différentes les unes des autres.
Les armes des seigneurs de Saint-Agnan-le-
Malherbe, sont :
D'argent, semé d'hermines, et six roses de gueu-
les, 3, 2 et 1.
Supports : Deux lions.
Celles des seigneurs de la Meausse, sont :
D'or, à deux jumelles de gueule<, p>osées en
fasce, l'une au-dessus de l'autre, et deux lions
aussi de gueules, affrontés et posés aie chef de
Vécu.
Et celles des seigneurs de Meuvaines, sont :
De gueules, à six coquilles d'or, 3, 2 et 1 ; au
chef d'or, chargé d'un lion passant de gueules .
Cette diversité d'armes n'est point une raison
de croire que ces branches soient de familles dif-
férentes. On sait qu'anciennement, dans les xm5
et xive siècles, il était assez d'usage parmi les ca
dets de maisons nobles de changer de métaux et
de pièces pour diversifier leurs armes. Ce change-
ment allait jusqu'à quitter le nom patronymique
pour prendre celui d'une terre ou d'une seigneu-
rie ; nous n'entreprendrons pas ici de donner la
filiation exacte de cette nombreuse famille de
Malherbe, ou de ses trois principales branches,
il faudrait un volume pour la contenir.
Les Malherbe sont nobles de nom et d'armes
et ont été confirmés à plusieurs reprises où iis
sont mis au nombre des anciens nobles.
Le baron de la Haye-Malherbe accompagna, en
1034, Robert Ier du nom, duc de Normandie, dans
son pèlerinage de la Terre-Sainte; Raoul de
Malherbe, chevalier, seigneur et baron de la Haye-
Malherbe, fut du nombre des héros qui aidèrent
le duc Guillaume, en 1066, dans la conquête d'An-
gleterre ; c'est ce qui est prouvé par Masseville
dans son histoire de Normandie; — Jean de
Malherbe, chevalier, seigneur de Saint-Agnan-le-
Malherbe, est compris parmi les chevaliers
Bannerets qui furent, en 1096, à l'expédition de
la Terre-Sainte, et à la prise de Jérusalem en
1099.
C'est de lui que descendent ceux dont la filia-
tion commence à Jean de Malherbe, chevalier,
seigneur de Saint-Agnan-le-Malherbe, qui servit
sous Philippe Auguste, à la bataille de Bouvines
en 1214 et accompagna Saint-Louis dans son
voyage d'outre-mer en 1248.
Voici la liste des différentes branches issues
de cette famille :
1. Des seigneurs du Bouillon, etc., éteinte en
1750 environ ;
2 . Des seigneurs d'Arry, du Bois-d'Escures, etc.
3. Des seigneurs de Fresnay:
4. Des sieurs d'Amanville et de Granchamp ;
5. Des sieurs de Missy, La Pigacière et de
Digny.
Cette branche a fourni François de Malherbe,
2e du nom, sienr de Digny, né en 1555, écuyer du
roi, gentilhomme de sa Chambre ; il est regardé
comme le piince des poètes, et le premier qui ait
fait sentir que la langue française pouvait s'éle-
ver à la majesté de l'Ode : il a saisi le génie de
cette langue, et en est en quelque sorte le créateur.
Il fut comblé des faveurs de Henri IV, et mourut
en 1628. Il avait épousé en Provence, Madeleine
de Coriolis, veuve : 1. de Balthazar de Catin; et
2. de Jean de Bourdon. François eut plusieurs
enfants, morts avant lui, entr'autres Marc-Antoine,
brave et bien fait, qui fut tué en duel par un gen-
tilhomme provençal, nommé Piles. Il n'avait pas
dégénéré de son père pour le génie.
Eléazar de Malherbe, frère de François continua
la descendance de cette branche.
De cette même famille était un de Malherbe,
gentilhomme, qui fut nourri fort jeune en Espagne,
se mit sur la flotte des Indes et passa au Pérou, où il
fit de nouvellesdecouvertes.il revint en France pour
en donner avis ; mais il ne fut point prophète en sa
patrie, ce qui l'obligea de retourner en Espagne,
où il fut mieux reçu. On lui fit armer quelques
vaisseaux avec lesquels il passa aux Indes, et
y eut le succès qu'il s'était promis. Etant de re-
tour pour la seconde fois en Espagne, le roi lui
donna 10,000 écus de pension et le soixantième
denier de but l'or que S. M. tirerait de ces terres-
là. dont Malherbe se fit un parti qui lui valait
90,000 écus par an.
A cette famille appartenait Augustin de Mal-
herbe, chef de la branche établie àParis, chevalier,
né le 22 décembre 1715, procureur général du roi
— 467 —
46S —
en la Chambre souveraine Ce la Marée depuis le
6 août 1756, etc.
Nous avons dit au commencement de cette
notice qu'il y avait plusieurs branches de cette
ancienne race établies en Angleterre, et en effet,
elles ont sollicité plusieurs de celles de France
d'y passer, où elles auraient eu un sort distingué ;
mais nos Malherbe français, attachés à leurs sou-
verains, ont toujours préféré d'être simples offi-
ciers en France, aux grades supérieurs qu'on leur
faisait espérer dans ce pays étranger. Ils y ont
même abandonné ce qui leur appartenait par l'ex-
tinction de quelques branches de la famille
d'Angleterre, par le même motif qui les a toujours
conduit et animé.
Le bailli de Caen,à la réquisition de la famille,
se transporta à l'abbaye de St-Etienne de Caen,
fit faire ouverture des salles de cette abbaye, où
il y avait plusieurs écus^ons peints des armes
des anciennes familles nobles de la province de
Normandie, et entre lesquelles il attesta, par son
procès-verbal du 13 juin 1619. avoir vu celles de
la famille de Malherbe-Saint-Agnan, qui sont :
D 'argent^ semé d'hermines sans nombre ; à six
roses de gueules;
Et les religieux attestèrent savoir, par tradi-
tion des religieux qui les avaient précédés, que
ces armes avaient été peintes par ordre du duc
Guillaume, en faveur de la noblesse qui l'avait
suivi à la conquête du royaume d'Angleterre, et
le bailli de Caen ordonna que l'écusson des armes
de la famille de Malherbe-Saint-Agnan serait peint
en marge de son procès- verbal: Ce qui fut exécuté
par le peintre Voyer, de ladite ville de Caen, qui
en donna son attestation. La famille de Malherbe
est en possession do ce titre.
MALLORTIE (de).
Famille marquée parmi les nobles de Norman
die, et connue anciennement sous le nom de
Benel.
Richard ditCardot de Malorlie, seigneur de la
Motte, rendit des services considérables au roi
Charles VII. Parmi les titres de cette famille on
trouve des lettres de ce prince, données aux
Montilsdès-Tours, le 9 janvier 1451, par lesquelles
S. M. ordonne, en considération des services que
lui avait rendus Cardot Benel, dit de Malortie.
au grand sénéchal de Normandie et au bailli dp
Rouen, qu'en cas que Marie l'Empereur, fille héri-
tière de Jacques l'Empereur, écuyer, eut donné
volontairement et sans contrainte une promesse
de mariage audit Cardot Benel, ils la fissent
accomplir et donnassent à l'un et à l'autre main-
levée de la saisie qui avait été faite de leurs corps
et de leurs biens.
Gabriel de Malortie, marié en 1682, se relira
dans l'électorat de Hanovre étant protsstant ainsi
que sa femme. 11 eut un fds qui mourut enfant
en 1688, et une fille, morte aussi protestante à
Hanovre vers 1742, et les biens de cette branche
n'ont point passé à cette sœur ; mais après la
mort de Louis, son frère, ils ont été confisqués et
la confiscation accordée à Jacques-Gustave, son
cousin-germain, qui continua la descendance de
cette maison. Il était chevalier, seigneur de
Poutteville, brigadier des armées du roi, inspec-
teur général de cavalerie et dragons, en faveur
auquel la seigneurie de Hombourg fut confirmée,
et en tant que besoin serait érigée en titre et
dignité de comté de Hombourg, par lettres don-
nées à Versailles, en janvier 1715.
Une branche de cette ancienne famille établie
en Picardie à Merlieux, élection de Laon, fut
confirmée dans sa noblesse le 23 novembre et le
4 avril 16-38. Elle subsistait alors clans Claude do
Mallortie, seigneur de Roys et de Manneville-la-
Raoult et dans Louis de Mallortie, seigneur de
Compigny, frères, qui produisirent leurs titres
en remontant à Richard dit Cardot de Malortie,
écuyer, qui obtint des lettres patentes du roi
Charles VII, le 24 janvier 1451.
Armes : D'azur, à deux chevrons d'or, accom-
pagnés de trois fers de lance ou dards à l'antique
renversés d'argent, posas 2 et 1 .
La branche de Picardie écartelait d'azur, à
quatre croix d'argent, posées 2 et 2.
MALUQUER {de.)
Famille originaire de la
vallée d'Ossau, en Béarn,
qui a possédé, au xvme siè-
cle, les seigneuries de Cas-
téra d'Argagnon, d'Andoins
de Gan et d'Fstialescq, pour
lesquelles elle siégeait aux
états de Béarn dans l'ordre
de la noblesse.
Jean de Maluquer figure
comme procureur de la com-
munauté de Buzy, dans un
compromis passé, le 22 août
1507, entre les voisins de
Laruns et de Buzy.
Arnaud d s Maluquer était chanoine de Lescar,
en 1531.
Pierre de Maluquer, aussi clnnoine de Lescar,
est cité dans un acte du 7 novembre 1541.
Me Rocq de Maluquer, de Buzy, fils de Me Jean
de Maluquer, notaire de la vallée d'Ossan, et de
damoiselle Anne de Drouillet, — épousa à Saint-
Faust, prés Pau, le 23 juin 1675, damoiselle Mar
guérite de Vignan, — leur lils.
Noble Jean-Pierre de Maluquer, né à Saint-
Faust, le 21 février 1679, capitaine dans les bandes
béarnaises, le 15 septembre 1713, seigneur de Cas-
téra d'Argagnon, contracta mariage à Buzy, le 11
février 1716, avec demoiselle Hiéronime de Bor-
'mmm
'mwmm
— 469 —
— 470 —
deu-Saint-Gaudens, fille de Me Antoine de Bordeu-
Saint-Gaudens, conseiller du roi, assesseur de la
vallée d'Ossau (1695), et de Jeanne de Puyo, et
tante, à la mode de Bretagne du célèbre médecin
Théophile deBordeu.— De cette union vint Jean,
qui suit :
Messire Jean de Maluquer, né à Buzy, le 19
juin 1719, successivement avocat (1740), subdé-
légué de l'intendance en Béarn, conseiller au
parlement de Navarre (1765), seigneur de Castéra
d'Argagnon, d'Andoins de Gan et d'Estialescq,
mourut à Pau, le 20 septembre 1793, membre du
Directoire des Basses-Pyrénées, laissant entre
autres enfants de Marie-Elisabeth de Larin, dame
d'Estialescq :
Jean-Pierre-Joseph de Maluquer, seigneur d'An-
doins de Gan, garde du corps dans la compagnie
de Gramont (1778), député des Basses-Pyrénées
au Conseil des Cinq-Cents, puis conseiller géné-
ral des Basses-Pyrénées. Né à Pau le 24 mars
1755, il mourut à Gan, le 18 juillet 1828, chef
d'escadron de gendarmerie retraité, chevalier des
ordres de la Légion d'honneur et de Saint-Louis,
laissant entre autres enfants, d'Anne Manescau-
Saint-Martin :
Joseph-Fabien de Maluquer, avocat à la Cour
d'appel de Paris en 1830, décédé :'i Saint-Faust, le
18 lévrier 1889, ne laissant de Dorothée-Olympe
Mieussens, qu'une fille Félicie-Sophie Caroline
de Maluquer, mariée à Saint-Faust lé 6 septem-
bre 1859, à Melchior-^lZ^Aon^e de Dufau (d'une
famille béarnaise mentionnée plus bas), fils cadet
de Jean -Louis de Dufau, premier président
honoraire de la Cour d'appel de Pau, ancien dé-
puté des Basses-Fyrénées, ancien maire de la
ville de Pau, officier de la Légion d'honneur, et
de Jeanne Filhos. — Un décret du président de la
République, du 18 août 1884, a autorisé M. de
Dufau et ses fils majeurs à joindre leur nom à celui
de : de Maluquer.
Armes : D'azur, à la colonne d'or sur une ter-
rasse d'argent, accompagnée, à deœtre, d'un mar-
teau (en béarnais, malkuquei aussi d'argent, posé
en barre au-dessus d'un boulet de sable et, à
scnestrc, d'une croix pattèe d'argent: à la Cham-
pagne de pourpre, chargée d'une rivière ou d'une
fasce ondée d'argent.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche aînée.
1° Maluquer (F elicie-Sophie- Caroline
de), veuve de Melchior- Alphonse de Dufau
de Maluquer. — Résidence : Château de
Bernet, commune de Monlaur- Bernet
("Gers) ;
2° Dufau de Maluquer ((Jean-Joseph-
Albertde). fils des précédents, propriétaire
à Saint-Faust (Basses-Pyrénées) ;
3° Dufau de Maluquer (Henri Armand-
Alphonse de), frère du précédent, juge
d'instruction à Foix (Ariège) ;
4J Dufau de Maluquer (Pierre-Louis -
Henri de), frère des précédents.
Branche g\dette.
1° Maluquer tJiarie-Angélique-Athalie
de), veuve de M. Joseph Pourtalet, avocat,
notaire à Monein (Basses-Pyrénéesj ;
2° Maluquer (Marie -Caroline -A thalie
de), sœur de la précédente, femme de Théo-
dule Lacau-Saint-Guily, propriétaire, à
Salies-de-Béarn (Basses Pyrénées) ;
3° Maluquer (Mavie-L1 ulalie de), sœur
des précédents, femme de Antoine Broqua,
receveur de l'enregistrement et des do-
maines à Pré-en-Pail (Mayenne).
MALVEZZI.
La famille Malvezzi, qui a son origine commune
avec les Pic de la Mirandole, est une des maisons
les plus anciennes et les plus nobles de l'Italie et,
plus particulièrement, de Bologne où ses membres
ont toujours occupé les premières places et
situations. Au moyen-àge et à différentes reprises,
ils ont même eu en main le gouvernement de la
République de Bologne. — C'est surtout dans les
armes et dans la diplomatie qu'ils se sont illus-
trés.
En 1569, Pirrhus Malvezzi se trouva à la ba-
taille de Moncontour, où il fit des prodiges de
valeur, capitaine des chevau-légers (à l'âge de
28 ans) d'un corps d'armée que le Pape Pie V
avait envoyé au secours de Charles IX.
Vers le milieu du xviie siècle, Virgile Malvezzi,
— un des hommes les mieux doués et les plus
instruits de son temps et auteur de plusieurs
œuvres de politique et d'histoire très estimées —
après avoir parcouru avec honneur la carrière des
armes, fut ambassadeur de Philippe IV, roi
d'Espagne (dont il était conseiller d'Etat et de
guerre) auprès de Charles Ier, roi d'Angleterre.
Dans la seconde partie du xvm** siècle, Vin-
cent Malvezzi fut cardinnl et archevêque de Bo-
logne.
De tout temps, les différentes branches de la
famille Malvezzi se sont alliées aux familles les
plus nobles et les plus illustres telles que les Cac-
cianemici, les Bentivoglio, les Orsini, les del
Carretlo, les Sanseverino, les Sforza, les Bevi-
471 —
— 472
lacgua, les Savelli, les Colonna, les Metternich,
les Pepoli, etc., etc.
Une des branches de la famille Malvezzi alla
s'établir à Ferrare où, de même que à Bologne,
ses membres remplirent toujours les premières
fonctions et les premières charges de la ville.
Plus tard, ayant acquis des propriétés en Lom-
bardie,ils devinrent citoyens de Mantoue, tout en
restant Patriciens de Ferrare. A Mantoue aussi,
ils occupèrent des situations publiques. Le plus
marquant de ces personnages fut François Mal-
vezzi, un jurisconsulte des plus estimés de son
époque. Après avoir siégé à Ferrare, de 1697 à
1705, au Grand Conseil national et à la Magistra-
ture des Sages — la principale et la plus honori-
fique de la ville — il fut, en 1706, nommé membre
du Sénat de Mantoue dont, plus tard, il devint
le vice-président, fonctions en ces temps-ln des
plus considérables et qu'il conserva jusqu'à sa
mort.
C'est au fils de ce dernier, Joseph, que le 28
mars 1778, Marie-Thérèse, impératrice d'Autriche
(la Lombardie appartenait alors à l'Autriche) ac-
corda le titre de Comte de Lombardie, lui recon-
naissant une noblesse ancienne déjà « de plus de
cinq siècles », suivant des documents vérifiés
comme authentiques par la commission héral-
dique de Mantoue, ainsi qu'il est dit dans le di-
plôme, approuvant et lui confirmant l'usage des
armoiries communes à toutes les branches de la
famille Malvezzi et dont la description et le dessin
se trouvent dans ledit diplôme.
Parmi les alliances contractées par la branche
des Malvezzi de Ferrare-Mantoue, il convient de
citer :
Les familles Graziadei, Sonzonia, Forasangw,
Robe ni, Scacerna, Raspi, Prosperi, Mazza, de
Ferrare ; Sammaffei, Auregi, Marchetti, Riccini,
Casali,de Mantoue; Ferrari, Venluri, de Parme;
Pellicciari, de Modène ; Frassoni, de Final de
Modène; Papini, de Forli; GiglioU, de Reggio.
Le comte Malvezzi (Alexandre-François-Marie-
Gaëtan) est le représentant actuel de cette branche.
Il est établi à Paris depuis plus de quarante ans
et a été naturalisé Français, par décret du 13 no-
vembre 1867. — Il est veuf d'Augusta-Frédérique-
Marie-Johanna-Hélène-Charlotte de Struve ; fille
de Gustave de Struve, envoyé extraordinaire et
ministre plénipotentiaire de Russie, et de la ba-
ronne Alexandrine de Driesen.
De ce mariage sont nés :
1- Antoinolte-Mathilde-Alexandrine-Pia, mariée
à sir William Howard Russell, un des hommes les
plus distingués de la Grande-Bretagne, docteur
de l'Université d'Oxford, historien de la guerre de
( Irimée (185'i-1855), à laquelle il s'est trouvé comme
correspondant militaire du Times;
2' Joséphine, baptisée : Joséphine - Eugénie-
Anne-Alexandrine-Blanche, mariée avec le baron
Georges de Saint-Brisson de la Ghesnaye.
Une autre branche de la famille Malvezzi, de
Bologne, est établie depuis des siècles en Bohême
où son nom s'est modifié, en se germanisant, et
est devenu: « Malovetz ». —Les barons Malovetz,
de Prague, ont les mêmes armoiries que celles
des Malvezzi d'Italie et de France. — Le cardinal
Ernest, premier archevêque de Prague, dit le car-
dinal de Prague, était de la famille des barons
Malovetz.
Armes : D'azur, à la bande d'or accompagnée
en chef d'un la/nbel de gueules à quatre pendants
intercalés de trois fleurs de lis d'or ; à un écusson
posé en abîme, de gueules, chargé d'une aigle
essorant d'argent regardant à droite.
L'écu surmonté d'une couronne de comte du mi-
lieu de laquelle s'élève un casque de profil, fermé
de grilles et couronné. Le tout accosté de feuillages
à droite, d'or et d'azur ; à gauche, d'argent et de
gueules.
MANDAT DE GRANCEY
Ancienne famille noble, originaire du Limou-
sin. Des recherches faites nous apprennent que
cette ancienne famille a non seulement fait ses
preuves de noblesse chez le juge d'armes de
France, mais qu'elle était encore connue dans le
cabinet des Ordres du roi.
Dans l'histoire du Barry, par la Thaumassière,
on trouve Guillaume Mandat et Armiste Gomi-
nier, qui donnèrent a l'Eglise et aux chanoines
de Saint-Cyr, tout ce qu'ils possédaient en l'église
de Saint-Pierre de Bussy, avec les dîmes qui en
dépendaient; ce titre, très ancien, est du règne
de Philippe 1er roi de France, et sous le pontificat
de Richard, archevêque de Bourges, ce qui prou-
verait l'origine ancienne des Mandat. Deux Pierre
Mandat vivaient en 1339, dans la paroisse de
Pressignac. Il y avait au cabinet des ordres du roi
un titre de 1366, qui faisait mention qu'un Jean
Mandat était receveur du duc dAnjou, comte de
Toulouse, frère du roi Charles V, suivant un titre
original déposé au cabinet du prieuré de Saint-
Martin-des-Champs, à Paris ; un autre Jean Man-
dat est compris en qualité d'écuyer dans une
montre faite au Blanc, en Berry, le 7 septem-
bre 1418. Le mémoire domestique marque que
cette famille a d'ancienneté sa sépulture au bas
du maitre-fiutel de l'église paroissiale de la ville
d'Aixe, diocèse de Limoges, etunbanc à la chapelle
de cette sépulture. Ses armes se voient à la clef de
voûte, au dessus du maître-autel. Le juge du sei-
gneur d'Aix, ennemi de Pierre Mandat, sieur de
la Pouyale, voulut, vers l'an 1620, faire ôter ce
banc du lieu où il était; mais par le crédit de
deux Mandat, l'un conseiller au Parlement, et
l'autre maître des Comptes à Paris, cette famille
fut maintenue dans son droit.
La filiation suivie de la branche qui subsiste
— 473
474
de cette ancienne maison, remonte à Guillaume
Mandat, jnge châtelain de la terre et baronnie de
Lastours, du diocèse de Limoges.
Son second fils, Galiot Mandat, écuyer, sieur
de Jonchère, seigneur de Lastours, fut d'abord
élevé page d'Henri II, roi de Navarre ; il est qua-
lifié de trésorier d'Armagnac et secrétaire de la
reine de Navarre, Marguerite d'Orléans, duchesse
d'Alençon et du Berry, sœur unique de Fran-
çois pr. Il est qualifié de noble homme dans plu-
sieurs actes. Il échappa aux horreurs de la
Saint-Barthélémy, et ne vivait plus le 18 oc-
tobre 1574, ;jue sa veuve, lors du décès de la
reine de Navarre, obtint du roi de France, son
neveu, des lettres patentes, données à Lyon, por-
tant confirmation en sa faveur des mêmes hon-
neurs, privilèges, exemptions et immunités, dont
jouissaient les officiers et les veuves des officiers
de Sa Majesté, de la reine sa mère, et des frères
et sœurs de cette princesse, en considération des
bons, agréables et continuels services que deux
des fils de ladite veuve, Marie Brodeau, avaient
ci-devant et dès longtemps rendus au feu roi
Charles IX, frère de Sa Majesté régnante, et con-
tinuaient encore à lui rendre. Ces lettres sont
signées Henri.
De cette branche en est issue une seconde, des
seigneurs, barons de Nully, etc., qui a pour au-
teur Claude Mandat, de qui est descendu Galiot-
Jean-Marie Mandat, chevalier baron de Nully,
seigneur de Thil, de Grancey et de Bouron, en
Champagne, né le 13 octobre 1733. Successive-
ment mousquetaire du roi dans sa première com-
pagnie, depuis le 19 juin 1750 jusqu'au 4 décem-
bre 1653, il fut enseigne à drapeau le même jour
au régiment des Gardes, enseigne à pique le G fé-
vrier 1759, ensuite sous-lieutenant le 23 décem-
bre 1759, fait chevalier de Saint -Louis le
7 mai 1769; il a rendu hommage au roi entre les
mains de Lamoignon, le 9 novembre 1757,
de sa terre et baronnie de Nully; pourvu de
l'office de grand bailli de la ville de Chaumont-
en-Bassigny, par lettres données à Versailles le
7 juin 1769; fait lieutenant aux Gardes en 1771, il
s'est retiré du service avec le brevet de lieute-
nant-colonel. Il avait épousé par contrat du 4 no-
vembre 1764, célébration du 5 du même mois, en
la paroisse de Chamarandes, diocèse de Langres.
Marie-Françoise-Charlotte Petit de Lavaux, dont
il a eu huit enfants.
Adrien-Simon-Marie Mandat, comte de Grançey,
lieutenant des vaisseaux du roi, né le 8 novem-
bre 1765, fit la campagne des Princes, laissant
de son union avec Marguerite Paris de la Brosse,
Ernest, comte de Grançay.
Armes : D'azur, au lion d'or, armé et lampassé
du même; au chef d'argent, chargé d'une hure de
sanglier de sable, défendue d'argent et accostée
de deux roses de gueules.
Supports : Deux lions d'or.
M ANDRE (de).
Maison de l'ancienneChe-
valerie de Lorraine, qui
tire son nom du château
de Mandres-sous-Châtillon
(Barrois).
Les de Mandre (alias de
Mandres) sont mentionnés
dès le commencement du
xne siècle et souvent quali-
fiés Illustres ou Hauts et
Puissants Seigneurs ; che-
valiers, seigneurs de Man-
dres, de la Tour du Bois,
de Montureux, de Véreux, de Montarlot, de Tres-
tondans, de Savoyeux, d'Autet, de Prantigny, de
l'Aigle, etc.
Cette maison, dont la généalogie remonte à
Gérard de Mandre, chevalier, vivant en 1219, par
titres de l'abbaye de Soulle, a fourni cinq cheva-
liers de Malte, neuf chevaliers de Saint-Georges,
cinq gouverneurs ou capitaines de la garnison de
Besançon, etc.
L'établissement de cette famille en Franche-
Comté est dû à Jean de Mandre, chevalier, sei-
gneur de Mandre et autres lieux, époux de Dame
N. de Montureux, inhumé aux Cordeliers deGray
au mois de mars 1313.
Nous citerons seulement :
Guillaume de Mandre, chevalier de Malte et de
Saint-Georges, seigneur de Montureux, Montarlot,
Prantigny, etc., qui épousa Anne de Senailli,
suivant contrat du 1er août 1549, et duquel on lit
encore aujourd'hui l'épitaphe suivante dans l'é-
glise de Montureux-les-Gray :
« Cy-gist Haut et Puissant Seigneur Guillaume
de Mandre, créé chevalier par Charles-Quint,
empereur des Bomains, et depuis a suivi le
même au voyage qu'il fit au Saint Sépulcre de
Jérusalem. Il suivit ledit maître en son couron-
nement fait l'an 1511 par le pape Clément, à
Bologne en Italie, et à la repousse et grande
perte du Grand Turc en Ongrie. Il a suivi le dit
maître et Phi., roi d'Espagne, son fils, en toutes
guerres à ses propres frais. Après avoir fortifié
le vieux Châtel de Montureux, il fit élever cette
chapelle en laquelle il fut inhume, étant trépassé
le mardi dernier jour d'avril 1560 ».
Georges de Mandre, chevalier de Malte, com-
mandeur de Pont-Aubert, témoin au contrat de
mariage d'Errard du Chatelet avec Lucrèce d'Or-
sans, en 1584 ; et son frère, Guy de Mandre, cheva-
lier de Saint-Georges et de Malte, commandeur de
Sugny, enterré le 22 novembre 1627 à Montureux.
Humbert II, dit le Capitaine de Mandre l'ainé,
et Ermenfroy, son cousin germain, dit le Capi-
taine de Mandre le jeune, en 1636, se succé-
dèrent dans les charges de commissaire général
de la cavalerie et gouverneur de Besançon, et
— 475 —
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sont célèbres dans l'histoire de la Franche-Comté
qu'ils contribuèrent vaillamment à défendre contre
les troupes françaises et suédoises réunies.
Pierre-François de Mandre, frère de ce dernier,
est cité dans le martyrologe des chevaliers de
Saint-Jean de Jérusalem, parmi ceux qui furent
tués par les Turcs au rivage des Zimbres où la
tempête avait jeté les galères de Malte le 7 avril
1606. Ses armoiries y sont représentées avec la
bande d'or accompagnée seulement de quatre
billettes 2 et 2, portant en chef les armes de la
Religion ; l'écu timbré de la conronne comtale est
placé devant la croix de l'ordre de Malte, entouré
d'un chapelet auquel pend la croix à huit pointes.
Guillaume de Mandre, seigneur de Véreux, en
1620 épousa une demoiselle de Laubespin qui lui
apporta la baronnie de Laigle dont son fils prit
le titre.
Antoine de Mandre, seigneur de Montureux et
Prantigny, père de Claude et Léonard, est le der-
nier chevalier de Saint-Georges en 1613.
Jean-Baptisle de Mandre ou Demandie, savant
polyglotte, curé de Saint-Pierre a Besançon en
1769, député du clergé aux Etats-Généraux, fut
élu Evêque en 1798 et mourut en 1823.
Charles de Mandre, au château de Chaudeau,
en 1864, conseiller général de la Haute-Saône,
chevalier de Malte et de la Légion d'honneur.
Armes : D'azur, à la bande d'or, accompagnée
de sept billettes du même, 4 en chef et 3 en
pointe.
Casque taré en tiers ayant deux trompes pour
cimier; ou couronne de comte.
Tenants : Deux sauvages.
Devise : Aliquid in minimo.
MANGOT DORGÈRES et DE VILLE
RAN.
Cette famille est originaire du Poitou.
Le premier auteur connu est Guillaume Man-
got ou Maengot IIIe du nom, qui était sénéchal
du Poitou en 1177.
Nous trouvons ensuite: Claude Mangot cheva-
lier, seigneur d'Orgères et de Villeran, qui fut
ambassadeur en Suisse, premier président du
Parlement de Bordeaux, puis garde des sceaux
de France en 1616 ; Claude-Pierre Mangot d'Orgè-
res, qui fut secrétaire du roi, conseiller au grand
Conseil, mort en 1778.
Armes: D'azur, à trois êperviers d'or, chape-
ronnés et longés de gueules.
M ANNE VILLE (de).
Il y avait plusieurs terres seigneuriales de ce
nom en Normandie : l'une près de Montivilliers ;
l'autre dans le diocèse de Lisieux, et la troisième
dans le diocèse de Bayeux, élection de Caen.
Ses premiers seigneurs en avaient pris le nom,
et portaient aussi celui de Mande ville et Magne -
ville.
Guillaume de Mandeville ou Manneville comte
d'Essex et d'Aumale, fut chargé avec le sénéchal
de Normandie, en 1118, par Henri II, roi d'Angle-
terre, de veiller à la garde du Mans.
Un autre Manneville est cité dans une charte
de 1136 et vivait encore en 1153.
Ceux de ce nom firent preuve d'ancienne no-
blesse en 1463.
Guillaume de Manneville et son neveu Abel,
justifièrent également de leur qualité de noble
d'ancienne race en 1598, devant M. de Boissy.
Cette terre de Manneville, dans le diocèse de
Bayeux, fut portée en mariage vers l'an 1340, par
Jeanne de Manneville a Richard de Brione, che-
valier, seigneur d'H&ntot. Elle passa depuis,
dans d'autres maisons et appartint, en 1766, à
Jean-Robert Gosselin, seigneur et patron de Man-
neville, du Quesnoy, Nevers, etc., chevalier de
St-Louis.
Armes : D'or, au lion de gueules, dit le diction-
naire des Gaules ; mais nous trouvons qu'ils por-
taient :
De gueules, à l'aigle èployèe d'argent, becquée
et membrée d'or.
MANNOURY DE CROISILLES (de).
Ancienne noblesse de Normandie, maintenue
par les Commissaires députés du roi, pour la re-
cherche des nobles en 1595, 1611, 1641 et en der-
nier lieu par de Marie, en 1666.
On trouve, dans l'histoire de la maison d'Har-
court, Jean de Mannoury, écuyer de la Compa-
gnie de Messire Jean d'Harcourt, qui passa en
revue le 3 juillet 1368 ; Guillaume de Mannoury,
chevalier, et autre de Mannoury, qui vivaient
en 1460. Jacques de Mannoury, êcuyer, seigneur
de St-Germain-le-Vasson, vivait le il juin 1578.
Cette famille a formé plusieurs branches: celle
des seigneurs du Mont-de-la-Vigne, éteinte à Louis
de Mannoury, qui mourut ne laissant que trois
filles.
Celle des seigneurs de Magny-les-Bailleul, Per-
duville, La Brunetière, etc., éteinte également;
Celle des seigneurs d'Haleine, d'Ectot, St-
Eugène, d'Aubry, Bonménil, etc.
Et enfin la branche des seigneurs de Croisilles,
qui subsistait dans la personne d'un de Mannoury,
seigneur de Croisilles, lequel descendait de Gi-
rard de Mannoury, seigneur de Fontaine, le Pin,
Treppel, qui était sorti d'un puiné de Mannoury,
des seigneurs du Mont-de-la-Vigne.
Tous les membres de cette branche ont servi
de père en fils l'Etat et sa Majesté tant dans la
robe que dans le militaire.
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Arnes: D'argent, à trots mouchetures d'her-
mine de sable. 2 et 1 .
Supports: Deux Licornes .
Devise : Regifidelis.
Cimier : Une Licorne.
La branche des Mannoury d'Aubry les porte :
Ecartelè: aux 1 et 4 comme ci-dessus ; et nux 2 et
3 d'argent, à trois coqs de gueules, becquès et crê-
tes d'or, 2 et l, qui est de Roux et de Grancey.
MARGE {de).
Terre en Anjou, située à côté de Jarzé, qui a
donné son nom, ou qui le tient d'une ancienne
noblesse originaire de la même province. Elle a
pour auteur Guillaume de Marcé. écuyer, sei-
gneur du dit lieu, qui v'.vait en 1380.
Son petit fils, Guillaume de Macé IIe du nom,
seigneur du dit lieu, prouva sa noblesse devant
les Commissaires du roi, les 20 juin 1448 et 15
décembre 1460.
Cette maison a fourni des officiers de cavalerie,
un capitaine de cent hommes d'armes, un cham-
bellan du duc d Orléans, des chevaliers des or-
dres du roi, deux grands maîtres le l'ordre de St-
Jean de Jérusalem.
Armes: D'argent, à six quintefeuillcs de gueu-
les.
Couronne de comte.
Cimier : Un lion d'or, tenant dans sa patte se-
nestre une fleur de lis d'argent.
Devise: Arte et Morte.
MARET DE BASSANO.
Cette famille est originaire de Bourgogne et a
été anoblie sous le Ie'" Empire, en la personne de
Hugues-Bernard Mur H créé comte en 1807 ;
Titre confirmé en 1807.
Le titre de duc de Bassano est du 29 septem-
bre 1809.
Le duc de Bassano fut pair de France le 20 no-
vembre 1831.
Le titre de duc fut reconnu a son fils, Napo-
léon-Hugues-Charles-Marie-Ghislain,.lfar^, comte
Maret, ancien ministre plénipotentiaire, sénateur
et grand chambellan de Napoléon III, né le 2
juillet 1803 et mari^ le 25 octobre 1848. à Pauline-
Marie-Ghislaine Van dekLindiïn d'Hooghvorst, dé-
cédée.
Armes: Coupé: au 1, tiercé en pal d'or, de gueu-
les et d'argent; au 2, de gueules à la main ailée
d'or écrivant avec une êpée d'argent ; sur le tout,
d'argent à la colonne de granit surmontée d' une
couronne de chêne au naturel et accompagnée
de deux lions de gueules, ajfronlés et rampants
contre la colonne.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Maret, Mis de Bassano (Napoléon - Hu-
gues- Charles-Marie-Ghislain) né àMeysse
(Belgique) le 8 novembre 1844, ancien se-
crétaire d'ambassade. Résidence : 9, rue
Dumoiit-d'Urville à Paris, marié à Lon-
dres le 26 août 1872, à Marie-An ne- Claire
Symes, née à Québec le 28 mai 1845, dont:
a) Pauline, née à Londres le 17 mai 1873;
b) Glaire, née à Londres le 27 novembre
1874 ; c) Marie, née à Londres le 14 no-
vembre 1879.
Sœurs : 1° J/arie-Glaire-Emmanuelle-
Ghislaine, née à Bruxelles le 19 juin
184(3, mariée à Paris le 21 juin 1864, à
Edmond, baron Van der Linden d'HooGH-
vorst, décédé. Résidence : cbàteau de
Bestin (Belgique.)
2° G^roZme-Marie-Eugénie-Philippine-
Gbislaine, née à Bruxelles le 9 avril 1847,
mariée à Paris le 7 septembre 1871, à
Antonin de Viel, comte de Lemâs mar-
quis d'Espeuilles, général-commandant
le 13e corps d'armée à Glermont-Ferrand.
MARQUESSAG {de).
Cette famille est originaire de Périgord.
Ponce de Marquessac acheta, le 15 mars 1497,
dAlain, sir d'Albret, et de Jean, roi de Navarre,
les paroisses de; St-Pantoly, de St-Pardoux, etc.,
dont il forma la terre de Marquessac à laquelle
il donna son nom.
Parmi les personnages marquants nous trou-
vons : Pierre de Marquessac, seigneur de St-Pan-
taly, etc., qui fut conseiller du roi, lieutenant-
général et juge mage de Périgord en 1548; Pierre
de Marquessac, page du roi en 1787, qui fut co-
lonel de cavalerie et chevalier de St-Louis ; Pierre-
Jean qui fut lieutenant- colonel, officier de la Lé-
gion d'honneur et chevalier de St-Louis, et de
nos jours un vice-amiral, commandant de la Lé-
gion d'honneur.
Armes : D'azur, à trois besanls d'argent, 2 et 1.
MARRAUD DES GROTTES.
Cette famille est connue depuis le xive siècle.
Sa filiation suivie remonte à Jean-Baptiste Mar-
raud des (.Trottes vivant en 1480.
Des lettres-patentes de confirmation de noblesse
données à Saint-Cloud par Louis XVI, le 24 mai
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— 480 —
1788, à Etienne-Isaïë Marraud des Grottes, che-
valier de St-Louis, commandant supérieur du
quartier du Macouba, et, enregistrées au Conseil
Souverain de la Martinique le 5 mai 1789, cons-
tate que sa famille se distingue par ses alliances
et par les services militaires qu'elle rend depuis
plus de deux cents ans.
Originaire de l'Agénais, cette famille dont
le nom figure dans l'indicateur nobiliaire de
d'Hozier page 168, passa aux Antilles il y a deux
siècles et demi. Son chef fit alors partie de la
célèbre expédition du capitaine Diel d'Enambuc,
qui, monté sur un brigantin et n'ayant pour équi-
page que quarante marins déterminés, soutint
une lutte contre un galion espagnol de trente-cinq
canons et aborda â l'Ile de St-Christophe dont il
prit possession au nom du roi Louis XIII. Dix
ans après, sous le patronage du cardinal de Ri-
chelieu, d'Enambuc alla former un- établissement
plus important à la Martinique. Marraud des
Grottes l'accompagna dans cette nouvelle rési-
dence et s'y fixa au fort de St-Pierre où il épousa
Mlle de Ménégault. — Jacques Marraud des
Grottes, fils du précédent servait en qualité de
capitaine et reçut la croix de St-Louis. Il épousa
Marie-Anne de Gérard dont il eut : Etienne Mar-
raud des Grottes qui fit partie pendant 38 ans de
milices actives et qui commandait le quartier du
Macouba durant les deux sièges de la Martinique,
1759 et 1762. — Le fils aîné d'Etienne était mort
en 1770 au service du roi, ayant suivi delà ma-
nière la plus brillante la carrière des armes. Le
second fils d'Etienne succéda à son frère dans la
place de commandant du quartier du Macouba ;
son troisième fils commandait en second le ba-
taillon du vice-amiral comte d'Estaing, lorsque
celui-ci fut envoyé en 1778 au secours des Amé-
ricains à la guerre de l'Indépendance.
La souche de cette famille a donné plusieurs
branches dont trois habitent aujourd'hui la
France. 1° Jules Marraud des Grottes, ancien
conseiller général de la Gironde, fixé au château
de Turpau (Gironde), a épousé Mlle de Laval de
Lostanges dont il a quatre fils : 1° Emmanuel,
2° Roger, 3° Joseph, 4<> Raoul. — Emile Marraud
des Grottes, frère de Jules, a eu de son union
avec Aline de Lamothe trois enfants : Mar-
guerito, Madeleine et Gérard. — La comtesse Arthur
de Richemont sœur des deux précédents, fixée au
château de la Sauque (Gironde) : 2° la seconde
branche est représentée par Just Marraud des
Grottes, ancien membre du Conseil souverain de
la Martinique, chevalier de Saint-Louis, qui a
épousé Robertine de Lagrange. Leur fille unique
Sereine Marraud des Grottes a épousé son cousin
Gaston, comte de Bouille, ancien officier de la
garde royale et fils du général comte de Bouille
du Chariol, pair de France sous la Restauration.
3° Pierre-Joseph-Aristide Marraud des Grottes,
ancien membre du Conseil général et du Conseil
privé de la Martinique, chef de la 3e branche est
fixé à Nantes. Il a épousé sa cousine Marie-Anne-
Vincent Marraud des Grottes de Rosville dont il
a 1° Marie-Josephine-Vincente-Caroline, 2° Louis-
Vinsent-Cyrille Marraud des Grottes, 3° Henri-
Louis-Joseph-Roseville des Grottes.
Trois rameaux détachés de la branche cadette
primitive sont restés dans leurs propriétés des
colonies. A, celui de Marraud des Grottes dont le
chef a épousé Mlle de Reynal de Saint-Michel.
B, celui de Marraud des Grottes de Roseville. C,
celui de Paul-Marie-Marraud des Grottes.
Armes : De gueules, à une êpée d'argent posée en
bande ; au chef d'azur, chargé de trocs étoiles
d'or.
Devise : Fidelis étiam solus.
Supports : Deux levrettes.
MARTIN DE BOUDARD.
La famille Martin de Boudard, d'ancienne ori-
gine florentine s'est transportée à Avignon et à
Barbentane, en Provence, dès le xvie siècle. Bar-
thélemy-Auguste-Martin de Boudard, chef d'es-
cadron de cavalerie, officier de la Légion d'hon-
neur, fut page de Napoléon 1er. Pierre, le grand-
père de Barthélémy-Auguste, était fils de Fran-
çois qui épousa l'héritière de la branche Chabert
Baudard, au nom de laquelle il fut substitué et
dont les armes sont â l'Armoriai manuscrit de
d'Hozier de 1696. Ce Pierre, premier du nom, doc-
teur ès-droits de l'Université d'Avignon, fut, en
1766, lieutenant-général criminel pour le roi en la
sénéchaussée d'Avignon; ses deux fils, tous deux
chevaliers de St-Louis, furent l'un garde du corps,
capitaine de cavalerie, et l'autre, cadet gentil-
homme, puis capitaine au régiment de Lorraine,
infanterie.
Armes : D'argent, aux deux jumeaux accouplés
de carnation, posés sur une terrasse de sinople.
Devise : Concordia crescunt.
Dicton : Modestes, mais toujours dignes.
MARTINENG (de).
Famille originaire de Provence, Jules François
de Martineng fut conseiller du roi, visiteur géné-
ral des gabelles et greniers à sel de Provence.
Armes : De gueules, au chevron d'or, chargé
d'un croissant de sable, surmonté d'une étoile
d'or, et accompagné de trois canettes du même,
2 en chef, abaissées à l'égal de l'étoile, et 1 en
pointe.
MARTRIN DONOS (de).
Cette famille est originaire de Languedoc.
Gomezinde, seigneur de Donos, en faveur de
qui la terre de Donos fut érigée en seigneurie par
481 —
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le roi Charles le Chauve, par charte donnée et
signée au palais d'Attigny en 859, avait rendu
des services importants à ce prince.
Jean de Martrin obtint du roi Charles VIII la
chàtellerie de Roquecésière en Rouergue, en 1484,
en reconnaissance des services qu'il avait rendus
à la couronne ; il fut pourvu, en 1487, de la charge
de capitaine de la place de Bonabas et Montasie.
Armes : Ecarlelé : aux 1 et 4, d'or, à l'aigle à
deux têtes, armée, lampassce, et couronnée de
gueules qui est de Martrin ; aux 2 et 3, d'argent,
à trois fasces de gueules, qui est de Donos.
MASGUREAU (de).
En Poitou. Famille qui remonte à Jean Mascu-
reau, vivant en 1310.
Jean de Mascureau, ler du nom, Ecuyer, sei-
gneur de Puyraveau, qualifié Ecuyer dès l'an
1511, fournit son aveu du village de Puyraveau, en
1544, au connétable Anne de Montmorency, comme
seigneur et baron de Montberon.
Cette maison fut maintenue dans sa noblesse
en 1067 dans la personne de Jean de Mascureau,
dont la branche s'éteignit à la mort de son fils
Charles.
La branche des seigneurs de Sainte-Tère a pour
auteur Jean de Mascureau, Ecuyer, sieur de la
Gaudinie, second fils de Jean 2e du nom. Elle fut
maintenue dans sa noblesse en 1701 et 1715 dans
la personne de Jacques de Mascureau qui laissa
postérité de Marie-Anne-Augron, qu'il avait épou-
sée en 1699.
Arres : Coupé: au 1 , fascé d'argent et de gueules
de six pièces ; au 2, d'argent, à trois étoiles de
gueules, 2 et 1 .
MASSOL (de).
Massol, Mazzoli, Mazzolini et Mazzola, noms
synonymes suivant les prononciations italiennes.
Cette famille noble tire son origine de Casale,
dans leMontferrat. Auguste Mazzoli vint en Bour-
gogne et y épousa, en 1507, Anne le Goux de la
Berchère; il y fixa sa demeure et depuis ce temps
sa postérité a donné des présidents, des conseil-
lers, des avocats généraux aux cours souveraines,
des officiers généraux des armées du Roi et
d'autres officiers distingués, dont beaucoup sont
morts au service. Cette famille est aussi connue
à Malte et dans plusieurs chapitres nobles, elle
a fait de très belles alliances dans la Bourgogne
et ailleurs.
La filiation remonte à Georges-Marie-Louis,
appelé le marquis de Massol, seigneur de Col-
longes, Brevis, Magny-la- Ville et Vergy, en Bour-
gogne, qui vivait en 1689. Il fut blessé au siège
de Lille, où il était premier aide-de-camp du ma-
réchal de Boufflers. Louis XIV lui donna une
compagnie de dragons dans le régiment de Belle-
Isle, le fît gentilhomme ordinaire de sa Chambre
en 1711, le nomma envoyé extraordinaire à Gênes
en 1718 et lui donna la croix de St-Louis le 15 juil-
let 1722.
Le chef de la seconde branche est Georges
de Massol, appelé le marquis de Serville, cheva-
lier de St-Louis, lieutenant-colonel dans le régi-
ment mestie de camp général, cavalerie.
Elisabeth de Massol était mère du maréchal de
France Gaspard de Clermont-Tonnerre ; et Marie
de Massol, grand'mère delà duchesse de Luynes.
Armes : Coupé : au 1 d'or, à l'aigle èployèe de
sable; au 2 de gueules, au dextrochère armé
d'argent, tenant une massue, et mouvant d'une
nuée d'argent à sénestre.
MATH AN (de).
C'est une des plus anciennes maisons de la pro-
vince de Normandie. La preuve indubitable, c'est
la terre de Mathan qu'elle possède de temps im-
mémorial, à laquelle elle a donné son nom. Elle
est située dans le bailliage de Caen, près l'abbaye
d'Aulnay, dont les seigneurs de Mathan furent
bienfaiteurs lors de sa fondation. Cette terre,
relevant du duché de Normandie, à laquelle le roi
remit celles de St-Pierre de Semilly, de St-André
de l'Epine, du Mesnil-Agar et du Soulaire, a été
érigée en marquisat, sous le même nom de Ma-
than, par Lettres Patentes données à Versailles
au mois de février 1736, enregistrées au Parlement
et en la Chambre des comptes de Rouen les 17 mai
et 27 juillet de la même année, en faveur de Ber-
nardin de Mathan, baron d'Aussay, etc., chevalier
de St-Louis, etc. On ne doute point que cette
maison tire son nom d'une paroisse qu'elle pos-
sédait originairement, distante de Caen de deux
lieues, et appelée présentement Mathieu, par cor-
ruption du nom de Mathan qu'elle portait encore
dans le xive siècle. Plusieurs chartes de donations
faites par cette maison à l'abbaye de Barbery et à
la collégiale du St-Sépulcre de Caen de portions
de terre de leur domaine, situées dans cette pa-
roisse, appelée Mathan dans ces chartes, prouvent
incontestablement ce fait.
Jean de Mathan, ler du nom, est le premier
dont la mémoire se soit conservée; il vivait dans
le xie siècle, et est cité dans une charte du prieuré
de St-Vigor, près de Bayeux, datée de l'an 1096.
Il fut du nombre des chevaliers Bannerets qui
suivirent, la même année, à la première croisade
de la Terre-Sainte, Robert Courteheuse, duc de
Normandie.
Jean, 15e du nom, chevalier, seigneur de Mathan,
Longvillcrs, etc., fit preuve d'ancienne noblesse
devant Raymond de Montfaut, commissaire nom-
mé par le roi en 1469.
Tome H
10.
— 483 -
484 —
Cette maison a formé plusieurs branches qui
sont:
1° Celle des seigneurs de Vains et de Pierrefitte ;
2° Des seigneurs de Canapville et de Graye-
Mannetot..
3° Des seigneurs de Semilly, marquis deMathan-
De cette branche était Bernardin, chevalier,
marquis de Mathan, baron d'Aussay, qui servit
dès sa plus tendre jeunesse dans le régiment de
Bugey, sous Louis, comte de Mathan, son cousin-
germain, qui en était colonel ; il passa dans le ré-
giment du Dauphin ; se trouva au siège de Nice et
à celui de Turin où il fut fait prisonnier en 1707;
il fut fait capitaine et major du régiment Dauphin,
infanterie, en 1712; chevalier de St-Louis en 1718;
nommé la même année lieutenant duRoi des Ville
et château de Caen ; rendit d'importants services
à sa Patrie et au Roi dans des temps difficiles ;
maintint en 1725 la paix et la tranquillité de cette
ville et empêcha par sa prudence et l'affection que
les habitants lui portaient les désordres auxquels
la populace commençait à se livrer pour la cherté
des grains. C'est en considération de ses services,
de ceux de ses ancêtres, de l'ancienneté de sa no-
blesse et de ses grandes alliances, que Louis XV
érigea en sa faveur, par lettres patentes données
à Versailles, au mois de février 173G, la terre de
Mathan, avec union de plusieurs autres, en mar-
quisat.
4» Des seigneurs de Beaucoudray ;
5* Et des seigneurs de Than.
Le fils aine de Jean de Mathan, auteur de cette
branche, Pierre de Mathan, fut maintenu dans sa
noblesse en 1349.
Armes: De gueules, à deux jumelles d'or, accom-
pagnées en chef d'un Lion passant de même.
Supports : Deux lions.
Cimier : Une tête humaine.
Devise : Nil deest timentibus Deum ; au Féal,
rien ne fait.
Cri : Mathan.
MATHAREL [dé).
Maison originaire de la ville de Ravenne, en
Italie, connue et établie en France depuis 1385,
distinguée par les grands hommes qu'elle a don-
nés à l'Etat, par deux cardinaux et un évêque à
l'Eglise, et par ses belles alliances. Elle a formé
plusieurs branches, dont deux subsistent, l'une
en Auvergne et l'autre en Normandie. Cette mai-
son a été très puissante parmi les Patrices de la
ville de Ravenne. Nicolas de Matharel, un des
principaux de celle de Mulina, vivait en 1300 ;
François de Matharel, très attaché au prince de
Spolète, auquel il était devenu cher par les belles
qualités de son âme, s'étant glorieusement fait
connaître par son intégrité après la liberté rendue
à la ville de Ravenne, vivait en 1332.
Dans le même siècle, Lambin de Matharel, très
vaillant guerrier, mérita d'être créé Tribun de la
Milice. — Depuis l'année 1332 jusqu'en 1500, il ne
reste aucun vestige de cette famille, parce que,
dans cet intervalle de siècles la ville de Ravenne
fut souvent incendiée, dévastée ou dépeuplée,
malheur qu'essuya la maison de Matharel, com-
me les autres de la même ville.
Armand de Matharel. chevalier, seigneur de
Chéry, descendant de François, mentionné ci-
dessus, pour éviter la fureur des séditieux passa
en France et s'établit en Auvergne. Il s'attacha
au service de Louis, duc d'Anjou, oncle du roi
Charles VI, qu'il suivait dans son expédition du
royaume de Naples, où ce prince mourut en 1384;
et, par ordre de Charles VI, il repassa en France
avec quelques troupes.
La seconde branche est celle des seigneurs de
la Marthe, en Auvergne, et la troisième celle éta-
blie en Normandie. Une quatrième branche des
seigneurs de Jousse s'est éteinte dans la maison
de Miremont.
Jean de Matharel fut reconnu noble et issu de
noble race. Le même Jean de Matharel et Louis,
son cousin-germain, furent encore sur la produc-
tion de leurs titres, maintenus dans leur ancienne
noblesse par arrêt du Conseil d'état du 1er janvier
1608, contradictoirement rendu en leur faveur.
Cette maison compte un grand nombred'officiers
distingués dans nos armées, des chevaliers de
St-Louis, des ordres du roi et de l'ordre de Malte.
Armes : D'azur, à la croix alésée d'or, accom-
pagnées de trois étoiles du même, 1 en chef et 2
en flancs ; à la Champagne de gueules, chargée de
trois losanges d'or, rangées en fasce, moitié sur
l'azur et moitié sur le gueules.
Légende : In hoc signo vinces.
Supports : Deux léopards.
MAULÉON (de).
Cette famille descend par mâles d'Haton ou Na-
tonis, 2e fils d'Eudes, duc d'Aquitaine. Hunolt,
duc d'Aquitaine (tige des rois de Navarre et dont
descendent les Aranda et les d'Esclignac), son
frère, lui fit arracher les yeux en 746. L'on sait
que le duc Eudes était fils de Boggis, lequel l'é-
tait de Caribert, roi de Toulouse et dAquitaine ;
et que ce roi Caribert était le 2e fils de Clotaire II,
roi de France et frère de Dagobert. Cette origine
est constatée par tous les auteurs contemporains
des premiers roi de la 2e race, et par la charte de
la fondation d'Alaon.
Haton, 2e fils d'Eudes, duc d'Aquitaine, ainsi
qu'il a été dit plus haut, laissa plusieurs enfants,
selon la charte de fondation d'Alaon.
Au 7e degré, nous remarquons Athon, premier
vicomte de Mauléon de Soûle, titré de comte de
Ribagorce. Son petit-fils, Raimond-Guillaume,
— 485 —
— 486 —
surnommé Salamace, qui confirma Alaon étant
au château de Mauléon en 1040. Ses descendants
changèrent avec Philippe le Bel, roi de France et
de Navarre, la vicomte de Soûle contre le mar-
quisat de Rada et d'autres terres en Navarre; cette
branche s'allia avec la famille royale de France,
qui régnait alors en Navarre, avec les Grammont
d'Aster et autres des plus puissantes familles de
ce royaume. Cette branche s'éteignit dans le xvie
siècle et se fondit dans les maisons des ducs de
Grenade et marquis de Montéhermozo. Son frère,
Loup Athon, continua la descendance.
Au 16e degré, Géraud de Mauléon eut entre au-
tres fils, Bernard, qui continua la branche des
barons de Barousse. Sa postérité s'est continuée
dans les Mauléon-Nébias. Il y a eu plusieurs
branches éteintes dans les siècles passés descen-
dantes de Géraud qui furent établies en Langue-
doc et Gascogne ; elles fournirent nombre de su-
jets illustres cités par les historiens du Languedoc,
du Dauphiné et de la Provence. Géraud de Mau-
léon, seigneur de Gourdan, gouverneur de Calais,
fut chevalier du St-Esprit dans la promotion de
1585.
La maison de Mauléon a eu le bonheur de con-
server tous les titres qui servirent à former ses
preuves pour l'entrée dans les carosses du Roi,
par devant le généalogiste des ordres de Sa Ma-
jesté ; elle en a même augmenté la collection et y
a ajouté des découvertes intéressantes pour l'his-
toire de la première et de la seconde race de nos
rois.
Au nombre de ces documents est la charte ou
privilège de Charles le Chauve en faveur du mo-
nastère d'Alaon ; cette pièce, jointe aux confirma-
tions des descendants des fondateurs et d'autres
chartes extraites de différents ouvrages espagnols
et français, formeront, avec les autres titres, les
preuves non équivoques de l'origine mérovin-
gienne des rois et ducs d'Aquitaine, des premiers
rois de Navarre, troncs de ceux d'Aragon, Cas-
tille et Léon, etc.
Cette maison a fourni quantité d'officiers et des
chevaliers de plusieurs ordres, entre autres de
l'ordre de Malte.
Un comte de Mauléon, à la date du 17 décembre
1782, fit ses preuves, avec son cousin le marquis
de Mauléon, pour monter dans les carosses du roi
et avoir chacun une souslieutenance des gardes
du corps du roi : le premier dans la compagnie
de Noailles, et le dernier dans celle de Villeroi.
puis Grammont. Ils furent l'un et l'autre (1815)
lieutenants des gardes du corps du roi, compagnie
de Wagram.
Armes : De gueules, au Lion d'or, armé et lam-
passé de sable.
MAULMONT (de) alias Maumont (de).
Maison connue dans l'an 1088, qui tient un des
premiers rangs dans la province du Limousin,
tant par les services importants qu'elle a rendus
à l'Etat et ses illustres alliances, que par son an-
cienneté. Elle tire son nom de la ville et de la
chàtellenie de Maulmont, dont on voit encore les
ruines du château. Cette ville et cette chcàtellenie
furent réunies à celle de Chalus-Ghabrol en 1303
et 1307, lors des échanges que Guillaume et
Pierre de Maulmont, chevaliers, firent avec le roi,
Philippede-Bel. Les noms de ville et chàtellenie
de Maulmont, qu'elle portait dès le xi6 siècle,
étaient conservés jadis dans les actes que l'on
passait pour ce qui la concerne, lesquels com-
mençaient par ces mots : Par devant le garde des
sceaux de toute la terre, ville et chàtellenie de
Maulmont, qui a appartenu autrefois à ceux de
Maulmont. — Lors des séparations des branches
de cette maison, les cadets donnèrent le nom de
Maulmont aux terres qu'ils eurent en partage : le
premier fut Jean qui donna le nom de Maulmont
a une seigneurie qu'il possédait vers l'an 1220
dans la paroisse de Dournazac ; il était à cette
époque seigneur de la Trie. Ses successeurs en
ligne directe ont possédé ces deux terres, depuis
l'an 1220 jusqu'en 1695, que Marie, fille unique de
François, les porta en mariage à Jean Cagnac,
ainsi que la baronnie de Montbrun qu'elle eut de
la succession de Marie, née comtesse de Lamber-
tye, marquise de Choiseul. Le second exemple de
donner son nom à la terre que l'on eut en partage
fut donné en 1320 par Bertrand III, fils de Pierre,
qui donna le nom de Maulmont à une terre dans
la paroisse de Roziers, en Bas-Limousin : ce qui
annoncerait qu'il lui donna ce nom, c'est que Guil-
laume, son frère aîné, prenait seulement le titre
de seigneur de Tonnay-Boutonne, et que Pierre,
son autre frère, prit celui de seigneur de Château-
neuf et de Tournoël, qui étaient les terres que
Philippe-le-Bel leur avait données.
Cette maison remonte par filiation suivie à
Ebrard de Maulmont qui souscrivit avec Hélis, sa
femme, à un titre de l'an 1088, lequel se trouve à
l'abbaye de Solignac.
Cette maison a formé les branches :
lo Des seigneurs de Maulmont, barons de St-Vit,
éteinte.
Jacques de Maulmont, seigneur de Maulmont,
rendit hommage au roi de la seigneurie de St-Vit,
vers 1590.
2o Branche dite de Saraize ;
3» Branche dite de Maraffy, éteinte.
4o Des seigneurs d'Aragen, barons du Chalard,
éteinte ;
5° Des seigneurs de Pontfeuille, barons du
Chalard ;
6° Des seigneurs de Briansolle et de laRibeyrie.
7o Des seigneurs de Maulmont-St-Vit ;
8° Des seigneurs de Fromental, vicomtes de
Bridiers, éteinte ;
— 487 —
— 488
9» Des seigneurs de Saint-Quentin, vicomtes de
Beaumont-le-Roger, éteinte ;
10» Des seigneurs de Maulmont et de La Trie;
éteinte ;
llo Des seigneurs de Maulmont, du Chadeau et
de Puyiaud, éteinte ;
12» Des seigneurs des Places et de Marsac, qui
subsiste.
Une treizième branche a pour auteur Pierre de
Maulmont-St-Quentin, de Beauregard delà Roche
et de St Firmin, fils naturel de Guy, seigneur de
St-Quentin, dernier mâle de la neuvième branche
rapportée ci-dessus.
Armes: D'azur, au sautoir engrelè d'or, accom-
pagné de quatre tours bastiUées d'argent.
MAUPEOU (de).
Famille distinguée dans la robe et l'épée, divi-
sée en trois branches, et qui remonte à Pierre de
Maupeou et à Gilles de Maupeou, son frère, au-
teur de la branche de Maupeou d'Ableiges.
La filiation remonte à Pierre de Maupeou, sei-
gneur de Noisy, anobli en janvier 1586, qui fut
trésorier d'armes, duc de Joyeuse, amiral de
France, mari d'une sœur de la reine Louise de
Lorraine, femme du roi Henri III.
René-Nicolas-Charles-Augustin de Maupeou,
marquis de Bully, etc., conseiller au Parlement
le 11 août 1733, fut conseiller du roi en son conseil
d'Etat, président à mortier en survivance de son
père, le 1er avril 1737, président du Parlement et
nommé chancelier et garde des sceaux de France
le 16 septembre 1768.
Cette famille a formé la branche des seigneurs
de Sablonnières, issue de la précédente, qui a
pour auteur Louis de Maupeou, dont le fils, René,
fut nommé maréchal de camp le 20 mars 1709 et
lieutenant général des armées le 8 mai 1718 ; et la
branche des seigneurs d'Ableiges dont le chef
était le frère de Pierre duquel il est parlé en pre-
mier lieu. Il fut conseiller du roi en ses conseils,
l'un des intendants et contrôleurs généraux sous
Henri IV. C'est en faveur de son fils Gilles, maître
des requêtes, que la terre d'Ableiges, au Vexin
français, a été érigée en Comté en décembre 1691,
par lettres patentes enregistrées le 12 mars 1692.
Armes : D'argent, au porc-cpic de sable.
MAUSSABRÉ (de).
Autant qu'on a pu le connaître et découvrir par
les titres, cette famille est originairede la province
du Blaisois ou de Touraine, où elle a possédé,
dès le xip siècle, les seigneuries de Châteauvieux,
près de St-Aignan, en Blaisois, d'où elle relève ;
de la Sabardière, qui relève de Mon trésor, et
d'Heugnes, qui relève du comté de Buzançois :
c'est ce qu'on voit par les anciens aveux rendus
à ces seigneurs. On ne peut découvrir en quel
temps ces seigneuries sont entrées dans cette fa-
mille ni comment celle d'Heugnes en est sortie,
ainsi'que celle de Châteauvieux. En 1380, il ne
restait à cette famille, de la seigneurie d'Heugnes,
que la terre du Bois-St- André, qui en est un dé-
membrement.
Dans le temps des guerres de religion, qui ont
causé l'incendie des châteaux de cette maison,
temps où plusieurs de ses membres ont embrassé
la religion protestante, elle a perdu plusieurs de
ses anciens titres, ce qui empêche de prouverson
antiquité ; cependant elle existait du temps des
croisades, puisqu'on trouve dans cette histoire
des gentilshommes du nom de Maussabré. Cette
famille, séparée en cinq principales branches, ne
remonte sa filiation qu'à Guillaume, dont le nom
des père et mère est inconnu. Il est qualifié des
titres de noble homme, écuyer, et, dans quelques
contrats, capitaine du château de Loches,seigneurs
du Bois-St-André, etc.
Louis de Maussabré, premier du nom,lieutenant
général en date du 26 janvier 1555, fut tué à la
bataille de Gravelines en 1557. Le commissaire
du roi, à la recherche de la noblesse, certifia que
le dit Louis de Maussabré était d extraction noble
et de tout temps adonné aux armes.
Son fils aîné, Claude, fut l'auteur de la branshe
des seigneurs de la Sabardière et de Bussière. Il
fut déclaré exempt du ban et arrière-ban en sa
qualité d'hommes d'armes par acte rendu en jus-
tice le 14 octobre 1568.
Son petit-fils, Gaspard de Maussabré, homme
d'armes dans la compagnie d'Henri de Bourbon,
prince de Condé, et ensuite lieutenant de cent
hommes d'armes du seigneur de Gargilesse, ce
qui est prouvé par un certificat donné parle même
prince de Condé le 10 janvier 1626, fut jugé noble
d'extraction par jugement du 4 juin 1664.11 servit
le roi avec honneur, et ne quitta le service qu'à
cause de son grand âge et parce qu'il avait deux
enfants qui servaient.
Cette branche a formé à son tour les branches
lo des seigneurs de Gastesouris et 2° celle des
seigneurs de Puibarreau.
François de Maussabré, auteur delà branche
des seigneurs de Villablin, sortie de la branche
aînée, seigneur de Villablin, fut page de Louis de
Bourbon, 1er prince de Condé, et ensuite homme
d'armes dans sa compagnie. Son attachement pour
ce prince l'engagea à embrasser la religion pro-
testante réformée, et il périt dans les guerres de
religion, après avoir dépensé la meilleure partie
de sou bien à soutenir le parti où il s'était jeté.
Après sa mort, Claude de Maussabré, son frère,
seigneurs de la Sabardière, s'empara de tous ses
papiers qui, depuis ce temps, sont restés dans
cette branche, paya ses dettes, se chargea de ses
enfants, les fit tous élever dans la religion catho-
— 489
— 490 —
lique, pourvut à leur établissement et dota ses
nièces.
Cette maison a encore formé lss branches des
seigneurs du Bois-St-André ; des seigneurs de la
Balatrie ; et celle des seigneurs de la Croix, cadets
des seigneurs de la Balatrie.
Elle a fourni un grand nombre d'officiers dans
nos armées et plusieurs chevaliers de St-Louis.
Les armes de cette famille sont sculptées et
peintes dans plusieurs châteaux qui ont appartenu
à ceux de ce nom, et dans plusieurs églises ou
chapelles dont ils ont été seigneurs.
Armes : D'azur, au lambel d'or en chef, à trocs
pendants.
Cimier : Un cavalier armé de toutes pièces, te-
nant un sabre à la main.
MAZIS (des).
Famille noble et ancienne, que quelques auteurs
croient originaire de Flandre, et issue d'un Bailli
de Gand. Il est certain qu'au commencement elle
était attachée à la maison de Bourgogne ; cepen-
dant, dès 1339, on trouve un Jean Desmazis, 1er du
nom, gouverneur de Dourdan, qu'on peut croire
avec assez de vraisemblance, père de Jean Des-
mazis, qui commence la filiation de cette maison.
Charles VII accorda à Jean Desmazis, qu'il fit gou-
verneur des Villes et Châteaux d'Etampes et de
Dourdan, par des Lettres-Patentes du 30 novembre
1437, les revenus des gabelles et aides d'Estampes,
pour l'entretien des dites villes, alors frontières,
et près des marches des Anglais, anciens enne-
mis de la France.
Cette maison a formé les branches : 1° des sei-
gneurs de la Varenne et de Fontenailles.
2° Des seigneurs du Tronchet, éteinte.
Elle compte parmi ses membres plusieurs offi-
ciers, des chevaliers de St-Louis et des ordres du
roi.
Armes : De gueules, à une fascc d'or, chargée
de trois motettes d'éperon de sable.
Supports : Deux pucelles vêtues à l'antique.
Cimier : Unepucelle naissante du casque, vêtue
de même, et tenant en main l'écu plein des dites
armes.
MEGFLET (de)
Famille noble et ancienne de Normandie. Elle
remonte sa filiation suivie à Bobert de Mecflet,
qui vivait vers l'an 1600.
D'une autre branche fut Jean-ŒJaptiste de Mec-
flet, écuyer, seigneur d'Asseville, âgé de 48 ans,
en 1774.
Et une troisième branche de cette famille sub-
sistait dans François-Barnabe de Mecflet, écuyer,
sieur de Plainemare.
Armes : D'azur, à deux chevrons d'hermine ;
au chef de ne hé.
MEGRET D'ETIGNY DE SERILLY
DE GHAPELAINE.
Famille originaire de Picardie, passée en Béarn,
dont il est parlé dans le Mercure de France de
juillet 1734.
François-Nicolas Megret, seigneur de Passy,
d'Etigny et autres lieux, conseiller du roi en ses
conseils, grand audiencier de France en 1725,
auparavant général des Finances en Auvergne,
mort subitement le 30 juillet 1734, âgé de 61 ans,
laissa entre autres enfants de Marguerite de Beau-
cousin : 1° Jean Nicolas, seigneur de Serilly, avoe
cat général en la Cour des aides en 1706, maître
des requêtes de l'hôtel du roi en 1732, intendant
de Franche Comté qui mourut sans laisser de
postérité en 1762; 2° Megret de Fouquières qui
fut receveur général des finances en Auvergne et
3° Megret, seigneur d'Etigny.
Armes : Parti : au 1 d'azur, à trois be sauts
d'argent, 2 et 1 ; au chef d'or chargé d'une tête
de lion arrachée de gueules; au 2 d'argent, à
une bande d'azur chargée de trois étoiles d'or.
MÉHÉRENG DE ST-PIERRE (dé).
Famille noble, originaire deNormandie,élection
de Baveux, dont une branche s'est établie en Bre-
tagne, diocèse de St-Brieuc, au château de Bois-
de la-Salle, sous le nom de MéhérencdeSt-Pierre.
La Boque, en parlant des familles de cette pro-
vince, dit que celle de Me harenc, comme on l'écri-
vait anciennement, avait porté le nom de Bouchard.
Ceci est justifié par deux aveux rendus à la cham-
bre des comptes : le 1er par Baoul Bouchard, dit
Méhérenc, et sa femme, en date du 5 avril 1372
et le second aveu est du 6 desdits mois et an, par
Henry Bouchard de Méhérenc, pour le fief de
Méharenc, aussi situé dans la paroise de Trévières.
On voit dans la recherche des nobles faite par
Raymond de Montfaut, que Guillaume de Méhé-
renc passa à la réformation de Normandie en 1469,
son descendant au 6e degré, Pierre de Méhérenc,
écuyer, sieur de Saint-Pierre fut la tige de la
branche établie en Bretagne. Son frère Gabriel
de Méhérenc écuyer, sieur de Saint-Pierre, fut
maintenu dans sa noblesse par arrêt du con-
seil d'état, le 25 avril 1669. Il avait épousé le 20
juin 1659, une de Tiercelin de Brosses, dont il
laissa trois enfants qui continuèrent sa postérité.
Delà branche aînée est sortie la branche de Mé-
hérenc de Saint-Christophe.
Armes : D'argent, au chef d'azur.
(Quelques branches de cette famille ajoutent à
ces armes une bordure de gueules).
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MENOU (de).
Ancienne maison originaire du Perche, qui y
était connue dès l'an 1055 ; elle se transplanta en
Touraine. La branche aînée y a possédé la terre
de Boutfay, depuis le commencement du xiV siècle.
Elle a toujours été au service de nos rois, soit à
la guerre ou dans leurs maisons, et principalement
dans les dernières guerres de Louis XIV ; elle a
donné dans un même temps jusqu'au nombre de
36 officiers du même nom, dont plusieurs ont été
tués au service. Cette maison, aujourd'hui répan-
due dans les provinces de Touraine, Berry, Niver-
nais, Poitou, Sologne, Normandie et Bretagne,
est divisée en différentes branches.
Jean, sire deMenou, qualifié écuyer, le premier
de ce nom que l'on connaisse, rendit foi et hom-
mage, en 1055, d'un fief qu'il possédait dans le
pays du Perche : il y est qualifié chevalier, et
eut un fils également qualifié d'écuyer dans une
charte de l'abbaye de Thiron, de l'an 1121, sous
le règne de Louis le Gros.
La filiation de cette famille remonte à Gervais
de Menou, chevalier, seigneur de Menou qui vivait
en 1728.
Au 9e degré, Philippe de Menou, chevalier, fut
chambellan de Louis XI dans les deux dernières
années de son règne, en 1482 et 1483, puis am-
bassabeur en Espagne sous Charles VIII, par
lettres du 25 octobre 1492, maître d'hôtel de la
reine Anne de Bretagne, par commission du 5
janvier 1501 ; ensuite de la reine Claude et du
dauphin de France, par lettres de François Ie'' en
date du 29 janvier 1518.
De cette maison sont sorties les branches :
1» Des seigneurs de la Roche-Alais, au pays du
Maine, éteinte ;
2° Dos seigneurs de Narbonne, en Berry;
3° Des seigneurs de Champlivault, en Sologne;
4ê Des seigneurs de Cuissy ;
5° Des seigneurs de Charnizay, en Touraine ;
6° Des seigneurs du Mée, en Berry.
Armes : De gueules, à la bande d'or.
Cimier : Une tête de maure de sable.
(Cette maison avait autrefois pour supports :
Deux femmes vêtues en déesses ou en sibylles de
l'antiquité).
MENTHON (de).
Ancienne et illustre maison de Savoie et de
Bresse, qui Uorissait dès le xie siècle, et de laquelle
est issu Saint-Bernard, chanoine d'Aouste, vivant
en 1120 lequel était fils de Richard, seigneur de
Menthon, et de Berlione de Duyn.
Robert, seigneur de Menthon, issu au 4e degré
de Thomas, vivait en 1219. Son petit fils François
a donné origino à la seconde branche des barons
de Menthon, lequel fut écuyer de Philippe, duc
de Bourgogne et grand bailli de la Montagne.
René de Menthon a continué la branche des
comtes de Menthon, et enfin, Claude de Menthon,
baron d'Aubonne, grand écuyer de Savoie a fait
la branche des barons de Rochefort.
Cette maison a produit beaucoup de grands
hommes, et s'est divisée en plusieurs branches.
Armes : De gueules, au lion d'argent, à la bande
d'azur, brochante sur te tout.
MÉRI DE LA GANORGUE (de).
Famille noble dont il est parlé dans l'histoire
héroïque de la noblesse de Provence.
Elle remonte sa filiation à Gabriel Méri, origi-
naire d'Italie, qui quitta sa famille pour quelques
mécontentements domestiques, vers le commen-
cement du xvie siècle, et vint s'établira Bonnieux,
dans le comtat Venaissin. Il servit avec distinc-
tion sous Antoine Colonna ; se distingua au siège
de Seguy, et fut employé en qualité d'officier dans
la garnison de cette place, où il reçut une bles-
sure dangereuse.
Au 6e degré, Georges de Méri, 3e du nom, obtint
en sa faveur l'érection en comté du fief de la Ca-
norgue, ou Lacanorgve, par bref du pape Benoit
XIV, le 2i avril 1747, enregistré aux archives du
roi de Provence, le 17 novembre suivant. Il a eu
plusieurs enfants de Marie-Thérèse de Vaccon,
qu'il avait épousée par contrat à Arles, le 31 jan-
vier 1700.
En 1757, Joseph-Pierre de Méri fut reçu conseil-
ler au Parlement de Provence.
Armes : D'argent, au dauphin de sable, sur
une mer de sinople ; au chef d'azur, chargé de
trois étoiles d'or.
MÉRIG DE BELLEFON (de).
Cette famille est originaire de Guyenne.
Les preuves de la branche de Vivons dont l'ori-
gine est commune a celle de Bellefon, ont été
faites le 3 février 1670 par devant Dugué, inten-
dant de Lyon. Elles remontent jusqu'en 1551 ; les
armes de la famille y sont constatées.
Armes : D'azur, à la biche d'or.
MERLE (Baron).
Cette famille est originaire
de Provence. Le titre de ba-
ron a été concédé à Merle (Jean-
Joseph), colonel, né le 11 dé-
cembre 1770, à Allauch, près
Marseille, par l'empereur Na-
poléon Ier, par lettres patentes
du 2 août 1811.
Son fils unique. Jean-Lazare-
Achille, né le 31 août 1809,
mort le 20 novembre 1876, fut
investi du titre de baron, par
lettres patentes du 15 juillet
1813.
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403 —
- 494 -
Cette famille est aujourd'hui représentée par
quatre petits enfants du colonel Merle, dont deux
garçons et deux filles :
1° Lazare, l'aîné, né en 1858, commis principal
des contributions indirectes, investi du titre hé-
réditaire de baron, par arrêté du ministre de la
justice, du 22 janvier 1885;
2° Henri, né en 1860 ;
3" Lazarine-Cëctle- Antoinette ; en religion sœur
Marie-Sophie de l'ordre de la Présentation;
4° Marie-Joséphine-Sophie,ma.riéeh Joseph La-
MOTTE .
Armes : D'azur, au cheoron d'or, accompagné
en chef de deux molettes, et, en pointe, d'un lion
rampant, le tout d'argent, surmonté d'un comble
d'or chargé de trois merlettes en fasce d'azur ;
au franc-quartier des barons tirés de l'armée
brochant au neuvième de Vécu.
Couronne de baron.
Devise : Sanguinem pro patria profundere.
MERLE DES ISLES.
Famille originaire du Bourbonnais.
Elle suit sa filiation depuis la fin du xvie siècle.
Depuis cette époque, elle a fourni jusqu'à la
Révolution, plusieurs procureurs et conseillers
du roi, dans les provinces du centre et princi-
palement à Moulins.
Déclarée noble par Louis XV, le nom de des
Isles fut ajouté au nom patronymique, du nom
d'une terre sise sur l'Allier en Bourbonnais.
La Révolution détruisit plusieurs de ses mem-
bres.
Un seul, échappé à la tourmente, étant officier
d;ms les armées, resta le dépositaire du nom et
des armes de la famille.
Il eut deux fils : le cadet laissa postérité.
Armes : D'or, au merle de sable, becquè et
membre d'or.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Merle des Isles (André), marié à Elisa
de Tourdonnet de Joussinaud ; chef de
nom. — Résidence : Val d'or, Eutménïa,
par Constantine ;
2° M. des Isles (Léon), marié à Léonie
Dassonville. — Résidence : Jemmapes,
Constantine ;
3" M. des Isles (Emile), capitaine de ca-
valerie. Constantine.
MESGHINET DE RIGHEMOND.
(Saintonge. -Charente-Inférieure. - La Rochelle).
Maison noble et fief de Richemond dans la pa-
roisse d'Ecurat, près Saintes.
On lit encore aujourd'hui l'inscription du por-
tail, crénelé. Une sculpture figure un arbre chargé
de feuilles et de fruits sur les rameaux duquel se
posent des oiseaux :
1601
DE. LIEV. DÉSERT. EN. CVLTVRE
J'AI. ESTÉ. MIS. PAR. LA. CVP-
DE. MESCHINET. ET. r-
DE. TRÈS. AGRÉABLE^
PAR. SIT. FORTVy
La filiation suivie *•■
(1457-1500).
Samuel Mesc
mond, prit pr
dant le siè^
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Lambrt
l'écu, argi
Devise, i
Vinces.
— 495
— 490 —
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Meschinet de Richemond (Louis-Marie),
fils de feu Samuel-Louis de Meschinet
de Richemond, officier supérieur de la ma-
rine, chevalier des ordres du Mérite mili-
taire et de la Légion d'honneur, etc., et de
feueMarie-Catherine-Elie Pichez, marié,le
25 septembre 1802, à Charlotte-Lucie
'ïesnon des Mesnards, fille de feu Pierre-
V G. des Mesnards el de feue Anne-
Claire de Clervaux, dont : a)
•Adolphe, né le 3 juillet
>, marié le 16 mai 1895,
me Leenhardt ; b)
le 11 mai 1873, à
^ie-André, né
'est éteinte
brique est
''es.
'es
a-
c
ie
00
3en-
»yes,
>5G ;
i668,
e pri-
igny;
'rons;
unay ;
:avoie-
ird'hui.
epuis :
neret,
é vers
baron
• Mar-
'igny,
ies du
duc de Bourgogne, mort en 1895, épousa Cathe-
rine de Foissy. De ce mariage, 2 fils : 1° Jean qui
suit, 2° Denisot de Mesgrigny, tige de la branche
des marquis de la Villeneuve-Mesgrigny ; V. Jean
de Mesgrigny, écuyer, mort vers 1407, servit sous
Charles VII et Louis XI. Sa fille Jeanne épousa
Jean Mole, écuyer, d'où descendent les Molé-
Champlatieu ; avec Jean II s'éteignit la première
maison de Mesgrigny; V. bis) Denisot de Mesgri-
gny, écuyer, baron de Poussé, second fils de
Guyot et de Catherine de Foissy, épousa Benoite
le Cartrier, dont Jean qui suit ; VI. Jean servit
dans toutes les guerres de Charles VII, il était
qualifié vicomte de Troyes en 1440, il épousa
Jeannette Le Cierge, dont Jean III qui suit ; VII.
Jean III, né vers 1441, servit en qualité d'hommes
d'armes sous Gilbert de Clèves, comte de Nevers ;
il fut maintenu dans la noblesse militaire du bail-
liage de Troyes par sentence du 28 décembre 1487,
il épousa en 1470, Gillette de Vittel, dont Jean IV
qui suit ; VIII. Jean IV, né vers 1408, conseiller
du roi, dressa le procès verbal de comparution
des nobles du bailliage de Chaumont, en 1513,
mourut en 1530. Il épousa en 1497 Jehannette Do-
rey, dont Jean qui suit ; IX. Jean V, seigneur de
Choignes, Bercenay, Anneville, Vaux, Villiers,
etc., président au siège présidial de Troyes, mort
en 1509, il épousa en 1530 Marie de Pleure, dont
Jean V, qui suit, et Eustache, tige de la branche
des comtes de Ville! tertin ; X. Jean IV. écuyer,
seigneur de Villeneuve, avocat au Parlement de
Paris conseiller du. roi, maîtres des comptes, il
épousa Nicole de Grené, dont Jean VU qui suit ;
XL Jean VIII, chevalier, marquis de Villeneuve-
Mesgrigny, seigneur de Briel, vicomte de Troyes,
né en 1573, fut conseiller, maître des comptes en
1010, il acquit en mai 1038 la terre de Vendeuvre
de la maison de Peney-Luxembourg, et obtint
l'érection de la baronnie de la Villeneuve en mar-
quisat, sous la dénomination de la Villeneuve-
Mesgrigny en 1040; il épousa en 1597 MarieBou-
guier, dont : 1° Jean VIII qui suit, 2° Jacques de
Mesgrigny, tige de la branche des marquis de
Bonnivet, 3° François de Mesgrigny, tige des
seigneurs de Marans ; XII. Jean VIII, chevalier,
marquis de la Villeneuve-Mesgrigny et de Ven-
deuvre, vicomte de Troyes, fut reçu conseiller au
grand conseil en 102'i, maître des requêtes et con-
seiller en 1034, intendant de Champagne en 1035,
premier président au parlement de Provence en
1043, mort en 1078 ; il avait épousé en 1034 Hu-
berte de Bussy, baronne d'Emery, dont François,
qui suit; XIII. Jean-François, marquis de la Vil-
leneuve-Mesgrigny, baron de Vendeuvre, né en
1035, conseiller du Roi ; il épousa Henriette du
Mesnil. De ce mariage : Charles-Hubert, conseiller
au parlement de Paris, mort en 1732 sans posté-
rité. En lui finit la branche des seigneurs de la
Villeneuve-Mesgrigny .
IL — Branche des marquis de Bonnivet
XII. Jacques de Mesgrigny, 3e fils de Jean VII
— 497 —
— 498 —
et de Marie Bouguier, marquis de Bonnivet, pré-
sident à mortier au parlement de Rouen, conseil-
ler d'honneur au parlement de Paris, épousa en
1644 Eléonore deRochechouart, marquise de Bon-
nivet, dont François-Romain ; XIII. François-
Romain de Mesgrigny, marquis de Bonnivet.
épousa Marguerite de Bency. La branche des
marquis de Bonnivet finit avec François-Romain
de Mesgrigny.
RI. — Branche des seigneurs de Marans
XII. François de Mesgrigny, comte de Marans
et de Briel, 6e fils de Jean VII et de Marie Bou-
guier, né en 1619, se distingua dans les guerres
maritimes de son époque et fut nommé chef d'es-
cadron des armées navales ; il fit bâtir le château
de Briel et épousa Renée de Marans en 1655, dont
François II qui suit ; XIII. François II de Mesgri-
gny, comte de Marans et de Briel, né en 1657, fut
capitaine au régiment du roi Louis XIV, il épousa
Charlotte de Blicy. En lui s'éteignit la branche
des seigneurs de Marans.
IV. — Branche des seigneurs de Villebertin
X. Eustache de Mesgrigny, écuyer, seigneur de
Villebertin, second fils de Jean V et de Marie de
Pleurre, naquit à Troyes en 1544. Il prit parti
contre la Ligue en faveur de HenrilV, commanda
un corps de 7.000 hommes, occupa la ville de
Troyes qu'il ramena à l'obéissance du roi. Il fut
nommé procureur général du parlement de Paris.
Eustache avait épousé en 1571 Simone Le Mairat,
dont Jérôme ; XI. Jérôme, chevalier, seigneur de
Villebertin, né en 1575, capitaine d'une compagnie
de chevau-légers, fut député de la noblesse du
bailliage de Troyes aux Etats-Généraux d'Orléans
en 1614, il le fut encore en 1651 aux Etats-Généraux
de Tours. Il épousa en 1620 Marguerite Goiffart
de Marcilly, dont : 1° Nicolas, 2« Jean IX, comte
de Mesgrigny, lieutenant général, commandeur
de St-Louis, officier du génie. Il fit construire la
citadelle de Tournay, prit part aux guerres du
règne de Louis XIV. Sa défense de Tournay en
1709 lui valut les éloges de Vauban et l'estime du
roi. IL avait épousé en 1700, à l'âge de 72 ans, Ma-
rie de Tenremonde: XII. Nicolas, chevalier.comte
d'Aunay, né en 1624, capitaine au régiment de
Navarre en 1650, se distingua comme son frère
Jean dans la carrière des armes. Il servit dans
les armées de Turenne et fut nommé maréchal de
camp en 1652. Il épousa Georgette de Régnier
d'Aunay, dont : 1° Louis de Mesgrigny, tige de la
branche des comtes d'Aunay, 2° François, tige de
la branche des seigneurs de Souleaux, 3o Jean-
Nicolas, tige de la branche de Savoie-Villebertin.
V. — Branche des comtes d'Aunay
Jacques-Louis de Mesgrigny, comte de Ville-
bertin et d'Aunay, fils de Nicolas et de Georgette
d'Aunay, fut capitaine au régiment de Navarre,
il épousa en 1681 Charlotte Le Prestre de Vauban,
fille du célèbre maréchal de France, dont il eut
onze enfants : 1° Jean-Charles qui suit; XIV. Jean-
Charles fut aide de camp de Vauban, son aieul
maternel, devint colonel d'un régiment d'infante-
rie nommé le régiment de Mesgrigny, il le com-
manda à la bataille de Malplaquet, il fut nommé
maréchal de camp en 1738 et lieutenant-général
en 1744. Jean Charles épousa en 1713 Cécile de
Poussé, dont Jean XI de Mesgrigny, colonel du
régiment du Vexin, mort sans postérité en 1738.
Sa sœur épousa Le Pelletier de Rosambo, prési-
sident à mortier au parlement de Paris.
VI. — Branche de Souleaux
François III de Mesgrigny, 3e fils de Nicolas et
de Georgette de Régnier, né en 1666, servit avec
distinction dans toutes les guerres de son époque,
il fut ingénieur en chef des travaux et fortifica-
tions, mort en 1732. Il épousa Madeleine de Ne-
velet, dont plusieurs enfants qui n'ont pas laissé
de descendance.
MI. — Branche de Savoie-Villebertin
XIII. Jean - Nicolas de Mesgrigny, chevalier,
comte de Briel, seigneur de Savoie, Villebertin,
etc., fils de Nicolas III de Mesgrigny et de Geor-
gette de Régnier, capitaine au régiment de Saint-
Géry en 1704. Il épousa Catherine de Pradel,dont
François ; XIV. François, marquis de Mesgrigny
par lettres patentes d'octobre 1646, comte de Briel,
fut grand bailli d'épée en 1767, il présida l'assem-
blée des trois ordres tenue pour la nomination
des députés du bailliage de Troyes aux Etats-
Généraux de 1789. Il épousa Louise Le Febvre de
St-Benoît, dont 1° Louis-Marie qui suit; 2° Louis,
chevalier de Mesgrigny, Grand-Croix de l'ordre
de Malte, chevalier de St-Louis et officier de la
Légion d'honneur, colonel au régiment de Foix
en 1788. En 1815, il fut nommé maréchal de camp
et mourut en 1828 ; 33 Pierre-Antoine, comman-
deur de l'ordre de Malte, était maréchal de camp
en 1791 ; XV. Louis-Marie, marquis de Mesgrigny,
comte de Briel, né en 1744, servit dans la pre-
mière compagnie des mousquetaires, fut nommé
député de la noblesse du bailliage de Troyes aux
Etats-Généraux de 1789, émigra en 1791, fut nom-
mé maréchal de camps en 1815 et commandeur de
St-Louis en 1821. Il épousa en 1778 Anne Marchai
de Saincey. De ce mariage : 1° Pierre-François,
qui suit, 2° Adrien-Charles, tige de la branche
des comtes de Briel ; XVI. Pierre-François, né en
1772, fut enseigne au régiment des gardes fran-
çaises, était lieutenant-colonel au 4e régiment de
la garde royale en 1821, et maréchal de camp en
1826. Il épousa en 1802 Alexandrine de Trémau-
ville, dont Edmond ; XVII. Edmond, marquis de
Mesgrigny, né en 1803, ancien lieutenant de dra-
gons, a épousé en 1832 Rosalie Pages, dont Clau-
de-François, comte de Mesgrigny, né en 1836,
mort sans alliances.
499
— 500
VIII. — Branche des comtes de Briei
XVII. Adrien de Mesgrigny, comtes de Briel,
second fils de Louis-Marie, né en 1V"«8, chef d'es-
cadron en 18L3, député de l'Aube de 1834 à 1848,
mort en 1849, épousa Marie-Antoinette de Bam-
buleau. dont Gaston-Claude ; XVIII. Gaston-Clau-
de, comte de Briet.néen 1804, élève de Saint-Cyr,
fut officier de carabiniers, épousa en 1836 Eugé-
nie de Bossancourt. De ce mariage sont encore
existants :
!. Louis-Jean, marquis de Mesgrigny, a pris le
titre de marquis à la mort du marquis Edmond
de Mesgrigny ;
2. Henriette, mariée au colonel comte de Bofli-
gnac. De ce mariage sont nés: 1° Emmanuel-
Maurice-Marcel; 2° Marie-Henriette- Agathe ;
3. Agathe-Eugénie, mariée à X. Allart, sans
enfants ;
4. Cécile- An toi nette, non mariée.
De Claude de Mesgrigny (1250) à Henriette,
XIX générations.
Aumes : D'argent, au lion de sable.
Supports : Deux griffons.
Couronne de marquis.
Devise : Dsus fortiiudo moa.
Cette famille a aussi fourni à l'église plusieurs
membres remarquables par leurs vertus. Citons
seulement: Athanase, qui quitta le service mili-
taire pour entrer dans les ordres, et fut évèque
Grasse de 1711 à 1726. Ce prélat fonda un hôpital
qu'il entretint à ses frais. — Benée de Mesgrigny,
religieuse bénédictine, à l'exemple de son frère,
l'évêque de Grasse, consacra ses biens au soula-
gement des pauvres. Devenue abbesse, elle se
distingua par une sage administration ; elle fut
vénérée comme une sainte à sa mort survenue en
1696.
Plusieurs chevaliers, deux commandeurs et un
grand-croix de l'ordre de Malte appartiennent
aassi \ la famille de Mesgrigny.
MESMAY (de).
Cette maison a tiré son nom de la terre de
Mesmay, qui était située dans le bailliage de
(Juingey. près de la rivière de Loue. Le premier,
dont la filiation est certaine, est noble homme Mi-
chel de Mesmay, qualifié tel dans les provisions
d'uu office que lui donna Charles, duc de Bourgo-
gne, lesquelles sont datées du 20 décembre 1473
Etienne de Mesmay, son fils, fut écuyer, con-
trôleur de la Maison de Marie, reine de Hongrie
et de Bohême, lequel reçut une pension de
200 livres, du roi d'Espagne Philippe II, en con-
sidération des services qu'il avait rendus à l'em-
pereur Charles-Quint, ensuite à la reine de Hon-
grie et de Bohême, par lettres patentes en date
du 13 juillet 1565.
Elle a formé les branches des seigneurs de
Montaigne et celle des seigneurs de Genevreuille.
Cette dernière s'est éteinte dans les mâles, à la
mort de Jean-François, dit le chevalier de Mes-
may, le 2? mai 1747, qui ne laissa qu'une fille,
Jeanne-Marie, qui s'est alliée à Claude-Antoine-
Eugène de Mesmay de Montaigne, son parent.
Il subsiste en Espagne une branche de cette
maison, établie depuis plus de deux siècles, qui y
a contracté de bonnes alliances.
Armes : D'azur, à la fasce d'or, chargée d'un
losange de gueules.
Devise : De rien je ne m'esmoye.
MESNIL {du).
Il existe un grand nombre de familles portant
ce nom, établies sur tous les points de la France.
La plupart ont encore des représentants. Dans
l'impossibilité où nous nous trouvons de les dis-
tinguer entre elles, nous nous bornons à les men-
tionner purement et simplement.
En Picardie : Famille dont il est parlé dans le
nobiliaire de Picardie. Louis du Mesnil, seigneur
de Maricourt, demeurant m Boubers, en Ponthieu,
rapporta les lettres de relief de noblesse, accor-
dées à François du Mesnil son aïeul, au mois de
février 1604, vérifiées en la Chambre des Comptes
et Cour des Aides, les 20 et 23 décembre de la
même année. Il produisit encore une copie colla-
tionnée des lettres d'anobli ssemet données par
Louis XI, au mois d'avril 1477, en faveur de
Louis du Mesnil son cinquième aïeul.
Armes : D'azur, à la bande d'or, accompagnée
de deux roses d'argent.
Autre famille de Normandie, maintenue dans sa
noblesse, le 23 février 1668.
Armes : D'argent, à deux jumelles de gueules;
au chef du même, chargé d'un lion léopardé d'or.
Nous trouvons un du Mesnil écuyer, sieur de
Pi val, élection d'Avranches.
Armes : D'or, à trois molettes d'éperons de
gueules.
Un autre dans l'élection de Caen, qni porte pour
armes : D'argent, à trois lions de gueules.
Dans l'élection de Mortain. nous trouvons un
du Mesnil, écuyer, sieur de laGondonnière.
Armes : De gueules, à trois croissants d'argent.
Un autre du Mesnil écuyer, sieur de Hubertans
existait dans l'élection de Valognes.
Armfs : De sable, fretté d'argent. »
Nous en trouvons un en Champagne qui portait
pour armes : D'azur, à trois fasces d'argent.
501
— 502 —
MEYNARD DE FRANC.
Famille originaire de Pro-
vence.
Armes : Ecartclè : aux 1
et 4 d'or, à V arbre de s>no-
ple planté sur u ne montagne
de cinq coupeattx de même,
accompagné d'un arc de
gueules cordé de sable,pas-
së en bande dans le pied de
l'arbre : au chef d'azur,
chargé de trois étoiles d'or,
celle du milieu comète e, qui
est de Meynard ; aux 2 et 3 d'azur, à deux tours
d'or maçonn.es de sable et ouvertes de gueules ;
au chef d'or, chargé d'une croix de Malte fleuron-
née de gueules, qui est de Franc.
REPRÉSENTANTS ACT UELS
Meynard de Franc (Raymond - Louis -
Maxime). Résidences : château de Guigues,
par Beaugency (Loiret), et château de l'Or-
tie, par Orléans (Loiret), marié à Lucile,
fille du général baron Berger de Castellax.
Enfants: a) Maxime-Raymonde-Hen-
riette-Françoise, née le 12 juillet 1885; b)
Marie-Justinien-Maxime, né le 30 décembre
1887.
MEYRAN DE LAGOY (de)
Famille qui, en vertu d'une transaction faite,
l'an 1657, avec une autre famille du même nom et
habitant également la ville d'Arles, porte les
mêmes armes, et est issue d'Etienne de Meyran,
lequel fut anobli par lettres d'Henri III, au mois
de juillet 1582, en considération de ses services
et de ceux que Barthélémy de Meyran, son père
et Etienne de Meyran, son aïeul, avaient rendus
à nos rois pendant les guerres civiles en plu-
sieurs endroits, même dans la ville d'Arles, en
qualité de capitaine de cette ville, où ils s'étaient
fidèlement comportés, pour la conservation de la
même ville, dans le service du roi. Ces lettres ont
depuis été confirmées par d'autres de Louis XIV,
données à Saint-Germain-en-Laye, en janvier
1670. Cet Etienne de Meyran fut envoyé en 1617
ambassadeur de la Porte Ottomane, et il est fait
mention des services qu'il rendit au roi, en cette
occasion dans les lettres patentes que le roi fit
expédier, en érigeant la Baronnie de la Goy en
marquisat. Il s'était marié avec Marguerite de
Lacetta ou la Geta, le 6 juin 1595. Son fils aîné
Jacques, capitaine pour le roi de La ville d'Ar-
les, mourut sans postérité. Son frère Guillaume
lui succéda et continua la postérité de cette mai-
son qui s'est poursuivie jusqu'il nos jours.
Armes : Paie et contre-palé d'argent et d'azur
de cinq pièces ; à la fasce d'or, brochante su>- le
tout.
Supports: Deux centaures, la partie de l'homme
de carnation, et la partie du cheval d'argent.
Cuinier : Une givre d'azur, couronnée d'or et
issante de gueules.
Ces armes paraissent fort anciennes. On les
trouve à Arles, dans l'église do Ste-Trophime et
dans celle des Minimes et de Saint-Lucien où ceux
de cette famille avaient leur chapelle et leur sépul-
ture, aussi bien que dans l'église des Bécollets
où ils étaient bienfaiteurs.
MEYRONNET (de).
Cette famille est originaire de Provence.
Alphonse de Meyronnet St-Marc fut procureur
général de la cour des Comptes de Provence en
1656 et conseiller d'Etat en 1660. Son lils, son pe-
tit-fils et son arrière petit-fils furent conseillers
au Parlement de Provence.
Paul de Meyronnet conseiller au parlement de
Provence, en 1688, obtint l'érection de la terre de
Chàteauneuf en marquisat, par lettres patentes
d'avril 1727, enregistrées par arrêt du parlement
de Provence en date du 5 mai suivant :
Charles de Meyronnet fut maréchal des camps
et armées du roi, commandeur de Tordre royal
et militaire de Saint-Louis, et mourut à Aix en
1772.
Philippe-Auguste de Meyronnet St-Marc, fut
capitaine de vaisseau en 178't, et chevalier de
St-Louis. Il était frère du baron de St-Marc. con-
seiller au parlement de Provence. Trois autres
de ses frères furent comme lui officiers supérieurs
dans la marine et chevaliers de St-Louis.
On trouve la généalogie de cette famille dans
Le Chesnays des Bois, T. X. p. 111 et suivantes.
Arivies : D'azur, à un rocher d'argent sortant
d'une mer du même, accompagné en chef de
deux croissants aussi d'argent.
MICHEL DU ROC DE BRION.
La famille Michel qui a donné un maréchal de
France, créé duc de Frioul, est originaire de Nor-
mandie, d'où une branche établie à Marvejols et
en Lorraine, a donné des magistrats, des avo-
cats généraux aux cours des Aides de Cahors, et
de Montauban, des officiers distingués, etc., et a
été maintenue dans sa noblesse, le 25 janvier
1699, par M. de Lamoignon, intendant du Lan-
guedoc.
Armes : D'azur, au roc d'argent, surmonté de
deux étoiles d'or.
— 503
— 504 —
RE PRÉSENTA NTS ACT UELS
Michel du Roc, Mis de Brion (Henri),
Conseiller général à Fournels, (Lozère),
marié en avril 1863, à Alix des Mazis,
dont :a) Joseph-Marie Christian ; b) Marie ;
c) Madeleine.
MILLEVILLE (de).
Famille originaire de Normandie, Election
d'Arqués, divisée en deux branches : L'aînée est
établie en celte province, et l'autre au pays de
Chartrain; son origine se perd dans l'antiquité
la plus reculée, et elle est en possession de sa
noblesse, qui est prouvée par un arrêt du conseil
d'Etat du roi, du 18 janvier 1774, en faveur de
Jacques de Milleville, 5e du nom, écuyer, sei-
gneur de Boutonvilliers et de la Pàtrière, contre
l'adjudicataire des Fermes.
Frère Jean de Milleville, commandeur de Re
pentigny, vivait en 1463 ; un autre Jean, écuyer
d'écurie du roi, vivait en 1485 ; mais la filiation
suivie ne commence qu'à Archambaud d^ Mille-
ville, qui paraît être le fils du précédent, et qui
vivait en 1503. On ignore le nom de sa femme
dont il eut postérité. Ses descendants furent re •
connus comme nobles de race.
Cette branche porte pour armes : De gueules,
au sautoir d'argent, cantonné de quatre glands
d'or.
La seconde branche établie au pays Chartrain
a pour auteur le second fils d'Archambaud au-
teur de la l'e branche. Il fut en considération de
ses services et de sa noblesse, déchargé d'une
commission à laquelle il avait été établi, sui-
vant une sentence du bailliage de Chartres,
rendu le 12 janvier 1592, à son profit, contre
Philippe Foucher, sergent royal.
Cette branche porte pour armes : De gueules.
au sautoir d'argent, cantonné de trois glands
d'or, au lieu que l'aînée en a quatre.
MILLY DE THIL
Ancienne maison chevaleresque originaire de
Picardie et Bourgogne.
Guy de Milly époux de Stéphanie de Flandre,
accompagne le comte de Flandre son seigneur et
parent à la première croisade, et fait souche
en Palestine d'une grande et glorieuse dynastie
féodale investie par les rois de Jérusalem des
principautés de Naplouse (Samarie) et de Mon-
réal.
Du xue siècle au xve siècle, trois de ses mem-
bres : Philippe de Milly (dit : de Naplouse), Gar-
nier de Milly (dit : de Naplouse), Jacques de Milly,
sont élus grand-maîtres des ordres du Temple
et de St-Jean de Jérusalem (Salle des croisades à
Versailles). Un grand nombre d'autres sont che-
valiers de Malte, officiers supérieurs sur terre et
sur mer.
Philibert-Joseph comte de Thy de Milly (fils
d'Alexandre et de Christine de la Fage-Péronne)
obtient les honneurs de la Cour en 1785, en vertu
des preuves faites au cabinet des ordres du roi,
s'arrêtant à Simon de Thil (de Tilio) vivant en
1394.
Marie-Claude-Anne de Villers-la-Faye, épouse
du comte de Thy, est aussi présentée au roi, la
famille de Villers-la-Faye ayant également fourni
les preuves de la Cour.
Armes. Ecarteté : aux 1 et 4 d'argent à trois
lions passants de gueules, 2 en chef, 1 en pointe,
le 1er tenant dans sa patte droite une fleur de lis
d'or, qui est de Thil; aux 2 et 3, de sable au
chef d'argent qui est de Milly.
Supports : Deux lions d'or tenant d'une patte
Vécu, de l'autre un guidon d'azur charge d'une
fleur de lys d'or.
Cimier : Un cygne.
Devise : Eidelis sed Infelix.
MITRY (de),
Famille originaire de Metz, établie depuis
longtemps en Lorraine. Elle est comptée au rang
des plus illustres de cette province.
Elle remonte à Thibaut de Mitry, maître éche-
vin de Metz en 1343 et qui commence la filiation
suivie. Jean de Mitry, au 5e degré, seigneur de
Fouconcourt, épousa le 10 décembre 1524, Yo-
lande de Ferange, de qui il eut entre autres
enfants: Jacques, l'aîné, qui continua la branche
mère, et son 4e frère, Christophe, qui a fait la
branche des seigneurs de Fouconcourt.
Armes : D'or, à trois tourteaux de gueules.
MOLETTE DE MORANGIÈS (de).
Famille ancienne, originaire du Languedoc,
distinguée par ses alliances et ses services mili-
taires. Elle remonte par filiation suivie à Ber-
trand de Molette, 1er ,m nom, qui vivait en 1237.
Il appert par plusieurs actes que noble Bertrand
de Molette habitait le château de la Garde-
Guérin, dépendant d'un fief considérable, dont il
était coseigneur. Son arrière petit-fils, Jean de
Mollette, 1er du nom, damoiseau, seigneur de Mo-
rangiès, acquit, par acte du 5 septembre 1392,
plusieurs rentes nobles et la 3e partie d'une pa-
riérée.des péages, cartelages et droits seigneuriaux
que dame Agnès de Chàteauneuf avait au dit
lieu de la Garde-Guérin, dont il était coseigneur.
Charles de Molette de Morangiès, IIe du nom,
comte de Morangiès, marquis de St Albin, baron
505 —
— 506 —
de la Garde-Guérin, servit d'abord en Hongrie,
sous les ordres du maréchal de Coligny, et rentra
en France en 1664, Il fut pourvu, sur la démission
de son père, de la charge de bailli du Gévaudan,
gouverneur de la ville de Marvéjols, etc., il
obtint la charge de commis de la noblesse du
pays de Gévaudan, qu'il exerça jusqu'à sa mort.
Du 14e degré, se détache, avec Jean, Anne de
Molette, vicomte de Morangiès la seconde bran-
che de cette famille vers 1781. Elle avait été
maintenue dans sa noblesse, par jugement de
l'intendant du Languedoc, du 24 septembre 1669.
Armes; D'azur, au cor de chasse d'argent,
lie de gueules, l'embouchure à dcjctre, et accom-
gnc de trois molettes d'éperon d'or.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions couronnés d'or.
MONSEIGNAT (de).
Famille originaire de la Champagne où elle
possédait plusieurs fiefs ; les archives de Soissons
et de Verdun ayant été incendiées pendant la
campagne de France, sous le premier Empire, sa
filiation par titres réguliers n'a pu être établie
qu'à partir du xvne siècle.
I. Félix de Monseignat, marié à Paris en l'é-
glise St-Germain-PAuxerrois avec Marie-Etien-
nette Berney, veuve de Antoine Gondieu de la
Jaingue, capitaine des portes de la ville de Ver-
dun, mort le 27 décembre 1685. De ce mariage :
1° Marie-Hélène, née le 1er octobre 1689; 2° Félix,
(dont l'article suit) né le 22 décembre 1692; et 3e
Marie-Magdeleine .
II. Félix de Monseignat, receveur des traites à
Givet et, depuis 1739, receveur des gabelles à
Rhodez en Rouergue, marié le 15 avril 1728 à
Marie-Denise de Jossé, dont dix enfants :
1° Marie-Denise, née le 6 janvier 1720, baptisée
par son cousin Domino, chapelain de Mgr le duc
d'Orléans ;
2o Jacques-Félix, né le 5 décembre 1721, mort à
Paris le 23 mai 1723 ;
3° Simon, né le 1« décembre 1722 ;
4° Louis-Félix (qui continua la descendance),
né le 26 mars 1724 ;
5o Magdeleine-Denise, née le 19 juin 1726;
6° Marie-Gabrielle, née le 25 septembre 1727,
religieuse Annonciade ;
7o Denise-Geneviève, dite de Chèvremont, aussi
religieuse aux Annoncia.les de. Rodez ;
8° Charles-Alexandre-Furey, né le 19 juillet 1734 ;
9° Marie ;
10° François-Pierre-Fréj us, baptisé à St-Hylaire
de Givet le 6 octobre 1737, parrain messire Pierre-
Anne de Sommerecourt, contrôleur des fermes du
Roi ; longtemps officier de dragons, au régiment
de Royal-Navarre, fut, après être rentré dans la
vie civile, administrateur de la commune de
Rodez.
III. Louis-Félix de Monseignat, pourvu le 2
août 1782 de la charge déconseiller-secrétaire du
Roi près la chancellerie de Paris, épousa le l"fé-
vrier 1757 demoiselle Marie- Anne Hémard de
Lambesc, fille de noble Hyacinthe Hémard, capi-
toul de Toulouse. De ce mariage, sept enfants :
1° Denis-Félix, né le 21 mars 1758, mort dans
la traversée de Saint-Domingue, laissant un seul
fils, Adèle-Léon, professeur à la Faculté de Droit
de Grenoble, qui n'a eu lui-même qu'une fille,
Marie-Clotilde-Sophie, mariée en 1856 au vicomte
Brunetaud de Ste-Suzanne ;
2° Jean-Louis-Paul (qui continua la descendance
masculine, né le 3 juin 1759 ;
3° Marie-Gabrielle-Jeanne,née le 19 juillet 1760;
4° Geneviève -Rosalie, née le 7 octobre 1761,
mariée le 24 juin 1784, à Murât en Auvergne, avec
M. Félix Dubois de Niermont, et a eu 3 enfants,
dont l'un fut plus tard député du Cantal ;
5* Marie-Victoire, née le 25 juillet 1763 ;
6° Félix-Hippolyte-Fréjus, né le 13 août 1764,
avocat au parlement de Toulouse, incarcéré en
1793 et rendu à la liberté par la chute de Robes-
pierre, président de l'Assembiée électorale et dé-
puté au conseil des Cinq-Cents, trois fois élu au
Corps législatif, président en 1811 de la commis-
sion de législation, a eu l'honneur d'attacher son
nom au Code pénal, président du Conseil général
de l'Aveyron et de la Société d'agriculture, allié
le 25 avril 1794 à Marie-Anne Béteille, sœur du
général baron de Béteille dont il a eu :
a) Marie-Rosalie, mariée le 24 février 1812 à
Jean-François Vergnes, intendant divisionnaire
et député de l'Aveyron ;
b) Marie-Fanny, mariée à Henri Affre de Saint-
Rome, frère de l'archevêque de Paris, dontquatre
enfants, parmi lesquels Auguste Affre, fixé à Pa-
ris, rue de Rennes, 147, et Virginie, mariée au
baron Gabriel de Nogaret ;
c) Amélie, supérieure des religieuses de Saint-
Vincent-de-Paul à Rével (Haute-Garonne).
d) Désirée, vouée aux soins des pauvres et aux
bonnes oeuvres, décédée à Rodez ;
e) Virginie, mariée à Adrien deSéguret, avocat
général à Montpellier, démissionnaire en 1830;
f) Hippolite-Marie-Félix, député comme son
père, président de la Société d'agriculture et de
la Société des lettres, sciences et arts de l'Avey-
ron, marié le 21 janvier 1834 à Hortense de Bo-
relli dont la fille unique, Marie-Bastienne, née le
1er janvier 1836, avait épousé le vicomte Edouard-
Henry de la Bonninière de Beaumont, attaché à
l'ambassade d'Autriche.
7° Félix-Louis-Séverin, né le 11 février 1778,
sous-directeur de la Caisse des dépôts à Paris,
officier de la Légion d'honneur, marié le 24 octo-
bre 1808 à Françoise-Désirée-Marie de St-Aubin,
de Chartres (Eure-et-Loir), dont deux enfants :
507 —
508 —
a) Eugène-Auguste, né le 12 janvier 1811, offi-
cier de la Légion d'honneur et, comme son père,
sous-directeur de la Caisse des dépôts, marié
d'abord à Mademoiselle Picques, et en secondes
noces à Sophie Lefèbvre. qui l'a rendu père de
deux garçons, décédés en bas-âge, et d'une fille,
nommée Louise, mariée au vicomte d'Anthouard,
haliitnnt Paris, avenue d'iéna, 19;
b) Charles-Félix, né à Paris le 8 février 1814,
docteur en droit, homme de lettres, auteur de
plusieurs publications historiques.
IV. Jean-Louis-Paul de Monseignat épousa le 9
janvier 1797 Marie-Procule-Elisabeth Cassan, iille
de Joseph, consul de Rodez, qui l'a rendu père
de trois enfants :
1° Paul-Félix-Fréjus, qui continne la descen-
dance ;
2° A.déline-Esther ;
3° Théophile, marié à Adèle de Berthier,décédé
sans enfant le 11 mai 1860.
V. Paul Fehx-Fréj us de Monseignat, né à Rodez
le 27 octobre 1799, conservateur des hypothèques,
marié le 5 novembre 1833 à Marie-Philippine Lé-
vesque, et décédé le 16 février 1883 ; il a eu trois
enfants :
1° Paul-Emile, né le 2 décembre 1834, décédé le
8 juillet 1830;
2° Clémence-Marie, née le 22 août 1830, mariée
le 12 novembre 1»61 à Alphonse de Vivier ;
2° Marie-Jules-Théophile, qui continue la des-
cendance.
Marie-Jules-Théophile de Monseignat, né à Ro-
dez le 20 septembre 1838, marié le 20 novembre
18(17 a Emma de la Barre, en ce moment conser-
vateur des hypothèques à Angoulème. De ce ma-
riage sont nés, savoir :
lo Blanche-Marie-Amélie-Horteuse, née le 16
septembre 1868, mariée le 3 février 1891 à Emile
Boutilber du Bétail, habitant Saint-Brieuc (Côtes-
du-Nord) ;
2° Paul-Félix-François, né le 12 mai 1870, dé-
cédé le 16 juillet 1871 ;
3° Jean-Louis-Paul, né à Marmande (Lot-et-
Garonne) le 21 novembre 1873, étudiant en droit
à Poitiers ;
i° Françoise-Mario-Denise, née le 12 oct. 1879.
">o Emma-Geneviève-Fanny, née le 7 février
1885 ; ces deux dernières avec leurs parents à
Angoulème.
Alliances : Familles de Roncherolles, de Girar-
din, de Jossé, d'Hémard, de Borelli, Brunetaud
de Ste-Suzanne, de Séguret, Affre de St-Rome,
de la Bonninière de Beaumont, de Vivier, de la
Barre.
Armks : Dans l'ouvrage de M. de Barrau sur les
familles de Rouergue, tome IV, page 362, on lit :
« D'azur, à un ckeeron d'argent accompagné de
« 3 maillets d'argent, posés deux en chef et un en
« pointe ».
C'est une erreur ; recherches faites à la Biblio-
thèque nationale, l'armoriai général de i'Hozier
de 1796, volume Soissons, pages 331 et A78, porto
que les armes de la famille de Monseignat sont :
D'azur, à un cygne d'argent becquè de sable,
pose sur un terrant de sinople et surmonté de trois
étoiles d'or rangées en chef. Ces dernières armes
sont les seules exactes.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
MONTALBO (de).
Famille originaire de
Saint-Marin (Italie).
Armes : Coupé : au 1 de
gueules, à trois tours d'or
ouvertes, ajourées et cré-
nelées de sable ; au 2,
d'azur, au mont d'argent.
Représentants Actuels
Montalbo (Louis-A.-
B., Bon de), praticien
héréditaire delarépubliqnede Saint-Marin ;
A. y, G. C, :«. G. O. *. #. #. G° #, O. *,
C. #. #. #. Résidences : 20, rue Masséna,
à Nice (Alpes-Maritimes) et République de
Saint-Marin (Italie).
MONTALEMBERT {de).
Maison originaire du Poitou, où sont un châ-
teau et une paroisse du même nom, sur les con-
fins du Poitou et de l'Angoumois. Par quatre titres
latins qui étaient dans le Trésor du marquis Mon-
talembert de Vaux, aîné de cette maison, il est
prouvé qu'elle existait dès l'an 1050; mais elle n'a
des titres bien suivis que depuis Jean de Monta-
lembert, Ier du nom, chevalier, seigneur dudit
bien, qui épousa, l'an 1250, Sibylle de Gourville,
dont il eut postérité jusqu'au 7e degré et cette
branche s'éteignit à Gilles de Montalembert, vers
1450.
Celles des seigneurs de la Rivière, Coulonges,
etc., éteinte.
Celles des seigneurs de Vaux, issue de la pré-
cédente et dont était Jacob de Montalembert,
auteur de la branche des seigneurs de la Vigerie,
éteinte, mais qui a fourni Marc-René, marquis de
Montalembert, seigneur de Maumont, de Jui-
— 509 —
— 510 —
gnac, etc., capitaine de cavalerie en mars 1734,
colonel en 1744, de l'Académie royale des sciences
le 13 juillet 1747, brigadier en 1758 et maréchal
de camp en février 1761. Lieutenant-général des
provinces de Saintonge et d'Angoumois, etc., etc.
Il a fait les campagnes de 1733, 1734 et 1735 en
Allemagne; celles de 1741, 1742 et 1743 en Wes-
phalie, Bohème et Bavière ; celles de 1044 en
Piémont; celles de 1745 sur le Mein et le Rhin;
celles de 1746 et 1747 en Flandre et celle de 1757
au pays de Hanovre, d'où il fut envoyé, par ordre
du roi, à l'armée suédoise, en Poméranie, pour
y être employé a la correspondance militaire re-
lative aux opérations de cette armée, et il y finit
la campagne de 1757 et il fit celle de 1753, etc., etc.
Enfin, il fut rappelé pour être employé maréchal
de camp, commandant en chef dans l'Isle d'Olé-
ron, où il a fait exécuter un camp retranché et
divers ouvrages de fortifications à la citadelle,
suivant de nouveaux systèmes qu'il avait ima-
ginés.
La branche des seigneurs de Cers, celles des
seigneurs de Montalembert, Saint-Simon, éteinte;
des seigneurs des Essarts, éteinte ; des seigneurs
d'Essé d'Epanvillier, etc.. qui a fourni un officier
supérieur distingué dans la personne d'André de
Montalembert, éteinte ; des seigneurs de Roger,
établie en Angenois, éteinte; des seigneurs des
Rouets, etc., éteinte, des seigneurs de la Bourbe,
des seigneurs de Monbeau, sortie des seigneurs
de Roger ; un rameau des seigneurs de Monbeau ;
la branche des seigneurs de Najejouls, sortie des
seigneurs de Monbeau ; une branche établie en
Bretagne, éteinte; des seigneurs de Saint-Grave
et de Montmayer, éteinte.
Akmes : D'argent, à la croix ancrée de sable.
Supports : Une autruche et un singe.
Voy. Tryon-Montalembert (de).
MONTANGON (de).
Terre et seigneurie près de Troyes, en Cham-
pagne, qui a donné son nom à une ancienne no-
blesse militaire de cette province. Elle appartient
actuellement à la maison de Montmorency Luxem-
bourg, et est annexée au duché de Piney.
Selon toutes les apparences, cette terre a été
vendue par Nicolas de Montangon, ou par quel-
qu'un de ses ancêtres, à l'ancienne maison de
Luxembourg-Brienne, dont la famille de Montan-
gon a toujours relevé, à cause de la terre de
Crespy.
Le premier connu de cette famille et qui en
commence la filiation suivie, est Nicolas de Mon-
tangon, écuyer, seigneur de Crespy et Rouvroy,
qui vivait en 1470.
Il y a dans le chœur de l'église de Saint-Léger-
sous-Brienne, du côté de l'évangile, un vitrail,
qui a plus de trois cents ans d'antiquité, lequel,
à cause de plusieurs accidents qui ont donné
lieu à le réparer quantité de fois, n'est plus dans
le même état qu'il a été donné; cependant le côté
droit est encore entier, avec le portrait et les
armes au-dessus de ceux qui l'ont donné ; et au
bas, on distingue encore un reste d'écriture go-
thique, sur deux lignes, coupées de cette façon :
Noble homme Philibert de Montangon
. . . mol, sa femme, dame en partie de Sain. . . .
A l'égard du blason, c'est un écusson à l'antique,
accolé des armes dudit Philibert et de sa femme.
Celles du mari, à droite, représentent un écu
coupé de travers par le milieu, sur lequel sont
posés en chef douze girons d'or et d'azur, qui sont
les anciennes armes des seigneurs de Montan-
gon, et non pas de six girons, comme le marque
le nobiliaire de Champagne et les jugements de
maintenue, ce qui provient d'une erreur. Quant
aux armes qui sont au-dessous de la barre, pour
les séparer des girons, nous n'en ferons pas men-
tion, parce que ce sont des alliances. Ces faits
sont attestés par un acte de notoriété, passé le
7 novembre 1700, en l'église dudit St-Léger.
Claude-Nicolas de Montangon, chevalier, sei-
gneur de Longchamps-lès-Millières, fut élevé page
de S. A. S. Charles de Bourbon, comte de Charo-
lais, et successivement capitaine au régiment de
Bourbon, infanterie, par commission du 3 décem-
bre 1740, il fut si dangereusement blessé à l'attaque
du village des Picards, le 5 juillet 1744, qu'ilresta
trois mois entre la vie et la mort, ce qui le mit
hors d'état de continuer ses services. Il épousa,
par contrat passé à Langres, le 6 mai 1740, Fran-
çoise d'Hémery.
Les seigneurs de Montangon ont été maintenus
par deux jugements, l'un de Nicolas de Bretel,
seigneur de Grémonville, rendu à Bar-sur Aube,
le 13 avril 1641, et le second de Louis-François le
Fèvre de Caumartin, aussi intendant de Cham-
pagne, rendu à Chàlons, le 8 novembre 1068,
comme étant issus d'ancienne race noble et d'ex-
traction.
Armes : Gironnè d'or et d'azur de douze pièces.
Celles des branches cadettes de Montangon
Rouvroy et de Montangon-Crespy-la-Force, sont
de six pièces.
MONTARBY (de).
Ancienne noblesse de Langres, en Champagne,
dont la fdiation remonte à Gille de Montarby,
écuyer, qui vivait en 1375.
Cette famille, qui a donné plusieurs officiers
dans les armées du roi s'est divisée en deux
branches : celle des seigneurs de Fréville, dont la
tige part de Jacques de Montarby, fils de Philippe,
sixième degré de la branche mère, et celle des
seigneurs de Louveny ou Louvigny, qui commence
à Thibaud de Montarby, seigneur de Louvigny,
4e fils de Jean, 5e degré de la branche mère.
Armes : De yueules, au ckeoron d'argent.
— 511 —
— 512 -
MONTBEL (de).
Maison qui tire son origine de Savoie, où la
terre de ce nom est située, à trois lieues d'Yenne,
et où il ne reste plus que les ruines d'un vieux
château.
Les mémoires de cette maison portent que Ro-
bert, fils puîné de Baudouin, comte de Flandres,
revenant des guerres d'Italie en 1047, épousa Alix,
fille et héritière de Rodolphe, seigneur souverain
de Montbel etd'Entremont, et de Marie de Grand-
son, et que ce Rodolphe, seigneur de Montbel,
était descendu, en ligne directe, d'Astolphe, roi
de Lombardie.
Pour marque de cette alliance, ce Robert de
Flandres, qui portait : d'or, au lion de sable,
armé etlampassé de gueules (armes de la maison),
y ajouta la bande de Montbel, brochante sur le
tout, laquelle est composée d'hermine et de
gueules de six pièces. Que ceci soit vrai ou non,
nous croyons pouvoir dire avec Guichenon, qu'en
l'an 1020, sous Berold, marquis d'Italie, vivait un
seigneur qualifié, appelé Montbel, qui peut bien
avoir été la souche de cette maison. Il mourut
vers l'an 1040, et de lui peut être sorti Philippe,
seigneur de Montbel, qui commence la filiation
suivie de cette famille, qui a été au voyage de la
Terre-Sainte en 1096, où il fut tué à l'assaut delà
ville d'Antioche. Le fils qu'il laissa de Lucrèce de
Lascaris, sa femme, fut aussi au voyage de la
Terre Sainte en 1100.
La seconde branche part du second fils de
Guillaume, au 5e degré, Humbert, seigneur de
Montbel, chevalier, qui eut entre autres descen-
dants Guillaume de Montbel, 2° du nom, qui fut
fait héritier d'Aimar de Montbel, son cousin,
dernier membre de la branche aînée, mort sans
hoirs. Il fut à la bataille de Varey, où il retira
Edouard, comte de Savoie, des mains du seigneur
de Tournon, qui le menait prisonnier.
La quatrième branche, issue de la précédente a
pour auteur Guillaume de Montbel dont le second
fils, Charles, fut la tige d'une quatrième branche.
La seconde branche a en outre donné naissance
a deux autres branches, celle des seigneurs de
Frusasque, et celle des seigneurs de Dulling et
de Veray.
Armes : D'or, au lion de sable, armé et lampassé
de gueules; à la bande comportée d'hermine et de
gueules de six pièces, brochant sur le tout.
MONTBOISSIER-BEAUFORT-
CANILLAG (de).
Cette maison est originaire d'Auvergne.
Le premier auteur connu est Hugues-Maurice,
seigneur de Montboissier qui fonda, en 960,
l'abbaye de Saint-Michel de la Cluse, en Piémont,
ainsi que les prieurés de Salviac, Cunhac et
d'Arlène, en Auvergne.
Pierre-Maurice de Montboissier, surnommé le
vénérable, fut abbé et général de l'ordre de
Cluny de 1122 à 1158.
Héraclius de Montboissier, archevêque de Lyon,
légat du Saint-Siège, fut élevé à la dignité d'exarque
du royaume de Bourgogne par l'empereur Frédéric
Barberousse.
Eustache de Montboissier institua Alphonse de
France, frère de Saint-Louis, pour tuteur de son
fils, au moment de partir pour la croisade en 1246.
Jacques de Montboissier releva, en 1511, la
maison de Beaufort qui venait de donner «leux
papes à l'église sous les noms de Clément VI et
de Grégoire XI.
Charles-Maurice-Philippe de Montboissier-Beau-
fort-Canillac fut patrice romain, prince de l'église,
colonel du 23e de ligne, officier de la légion d'hon-
neur et de Saint-Ferdinand d'Espagne. Il fit les
campagnes de Saxe et d'Allemagne en 1813 ; de
France en 1814 ; d'Espagne en 1824, et d'Afrique
en 1830. Il avait épouaé, le 10 février 1824,
Bomarde-Caroline-Louise-Stéphanie Prévost de
Chantemesle.
Son frère Héraclius-Hugues-Augustin comte de
Montboissier-Beaufort-Canillac fut officier d'in-
fanteries et fît les campagnes d'Espagne en 1823
et 1824, et d'Afrique en 1830. Veuf sans enfants,
en 1841, de Charlotte-Louise de Lomknie, il se
remaria en 1845 avec Alix-M.-L. de Wignacourt,
dont il eut postérité.
La maison de Montboissier a fourni des grands
sénéchaux et gouverneurs d'Auvergne, de Lan-
guedoc; des lieutenants généraux, un chevalier
commandeur de l'ordre du Saint Esprit, et a été
admise aux honneurs de la cour, notamment
en 1754 et 1770.
Armes : Ecartelè : aux 1 et 4, d'argent à la
bande d'azur, accompagnée de six roses de gueules
en orle, qui est Roger de Beaufort ; aux 2 et 3,
d'azur, au lévrier rampant d'argent, armé et col-
leté de gueules et àla bordure crénelée d'or, qui est
de Canillac; sur le tout, d'or, semé de croisettcs
de sable, au lion de même brochant, qui est île
Montboissier.
MONTGHENU (de).
Cette maison est originaire de Dauphiné.
Claude de Montchenu, croisé en 1122, mourut en
Palestine. Son tombeau y existait encore au sièle
dernier dans l'église Saint-Jacques le Mineur, hors
des murs de Jérusalem. Sur ce tombeau étaient
gravés ses armes et une épitaphe, avec cette ins-
criptions : Hic J acet C laudius Montecanutus, obiit
anno MCXXIT.
Ces faits sont consignés dans les preuves de
cour de la maison de Montchenu, et rapportés par
La Chesnayedes Bois, T. IX, p. 278; par Chorrier,
historien du Dauphiné; Guy Allard, etc., etc.
— 513 —
514 —
Marin de Montchenu, premier maître d'hôtel du
roi François P1', sénéchal du Limousin, bailli du
Viennois, et commandant pour le roi dans les
provinces du Lyonnais, p'orez et Beaujolais, fut
l'ami du roi, auprès de qui il combattit dans les
journées d'Aignadel et de Marignan. Pris à Pavie
avec le roi, il .ie voulut jamais le quitter et fut
conduit en Espagne prisonnier avec lui. Son
désintéressement lui fit engager ses terres qui
furenf vendues pour payer les dépenses faites
pour le service du roi, aussi, lorsqu'il mourut,
François Ier ordonna qu'il fut inhumé à Saint-Denis.
Armes : De gueules, à la bande engrêlée d'argent.
MONTEIL (de).
Maison connue en Dauphiné dès le xe siècle :
elle y possédait la seigneurie de Monteil, qui de-
vint son propre nom. Les historiens qui en ont
écrit, prétendent que les premiers comtes de Va-
lentinois et d'Orange étaient de cette maison.
Un acte du 16 novembre 1095, entre Giraud-
'Lambert, Giraudonnet, ses neveux, et Hugues de
Monteil, son frère, exclut celui-ci de toutes pré-
tentions a la seigneurie de Monteil, qui fut parta-
gée entre ses neveux.
Giraud-Lambert et Giraudonnet furent les au-
teurs de diverses branches qui possédèrent par
indivise la ville de Monteil, aujourd'hui Montéli-
mar,du nom patronymique d'Aimarou d'Adhémar,
que portaitcommunément ses possesseurs. — Les
branches issues de Giraud-Lambert et de Giraudon-
net, s'éteignirent en 1559, par la mort de Louis
d'Adhémar de Monteil, baron de Grignan, dont les
biens passèrent, avec le nom et les armes, dans une
branche de la maison de Gastellane, par le ma-
riage de Blanche de Monteil, sa sœur, avec
Gaspard de Castellane.
La postérité de Hugues de Monteil fut également
divisée en plusieurs branches, dont la principale
s'éteignit au commencement du xiv" siècle, et dont
les biens passèrent dans la maison de Gomminges,
en 1309. D'autres descendants de Hugues de Mon-
teil conservèrent les fiefs situés en Dauphiné, et
plusieurs titres originaux de la Chambre des
Comptes de Grenoble font connaître les noms des
seigneurs d'entre eux qui en possédaient dans la
chàtellenie de Serves, appartenant au Dauphiné,
et autres lieux.
L'histoire générale du Languedoc, par Dom
Vaissette, fait mention d'Aimée de Monteil, parmi
les seigneurs qui défendaient la ville de Toulouse
en 1219. Il est cité dans un dénombrement de la
chàtellenie de Serves, rendu au Dauphiné l'an 1210,
oii il est qualifié de seigneur, en latin Dominus.
D'autres membres de ce nom sont cités dans
des actes de 1262, 1287, 1312, et entre autres,
Hugues de Monteil, en 1344, est nommé parmi les
nobles et puissants hommes qui refusaient l'hom-
mage à Gérard de Roussillon, pour la terre de
Serves que le Dauphin lui avait donnée.
La filiation suivie de cette maison remonte à
Roland de Monteil, qui épousa, le 26 janvier 1375,
Marguerite, héritière des seigneurs du Port Saint-
Vallier et veuve de Jean de Batarnay. Depuis ce
mariage les descendants de Roland de Monteil
joignirent à leurs armes celles de la maison du
Port.
Au 8e degré, Balthazar de Monteil, seigneur de
la Font, Chazotte, etc., produisit, devant M. de
Bezons, intendant duLanguedoc, ses preuves de no-
blesse, dans lesquelles il est dit issu de l'ancienne
maison de Monteil, et obtint un arrêt de confirma-
tion, ainsi que Louis de Monteil, son frère, sei-
gneur de la Forêt, lors employé, pour le service
du roi, dans les pays étrangers.
Cette maison compte quantité d'officiers supé-
rieurs dans les armées, entre autres Charles Fran-
çois-Juste, marquis de Monteil, baron du Lac, etc.,
lieutenant-colonel en 1747, dans le régiment du
Nivernais ; puis colonel en 1753 dans les grena-
diers de France ; il fut nommé, en 1756, ministre
plénipotentiaire du roi près de l'Electeur de Co-
logne et donna une fête magnifique le 13 février
1756, à l'occasion du rétablissement de la santé
de Louis XV ; le 8 novembre 1758, il fut nommé
en qualité de ministre plénipotentiaire de France,
auprès du Roi et de la République de Pologne. Il
était maréchal des camps et armées du Roi.
Armes : Ecartelè : aux 1 et 4 d'or, à trois
bandes d'azur, qui est de Monteil; aux 2 et 3,
d'azur, au grijfon rampant d'argent, armé, lam-
passë, becqué et ongle de gueules, qui est du Port.
MONTESQUIOU {de).
Terre et baronnie dans le comté d'Armagnac,
dont le possesseur a le droit de siéger dans le
cœur de la cathédrale d'Auch, après les digni-
taires et avant les autres chanoines, en qualité de
fils et de chanoine de l'église d'Auch, qualité
qu'Arcieux de Montesquiou acquit pour lui et sa
postérité, le 5 des Ides de septembre 1226, au
moyen de certaines dîmes qu'il céda au chapitre
de cette église. Cette baronnie fut démembrée du
comté de Fezenzac, et donnée en partage, dans le
xie siècle, Raymond-Emeric, ou Aimeric de Fe-
zensac, suivant acte du cartulaire de Sainte-
Marie d'Auch.
Les descendants de Raymond-Emeric de Fezen-
zac, connus depuis plus de 800 ans, sous le nom
de Montesquiou, ont non seulement le rare avan-
tage d'avoir une filiation bien prouvée et sans in-
terruption depuis le xtii" siècle, mais encore ils
peuvent se glorifier d'avoir pour aïeux les premiers
Monarques français : c'est ce que dit l'auteur du
dictionnaire des Gaules, T. IV, page 845 d'après
Tome II
17.
515 —
— 516 —
les titres qui lui ont été communiqués, et l'abbé
Velly, dans sa nouvelle histoire de France.
La maison de Montesquiou divisée en plusieurs
branches, a donné un cardinal à l'église, des
évêques à divers diocèses, trois maréchaux de
France, dont deux sous le nom de Montluc, le
troisième, sous celui de Montesquiou; des che-
valiers des ordres du roi, plusieurs lieutenants
généraux depuis les derniers temps.
Sa filiation suivie, suivant les preuves qui se
trouvaient au cabinet de l'ordre du Saint-Esprit,
commence à Raymond Emeric, premier baron
de Montesquiou et d'Angles qui vivait vers l'an
1020. Les différentes branches formées par cette
maison sont celles :
1° Des seigneurs de Poylobon;
2° Des seigneurs de Marsan et de la Serre ;
3° Des seigneurs de Salles et d'Artagnan, qui
a fourni Pierre de Montesquiou d'Artagnan, m.i-
réchal de France, chevalier des ordres du roi,
lieutenant général de la province d'Artois, etc.,
qui assista à presque toutes les guerres de son
temps où il illustra son nom ;
4° Des seigneurs de Tarasteix issue de la pré-
cédente, et porte comme elle : d'or, à deux tour-
teaux de gueules en pal;
5° Des seigneurs de Faget etd'Auriac, qui porte :
Ecarteiè : au 1 et 4 de Montesquiou ; aux 2 et 3
d'azur, à trois colombes d'argent, et un croissant
d'argent en chef, qui est de Sainte-Colombe ;
6° Des seigneurs de Montluc, éteinte.
Armes : Parti : au 1, de gueules plein; au 2,
dor, à deux tourteaux de gueules l'un sur l'autre.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Montesquiou-Fezensac, comte de Fezen-
sac, baron de Montesquiou (Philippe-Àn-
dré-Aimery Charles, duc de), né à Paris le
26 septembre 1843; marié le 28 janvier
1865 à Suzanne-Armande, née Roslin
d'Ivry, dont : a) Madeleine de Montes-
quiou-Fezensac, née le 28 octobre 1865 ;
b) Jeanne de Montesquiou-Fezensac, née
le 8 février 1868.
Branche des marquis
Montesquiou-Fezensac (Eugène, marquis
de),mariéàElione, née deCvpiERRE, dont:
a) Aline, mariée au comte Pozzo di
Borgo ; b) Mathilde, mariée au comte de
Grisenoy de Lyonne ; c) Jeanne, mariée au
vicomte de Chézelles ; d) Pierre, Gte de
M. -F., marié le 10 lévrier 1874 à Anne-Ma-
rie-Josèphe-Radegonde, née Rouan-Cha-
bot.
MONTEYNARD (de).
Ou Montainard, Terre et seigueurieen Dauphiné,
à quatre lieues de Grenoble, possédée dès l'an 965,
par la maison des Aynard, qui, dans le xve siècle,
prit le nom de Monteynard. Cette maison ne sub-
siste plus que dans les deux branches du marquis
de Monlfrin, en Languedoc, et du marquis de
Monteynard, de Grenoble. Elle remonte à Rodol-
phe, l'un des seigneurs qui suivirent Izarn, évêque
de Grenoble, dans l'expédition qu'il entreprit
pour chasser les Sarrazins des terres de son dio-
cèse. Ce prélat, qui vivait vers l'an 965, gratifi-
Rodolphe de quelques-unes de celles qu'il avait
conquises sur ces infidèles et les lui donna en fief.
La maison de Monteynard jouit du rare avan-
tage d'une suite d'aïeux, prouvés par les titres
les plus authentiques, depuis le milieu du x° siècle
jusqu'à aujourd'hui.
Le marquis de Monteynard possédait une par-
tie des terres que Rodolphe, le premier de ses
pères, qui vint s'établir en Dauphiné, avait reçu
d'Izarn, évêque de Grenoble, en reconnaissance
de ce qu'il l'avait aidé à chasser les Sarrazins des
terres de son église, dont ces inlideles s'étaient
emparées; cette possession n'a point été inter-
rompue depuis l'an 965.
La riche chartreuse de Saint-Hugon, en Savoie,
a aussi été fondée l'an 1175, par la maison de
Monteynard, dont les principales alliances sont
avec les Dauphins de la première race; les comtes
de Die; les comtes de Faucigny; les marquis de
Monlferra, de Sassenage, etc., etc.
Armes : De vair, au chef de gueules, chargé
d'un lion issant d'or .
Supports : Deux lions.
Cimier : Un bonnet vairè, chargé d'un lion d'or
Cri de guerre : Plutôt mourir.
Devise : Pro Deo, Fide et Rege.
MONTFORT {de).
Ancienne et illustre maison de Bretagne, qui
a donné un maréchal et amiral de France,
un grand maître des eaux et forêts, un grand
maitre de France, deux gouverneurs, un amiral
de Bretagne, un archevêque de Reims et un
évêque de Dol, dont la filiation suivie remonte à
Raoul.sire de Montfort, en Bretagne, qui vivait en
1383 et portait pour armes : D'argent, à la croix
de f/ueules, guivrée d'or.
Son fils Jean de Montfort, seigneur de Kergo-
lay, succéda en 1412, aux droits de sa femme, à
toutes les seigneuries de Guy, comte de Laval, de
Vitré et du Gavre et prit le nom de Guy XII,
— 517 —
518 -
comte de Laval. Son fils André de Laval fut fait
chevalier au combat de Gravelle. n'ayant encore
que douze ans en 1423. Les Anglais le prirent
dans le château de Laval en 1428, et mirent sa
rançon à 24.000 livres. 11 se trouva au siège d'Or-
léans et à la bataille de Patay, se démit de la
charge d'amiral et fut fait maréchal de France en
1439. Le roi Louis XI lui donna le collier de son
ordre en 1466, et le 18 décembre 1476, il eut les
villa, chàtel, châtellenie, terre, seigneurie et capi-
tainerie de Sainte-Ménéhould et la capitainerie
de Pontoise, le 16 mai 1481. 11 mourut âgé de 75
ans en 1486. Il portait pour armes : d'or, à la croix
de gueules, chargée de cinq coquilles d'argent, et
cantonnée de seize alérions d'azur, et un lambel
sur le tout. Il mourut sans enfants et la succes-
sion passa à Louis de Laval, son frère qui mou-
rut également sans postérité et le nom fut pour-
suivi par Guy XIIIe, dit XIVe du nom, sire de La-
val, frère aîné des deux précédents. Il succéda à
Raoul de Montfort, son aïeul paternel, aux terres
et seigneuries de Montfort, Gaël, etc. Ce fut en
sa faveur que la baronnie de Laval fut érigée en
comté le 17 août 1429.
Une autre famille du même nom, portant ancien-
nementle surnom de Marie, originaire de Norman-
die, et établie en Champagne, a formé plusieurs
branches. Jean de Montfort, sieur du Breuil et de
Montfort, avait pour trisaïeul Jean-Marie de
Montfort, écuyer, seigneur des fiefs de Saint-
Julien et de Noirville, qui vivait avant 1450. Ce
Jean de Montfort épousa 1° en 1608 Marie Bau-
douin ; et 2° en 1616, Marie Guellouet. Il n'eut
des enfants que du premier lit.
Cette famille compte plusieurs officiers supé-
rieurs, entre autres deux lieutenants des maré-
chaux de France, et des chevaliers de l'ordre
royal et militaire de Saint-Louis.
Armes : Ecartelê : aux i et 4, d'argent à trois
trèfles de gueules ; aux 2 et 3 de gueules, à la
croix d'hermine, gringolée à" or.
Nous trouvons encore en Bretagne une famille
dont étaient François de Montfort, sieur de Ker-
séham ; Guillaume de Montfort, sieur de Grech-
millon, Louis et Jacques de Montfort, sieurs de
Penquer et de la Villeneuve qui furent d'abord
interloqués par arrêt rendu, en la chambre de la
Réformation, le 28 janvier 1669, au rapport de
M. Deniau ; mais ils furent maintenus par arrêt
du Conseil du 27 juin 1672.
Armes : Ecartelê d'azur et de gueules, à la
croix denchée d'argent sur le tout, cantonnée aux
1 et 4 d'un cygne au naturel; et aux 2 et 3 d'une
molette d'ergent.
Une autre famille originaire de Provence, a
pour auteur Guillaume de Montfort, lequel, en
considération de ses services, obtint des lettres
de noblesse au mois d'août 1648, enregistrées aux
archives du roi, en Provence, le 19 octobre de la
même année, et confirmées au mois de juillet
1669. Son petit-fils, Honoré de Montfort, élevé
page du roi, fut premier consul d'Arles et acquit
la seigneurie de Fos.
Armes : D'azur^ au rocher d'argent surmonté
d'une étoile d'or.
MONTHOLON (de).
Maison illustre dans la robe féconde en grands
hommes, à laquelle Montholon, bourg situé en
Bourgogne, près dAutun, a donné le nom. D'elles
sont sortis deux gardes des sceaux de France, un
garde des sceaux de Bretagne, un ambassadeur,
plusieurs premiers présidents, etc.
Blanchard, dans ses présidents à mortier au Par-
lement de Paris, rapporte la généalogie de cette
maison, et la remonte à Jacques de Montholon,
seigneur de la terre et châtellenie de Montholon,
qui fit une fondation à l'église cathédrale dAutun
en 1213 ;un de ses descendants, Guillaume, Ier du
nom, seigneur de la châtellenie de Montholon
et de Pluvyeron, vivait en 1326, temps où il
imposa une taille seigneuriale de 50 écus sur ses
tenanciers de Puvyeron, pour marier sa sœur
Antoinette.
Il eut entre autres enfants, Nicolas l'aîné, qui
continua la descendance et Guillaume, cardinal
du titre de Saint-Etienne in Cœlio Monte, honoré
de cette dignité par le Pape Clément VI, le 4 des
calendes de juin 1348.
Au 8e degré, François de Montholon, 1er du
nom, chevalier, président â mortier, le 9 fé-
vrier 1534 et enfin garde des sceaux de France et
de Bretagne, par lettres patentes du 9 août 1542
et 20 février de la même année, fut célèbre par sa
probité et son érudition.
Cette maison a formé les branches :
1° Des seigneurs de Fléville et de la Plisse,
éteinte ;
2° Des seigneurs de Cuterelles ;
3» Une branche issue de la précédente ;
4o Des seigneurs de Perrousseaux, sortie de la
première branche ;
5° Des seigneurs de Mussy-la- Fosse ;
Et 6e des seigneurs de Pluviers.
Armes : D'azur, à un mouton passant d'or, sur~
mouté de trois roses aussi d'or.
MONTI (de)
Maison ancienne de Toscane, connue dès le xm
siècle. On prétend qu'elle tire son nom de celui
d'un bourg, appelé Monte di Saufovino, dans le
diocèse d'Arezzo.
Jean-Marie Monti, fait cardinal par le Pape
Paul III, fut élevé depuis sur le trône pontifical,
sous le nom de Jules III. Ce Pape adopta ses
— 519 —
— 520 —
cousins, fils de sa tante, Marguerite Monti : Chris
tophle, qu'il fit cardinal; Pierre, chevalier puis
grand prieur de Capoue ; et Fabiens, qui continua
le nom de cette famille.
Son fils Silvio Monti vint en Franc e, l'an 1600,
avec Marie de Médicis, épouse de Henri IV. Il
obtint un hrevet de mestre de camp de cavalerie,
et mourut quelque temps après à Avignon.
Il y avait une branche de cette maison établie en
Bretagne, qui subsistait dans la personne d'Yves
de Monti, troisième du nom, comte de Rezé ; elle
tirait son origine de Bernard de Monti, l'un des
douze conseillers d'Etat du duc de Toscane, qui
vint en France l'an 1552, avec Catherine de Mé-
décis. Charles IX, à la sollicitation de Cosme II
de Médicis, duc de Toscane, accorda des lettres
de naturalisation à Bernard de Monti en 1568 et
le gratifia l'une pension de 500 livres quelque
temps après, laquelle fut continuée après sa mort,
à Pierre de Monti, son fils, qu'il eut de Renée du
Verger, son épouse -
Un de ses descendants, Yves de Monti, deu-
xième du nom, seigneur de Rézé, servit longtemps
avec beaucoup de valeur dans les armées de
Flandre et d'Italie. En 1672, il obtint des lettres
patentes par lesquelles Louis XIV érigea en
comté la vicomte de Rezé, avec union de plusieurs
fiefs et seigneuries.
11 mourut, lorsque le roi venait de le nommer
lieutenant de ses gardes écossaises ; et son fils,
Yves-Joseph de Monti, comte de Rezé, fut page
du roi, mousquetaire, puis capitaine dans le régi-
ment du roi.
Il y a encore quelques branches de la maison
de Monti, à Bologne, à Ferrare, à Vérone et en
Sicile.
Par arrêt rendu, en la chambre de la ré forma-
tion, le 22 janvier 1669, ceux de la branche éta-
blie en Bretagne, ressort de Nantes, furent décla-
rés noble d'ancienne extraction.
Armes : D'azur, à la bande d'or, accostée de
deux monts, chacun de six coupeaux du même.
MONTIGNY (de).
Seigneurs de Hacqueville, en Gâtinois, de l'Isle
et de Montigny, en Brie. Un Montigny eut le
surnom de Boulanger, pour un service notable
qu'il rendit à l'Etat en faisant entrer une grande
quantité de blé dans le royaume, au temps d'une
mortelle famine.
Raoul de Montigny, chevalier, seigneur de
Montigny et de Hacqueville, fut grand panetier
du roi et capitaine des gardes du duc de Bour-
gogne. Il vivait en 1442. C'est son fils, Jean de
Montigny, qui fut surnommé Boulanger ; il fut
conseiller au Parlement de Paris, puis président à
mortier en la même Cour, en 1456, et en cette qua-
lité sa compagnie le députa pour aller au château
de Beauté, conférer avec le duc de Berry, depuis
duc de Guyenne, frère unique du roi Louis XI,
qui, formant un parti avec le comte de Charolais
et autres princes ligués, sous prétexte du bien
public, tenait la ville de Paris assiégée. Cette en-
trevue donna un grand acheminement à la paix,
conclue a Conflans en 1465. En reconnaissance
de ses services, il fut fait premier président du
Parlement de Paris, le 8 décembre 1471 et décéda
le 24 février 1481.
Cette famille porta le nom de Boulanger jus-
qu'en 1493, qu'elle obtint une déclaration du roi,
vérifiée au Parlement le 1er août 1495, pour quitter
ce surnom et reprendre l'ancien nom de Mon-
tigny.
Armes : D'azur, à la fasce d'or, accompagnée
en chef de trois étoiles, rangées dit même, et, en
pointe, de trois roses d'argent.
Nous trouvons une autre famille du même nom,
originaire de Picardie.
Marthe de Turcq, veuve de Jacques de Monti-
gny, seigneur de Saint-Oyne ou Saint-Eugène,
élection de Château-Thierry, Charles de Montigny
son fils ; Louis de Montigny, frère de Jacques,
demeurant à Margny, élection de Crépy, produi-
sirent des titres de cinq races depuis l'an 1500, et
furent confirmés dans leur noblesse.
Les seigneurs de Cratnoiselle, vicomte de Savi-
gny et de Montbernault et le seigneur de Vio-
laine, sont de cette maison, originaire de Cham-
pagne.
On lit dans une généalogie de cette famille,
produite en 1668, à l'intendant de Champagne,
lors des recherches de la noblesse, que Jacques
de Montigny, seigneur de Cramoiselle, auteur du
premier degré connu, descendait de Gaulant de
Montigny, brave chevalier, qui se signada à la
journée de Bouvines en 1214, où il eut l'honneur
de porter l'oriflamme et d'acquérir la réputation
que les historiens français lui ont conservée, en
s'opposant aux efforts des ennemis qui pres-
saient de toutes parts le roi Philippe-Auguste,
qui fut abattu de son cheval, et en donnant le
temps, par sa valeur extraordinaire, à Tristan,
écuyer de S. M. de le remonter, et aux Français
de venir secourir leur Prince. Ce fut en considé-
ration de ce signale service et de cette action
éclatante, que Philippe-Auguste lui permit de
porter pour armes : Semé de France, au lion
naissant d'argent.
Le même fait historique est énoncé dans une
sentence produite en original, rendue le 6 fé-
vrier 1659, par les élus de Reims, en faveur et
relativement à la noblesse de Charles-Claude de
Montigny, écuyer, seigneur de Violaine, lieute-
nant de vaisseau, puis capitaine de frégate, en
août 1767, dont ce même Jacques de Montigny,
seigneur de Cramoiselle, était le quatrième
aïeul .
Nous trouvons aussi en Bretagne, ressorts de
Ploërmel, Auray, Vannes et Rennes, une famille
— 521
522 —
du même nom, qui remonte à Jean de Montigny,
vivant en 1455.
Par deux arrêts rendus en la Chambre de la
Réformation, le 28 lévrier 1669 et le 27 mai de la
même année, ceux de ce nom furent déclarés
nobles d'extraction et maintenus dans la qualité
de chevalier.
Armes . D'argent, au lion de gueules, chargé sur
l'épaule gauche d'une étoile d'or, et accompagné
de huit coquilles d'azur, en or le, 3, 2, 2 et 1.
Nous trouvons encore en Champagne une famille
qui remonte à Giraudde Montigny, vivant en 1236.
Armes : Burelé d'or et de gueules de douze-
pièces .
Une branche des Pays-Bas portait :
Fascé ou burelé d'argent et d'azur de douze
pièces.
Nous trouvons enfin une autre famille dont
l'état de noblesse nous est inconnu, qui porte :
De sable, à cinq tours d'or, 2, 1 et 2.
MONTMORENCY (de).
Après le nom de Bourbon, il n'en est pas dont
l'histoire soit plus étroitement liée à celle de nos
gloires que celui de Montmorency.
Le premier auteur connu est Mathieu II de
Montmorency (Seine-et-Oise) qui vivait en 1214
et que la tradition fait descendre de Bouchard de
Barbu, seigneur de Saint-Denis en 998.
Un Montmorency fut créé premier baron de
France en 1327.
Anne de Montmorency fut créé Pair de France
en 1522, duc de Montmorency le 5 juillet 1551,
titre confirmé le 4 août 1552.
Le titre de duc de Montmorency s'étant éteint
le 18 août 1662, François-Henri de Montmorency-
Belleville fut revêtu, par suite de son mariage
avec Madeleine, héritière de la maison de Luxem-
bourg-Piney, du titre de duc de Montmorency-
Luxembourg.
Ce Montmorency, l'ami, l'élève et le rival du
grand Condé, fut maréchal de camp à 20 ans,
maréchal de France à 47 ans. Les murs de la
cathédrale de Paris furent couverts de drapeaux,
qu'il avait pris sur les ennemis à Nerwinde,
en 1693, ce qui le lit appeler par le prince de
Conti le tapissier de Notre-Dame.
Le titre de duc de Beaumont et de prince de
Luxembourg est du 22 août 1765. Le titre de
pair de France est du 4 juin 1814.
Cette maison a donné six connétables, quatre
amiraux, onze maréchaux de France et un nombre
difficile à établir de grands officiers de la cou-
ronne, de chanceliers des Ordres de Saint-Michel,
du Saint-Esprit, de la Toison d'or, etc., etc. C'est
surtout en parlant des Montmorency qu'on peut
dire :
Fortia facta patrum, séries longissima rerum
Per tôt ducta viros, antiquœ ab origine gentis.
Le dernier Montmorency (Edouard) est décédé
le 15 janvier 1878, ne laissant que des filles. Cette
maison est donc éteinte quant aux maies.
Adalbert de Talleyrand-P-érigord avait obtenu,
par suite du mariage de son frère Louis avec
Alix, sœur de Raoul, dernier duc de Montmo-
rency, décédé ie 18 août 1862, la collation du titre
de duc de Montmorency, le 14 mai 1864.
Armes : D'or, à la croix de gueules, cantonnée
à chaque quartier de quatre alésions d'azur.
L'écu en bannière arrondie.
Supports : Deux anges.
Devise : Dieu ayde au premier baron chrétien.
Primitivement, les armes de Montmorency
étaient : D'or, à la croix de gueules. Lors de l'ex-
cursion que l'empereur Othon fit, en 978, jus-
qu'aux portes de Paris, Bouchart de Montmo-
rency, dont il avait brûlé le château, fut un de
ceux qui se distinguèrent le plus contre ce for-
midable ennemi. Lorsque Lothaire et Hugues
Capet battirent son arrière-garde au passage de
l'Aisne, il enleva aux Allemands quatre éten-
dards ou aigles impériales. En mémoire de cet
exploit, la croix de ses armes fut canlonnée de
quatre aiglettes ou alérions. Ses descendants le
portèrent ainsi jusqu'à la bataille de Bouvines,
dans laquelle Mï thieu II de Montmorency, dit le
Grand connétable de France, ayant enlevé douze
aigles impériales, chargea son écu de douze alé-
rions, par ordre de Philippe- Auguste.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
±o Montmorency - Beaumont - Luxem-
bourg, (Marie- Anne de), fille de Edouard,
née en 1839. Résidence : 81, rue de Gre-
nelle, Paris ; mariée, le 28 mai 1859, à
Antoine, vicomte d'HuNOLSTEiN,
2° M.B-L., (Aime-Marie-Eugénie? de),
sœur de la précédente, née en 1840, mariée
le 30 mai 1864, à Marie-Louis-Augustin
<lg Durfort-Givrac, vicomte de Durfort.
Voy. Talleyrand-Pêrigord.
MONTMORILLON (de).
Ancienne et illustre maison, une des premières
du duché de Bourgogne, qui possède, depuis plus
de 350 ans, la terre, seigneurie et domaine d'Es-
sanlay. Elle est connue du temps des croisades
par un chevalier de Montmorillon, qui fut fait
— 523 —
— 524
prisonnier par le Soudan Saladin avec un cheva-
lier d'Anglure et un troisième, et qui, étant hors
d'état de payer leur rançon, furent, sur leur pa-
role, renvoyés dans leur patrie pour trouver de
quoi la payer, avec promesse, s'ils ne pouvaient
pas y satisfaire, qu'ils reviendraient se rendre
ses prisonniers : ce qu'ils firent, ne voulant pas
ruiner leurs familles et incommoder leurs amis.
Saladin, étonné de leur grand cœur et de leur
fermeté, leur rendit la liberté, en les comblant
même de présents, ne leur demandant pour toute
reconnaissance de ce bienfait que de joindre à
leur nom de baptême celui de Saladin : ce qui
s'observe régulièrement dans les maisons d'An-
glure et de Montmorillon, et même dans la troi-
sième, dont le nom ne nous est pas connu.
Suivant des recherches faites sur ces noms, et
qui nous ont été communiquées, Montmorillon
est une ville, dans le Poitou, qui a dans son en-
ceinte un bâtiment de figure octogone, qu'on croit
être du temps des romains. On dit que huit per-
sonnes se plaçant dans ces huit angles peuvent
s'entretenir chacune et en même temps avec celles
qui sont dans l'angle opposé, sans que les autres
les entendent. Il est vraisemblable que c'est de ce
château que la maison de Montmorillon a pris
son nom, ou qu'elle le lui a donné.
On lit dans l'histoire de Bretagne par D. Lobi-
neau que le connétable de Clisson étant allé dans
le Poitou avec le duc de Berry. à la tête de 3,000
lances, prit Montmorillon en 1370.
En 1220, la baronnie de Montmorillon apparte-
nait à Emeric de Magnac.
Le premier connu de la maison de Montmoril-
lon est un Bernard de Montmorillon, surnommé
Quatre Barbes qui vivait sur la tin du x« siècle ou
au commencement du xi«. Son petit fils Bernard
fut aussi surnommé Quatre Barbes.
Le cartulairedeSaint-Cyprien de Poitiers, p. 627,
fait mention d'un Banulphe de Montmorillon, qui
donna à ce monastère la terre de Buxia, etc.
Monseigneur de Montmorillon, sous le règne de
Philippe de Valois, est employé dans le rôle de
guerre depuis le 15 juillet 1340, jusqu'au 27 sep-
tembre suivant, avec un autre chevalier et dix
écuyers de la compagnie à raison de 4 livres 15 sols
par jour.
Dans le nombre des chevaliers morts à la ba-
taille de Poitiers, donnée le 19 septembre 1256,
on trouve que messire Jean de Montmorillon et
son fils furent enterrés dans le cloître des frères
Prêcheurs. Saladin de Montmorillon eut un fils de
Jacqueline de Vésigneux, qui porta aussi le nom
de Saladin. 11 était chevalier de l'ordre du roi, et
vivait en 1540.
L'abbé de Vertot, dans son histoire de Malte,
parle de plusieurs chevaliers de la vénérable
langue d'Auvergne, du nom de Montmorillon,
entre autres de Saladin de Montmorillon, environ
l'an 1524 et de Claude Montmorillon, reçu le 2
avril 1554.
Faute de titre qui n'ont point été fournis sur
cette maison, on n'a pu rapporter que ce que les
recherches ont procuré sur la seconde branche,
la seule qui subsiste.
Elle a pour auteur Antoine de Montmorillon,
fils de Louis, écuyer, marié à Louise d'Essenlay,
comme il est prouvé par un acte du 28 octobre
1439; c'est aux descendants de cette branche
qu'appartenait Claude de Montmorillon, chevalier
de Malte et grand prieur d'Auvergne et de Florent
de Montmorillon.
Elle a fourni plusieurs officiers à nos armées.
Armes : D'or, à l'aigle èployée de gueules.
Supports : Deux Turcs.
Nous en avons trouvé du nom de Montmorillon
qui portaient pour armes : D'azur, à la croix en-
grelèe d'argent.
Nous ignorons s'ils étaient issus de cette an-
cienne et illustre maison; mais cette différence
d'arme n'est d'aucune conséquence, parce qu'avant
le xie siècle, époque de leur institution, les armes
étaient encore particulières à chaque personne, et
n'étaient pas fixes dans les maisons, chacun les
portant comme il le jugeait â propos .
MORANT ou de MORAND (de).
Seigneur du Mesnil-Garnieren Normandie, puis
marquis du Mesnil-Garnier, seigneurs d'Estre-
ville, barons de Courcelle, comtes de Penses.
La famille de Morant ou de Morand, qui n'est
plus représentée que par les femmes, est de très
ancienne noblesse de Normandie. Elle s'est ré-
pandue et a formée plusieurs branches dans les
provinces voisines. Dès l'année 1271, trois mem-
bres de cette famille, dont l'un est qualifié cheva-
lier, figuraient ainsi qu'on le voit dans le traité
de la noblesse de La Roque, dans le catalogue des
nobles de la province de Normandie.
En 1381, sous Charles VI, Jean de Morand, cin-
quième du nom, eut un duel célèbre dont le duc
de Lancastre fut témoin.
Un cadet de la maison de Morant de Norman-
die, établi à Angers avant 1413, est l'auteur de
la maison de Morand qui est l'objet de la présente
notice, et dont on peut établir la généalogie sui-
vie et non interrompue depuis cette époque jus-
qu'à nos jours.
En 1621, Thomas de Morant, conseiller au
grand Conseil, puis trésorier de l'Epargne et
grand trésorier des ordres du roi fonda un cou-
vent de jacobins dans sa terre de Mesnil-Garnier,
qui fut érigée en marquisat par lettres de 1672.
Son fils, N. de Morant fut premier président au
parlement de Toulouse.
En 1722, Thomas-Gui de Morant, comte de
Penses, était lieutenant-colonel du régiment de
Laffai avec brevet de colonel.
— 525
526
En 1752, Thomas -Charles de Morant était colo-
nel des dragons de la reine.
De 1752 jusqu-à la fin du xviiic siècle, nous trou-
vons la famille de Morant alliée aux familles :
de Vieux-Pont, de Bréguigni, de Kerninon, de la
Rivière de Plœuc, de la Bande dTberville,de Bru-
Ion, de la Galézière, Fillion de Rougemont, de
Cheverue de Chamont, de Charnacé, de Mervé, de
Morambert, Giroufle de Marcilly, de Gaulret, du
Chêne, Cardin Le Bret.
En 1794, Nicolas- Joseph-Pierre- Jean-Louis,
comte de Morant, seigneur de l'Epinay et de La
Fontaine, émigra. Il fut successivement officier au
régiment du duc de Laval-Montmorency, et chas-
seur noble de la lre compagnie du régiment noble
à pied de l'armée de Condé. Il servit ainsi jus-
qu'en 1800. Il avait épousé en Allemagne, en 1796,
demoiselle Adélaïde de Wenhort. En 1815, il
passa en Vendée avec monseigneur le duc de
Bourbon, puis il se rendit en Espagne avec son
Altesse Boyale le duc d"Angoulème qui lui con-
féra le grade de chef de bataillon le 26 juillet 1815.
Le 26 octobre 1814. il avait reçu le brevet de che-
valier de Saint-Louis, titré de comte, en récom-
pense de son dévouement à la cause royale. Il se
retira alors en Anjou, dans sa terre de La Fon-
taine au village de Montigné, près de Durtal.
Son frère, chevalier de Saint-Louis, fut nommé le
26 mars 1823 au commandement de la place de
Béfort, et le 18 mai suivant au commandement du
château de Saumur qu'il conserva jusqu'au 5août
1830, époque à laquelle il donna sa démission
pour refus de serment.
Du mariage de Nicolas-Jean de Morant avec de-
moiselle de Wenhort sont nés trois enfants :
1° Auguste de Morant. lieutenant d'infanterie.
Il fit la campagne d'Espagne en 1823 et fut créé
pendant cette guerre chevalier de l'ordre de
Charles III d'Espagne. Il donna également sa
démission en 1830, et fixa sa résidence au Mans,
où il fut chargé du commandement de la garde
nationale en 1848. Il est mort dans son hôtel, rue
de Taschers, en 1875;
2° Adélaïde de Morant, mariée au comte Har-
doin de la Girouardière, décédée au château de La
Fontaine en 1879, sans enfant ;
3° Henry de Morant , qui après avoir servi
comme officier dans les cuirassiers de la garde
de Louis XVIII, épousa Clémence de Bodard de
la Jacopière, fille du chevalier de Bodard, cheva-
lier de Saint-Louis, ancien officier dans la gen-
darmerie royale et maire de Chinon, et de demoi-
selle Benau des Granges. Il est mort en 1881,
laissant deux filles :
a) Adèle de Morant, mariée à M. de Girard de
la Chaise ;
b) Clémence de Morand, mariée en premières
noces à M. Le Barrois de Lemmery, sans enfants;
et en secondes noces à M. le vicomte du Rousseau
de Ferrières, également sans enfants.
Du mariage de Mlle Adèle de Morant avec M.
de Girard de la Chaise, est né un fils : Jean de
Girard de la Chaise, officier.
Armes: D'azur, à trois cormorans d'argent.
Les seigneurs de l'Epinay et de La Fontaine, et
comtes de Morant en Anjou, avaient pour armes:
D'azur, à trois fasces d'or, chargées de trois croi-
se ttes de gueules.
Cimier : Un sauvage à mi-corps.
Tenants : Deux sauvages.
Devise : Impavide.
Couronne de marquis.
MOREAU DE BONREPOS.
La famille Moreau de Bonrepos est originaire
de la Bresse, fixée à Saint-Rambert en Dauphiné,
et à Savigneux en Dombes.
lien est fait mention dès le xive siècle.
Armes : D'argent, auchearon d'azur, accompagné
de trois tètes de maures de sable.
MOREAU DE LA ROGHETTE.
Famille ancienne, originaire de Bourgogne.
Jean-Baptiste-François Moreau d'Olibon, baron
de la Bochette, né le 5 novembre 1751, mai lre
d'hôtel de la reine et lieutenant des chasses delà
capitainerie de Fontainebleau, fut créé, en 1769,
chevalier de l'ordre de Saint Michel, en récom-
pense de plantations et de défrichements consi-
dérables qu'il effectua, tant dans l'intérieur de la
France, que dans sa terre de la Rochette, près
Melun, où il fonda une école d'agriculture et de
vastes pépinières.
Armand-Bernard Moreau de la Rochette, son
neveu, auditeur d'Etat en 1810, fut sous-préfet
de l'arrondissement de Provins, par ordonnance
du roi du 26 juillet 1814.
Armes : Ecartelè : aux 1 et 4 d'argent, à trois
têtes de maures de sable, ayant leur bandeau
aussi d'argent, et posées 2 et i ; aux 2 et 3 coupé
d'or et d'azur, à trois roses posées 2 et 1 ; les
deux premières de gueules sur or, et la troisième
d'argent sur azur.
MOREL (de).
Maison originaire de Franche-Comté et de
Bresse.
Ancienne noblesse dont le premier connu qui
commence la filiation est Jean de Morel, qui vi-
vait en 1359.
Armes : De sable, à trois fusées d'argent, posées
en pal rangées en fasce.
— 527 —
— 528 —
MORILLOT.
Le nom delà familleMorillot
ou Morilhot apparaît au xive
siècle dans les aveux et dénom-
brements des fiefs du Bourbon-
nais, dont cette famille était
vraisemblablement originaire.
Au xve siècle, elle a dû pas-
ser en Bourgogne. En 1342,
Etienne Morilhot, de la paroisse
de Contigny (Allier), fait hom-
mage àPierre, duc de Bourbon,
pour sa châtellenie de Verneuil.
Plus tard, Roger Morilhot,
damoiseau, fait hommage, en 1349, à Pierre de
Bourbon pour sa maison de Gannat.
Le 11 février 1398, Guillaume Fromenthal fait
hommage en son nom et en celui de sa femme
Pétronille, fille de défunt Roger Morilhot, à Louis
de Bourbon pour la moitié de l'hôtel de la Raelle.
Vers cette époque, la famille Morilhot émigré
en Bourgogne en la personne de Jean Morilhot,
probablement fils de Roger, et l'un des dix-neuf
écuyers de Philippe de Saveuse (monstre et revue
faite à Beauvais 31 août 1417).
On peut conjecturer que la postérité de Jean
Morillot se sera vouée au métier des armes, car
son nom ne se rencontre plus pendant une longue
période dans les documents qui ont échappé à la
destruction.
Vers le milieu du xvne siècle, la famille Morillot
paraît être rentrée dans la vie civile, et s'être fixée
à Nuits.
Simon Morillot, que nous avons pu rattacher à
la branche principale, était, en 1(538, capitaine des
gardes et forêts royales en Bourgogne, ainsi qu'on
le voit par un arrêt du Parlement du 26 juin 1638,
en faveur de ses héritiers (Titre original en par-
chemin). Depuis lors, la famille Morillot a suivi
la carrière du barreau et contracté des alliances
avec les familles principales de la Bourgogne, du
Bourbonnais, de la Flandre, de la Picardie et de
la Champagne, telles que celles de Midan, Tri-
bollet, d'Esté, Barbuot, Montagne, de Fontenay,
Joly, Marrey-Monge, Prévôt de Mironval, deVaux,
d'Aumale, de Chàtenay, Davy de Ghavigné, etc.
La filiation n'a pu être établie qu'à partir de
Vincent Morillot qui suit.
I. Vincent Morillot, né en 1665, syndic de Nuits,
de 1642 à 1651, mort le 1er janvier 1685, avait épousé
Bénigne Midan, morte en 1690, dont deux enfants:
1° Suzanne Morillot, bienfaitrice de l'hôpital de
Nuits, morte en 1712 ; 2° Philippe qui suit.
II. Philippe Morillot, avocat au Parlement de
Bourgogne, né en 1681, dont les armoiries figurent
à l'Armoriai général officiel de 1696 (registre de
la généralité de Bourgogne) ainsi décrites : d'ar-
gent, à une tête de Maure de sable, bandée (tortil-
lée d'argent, épousa en 1690 Anne Tribollet, mou-
rut en 1702, et fut enseveli dans la nef de l'église
de Nuits, comme une personne de qualité. Il a
laissé deux enfants : 1° Claude qui suit; 2° Pierre
Morillot, auteur de la branche cadette.
III. Claude Morillot, né en 1691 à Nuits, lieute-
nant particulier du bailliage de Dijon en 1720,
figure dans l'état des notables habitants de Nuits
pour 1741. Il avait épousé en 1712 Jeanne Monta-
gne, fille de Louis Montagne, directeur des pou-
dres et salpêtres de Bourgogne.
Claude Morillot mourut à Nuits, en 1753, lais-
sant deux enfants : 1° Jacques-Bernard, qui suit ;
2° Antoinette Morillot, née en 1721, morte en 1724.
IV. Jacques-Bernard Morillot, né à Nuits le 30
août 1717, avait épousé vers 1747 Marie-Jeanne
d'Esté (d'une famille originaire de Flandre), dont
il eut trois enfants : 1° Joseph -Auguste, qui suit ;
2o Philippe Morillot, doyen et chanoine de l'église
collégiale de Saint-Denis, à Nuits, mort en 1779 ;
3° Charles Morillot, prêtre et chanoine de la mê-
me église, mort en 1792.
V. Joseph- Auguste Morillot, né en 1750, fermier
général à Paris, épousa en 1778 Marie-Magdeleine-
Gatherine Cliquet de Fontenay, dont un fils qui
suit.
VI. Charles-Marie-Joseph Morillot, né en 1780,
gentilhomme ordinaire surnuméraire du roi Ghar-
ies X, avait épousé Anna-Véronique Noyer, de
laquelle il n'eut que deux filles : lo Eulalie Mo-
rillot, mariée à Louis de la Porte : 2° Caroline-
Aglaé-Alexandrine-Louise-Morillot, décédée en
1874.
BRANCHE CADETTE
ACTUELLEMENT EXISTANTE
III. Pierre Morillot (fils puîné de Philippe Mo-
rillot et d'Anne Tribollet, avocat au Parlement de
Bourgogne et échevin de Nuits, avait épousé
Jeanne Barbuot. Il mourut en 1780, laissant plu-
sieurs enfants, entre autres : 1° Jean-Baptiste qui
suit: 2° Anne-Charlotte Morillot, mariée à mes-
sire Louis Joly le 22 août 1775 ; 3» Marguerite-
Morillot, femme de Me Claude Marey, de la famille
de l'illustre Marey-Monge ; 4° Denis Morillot,
prêtre en 1743, religieux de l'ordre d,j St-Benoît,
doyen de Nuits en 177").
IV. Jean-Baptiste Morillot, né à Nuits le 20 jan-
vier 1731, épousa, en 1771, Marie-Jeanne-Fr:m-
çoise Prévost de Mironval, fille d'un président de
l'élection de Doullens. Il eut trois enfants : lo Jean-
Baptiste-François, qui suit; 2° Claude-Sophie-
Marie-Marguerite Morillot, mariée à Alexandre
Genêt de Chàtenay : 3° Claude-Louis Morillot.
V. Jean-Baptiste-François Morillot, né à Doul.
lens en 1772, inspecteur de la régie de l'enregis-
trement et des domaines, mort à Meaux le 3 juil-
let 1824, a épousé en 1805 demoiselle Angélique-
Elisabeth de Vanx, fille de Philippe de Vaux, of-
ficier de la maison du comte d'Artois. Ils ont eu
- 529 -
— 530 —
trois enfants : 1» Jean-Baptiste-Ange, qui suit ;
2° François-Etienne- Armand Morillot, né en 1808,
chevalier de la Légion d'honneur, qui a épousé
Charlotte-Marie Dumaine, dont il a eu : a) Louis-
Gabriel-Christian Morillot, conservateur des hy-
pothèques à Thonon ; b) Paul-Adrien Morillot, ca-
pïtnine de frégate, officier de la Légion d'honneur;
c) Maria-Elisabeth-Armande Morillot, épouse de
Claude-Marie-Ernest d'Aumale. 3o Adolphe Mo-
rillot, né le 27 mai 1812, officier de la Légion
d'honneur, qui a épousé Magdeleine-Pauline Rol-
let, dont il a eu : a) André Morillot, avocat au
Conseil d'Etat et à la Cour de Cassation ; b) Geor-
ges-Etienne Morillot, avocat à la Cour d'Appel de
Paris.
VI. Jean-Baptiste-Ange Morillot, né à Nogent-
sur-Seine le 15 mars 1806, chevalier de la Légion
d'honneur, directeur de la Compagnie des mines
de Roche-la-Molière et Firminy. conseiller géné-
ral du département de la Loire, mourut le 25 avril
1879. Il avait épousé, en 1837, Félicité-Adrienne-
Claude Davy de Chavigné, née en 1818, morte en
1868, dont il a eu Jean-Baptiste-Léon, qui suit •
VIL Jean-Baptiste-Léon Morillot, né au château
d'Étrépy le 19 juillet 1838, docteur en droit, audi-
teur au Conseil d'Etat, député de la Marne, marié :
lo le 4 septembre 1872 à Joséphine-Marguerite
Davy de Chavigné, née en 1847, décédée sans pos-
térité en 1873 ; 2° à Lyon, le 1.6 juin 1875, à Léo-
nore-Joséphine-Mathilde Ducros, fille du comte
Ducros, préfet du Rhône, grand officier de la Lé-
gion d'honneur, dont six enfauts : 1° Jeanne-
Françoise Morillot, née en 1876, décédée la même
année ; 2° François-Joseph-Jean-Adrien Morillot,
né en 1877 ; 3° Joseph-Ange-Léon-Octave Morillot,
né en 1878; 4° Marie-Charlotte-Aline-Eléonore-
Claudiane Morillot, née en 1880 : 5° Christine-
Fanny-Mathilde-Eléonore-Noële Morillot, née en
1882 ; 6o Antoine-Joseph-Louis-Roland Morillot,
né en 1885.
Armes ■ D'argent, à une tête de Maure de sable,
tortillée d'argent (Armoriai général 1698, Registre
de Bourgogne, t. I, p. 100).
MORTEAUX (de)
Très ancienne famille de
Normandie.
Elle s'établit avec filiation
au pays de Foix dès la fin
du xxe siècle, où elle s'allie
aux principales familles no-
bles et y forme les branches
de la Bourdette, de Martinat,
de Montaget, de Montcru,
de Sarraute.
Presque tous les membres
serventavecdistinction dans
les armées du roi ou dans
les rangs du clergé.
Cette famille est mainte-
nue dans sa noblesse d'extraction sur titres re-
montés à l'an 1509 par arrêt du Conseil d'Etat du
roi, Sa Majesté y étant à Fontainebleau le 18 oc-
tobre 1783.
Armes : De gueules, à trois chevrons d'argent
accompagnes en pointes d'un olifan (espèce de
hochet) versé d or; au chef cousu d azur charge
d'un croissant d'argent accosté de deux étoiles
dor.
Supports : Deux levrettes couronnées.
Couronne de marquis.
Devise : Mes souffrances à Dieu, ma vie au roi.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Morteaux de Montcru (Ferdinand-Marie
de), château de Montcru par la Bastide-de-
Sérou (Ariège), et Toulouse, 7, rue Pha-
raon, dont un fils : Henri-Maurice.
MOULINS-ROCHEFORT (de).
Cette maison originaire du Poitou fut mainte-
nue dans sa noblesse en 1702. Il en est parlé dans
l'histoire des grands officiers de la couronne
comme ayant donné un grand aumônier de France
sous le règne de François Ier et le premier dont
il soit fait mention est Louis de Moulins, seigneur
de Rochefort, qui vivait en 1342. Il est parlé de
lui dans l'histoire de la grande chancellerie de
France ; mais la filiation suivie ne commence qu'à
Gilles de Moulins, un des clercs de notaire du
roi, sous Charles VI, en 1418.
C'est Louis de Moulins, chevalier, comte de
Rochefort et de Villelouet, etc., capitaine du ré-
giment de Nettancourt, qui fut maintenu dans sa
noblesse par jugement de M. Jubert de Bouville,
intendant d'Orléans, le 29 novembre 1702.
Son fils aine, Louis de Moulins, chevalier, mar-
quis de Rochefort, fut intendant de la Rochelle et
de Rochefort.
Armes : D'argent, à trois croix nillées de sable.
Supports : Deux lions.
MOUSTIER (de).
Maison originaire de Franche-Comté.
Etienne de Moustier paraît avoir été la tige de
la maison de Moustier, qui subsiste encore au-
jourd'hui. Elle a pris son nom d'un fief que les
gentilshommes de cette maison ont possédé jus-
qu'au xvie siècle dans la terre de Moustier- Haute-
Pierre et qu'ils ont aliéné dès lors. Ce fief, qui re-
levait de la seigneurie de Vuillafans, en avait
d'autres sous sa mouvance, comme il se voit par
un partage fait en 1519, entre Simon et Jean de
Moustier, chevalier qui vivait en l'an 1260.
Cette maison s'est divisée en deux branches, à
531 —
— 532 —
la mort de Philippe-Antoine de Moustier, celle
des seigneurs de Nant, Cubry, Bonnal, etc. qui
compte Philippe Xavier, marquis de Moustier,
seigneur de Nant, Cubry, etc. chevalier de St-
Georges, capitaine de cavalerie, chevalier de St-
Louis en 1749, colonel d'un régiment de cavalerie
de son nom le 1er janvier 1748 et maréchal de
camp le 20 février 1761. Il a obtenu, par lettres pa-
tentes de l'an 1741, l'érection des terres de Nant
et de Cubry en marquisat sous le nom de Mous-
tier.
Et la branche des seigneurs de Bermont qui a
pour auteur Philibert de Moustier, chevalier, ca-
pitaine de cavalerie pour le service du roi, cheva-
lier de St-Georges en 1623, fut tué à l'attaque du
château de Ray en combattant pour la défense de
sa patrie, dans les troupes du duc de Féria. Il
avait épousé Claire de Vy, de qui il eut plusieurs
enfants.
Armes : Le gueules, au chevron d'argent accom-
pagné de trois aigles èployècs d'or et membrées
de sable.
MOY (de) ou MOUY.
Cette maison est originaire de Picardie. Par son
antiquité, ses alliances, les riches et belles sei-
gneuries dont elle était en possession, elle joint
à la beauté de son origine tous les caractères de
l'illustration et de la grandeur qui distinguent les
premières maisons du royaume au dessus des
autres. La terre de Moy, en titre de sirerie, située
dans la province de Picardie, comté de Verman-
dois, sur la rivière de l'Oise, lui a donné son nom.
Elle a donné des gouverneurs, des lieutenants
généraux des Provinces, des officiers distini:
qui ont rendu de grands services à la France, Mes
capitaines de 100 et de 50 lances et des compa-
gnies d'ordonnances, des grands maitres des
eaux et forêts de Normandie et de Picardie, di-
gnité qui ne se conférait sous les anciens règnes,
qu'aux plus anciennes et illustres maisons du ro-
yaume, des sénéchaux héréditaires du Verinan-
dois ; un grand maître surintendant des postes et
courriers du royaume ; un grand maître d'artille-
rie durant les guerres civiles de la ligue, et enfin
des chevaliers de l'ordre du roi et des chevaliers
du Saint-Esprit. Mais si la maison de Moy est
connue dans notre histoire par les dignités dont
nos rois ont décoré successivement ceux de ce
nom, on y lit aussi, qu'ayant l'honneur d'être
deux fois alliée à la maison royale de France,
elle l'est encore à celles de Portugal, de Lorraine
et de Savoie, et aux plus anciennes et plus distin-
guées du royaume et des Pays-Bas, telles entre
autres : Hénin-Liétard, Ailly, Chabannes, Estoute-
ville, Joyeuse, Lorraine, etc.
Outre le marquis de Moy qui était au service
d'Espagne, il y a eu une branche de cette maison
établie à Vernon en Normandie et de laquelle est
un de Moy, qui était lieutenant des gardes de
M. le duc d'Orléans.
La filiation suivie de cette famille remonte à
Goulard de Moy qui est reconnu pour chef de
cette ancienne race ; il vivait dans le xip siècle.
Une branche s'est détachée du tronc principal,
celle des seigneurs de la Meilleraye, Pierrecourt,
Hermainville, Bétheville, Héritot et autres lieux à
laquelle appartenait Charles Salomon, marquis de
Moy, dit le marquis de Sons.
Armes : De gueules, fretté d'or de six pièces.
MUN {de).
>
Maison d'ancienne chevalerie, une des premiè-
res et des plus anciennes de la province de Bi-
gorre, où sont situés le château et la terre de son
nom, qu'elle a constamment possédés jusqu'au 27
février 1687, qu'elle les a vendus à M. dAstorg,
comte d'Aubarède.
Le premier seigneur de Mun, connu par titre,
est Austor de Mun, chevalier, seigneur de Mun,
né vers l'an 1180.
Elle a formé au xe degré, la branche des sei-
gneurs et marquis de Sarlabans; etc.
Elle compte quantité d'officiers distingués, des
chevaliers de Malte et de St-Louis.
Armks : D'azur, au monde ou globe d'argent,
cintré et croisé d'or.
L'écu en bannière.
NAMUROY (de).
Famille originaire du
comté de Namur, établie à
Saint-Quentin en Picardie, à
la suite du mariage d'un
comte de Namur (Godofridus
Namurcensis)avec une com-
tesse de Vermandois.
L'orthographe du nom,
après avoir subi diverses
modifications , Namurois ,
Namuroi , Namuroys , est
aujourd'hui définitivement
fixée Namuroy. Au xvie siè-
cle. François de Namuroy
époux d'une petite-fille de
Gobert de Brebis, échevin de Saint-Quentin, des-
cendant d'un bienfaiteur, et bienfaiteur lui-même
des églises de Saint-Quentin \ Histoire de Saint-
Quentin, par de la Fons, édition Gomart, 1854,
t. I, p. 417, 184 et 185; Coliette, histoire du Ver-
mandois, t. III, p. 139), était inhumé dans l'église
Saint-André. (Recueil d'Epitaphes manuscrites
de la Bibliothèque nationale, t. XIII, p. 420).
Deux de ses descendants établis dans le Rethe-
lois, morts sans postérité, furent l'aîné Melchior
(f 1719), conseiller à la Cour souveraine d'Arches
et Charleville; l'autre Charles-François (f 1742), sei-
gueur de la Francheville, d'abord conseiller du
roi, commissaire des finances en Champagne,
puis capitaine des chasses de la principauté
d'Arches et consnl, maire de Charleville (lettres
patentes du duc de Mantoue, et des princesses
d'Arches, de Salm, de Condé ; duchesse de Bruns-
wick, des 13 juin 1704, 28 décembre 1722, etc. —
Archives départementales des Ardennes, B 11 et
140, etc).
Les armes de ce dernier figurent à l'armoriai
général de d'Hozier (1097) registre X, (description),
p. 501 et registre X (copie des blasuns), p. 291.
Bibliothèque nationale, et sont ainsi décrites :
D'or, à une hure de sanglier de sable défendue
d'argent, soutenue de deux pieds de sanglier de sa-
ble, passés en sautoir, accompagnée de sept croix
recroisettées au pied fiché de sable posées quatre
en chef, deux à chaque flanc, et une en pointe; au
chef d'azur chargé de trois palmes d'or, posées en
bandes.
Un arrière-neveu de ces Namuroy, resté en
Picardie, Pierre-François, seigneur d'Ofïémont,
époux d'une Fouquier d'Hérouël, mort sans pos-
térité le 20 mai 1770, servit dans les gardes du
corps de Louis XV. Pierre-François portait d'a-
zur, à un chevron d'or, accompagné de trois
quintefeuilles du même, deux en chef, une
en pointe.
Trois descendants de son frère furent succes-
sivement maire de Saint-Quentin, savoir :
Ie Jean-Pierre-Marie, (né le 15 mai 1745; fie 25
avril 1810), en 1790 ;
535 —
536 —
2* Jean-Charles-Marie, (né le 25 juillet 1773; fie
9 novembre 1841), sous la Monarchie de Juillet,
chevalier de la Légion d'honneur ;
3° Charles, conseiller général de l'Aisne, officier
de la Légion d'honneur (•{• le 11 septembre 1875),
sous le second Empire.
Le chef actuel de la famille est Charles-Marie-
Jules de Namuroy, conseiller-doyen à la Cour
d'appel d'Amiens, chevalier de la Légion d'hon-
neur.
NARBONNE (de).
Cette maison a pour auteur Guillaume, sur-
nommé au court-ne^, connétable de France, qui
se distingua par sa valeur, en chassant les Sar-
razins des villes d'Orange, de Nîmes et de tout
le pays du Languedoc.
Il fonda un monastère dans le diocèse de
Lodève, de l'ordre de Saint Benoît, aujourd'hui
appelé Saint Guillaume, s'y fit religieux et laissa
plusieurs enfants, entre autres : Aimeri, premier
vicomte de Narbonne, dont descend Mayeul, qui
commence la filiation de cette famille. Il existait
vers l'an 900.
Ses descendants ont formé une quantité de
branches dont voici la liste :
1° Des vicomtes de Narbonne-Pelet, comtes de
Melguiel ;
2° Des barons de Combas ;
3° Des seigneurs de Cannes, établie à Beau-
caire ;
4° Des seigneurs de Morenton, en Dauphiné;
5° Des seigneurs de Saïgas ;
6° De Nar bonne-Lara.
La maison de Lara est une des plus illustres
familles d'Espagne, et descend des anciens comtes
de Castille. Elle remonte à Manrique de Lara,
comte de Molina et de Mesa, lequel fut gouver-
neur d'Avila en 1133 ; assista, le jour de la
Pentecôte, 26 mai 1135, au couronnement d'Al-
phonse VII, roi de Castille, qu'il accompagna,
en 1147, à la conquête de Cordoue, et contribua
beaucoup à la prise de Calatrava ; se trouva la
même année à celle de Bacca, dont il fut fait gou-
verneur, et a la défaite des Sarrazins qui vou-
laient secourir cette ville. Il fut tué d'un coup de
lance dans le côté gauche, en 1164, dans un com-
bat qu'il livra à Ferdinand Buiz de Castro, et ses
troupes furent entièrement défaites. Il avait
épousé, eu 1140, Ermessinde, vicomtesse de Nar-
bonne, fille d' Aimeri II, vicomte de Narbonne et
d'Ermengarde (lrc branche des vicomtes de Nar-
bonne, 9e degré). Elle devint héritière avec sa
sœur aînée de la vicomte de Narbonne, parla mort
d' Aimeri IIP du nom, leur frère, tué à la bataille
de Praga, en 1133. Sa sœur aînée étant morte sans
postérité, tous les biens de cette maison restèrent
aux enfants d'Ermessinde, qui fit des donations
au mois d'août 1154, à l'église de Burgos, et
en 1167, au monastère de N. D. deHuerta, où elle
fut inhumée. C'est à cause de ce mariage que sa
postérité a joint le nom de Narbonne à celui de
Lara.
Son fils aîné, Pierre Manrique de Lara, vicomte
de Narbonne, fut fait tuteur d'Alphonse, roi de
Castille, après la mort de Manrique son père.
Il prit la qualité de comte, dans un acte du
l«r septembre 1166. 11 était au siège de Cuenca,
en 1177, combattit et tua, en 1179, un espèce de
géant.
Un de ses descendants, Aimeri II» du nom, vi-
comte de Narbonne, rendit hommage au roi Saint
Louis en 1240, et s'obligea de démolir les fortifica-
tions de Narbonne. L'année suivante, il déclara
qu'il ne relevait plus que du roi de France; mais
cela ne l'empêcha point de se joindre, en 1242,
avec les comtes de Toulouse et de Foix et autres
seigneurs, qui voulaient rétablir le comté de Tou-
louse dans ses Etats. Dans une rencontre., il défit
les troupes du roi, et reçut le comte de Toulouse
dans Narbonne. La paix se fit l'année suivante, et
il reconnut de nouveau le roi. Il eut un différent
avec Guillaume de Broa, archevêque de Nar-
bonne, qui l'excommunia : ce différend ne fut ter-
miné que six ans après, en 1251, et le vicomte
mourut vers l'an 1270.
Tous les membres de cette branche se sont
distingués dans les guerres et dans leur fidélité
à leur roi, qui a donné ses ordres à plusieurs
d'entre eux.
7o Des barons de Talairan ;
8° Des seconds barons de Talairan;
9° Des seigneurs d'Auriac.
Armes anciennes de Narbonne : De gueules
'plein.
Devise : Nos descendonos de reyes, si no los
reyes de nos.
Armes actuelles de Narbonne-Laba -.Ecarlelé :
au 1 et 4 de gueules, à deux chaudières fascées
d'or et de sable en chacune huit serpents de si-
nople, issants du côté de l'anse, qui est de Lara ;
aux 2 et 3 de gueules, qui est de Narbonne.
La maison de Pelet est aussi illustre que sa
devancière.
Baymond Pelet, dit le Croisé, comte de Mel-
gueil et d'Alais, accompagna le comte de Toulouse
à la croisade de 1096, et s'empara de Tortose en
Phénicie.
Le comte de Narbonne-Pelet-Fritzlar, fit le
siège de Minorque sous le maréchal de Bichelieu,
en 1756, puis fut aide-major général de l'infante-
rie, en 1757, dans l'armée du Bas-Rhin, sous le
maréchal d'Estrées. Il surprit, en 1761, à Stalberg,
un bataillon de la légion britannique qu'il fit pri-
sonnier. Plus tard, étant brigadier et colonel d'un
régiment de grenadiers royaux, il se distingua si
brillamment h la défense du poste de Fritzlar,
537 —
— 538 —
regardée comme impossible, que, à son retour de
l'armée, le roi Louis XV, lui donna le nom de
Fritzlar.
Successivement commandant de l'ordre royal
et militaire de Saint Louis, colonel commandant
des grenadiers de France, commandeur de Saint
Lazare, il mourut lieutenant-général des armées
du roi, en 180i. Il avait épousé, en 175G, une de
ses parentes, Charlotte-Philippine, fille de Claude
de Narbonne-Pelet-Salgas et de Françoise de
Pierre de Bernis, dont il eut Raymond- Jacques-
Marie, qui eut a son tour trois enfants : Albéric,
Aimery et Ermessinde, mariée au fils unique de
l'ancien duc de Luynes.
Raymond-Jacques-Marie de Narbonne-Pelet fut
créé pair de France, le 17 août 1815 ; duc en 1816.
Il fut ministre d'Etat et membre du Conseil privé
de 1814 à 1830, chevalier des ordres du roi en
1825. Il avait épousé Emilie de Sérent-Kerfily,
dame d'honneur de la comtesse de Provence, dont
il eut postérité.
Armes : De gueules plein, qui est de Narbonne :
à Vécu posé en abîme d'argent, au chef de sable,
qui est de Melgueil.
NATHAN (de).
La famille de Nathan est originaire de Norman-
die ; elle est alliée aux principales familles de
cette province. Plusieurs de ses membres ont
pris part aux expéditions de Jacques Cartier,
en 1530 et de Samuel de Champlain, en 1620, et
s'établirent les uns à Saint-Domingue, les autres
au Canada, où ils occupèrent les premières
charges.
Une branche vint se fixer en Périgord, où
Guillaume-Charles de Nathan , ancien référen-
daire aux sceaux de France, a été pendant 41 ans
consécutifs conseiller général du canton de Vé-
lines, de 1850 à 1891, époque de sa mort.
Par son mariage, il s'était allié à l'illustre fa-
mille des Chastillon, l'une des plus anciennes de
la chrétienté, au dire de l'historien Mazas.
De cette union sont nés six enfants :
1° Henri, chef actuel de la famille, ancien ma-
gistxat, avocat au barreau de Libourne.
2° Georges, capitaine au 57e régiment d'infan-
terie.
3° Louis, contrôleur des Finances.
Albert, Anatole et Alfred sont décédés.
Armes : D'azur, à la fasce d'argent, chargée
d'un cœur de gueules, accompagnée en chef d'un
lion d'or passant, et, en pointe, d'un croissant
d'argent.
Couronne de comte.
NAYS ou NEYS (de).
La maison de Nays, d'origine féodale, établie
en Béarn depuis 1300, est originaire de Bretagne.
Ce qui le prouve, c'est un testament de l'année
1310, mentionné plus bas, ainsi qu'une sentence
rendue vers 1400 à la réquisition de Guilhelmin
de Nays, seigneur de Cassaet, Béarn, par le prési-
dial ou sénéchal de Nantes sur la noblesse de la
maison de Nays en Bretagne, d'où il était issu.
Cette sentence fut du reste vérifiée avec les autres
titres de la maison de Nays, le 14 mars 1671, par
Henri d'Aguesseau, juge réformateur du domaine
dans le ressort du Parlement de Navarre.
« La maison Nays de Bretagne, comme celle de
Béarn, dit l'abbé Marseillon dans son « Histoire
de la maison de Nays » a fourni un grand nombre
d'hommes distingués par leur mérite, à l'église à
la magistrature, à l'armée. Elle a eu l'honneur de
compter parmi ses membres des évêques et des
commandants de troupe. La branche de cette an-
cienne maison établie en Béarn ne s'est pas seule-
ment rendue recommandable par les services
éminents que les gentilshommes sortis de son
sein ont rendus à l'Etat et à l'Eglise, mais encore
par les alliances contractées avec les principales
maison du pays telles que les Montesquiou d'Ar-
tagnan, les Béarn, les de Selettes, les de Lagarde
de Maure, les de Vie, les de Lalanne-Souye, les
Navailles, les Gassion, les Miossens, les d'An-
douins, les d'Espalungue, les de Caseaux de Saint-
Cricq, de Lons, de Lescun, de Caumont, de Bel-
loc, d'Abbadie, de Parterrieu, de Day-Gardères,
d'Idron, d'Auture, de Brunet, de Laurens, de
Lannepla, de Noguès Gerderest, et une foule
d'autres qu'il serait trop long de citer ».
Des histoires de cette maison ont été publiées
par M. de Picamilh, par l'abbé Marseillon, par
M. Cauna, par M. Dufau de Maluquer, par La
Chesnaye des Bois et d'Hozier.
Cette maison a formé les branches des Nays,
barons de Labassère, Nays, marquis de Caudau,
Nays, marquis de Boirslant en Picardie, Nays
d'Idron, Nays Coarraze, Nays-Castéra, Nays Lahil-
londé.
Noble Jean de Nays, fils puiné de la maison
noble de Nays en Bretagne, écuyer de la vicom-
tesse Constance, s'établit à Montaner du temps
où cette princesse possédait Marsan et Montaner.
Elle lui fit un legs dans son testament de l'année
1310. Il épousa l'héritière du Cassaet, fief près de
(touzo (canton de Lagor, arrondissement d'Or-
thèz).
Guilhem de Nays, fils du précédent, rend hom-
mage en 1345 à Eléonore de Comminges avec les
notables de Montaner.
Noble Bernard de Nays, Domenger de Cassaet,
homme d'armes en 1360, servait avec Gailhard de
Nays dans l'armée de Gaston Phœbus en 1376-1378.
Noble Guilhelmin de Nays, seigneur de Cassaet
vers 1400, fit constater sa noblesse et son origine
bretonne devant le présidial de Nantes. Il eut un
fils, Jacques de Nays, seigneur de Cassaet. Ce-
lui-ci laissa deux fils, Fortaner et Audribert de
Nays.
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Fortaner vivait vers 1450 ; il fut juge criminel
du Béarn, et il eut un fils et une fille, Ramond et
Catherine de Nays. Il était seigneur de Cassaet,
Montardon, Sarpoureux, et Mouliaa, fief de Sar-
poureux.
Noble Ramond de Nays, fils de Fortaner, com-
missaire réformateur du domaine vers 1510, con-
seiller du Roy au conseil souverain institué en
1519, se maria avec Blanche d'Andouins, sœur
de Paul d'Andouins, sénéchal du Béarn, et mourut
sans postérité. Catherine sa sœur et héritière,
fille du second mariage de Fortaner de Nays et
d'Izabelle d'Erbity, épousa en premières noces
Pierre d'Auga, commandant à Orthèz pour la reine
Jeanne d'Albret, et en secondes noces avec Jean
de Lescun du Castéra, issu des barons de Lescun.
Noble Audribert de Nays, syndic général de
Béarn en 1482,continuela postérité mâle. Il épousa
l'héritière du Castaing de Lucgarrier, dont : Ra-
mond et Gratianne de Nays. Il avait pris à titre
de rente une partie des notariés de Béarn, qu'il
faisait exercer par des gentilshommes.
Noble Ramond de Nays, fils d'Audribert, suit
la profession des armes, devient capitaine de ca-
valerie, et se maria deux fois : du premier ma-
riage, Jean de Nays, seigneur de Bédeille, qui
eut beaucoup de part à la bienveillance de la
reine Jeanne d'Albret et de son fils qui l'honorait
souvent de ses lettres. Elle lui donna le gouver-
vernement de Coarraze et la seigneurie de Bédeille.
Du second mariage, Samson, son héritier, Ber-
nard et Bertrand.
Noble Samson de Nays, seigneur du Castaing
de Lucgarrier, devint mestre de camp de cava-
lerie et gouverneur du château de Montaner. Il
épousa Isabeau de Narcastet. Il fonda les bran-
ches de Nays Labassère, Nays du Castéra, Nays
d'Idron, Nays Lahilloudé.
De toutes ces branches une seule subsiste ;
celle des Nays de Labassère.
Branche aînée des barons de Labassère.
Branche formée par Paul de Nays, fils de Sam-
son. Les lettres patentes de 1664 comprennent
Paul de Nays parmi ceux de cette maison qui
rendirent de grands services à l'Etat. Il succède
à son père Jean de Nays dans le gouvernement
du château de Montaner. Les lettres de provision
que Laforce, lieutenant du roi en Béarn lui concéda
le 18 juin 1652, furent confirmées par Louis XIII,
le 23 de la même année. Paul de Nays, obtint par
décret, la terre et seigneurie de Doat, de plus la
seigneurie de Labassère, qui faisait partie de la
seigneurie de Doat, depuis l'anoblissement de
Labassère et union de cette ancienne maison à la
seigneurie de Doat, par Gaston IV de Foix, sou-
verain de Béarn.
Bernard de Nays Labassère, fils de Théophile
de Nays, obtint de Louis XIV le titre de baron
en l'année 1664. Il fit preuve de noblesse en 1670,
et fut nommé le 22 avril 1676, gouverneur du
Béarn et de La Navarre et lieutenant général du
duc de Grammont pour les chasses en Béarn.
Branche des Nays, marquis de Candau
Cette branche a pour auteur Bernard de Nays,
frère puiné de Samson de Nays. qui devint capi-
taine de cavalerie. Il épousa en 1580, Anne de Can-
dau, fille de Jean de Candau, conseiller ordinaire
du Roy de Navarre, poignardé avec les chefs ca-
tholiques dans les prisons de Navarrenx. Il fit rebâ-
tir le château de Candau, rasé par Montgommery,
lorsque Jean de Caudau, son beau-père fut fait
prisonnier, après la prise d'Orthèz en 1569.
Henry de Nays Candau, obtient de Louis XIV
l'érection en baronnie de la seigneurie de Candau
en 1652. Devint gentilhomme de la Manche en
1706, et sous-gouverneur du duc de Bourgogne.
Jean-Paul de Nays Candau, fils de Jean de Nays
et de demoiselle de Miossens, baron deCandau et
de Vanzé ; c'est en sa faveur que Louis XV, vou-
lant récompenser les éclatants services rendus à
l'Etat par la Maison de Nays, érigea la baronnie
de Candau en marquisat, sous le nom de Nays,
marquis de Candau.
Henri- Alexandre de Nays, marquis de Candau,
qualifié eh plusieurs pièces de « Haut et puis-
sant seigneur » devint la tige des marquis de
Candau actuels. Il fit mettre, par erreur ou autre-
ment, sur l'Armoriai de France, comme armes de
la maison de Nays « d'azur à une croix d'or
fleuronnée ». Son arrière petit fils, le marquis
Alexandre de Candau devint député sous la Res-
tauration.
Pierre Alexandre, vicomte de Nays Candau,
seigneur de Lucarré, capitaine au régiment de
Navarre, frère du marquis Henri-Alexandre, épousa
demoiselle Noguès, fille du baron de Noguès
Gerderest. La vicomtesse de Nays mourut à Pau,
sur l'échafaud révolutionnaire en 1793, son fils
épousa la baronne de Duplaa, née de Charritte,
sa fille, Henriette de Nays, épousa noble Jacques
de Lalanne Souye, avocat au Parlement, seigneur
de Souye et Uzan. — Louis, vicomte de Nays
Caudau, sous-préfet du corps de S. M. Louis XVIII.
Possessions de la maison de Candau : Marquisat
de Candau, baronnie de Vauzé, seigneuries de
Castétis, Balansum, Bellegarde, Lucarré, Abos,
Laneplaa, de Marimbordes de Loubieng, de Peyre-
longue, baronnie de Duplaa d'Escout, de Placùs,
et autres places.
Ordre de Saint-Louis, de la Légion d'honneur,
de Saint-Maurice et Saint-Lazare de Sardaigne.
Armes: D'oryent.â la croix de sable fleuronnée.
Devise : « Tollam et Deffendam ! »
Support : Un lion couché.
Couronne de marquis.
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REPRESENTANTS ACTUELS
Branche aînée des barons de Nays Labassère
Nays, baron de Labassère (Ignace de),
chef du nom et des armes, marié le 17 fé-
vrier 1835 à Jeanne Laurence de Gan ; —
Résidence : château de Rousse, par Juran-
çon (Basses-Pyrénées).
Nays-Labassère (le chevalier Jean-Henry
de), né le 11 mai 1842, même résidence.
Nays-Labassère (Paul de), fils du précé-
dent, même résidence.
Nays-Labassère (Elisabeth et Marie de),
sœurs da précédent, même résidence.
Branche des marquis de Gandau
Chef de branche : Nays, marquis de
Candau (Alexandre de), marié à sa cousine
Louisa Xaviérine de Perpigna. — Rési-
dence : Ghcâteau de Gandau, par Gastétis
(Basses-Pyrénées).
Nays-Candau (Alice de), fille du précé-
dent, mariée à Louis de Laporterie, avocat.
Nays-Candau (Nelly de), mariée à Joseph
de Laporterie, frère de Louis Laporterie.
Nays-Candau (Henriette de), mariée à
Raymond Joly de Sailly.
Nays-Candau (Marie et Louise de), sœurs
du marquis Alexandre de Gandau. — Ré-
sidence : Villa Mossié à Bizanos, près Pau.
Rameau des vicomtes de Nays Candau (qui a
pour auteur Pierre-Alexandre, vicomte de Nays
Candau, second fds du marquis Jean-Paul de Nays
Candau, né en 1740.
Nays-Candau (Agéno r - Alexandre - Ar-
mand Ferdinand, vicomte de). — Rési-
dence : Hôtel de Nays, rue du Lycée à Pau.
Marié à Mademoiselle, de Suger.
Nays-Candau (Renée Caroline de), sœur
du précédent,mariée à Jean-Louis-Auguste-
Fra.içois Plieux, décédée.
Nays-Candau (Caroline de), mariée au
vicomte Frentz Toussaint.
Nays-Candau (Marie de), mariée au ba-
ron René Toussaint, décédée.
Nays-Candau (Fanny de), mariée à Gus-
tave de Beauquesne, colonel d'infanterie de
marine en résidence à Toulon.
Nays-Candau (Fernand, baron de), frère
des précédentes, fils du vicomte Ferdinand
de Nays, lieutenant-colonel d'artillerie de
marine, breveté d'état-major, chevalier de
la Légion d'honneur, et la baronne de Nays
Gandau née de Morgan. — Résidence :
Lorient.
Rameau des barons de NaysCaudau, qui a pour
auteur Jean de Nays Candau, seigneur d'Abos,
capitaine au régiment Nivernais, troisième fds
du marquis Jean-Paul de Nays Caudau, en 1750.
Nays-Candau (baron de) et baronne, née
de Lagarrigue.
Nays-Candau (M1,e de), mariée à M. de
Lagarrigue.
Nays-Candau (M1Ie de), veuve de M. Foch.
Nays-Candau (Mllft de), mariée à M. d'Es-
peaux.
Nays-Candau (Mlle de), mariée à M. de
Govarrubias, décédée.
NEUF VILLE {de).
La maison de Neufville, originaire de l'Artois
tire son nom d'un village situé à une lieue d'Ar-
ras. Elle a été maintenue trois fois dans sa no-
blesse : 1° par lettres patentes de la reine Anne
d'Angleterre, en date du 18 mars 1711, 2° par
diplôme de l'Empereur François Ier, le 29 mars
1753, 3° par diplôme du comte Paladin Carl-Théo-
dor le 11 avril 1792. Elle a possédé les titres de
seigneurs et barons de Neufville, de seigneur de
Matringhem, Damicourt, Meaulens, Cauroy, Bou-
bers, etc. de baronnets de Neufville (1711), de
chevaliers héréditaires de Neufville (1753), de ba-
rons de Malapert (1792), etc.
Cette ancienne et noble race est connue depuis
Eustache de Neufville, chevalier qui parut au
tournoi d'Auchim en 1096, se croisa l'année sui-
vante et mourut au siège du château de Montmo-
rency où il combattait sous les ordres de Louis-le-
Gros, en 1101. La Chesnaye-Desbois et d'autres
généalogistes disent que deux autres rejetons
contemporains de la même souche ayant été apa-
nages des terres de Lameth et de Hamelaincourt,
en prirent le nom et furent les auteurs des fa-
milles qui le portent. Telle serait aussi l'origine,
dit-on des seigneurs de Markuais et de Bacque-
hem qui parurent plus tard. Des lettres du bailli
d'Amiens en 1355, disent qu'Isabelle de Markais
était issue de la maison de Neufville, etBacquehem
a toujours eu pour armes le frettè avec le franc
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canton de Roubaix et, pour cri de guerre, Neuf-
ville, Neufville !
Le fds et le petit-fils du chevalier de Neufville
appelés Eustache comme leur père figurent dans
un grand nombre de Chartes de 1102 à 1180, no-
tamment dans plusieurs donations en faveur des
abbayes de St-Aubert et du Mont-St-Eloi. Wagon
de Neufville, qui parait dans un de ces actes que
(it son père en 1180, laissa deux fils . Baudoin, le plus
jeune, accompagna le comte de Flandre à la 4e croi-
sade, assista à la prise de Constantinople en 120i,
périt l'année suivante dans un combat contre les
Bulgares. Il avait épousé demoiselle d'Antioche,
dont le père était maréchal de Chypre et il en eut
une fille d'une rare beauté, que Robert de Cour-
tenay, devenu empereur de Constantinople enleva
à son fiancée, le chevalier de Cahian pour l'épou-
ser lui-même. Une vieille chronique ajoute que
« la fureur du chevalier jeta plus d'éclat sur la
« fille de Baudoin que le haut rang auquel elle
« était parvenue.» On n'est point d'accord sur les
détails de la vengeance exercée contre elle, mais
l'empereur Robert, disent tous les historiens, en
conçut un tel désespoir qu'il en mourut de cha-
grin.
Eustache de Neufville, fils aine de Wagon, est
qualifié chevalier dans plusieurs actes de 1192 à
1226. Par l'un d'eux, passé au mois de mars 1214
il se porta caution, avec son fils Eustache, pour
Hellin de Waurin, qui s'engageait à ne point
inquiéter le roi de France pendant la captivité du
comte de Flandre fait prisonnier à la bataille de
Bouvines, où les deux Neufville avaient combatiu.
(Titre scellé: archives de l'Empire, In» 532). Eus-
tache de Neufville, chevalier ayant inutilement
réclamé les arrérages que lui devaient les habitants
de Monteri, en vin et en argent, l'official d'Arras
avait excommunié les débiteurs récalcitrants. C'est
ce que nous apprennent les chartes de l'an 1270
assez curieuses pour que nous reproduisions
ici le texte de la seconde : « Je Wistasses, sires
« de Noevile, chevaliers à sey Loin am maistre
« Robert de Souchies, canoine de Lens en Artoys
« salut et bone amour. Je vous faich asavoir que
« li home de Monteri ont fait men-grès des deniers
« que ils me devaient pour arrérages et dont ils
« étaient escumenié de par vous, pour laquelle
« chose je vous prie que vous les absolés et leurs
« baillies leur absolution ; car tel il est bien mes
« grès. En témoignage de laquelle chose, je vous
« envoie ces présentes lettres scelées de mon seel.
« — Données à Arras en l'an 1779, lejœdi devant
« migaresme. »
Les deux actes sont scellés du sceau d'Eustache
de Neufville, qui a été moulé et fait partie de la
collection des archives de l'Empire (J. 383, n°53).
Ce chevalier mourut en 1285. Son fils, Gilles de N.
combattit àla journée de Saint-Omer, en 1340 sous
les ordres du duc de Bourgogne et son petit fils
Eustache IX, épousa la dame d'Alennes, dont il
eut : 1° Jean de N. Chevalier, seigneur de Nouf-
ville, du Cauroy, d'Alennes, etc. mort en 1386
sans postérité. 2° Hugues de N. qui épousa en
1393 Isabelle de Ghistelles, et périt avec son fils
unique à la bataille d'Azincourt. 3° Jeanne de N.
qui mariée à Robert d'û coche, cadet d'une an-
cienne maison d'Artois et devenue dame de Neuf-
ville, du Cauroy, d'Alennes, Hennin, etc. par la
mort de ses deux frères transmit ses biens à
Jean d'O'coche, son fils aine le substitua aux
nom et armes de Neufville.
Cette nouvelle souche se divisa en plusieurs
branches ; celle des barons, seigneurs de Bou-
bers, d'Alennes, de Guinaumont, etc. qui resta en
Artois et qui s'éteignit à la quatrième génération,
aprè avoir contracté des alliances avec les mai-
sons de Baileul, de Créquy, de Fosseux, (éteinte
dans Montmorency) de Tramecourt, de Lignes
d'Ollehain, etc. Ses deux derniers rejetons furent
les deux fils de Jean de Neufville et de Catherine
de Créquy. L'un appelé Jean comme son père,
figure dans nn acte de 1529 (titre scellé ; archives
de l'Empire, n° 70). Il avait épousé Anne (alias
Louise) de Longueval et mourut sans postérité.
11 a été enterré, ainsi que sa femme, dans l'Eglise
de Ste-Claire d'Arras. L'autre François de Neuf-
ville, seigneur de Boubers, de Guinaumont, etc.
Ayant recueilli la succession de son frère en 1560
et se voyant lui-même sans enfants, vendit la ba-
ronnie de Neufville au cardinal de Granvelle, qui
ne la posséda pas longtemps parce que Baudoin
de Montmorency, seigneur de Croisilles en opéra
le retrait lignages. François de Neufville mourut
avant le 10 décembre 1589 et avec lui s'éteignit
la branche ainée.
Branche Allemande.
Jean de Neuville, dit Mensart, fils puiné de
Robert de Neufville, seigneur d'Alennes, de Bou-
bers, etc. et de Jeanne de Fosseux et grand oncle
des deux derniers rejetons de la souche arlésienne
forma la branche cadette. Il fut père de Robert de
Neufville qui, ayant embrassé la religion réformée
quitta l'Artois et alla s'établir à Anvers, d'où il
passa en Angleterre. Il y resta jusqu'à l'avène-
ment de Marie la Catholique et se réfugia alors à
Emde, en Westphalie. Après bien des vicissitu-
des il se fixa à Francfort-sur-le-Mein, ou il
obtint le droit de cité, le 28 mai 1573. Daniel de
Neufville son fils cadet, forma la branche de Hol-
lande, rapportée plus loin.
Sébastien de Neufville, frère aine de Daniel,
épousa le 30 septembre 1577, Anna Cockx von
Opeynen, née en 1549, décédée le 27 avril 1615.
Il obtint le droit de bourgeoisie à Francfort le 26
juillet 1580, et mourut le 3 mars 1609.
Les descendants de Sébastien prospérèrent
dans leur nouvelle patrie et contractèrent des
alliances soit avec les principales familles des
réfugiés français, comme celles de Malapert, du
Fay, d'Orville, de Campoing, de Bary, de Passa-
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vant, de Gontard, etc. soit avec les meilleures
maisons du pays. Un d'eux Robert de N. né à
Francfort en 167X), s'établit en Angleterre ou il
obtint de la reine Anne le titre héréditaire de ba-
ronnet, par lettres patentes du 18 mars 1721, qui
rappellent sa noble et ancienne origine. Il mou-
rut sans postérité en 1735.
Deux frères, David et Jacob de N. formèrent
chacun une branche séparée. Le premier, né le 8
décembre 1663, décédé le 10 mars 1718, avait
épousé le 2 octobre 1694, Maria Magdalena du
Fay et en eut un iils Johann-David, né à Franc-
fort le 3 novembre 1696, reconnu noble d'origine
et admis en conséquence dans la chevalerie alle-
mande sons le nom de von N. par décret impérial
de François Ie'' le 2J mars 1753. Johann-David,
veuf de Cornélie-Gertrude Gontard, se remaria
avec Elisabeth du Fay et fut l'aïeul de Frédéric
Wilhelm von N. né le 26 avril 1755, chambellan
de sa majesté le roi de Prusse, créé baron du St-
Empire par décret rendu à Munich le 11 avril 1792.
Frédéric Wilhelm avait déjà adopté le nom de
von Malapert, dit von N. pour se conformer au
désir de son aieul maternel le major Frédéric-
Wilhelm von Malapert, qui n'avait point laissé
d'héritier mâle. Cette branche contracta ses
alliances avec la noblesse allemande et exerça de
hautes charges militaires. Elle est aujourd'hui
représenté à Francfort par Philippe-Auton-Félix,
baron von Malapert, dit von N. né le 28 janvier
1834.
Jacob de N., frère cadet de David, né le 5 mars
1668, décédé le 1er juillet 1730, avait épousé le 4
août 1691, Anna Campoing. Leurs descendants
ont continué jusqu'à nos jours à résider à Franc-
fort. Quoiqu'ils n'aient point fait reconnaître leur
noblesse en Allemagne, ont toujours joui d'une
grande considération et occupé une position émi-
nente parmi leurs concitoyens. Ils ont pris une
part active aux événements politiques et reli-
gieux qui ont agité le sort de la ville de Franc-
fort. Leur chef actuel est Gustave-Adolphe de N.
né le 24 décembre 1820, marié le 26 avril 1852, à
Caroline Buttner, dont il a plusieurs enfants.
Une autre branche s'attache à la maison des
princes d'Orange-Nassau et occupa à leur cour
les charges les plus honorables et les plus éle-
vées. Elle est établie aujourd'hui à Bonn et elle a
pour chef actuel Balduin-Johann-Robert-Wilhelm
von Neufville, né à Dillenbourg le 12 mars 1807,
marié le 12 mars 1844 à Auguste Sophie-Caroline
von Herf (résidences, les châteaux de Miel et de
Mariesthal).
Branche Hollandaise
Daniel de N., frère puiné de Sébastien, ment
tionné plus haut, naquit à Emde en 1553 et obtin-
le droit de bourgeoisie à Francfort en 1589. Onse
ans après, il quitta cette ville et l'Allemagne, pour
aller s'établir à Harlens en Hollande où il épousa
Mayke Coppens. Sa postérité, quoique moins
nombreuse que celle de son frère, forma plusieurs
rameaux, qui s'éteignirent tous avant la fin du
siècle dernier, sauf un seul dont le chef actuel,
Abraham de N. né à Amsterdam le 31 mars 1787,
a épousé le 18 février 1810, Margarelha-Clara-
Carnelia van de Pool, née le 25 décembre 1788,
décédée à Harlens le 2 octobre 1854. De cette
union sont issus plusieurs enfants.
Armes : D'or, frotté de gueules.
Les branches émigrées ont,
après plusieurs modifications,
adopté définitivement pour
blason : De gueules, au sau-
toir d'or, cantonné de quatre
tours d'argent.
L'ainée de ces branches place
sur un écusson d'azur cette
ancre, qui rappelle leur espé-
rance d'avoir enfin trouvé un
asile définitif.
Supports : Deux griffons d'or et de gueules.
Cimier : Une tète et un col de griffon d'or dans
un vol d'or et de gueules .
Cri de Guerre : Neufville ! Neufville ! en let-
tres d'or sur un listel de gueules.
Devise : Mon désir tend à la Neufville.
RE PRÈS ENTANTS A C TUELS :
Neufville (Sébastien-David-Guillaume
de) frère cadet de Gustave-Adolphe, né le
9 juillet 1822, marié le 28 août 1850 à Mina
Bienvenue de Melay et décédé le 4 octobre
1890 s'était établi en France en 1846.
Il a repris pour lui et sa postérité le
droit de bourgeoisie en vertu de la loi qui,
dès le retour dans la patrie de leurs ancê-
tres, défère le titre de citoyen français à
tous les descendants de ceux qui émigrè-
rent pour cause de religion.
De son mariage sont issus huit fils :
1° Jacob-Guillaume, demeurant à Paris,
11, rue Ampère, marié à Ernestine-Louise
Bongrànd, dont : a) Gérard-Roger-Sébas-
tien, né le 29 août 1879 ; b) Gilbert- Jean-
Antonin, né le 25 décembre 1883.
2° Sébastien, demeurant à Paris, 21,
avenue Montaigne, marié à Jeanne de Neuf-
ville.
Tome II
18
— 547 —
- 548 -
3° Henri-Auguste, demeurant à Paris,
marié à Miss Nelly Gasrett, dont : Sébas-
tien.
4° Robert-Adolphe.
5° Gustave-Frédéric, demeurant à Paris,
48, cours la Reine, marié à Henriette-Inès
Saussine, dont : a) Godefroy-Sébastien-
Léon-Frédéric, né le 15 octobre 1891 ; b)
Baudoin-Alain-Paul-Albert, né le 11 juil-
let 1895.
6° Paul-Hippolyte, demeurant à Paris, 35
avenue du Bois de Boulogne.
7° Jean-Georges.
8° Alexandre.
NIGOLAY ou NIGOLAÏ (de).
Ancienne noblesse, originaire de Vivarais, très
distinguée dans la robe par une suite non inter-
rompue de premiers présidents de la Chambre
des comptes de Paris, et dans l'épée, par un
maréchal de France, de la promotion du 24 mars
1775.
Le premier de cette maison dont il soit fait
mention est Jean de Nicolaï, qui demeurait au
bourg de Saint- Andréol.
Son fils Jean, deuxième du nom, suivit Char-
les Vill dans ses expéditions d'Italie; fut son
ambassadeur, chancelier du royaume de Naplos
sous Louis XII; premier président de la Cham-
bre des comptes en 1500 et honoré du titre de
cousin par ce prince.
Un de ses descendants, brigadier par brevet du
1er janvier 1740, alla servir l'armée du Bas-Rhin,
sous les ordres du maréchal de Maillebois ; mar-
cha avec la première division des troupes de
l'armée de Westphalie en Bohème au mois d'août,
se distingua particulièrement dans plusieurs
escarmouches; contribua au ravitaillement de
Braunau, dont on fit lever le siège aux ennemis ;
cantonna pondant l'hiver à Eggenfeld, sous les
ordres de M. le prince de Conti; concourut à la
défense de de poste et à la retraite hardie que fit
ce prince en présence des ennemis ; rentra en
France avec la réserve de l'armée, commandée
par ce général, en juillet 1743; finit la campagne
dans la Haute-Alsace, sous les ordres du maré-
chal de Cuigny, et contribua à la défense du Rhin,
il continua a se distinguer dans toutes les ba-
tailles où il assista. Se trouva en dernier lieu à la
bataille de Minden le i°r août; commanda le 8
l'arrière -garde de l'armée lors de sa retraite
d'Einbeck, battit le prince héréditaire, lui tua plus
de cinq cunls hommes, et se retira en bon ordre.
Louis XV lui donna le commandement de la
province d'Hainaut, où il commandait depuis le
31 mai 1700, et en considération de tous ses ser-
vices, Louis XVI, à la promotion du 24 mars 1775,
l'a élevé à la dignité de maréchal de France. Il est
mort à Paris le 10 mars 1777 et a été inhumé en
l'église Saint-Sulpice. Il avait épousé, en 1703,
Marie -Hyacinthe Ralet de Chalet.
De cette famille, il y a encore la branche des
barons de Sabran, qui subsiste en Languedoc.
Armes : D'azur, au lévrier d'argent, colleté
d'un collier de yiteules, bardé, bouclé el cloue
d'or.
Voy. Tome 1er, coi. 1873.
NOAILLAN {de).
Cette famille dont le nom s'écrit aussi Noailhan,
est originaire de l'Armagnac, où elle possédait les
seigneuries de Villeneuve et de Lamezan. Elle a
été maintenue dans sa noblesse, le 31 mai 1008,
par l'intendant de la généralité de Montauban.
Elle s'est apparentée avec les familles de Bre-
thous, de Brocas, de Lartigue, de Loze, etc.
Armes : De gueules, à la croix vidée et trèflée
d'argent.
NO AILLES {de).
Cette maison est une des
plus anciennes et des plus
illustres de la province du
Limousin. Il en est sorti un
cardinal-archevêque de Pa-
ris, deux évêques comtes et
pairs de Chàlons, deux évê-
ques de Dax, un évèque de
Saint-Flour, puis de Rodez,
quatre maréchaux de France,
un amiral de Guyenne, des
ducs et pairs, des grands
d'Espagne de la première
classe, des ambassadeurs,
des ministres d'Etat, des
gouverneurs généraux et un vice-roi, un com-
mandeur et des chevaliers de l'ordre du Saint-
Esprit et deux de la Toison d'or, etc.
La terre et le château de Noailles dont cette
maison prend son nom, sont situés près de Brive
et de Turenne, et elle les possède de temps immé-
morial par les soins qu'ont eu les seigneurs de
Noailles de les conserver aux mâles de leur mai-
son par une substitution perpétuelle, comme il
est prouvé par les titres énoncés dans un arrêt
du parlement de Paris, du 24 mars, avant Pâques,
1528, qui remonte la filiation jusqu'en 1248, que
vivait Hugues, fils de Pierre, qui est nommé,
comme étant décédé, dans le testament de Hugues,
son fil», de l'an 1248, et dans lequel il substitua
sa terre de Noailles graduellement à tous ses (ils,
à l'exclusion des filles : ce qui devint dans la
maison une loi héréditaire. Il mourut dans le
— 549 —
- 550
voyage qu'il fit de la Terre-Sainte avec le roi
Saint-Louis, et son corps, comme il avait ordonné,
fut apporté à Noailles, pour être enterré auprès
de ses prédécesseurs.
La seconde branche commence au 6e degré,
avec le fils de Jean, premier du nom; Jean de
Noailles, troisième du nom ; c'est en faveur d'un
membre de cette branche, Henri, seigneur de
Noailles, chevalier, comte d'Ayen, etc., que la
terre d'Ayen fut érigée en comté en 1592.
Henri, comte d'Hayen, qui se distingua par sa
valeur à la bataille d'Avin en 1635, et mourut à
celle de Rocroi en 1643, sans alliance. Son qua-
trième frère continua la descendance de cette
maison, Anne, duc de Noailles, pair de France,
marquis de Montclar, et de Mouchy-le Chàtel,
arriva au grade de général des armées du roi et
fut reçu chevalier de ses ordres, le 31 décembre
1061. Il obtint l'érection du comté d'Ayen, en
duché-pairie, sous le nom de Noailles, par lettres
du mois de décembre 1663. Prêta serment au
Parlement en qualité de duc et pair, le 25 du
même mois.
Philippe de Noailles (second fils de feu le ma-
réchal de France Adrien-Maurice), appelé d'abord
le marquis de Mouchy, dit ensuite le comte de
Noailles, marquis d'Arpajon, seigneur de l'ancien
duché-pairie (aujourd'hui principauté) de Poix, en
Picardie, baron de Mouchy-le-Chàtel, etc., etc.,
entra aux mousquetaires le 20 novembre 1729, fut
capitaine au régiment de Montrevel, cavalerie, le
23 mai 1731, et fit sa première campagne au siège
de Khel en 1733 ; puis colonel d'un régiment en
son nom par commission du 10 mars 1734, qu'il
commanda la même année à l'armée d'Allemagne,
entra le premier, l'épée à la main, dans les lignes
de Dettingen, qui furent forcées par le comte de
Saxe, sous les ordres du du-; de Noailles et servit
ensuite avec distinction au siège de Philippsbourg.
Le maréchal, son père, ayant été nommé le 24 fé-
vrier 1735, pour commander l'armée d'Italie, le
comte de Noailles l'y suivit par ordre du roi et où
il se distingua. Il entra en exercice du gouverne-
ment de Versailles le 7 décembre 173'.) ; il fut fait
grand d'Espagne de la première classe, sur la
cession de son père, par brevet du 20 janvier 1741,
et par décret du roi d'Espagne, le 28 février sui-
vant; chevalier de l'ordre de Malte, pour lui et
ses fils aînés à perpétuité, par substitution au
privilège de la maison d'Arpajon, dont il épousait
l'héritière, par bulle du grand maître du 28 sep-
tembre de la même année. Passa à l'armée de
Bavière avec son régiment en avril 1742, sous les
ordres du duc d'Harcourt et se distingua en plu-
sieurs circonstances. A la tête de cinq compagnies
de grenadiers et de dix piquets, il fit l'arrière-
garde, chargea trois fois les ennemis, au nombre
de 3.000 hommes, et par une manœuvre hardie,
et un feu ménagé, rétablit l'ordre, ranima le cou-
rage par son exemple, et rentra au camp sans
avoir pu être entamé, quoique vivement suivi par
les ennemis, ce qui lui mérita les éloges de l'ar-
mée et du duc d'Harcourt, qui loua beaucoup son
sang-froid, son courage et son intelligence, reçut
la grand croix de Saint-Louis, le 11 avril 1743 ;
servit avec la plus grande distinction à la bataille
de Dettingen, où il eut deux chevaux tués sous lui,
en portant un drapeau de son régiment ; en 1746,
il suivit son père dans son ambassade en Espagne,
y reçut son diplôme de grand d'Espagne, sous la
dénomination de duc de Mouchy; il fut nommé le
27 mai, chevalier de la Toison d'or, dont il reçut
le collier des mains du Dauphin, père du roi ré-
gnant, le 12 juillet; fut au siège de Maëstricht, en
1748, et obtint le grade de lieutenant-général des
armées du roi, par lettres du 10 mai de la même
année. Nommé chevalier et grand croix de l'ordre
de Malte, par bulle du grand maître du 16 novem-
bre 1750; il fut reçu par l'ambassadeur de Malte,
le 15 janvier 1752; fut nommé par le roi en juin
1755, ambassadeur extraordinaire auprès du roi
de Sardaigne, s'acquitta, à la satisfaction des deux
cours, de l'importante commission dont il avait
été chargé ; passa ensuite à Parme, où il s'ac-
quitta d'une autre commission que le roi lui avait
donnée ; revint en France au mois d'octobre. Il
fut fait chevalier des ordres le 2 février 1767, et
élevé à la dignité de maréchal de France, à la
promotion du 30 mars 1775, en considération de
tous ses services.
Il laissa plusieurs enfants de Anne-Claudine-
Louise d'Arpajon, qu'il avait épousée le 27 no-
vembre 1741.
Armes : De gueules, à La bande d'or.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
lre Branche : Ducs de Noailles.
Noailles, duc de Noailles (Adïien-Mau-
rice-Victurnien-Mathieu de), né à Paris,
le 22 septembre 1869, fils du duc Jules. —
Résidence : avenue Kléber, à Paris, marié
le 6 décembre 1892, à Yolande d'ALBERTDE
Luynes, dont Jm/i-Maurice-Paul-Jules, né
le 18 septembre 1893.
Frères et Sœurs :
1° Elisabeth-Victurmeime,nèe le 24 août
1865. Résidence : 60, boulevard de la Tour-
Maubourg, à Paris; mariée le 3 juillet
1886 à Wilfrid, marquis de Virieu ;
2° Af«rïe-Emma-Madeleine, née à Paris,
le 20 novembre 1866. Résidence : 60, Bd de
la Tour-Maubourg, à Paris ; mariée le 4
juin 1889, à Henri de Montesquiou-Fezen-
sac :
— 551 —
— 552 —
3° i7e7ie-Guillaume-Hubert, comte de N.
né le 26 mai 1871, sous-lieutenant au 27e
dragons, à Versailles ;
4° Mathieu - Fernand - Frédéric -Pascal,
comte de N., né le 13 avril 1873.
Mère :
Duchesse Die Glotilde, née de La Ferïé-
Meun Mole de Champlatreux. Résidence :
Château de Ghamplâtreux (S.-et-O.).
Cousin-Germain :
Emmanuel -Hemi-Victumien , marquis
de Noailles, né le 15 septembre 1830, am-
bassadeur de France à Berlin; marié le 30
janvier 1868, à Eléonore, comtesse Swiey-
Kowska, décédée, dont : Emmanuel- Jeam-
Maurice -Félix, comte de N., né le 30 mai
1869.
2e Branche : Ducs de Mouchy, princes de Poix.
Noailles, duc de Mouchy, prince-duc de
Poix, marquis d'Arpajon (Ant oine- Jnste-
Léon-Marie de), né à Paris, le 19 avril 1841,
fils du duc Henri, décédé ; marié le 18 dé-
cembre 1865, à Anna, princesse Murât, née
le 3 lévrier 1841, dont : Francois-Eus,ène-
Joseph-Napoléon-Emmanuel-Marie de N.,
prince-duc de Poix, né à Paris, le 25 dé-
cembre 1866. Résidences : 6, rue Paul-
Baudry, à Paris; et château de Mouchy
(Oise) : marié le 25 juillet 1889 à Madeleine
Marie-Isabelle Dubois de Courval, dont :
a) 7/enW-Antoine-Marie de N., comte de
N., né à Paris, le 9 avril 1890 ; b) Charles-
Arthur-Anne-Marie de N., né à Paris, le 28
septembre 1891.
Tante :
N. (comtesse de), née Héléna Cosvelt.
Résidence : Hyères (Var).
Cousins-Germains :
1° N. (Marie-Olivier-^. lexis, comte de),
né à Paris, le 10 novembre 1853. Résidence :
16, rue Ghaveau-Lagarde, à Paris ;
2° 6¥a7e-Marie-Gabiïelle-Elisabeth, née
à Paris, le 26 octobre 1854. Résidence : 60,
Bd de la Tour-Maubourg, à Paris ; mariée
le 5 juillet 1877, à Rémy, comte de La
Groix-Laval.
3° N. (AmW«r<i-Marie-Raymond-Amé-
dée, vicomte de), né le 28 avril 1856, capi-
taine au 8e chasseurs à pied à Amiens; ma-
lié le 6 octobre 1884 à Mane-Suzanne-
Louise-Garoline de Gourjault, dont : Ma-
rie Thérèse-An ne- Thaïs, né le 11 mars
1886;
4° N. (Marie-O^ier-Antoine-Lucien de),
né le 27 janvier 1858, missionnaire au
Japon septentrional ;
5° Geneviève - Marie - Edmée - Euphémie,
née le 28 septembre 1860. Résidence : 14,
rue Lincoln, à Paris; mariée le 19 juin
1883 à Auguste-Ferdmanà-MaYie. vicomte
de Bruneteau de Sainte-Suzanne.
MÈRE DES ci-dessus :
N. ("comtesse Alfred de), née Pauline-
Françoise- Marie de Beaumont, née le
16 juillet 1833. Résidence : château de
Noailles (Gorrèze).
NOBLET DANGLURE {de).
Les terres et seigneuries d'Anglure, Montcha-
nin, Montgesson, Avaize, Grandvaux furent unies
et érigées en marquisat, sous le nom de Noblet-
d'Anglure, par lettres du mois de mai 1715, enre-
gistrées au Parlement de Paris le 29 avril 1718,
en faveur de Bernard de Noblet. En 1730, le roi
érigea, en faveur du marquis de Noblet, la baron-
nie de la Clayte en comté. Il se maria deux fois
et eut postérité des deux lits.
Armes : D'azur, au sautoir alésé d'or.
NORMANT DE LA VILLE - HEL-
LEUG.
Famille des plus anciennes de la Bretagne; elle
a toujours tenu un rang parmi la noblesse de cette
province. Elle s'honore d'avoir produit un cheva-
lier croisé sous Saint-Louis, et d'avoir donné des
officiers distingués à nos armées.
Ses membres figurent comme hommes d'armes
dans les montres et revues de Bretagne depuis le
xive siècle. Ils se trouvent dans les anciennes ré-
formations de 1423, 1448 et 1535, et ont prouvé
huit générations suivies à la réformation de 1G69.
Le premier que nous connaissions est Jehan
553 —
— 554
Normant, qualifié miles, chevalier, présent, avec
Jacques de Kerbec ou de Kerlec et plusieurs au-
tres seigneurs, à une transaction de 1191.
Armes : D'azur, au rencontre de cerf d'or, ac-
compagné de quatre molettes de même, 1 en ehep
2 en fasce el 1 en pointe,
Couronne de comte.
NOUHES (des).
Cette famille, d'après le
savant Bénédictin Dom
Fouteneau (Manuscrits dé-
posés à la Bibliothèque de
Poitiers), remonterait à la
conquête de la Gaule par
les Francs et à la consti-
tution des premiers fiefs.
Ce qui est incontestable,
c'est qu'elle est d'ancienne
chevalerie, et que, dés le
xme siècle, elle occupait
une grande situation en
Poitou. - - En 1247, St-Louis adresse au seigneur
des Nouhes, pour le convoquer à la Croisade, une
patente en lettres d'or sur grand vélin (décrite en
1750 parDomFonteneau. qui l'avait trouvée à cette
époque dans les archives de la Tabarière). Le sei-
gneur des Nouhes suit le saint Roi en Egypte ; et
pour le récompenser d'un acte de vaillance, Saint-
Louis détache de son manteau royal une fleur de
lis d'or, autorisant le chevalier croisé à la placer
sur sa bannière (Dom Fonteneau, tome 35). Telle
est l'origine des armoiries «le la famille des Nou-
hes. En 1309, Guillaume des Nouhes est lieute-
nant-général d'Anjou.
Filiation suivie. — En 1330 vivait un Jean des
Nouhes, qui commence la filiation suivie. En 1336.
sa fille Catherine épouse Michea de Béjarry (Ar-
chives de Béjarry). En 1404, Colin des Nouhes
épouse Marguerite Prévost de laBoutetière,dame
de la Tabarière (Saint-Alais, tome X, page 264).
Il a deux fils, auteurs des deux branches de la
famille :
La branche aînée ou branche de la Tabarière ;
La branche puinée ou branche du Pally.
Branche de la Tabarière. — Cette branche, riche
et illustre, a contracté les plus belles alliances,
tant dans la noblesse de Poitou et de Bretagne,
qu'à la Cour. — En 1572, François des Nouhes
épouse, au château dejosselin, Catherine d'Avau
gour, descendante des anciens ducs de Bretagne,
et devient ainsi cousin des Rohan (Archives de la
Trémoille). Baron de Ste-Hermine, il est seigneur
de 54 clochers. Ardent calviniste et compagnon
d'armes d'Henri IV, aux côtés duquel il combat
à Arques et à Ivry, avec le grade de lieuteuant-
général (Rég. d'hom. du château de Thouars, 1599),
il ne suit pas le Roi dans sa conversion au catho-
licisme. Il devient au contraire le protecteur de
ses coreligionnaires, tant en Poitou qu'à Paris,
et organise pour eux un lieu de réunion et un
asile touchant la capitale daus une rue qui, de
son nom, s'appelle encore aujourd'hui rue delà
Cour des Noues (xxe arrond. actuel de Paris, près
de la place des Pyrénées). Il meurt gouverneur de
Fontenay-le-Comte en 1604.
Son fils, Jacques des Nouhes, a les plus glo-
rieuses destinées. En 1603, il épouse Anne de
Mornay, 3e fille du grand Duplessis-Mornay, dit
le pape des Huguenots (Vie de Duplessis-Mornay
par le général Ambert, pages 369 et 400). Il est
créé marquis de la Tabarière, Chambellan du Roi
Louis XIII, qu'il a l'honneur de recevoir en per-
sonne dans son château de Ste-Hermine, en Bas-
Poitou, le 21 avril 1622. Il meurt en 1631.
Son fils aîné, Philippe, est lieutenant du prince
de Condé, qui le tenait en haute estime, et meurt
tout jeune au siège de Bois-le-Duc le 24 août 1629.
François des Nouhes, frère de Philippe, est
aussi tué à l'ennemi au début de la guerre de
Trente-Ans, en 1636, et avec lui s'éteint la bran-
che de la Tabarière.
La fortune de cette maison, évaluée à cette épo-
que à plus d'un million de revenus, est partagée
entre les trois filles de Jacques des Nouhes :
1° Charlotte, marquise de Dangeau, mariée en
1632, mère du Grand Dangeau, le célèbre courti-
san de Louis XIV (Mémoires de Dangeau).
2° Elisabeth, marquise de Juigné, mariée en 1633.
3o Françoise, marquise de Goigne, mariée en
1645.
(Voir pour la généalogie de la famille des Nou-
hes, à la Bibliothèque Nationale à Paris : Dossiers
bleus, n° 12834 — Cabinet de d'Hozier, vol, 256,
dossier 6816).
Branche du Pally. — Les des Nouhes du Pally
occupent le rang le plus distingué dans la no-
blesse du Poitou, et sont surtout connus sous le
titre de comtes de Beaumont-Pally. Ils sont aussi
attachés a la foi catholique que leurs cousins de
la Tabarrière au protestantisme, et sont pour la
plupart officiers dans les arméps du roi.
Au xvne siècle, Jacob des Nouhes, page du
Grand-Maître, puis chevalier de Malte (autogra-
phe du Grand-Maître de Paulo du 28 janvier 1628.
Dom Fonteneau, tome 33, page 297);
Gabriel des Nouhes, frère du précédent, décoré
du collier de l'ordre de St-Michel pour ses hauts
faits d'armes (Brevet du 10 août 1650) ;
Son fils, René dec Nouhes, lieutenant des vais-
seaux du Roi, chevalier de St-Louis, blessé griè-
vement au combat de la Hogue, en 1691 ;
Gabriel des Nouhes, frère de René, abbé des
Fontenelles, conseiller et aumônier du Roi
Louis XIV, en 1695;
Joseph des Nouhes, blessé à Fleurus en 1690,
cité encore à la bataille de Nerwinde, en 1693,
chevalier de Saint-Louis.
— 555
— 556 —
Quatre des Nouhes figurent à la réformation de
1096 (Armoriai général d'Hozier ; Généralité de
Poitiers, tome 28, pages 212 et 255 ; — Blasons
coloriés d'Hozier, tome 27, pages 81, 114 et 245).
Au xvine siècle, plusieurs membres de la famille
des Nouhes sont encore dans les armées royales.
Mais c'est surtout lorsqu'éclate la période révo-
lutionnaire que cette famille, toute militaire,
montre sa vaillance, en même temps qu'un dé-
vouement inaltérable à la Religion et à la Monar-
chie légitime. La Vendée se soulève pour la dé-
fense religieuse et sociale (mars 1793). Alexis-
Hilaire des Nouhes, ancien officier au régiment
Condé-Dragons, est à la tête d'une division de la
grande armée Vendéenne, prend part ta toutes les
batailles sous les ordres d'Henri de Larochejac-
quelein, et meurt en combattant dans les rues de
Savenay, avec sa vaillante épouse, née de Mari
gny, le 23 décembre 1793 (Mémoires de Madame
de Larochejacquelein, édition 1889, p. 142 et 441).
Il avait laissé en Vendée son fils à la garde d'un
serviteur dévoué. Le jeune Alexis-Joseph des
Nouhes va bientôt retrouver Stofïlet dans la forêt
de Maulévrier et combat sous ses ordres jusqu'à
la mort de cet illustre chef, en 1796. Il reprend
les armes en 1799, et aussi en 1815, où, sous les
ordres de Louis de Larochejacquelein, il commande
les fils des anciens soldats de son père. La ré-
volution de 1830 ne le décourage pas ; et il son-
geait à une nouvelle insurrection vendéenne, sous
ladirection d'Auguste de Larochejacquelein, quand
il mourut le 9 novembre 1830.
Son fils, Alexis-François des Nouhes, répond
encore à l'appel de la duchesse de Berry, en 1832,
fidèle jusqu'à la fin aux traditions de sa famille.
Alliances. — Les principales alliances de la
famile des Nouhes sont :
De Goulaine, Prévost de la Boutetière, de Gri-
gnon, Turpin de Crissé, d'Avaugour, de Mornay,
de Courcillon de Dangeau, de Juigné, de Coigne,
d'Appelvoisin, de Lespinay, de Ferey de Rozen-
gat, Poignant de la Salinière, de Moulins de Ro-
chefort, de Marigny, de Béjarry, Pantin de Lande-
mont.
Titres et Seigneuries. — Marquis de la Taba-
rière ; comtes de Beaumont-Pally ; barons de la
Lande, de Ste-HermLie, de Rozengat; seigneurs
de la Javelière, de Bodet, de Ghantonnay, de Puy-
béliard, de Sigournais, de la Normandelière, de
la Cacaudière, de Loucherie, de Robineau, etc.
Armes: De gueules, à une fleur de lis d'or.
Devise : Armis p^otegam.
Supports: JOenx lévriers d'argent à collier d'or,
sur les colliers l'inscription :Fides, spes.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Nouhes (Eugène-Louis, comte des),
chef de nom et d'armes de la famille, né en
1814, a épousé : 1° Amicie de Moulins de
Rochefort; 2° Alix de laBARBÉE, dontune
fille, Marie-, demeurant au château de la
Cacaudière, près Pouzauges (Vendée).
2° Nouhes (Arthur-Alexis des), cousin
du précédent, né en 1837, a épousé en 1803
Aliette Pantin de Landemont, conseiller
conseiller général de Maine-et-Loire, de-
meurant au château de Somloire, près de
Vihiers (Maine-et-Loire), et 19, rue Royale,
à Nantes, dont : a) Aymar-Alexis-Jo-
seph, né en 1863, ingénieur, sorti de
l'Ecole Centrale en 1880 ; marié en 1894 à
Mathilde Torchon ; demeurant au château
de Somloire, près de Vihiers (Maine-et-
Loire), et 14, rue de l'Abbaye, à Paris ; b)
René-Marie-Alexis, sorti de l'Ecole Poly
technique, actuellement lieutenant d'artil-
lerie au 20e régiment, à Poitiers ; c) Made-
leine-Alix-Marie, mariée le 20 janvier 1897
à Guillaume, Mis de Menou.
3° Nouhes de Rozengat (Philippe-Henri-
Amédée, baron des), cousin des précé-
dents, né en 1862 ; a épousé en 1894 Mar-
guerite Poignant de la Salinière ; demeu
rant au château de la Pommeraye, près de
Vertou (Loire-Inférieure), et 3, rue de la
Tranchée, à Poitiers.
NOVALÈS {de).
Très ancienne famille no
ble, originaire des provinces
Basques, que la tradition
fait descendre des premiers
seigneurs souverains de Bis-
caye (Archives de la no-
blesse. Madrid) .
Cette maison a fourni ,
depuis le xne siècle, de nom-
breux chevaliers de l'ordre
militaire de Santiago (Saint-
Jacques de l'Epée). Parmi
eux, Don Juan de Novales
y Rozas, né en 1642, s'illus-
tra particulièrement comme
commissaire général de la cavalerie de Milan. Un
autre chevalier de cet ordre, Don Juan-Joaquin
de Novales y Angulo, né en 1702, fut magistrat
municipal à vie (regidor perpetuo) de la ville de
Madrid (Archives delà noblesse).
— 557
— 558 —
De la souche espagnole, qui a fourni plusieurs
rameaux encore existants en Biscaye, dans la
Vieille Castille et l'Andalousie, s'est détachée une
branche cadette, qui a passé en France en 1850 et
a acquis la naturalisation. Elle a pour auteur
Manuel-Maria de Novales y Bringas, chevalier
héréditaire de Saint-Jacques, chevalier de l'ordre
militaire de Saint-Ferdinand de lr« classe, ancien
maire de quartier (alcade de barrio) de Madrid,
ancien commandant de la Garde Civique, décédé
à Bayonne (Basses-Pyrénées) en 1885, laissant
postérité.
Armes : D'argent, à V arbre de sinople et au loup
de sable passant à son tronc, à la bordure d'ar-
gent, cousue de sable, chargée de quatre têtes
d'aigles coupées.
La branche française porte : Parti : au 1 d'ar-
gent à l'arbre de sinople et au loup de sable pas-
sant à son tronc, à la bordure d'argent, cousue de
sable, chargée de quatre têtes d'aigles coupées —
qui est de Novales ; au 2 d'azur aux trois tours
d'argent, posées 2 et 1, surmontées chacune d'une
étoile d'argent et flanquées d'un lévrier du môme
regardant l'étoile, à la bordure de gueules cousue
d'or, chargée de huit hermines d'argent — qui est
de Bringas.
Timbré d'un casque d'acier bruni, cloué etbrodé
d'or, doublé de gueules, regardant à droite, sur-
monté d'un panache de plumes et lambrequins
des mêmes émaux décrits dans l'écu.
Titres : Une branche espagnole de la famille de
Novales est titrée marquis de Vivanco ; un Brin-
gas porte le titre de comte de Cuevas.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
(branche française)
1° Novales {Gabrielàe), né le 16 août 1852,
sous-préfet à Libourne (Gironde).
2° N. {Emile de), né en 1859, résidence :
35, rue Victor-Hugo, à Bayonne.
NOVION (de).
Famille noble, originaire de Champagne. Sa
filiation commence à Jacques de Novion, qui exis-
tait en 1461.
Une seconde branche s'est formée au 4me degré
et a pour auteur Cirus, dit Ignace de Novion, en-
seigne au régiment de Marlousset, qui se trouva
à la bataille de Prague, servit dans les mousque-
taires du roi puis dans les chevaux-légers du
cardinal de Bichelieu.
Cette famille a fourni entre autres officiers
dans nos armées, Jean-Victor, comte de Novion,
maréchal des camps et armées du roi, chevalier
de Saint-Louis etde Saint-Lazare, commandeur de
l'ordre du Christ en Portugal, qui fut le secrétaire
de l'assemblée de la noblesse du bailliage de
Vermandois.
Armes: D'azur, à la bande i'or, accompagnée
de trois colombes d'argent.
OBERKAMPFF DE DABRUN.
Contrexeville,
25 juillet 1889.
Je soussigné, Louis-Eugène
Timothée, baron von Ober-
kamp, chevalier du Saint-Em-
pire, demeurant à Francfort-
sur-le-Mein. actuellement à
Contrexeville, déclare, par la
présente, en raison de la com-
mune origine de nos familles,
autoriser mes cousins Emile-
Georges-Charles Oberkampff,
propriétaire au chcàteau de Saint -Magne (Gironde),
et Ernest-Louis Oberkampff, rentier à Lyon, à se
servir du diplôme donné le 28 juin 1629 par l'Em-
pereur Ferdinand, à Johann Oberkamp, conseiller
d'Etat (dont je leur ai remis une copie d'après
l'original en ma possession), et à prendre, eux et
leurs descendants, le titre de Chevalier, hérédi-
tairement, dans les conditions où il a été conféré
à mon ancêtre, sans aucune réserve, joignant mes
armoiries aux leurs. Si la branche que je repré-
sente, la seule existante, venait à s'éteindre, je
les substitue par ordre de primogéniture dans
mon titre de baron.
Approuvé l'écriture ci-dessus.
F.-L. von OBERKAMP.
Vu par nous, Maire de Contrexeville, pour la lé-
galisation de la signature de M. Oberkamp,
apposée ci-dessus.
Contrexeville, le 28 juillet 1889.
Le Maire, MOREL.
Vu pour la légalisation de la signature de M. Mo-
rel, maire de Contrexeville.
Mirecourt, le 31 juillet 18S9.
Le Sous-Préfet, COLLIGNON.
Armss : E car télé : au 1, d'argent, à un gri.JJ bu
issant de gueules, couronne d'or ; au 2, d'argent
chargé d'une rose de gueules, à la Champagne de
même ; au 3, de gueules à un pal d'argent, chargé
d'une rose de gueules ;au4, d'argent, chargé d'une
fleur de lis d'azur, au chef de gueules.
Par suite du décès du baron von Oberkamp,
ses cousins se sont trouvés investis du titre de
baron, conformément à la déclaration ci-dessus.
OBRY DE LABRY.
Cette famille descend par les femmes et porte
les armes de Pierre Maujean, seigneur de Labry,
dernier maître échevin de Metz, élu député du
tiers-Etat aux Etats généraux de 1789.
Armes: D'azur, au cheoron d'or, accompagne
en chef de deux étoiles d'or, et, en pointe, d'an
cygne du même.
OGIER DE BAULNY.
Cette famille se divise en plusieurs branches
qui ont existé les unes à Paris, les autres dans
561
- 562 —
différentes provinces de France. Les membres
de la branche qui nous occupe se sont tous dis-
tingués, soit dans les armées, soit dans la haute
magistrature, soit enfin dans l'Eglise.
Nous citerons entre autres Pierre Ogier, avocat
au Parlement de Paris, sous François Ier, son
petit-fils, Charles Ogier de Baulny, seigneur de
Villiers, avocat, conseiller d'état et privé du roi
son fils, ancien major des gendarmes de Mon-
sieur frère du roi, officier de la fauconnerie de
S. M. Louis XIV. Cette famille compte encore plu-
sieurs officiers distingués des armées du roi et
des chevaliers de St-Louis.
Amédée- Etienne -Fau -Marguerite Ogier de
Baulny, après avoir rempli plusieurs places im-
portantes tant à l'armée d'Italie qu'en France, fut
admis dans la première compagnie des mous-
quetaires sous Louis XVIII qu'il rejoignit à Gand
en 1815. Au retour du roi, il fut nommé lieute-
nant à la légion du Cher, puis le 5 novembre
1816, lieutenant au 1er régiment de grenadiers à
cheval de la garde royale, où il obtint le brevet
de capitaine de cavalerie; le 16 septembre 1820,
il épousa Françoise-Zéphirine-Perrin de Bois-la-
Ville, dont il a eu postérité.
Armes : D'argent, au chevron d'azur, accom-
pagné de trois trèfles de sable.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
OILLIAMSON {d').
Ou Williamson, originaire d'Ecosse, dans la
province de Cromarty : maison noble d'extrac-
tion, qui subsiste encore en plusieurs branches
dans les trois royaumes de la Grande Bretagne.
Elle a eu, avant son arrivée en France, des al-
liances les plus illustres, principalement avec la
maison royale de Stuart, et depuis qu'elle est
établie en France, (sous le règne de Charles VIII)
elle a toujours été attachée à la personne de nos
rois et à leurs services : elle a aussi contracté
des alliances avec les maisons les plus illustres
du royaume, surtout de la province de Norman-
die. — La difficulté de prononcer le nom de Wil-
liamson, conformément aux langues écossaises
et anglaises, a fait varier la manière d'écrire ce
nom, ce qui fait qu'on trouve dans différents
actes Willanson, de Oillenson, d'Ouillenson,
Oeillanson, d'Olleançon, Eoillianson, enfin d'Oil-
liamson, qui est celle adoptée, depuis plus de
300 ans, par toutes les branches de cette maison.
Le premier connu par filiation suivie est Duncan
Williamson, chevalier, qui épousa, en 1381,
Alix, fille de Mackenzie de Kintail dont il eut un
fils. Le roi François Ie'- fit don à un de ses descen-
dants, par lettres données à Paris le 30 décembre
1518, de 70 écus d'or. Cette maison a formé les
branches des seigneurs de Saint-Germain, d'Oil-
liamson-Courcy, et d'Oillianson d'Ouilly.
Armes : D'azur, à Vaigle êployée d'argent, bec-
quée et membrée d'or, posée sur un baril du
■même, cerclé d'argent.
Devise : Venture and Win ; en Français :
Hasard et Gain.
ORLÉANS (<T).
Famille noble, qui était connue dans la ville de
Vicence dès le xnie siècle. Les historiens de cette
ville ont rendu justice à son ancienneté et à sa
noblesse, ainsi qu'aux hommes illustres qu'elle a
fournis.
Octavien de Aurelianis, le premier connu, sorti
de cette illustre famille, s'attacha à la maison de
Visconti, et fut fait chambellan du duc Philippe-
Marie, par lettre du mois de juin 1440. Les révo-
lutions dont l'Italie fut agitée dans ces temps-là,
et les disgrâces du duc de Milan, son maître,
l'ayant obligé de passer les monts, il alla s'établir
dans le Comtat-Venaissin, où il acquit, en 1446,
la seigneurie de Bédouin, d'Astorgue de Peyre,
baron de Beaumes. Il en rendit foi et hommage la
même année (dans l'acte duquel il est qualifié
grand et puissant homme) à l'Eglise romaine,
entre les mains du recteur du Comtat. Elevé au
métier de la guerre, il entra au service du roi
Charles VIL On ne sait positivement à quel grade
il porta les armes ; mais il n'y a guère d'appa-
rence qu'il ait servi la Cour de ce prince sans
payer de sa personne. La branche aînée s'étant
éteinte, et les titres ayant passé dans des mains
étrangères, on n'a pu avoir les instructions né-
cessaires sur ses services. Une procuration qu'il
donna pour exiger les émoluments de la charge
de Viguier d'Avignon, dont il avait été pourvu en
1471, prouve qu'il était maître d'hôtel ordinaire
du roi Louis XI. Il se maria à Bourges, lorsque
la Cour était dans cette ville, avec Anne Besson,
dont il eut un fils, François d'Orléans, seigneur
de Bédouin, de Villefranche, etc.
Un de ses descendants, François d'Orléans, IIe
du nom, surnommé le Capitaine, à cause de ses
services, fut gendre de Catilina, gouverneur des
armes du Pape à Avignon et dans le Comtat-Ve-
naissin.
Au 3e degré, Jean, fils de François d'Orléans,
fut la tige de la branche des seigneurs de la
Motte, Il fut capitaine de 100 hommes de pied
et commissaire des guerres dans les troupes de
la Ligue en Provence.
Cette famille compte deux chevaliers de l'ordre
de Saint Jean de Jérusalem, un chevalier de
Malte, ci-devant général des galères du Pape,
nommé en 1734, colonel des chevaux légers de la
garde de S. S. à Avignon, avec une pension con-
sidérable et les émoluments de capitaine de ga-
lères, en récompense de ses services ; un autre
chevalier du même ordre, grand vicaire d'Arles,
puis évêque d'Amiens, en décembre 1733.
— 563
— 564 —
Armes : De gueules, au Léopard lionne d'or : à
vne burêle fazur, brochant, sur le tout: au chef
d'or, chargé d'une aigle de yable.
ORO DE PONTOUX (cV).
Famille noble de la Guienne, au diocèse de
Dax.
On trouve dans les registres de l'église cathé-
drale et dans ceux de l'hôtel de la même ville de
Dax, à commencer depuis l'an 1259, que les
maires ont toujours été pris dans la noblesse la
plus ancienne et la plus illustre, tant que les élec-
tions ont duré; cela se justifie par le mot en,
qu'on mettait dans ce temps-la devant les noms
des personnes nobles : les noms des maires
étaient placés, dans les actes publics, après celui
du roi. du duc de Guienne et de l'évêque de Dax.
Ou trouve dans les mêmes archives que En
Guassaren, seigneur d'Oro, fut élu maire, au
mois d'août 1400, sous le règne de Henri, roi
d'Angleterre et de France, duc de Guienne. C'est
de lui que part la filiation suivie de cette famille.
Au 10e degré, nous remarquons Jenn d'Oro, IIe
du nom, marquis de Pontoux. qui fut reçu page
du roi en sa grande écurie, le 2 juin 1728.
Armes : Ecarlelè : avx 1 et 4 d'azur, au lion
d'or, armé et lampassé de gueules ; aux S et 3
paie d'or et de gueules: sur le tout d'argent, à
l'aigle éployée de sable, becquée et armée de
gueules.
ORSEL.
Très ancienne et noble fa-
mille issue des Orselli du
marquisat de Saluées où on
les trouve, dès le xie siècle,
seigneurs de Melle et de Bras-
sasco.
Peu après cette époque, ils
s'établirent en France sur les
confins de la Savoie et du
Dauphiné.
Au xne siècle (Grand cartu-
laire de l'abbaye d'Ainay),
Bérard Orselli, archidiacre
d'Ainay, avant de partir pour
la Croisade avec son frère Humbert, vend tout ce
qu'il possède sur la paroisse de Vaise.
En F/âO, Joseph Orsel, dont les ancêtres habi-
taient Briançon, naît à Fyon et devient seigneur
de labaronie de Chatillon de Corneille Montgrif-
fon, la Tour des Echelles, etc.
Armes : Du marquisat de Saluées: D'or, à l'ours
de sable.
Devise: Deus in adjutorium.
Savoie et Dauphiné : D'or, à l'ours de gueules,
armé et lampassâ de sable, tenant un demi-vol
d'azur.
Lyonnais : D'or, aux rochers de sel d'argent
sur une mer ondée de sinople surmontée, à dextre
de Vécu, d'un soleil rayonnant d'azur cantonné
en chef.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Orsel (Henri), né le 1er août 1839. Rési-
dence : Château des Sagets par Artaix
(Saône-et-Loirej ;mariéàLuciledes Sagets
dont : a) Gilbert, ingénieur civil des Mines ;
h) Charles, lieutenant au 38e de ligne, marié
à MathildeGuÉRiN ; oMaurice; d) Raphaël;
e) Eugène.
ORTOLI {d3).
Maison des plus anciennes et des plus illustres
de lltalie, originaire de la ville d'Ancône. Le
comte Jules Ortoli fut élu pour faire la guerre
contre les Lombards lorsqu'ils vinrent assiéger
la ville de Rome, alors défendue par l'empereur
Charlemagne, lequel s'était cons'itué le défen-
seur du pape Adrien et l'instaurateur des Etats
de l'Eglise; il fut du nombre des comtes ro-
mains qui amenèrent en 773, Didier, roi des
Lombards, aux pieds du .Saint Pontife.
A cette époque, quarante-trois comtes furent
élus et choisis pour expulser les Sarrasins de l'Ile
de Corse; on les investit du commandement
d'une armée composée de 17,000 fantassins et
5,000 cavaliers.
Cette armée se conduisit avec une telle vail-
lance, que les Sarrasins furent expulsés de l'Ile
de Corse, et le comte Jules Ortoli reçut pour sa
récompense l'investiture d'un chateau-fort situé
sur le haut de Sarté (aujourd'hui Sartène) et au
milieu d'un fief d'une vaste étendue, comprenant
la vallée connue depuis sous la dénomination
de l'Ortolo à laquelle il imposa son nom, et qui
est l'une des plus belles et des plus riches du
pays.
Comme les plus grandes familles, la maison
Ortoli eut sa fée protectrice : la fée des Ortoli est
aussi légendaire que la fée Mélusine en Bretagne,
la fée Baushée en Irlande, la fée Morgane à Beg-
gio, etc. Tous ces faits sont consignés dans un
diplôme, qui se termine par ces mots: « Nous
« affirmons et confirmons dans notre livre de
« noblesse, ladite noble famille Ortoli, et le noble
« Alexandre Ortoli ayant fait connaître sa des-
« cendance, pour cela nous lui octroyons le pré-
« sent certificat, avec son diplôme en parchemin
« et l'avons admis au livre de la noblesse lui, et
« pour ses descendants à venir, le tout dans la
« forme, etc. Muni de notre sceau accoutumé et
«fait par nous, Chancellier, de l'excellentissime
565 —
— 566 —
« chambre de la Sérénissime République de
Gênes: signé de Xegri, chancelier, à la date du
4 mai 1452.
Un autre diplôme octroyé par le doge et les
gouverneurs de la République de Gênes, le 13
décembre 1591, reconnait pour principaux gen-
tilhommes de l'Ile de Corse, les nobles Piretto,
Marc-Antoine et Jean-François, tous de la fa-
mille Ortoli.
Le roi Louis XV ayant rendu un édit en 1770.
par lequel il fut déclaré que tous ceux qui se pré-
tendaient nobles eussent à produire leurs titres au
greffe du conseil supérieur de l'Ile, la maison
d'Ortoli fut reconnue dans son ancienne nobles-e
sur un arrêt du conseil supérieur du 21 mai 1772.
Cette famille s'est divisée en deux branches
qui ont fourni chacune plusieurs rameaux. La
première branche, dite de Bernardin, a pour au-
teur messire Bernardin d'Ortoli qui vivait vers
1550.
Et la seconde branche dite de Piretto, a pour
auteur noble Messire Piretto d'Ortoli, frère du
précédent.
De cette seconde branche est issu Roch d'Or-
toli, avocat général à la Cour de Rome, sous le
premier Empire et Commissaire extraordinaire
de l'Empereur en Corse pendant les Cent-jours.
Une branche de cette famille s'est établie en
Languedoc, où son nom s'est orthographié tantôt
Ortoli, Ortolis, et Ortouli, ainsi quil résulte de
deux chartes originales, l'une de l'année 1532 du
22 octobre, l'autre de l'année 1596, du 7 juillet.
Une autre branche s'est fixée dans l'Ile de Sar-
daigne, à la suite des guerres de la féodalité.
Son chef prit le titre de comte, et plus tard son
domaine fut érigé en marquisat connue sous le
nom de Sedulo, titre que ses descendants con-
servent toujours. Il s'appelait ltalo d'Ortoli.
Armes: Ecarteiê : aux 1 et 4 d'or, à une tour
d'azur, sommée d'une balance de sable; au 2
d'azur, à un phénix posé sur un brasier, sur-
monté à dextre d'un soleil, et à senestre d'une
fleur de Us, le tout d'or ; au 3, d'azur, an
lion d'argent, couronné d'or, rampant contre un
chêne de sinople,fâté de sable.
Couronne de comte.
OUDINOT DE REGGIO.
Maison originaire de Lorraine annoblie par
l'Empereur Napoléon pr dans la personne de Ni-
colas Charles Oudinot, né à Bar-le-Duc le 24 avril
1767 et mort le 13 septembre 1817.
Créé comte le 19 mars (lettres patentes 25 juil-
let) 1808 ; il fut fait duc de Reggio le 15 août
P09 et pair de France le ï juin 1814.
Son fils aîné Nicolas-Charles- Victor Oudinot,
né en 1791, fut premier page de l'empereur dès
1808, lieutenant en 1809, aide de camp de Mas-
séna, en Portugal, et fut créé colonel de Napo-
léon, qui en remit le brevet à son père au mo-
ment de quitter Fontainebleau. En 1814 Louis
XVIII le confirma dans son grade et le créa
maréchal de camp au commencement de 1822.
En 1835, son frère, colonel au 2e chasseurs à
cheval, fut tué en Algérie, au défilé de Muley-
Ismaël, à la tête de l'avant-garde Française. Il
partit alors pour Oran, commanda la première
brigade du corps expéditionnaire de Mascara, et
fut blessé dans une reconnaissance dont l'avait
chargé le maréchal Clauzel. Sa blessure le ra-
mena en France et il se présenta à la députation
et siégea à la Chambre de 1842 à 18'i6.
Armes : Parti : au / de gueules, à trois cas-
ques d'argent, tarés de profil; au 2 d'argent, au
lion de gueules, tenant de la dextre une grenade
de sable, allumée de gueules.
REPRÉSENTANTS ACTUELS.
Oudinot, duc de Reggio (Armand-Char-
les-Jean) né à Paris, le 1 1 décembre 1851 ;
résidence: 121, avenue des Champs-Ely-
sées à Paris ; marié le 21 juillet 1879 à Su-
zanne de la Haye de Cormenin, née à Paris
le 30 mai 1858.
Enfants : a) Lotm^-Charlotte-Hélène,
née à Paris le 25 mars 1881 ; b) Henri-
Charles-Victor Roger, né à Chailleux le
23 octobre 1883.
Sœur :
O. de R. (Charlotte- M arte-Sophie- Vic-
toire; née à Paris le 20 août 1850 ; mariée
à Paris le 6 novembre 1871 au marquis
de Quinsonas, décédé. — Résidence: 44,
rue de Bourgogne à Paris.
Mère :
Duchesse Dre Pauline- Louise-Fran-
çoise, née de Gastelbajac, née le 24 oct.
18"^5, et mariée le 17 avril 1840. -- Rési-
dence : 44, rue de Bourgogne à Paris.
Grand'Tante.
Louise-Mai'ie Thérèse O. de R. née le
28 mars 1816, mariée au marquis de Ve-
sins, décédé. — Résidence: Gaylns (T-et-
Gar.)
PALLU DE LA BARRIÈRE.
Seigneurs de la Barrière, du Parc, du Ruault-
Persil, des Perriers, de Vaux, d'Andigny, etc.
Poitou, Touraine, Isle-de-France.
Originaire du Poitou, où elle est connue depuis
la fin du xme siècle, cette famille a acquis la no-
blesse par les charges de judicature et les fonc-
tions municipales remplies par ses membres pen-
dant une série de générations, tant dans son pays
natal qu'6n Touraine, où l'une de ses branches
s'est fixée vers le commencement du xvie siècle.
Son premier auteur certain est Godefroi Pallu,
échevin de Poitiers, qui vivait en 1448. Au 8e de-
gré, nous remarquons Antoine Pallu, 4e du nom,
sieur de la Barrière, juge-consul à Poitiers, qui fit
enregistrer ses armes dans l'armoriai général,
conformément à l'Edit de 1695.
Charles-Pierre Pallu de la Barrière, en 1724 fut
le médecin titulaire de S. A. R. le comte d'Artois.
Cette famille a formé la branche des seigneurs
du Parc, qui a pour auteur Pierre Pallu, qui vi-
vait en 1714.
Armes : D'or, à deux palmes de sinople.
Timbre : Un casque de chevalier.
Supports : Deux licornes.
Devise : Monent avorum palmœ.
PALYS (de).
En Languedoc.
Famille qui, d'après la
tradition, est originaire de
Florence, et que les troubles
de cette ville forcèrent à
s'expatrier. Le premier de
ce nom, Jean de Palys qui
vint en France, habitait en
1432 près de Lussan, bourg
du diocèse d'Uzès. Il avait
pour frère « vénérable »
homme, messire Jacques de
Palys, prêtre, natif du lieu
de Lussau ; ainsi qualifié
dans l'acte d'achat d'une maison située à Mont-
frin, village d'Uzès, le 20 avril 1541, et qui mou-
rut en 1599.
Le fils de Jean, qualifié capitaine dans un acte
du 28 novembre 1593, avait pris les armes contre
les protestants à l'occasion des troubles qu'ils
suscitèrent dans le comtat Venaissin. C'est pour
reconnaître les services qu'il rendit dans cette
circonstance à la religion catholique et au Saint-
Siège que le pape Paul V l'éleva à la dignité de
comte de Saint-Jean de Latran et du Palais apos-
tolique et de chevalier de la milice dorée. Ses let-
tres patentes lui en furent expédiées de Rome,
sous la date du 17 mars 1612.
— 509 —
— 570 —
Cette famille a fourni des officiers distingués
dans nos armées et des chevaliers de Saint-Louis*
Armes : D'or, à V yeuse de sinople arrachée et
églantce d'or.
PARC (du).
La maison du Parc, de Bretagne, dont l'origine
se perd dans la nuit des temps, descend, selon
plusieurs écrivains, des anciens souverains de
cette province par les seigneurs d'Avaugour. Il y
avait alors en Bretagne deux branches, issues de
la maison dAvaugour, connues sous le nom de du
Parc. On remarque cette descendance sur un tom-
beau dnns l'église des Carmélites de Gisors, en
Normandie.
Le 2e registre de la noblesse de France, p. 2 et
23, porte : « Un des puînés fut Guillaume d'Avau-
<( gour, seigneur du Parc, qui prit le nom de cette
« terre. C'est de là qu'est venu en Bretagne le
« proverbe où git Avaugour du Parc à son tour,
« ce qui s'accorde avec la coutume de cette pro-
« vince, qui dit, art. 258, qu'en ligne directe, le
« mort saisi le vif. Une preuve non moins cer-
« taine est celle qui résulte des armes des maisons
« d'Avaugour et du Parc.
« D'avaugour portait d'argent, au chef de gueu-
« les, avec le cri de guerre honour, honour à
« dou Parc Aoaugour. Du Parc porte d'argent, à
« la triple jumelle de gueules. Ces armes dénotent
« et démontrent la descendance d'Avaugour. Les
« jumelles sont en effet une double brisure à la-
ce quelle on reconnaît le deuxième fils des descen-
« dants du premier sixième. C'est ici une preuve
« écrite et fondée sur les règles de l'art héraldique.
« Cette preuve indestructible est fortifiée par tout
« ce qui la suit. Services militaires, emplois con-
« sidérables, gouvernements, chevalerie, posses-
« sion de grandes terres et alliances continuelle-
« ment assorties depuis plus de six siècles à la
« splendeur de l'origine tirée des souverains de
« Bretagne. » (Généalogie de la maison du Parc
par M. Tatin des Bivieres).
Les aines des seigneurs de la Motte du Parc, et
précédemment de la Bochepagu, avaient d'abord
porté d'argent au croissant de gueules, comme on
le voit dans un vieil armoriai breton. Ils portèrent
ensuite les trois jumelles, comme on le voit pour
Bertrand du Parc ; mais Charles du Parc, son frère,
adopta les armes de l'ancienne maison de Paynel,
en épousant une héritière de cette famille: D'or, à
deux faces d'azur, accompagnées de neuf merlet-
tes de gueules, 4, 3 et 2, qui furent prises après
lui par la branche établie en Normandie ; mais,
pour conserver la trace de son origine, cette bran-
che, qui n'avait jamais quitté la devise vaincre
ou mourir, ainsi que Faigle et le lion pour supports,
brisait ses armes d'un franc quartier de Bretagne,
qui est d'hermine, ce qui réduit les merlettes à 7,
comme on le voit à Cresnay, Avranches, etc. Les
aînés avaient à tort pendant quelque temps quitté
cette brisure honorable. Les cadets revenus aînés
l'ont conservée et ont fini par réunir aux armes
des Paynel les trois jumelles qu'ont portées cons-
tamment les branches restées en Bretagne.
Les branches diverses de la maison du Parc ont
fait à différentes époques leurs preuves de très
anciennes et très noble extraction. En 1463, par
Bertrand du Parc ; en 1541, par Nicolas du Parc ;
Bobert et Guyon du Parc, frères, seigneurs du
Mesnil, Barville, etc., prouvèrent leur noble et
ancienne extraction, et obtinrent des lettres de
maintenue le 18 septembre 1624. Ledit Bobert ob-
tint encore en 1641, comme ancien noble, des let-
tres de maintenue qui remontent sa filiation jus-
qu'à Jean du Parc, son trisaïeul, et le déchargent
du droit de franc fief.
Enfin, le môme Bobert du Parc fit encore ses
preuves devant Chamillard, commissaire du roi,
pour la vérification des titres de noblesse en Nor-
mandie, et obtint de lui en 1668 des lettres de
maintenues dans lesquelles le dit commissaire
certifie que Bobert du Parc est ancien noble et
descend en ligne directe de Bertrand du Parc,
baron d'Ingrande, Cresnay, etc., et que ses ancê-
tres étaient nobles du temps de Monfault.
Le comte de Parc ayant pour trisaïeul le dit
Bobert du Parc, a produit les lettres de mainte-
nue précitées dans les preuves qu'il a faites
devant Chérin, généalogiste de la Cour, et il a
eu l'honneur de monter dans les carrosses du roi
et de suivre S. M. à la chasse le 11 avril 1788.
(Voir la Gazette de France du 18 avril et le Mer-
cure de France du 26 avril 1788). Et la comtesse
du Parc, née Caillebot la Salle, a été présentée
par Madame la duchesse de Mortemart, sa cou-
sine, le 27 avril 1788.
Parmi les individus qui, sous le nom de du Parc,
furent les plus illustrés par leur services ou leurs
emplois, on doit remarquer :
Alain et Bobert du Parc, frères, capitaines
d'hommes d'armes dans le xme siècle, qui signè-
rent comme parents les partages faits en 1270 en-
tre Allain, vicomte de Bohan, et ses puînés.
N... du Parc (Alain), qui fut en 1306, comme
parent, un des exécuteurs du testament du duc
Jean II.
Maurice du Parc, un des chevaliers du combat
des Trente, en 1351. Sa valeur fut tellement re-
connue que le roi d'Angleterre partant pour aller
délivrer Chizay, ses soldats voulaient tuer tous
les Bretons, excepté le connétable, Maurice du
Parc, et Geoffroi Kerimet. Le combat de Chizay
eut lieu le. . . 1372. Alain de Beaumanoir et Mau-
rice du Parc commandaient l'aile gauche dans
cette journée.
Henri du Parc, grand et premier chambellan,
capitaine d'hommes d'armes, qui fut un des con-
servateurs de la trêve conclue en 1414 entrt l'An-
gleterre et la Bretagne. Il fut en 1420, comme pa-
— 571 —
— 572
rent, un des signataires du contrat de mariage de
Louis d'Anjou avec Isabelle de Bretagne, dont il
avait arrêté les articles en 1417.
Ctiarles et Bertrand du Parc, frères, furent, dans
le xive siècle, capitaines d'hommes d'armes, cham-
bellans, et ce dernier, en outre, maître de l'artil-
lerie.
Adrien du Parc, chevalier de l'ordre du roi, un
des chefs du parti catholique sous Charles IX et
Henri III. Son fils fut un des principaux seigneurs
tué à la bataille de Jarnac er. 1569.
François du Parc, marquis des Cresnays, che-
valier de l'ordre du roi. fut tué a la bataille d'Iviy
en 1590, portant la cornette du duc de Montpeu-
sier. Il avaitété envoyé comme ambassadeur pour
traiter de la paix.
Adrien et François du Parc susnommés étaient
chevaliers de l'ordre du roi avant l'institution du
Saint-Esprit, ce qui était alors en France la dis-
tinction la plus honorable.
La maison du Parc fut, dans tous les temps,
fidèle à sa religion et à son souverain. Le nom de
du Parc qui figura avec honneur au combat des
Trente, en 1351, aux batailles de Jarnac et d'Ivry,
a pu être encore remarqué au nombre des braves
et zélés royalistes qui, le 31 mars 1814, arborèrent
la cocarde blanche sur la place Louis XV, pour
aller au devant des alliés. On y compte quatre
membres de cette famille.
L'histoire nous apprend qu'Henri, 1er du nom,
3e fils d'Etienne, comte de Fenthièvre, fut chef de
la maison d'Avaugour. Il mourut en 1190, après
avoir épousé en 1151 Mathilde de Vendôme, dont
il eut deux fils : Alain, comte deGoello et d'Avau-
gour, qui forma la branche aînée ; et Conan, comte
de Bretagne, qui fut père d'Alain, lequel, selon
de vieux mémoires domestiques et selon les
preuves de noble extraction, fut chef d'une des
deux branches de la maison d'Avaugour, qui, se-
lon Uom Lobineau, prirent le nom de du Parc, et
c'est à lui que remonte la généalogie de la famille
en 1237.
Au 3e degré, nous remarquons Alain du Parc,
3e du nom, dont le second fils est l'auteur de la
branche des barons d'Ingrande, en Anjou, vers
1385, et son 3e fils, Thomas ou Alain du Parc, est
la tige des marquis de Locmaria, dont la terre de
Locmaria, réunie auGuerrand, fut érigée en mar-
quisat, en 1637, en faveur de Vincent du Parc,
maréchal de camp.
Nousremarquons encore la branche des marquis
des Cresnays. barons des Biards, en Normandie,
ayant pour auteur Nicolas du Parc, vivant vors
1552 ; et la branche des barons du Mesnil, Cresnay ,
marquis de Barville, comtes du Parc, etc., en
Normandie, commençant avec Etienne du Parc,
vers 1598.
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4 d'argent, à trois
jumelles de gueules, qui est de du Parc ; aux 2 et
3 d'or, à deux fasces d'azur, accompagnées de
neuf merlettes de gueules, 4, 3 et 2 ; au franc
canton d'hermine, qui est de Paynel.
Supports : Un lion et une aigle.
Devise : Vaincre ou mourir.
Branche de Locmaria
Vincent du Parc, marquis de Locmaria, ma-
réchal des camps et armées du roi, présida la
noblesse aux Etats de Bretagne en 1053. A la
mort du cardinal de Richelieu, il commandait ses
gendarmes, et sa brigade était toute composée
de gentilshommes ; il était conseiller dans tous
les conseils d'état et privé de S. M. Il épousa
Claude de Névet, dont il eut plusieurs enfants qui
continuèrent sa descendance.
Cette branche a formé les rameaux ;
1° Des seigneurs de Keranroux,
2» Des seigneurs de Parchappe,
3° Des sieurs des Noyers, issu du précédent.
4° Des seigneurs de Broussy, également issu
du 2e.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagne
de trois colombes d'argent, becquées et membrées
de gueules.
PARDIEU (dé).
Maison connue en Normandie depuis plus de
600 ans, et dont les seigneurs d'Avremesnil sont
une branche. Le premier de cette maison, dont on
ait connaissance, est Henri de Pardieu, chevalier,
qui, avec Jeanne d'Ailly, sa femme, fonda, en 1260,
les cordeliers d'Evreux; ils sont inhumés, avec
Jeanne de Pardieu, leur fille, devant le grand
autel de cette église.
Cette maison s'est partagée, au commencement
du xve siècle, en plusieurs branches, par les
enfants de Nicolas ou Collard de Pardieu, gou-
verneur îles villes et comté d'Eu, qui commence
la filiation. Henri V, roi d'Angleterre, lui rendit,
en 1419, les biens qui lui avaient été confisqués.
Son fils aîné, Robert, fut le chef de la branche
des seigneurs d'Ossigny.
Son second fils Nicolas, fut auteur de celle des
seigneurs de Maucoinbe, et son troisième fils,
Martin, tige de la branche des seigneurs de Bou-
deville et d'Ecotigny et de laquelle sont sortis
les seigneurs d'Avremesnil, qui subsistent seuls
aujourd'hui.
Cette branche a fourni bon nombre d'officiers
distingués dans nos armées, des capitaines, colo-
nels, un grand maître d'artillerie et des chevaliers
de Saint-Louis, des gentilshommes ordinaires de
la chambre du roi, un chef de la noblesse du pays
de Caux en 1649.
Armes : D'or, au Lion couronné de gueules.
— 573 —
— 574 —
PARENT DU MOIRON
Primitivement Moëron,
comtes du Moëron , vi-
comtes de Rouen, barons
de Launoy, seigneurs de
haut et bas Moëron, de
St-Christophe, de Fleurini
en Hallatte, de Villemètrie,
de Cohen en Thérouanne,
de Saint-Maurice, etc.
Flandre, Champagne, Va-
lois, Ile-de-France.
Cette famille, originaire
des Flandres, est de très
ancienne noblesse.
En 1477, Messire D... Parent, chevalier, sei-
gneur de haut et bas Moëron, en Champagne, était
grand bailli, gouverneur de Valois pour le Roy ;
son frère Zacharie de Parent (Parentis), était, dès
1454, prieur de l'abbaye de Saint-Christophe, en
Hallatte.
Elle a produit, en outre, un légat du Pape en
1516, un maître d'hôtel, un des gentilhommes de
la maison du roi, plusieurs chevaliers de Saint-
Louis, etc.
La branche aînée de la famille Parent du Moi-
ron, était représentée par Georges Parent, comte
«le Moiron, procureur de la République à Nice,
chevalier de la Légion d'honneur, grand officier
et commandeur de plusieurs ordres, décédé récem-
ment.
Armes: Fascé de quatre pièces argent et azur,
accompagné d'une bande d'or, brochante sur le
tout, chargée de trois coqs de sable, crêtes et
membres de gueules.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
Devise : De tout temps suis apparent.
PARFOURRU (de).
En Normandie, diocèse de Bayeux : terre et
seigneurie qui dépendait de la haute justice de
Torigni pour les cas ordinaires, et du bailliage
de Bayeux pour les cas royaux. Elle appartint à
l'héritier d'Hervé-Joseph le Cordier, écuyer, sei-
gneur et patron de Parfouru-l'Eclin. Il en résulte
plusieurs fiefs avec de beaux droits. Elle a
donné le nom à l'ancienne maison de Parfourru,
qui se prétend, par tradition, issue d'un prince
de France, ce qui s'appuie par ses armes. La
maison forte qu'elle avait à Parfourru fermée de
mottes et de ponts-levis, fut prise et ruinée par
les Anglais sous le règne des Valois. Elle perdit
alors tous ses biens, titres et chartes, de sorte
qu'il ne lui est resté presque plus d'anciennes
preuves.
Sa filiation remonte à Jean de Parfourru, sei-
gneur dudit lieu, qui vivait en 1391. Il avait
épousé Jeanne de Pierrefitte, de laquelle il eut
cinq enfants qui perpétuèrent son nom.
Armes : D'azur, à la Jleur de lis d'ur.
PARISOT DE BERNEGOURT (de).
En Lorraine, le premier conuu de cette famille
qui commence la filiation suivie est Jean Parisot,
originaire de Mirecourt, vivant en 1598. Son petit-
fils Charles Parisot, fut créé baron par lettres pa-
tentes du duc de Lorraine du 7 septembre 1707,
chevalier du St-Empire, conseiller d'Etat, etc.
Son fils Didier-Charles, baron de Parisot et de
Bernécourt,fut colonel d'un régiment de cavalerie
au service du duc Léopold et lieutenant d'une
compagnie de chevau-lé>gers de la garde. Il laissa
postérité qui s'est poursuivi jusqu'à nos jours.
Armes : Ecartelè : aux 1 >'t 4 d'or, à l'aigle de
sable ; aux 2 et 3 d'argent, à la fasce de sable,
accompagnée de trois glands de sinople.
PARTZ DE PRESSY (de),
La famille noble de Partz est très ancienne, et
tire son nom de la terre de Partz, située en Alle-
magne, dont elle est originaire.
L'un des membres de cette famille vint s'étiiblir
dans les Pays-Bas dans le quatorzième siècle ;
ses descendants ont toujours été comptés au rang
des principales familles nobles, et ont toujours
contracté des alliances avec les maisons les plus
illustres de ces provinces.
Nous ne pouvons faire remonter cette famille
qu'à Jean de Partz, qui vivait en 1490.
Un de ses descendants au 6e degré, François-
Joseph de Partz, Ier du nom, chevalier, marquis
de Pressy, fut député ordinaire, et à la cour pour
le corps de la noblesse des Etais d'Artois, en
1711 et 1717.
Un de ses fils, François-Joseph-Gaston de Partz
de Pressy, fit en 1722, ses preuves de noblesse,
pour entrer au collège des Quatre-Nation?, à Pa-
ris ; il fut docteur en théologie, abbé de Ham et
mourut en 1743, laissant plusieurs ouvrages de
théologie très estimés.
Son frère aîné, Ambroise-Emmanuel-Antoine
de Partz de Pressy, continua la postérité de la
famille.
Armes : D'argent, au léopard de sinople, armé
et eilené de gueules.
— 575 —
— 576 —
PARSEVAL {de).
Les recherches faites pour
établir l'origine exacte de
cette famille, antérieure-
ment au xvne siècle, sont
restées jusqu'à présent in-
fructueuses ; ces recherches
présentent en effet de très
grandes difficultés, car,
d'une part, l'orthographe
actuelle du nom ne s'est dé-
finitivement fixée dans tou-
tes les branches qu'au com-
mencement du xixe siècle,
tandis qu'antérieurement les divers membres
de cette famille signaient indifféremment Par-
seval, Parceval, et même Perceval; d'autre
part, au moyen âge, ce nom de Parseval, avec
une orthographe quelconque, était un prénom
assez usité, qui a été porté fréquemment dans
certaines familles, telles que les Billy, Kerga-
riou, Doria, etc. Ce fait explique l'opinion
parfois émise, sans qu'elle soit fondée sur aucun
document authentique, que la famille de Parse-
val aurait pour auteur le fameux Perceval, che-
valier de la Table-Ronde.
On trouve aux xive et xve siècles un assez
grand nombre de seigneurs de ce nom, entre au-
tres: 1° Jehan et Guillaume Parceval de Ho-
denc, fils de Jehan Parceval, seigneur de Ho-
denc, chevaliers de la ville de Neufchatel-en-
Luicourt, auxquels le roi Charles VI accorda en
décembre 1380, des lettres de rémission pour
participation à un meurtre commis dans une rixe
publique (Archives nationales, charte 159, regis-
tre JJ. 118, i° 84) — 2°: Guillaume Parseval,
écuyer, à qui le roi Charles VII octroya à Chi-
non, en mars 1445, des lettres de rémission
« pour quelques malversations commises sur le
« fait de la guerre, en considération de ses bons
« services, car il avait été chargé du commande-
ce ment d'une compagnie de gens de guerre, avait
« été capitaine commandant la place et forteresse
« de La Bataille, et avait remis sous l'obéissance
« du roi les ville et chastel de Melleen Poitou. »
(Archives nationales, charte 171, registre JJ. 177,
f» 114 ) — 3* Jehan Parceval, ecuyer, seigneur de
Luceray, qui fut autorisé par lettres du roi Char-
les VIII, octroyées à St-Just de la ville de Lyon,
en 1497 « à établir deux foires par an en sa sei-
« gneurie de Luceray, sise en la chastellenie
« de Melle en Poitou, sur laquelle il a haulte,
« moyenne et basse justice. » (Archives nationa-
les, charte 504, registre JJ. 227, fo 259).
On peut présumer que ces seigneurs faisaient
partie de la famille dont nous nous occupons ici;
mais sa filiation complète n'est authentiquement
établie que depuisAlexandre Parseval, avocat au
Parlement, né en 1633, mort en 1689, qui avait
épousé Marie Pinceloup, d'une famille noble
ayant à cette époque une grande situation dans
le Perche.
Les descendants d'Alexandre Parseval et d} Ma-
rie Pincelo up habitèrent aux xvne et xvme siècles, le
Perche, l'Orléanais et l'Ile-de-France, provinces
dans lesquelles ils possédèrent les fiefs de la
Brosse, Briou, Beauvilliers, Oucques, Autry, la
Chevallerie, Pont, la Thuilerie, Frileuse, la Val-
lée, la Goubaudière, la Pillardière, Fontaine, le
Perthuis, Conflans, Montmartin, Glatigny, les
Chênes, Grandmaison etc Depuis la révolu-
tion, la famille de Parseval s'est disséminée dans
l'Ile-de-France, l'Orléanais, la Bretagne, la Bour-
gogne, la Provence, le Languedoc et la Bavière. •
Elle a fourni des conseillers et secrétaires du
roi, un maire perpétuel de Nogent-le-Rotrou, un
gouverneur du Perche, des fermiers-généraux et
receveurs généraux des Finances, des officiers
généraux, un amiral de France, un grand nom-
bre d'officiers de tous grades des armées de terre
et de mer, des gardes du corps, un gentilhomme
de la chambre du roi Charles X, un chevalier de
Malte, un grand nombre de hauts dignitaires et
de chevaliers de St-Louis, de la Légion d'hon-
neur et des différents ordres français et étran-
gers, un membre de l'Académie française, etc
Plusieurs gentilshommes de cette famille suivi-
rent en émigration les princes frères du roi et
prirent part aux opérations militaires de l'armée
de Condé et plus tard à l'expédition de Quiberon.
D'autres payèrent de leur tête, en 1794, leur fidé-
lité et leur attachement à la maison Royale de
France. De nos jours, le colonel de Parseval eut
l'honneur d'être choisi par M. le Cte de Paris
pour remplir les fonctions de gouverneur de M.
le duc d'Orléans.
La famille de Parseval a formé cinq branches
principales :
I. — La branche des comtes de Briou, éteinte.
IL — La branche de Pont, de laquelle est issu
le rameau de Frileuse.
III. — La branche de Fontaine, qui a formé le
rameau de Perthuis et un deuxième rameau, fixé
en Bavière à la suite de l'émigration, dont les
membres ont occupé et occupent encore dans ce
pays de hautes situations à la cour et dans l'ar-
mée.
IV. — La branche de Glatigny, éteinte.
V. — La branche des Chênes, de laquelle est
issu le rameau de Grandmaison.
Parmi les nombreuses illustrations de cette fa-
mille, il convient de citer :
1. Pierre Parseval (1658-1728), seigneur de la
Chevallerie, conseiller du roi, maire perpétuel
de Nogent-le-Rotrou (titre attributif de noblesse
héréditaire par décret du roi Henri II), lieutenant
général et particulier de Nogent, gouverneur du
Perche, inscrit à l'armoriai général de 1696
577 —
— 578
(Biblioth. Richelieu, tome 733, Alençon, n° 278).
De lui descendent toutes les branches de la la-
mille à l'exception de celle des comtes de Briou,
éteinte ;
2. Pierre Parseval (1687-1766), seigneur de la
Brosse, Beauvilliers et Briou, colonel de Dra-
gons. Il prit part à toutes les campagnes de la tin
du règne de Louis XIV et du commencement du
règne de Louis XV; passé au service de l'Espagne
pendant l'union des deux couronnes, il se distin-
gua dans un grand nombre de sièges et de com-
bats, particulièrement au siège de Cordone où il
monta deux fois à l'assaut et à la bataille de Mé-
lasso où, à la tête de 100 dragons, il rompit
l'avant-garde de l'empereur, battit un corps d'in-
fanterie qui la soutenait et lui enleva trois
drapeaux. Il rentra en France lors de la rup-
ture de l'alliance malgré les instances de Sa Ma-
jesté Catholique qui lui offrait la grandesse d'Es-
pagne ;
3. Pierre-Charles de Parseval (1743-1822), fils du
précédent, comte de Briou, seigneur de la Brosse,
Beauvilliers, Oucques et Autry, officier de cava-
lerie dans le régiment d'Orléans, puis lieutenant
a la compagnie écossaise des gardes du corps,
maréchal de camp et chevalier de Saint-Louis en
1788. Il était de service auprès de S. M. la reine
Marie-Antoinette pendant les funestes journées
des 5 et 6 octobre 1789. Ayant suivi les frères du
roi en 1791, il fit la campagne de 1793 à l'armée
des princes, puis passa en Russie où il dirigea
l'Ecole des cadets-nobles et fut nommé général-
major ; jusqu'à la Restauration, il resta chargé des
intérêts politiques de S. M. le roi Louis XVIII à
la cour de Bussie. Rentré en France en 1814, il
fut promu Lieutenant-Général, décoré du Cordon-
rouge, et reçut le commandement de la compa-
gnie des gardes du corps dite de Wagram. En
1815, il suivit le roi à Gand et reçut le commande-
ment de tous les corps de cavalerie composant la
maison militaire du roi. A la deuxième Res-
tauration, il fut promu grand-croix de Saint-
Louis.
4. Alexandre de Parseval des Chênes (1790-
1800), amiral de France et sénateur. Il prit part à
la bataille de Trafalgar, au combatdes Sables d'O-
lonne, à l'expédition d'Alger, dirigea celle
de Bougie, se distingua au blocus de la Vera-
Cruz.
Il eut l'honneur d'avoir sous ses ordres à diffé-
rentes reprises Mgr le prince de Joinville qui,
dans son ouvrage : Vieux Souoenirs, a fait de
lui le portrait le plus flatteur et relaté sa brillante
conduite à l'affaire de Saint-Jean d'Ulloa. Après
avoir exercé à deux reprises comme vice-amiral
le commandement en chef de l'escadre de la Mé-
diterranée et deux fois aussi les fonctions de pré-
fet maritime, il fut appelé au Conseil d'amirauté et
à la présidence du conseil des travaux de la ma-
rine. Il couronna sa brillante carrière par le com-
mandement de l'escadre de la Baltique pendant la
guerre de Crimée et attacha son nom à la prise
do Bomarsund, à la suite de laquelle il fut promu
amiral de France et grand-croix de la Légion
d'honneur.
Principales Alliances. — Branche de Briou :
Léonard, de Maillé-Brézé, de Pbilmain, Colas de
Maimusse, Le Moyne, de Nispen, de Malleret de
St-Maixent, de Moracin.— Branche de Pont : Fer
rand,Pinceloup delà Grange, de Montaran, André
de la Guerche, du Vaucel, de Floissac, Brac de la
Perrière, Brossin de Saint-Didier, Fabus de Ver-
nan, Delahante, Mondot de la Gorce, de Pestre,
Laurens de Waru, Bergeron d'Anguy, Le Duc de
Bernières, de Montpinson, Brulley de la Bru-
nière, de Frotté, Puyhabillier de Leyrac, Delfau
Pontalba, Quirouard, Le Forestier de Vendeuvre,
Gautier de Charnacé, des Hameaux. — Branche
de Fontaine : de Potor, des Brets, de Bastard,
baron d'Autigny, de Bergh, Desmé de Gagnon-
ville, O'Hegerty, de Foudras, d'Arros, du Chesne,
Dupont de Saint-Ouen, de Reinhard, de Schaden,
de Rennenkempff, de Wangenheim, de Bourcet,
Michon de Pierreclos, Sain de Mannévieux, Ale-
xandre d'Hanache, Brossin de Saint-Didier, Be-
noist de Laumont, de Méreuil, d'Amoreux, Le
Charpentier, Passerat de la Chapelle, Boyer, de
Montaudouin. — Branche de Glatigny : de Gois-
lard, d'Alvimare, Morin, Tiger de Bouffigny, Bes-
sirard de la Touche. — Branche des Chênes : Co-
chis de Chaumont, Gromaire de la Bapomerie.
Despaulx, Le Breton de Vannoise, Randon du
Thil, de Gaze de Méri, Benon de Vosgines, Calla-
nan.
Preuves à consulter : d'Hozier, Magny, O'Gilvy,
Courcelles, Archives nationales, Archives d'Eure-
et Loir, Archives des ministères de la guerre et
de la marine, pièces originales de la bibliothèque
Richelieu.
Armes: D'argent au pat de sable chargé de trois
étoiles du champ.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
PASQUIER DE FRANGLIEU.
Famille distinguée par les services militaires
Tome II
19
579
— 580
qu'elles a rendus à l'Etat, et par les alliances con-
sidérables qu'elle a contractées, avec les meilleures
familles du royaume. Les lettres d'érection en
marquisat des terres et seigneuries de Lasca-
zères,Hagedet, etc. sous le nom de Franclieu, en
faveur de Jean-Baptiste- Madeleine-Isidore-Char-
les-Laurent Pasquier de Franclieu, données par
Louis XV au mois de juillet 1767, portent en
substance que : la noblesse de la famille de Pas-
quier de Franclieu, originaire de l'Isle-de- France
est trop ancienne pour qu'on puisse en indiquer
l'origine. Mais la filiation suivie ne remonte qu'à
Robert Pasquier qui vivait en 1356. Il fut l'un des
vingt-sept écuyers de la compagnie de Hue de
Kaurtrec, chevalier, sous la charge de messire
Foulques de Laval, capitaine général des pays
d'Anjou et du Maine, reçu à Paris le 20 novembre
1356.
Le 29 mai 1580, Pierre Pasquier de Franclieu,
IIIe du nom, obtint l'agrément de Henri III, pour
une place de l'un des cent gentilshommes de la
chambre de ce prince. Il fit prisonnier de guerre
le sieur de Voisins, ligueur, suivant une ordon-
nance du maréchal de Biron, en date du 30 octo-
bre 1591.
Au 12e degré, nous remarquons Jacques-Lau-
rent-Pierre-Charles Pasquier, seigneur de Franc-
lieu, qui emporta l'épée à la main, à la tête d'un
piquet de soixante caporaux, la Bastia en Italie,
défendue par six cents hommes, ce qui lui valut
un régiment d'infanterie qui a porté son nom, et
dont il fut nommé colonel par commission du 3
mars 1706. Il se distingua à la tête de son régi-
ment dans la campagne de la même année, étant
du corps qui détendait les ligues le long du Rhin
qu'il commanda en chef pendant plusieurs jours.
Il se distingua dans plusieurs autres affaires. Le
roi d'Espagne Philippe Ar, l'ayant nommé son aide
de camp, il passa à son service avec l'agrément du
roi Louis XIV, qui lui permit de vendre son régi-
ment, et lui dit qu'il lui tiendrait compte des ser-
vices qu'il rendrait au roi, son petit-fils. Le même
prince lui donna le gouvernement de Fraga, dans
le royaume d'Aragon, le 18 décembre 1723, après
l'avoir nommé, en 1719, brigadier de ses armées.
Il laissa onze enfants. Son fils aine, Jean-Bap-
tiste-Madeleine-Isidore-Charles-Laurent Pasquier,
marquis de Franclieu, né à Fraga, au royaume
d'Aragon, le 5 août 172i, d'abord mousquetaire du
roi dans la première compagnie, ensuite capitaine
au régiment de Bourbon-cavalerie, chevalier de
St-Louis, se trouva dans plusieurs batailles et
autres actions où il signala son courage et son
habileté. Ce fut lui qui, en récompense de ses
services et de ceux de ses prédécesseurs, obtint
du roi Louis XV, les lettres d'érection en marqui-
sat de ses terres et seigneuries.
Le petit-fils de son frère Jean-François-An-
selme Pasquier, comte de Franclieu, Anselme-
Florentin-Marie Pasquier, baron de Franclieu,
capitaine de vaisseau, chevalier de l'ordre royal
et militaire et St-Louis, a fait la guerre d'Améri-
que, a émigré avee son père, au mois de mai
1791, fut aide de camp de son altesse sérénissi-
meire monseigneur le duc de Bourbon, et s'est
trouvé au siège de Maestricht, en 1793.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
en chef de deux têtes de ma,ures de sable, tortil-
lées d'argent, et, en pointe, de troisfleurs, appelées
pâquerettes, d'or, terrassées de même, celle du
milieu supérieure.
PASSAGE (du).
Seigneurs de Sincheny, d'Autreville, de Ther-
mes, Caillouet, Plenoy, Betencourt. Vaux, Les-
grenaux, Sainte-Segrée, etc., etc.
Originaire du duché de Bade, où ses ancêtres
prenaient rang dès le xiie siècle, parmi les plus
nobles maisons de la province, la famille du Pas-
sage s'établit en France en 1440. Jacques du Pas-
sage, son chef, accompagnait Marie de Clèves
lorsque cette princesse vint épouser Charles, duc
d'Orléans ; il se fixa en Picardie par son mariago
avec une demoiselle de la maison de Vaux qui
lui apporta les seigneuries de Sincheny et d'Au
treville. Ses descendants ont constamment habité
cette province, et se sont distingués par une suite
non interrompue de services dans les armées, où
ils ont souvent occupé des grades supérieurs ; ils
ont donné des gentilshommes ordinaires de la
maison du roi, des maîtres-d'hôtel et des écu-
yers aux ducs d'Orléans, des chevaliers du Saint-
Esprit de Montpellier, de Saint Michel, de Saint-
Louis et de Malte, des capitaines des chasses, des
gouverneurs de villes fortes, etc. Plusieurs de-
moiselles de cette maison ont été élevées à Saint-
Cyr ; une a été abbesse de l'abbaye royale de
Mouchy. Cette maison a été maintenue dans sa
noblesse par jugement du 11 mars 1599, du 27
novembre 1634 et du 21 décembre 1697.
Sa filiation, depuis son établissementenFrance,
remonte à Christophe du Passage, gentilhomme
du duché de Clèves, qui avait épousé Marguerite
de Michiels, dont il eut postérité. Son fils Jacques
du Passage, reçut en 1491, un certificat d'Engil-
bert, comte de Nevers, qui constatait son origine
et sa qualité de gentilhomme. Il rendit hommage
à ce prince pour la seigneurie de Sincheny, dé-
pendante du château de Coucy, en février 1481.
Armes : De sable, à trois fasces ondées d'or.
Supports : Deux lions.
Couronne de comte.
PATARD DE LA VIEU VILLE.
Cette famille nous est connue depuis Pierre
— 581 —
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Patard, seigneur du Fertis, lieutenant du juge
civil et criminel de Chateaubriand, en 1400.
Mahiet Patard, son fils, était un des trois pages
de Monseigneur le duc d'Orléans, en 1403. Il ser-
vit plus tard en qualité de capitaine dans le ré-
giment d'Orléans-infanterie, où il était encore
en 1426, époque de son mariage avec Guillette Le
-Boutier.
André Patard de la Vieuville faisait partie de
l'armée des Princes durant l'émigration.
Armes : D'argent, au. chêne arraché de sinople,
au chef d'azur, chargé d" 'un cœur d'or.
Timbre : Un casque de profil, orné de ses lam-
brequins.
PAVANS DE GEGGATY.
Famille ancienne, originaire de Venise, et ve-
nue en France au commencement du xviie siècle.
Elle a produit un gouverneurde l'académie royale
de Besançon, un brigadier des armées du roi et
des officiers supérieurs distingués.
Depuis son établissement en France, la filiation
de cette famille se déduit depuis François de Pa-
vans de Ceocaty, noble vénitien, qui fut nommé
gouverneur de l'Académie royale de Besançon, par
lettres-patentes de Philippe, roi de Castille, de
Léon, etc. en date du 26 juin 1662. Le 30 octobre
1672, il fit l'acquisition de la terre et seigneurie de
Fourg, en Franche-Comté. Le 28 novembre 1673,
Charles, roi deCastille, de Léon, etc. lui accorda des
lettres de récognition de noblesse. Créé baron par
lettres patentes du même souverain, au commen-
cement de 1676, il prêta serment comme baron
et seigneur de Fourg, en février 1676. Il épousa
en premières noces, en 1663, demoiselle de Fré-
merie de Rousselot, et, en secondes noces, Caro-
line de Hédival. Il n'eut postérité que du premier
lit.
Armes* D'azur, à deux lions affrontés d'or, sur
une terrasse d'argent, soutenant de leurs pattes
un ècu d'argent, à une aigle aux ailes éployêes de
sable, timbrée d'une couronne de marquis.
Couronne de comte.
Timbre : Un heaume grille et liséré, avec bour-
relet et hache me nts d'or et d'azur.
Cimier : Une tête de chqt-huant .
PAYAN DU MOULIN (dé).
Cette maison est probablement originaire d'I-
talie, où l'on rencontre le nom de Pagani, famille
dont un de ses membres aura suivi le Pape à Av -
gnon. Lors de l'établissement du Saint-Siège dans
cette ville, on la trouva effectivement fixée dans
le Comtat-Venaissin dès le milieu du xv siècle,
époque à laquelle elle jouissait déjà d'une grande
considération,- elle s'est, dans la suite, répandue
dans le Languedoc et le Daupiiiné, et a reçu de
Louis XIII des lettres de naturalisation.
Elle a pour auteur certain, Philibert de Payan
qui testa le 26 août 1495, voulant être enterré
dans l'église paroissiale de Saint-Martin de Vi-
san, diocèse de Saint-Paul-Trois-Châteaux, où
était le tombeau de sa famille. Il y avait épousé,
en premières noces, Catherine Albi et en secondes
noces, Marie de Champié.
Son fils aine, Perrin de Payan, laissa une pos-
térité dont la destinée est inconnue.
François de Payan, un de ses autres fils, du
second lit, tut l'auteur de la branche cadette.
Nous remarquons parmi ses descendants, Fran-
çois de Payan du Moulin, qui fut écuyer, avocat
au Parlement, conseiller du roi, vice-bailli, juge
royal et criminel au bailliage de Saint-Paul, etc.,
il épousa le 9 février 1754, Marthe d'Iscard, dont
il eut postérité.
Une troisième branche, issue de la précédente,
a pour auteur Jean de Payan, avocat au parle-
ment de Grenoble, qui vivait en 1676.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
de trois molettes du même, 2 en chef et 1 en
pointe.
PAYEN DE LA GARENDERIE.
En Normandie.
Noble et ancienne famille qui se dit être une
branche de la maison de Vassy, une des plus
anciennes et des plus illustres de la Basse-Nor-
mandie. Lors de la recherche de la noblesse, faite
par le commissaire Montfaut en 1463, sous le rè-
gne et par l'ordre de Louis XI, Jean Payen, sei-
gneur de Campagnolles, et Jean Payen, son frère,
seigneur de la Garenderie, prouvèrent, conjointe-
ment avec Olivier de Vassy, seigneur de la Foret,
être tous descendants de Guillaume Mauhias ou
Mahéas, frère puîné de messire Richard Mahéas,
chevalier, seigneur et baron de Vassy.
Jean Payen, seigneur de la Garenderie, la Pi-
chonnière et du Plantis, qui fit ses preuves, com •
me on vient de le dire, avec son frère, épousa
Gillonne de laBroise dont il eut plusieurs enfants.
Son troisième fils, Guyon, continua la branche
aînée qui s'éteignit dans les mâles au 75 degré, à
la mort de René qui n'eut que deux filles ; et son
4e fils, François, fut l'auteur de la branche des
seigneurs de la Mitaudière.
Cette maison a formé en outre les branches des
seigneurs de Saint-Sauveur, de laquelle est sortie
celle des seigneurs de la Garenderie ; celle des
seigneurs de Beaulinge, des seigneurs de Noyant,
des seigneurs de Chavoy et des seigneurs de Mé-
zières.
On trouve dans l'Isle-de-France plusieurs bran.
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ches de Payen, originaires de Normandie, qui,
par transmutation ou changement d'émaux com-
me cadets, portent : d'azur, à trois besants d'or.
Supports: Deux athlètes et un en cimier. Devise
et Cri de guerre : In arduis fortior.
Une de ces branches avait embrassé le parti de
la robe ; elle s'est alliée aux maisons d'Estrées,de
Lionne, etc. et avait une chapelle dans l'église des
Filles-de-Saint-Thomas, rue Vivienne à Paris.
La première branche qui s'est établie à Paris a
pour souche Payen de la Chauiïraye, en 1420.
C'est de lui qu'est descendu Guillaume Payen, qui
fit bâtir les maisons de la rue Payenne, à laquelle
il donna son nom. Les plus anciens auteurs de
Normandie font mention des seigneurs du nom
de Payen, qui tous ont tenu le plus haut rang
dans cette province.
On voyait sur la muraille de la chapelle du Tré-
sor à Mont-St-Michel, dans l'aile droite, le nom
et les armes d'un Payen qui, en 1400, aida à
conserver cette place contre les Anglais. Les ar-
mes des différents nobles qui s'y conservaient
sont une preuve de l'ancienneté et de la valeur des
gentilshommes qui s'y portèrent volontairement.
Armes : D'argent, à trois tourteaux de sable, le
premier charge d'une rose d'or.
Supports : Deux athlètes, et un en cimier.
Devise et Cri de guerre : In arduis fortior.
PELAGOT (de).
Seigneurs de la Rousse et de
la Prias, paroisse de Bansat,
élection d'Issoire.
Isaac de Pélacot, seigneur
des dits lieux, fut maintenu
dans sa noblesse, en 1606, snr
preuves remontant à Jacques
du Pélacot, son trisaïeul, ma-
rié le 2 août 1527 avec Anne
de Buisson. Mais cette famille
est beaucoup plus ancienne,
puisqu'elle comptait déjà une
ad mission au chapitre de Briou-
de, en 1490, et que pour cela il fallait être noble
d'au moins quatre générations.
Damien de Pélacot, père d'Isaac, déjà nommé,
servit pendant plusieurs campagnes dans divers
corps, notamment dans les chevaux-légers du
marquis de Canillac, suivant attestations de 1625
et 1628. Ses descendants firent foi-hommage au
roi, à raison de la seigneurie de la Prias, en 1669,
168o, L699, et furent convoqués à l'assemblée de
la noblesse de la sénéchaussée de Biom en 1789.
Un de Pélacot, officier do gendarmerie, cheva-
liar de St-Louis et de la Légion d'honneur, épousa
en 1818 ou 1819 Adèle du Lac, d'une famille très
distinguée de l'arrondissement de Brioude. Ce
nom paraît encore dans un procès pour succes-
sion, en cour royale de Biom, le 30 août 18'j3.
Eugène de Pélacot fut maire de Bansat ; né le
15 août 1806, il mourut le 14 octobre 1851.
Outre les alliances déjà citées, la famille de Pé-
lacot en compte avec celles de Vigier, de Vors
ou Vaures, de la Vernède, de Miremont, etc. etc.
Armes: Ecartelé ; aux 1 et 4, d'or, à la rose de
gueules; aux 2 et 3, échiquelés d'or et d'azur.
Alias : D'azur, à la croix d'or.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANT ACTUEL
Pélacot (Gharles-Balthazar, comte de),
* ♦ ♦ ♦> lieutenant-colonel d'infanterie
de marine, breveté d'Etat-Major, marié à
Marie de Brives. Résidence :. Château de
Chavagnac par Murât (Cantal).
PELLEGARS MALORTIE (de).
Famille noble de Normandie dont on ne peut
assurer l'origine, ses titres et ses chartes ayant
été brûlés par les Anglais qui désolèrent la Pro-
vince ; on croit cependant qu'elle est sortie d'Ita-
lie. Il parait que le nom de Malortie, qu'elle a
joint au sien, lui vient d'une alliance faite par
Bobert de Pellegars avec une demoiselle de Ma-
lortie, ce qui fait que, dans la plupart des actes,
ceux de cette famille sont nommés Pellegars, dit
Malortie. Elle était divisée en deux branches: la
première faisait sa résidence sur la terre delaBi-
vière, élection de Pont-Audemer ; la seconde, sur
la terre de Mirouèt, élection de Pont-1'Evêque.
Le premier dont on ait connaissance est Nicolas
de Pellegars, seigneur de Corneville, qui fut fait
prisonnier par les Anglais, et envoyé en Angle-
terre ; ayant payé sa rançon, il fut renvoyé chez
lui, et, peu de temps après son retour, il eut le
malheur de voir sa maison brûlée par les Anglais
en 1447 et 1448, avec tous ses titres, chartes, écri-
tures et meubles <jui s'y trouvèrent.
Ses deux fils, voyant la plus grande partie de
leurs eflets perdus dans l'incendie et par le pil-
lage des Anglais, eurent recours à leurs parents
et amis qui les firent entrer au service où ils se
concilièrent l'estime et la bienveillance de S. M.
et des Princes, tant par leur conduite que parleur
bravoure, qu'ils signalèrent aux batailles de Ver-
neuil, du Perche, Montlhéry, Perpignan, à Paris
contre les Bretons et les Bourguignons, et dans
plusieurs autres occasions. L'un d'eux, Charles,
fut tué à la bataille de Perpignan, et l'aîné, Bobert,
chevalier, fut, en récompense de ses services et
de sa valeur, fait chambellan du roi Charles VII,
qui écrivit à l'évèque de Lisieux pour lui faire
— 585
586
épouser une de Malortie, demoiselle de la Motte,
fille de Cardot de Malortie, qui était un seigneur
très distingué ; et par considération pour le dit
Cardot, son beau-père, il en prit le nom et les ar-
mes. Il fut continué dans sa qualité de chambellan
sous Louis XI, qui le fit chevalier, comte de Con-
ches, de Breteuil, baron de la Tour-du-Pin, en
Dauphiné, et seigneur de Guirrier. Il obtint encore
plusieurs terres titrées, ce qui est prouvé par des
lettres patentes en date du 28 octobre 1463. Il se
maria en secondes noces avec une dame du Dau-
phiné, nommée de Vernay, mais il n'eut des en-
fants que de son premier lit. Il mourut le 25 mai
1472 et fut inhumé dans le chœur de l'abbaye des
Conches, où l'on voit sur son épitaphe qu'il est
qualifié chevalier, conseiller, chambellan du roi,
comte de la Baranne, en Viennois, de Conches et
de Breteuil, baron de la Tour-du-Pin et seigneur
de Guirrier.
Son petit-fils, Guillaume de Pellegars, élevé
dans la maison de Bourbon, se trouva à plusieurs
batailles, entr'autres à la prise d'Arras, où il se
distingua. Lui et ses trois autres frères obtinrent
du Pape Léon X, la 8e année de son pontificat,
une bulle, le 22 juillet 1521, qui leur accordait et
à toute leur postérité, pour eux, leurs femmes et
à celles de leurs descendants, des indulgences
très étendues et d'autres prérogatives en recon-
naissance des services qu'ils avaient rendus au
Saint-Siège, tant par leurs armes que par leurs
charités et libéralités.
Au 99 degré, François de Pellegars, officier de
cavalerie, obtint, avec ses frères, une maintenue
de noblesse, le 27 octobre 1661, qui les reconnut
d'ancienne race et elle fut confirmée en 1668.
Son frère, Etienne, fut l'auteur de la seconde
branche qui compte, parmi ses descendants, Jean-
Jacques de Pellegars qui obtint, avec Jean-Etien-
ne, son aine, le 9 novembre 1766, une lettre du
roi par laquelle S. M. ordonna au Conseil supé-
rieur de la Martinique d'enregistrer les titres de
sa noblesse, et de le faire jouir de tous les privi-
lèges accordés à celle-ci.
Armes : Ecartclé : aux l et 4, d'azur, à deux
chevrons d'or, accompagnés de trois merlettes de
sable; aux 2 et 3 d'asur, à deux chevrons d'or,
accompagnés de trois dards d'argent, la pointe en
bas.
PELOUX DE SAINT-ROMAIN (du).
Ce nom, fort ancien en Forez et en Dauphiné,
est celui d'une famille très distinguée, fixée de-
puis très longtemps à Saint-Bomain-la-Chalm,
près de St-Didier (Haute-Loire).
Elle a fourni un chanoine comte du chapitre de
Brioude enll36. Elle compte une nombreuse sé-
rie d'officiers dont plusieurs ont été décorés de
l'ordre de St-Louis.
Armes : D'argent, à un sautoir dentelé d'azur.
PENFENTENYOU
T AINES {de).
DE CHEFFON
Maison issue d'ancienne chevalerie de Bretagne,
où elle est connue depuis Hervé de Penfentenyou,
qui, l'an 1310, souscrivit un accord passé entre
Hervé de Léon, seigneur de Noyon, et les moines
de Bellec. La filiation est établie depuis Jean de
Penfentenyou vivant vers 1450. Cette maison aété
maintenue dans son ancienne extraction, et le
chef de la branche aînée dans la qualité de cheva-
lier par trois arrêts de la Chambre de la réforma-
tion de Bretagne, des 12 août 1669, 4 septembre
1670 et 23 mars 1671.
Armes: Burelè d'argent et de gueules ; alias:
Burelè d'argent et de gueules de six pièces.
PÉRIER {de).
En Provence. Nom qui y est très connu par
deux anciennes familles nobles, nommées Périer;
la première, qui s'établit à Aix, fut maintenue
dans sa noblesse en 1667, et sa filiation commence
k Balthazar de Périer, qui fut reçu au Parlement
dAix en 1586 Son petit-fils, François de Périer,
marquis de Flayosc, en 1678, fut également con-
seiller au Parlement d'Aix, le 15 octobre 1694.
Cette famille portait pour armes : T)'or, au
poirier de sinoplc, fruité d'argent ; au chef de
gueules, chargé d'une étoile à huit rais d'argent.
Devise : Ad sidera ramos.
Elle a ajouté, aux branches qui subsistent en
Provence, à ses armes, une aigle éployée d'ar-
gent, couronnée, becquée et membrée d'or, posée
sur le fût de l'arbre, et chargée en cœur d'un
écusson de sable, surchargé d'une fleur de lis
d'or.
Supports : Une aigle de sable à dextre, becquée
et membrée d'or, et un lion d'or à senestre, armé
et tampassé de gueules.
Cimier : Une aigle naissante de sable ou bien
un cygne d'argent.
Aujourd'hui, cette branche porte : D'or, au
poirier de sinople, fruité d'or ; à l'aigle cou-
ronnée de sable, brochante; et au chef de gueules,
chargé d'une molette à huit rais d'argent.
Le cette ancienne noblesse, il subsista encore
une branche, reconnue noble par le Parlement
d'Aix, le 9 novembre 1701, et qui a été, sur des
titres et pièces justificatives, confirmée dans son
ancienne noblesse, le 21 juin 1726.
L'état actuel de cette branche commence à Gilles
— 587
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de Périer, écuyer, sieur de Rives, comte Palatin,
marié en décembre 1678, à Ursule de Vivet, dont
il eut deux fils et une fille.
Cette branche porte les mêmes armes que ci-
dessus, c'est-à-dire : d'or, au poirier de sinople,
fruité d'argent', au chef de gueules, chargé d'une
étoile à huit rais d'argent.
Devise : Ad sidéra ramos.
Il n'y a de différence de ces armes, avec les pré-
cédentes, que pour les émaux et quelques pièces
ajoutées.
Cette branche a été établie quelque temps dans
le comtat Venaissin, d'où elle a passé en Dau-
phiné, à la réserve d'un de ses descendants, qui
était sans postérité, et un autre en Languedoc.
PÉRIER (du).
Du Perrier, de Perier, de Perier, du et de Perer,
ainsi qu'il est indistinctement écrit dans les ti-
tres, et en latin de Percrio.
Le château du Perrié fut assiégé en 1394 par
le connétable de Clisson, ainsi que celui de la
Roche-d'Iré.
Cette maison est sans contredit une des plus
anciennes et des plus illustres de la province de
Bretagne : elle est sortie incontestablement des
anciens rois, comtes et princes de Bretagne, de
la branche cadette des comtes de Cornouailles,
qui avait une origine commune avec les rois,
comtes et ducs do Bretagne. Dom Morice établit
que Grerenton, prince d'Albanie, fut, suivant
Ingomar, père de Conan, qui, ayant suivi le tyran
Maxime dans les Gaules, l'an 383, fut gratifié par
cet ursupaleur d'une portion de l'Armorique :
c'est de ce Conan, reconnu généralement pour le
premier auteur de la maison des rois, princes,
comtes et ducs de Bretagne, que sont sortis sui-
vant Dom Morice, les comtes de Cornouailles, les
comtes de Léon, les seigneurs de Chàteauneuf et
de Noyon-sur-Andelle, sortis de ceux-ci; les
comtes de Vannes, de Rennes et de Nantes, d'où
sont sortis les comtes de Penthièvre, auteurs des
comtes de Quintin et les comtes de Porhoët, au-
teurs des vicomtes de Rohan. Budic, 1er du nom,
comte de Cornouailles, fut père de Budic, comte
de Cornouailles, mort très âgé, vers l'an 080 et
qui avait eu Beneric, comte de Cornouailles, et
Periou, ou Perrier, que l'on croit l'auteur de la
maison du Perrier, qui a pris son nom de la
sirerie du Perrier, premier fief du comté de Cor-
nouailles, où cette terre est située. Cette maison
est donc d'une origine des plus illustres et elle
possédait cette sirerie du Perrier, déjà dans Le
Xe siècle et au commencement du xie et l'a pos-
sédé encore plus de 450 ans après que l'héritier
de la branche aînée l'a portée dans la maison de
Laval.
Elle a produit, dans ses différentes branches,
plusieurs officiers de mérite, des ambassadeurs,
de grands magistrats, un maréchal de Bretagne
et nombre de chevaliers de l'ordre de Saint-Jean
de Jérusalem et de différents ordres ; tous les
historiens de Bretagne en parlent avec le plus
grand avantage.
Le premier de ce nom dont la descendance est
établie, est Hudran, sire du Périer, mori l'an
1000, qui paraît, suivant toutes les présomptions,
être le fils ou le frère de Guegon, vivant vers
l'an 980 et petit-fils de Periou, ou Perrier, en fran-
çais, fils puîné de Budic, ou Benedic II, comte de
Cornouailles.
Cette maison a formé les branches :
1° Une établie en Béarn ;
2° Des seigneurs de Bentayou, etc. ;
3° Des barons d'Ussau, établie à Saint-Jean de
Luz;
4» Des seigneurs de la Hitole ;
5° Une branche établie en Prusse ;
6° Des seigneurs de Lillefort, etc., établie en
Guyenne.
7° Des du Perrier de Larsan, issue de la précé-
dente ;
8° Branche établie à Aix. en Provence, depuis
plus de quatre cent ans, formée au 10e degré. Un
des membres de cette branche, comte du Perier
de Mouriès, fut commandant à Cherbourg, puis
en dernier lieu brigadier des armées du roi.
Les membres de cette maison ont toujours eu
un goût décidé pour la robe et la littérature, où
ils se sont distingués, et ils ont eu dans tous les
temps une liaison particulière avec les gens de
lettres de leur siècle. Le poète Malherbe, qui
était contemporain et ami d'un de leurs descen-
dants, lui envoya une belle épître, dont l'adresse
est à un gentilhomme Provençal. Ces stances
commencent par ce vers :
Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle ?
C'est à François du Perier, gentilhomme de la
chambre du roi Henri le Grand, en 1607, que
Malherbe adressa cette poésie.
Les alliances de cette ancienne maison sont
avec les premières de la province de Bretagne et
du royaume, telles que du Quélenec, Niblemont,
du Pont, Laneelot. La Motte-Bossac, Malestroit,
Montauban, Goyon de Matignon, Le Borgne,
Tournemine , La Guerche, Laval, Visconti, ducs
de Milan, Montmorency, La Trémoïlle, Béarn,
Garnier, Duranty, Fabri de Ri ans, Noailles,
Dubreuil, Verthamon de Saint-Fort et quantité
d'autres, dont le détail serait trop long à rappor-
ter ; ce qui donne aujourd'hui à la maison du
Périer des alliances directes avec les plus
mandes maisons de France, quelques-unes des
pays étrangers, et même des souverains.
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Armes : D'azur, à dix biilettes d'or, 4, 3, 2
et 1.
La branche de Béarn écartèle : au 1 d'or, à
deux vaches passantes de gueules, colletées, ac-
cornées cl clarifiées d'azur, qui est de Béarn ;
aux 2 et 4 d'argent, au lion de (jueules, cou-
ronné d'or, qui est de Léon; au 3 d'azur, à la
tour crénelée d'argent, qui est de Castille; et sur
le tout : d'azur, à dix billelles d'or, 4, 3, 2 et L,
qui est du Perrier.
Supports : Deux lions, tenant à leur patte,
chacun un étendard, le premier aux armes de
Bretagne, et le second aux armes de du Perrier,
comme le portait, en 1387, Alain du Perrier, petit-
fils d'Alain, maréchal de Bretagne.
Devise : Ni vanité, ni faiblesse.
Couronne de comte ou de baron indistincte-
ment.
La branche de Provence écartèle : aux 1 et 3
d'azur, à la bande d'or, accompagnée en chef
d'une tête de lion, arrachée et couronnée d'or,
lampassée de gueules; aux 2 et 4 de du Per-
rier, d'azur à dix biilettes d'or.
Supports, cimier et devise de même.
Et la branche de Guyenne, porte : Ecartelé :
aux 1 et 3 d'azur, à. trois poires feuillées et tiyées
d'or, à un épervier, perché sur un bâton en
abgme du même; aux 2 et 4 de du Perrier,
d'azur, à dix biilettes d'or.
Supports, cimier et devise de même.
PERPIGNA {de).
Cette famille, originaire de la Navarre espa-
gnole, s'établit a Pau, du temps du roi Henri IV.
Dans sa nouvelle patrie, elle a rempli les plus
hautes fonctions de la magistrature. Elle s'est
alliée aux plus nobles de sa province, et ses reje-
tons ont siégé pendant plusieurs générations aux
états de Béarn.
Raymond de Perpigna, auquel commence la
filiation établie sur actes authenthiques, était en
1G96, conseiller du roi, payeur des gages des offi-
ciers du Parlement de Navarre. Ayant oublié de
se conformer à l'édit de Louis XIV du 4 novembre
1097 et de faire inscrire son nom et ses armes
dans les registres de l'Armoriai général de
d'Hozier, il reçut d'office pour blason : Fuselé
d'er et d'argent, à deux fasces de gueules, et son
nom fut écrit par erreur Perpignan au cabinet
des titres de la Bibliothèque nationale.
Son fils aîné Raymond de Perpigna, continua
la descendance ; il fut secrétaire du roi en la
Chancellerie de Navarre, acheta la seigneurie de
Sendetz, par contrat passé le 25 août 1718, et fut
reçu aux états de Béarn pour cette seigneurie, en
1727.
Son troisième frère, Jean-Ignace de Perpigna
fut l'auteur de la branche cadette. Il passa aux
colonies où il se maria à dame Angélique Do-
mergue, dont il eut postérité. Son fils Jean-
de Perpigna, revint en France et fit son testament
à Belle ville, près Paris, le 25 mai 1823, laissant
quatre enfants.
Armes : D'azur, à cinq molettes d'éperon, po-
sées en croix.
PERRIEN DE GRÉNAN (de).
Château et terre, dans l'évêché de Tréguier,
qui a donné son .iom à une ancienne noblesse de
Bretagne, qui remonte à Alain de Perrien qui
existait vers 1434.
Ceux de ce nom, qui sont des ressorts de St-
Brieuc et de Lannion, ont été déclarés nobles d'an-
cienne extraction, par arrêt rendu en janvier 1071.
Cette famille est divisée en deux branches : de la
première est Claude Charles, dit l'abbé de Per-
rien, seigneur et chef des noms et armes de sa
maison, qui a eu deux frères aînés : le premier,
Gabriel, comte de Perrien, est mort sans enfants ;
et le second, nommé Jean Baptiste, dit le cheva-
lier de Perrien de Crénan, ancien lieutenant-colo-
nel du régiment de Penthièvre, infanterie, mort a
Paris sans avoir été marié.
De la seconde branche est Charles Bonaven-"
ture, Cte de Perrien, chevalier, seigneur deLan-
nouan et autres terres, fils de Louis Bonaventure
de Perrien, chevalier de Crénan, et arrière petit-
fils de Pierre de Perrien, marquis de Crénan,
grand échanson de France, lieutenant-général
des armées du roi et gouverneur de Cosal. Le
comte de Perrien a épousé, en 1769, Bonne-Josê-
phe de Kerboudel de la Courpéan, dont il a eu
deux enfants.
Cette noblesse est d'ancienne chevalerie et la
généalogie présente les plus belles alliances avec
les premières maisons de Bretagne.
Armes: D'argent, à cinq fusées de gueules en
bande.
PERRIN DE LABESSIÈRE (de).
Anciennement Perin, Pierrin, ouPairin, famille
ancienne, issue de noble race et lignée, établie à
Castres, en Languedoc, et divisée en plusieurs
branches subsistantes, au nombre de quatre et
elle tire son origine de celle de la Baulme-Saint-
Amour, seigneur de la Balme-surCerdon, en
Bresse, qui subsistait en 1086. La filiation suivie
de cette famille remonte à Déodat de Perrin, qui
vivait en 1110.
— 591 —
— 592
De la branche aînée, au 17e degré, est issu le
rameau de la Bessière, qui a pour auteur Michel
de Perrin, chevalier, connu sous le nom de che-
valier de la Bessière. Il servit 53 ans dans le régi-
ment de Rouergue, dont 29 en qualité de lieute-
nant-colonel, et mourut étant lieutenant et com-
mandant pour le roi à Villef ranche de Constant.
Ce rameau a fourni des officiers distingués et des
chevaliers de St-Louis.
Cette ancienne noblesse, qui de tout temps a
servi le roi et l'Etat par les armes, a pris des al-
liances dans les meilleures maisons du royaume.
Armes: De gueules, à trois fasces d'or.
Au-dessus de l'écusson, on voit un faisceau lié
d'un seul lien, avec cette devise ; Un. Li, Su.
Ten.
PÉRUSSE DES CARS (de).
L'origine de cette maison n'est point connue.
Quelques généalogistes ont supposé qu'elles des-
cendait des anciens princes de Pérouse, en Italie,
à cause sans doute de l'analogie des noms et de
la conformité des armoiries que l'on voyait en-
core, il y a deux siècles, sur les portes de la ville
de Pérouse. Une autre tradition la faisait remon-
ter à un chevalier nommé Rodulphe, qui possé-
dait la terre de Pérusse en 790, sous le règne de
Charlemagne. Il n'existe de ces deux assertions
aucune preuve suffisante, et on ignore si un Pé-
russe a donné ou au contraire a emprunté son
nom au château et à la terre seigneuriale que la
maison possédait dans la province de la Marche,
à huit lieues de Limoges. Elle tenait un rang dis-
tingué dans la noblesse du pays dès le xie siècle,
comme l'atteste une donation faite en 1027, à l'ab-
baye de St-Etienne de Buxeuil en Poitou.
Le nom des Cars que la maison de Pérusse a
joint au sien lui vient d'une terre qui, après avoir
appartenu, dit-on, à une branche issue de Ber-
nard frère d'Aimeri, éteinte en 1226, fut réincor-
porée à son patrimoine par le mariage d'Audoin
Ier, seigneur de Pérusse, avec Marguerite de Sé-
gur, en 1281. Il s'écrit de diverses manières, et
l'on trouve dans les chroniques tantôt Descars,
des Cars, d'Escars et plus anciennement en latin
de Carlo et de Quadris. Ce qu'il y a de certain,
c'est que le nom de la terre des Cars doit s'écrire
en deux mots distincts, comme l'indique son ori-
gine, Caslrum de Quadris. On dit encore dans le
pays : Aller aux Cars, la paroisse des Cars. Mais
une objection sans réplique se tire des lettres
patentes d'érection de la baronnie des Cars en
Comté. Dans ces lettres, données à St-Germain-
en-Laye, en mars 1501, par le roi Charles IX, le
nom des Cars est constamment écrit en deux
mots et par un C majuscule.
Sa fdiation sur preuves remonte, d'après le père
Anselme, à Audoin de Pérusse, seigneur de Saint
Bonnet, qui épousa en 1281, Marguerite de Ségur,
héritière de la terre des Cars. Sa descendance
s'est divisée en trois branches principales, dont
une seule existe encore. C'est la seconde branche
qui a pour auteur François-Marie, colonel d'infan-
terie, qui succéda à son père dans la lieutenance-
générale du gouvernement du Limousin en 1754.
Cette branche des barons de Caubon, comtes,
puis ducs des Cars, seule existante aujourd'hui,
s'est détachée de la souche aînée au 19e degré.
Amédée de Pérusse, vicomte, comte, puis duc
des Cars, colonel en 1815, commandait un corps de
volontaires qui remporta quelques avantages à
Montmirail pendant les Cent jours, et il fut
nommé maréchal-de-camp sur le champ de ba-
taille. Il recueillit en 1822 la pairie de son père, à
laquelle fut attaché héréditairement le titre de
duc par lettres patentes du 30 mai 1825. Il lit la
campagne d'Espagne et dirigea la deuxième co-
lonne d'attaque à la prise du ïrocadéro. Lieute-
nant-général, il commandait en 1830 une division
d'infanterie de l'armée dAfrique à la prise d'Al-
ger. A la nouvelle des événements de Juillet, il se
retira auprès de Charles X à Lullewort, puis re-
vint en France rejoindre sa famille.
Armes: De gueules, au pal de vair appointé.
Supports : Deux sauvages appuyés sur leurs
massues.
Cimier. Un dextrochère tenant une épée.
Légende : Sic per usum suljet.
Devise: Fais que dois, advienne que pourra.
PETITJEAN DE MARGILLY.
Le nom de Petitjean est ce-
lui d'une famille de Champa-
gne et de Bourgogne qui de-
puis longtemps n'a cessé de
jouir de toutes les prérogati-
ves réservées à la noblesse :
— Guillaume Petitjean était
seigneur de Trouhans en
L331. — Henri Petitjean, son
fils, était capitaine châtelain
de Chaussin pour le duc de
Bourgogne, 1381. — Etienne
Petitjean, officiai deLangres,
conseiller du duc* de Bourgo-
gne, 1391. — Guillaume Petit-
jean était capitaine de la for-
teresse de Semur en Brionnais, en 1435. — Louis
Petitjean est seigneur du Lacet du Chancciin,
152r,.— Claude Petitjean, mort en 1673, était sei-
gneur de Marcilly, fief dont la famille a depuis
conservé le nom. — Louis-Auguste Petitjean do
Marcilly, était écuyer de la duchesse de Berry en
1711.
— 593 —
594
Armes : D'argent à un bourdon d'azur, posé en
pal.
Devise: Vagus per orbem in virtute sto.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Marcilly (Jean-Baptiste-Henri P. de),
ancien magistrat, chef actuel, domicilié à
Orville (Côte d'Or), marié à Valentine-
Adélaïde Rigogne, arrière-petite-fille du
célèbre marin Jean-Bart dont :
a) Jean-Frédéric-Bernard, marié à Emilie
Mancel ; b) Jean-Charles-Paul, capitaine
au 11e bataillon de chasseurs ; c) Jeanne-
Marie-Françoise-Caroline.
PEYRONNY (de).
Languedoc, Agenais, Périgord, seigneur du
Vigneau, de Monrepos, de Pérateau, de Beaure-
gard, de Bridoine et autres lieux.
Au nombre des familles nobles du midi de la
France, il faut compter celle de Peyronny,
comme étant une des plus recommandables par
la position qu'elle a occupée et les alliances
qu'elle a contractées.
La famille de Peyronny est originaire du Lan-
guedoc et elle s'est étendue successivement dans
la Catalogne, PAgenais, le Périgord et le Quercy.
En 1226, un de ses premiers auteurs, Armand
de Peyronny, était capitoul à Toulouse, charge qui
n'était alors conférée qu'aux familles les plus
distinguées et les plus considérables.
En 1370, trois chartes données par le roi d'An-
gleterre, à qui appartenait alors le Languedoc,
qualifient un Michel de Peyronny, de noble et
puissant seigneur.
La première lui accorde l'autorisation de rele-
ver les murs de son château de Montréal, incen-
dié par un des partis qui désolaient le pays en
ces temps de guerre incessante.
La deuxième qui fait remonter sa noblesse à
un temps bien reculé, lui octroie, en témoignage
de satisfaction pour ses bons et agréables servi-
ces, une sauvegarde, afin de lui faire remettre ce
qu'on lui retient injustement et le maintenir dans
ses possessions.
La troisième lui accorde un délai de six mois
pour rendre foi et hommage du fief de Montréal.
Un autre Michel de Peyronny figura à la der-
nière croisade entreprise au xiv° siècle, et rap-
porta de Palestine, à son château de Montréal,
une épine de la couronne du Christ, précieux
souvenir de valeur et de piété. Il fut, d'après un
vieux chroniqueur, un braoe éeuyer du ■> ays de
Navarre, précepteur militaire d'Arthur, comte de
Bichemond, qui, sous Charles VII, devint conné-
table de France.
Il résulte de plusieurs chartes que la branche
aînée de la maison de Peyronny s'est éteinte, de
de 1490 à 1500 dans celle de Pontbriand, et que
la race s'est perpétuée en la personne de Michel
de Peyronny, damoiseau, seigneur de Ste Ame-
raud.
Ses descendants émigrèrent en Catalogne, vers
la fin du xive siècle, puis ce pays s'étant soulevé
pour se donner à la France, en 1640, ils furent
appelés par le service militaire dans l'intérieur
du royaume, et s'établirent dans le Quercy et le
Périgord.
L'un d'eux, Charles de Peyronny, fit enregis-
trer officiellement les armoiries de sa famille à
Y armoriai général du 20 novembre 1696. Ils sui-
virent la carrière des armes et servirent particu-
lièrement dans la maison militaire du roi, où ils
se distinguèrent.
La première branche commence avec messire
Joseph - François de Peronny, seigneur du Vi-
gneau, officier au régiment de Boissière-infante-
rie, qui vivait en 1730. Cette branche a fourni
plusieurs officiers distingués et compte plusieurs
chevaliers de St-Louis.
La seconde branche a pour auteur François de
Peyronny, IIe du nom, seigneur en partie de la
terre de Bridoire, frère du précédent, marié
en 1742 à Catherine Vennac dont il eut posté-
rité. Jean-Baptiste son fils aîné, fut avocat au
Parlement, inspecteur général des domaines du
roi en la généralité de Bordnaux.
Armes : D'azur, à trois tours d'argent maçon-
nées de sable.
Timbre : Un casque orné de ses lambrequins.
Supports : Un lion et un grijfon.
PÊZET DE CORVAL.
La famille Pezet de Cor-
val est originaire de Nor-
mandie. Son premier auteur
connu fut noble homme
Adrien Pezet, marié à de-
moiselle Comtois.
La filiation suivie com-
mence à Adrien Pezet, dont
le fils est Nicolas Pezet,
éeuyer, seigneur de Corval,
nommé gentilhomme ser-
vant le 15 mars 1654, dont
copie de brevet de gentil-
homme servant accordé par
le roi Louis XIV, à Nicolas Pezet, seigneur de
Corval.
« Généralité de Dijon. Le roi dit : l'affection que
témoigne pour notre service, notre cher et bien-
— 595 —
596
aimé Nicolas Pezet de Corval et les preuves qu"il
en a données en nos armées de Flandres et de
Champagne, commandées par nos cousins, le
comte d'Harcourt et maréchal de Turenne, nous
ont fait résoudre de l'approcher de notre personne
et de lui témoigner la confiance que nous avons
en son courage et sa fidélité. »
Nicolas Pezet, écuyer, seigneur de Corval, était
marié à demoiselle Marthe Comte. Son fils, Nicolas
Pezet, seigneur de Corval, épousa demoiselle
Catherine Cousin, il eut pour fils Pierre Pezet de
Corval, marié à demoiselle Catherine de Vtmdi-
chon.
De ce mariage, Pierre-Jacques Pezet de Corval.
marié à demoiselle Marie-Madeleine Dufresne.
De ce mariage, Antoine Pezet de Corval, marié
à demoieelle Amélie Mallet.
Dâ ce mariage, Charles Pezet de Corval (en Rus-
sie).
De ce mariage, Jules Pezet de Corval, vice-pré-
sident du tribnnal civil de Nijni-Nowgorod (Rus-
sie);
Amédée Pezet de Corval, général de cavalerie
(en Russie) ;
Pierre-François Pezet de Corval, marié à demoi-
selle Marguerite Bataillard.
De" ce mariage, Aimé-Antoine-Théodore Pezet
de Corval, marié à demoiselle Madeleine-Claire
Danguin.
De ce mariage, Benoist-Théodore-Louis Pezet
de Corval :
MarcAntoine Pezet de Corval, marié à demoi-
selle Catherine Callard de Thésut.
D^ ce mariage, Antoine Pezet de Corval, marié
à Victoire-Appoline-Eléonore Martin.
De ce mariage, Georges- Alexandre Pezet de
Corval, marié à demoiselle Blanche Gaillard.
De ce mariage, Nicolas Pezet de Corval et
Pierre Pezet de Corval.
Armiis : D'azur, à un cor de chasse d'argent,
surmonté de trois étoiles mal ordonnées, 1 et 2,
d'or : à la c/tampagne du même.
PICARD DU GHAMBON.
Cette famille, originaire du Bourbonnais, a été
anoblie en 1709. en la personne de Gaspard Picard
du Chambon, lieutenant-général des armées du
roi.
■ Elle a donné de nombreux officiers de tous gra-
des et chevaliers de Saint-Louis.
Armes : Lie gueules, à la tète de cheval d'ur-
gent bridée de sable, le /nors d'or, à la bordure
d'argent chargée de huit chausses-trappes d'azur.
PICHON LONGUEVILLE (de).
Famille originaire de Guienne, province où elle
réside encore de nos jours, divisée en deux
branches, issues de Bernard de Pichon, président
à mortier au Parlement de Bordeaux. Sous les
rois Louis XIII et Louis XIV, il était seigneur
haut justicier et baron de Parampuyre, baron de
Longueville, seigneur de Carriet et autres lieux.
Ces deux branches étaient représentées par les
fils du baron de Pichon, mort dans son châ-
teau de Carriet de Pichon, près Karmont. en
avril 1815, et par Joseph, baron de Pichon-Lon-
gueville, né en novtmbre 1748, marié en 1784,
avec Marguerite-Rosalie-Sophie-Félicité de Nar-
bonne Peletd'Anglade, dont il a eu cinq enfants ;
l'aîné fut officier de cavalerie, chevalier de la Lé-
gion d'honneur et décoré du Brassart.
Armes : D'azur, au cheoron, accompagné en
chef de deux molettes d'éperon, le tout d'or, et,
en pointe, d'un croissant d'argent, surmonté d'un
agneau du même.
PICOT DE VAULOGÉ.
Seigneurs, comtes, vicomtes et barons.
Angleterre, Bretagne, Maine, Poitou, Autriche
et Hanovre.
D'ancienne extraction, la famille Picot de Vau-
logé a été maintenue dans sa noblesse à la géné-
ralité de Poitiers, le 10 février 1659, par arrêts
des commissaires généraux, le 4 avril 1715, le
10 septembre 1776, et enfin par arrêt du Parlement
de Bretagne, en date du 10 avril 1781.
Au nombre des illustrations qu'elle a produites,
on remarque plusieurs pages, des officiers géné-
raux, un feld-maréchal, etc.
La famille Picot de Vaulogé comprend d9ux
branches.
Armes : D'or, au cheoron d'azur, accompagné
de trois falots de gueules, au chef de même.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lévriers.
Devise : Nullus extinguitur.
PIELLAT (de).
La famille de Piellat est originaire d'Italie, d'où
elle est venue se fixer dans le Comtat, lors du
séjour des papes à Avignon.
Parmi les fiefs qu'elle a pissédés, on peut citer
Buisson, hagarde, Paréol, la baronnie de Séri-
gnan, qu'elle avait acquise en 1652 et rétrocédée
en 1658.
Plusieurs membres de cette famille ont pos-
sédé les premières charges auprès du gouverne-
ment des papes. Le titre de comte avait été
— 597 —
— 598
octroyé à noble Dominique de Piellat en 1739, et
celui de marquis de Favier était venu s'y ajouter
parle testament de Henry de Favier, auditeur et
lieutenant-général de la vice-légation d'Avignon.
La branche aînée de la famille de Piellat Favier
est représentée aujourd'hui par Arthur de la Car
délie, marquis de Favier.
Les branches cadettes sont représentées par le
comte Amédée de Piellat et Joseph de Piellat.
Les alliances principales ont été avec les fa-
milles : de Chailus, de Cambis, de Caulaincourt,
de Benoist, de Guilhermier, de la Gardette, du
Treyve, de Favier, de Vauxonne, etc., etc.
Armes : D'or, au chevron d'azur, à' trois tètes
de lion arrachées de même.
PIERRE DE BERNIS (de).
Maison d'ancienne che-
valerie, originaire du Lan-
guedoc, où Pierre de Pier-
re, seigneur de la baronnie
de Ganges, vivait en 1050.
C'est l'une des plus nobles
et des plus illustres de
France (existantes). Guil-
laume de Pierre, seigneur
de Ganges, chev.ilier croisé
en 109(i, se signal . au siège
d'Antioche et au siège de
Tyr (voir dom Vaissette et
Albert d'Aix) ; il est inscrit
dans les salles des croisades de Versailles. Jean de
Pierre, baron de Ganges et de Castries, vendit
la baronnie de Castries à Guillaume de La Croix,
kfin 1495. Celte maison a formé, entre autres
branches, celle de Bernis, qui s'est surtout illus-
trée par le cardinal de Pierre de Bernis, ambassa-
deur en Espagne et à Vienne, pour le traité de
Versailles de 1756, et ministre d'Etat en 1757,
ministre ambassadeur à Borne jusqu'à sa mort.
Elle a produit des évèques, des archevêques, des
mestres de camp, des brigadiers, des maréchaux
de camp, des pairs de France, des chevaliers de
Malte et de Saint-Louis, et elle a eu les honneurs
de la cour et l'entrée dans les carrosses du roi. La
seigneurie de Saint-Marcel d'Ardèche fut érigée
en marquisat sous le nom de Pierre-Bernis,
en 1751. en faveur de Philippe-Charles-François
de Pierre de Bernis, baron de Chateauneuf.
Armes' : D\uur, à la bande d'or accompagnée
en chef d'un lion de même, lampassé et armé de
gueules.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
1° Bernis (Hervé, marquis de), (petit-fils
d'Armande-Louise, princesse de Rohan-
Rochefort),chef du nom, qui a épousé Mlle
Luée, dont il a des enfants, et habite le
château de Saint-Marcel d'Ardèche.
2° Beruis (comte Jules de), député de
Nîmes, ancien officier de cavalerie, marié,
en 1867, à Paule de Charert, dont il a Re-
né, Albert, Alfred et Paule.
3° Bernis (vicomte de), général de divi-
sion, grand officier de la Légion d'honneur,
marié à Jeanne-Marguerite de Laeerrière
(château de Fléchères, Ain).
4° Bernis-Calvière (Cce Charles Hippo-
lyte de), marié en 1836 à Anne-Clémence de
RoCHECHOUART-MONTEMART, dont I Heill'i,
ancien officier de cavalerie, qui a épousé
Marie-Catherine de Rerthier du Vivier,
dont des enfants.
5° Et le comte Pierre, le vicomte Aimé et
les barons Pons et Guillaume de Bernis.
Tous descendants de Pons-Simon de Pierre,
vicomte de Bernis, baron de Picrrcbourg
et des Etats Généraux de la province de
Languedoc, maréchal de camp, comman-
deur de l'ordre de Saint-Lazare ; seul (les
autres branches éteintes) ayant fansouche,
marié à Jeanne-Francoise-Sophie du Puy-
Montbrun, propra nièce du cardinal de
Bernis, dame de compagnie de S. A. R.
Madame Victoire de France.
PINDRAY D'AMBELLE(^).
Seigneurs de Pindray , de la Touche, de Beau puy
de Saint-Denis, de Milsens, de Villars. du Chas-
tenet, de Montaigon, dAmbelle, duBouchet, de
Fontenilles, de Sainte-Cruix, de Marafy, de la
Sudrie, de Fremonville, etc.
En Poitou, en Touraine, en Saintonge, en An-
goumois, en Périgord et en Lorraine.
Cette maison est originaire du Poitou, et l'une
des plus anciennes de cette province ; elle a pris
son nom de la terre et seigneurie de Pindray, en
la châtellerie de Montmorillon. Elle a formé de
nombreux rameaux, qui se sont élendus en
diverses provinces et qui tous ont' pour auteur
commun Josselin. qualifié sire de Pindray, dans
deux chartes de 1353 et 1361.
Au 5e degré, nous trouvons François de Pin-
dray, 1er du nom, dont le fils puiné, Pierre de
Pindray, est l'auteur de la branche des seigneurs
du Bouchet. de Theuzy et d'Ambelle. Son petit-fils
Jean de Pindray, 2e du nom, fut maintenu avec
— 599 —
— 600 —
son fils dans leur noblesse par jugement de
M. Begon, intendant de la généralité de la Ro-
chelle, devant lequel ils produisirent leurs titres
constatant leur filiation depuis l'année 1388.
Son fils aîné René de Pindray, servait au ban
et arrière-ban de la noblesse d'Angoumois en 1702
suivant un certificat du lieutenant-général des
armées du roi, du 25 août de la même année.
Le 26 janvier 1739, par acte passé devant Salvat,
notaire à Mareuil, il ratifia avec son fils aîné la
vente du noble repaire d'Ambelle faite par son
père et son oncle, le 15 juillet 1669.
Un de ses descendants, Pierre-Simon-Louis de
Pindray d'Ambelle, chevalier de l'ordre royal et
militaire de Saint-Louis, ancien officier au régi-
ment de Vexin, émigra, et fit dans son régiment,
à l'armée des princes, la campagne de 1792 ;
il se trouva à la défense de Maestricht, et fit deux
campagnes dans les chasseurs nobles à l'armée
de Condé, où il prit part à différentes batailles,
notamment à celle d'Oberhamlach.Il a laissé pos-
térité de son mariage qui eut lieule 19 juillet 1802,
avec dame Catherine-Victoire de Sarlandie.
Armes : D'argent, au sautoir de gueules.
Tenants : Deux sauvages.
Timbre : Un casque orné de ses lambrequins,
et sommé d'une couronne de marquis.
PINGRE (de).
Seigneurs du Quesnoy, du Chaussoy-sur-d'Avc-
necourt, de Marceaux, de Sourdon, de Fricamps,
de Vraignes, du Tronquoy, d'Ambreville, de Fren-
coille, deGouy, de Thiepval, de Saveuse, de Gui-
micourt, Forêt d'AUy, duCandas, etc., en Picardie.
La famille de Pingre, originaire du Cambrésis,
est une des plus anciennes de ce pays. Aussi dis-
tinguée par ses services que par ses alliances,
elle a produit nombre d'hommes utiles et remar-
quables, soit dans l'église, à la cour ou dans
l'armée.
Son nom figure parmi les fondateurs de l'abbaye
de Prémy en 1180 et dans l'état de la noblesse du
Cambrésis à cette époque. (Le Carpéntier, histoire
de Cambray, p, 517).
Dans le massacre de Cambray par Louis XI,
Arnault de Pingre perdit la vie, avec nombre
d'autres qui avaient voulu défendre leur pays.
A ce moment la famille de Pingre était diviséo
en deux branches, celle d'Arnaultqui alla se fixer
à Amiens. La branche restée fidèle au roi changea
ses armes et porta : d"argent à trois trèfles de
sinople, et une rose de gueules en cœur.
La famille de Pingre, qui est établie en Picardie,
et qui est représentée par M. Louis-Jacques-
Gilbert de Pingre de Guimicourt et M. Victor de
Pingre, a obtenu des lettres patentes en 1594, et
des lettres de maintenue en 1646, plus un arrêt de
maintenue de M. Bignon, intendant de Picardie
en 1699.
Louis-Jacques-Gilbert, comte de Pingre, lieute-
nant-colonel, chevalier de la Légion d'honneur a
eu plusieurs enfants de Eulalie de Septenville,
entr'autres : Valentine de Pingre de Guimicourt,
mariée à M. le marquis de Landreville.
Adrien-Pierre-Paul, comte de Pingre de Guimi-
court épousa Louise de Grouches de Gribeauval.
C'est a lui qu'aux Cent-jours. S. M. Louis XVIII
confia tous ses papiers, lors de son passage à
Abbeville.
Il a eu de son mariage : 1° Adrien-Timoléon-
Victor qui suit; 2° Marie-Adrienne-Pauline de
Pingre de Fricourt, mariée à Philippe d'Entend.
Adrien-Timoléon-Victor, comte de Pingre de
Guimicourt né en 1828, officier, chevalier de la
Légion d'honneur a épousé Clara de Lagrené dont
il a eu quatre enfants entr'autres ; 1° Louis-Victor-
Eudoxe de Pingre de Guimicourt, dernier repré-
sentant de la famille de Pingre : 2e Marie-Louise-
Adrienne Clara qui a épousé Gabriel de Saint-
Victor Jacquemont.
Alliances : Les familles de Louverval de Quel-
leris, de la Fontaine-Wicart, de Bernenicourt, de
l'Aumônier, de Louvencourt, de Blottefière, de
Morel, de Colbert, de Pont-Chartratn, de Créquy,
de Grouchy, de Rune, de Blin-de-Bourdon, de
Gomer, de Guilbon, de Herté, de Sachy, de Condé,
de Grouches, de Septenville, de Lagrené, de
Landreville, etc. MM. de Pringré sont petits
neveux de Saint-François-de-Paule.
Preuves : Le Carpéntier, histoire de Cambray et
du Cambrésis; lettres patentes de 1584-1646; bre-
vets, actes, etc., entre les mains de la famille,
archives de la Cour impériale dAmiens.
Armes : D'azur, au pin arraché de sinople,
fruité d'or, surmonté d'un gré ou grève de sable.
Couronne de marquis.
Supports : Deux licornes.
Devise ancienne :_ Mewn est Yindicare. Devise
donnée par Henri IV : Victoire en main d'une forte
pucellc.
PLAGE (de).
Famille ancienne en Limousin et en Forez ; son
origine remonte à Toussaint de Place, écuyer, né
au Crozet (Forez) vers 1569, lequel figure dans une
charte militaire du 4 mai 1591, dressée au Crozet
par le sire Thévenon, commandant de la ville de
Crozet et le château de la Salle, en Forez, com-
prenant le ban .de la noblesse de la localité, au
nombre de vingt-huit gentilshommes.
De lui est descendu au 6e degré. Jean-Baptiste
de Place, écuyer, né en 1713, qui laissa deux fils
les auteurs des deux branches actuellement exis-
tantes de la famille.
— 601 —
— 602 —
La branche aînée, qui a pour auteur Claude-
Marie de Place, savant littérateur, marié en 1771,
à Jacqueline Brissot.
C'est à cette branche qu'appartenait l'archi prêtre
de Notre-Dame de Paris, Charles de Place, pré-
dicateur célèbre, qui a laissé des ouvrages estimés
sur la religion.
Elle compte aussi Etienne de Place, frère du pré
cèdent, ecclésiastique très distingué qui fut le-
précepteur du comte de Chambord et supérieur
des pères de la compagnie de Jésus, à Marseille;
et Guy-Marie de Place, aîné des précédents, qui
fut aussi un littérateur distingué et collaborateur
de Joseph de Maistre.
La branche cadette a pour auteur Mathieu de
Place, littérateur de grand talent né en 1752.
Cette branche a fourni quantité d'officiers de
terre et de mer, et plusieurs chevaliers de la
Légion d'honneur.
Armes : De gueules, à une main dextre appaumec
d'or, posée en pal.
L'écu timbré d'un casque de chevalier orné de
lambrequins aux couleurs de l'écu.
PLAN DE SIÈYES [de).
La famille de Plan, seigneurs des hautes et
basses Sièyes, est originaire de la Sénéchaussée
de Digne (Basse-Provence). Ces gentilshommes
occupèrent de hautes positions dans les armées du
roi, le clergé et la magistrature, et appartiennent
par leurs alliances aux premières maisons de
Provence et du Dauphiné, où ils furent trans-
plantés vers le milieu du xvne siècle. L'un d'eux,
à cette époque, était évêque de Die; son frère,
conseiller au Parlement de Grenoble, épousa la
fille du marquis de Veynes, dont le dernier reje-
ton, mort sans postérité, laissa la famille de Plan
héritière de ses titres et domaines seigneuriaux
de Bourg-les-Valence.
Pour son histoire, en ne remontant qu'aux
notions certaines, on trouve, dans une charte du
temps de Charles IX, la ville de Colmars prise et
saccagée par des troupes dites bandes de la
ligue. Bientôt après l'armée catholique de Pro-
vence l'assiège et la reprend au capitaine de par-
tisans Plan (du nom patronymique de cette
famille) qui fait sa soumission et stipule de sa
rançon le dernier jour de février 1594, entre les
mains de Jobert de Pontevès, alors lieutenant des
armées pour le roi à Aix.
Nous remarquons entre autres membres distin-
gués de cette famille, Alexis de Plan, dernier
comte, évèque de Die, qui acheva la réédifica
tion de son église cathédrale, né en 1717, évêque
en 1741 ; il finit sa longue carrière à Paris où il
était allé, doyen des évoques de France, s'offrir
pour otage du roi Louis XVI. Ce dévouement,
malheureusement inutile, fut cause de la fin de
cet illustre prélat, mort dans les prisons au
milieu de la tourmente révolutionnaire, en jan-
vier 1793.
Jean-Baptiste-Louis de Plan de Sièyes, lieutenant
des gardes S. A. B. Monsieur le comte d'Artois,
mestre de camp des armées du roi, chevalier de
Saint-Louis, obtint en 1712 des lettres patentes
érigeant en marquisat les seigneuries des hautes
et basses Sièyes ; il fut élu par la noblesse de Mon-
télimart pour la représentation aux états de Bo-
mans. Son oncle, le marquis de Veynes, étant
mort sans enfants, l'institua son héritier, à charge
par lui et ses descendants d'ajouter à leur nom
celui de Veynes. Son fils, François-Frédéric,
marquis de Plan de Sieyès de Veynes, contre-
amiral, né en 1762, entré dans la marine en 1776,
émigré ; réintégré dans ses biens seigneuriaux
de Bourg-lès-Valence, devint contre-amiral, che-
valier de Saint-Louis, puis de la Légion d'honneur
en 1823, maire de la ville de Valence, et élu
jusqu'en 1830 à la présidence du conseil général
delaDrôme; il fut appelé au sacre de Charles X,
refusa le serment à la révolution de 1830 et par
là devint démissionnaire des places honorifiques
qu'il sut toujours remplir avec un rare dévoue-
ment au roi et à son pays.
Armes : D'or, à la fasce d'azur, accompagnée
de trois roses de gueules.
Couronne de marquis.
Supports : Deux liovs.
Devise : Trahit candore ruborem.
PLESSIS DE GRENÉDAN (du).
La maison du Plessis-Mauron de Grenédan
prend son origine de l'ancienne seigneurie du
Plessis, située paroisse de Mauron, évêché de St-
Malo. De cette terre, dépendaient de vastes do-
maines, un grand nombre de fiefs, plusieurs juri-
dictions, etc. Le nom du Plessis est écrit et or-
thographié dans les anciens titres et dans les ré-
formations de 1426 et 1513, Plesseis, Pleisseix,
Plessix, et Plexis, en latin, Plessiacus, Plexia-
cus, Ploissiacus, Plesseicius et Plexeius.
Cette maison a occupé de hautes fonctions
dans les armées et dans la magistrature. Elle a
été maintenue par les arrêts de réformations de
1426 et 1513, et a été déclarée noble d'ancienne
extraction par celui de 1668. Les preuves de cour
ont été faites devant Chérin, au cabinet des or-
dres du roi, et le chevalier du Plessis de Grené-
dan est monté dans les carrosses de Sa Majesté
le 24 mai 1787.
Le premier auteur connu de cette maison, Guil-
laume, sire du Plessis, chevalier, vivant en 1190,
fut un des seigneurs bannerets qui firent le siège
du Mont Saint-Michel en 1204, et qui assistèrent
603 —
— 604 —
à la bataille de Bouvines en 1214. Ubald, son fils»
envoyé en ambassade auprès de Philippe- Au-
guste, fut père de Geoffroy du Plessis, qui suivit
le roi Samt-Louis en Palestine, comme il appert
d'un titre de 1249, en vertu duquel le nom et les
armes delà maison du Plessis de Grenédan figu-
rent dans les nouvelles salles des croisades du
Musée de Versailles.
La filiation de cette maison est authentique-
ment établie depuis Jehan Ier, sire du Plessis,
qui, en 1335, épousa Raoulette de Montfort, fille
de Raoul, sire de Monfort et de Gaël.et d'Aliénor
d'Ancenis.
Olivier le Prodigue, chevalier, fut un des sei-
gneurs qui rassemblèrent en 1483 les troupes
Bretonnes à Rennes, et les conduisirent à Saint-
Aubin du Cormier, où il périt en combattant
pour son prince et sa patrie, à la tète d'une com-
pagnie de cent hommes d'armes. François du
Plessis-Mauron, son second fils, forma la branche
des seigneurs de Grenédan, du nom d'une terre
dont il se rendit acquéreur par échange en 1580.
Ce fief, érigé en vicomte en 1577, fut confirmé
dans son titre et dans ses droits de haute,
moyenne et basse justice par lettres patentes de
Louis XIV, données l'an 1559 en faveur de René
du Plessis-Mauron, vicomte de Grenédan, petit- v
fils de François.
Il laissa un fils dont la postérité se divisa en
trois branches par ses trois enfants :
René II, l'aîné, marié en 1695, avec Elisabeth
Huchet de la Bédoyère, forma la branche aînée
des marquis de Grenédan.
Armes: D'argent, à une bande de gueules,
chargée de trois maclrs d'or, surmontée d'un
lion de gueules, armé, couronné et lampassé d'or.
Couronne de marquis.
Cri de guerre: Plessis-Mavron.
Supports : Deux lions.
Cimier : Un lion issant.
PLESSIX-QUINQUIS (du).
La famille du Plessix-Quinquis, en Breton de
Quenquis, seul nom connu autrefois puisqu'il
avait la même signification, se trouve mentionnée
dans Courcy. Elle est d'ancienne extraction de
l'évèché de Léon et a pris part aux références et
montres de 1446 à 1534. Elle a prouvé une suite
de huit générations, et a donné un capitaine des
zouaves pontificaux, volontaires de l'Ouest en
1878.
Armes: D'argent, au sautoir accompagné en
chef et en flanc de trois quinte feuille s, et en
pointe, d'une molette, le tout de. gueules.
PLŒUG (de).
Famille bretonne, qui parait être un ramage
(branche cadette) de Polies, issue de Tanguy,
qui épousa, vers la fin du xme siècle, Jeanne,
fille et unique héritière des anciens seigneurs de
Plœuc, à la condition que leurs descendants relè-
veraient le nom et les armes de la maison de
leur mère. Guillaume de Plœuc fut un des signa-
taires de la ratification du Traité de Troyes en
1427. Jean, son frère, élu évêque de Tréguier le 4
mars 1442, érigea en Collégiale, par l'ordre du
pape Eugène IV, l'église paroissiale de Tongue-
dec.Il mourut le 7 avril 1453, et eut pour succes-
seur Jean de Coetquis.
La seigneurie de Plœuc a été érigée en comté
par lettres patentes de 1696, en faveur de la mai-
son de la Rivière, dont la branche s'est fondue
dans celle de Cœtrieux et dont l'autre a fini en
1754, par mariage dans la maison des Mortier de
la Fayette.
Guillaume, sire de Plœuc et du Timeur, che-
valier banneret, vivait en 1455.
Sébastien, marquis de Plœuc, fut fait chevalier
des ordres du roi, et marquis de Sourdéac.
Ceux de ce nom qui sont du ressort de Quim-
per ont été déclarés nobles d'ancienne extraction
et maintenus dans la qualité de chevalier, par ar-
rêt rendu, en la Chambre de la réformation, le 29
mars 1671.
Cette famille a donné : un Prélat dans la per-
sonne de François-Hyacinthe de Plœuc du Ti-
meur, qui fut député des Etats de Bretagne pour
le clergé en 1712 et harangua Louis XIV, en
cette qualité, à la tête de la députation de cette
province le 13 février 1713 ; un gouverneur de la
Banque de France, député en 1871.
Armes : Ecartelé; aux 1 été d'hermines, à trois
chevrons de gueules, qui est de Plœuc ; aux 2 et 3,
vairé d'or et de gueules, qui est de Kergorlay.
Couronne de marquis.
Devise: L'âme et l'honneur.
POINTE DE GEVIGNEY {de).
Ces noms se rapportent à deux familles de
Franche-Comté, qui se sont réunies dans le xiv
siècle.
La maison de Pointe portait : D'or, à trois
lionceaux naissants de sable.
La maison de Gevigney d'ancienne chevalerie
de la province de Franche-Comté, tirait son nom
d'une seigneurie située près de Jussey. Jean de
Gevigney, damoiseau, testa en 1447. Guillaume
de Gevigney fut reçu à la confrérie de Saint-Geor-
ges, en 1461.
Cette famille portait : Fascé d'or et d» gueules.
605
606
POMPERY DE LOZERAY (de).
Cette fort ancienne maison'
la seule de ce nom, est d'ex-
traction noble. Elle est origi-
naire de la Brie-Champagne,
La Maison de Pompery a sa
filiation non interrompue à
partir de Messire Carlovo de
Pompery, seigneur deLozeray,
qui vivait en 1400. — Mais il
existe, à la Bibliothèque Na-
tionale, une charte sur Messire
Thibault de Pompery, pour le
pèlerinage de 1240 avec le
comte de Champagne.
I. — Messire Philippe de
Pompery, écuyer, gentilhomme ordinaire de la
chambre du roy Louis XII (1507), achète en 1512
la seigneurie d'Acy-en-Multien (d'Antoine Dumou-
lin), y compris les fiefs qui en dépendaient et qui
relevaient du duché de Valois. Philippe de Pom-
pery devint premier huissier de la chambre du
roi François Ier et fut par lui créé comte d'Acy.
Philippe de Pompery obtint du roi des lettres
patentes pour ne faire de tous ces fiefs qu'un seul
fief-lige relevant du château de Meaux.
Les seigneurs d'Acy-en-Multien ont pris et con-
servé, jusqu'en 1668, la qualité de comte d'Acy.
Philippe de Pompery épousa damoiselle Antoi-
nette de Radingant qui mourut le 21 janvier 1524 ;
quant à lui, il vécut jusqu'en 1530.
Leurs restes ont été déposés devant l'autel de
St-Nicolas, dans l'église d'Acy. Philippe de Pom-
pery laissa un fils, Guy de Pompery, et une fille,
Françoise de Pompery.
Françoise de Pompery épousa en 1519 Louis de
Pontbriant, écuyer, seigneur des Bordes, de Bré-
champ, etc., lequel était le fils de Jean de Pont-
briant, seigneur de Vaurun, l'un des 100 gentils-
hommes de la maison du Roi, capitaine du vieux
palais de Rouen, — et de Jeanne de Mauterne de
Ruffin. — Françoise de Pompery, dame de Pont-
briant, eut pour enfants Antoine de Pontbriant,
chevalier, marié avec Roberte de Morais delaGa-
rancière et fille d'Anne de Harcourt, et Marguerite
de Pontbriant, mariée le 6 janvier 1588 avec
Jacques de Houdetot.
Françoise de Pompery, dame de Pontbriant.
résida au château de Pontbriant. Ce château fut
assiégé, pendant les guerres civiles, par les trou-
pes de la Ligue que commandait en Bretagne le
duc de Mercceur ; Jean, Jacques, Louis et François
du Breil, seigneur de Pontbriani, qui soutenaient
la cause du roi Henri IV résistèrent à une attaque
en règle et très meurtrière pendant 22 jours ; enfin,
n'ayant pas reçu les secours et les approvisionne-
ments des roualistes, ils signèrent le 22 juin 1500
unecapitulation honorable et sortirent, ainsi que
tous les gentilshommes de leur garnison, avec
leurs armes et bagages et leur liberté.
IL — Messire Guy de Pompery do Lozeray,
seigneur de Vendrest et autres lieux, premier
huissier de François P1', épousa en 1546 Françoise
de Biecques. Ils moururent à Rademont-en-Brie,
laissant deux fils : Claude et Antoine.
III. — Messire Claude de Pompery, seigneur de
Vendrest, de Lozeray et autres lieux, épousa le
18 mars 1578 Louise Le Chevalier; il était assisté
de son frère Antoine.
IV. — Messire François de Pompery, seigneur
de Vendrest, de Lozeray et autres lieux, épousa
â Châlons, le 13 septembre 1619, damoiselle Mag-
deleine de Hérisson, de la Paulnerie, de Vigneux,
de Courtemont, etc.
De ce mariage sont nés :
Olivier pr de Pompery, qui épousa, le 24 juillet
1651, damoiselle de Tassin.
Pierre Ier de Pompery, né en 1636, seigneur de
Biercy et Grand-Ccur en partie ,- porte-étendard
des gendarmes de la garde du Roi, épousa le 20
septembre 1679, en la chàtellenie de Montmirail-
en-Brie, damoiselle Jeanne de Soissy, fille de
Jacques de Soissy, écuyer, seigneur du Marais,
des Grandes, de Villefontaine, des Bordes, Ber-
gère, Sogny et Montflobert, — et de Jeanne de
Turcq. Il mourut le 25 février 1721 .
Pierre de Pompery eut Henry Pierre de Pompe-
ry, mestre de camp en 1736. et une fille mariée à
M. de Fontenelle, amie de M. Belland, évêque de
Messino.
V. — Messire Olivier, 1er de Pompery,
écuyer, seigneur de Lozeray, de la Courte-lès-
Biercy, de Landricourt et des Déserts, épousa le
24 juillet 1651, au comté des Vertus, damoiselle
Appoline de Tassin, des seigneurs de la Noue, de
la Moricerie. de Montceau et des Déserts.
Du mariage d'Olivier Ier et de damoiselle de
Tassin est issu Charles Ier de Pompery.
Messire Charles Pr de Pompery, écuyer,demeu-
rant à Coribert, seigneur de Bierzy, de Vendrest,
épousa damoiselle Claude de Testard en la pré-
vôté de Chàtillon-sur-Marne , le 23 octobre 1681.
Ils résidèrent à Jouis, paroisse de Boursault.
De ce mariage : Olivier-Henry, Louis-Charles,
Louise et Marie.
Olivier-Henry de Pompery, écuyer, épousa, en
1711, damoiselle Esmée du Puis, des seigneurs du
Mesnil-la-Cauré, d'Aunizieux,de la Chapelle, etc.
Sont issus de ce mariage : Claude II de Pompery,
qui épousa Anne du Maugin,etCharles, qui épou-
sa Françoise de la Buée.
VIL — Messire Louis-Charles de Pompery de
Lozeray naquit le 22 juin 1687 en la paroisse de
Saint-Pierre de Boursault. Seigneur en partie de
Salsogne et de Ciry-Sermoise, il épousa le 18 mars
1716 Marie-Anne Le Roy d'Acquest, veuve de G.
— 607 —
— 608
Firmin de Berdemet, lieutenant des grenadiers au
régiment de Grimaldi, — et fille de Théodore Le
Roy d'Acquest de Noue, chevalier de Saint-Louis,
maréchal de la garde du Roi, écuyer, seigneur
d'Aboval, de Genvilliers, etc. Il était assisté à son
mariage de son frère Olivier Henry de Pompery,
seigneur du Mesnil-la-Cauré.
Du mariage de Louis-Charles Dr de Pompery
sont nés à Ciry-Salsogne :
1° Jacques- François, le 31 janvier 1723.
2° Nicolas-Charles, le 26 mai 1726.
3° Christophe, le 30 janvier 1731.
4" Marie-Catherine.
Louis-Charles Ier de Pompery mourut le 11 mars
1759 à Ciry-Salsogne, et Anne -Marie Le Roy
dAcquest le 31 mars 1768, âgée de 82 ans.
Des enfants de Louis-Charles Ier de Pompery,
Jacques-François est le seul qui continua la des-
cendance. — Nicolas-Charles de Pompery eut,
comme parrain, Nicolas de Berthemet, et, pour
marraine, Anne-Catherine de A'illeneuve. ne se
maria point, a servi 4 ans dans Royal-Artillerie
(bataillon de Gaudechard), officier des chevau-
légers d'Orléans le 9 novembre 1746, fît les cam-
pagnes 1747-1748 Flandie, et de 1757 à 1762 celles
dAllemagne. Il fut admis à l'Hôtel des Invalides,
lieutenant le 19 juillet 1762.
Le chevalier Christophe de Pompery naquit à
Ciry le 30 janvier 1731, fut lieutenant au bataillon
de milice le 10 février 1747, lieutenant des gardes-
du-corps du roi le 15 juillet 1749, capitaine à la
compagnie des canonniers gardes-côtes deBéziers
le 1er mars 1759, devint mousquetaire de la deu-
xième compagnie du Roi. — Il épousa à Couvrel-
les, le 2 octobre 1770, Geneviève-Françoise Re-
gnault de Salsogne, fille de feu Jean-Baptiste
Regnault, écuyer, seigneur de Salsogne, et de
Marie Quinquet. Il était assisté de son beau-frère,
Messire Charles-Jean du Roux de Vérdon, vicomte
de Couvrelles, de Théodore Le Roy d'Acquest, de
Christophe Quinquet, chanoine de Soissons, etc.
Le chevalier Christophe de Pompery fut fait
chevalier de St-Louis le 9 juin 1772. Il est mort a
Ciry-Salsogne en 1811, et son épouse (née en 1730),
en 1825. Ils ne laissèrent aucune postérité.
Les restes du chevalier Christophe de Pompery
reposent dans le cimetière du parc du château de
Salsogne.
VIII. — Jacques-François de Pompery, seigneur
de Salsogneet en partie de Ciry-Sennoise, vicomte
en partie de Couvrelles, est né â Ciry le 31janvier
1723; il épousa, le 25 juin 1743, ù Ciry-Salogne,
Marie Quinquet, laquelle avait épousé en premiè-
res noces, le 9févrierl728, Jean-Baptiste Regnault,
écuyer, seigneur de Salsogne et en partiede Ciry,
lieutenant au régiment de Condé-Dragons, fils de
Jean-Baptiste Regnault, conseiller du Roi, com-
missaire des guerres, — et de Anne-Marie de
Vinciel, dame de Salsogne. — Marie Quinquet était
la fille de Nicolas Quinquet, procureur du Roi au
bureau des finances de Soissons.
Messire Jacques-François de Pompery fut gen-
darme de la garde du Roi en 1744, rang de capi-
taine de cavalerie en 1759, fut fourrier général,
fit les campagnes de 1744, 1745, 1746, 1747 et 1758
en Flandre et de 1761 en Allemagne, chevalier de
St-Louis' le 22 mai 1770. — Il a eu deux enfants :
Marie-Anne-Françoise, née à Ciry-Salsogne le 19
mars 1745, et François-Hyacinthe qui naquit à
Braisne le 28 février 1749, fut baptisé le 1er mars
1749. Il eut pour parrain : Charles-Hyacinthe de
Noue, gentilhomme de la Manche du Roi.
Marie Quinquet, dame de Pompery*, est morte
en son château de Salsogne le 19 mars 1777. — De
son premier mariage avec J.-B. Regnault de Sal-
sogne, elle avait eu deux enfants : 1» Marie Re-
gnault, mariée le 18 juin 1765 avec Messire Char-
les-Jean du Roux de Verdon, vicomte de Couvrelles
et d'Augy, veuf de Marguerite Levant de Louâtre,
demeurant en son château de Couvrelles. Messire
du Roux de Verdon est mort le 30 ventôse de la
6e année de la République, âgé de 75 ans. Marie
Regnault, sa 2e épouse, est morte le 3 nivôse de
la 12e année de la République. — 2° Geneviève
Regnault, né en 1730, mariée à Couvrelles, le 2
octobre 1770, avec le chevalier Christophe de
Pompery.
IX. — Messire François Hyacinthe de Pompery,
seigneur de Salsogne, vicomte de Couvrelles,
propriétaire des châteaux de Couvrelles et de Sal-
sogne, naquit à Braisne le 28 février 1749, Garde
du corps du Roi le 4 mai 1766, lieutenant de ma-
réchaussée générale de Bretagne le 8 septembre
1778, capitaine de cavalerie le 28 septembre 1778.
Messire François-Hyacinlhe de Pompery, che-
valier de Notre-Dame du Mont-Carmel et de Saint-
Lazare, épousa à Quimper, en premières noces,
Marie-Corentine du Marc'hallac'h, grand'tante de
l'abbé-député de l'Assemblée de 1871 et grand-
vicaire à Quimper.
Devenu veuf, Messire François-Hyacinthe de
Pompery se remaria, le 29 avril 1786, avec Anne-
Marie Audouyn, fille de Guillaume-François Au-
douyn, avocat.
Anne-Marie Audouyn était de la maison des
seigneurs de Kériner, du Cosque, de Kergues ;
elle était cousine du célèbre docteur Laënnec. —
Anne-Marie Audouyn, dame de Pompery, fut
mise en arrestation le 14 novembre 1793 et enfer-
mée au château de Pont-Labbé avec Mademoiselle
de Lestriaga, dame Rioultde Courtonne, plus tard
Mme de Chabrol, femme du ministre de la Res-
tauration. Toutes deux furent mises hors d'arres-
tation le 28 frimaire.
Du mariage de François-Hyacinthe de Pompery
et d'Anne-Marie Audouyn, sont nés h Quimper :
1" le 18 avril 1787, Louis-Char le s -Hyacinthe qui
— 609 —
— 610 —
eut pour marraine demoiselle. Marie-Barbe du
Marc'hallac'h de Tréouron ; 2<> Antoine qui naquit
en 1795; 38 Marie, née en 1799, qui épousa en 1818
le comte du Parc de Locmaria, gouverneur du
comte de Chambord et père du général comte Al-
fred du Parc de Locmaria.
François-Hyacinthe de Pompery fut fait, le 23
février 1791, chevalier de Saint-Louis ,- ie 12 juin
de la même année, il fut nommé lieutenant-colonel
de la gendarmerie nationale du Finistère et re-
traité le 1er août 1792. — A partir de cette époque,
il résida, soit dans ses propriétés de Bretagne (à
Penhars, à Sequer ou à Pont-L'abbé), soit dans
ses châteaux de Couvrelles ou de Salsogne. En
1814, François -Hyacinthe de Pompery et son
épouse allèrent se fixer à Soissons. C'est là que
Anne Marie Audouyn, dame de Pompery, mourut
en 1830, et son mari, l'année suivante, le 7 sep-
tembre 1821.
On a d'Anne-Marie Audouyn, dame de Pompery,
une « Correspondance avec Bernardin de Saint-
Pierre ».
X. — Le comte Louis-Charles H de Pompery,
fils aîné de François- Hyacinthe de Pompery,
naquit le 18 avril 1787 à Quimper. — Gendarme le
10 décembre 1806, chasseur de la Garde impériale
le 24 novembre 1807. —En 1810, Louis-Charles II
épousa Mlle Aléno de Saint-Alouarn, dont le père
fut exécuté en 1793 comme ardent royaliste (à
l'âge de 28 ans). — En 1814, Louis-Charles II de
Pompery fut lieutenant des gardes-du-corps du
Roi, puis, en 1816, lieutenant à la compagnie de
gendarmerie des Côtes-du-Nord. — Devenu veut,
il épousa par autorisation ministérielle, le 19 no-
vembre 1823 Marthe de Saisy, fut capitaine en
1828, prit sa retraite en 1830, et acheta, à cette
époque, le manoir et les terres du Parc, prèsRos-
noën (Finistère). — Louis-Charles II de Pompery
est décédé à Brest le 2 mai 1854. Il avait fait en
1867 les campagnes de la Grande-Armée.
De son premier mariage avec Mademoiselle de
Saint-Alouarn, le comte Louis-Charles II de Pom-
pery avait eu 4 enfants : 1° Aimée, née au château
de Couvrelles (Aisne) en 1810, mariée au marquis
d'Engente ;
2° Edouard de Pompery, né le 7 avril 1812 au
château de Couvrelles, auteur de plusieurs livres
philosophiques, membre de la Société des gens
de lettres, mort sans postérité le 23 novembre 1895
à Paris ;
3° Théophile de Pompery, né au château de Cou-
vrelles (Aisne) en 1814 ; son parrain fut le célèbre
docteur Laënnec ; chevalier de la Légion d'honneur
le 13 août 1864, président du Comice agricole du
Faou (Finistère), député du Finistère de 1871 jus-
qu'à sa mort, au manoir du Parc, en août 1880,
sans postérité.
4° Henry de Pompery, né à Soissons en 1816,
conseiller général du canton de Faou (Finistère),
grand agriculteur, fondateur du haras de Faou,
mort sans postérité, au manoir du Parc, en 1881.
— Les corps de Théophile et d'Henry de Pompery
reposent dans une sépulture de famille à Rosmeur
(Finistère).
Du deuxième mariage de Louis-Charles II de
Pompery avec Marthe de Saisy, il y eut encore 4
enfants : 1° Emmanuel et 2° Ludovic 1, pas de pos-
térité ; 3° Xoémie, qui épousa le comte de Parce-
vaux, inspecteur général honoraire des Haras,
mort en 1891. Noémie de Pompery, comtesse de
Parcevaux est morte en son château de Kéruscar
(Finistère), le 28 mars 1892, laissant 3 enfants :
1° comte Charles de Parcevaux qui épousa Made-
moiselle Marie de Bigore de la Londe, fille d'un
conseiller référendaire à la Cour des Comptes ;
2° Madame de Castellan; 4° Madame deTréverret.
4o Le dernier fils du comte Louis-Charles II de
Pompery, le comte Victor de Pompery, se maria
en 1855 à Mademoiselle de Madec, devint sous-
préfet de Lannion, propriétaire du château de
Trémarec près Quimper. Il mourut en 1878 ayant
eu 10 enfants, dont 3 fils : Ludovic, Charles et
Victor.
Le comte Ludovic II de Pompery a épousé, en
1887, Mademoiselle d'Oulleinbourg (3 enfants :
Stanislas, Geneviève, Xavier).
Le vicomte Charles de Pompery s'est marié, en
1891 à Mademoiselle de Kermel (1 enfant : Hugues).
Victor II de Pompery est mort célibataire en
1896.
Le vicomte Antoine de Pompery est le second
fils de François-Hyacinthe de Pompery, vicomte
de Couvrelles, chevalier de St-Louis, de St-Lazare
et du Mont-Garmel. Il est né à Quimper en 1795.
Proprétaire des châteaux de Couvrelles, de Salso-
gne et de Vilblin. Il a épousé en premières no-
ces Mademoiselle Jodon de Villeroché, dont il
eut : 1° Fortuné qm a, eu. trois iilles : Marie, Emma
et Aline, et qui résida a Vic-sur-Aisne (Aisne) ;
2° Ernest (pas de postérité) ; 3° Flore, devenue ba-
ronne de Chanlaire et dont la fille, Hermine, a
épousé M. du Bos d'Hornicourt, 4° Eléonore, plus
tard baronne de Ligeac et dame d'honneur de la
duchesse de Parme ; 5° Clémentine, devenue
marquise de Chizeray, demeurant au château de
Fougeray (Indre-et-Loire), morte en 1895.
Le vicomte Antoine de Pompery épousa, en
secondes noces Mademoiselle Suzanne Cambier
de Buat, veuve de Monsieur Bérenger, capitaine
de frégate (oncle du sénateur auteur de la loi
Bérenger).
De ce deuxième mariage, le vicomte Antoine
de Pompery eut encore deux enfants :
1° Antoinette, née au château de Salsogne, ma-
riée au général comte de Curten ; ils eursnt deux
enfants . Charles de Curten, Villa Joyeuse, par
Créon (Gironde); Marie-Thérèse de Curten, mariée
au baron Alfred de Montreuil, maire de Sarron et
Tome II
20
— 611 —
— 612 —
propriétaire des châteaux de Villette (Oise) et
d'Yvoy-le-Pré (Cher) ;
2° Charles de Pompéry, né au château de Sal-
soge, épousa en 1834 Mademoiselle Jeanne-Marie-
Caroline de Maniquet (descendante d'Hector de
Maniquet, seigneur du Fayet, grand-maître en-
quêteur et réformateur, pour les eaux et forêts,
des parlements de Toulouse et de Bordeaux, am-
bassadeur extraordinaire auprès des électeurs
Palatin de Saxe et le Landsgrave deHessen (1572),
maistre d'hôtel de la reine Marguerite de Valois.
C'est au château du Fayet, propriété de Hector de
Maniquet, que la favorite de Charles IX, Marie
Touchet, fille d'un lieutenant particulier auprési-
dial d'Orléans, accoucha le 28 avril 1578, de Char-
les, bâtard de Valois, appelé plus tard comte
d'Auvergne et duc d'Angouléme, qui avait pour
sœur utérine Henriette de Balzac d'Entragues. —
Hector de Maniquet laissa plusieurs enfants : son
fils Philibert-Emmanuel, sieur des Bergeries-en-
Brie, paroisse des Chartrettes, homme d'armes
de la compagnie de Lesdiguières, avait été tenu
sur les fonts baptismaux par Catherine de Médicis
et le duc Philibert-Emmanuel de Savoie. La fille
d'Hector de Maniquet, Marie, épousa François de
Vonnes, seigneur du Breuil-en-Brie.
Le vicomte Charles de Pompery fut propriétaire
à Indiane Lorette (Canada), puis directeur-com-
mandant des pénitenciers deYahoué, de l'île Nou,
et de Bourail (Nlle-Calédonie-Océanie).
De son mariage avec Jeanne de Maniquet sont
issus : Ol'wier, né à Nancy le B> août 1865; Alexan-
dre, né à Bennes en 1866, Officier d'Académie,
membre de la Société académique de Brest.
Armes : De gueules, à trois coquilles d'argent,
2 et 1.
Casque taré du tiers.
Messire Pierre I de Pompery, écuyer, seigneur
de Biercy et autres lieux, les fit enregistrer le 21
du mois de janvier 1701. Elles ont été reçues à
l'Armoriai général dans le registre, coté Soissons.
La maison de Pompery a été maintenue dans
ses droits et privilèges nobiliaires par Mgr Lâr-
cher, intendant en la province et frontière de
Champagne, le 10 décembre 1698, par un jugement
souverain rendu à Châlons.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
1. Pompery (Gtesse de), née de Madeg, au
château de Trémarec (Finistère).
2. Pompery (Gte Ludovicde) et Gtesse,née
d'OuLLEMBOURG, au château de Kerlosseï'
(Finistère), dont: a) Stanislas; b) Geneviè-
ve ; c) Xavier.
3. Pompery (Vle Charles de) et Vtesse, née
de Kermel , au château de Trémarec
(Finistère) : dont Hugues.
4. Pompery (Vtesse Fortuné de), dont: a)
Marie ; b) Emma ; c) Aline. A Paris et à Vic-
sur-Aisne (Aisne).
5. Pompery (Vte Charles de) et Vtesse, née
de Maniquet, dont : a) Olivier; b) Alexan-
dre. A Paris.
6. Pompery (Florede), mariée au baron de
Chanlaire. Château de Longpré-les-Corps-
Saints (Somme).
7. Pompery (Eléonore de), mariée au baron
de Ligeac. A Tours (Indre-et-Loire).
8. Pompery (Antoinette de), mariée au
Gal Cte de Curten. Château de Salsogne, à
Ciry-Sermoise (Aisne), et château de Vil-
lette par Pont-Ste-Maxence (Oise).
Pièces justificatives
Bibliothèque Nationale, département des Manuscrits.
Ie Dossiers bleus 533 et carré d'Hozier, vol. 502.
2° Pièces originales 52.450.
3e Procès-verbal des preuves de la noblesse de Fran-
çois-Hyacinthe de Pompery (preuves 4), cinquième vo-
lume, commençant le 11 décembre 1759, finissant le 28
mars 1760.
4e Nouveau Carton d'Hozier.
5e Armoriai général de Champagne, pages 794-797.
6e Armoriai général du Soissonnais 63-668.
7e Brevet des armes dans Pièces originales 52.450.
8e Documents latins sur Pompery de Lozeray.
99 Archives Nationales : Les Maréchaux de France.
10e Pour la seigneurie d'Acy : Histoire du ducué de
Valois, par Carlier ; notice statistique du canton de. Betz
par Graves.
11e Ministère de la Guerre : Etats de service de la
Maison de Pompery.
12e Calendrier de la Cour, imprimé pour la famille
royale et maison de Sa Majesté, 1787; imprimé chez
Veuve Hérissant, du Cabiuet du Roi.
13e Nobiliaire de Picardie, d'Haudiqué de Blancourt.
Paris 1695, pages 123.
14e Archives parlementaires de 1787 à 1860, page 667.
Bailliage de Château-Thierry.
15e Chronique de Louis XII, par d'Auton, tome IV0,
page 367.
16e Archives généalogiques et historiques de la No-
blesse de France, par Laine, tome premier, page 6.
17e Archives de Montmirail-en-Brie
18e Archives de l'Aisne antérieures à 1790, rédigées
par M. J. Souchon, archiviste, tome cinquième, canton
de Braisne, etc., etc.
PONGELIN DECHEVANNES.
Famille ancienne, originaire d'Espagne, et qui
a formé deux branches, celle des seigneurs de
Raucourt et celle des seigneurs d'Echevannes.
Elle a produit des officiers distingués et des ma-
gistrats de mérite. Sa filiation suivie et autlien-
613 —
— 614 —
tique se déduit depuis le commencement du
xvie siècle, par Charles-Ferdinand Poncelin, 1er
du nom, qui vivait en 1590 et laissa postérité qui
s'est poursuivie jusqu'à nos jours.
Armes : D'azur, à une plante de lin d'or, posée
en pal, accostée en fasce de deux étoiles d'argent
et soutenue d'un croissant de môme.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions couchés.
PONS (de).
Famille noble et ancienne de la province de
Guienne, ou comté d'Agenois, où elle réside
encore de nos jours, établie dans la ville de Saint-
Pastour, qui eut pu faire remonter l'origine de sa
noblesse, bien plus haut qu'elle ne le fait aujour-
d'hui, si elle n'avait éprouvé des pertes considé-
rables, pendant les troubles de la minorité de
Louis XIV, et durant la guerre de la province de
Guienne. Son chef, qui avait pris le parti de
Mgr le prince de Condé, fut fait prisonnier, avec
son fils, en 165?. Ses biens fureut dévastés, ses
maisons pillées, et la plupart de ses titres enle-
vés ou détruits. Le premier auteur qui nous reste
connu de cette maison est, après ces désastres,
Pierre de Pons, ler du nom, qualifié de noble et
d'écuyer, né vers la fin du quinzième siècle. Ce
fut son petit-fils, Jean de Pons, 1er du nom, qui
prit le parti, dans les troubles civils de 1654, pour
Mgr le prince de Condé ; il fut fait prisonnier avec
son fils, par les troupes royales; sa rançon, pour
obtenir sa liberté, fut fixée à 3.000 livres, et
celle de son fils à 1.500 livres. Il avait épousé, le
20 avril 1637, Françoise de Philippe, dont il eut
postérité qui s'est continuée jusqu'à nos jours.
Armes: D'argent, à trois navires de gueules (en-
registrées sur lArmorial général de France, coté
Bordeaux, page 952, n° 188).
Nous trouvons, en Dauphiné, une famille du
même nom établie au pays du Briançonnais.
Le premier mentionné de cette famille est Fran-
çois Pons, dont le fils Antoine fut compris au
rang des nobles, dans la revision particulière qui
fut faite en Briançonnais, le 25 septembre 1474.
Son descendant au 8e degré, Joseph de Pons,
avocat du roi au baillage de Briançon, fut main-
tenu dans la possession de sa noblesse par juge-
ment, daté du 26 avril 1702.
Armes : Echiqueté d'argent et de sable, à Vécu
en cœur d'azur, à deux lions d'or, affrontas, te-
nant un cœur de gueules, surmontés de trois
étoiles d'or, rangées en chef, et soutenues d'un
croissant du même, posé à la pointe de Vécu .
Nous trouvons encore en Saintonge, une fa-
mille de Pons qui possédait une sirerie, au Si-
rauté, qui ne relevait que du roi, et d'elle rele-
vaient 52 paroisses et près de 250 fiefs nobles.
La manière, dont les sires de Pons rendaient
hommage à leur roi, est assez singulière pour
mériter d'être rapportée. Le sire de Pons, armé
de toutes pièces, ayant la visière baissée, se pré-
sentait au roi et lui disait : d'ire, je riens à vous,
pour vous faire hommage de ma terre de Pons, et
vous supplier de me maintenir en la jouissance
de mes privilèges. Le roi le recevait. — La sirerie
de Pons fut constamment possédée par les sei-
gneurs du même nom, jusqu'à la fin du xvie siè-
cle, ensuite elle passa dans la maison d'Albret
de Miossens, et depuis dans celle de Lorraine,
de la branche de Marsan, dont l'ainé porte ordi-
nairement le titre de prince de Marsan.
La maison de Pons, en Saintonge, est connue
par son antiquité, ses illustrations et ses al-
liances.
Boger, 2e du nom, comte de Comminges, vi-
vant en l'an 1114, maria sa fille, nommée Brune,
à Geoffroy, 2e nom, sire de Pons, duquel on fait
descendre la maison de Pons, en Saintonge : il
en est parlé dans l'histoire des grands officiers de
la Couronne. T. II, p. 630.
Un sire de Pons, Bertrand, eut entre autres
enfants, Baymond et Pons, le premier évêque de
Périgueux vers l'an 1220, et le second évêque de
Saintes dès l'an 1216.
L'ouvrage ci-dessus cité fait mention de Pe-
naud IV, sire de Pons, lequel eut un différent sur
le vicomte de Turenne, qui fut terminé par un
arrêt du 25 janvier 1328. Il était petit-fils de Pe-
naud, 3e du nom, et de Marguerite Budel de
Bergerac, dite de Turenne. Ce Benaud III, sire de
Pons conduisit 400 chevaux au voyage de Naples
pour le service de Charles de France, comte
dAnjou, frère du roi Saint-Louis, contre le bâtard
Mainfroy, usurpateur du royaume de Sicile. Il eut
deux garçons de son mariage contracté avec
Marguerite Budel qui, devenue veuve, testa en
faveur de son second fils, Geoffroy de Pons, et le
fils de ce dernier fut bisaïeul de Jacques, sire de
Pons, qui est le dernier qualifié de seigneur en
partie de Turenne, et la terre de Pons fut con-
fisquée sur lui et sur sa mère en l'an 1451. 11
épousa Isabelle de Foix, dont la mère, Margue-
rite d'Albret, était nièce de Beine, femme de
Charles V, dit le Sage; et par cette alliance il se
voyait cousin issu de germain de Charles VII,
qui lui fut en partie redevable de sa couronne.
Son fils Guy est qualifié de cousin, par le roi,
dans un acte du 15 novembre 1498.
L'arrière petit-fils de Guy, comte de Marennes,
premier baron et lieutenant-général de Saintonge,
capitaine de 100 gentilhommes de la maison du
roi, fut créé chevalier de l'ordre du Saint-Esprit
lors de son institution, à la première promotion
faite à Paris, dans l'église des Augustins du
— 615 —
616 —
grand couvent, le 31 décembre 1578, et après
51 ans de service, il fit, la guerre à ses dépens
aux Huguenots de Saintonge et des provinces
voisines, qu'il conserva sous l'obéissance du roi.
Ses conquêtes, ses victoires, sa vigoureuse et
admirable défense lorsqu'il fut assiégé dans sa
ville de Pons, et un grand nombre de beaux ex-
ploits en font foi. Il avait obtenu main-levée de la
terre de Pons, le 18 janvier 1543, et mourut en
1586, ne laissant que deux filles.
Les branches puînées de cette maison sont
celles de Bourg-Charente, de Mirabeau, de la
Caze et de Roquefort : la première ne subsista
pas longtemps ; la seconde fut formée par Jac-
ques de Pons, baron de Mirabeau. C'est lui qui
jeta les premiers fondements de la ville de
Brouage, et la nomma Jacopolis, de son nom.
Un de ses descendants eut le titre de comte,
puis marquis de Pons, etc., il fut guidon des gen-
darmes de la garde du roi.
Un autre Pons de Pons fut comte de Roquefort,
faisant partie d'une autre branche.
Son petit-fils, Charles-Armand de Pons, comte
de Roquefort,ditle vicomte de Pons, fut mestre de
camp d'un régiment de cavalerie en 1735, gentil-
homme de la chambre de Mgr le duc d'Orléans,
brigadier des armées du roi en mars 1740, chef
de la seconde branche de cette illustre maison.
Armes : D'argent, à la fasce coticée d'or et de
gueules de six pièces.
PONTAVIGE (du).
Bretagne. Comtes du Pontavice; seigneurs delà
Hussonnais, des Landes, des Renardières, de
St-Pierre de Heussey, de Rouffigny, terre érigée
en marquisat sous Louis XIII, en faveur d'un
membre de cette famille fixé en Normandie, de la
Béchardière, de la Chaudronneraie et autres
lieux.
La famille du Pontavice tire son origine du
comté de ce nom, que Guillaume, chevalier, sei-
gneur du Pontavice, possédait au xme siècle,
Lequel Guillaume descendait de Roland de Pon-
tavice, qui se croisa, comme le constatent l'ép.i-
taphe, et les deux épées placées en croix sur son
tombeau en l'église du Tremblay. Cette maison
figure de toute antiquité comme noble d'extrac-
tion dans toutes les montres et revues, et dans
toutes les convocations des bans et arrières-bancs
de la noblesse de sa province.
Ainsi, dans l'histoire de Bretagne, de D. Mo-
rice, t. II, p. 1105, il est fait mention d'un Guil-
laume du Pontavice, chevalier, qui figure dans le
mandement du 23 août 141*.», donné par le duc de
Bretagne à son frère Richard, pour mettre et
bouter dehors aucun gens d'armes qui étaient
venu piller le pays de Bretagne.
Dans la revue et montre faite à Fougères, le
28 janvier 1464, figurent des membres de cette fa-
mille. Sa filiation suivie remonte à Guillaume du
Pontavice, qui vivait en 1400.
Cette maison a produit des commandants d'ar-
mées et de compagnies, des gouverneurs de
places, des chevaliers des ordres du roi. Elle a
joui des honneurs de la Cour en 1771 et 1788, en
vertu des preuves faites au cabinet du roi.
Un arrêt rendu en mars 1841, a restitué le nom
de la Tour d'Auvergne, Ie'' grenadier de France,
à la comtesse du Pontavice de Heussey, née de
Kersausie, comme légitime et unique héritière de
ces restes précienx.
Les principales alliances de la famille de Pon-
tavice sont avec les : Montmorency-Laval ; de
Goyon de Matignon; d'Harcourt ; de Budes de
Guébriant ; de Tessé ; de Coulanges; de Canisy;
Hay ; de Coatquin ; de Rosmadec ; de Poilley ; du
Bourg , de Lantivy ; d'Andigné ; de Pontbriand,
etc., etc.
Armes : D'argent, au pont de quatre arches de
gueules.
Supports : Deux lions.
Couronne de marquis.
PONTIGH {de).
Famille originaire d'Espagne, et fixée en France
depuis la réunion du Roussillon, qui a obtenu des
lettres patentes de Philippe IV, roi d'Espagne, en
date du 20 février 1639.
Elle s'honore d'avoir produit un évêque de Gi-
rone, en Catalogne, en 1686, Michel de Pontich,
mort en odeur de sainteté, en 1698, après avoir
employé une fortune considérable en fondations
pieuses. Le magnifique escalier de la cathédrale
de Girone a été construit à ses frais et sous sa
direction .
François et Paul de Pontich figurent parmi les
gentilshommes convoqués pour l'élection des dé-
putés de la noblesse aux Etats-Généraux de 1789,
dans les comtés de Roussillon, Confient et Cer-
dagne.
Antoine de Pontich, chevalier de Saint-Louis,
est mort émigré en Espagne.
Pontich de Sicart fut député sous la Restaura-
tion.
François de Pontich fut chef de bataillon et
officier de la Légion d'honneur.
Armes : D'or, au chevron d'azur, accompagné
de trois merlcttes de sable, 2 cl i, et d'un pont
d'argent, sur une onde aussi d'azur, au-dessous
du chevron.
Casque de chevalier.
— 617 —
- 618 —
PONTON D'AMECOURT.
Issus de l'ancienne et illustre maison de Lan_
dricourt, qui joua un rôle important dans les
croisades, les de Ponthon ou Ponton prennent
leur nom d'une seigneurie ainsi appelée et située
dans le Perthois. Par leurs alliances comme par
leurs services, ils occupent un rang distingué
parmi la noblesse, et l'honneur d'avoir produit
un lieutenant-général admis à la pairie, des offi-
ciers de tous grades, des magistrats de mé-
rite, etc.
L'auteur de cette famille est Henry de Ponton,
qui figure dans plusieurs actes de 1232. Il a dans
un de ces actes, non seulement le titre de sei-
gneur de Ponthon, mais aussi celui de chevalier
de Longchamps.
Plusieurs membres de la famille de Ponthon
quittèrent la Champagne vers 1416. En 1491, nous
trouvons en Normandie, Jean de Ponthon, porté
dans les montres et revues des nobles, et ayant
prouvé par certificat qu'il avait servi dans la dite
province.
Une branche de Ponthon se fixa à Calais, dont
un des membres fut maire de cette ville.
D'autres branches s'établirent à Lyon, à Castel-
naudary, dans les Landes et en Espagne. Celle
des Landes avait pour chef le marquis de Pon-
thon ; celle des Landes était représentée par les
comtes et vicomtes de Ponthon ; celle de Castel-
naudary l'était, en 1780, par deux chevaliers du
nom, et celle de Lyon paraît s'être éteinte dans
la personne d'un ecclésiastique, qui était curé de
Saint-Michel-d'Aisnay, vers la fin du xvne siècle.
Le château de Ponthon fut brûlé pendant les
guerres de religion ; les terres qui en dépendaient
furent dévastées et le village fut anéanti.
La priucipale branche de la famille de ce nom
vint s'établir à Perthes, une autre se fixa àEscla-
ron.
Jehan de Ponthon fut le dernier qui resta au
milieu des ruines de son château et de ses terres
dévastées. Vers 1630, il vint s'établir à Perthes,
près de ses frères.
Son fils aîné, Jean-Baptisle de Ponthon alla
habiter Paris, où il épousa Louise de la Marti-
nière, et eut, entre autres enfants, Augustin,
comte de Ponthon d'Amécourt, qui fut la tige de
la branche de ce nom. De cinq frères qu'ils
étaient, Augustin est le seul dont la postérité
masculine subsiste aujourd'hui. Il débuta dans la
carrière des armes ; fait prisonnier par les
Anglais, en 1762, il rentra en France l'année sui-
vante, et mourut en 1808, après avoir exercé des
fonctions civiles jusqu'en 1787, laissant posté-
rité.
Armes : De sable, à une fasce ondée d'argent.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
Devise : Aide à aultruy. Dieu Vaydera.
PONTUAL (de).
Diocèse de Saint-Malo, en Haute Bretagne.
Terre et seigneurie nommée Pontual-Saint-Lu-
naire, parce que le saint de ce nom descendit chez
le seigneur de Pontual, en 1100, et y fixa sa
demeure. Ses hautes vertus le firent élire évêque
de Rennes, et, à sa mort, il demanda à être inhu-
mé dans l'église de Pontual, où l'on conserve ses
reliques depuis le xne siècle, laquelle, ainsi que
la paroisse porte le nom de Saint-Lunaire-de-Pon-
tual, Auparavant elle s'appelait Pontual, et l'on
ignore si elle a donné son nom à la famille de
Pontual, ou si elle l'a reçu de cette famille.
Un ancien titre apprend qu'un duc de Bretagne,
vers l'an 1000, ayant passé huit jours chez le sei-
gneur de Pontual, et ayant pris le plaisir de la
chasse dans sa forêt, lui donna et octroya, à per-
pétuité, le droit de foire et de marché.
Voici les termes du titre : Pour les bons et
loyaux traitements que nous avions reçus chez le
seigneur de Pontual, nous lui avons donné et oc-
troyé, à perpétuité, le droit de foire et de marché
dans notre ville de Pontual. Ce titre prouve l'an-
tiquité du nom ; mais comme l'origine de cette
famille se perd dans la nuit des temps, que les
guerres, les incendies et autres désastres, leur en
ont fait perdre les plus précieux monuments,
nous ne pouvons en remonter la filiation qu'a
Jehan, qui vivait en 1400. Elle a été déclarée
noble d'ancienne extraction, par trois arrêts ren-
dus en la Chambre de la Réformation de la no-
blesse de Bretagne; l'un le 27 octobre 1668; le
second, le 12 avril 16.. et le troisième, le 25 oc-
tobre 1070.
Au XIe degré, René de Pontual obtint des
lettres patentes de S. M. le l°r octobre 1681, por-
tant érection en chàtellenie de ses fiefs et sei-
gneuries de Pontual, la Ville-Revault et la Ville-
Morel, pour en jouir, lui et ses successeurs, avec
haute, moyenne et basse justice.
Un de ses descendants, Toussaint-Marie de
Pontual, chef du nom et des armes de cette an-
cienne noblesse né en octobre 1725, chevalier,
comte de Pontual, grand veneur et gentilhomme
de la Chambre d'exercice de feu S. A. R. l'Infant
duc de Parme, de Plaisance (dont il possédait cinq
lettres remplies de bonté et de bienveillance de
ce prince) chevalier de l'Ordre royal et illustre de
la Clef d'or d'Espagne, fut reçu chevalier de Malte
delà Langue de France, au grand prieuré d'Aqui-
taine. Sur ses preuves faites, il quitta l'Ordre pour
se marier; mais le grand maître Pinto, en faveur
de ses services et de sa naissance, lui permit,
quoique marié, de porter la croix qu'on nomme
619 —
— 620 —
dans l'Ordre croix de dévotion. La lettre que lui
écrivit, a ce sujet, le grand maître, très gracieuse
et des plus flatteuses, est du 16 juillet 1771. Il a
servi 32 ans, a été capitaine de cavalerie au régi-
ment Dauphin-étranger ; a reçu, le 22 mai 1771,
par ordre du feu roi, la croix de saint Louis, et
lui-même, par ordre de S. M. Louis XVI, a décoré
de cette croix, le 24 janvier 1775, le sieur Guy-
André-Bernard de Courville.
Cette maison a formé la branche des seigneurs
du Pas-Richeux, au discèse de Nantes.
Armes : De sinople, an pont de trois arches
d'argent, à trois canes dit même, membrèes et
becquées de sable, passant sur le pont.
PORT DE LORIOL (du).
Loriol, terre et seigneurie dAsnières-les-Bois, en
Bresse, fut érigée en Comté, sous la dénomination
de Loriol, par lettres patentes du mois de janvier
1749, enregistrées au Parlement de Dijon le 7 in;ii
suivant, en faveur de Louis-Alexandre Catherine
du Port, seigneur de Montplaisant, Fromentin,
etc., en considération de tous ses services dans
les charges de Conseiller et de Président à mor-
tier au Parlement de Bourgogne, que de ceux de
ces ancêtres et notamment de ceux du Port de
Court, son oncle.
Akmes : Coupé de gueules sur argent; à deux
portes ouvertes de l'un à l'autre.
POSSEL DEYDIER (de).
Famille dont la noblesse ancienne compte de
longs et remarquables services dans la marine
militaire et administrative et dans la magistrature
du Languedoc et en Provence, et qui a continué à
habiter cette dernière province, à Toulon d'abord,
puisa La Ciotat, et aujourd'hui à Marseille.
Les aïeux ayant négligé la conservation des
titres anciens, Jean-Paul Hyacinthe de Possel-
Deydier, commissaire-général ordonnateur à
Toulon obtint, en 1784, une nouvelle expédition
de lettres de noblesse. Jean Possel, son grand-
père, avait précédemment fait reconnaître les ar-
mes anciennes de sa famille, et elles avaient été
enregistrées dans l'armoriai de Provence, à Tou-
lon, en 1697.
Jean-Paul-Hyacinthe de Possel épousa demoi-
selle Deydier de Puechmejean, d'une famille an-
cienne et distinguée de Montpellier. Ses ser-
vices furent très appréciés du roi Louis XVI,
mais la révolution vint briser cette belle carrière.
Poursuivi comme aristocrate, il fut pendu a la
lanterne. Il dut son salut aux ouvriers du port
qui, se souvenant de sa sollicitude et de sa bonté,
vinrent, le brigalier Coste à leur tète, couper la
corde, ainsi qu'il est rapporté dans l'histoire de
Toulon depuis 1789 jusqu'au Consulat, par M. D.
M. J. Henry.
Son fils, capitaine de vaisseau, émigra et fut
fusillé à sa rentrée à Toulon, durant la révolu-
tion, âgé de 32 ans.
Cette famille compte parmi ses plus proches
parents le célèbre Duquesne, grand amiral sous
Louis XV, et la hliation des temps anciens tend
à prouver que la famille retrouvée en Languedoc
et en Provence, partout où sont les Porcellets,
descend de ces derniers, suivant la tradition
conservée d'âge en âge.
On peut faire remonter la filiation suivie à Ma-
thieu de Possel, docteur en droit, conseiller du
roi et juge royal de la ville d'Hyères, vivant en
1625.
Armes : D'or, à trois hures de sanglier de sa-
ble.
Couronne de comte.
Supports : Deux lévriers.
POSTEL DES MINIÈRES (de).
Dans la haute Normandie, élection de Couches:
ancienne noblesse, divisée en deux branches. Le
premier connu est Nicolas Postel, seigneur du
Colombier, dont le fils, Hugues Postel, écuyer,
seigneur et patron des Minières et du Colombier,
vivait encore sous Charles VII, en 1415.
Un de ses descendants, Antoine Postel, I°r du
nom, seigneur des Minières, conseiller au Parle-
ment de Normandie lors de son institution, qui
eut pour ennemi le chancelier Poyet, lequel, en
plein conseil le chargea de plusieurs calomnies
et lui fit donner des Commissaires. Pour éviter
les persécutions, il fit courir le bruit de sa mort:
on mit une bûche dans un cercueil, et l'on fit des
funérailles dans l'église de St-Laurent, sa pa-
roisse, auxquelles assistèrent la plupart dus
conseillers. Il se retira secrètement en Allema-
gne, où il découvrit certaines intrigues de Char-
les-Quint avec le roi d'Angleterre et le Grand Sei-
gneur contre François Ior, dont il donna avis à
ce Monarque, qui, après la disgrâce du chance-
lier Poyet, le rappela et le rétablit dans les fonc-
tions de sa charge, par lettres du 26 janvier 1543.
Ce même Postel obtint aussi, du même prince, un
droit de marché avec deux foires par an dans la
paroisse de Beambray, sur son fief des Minières,
par lettres de juillet 1544.
Son petit-fils forma la seconde branche dite du
Coulombier.
La première branche des Minières a fourni
trois chevaliers de St-Louis en 1761.
Armes : D'argent, à trois trèfles de sinople, au
poteau de gueules mis en bande.
Devise: Ou tout te heurte, tout l'appuie.
621 —
622
POTIER DE GOURGY.
Cette famille est originaire des environs de
Coutances, en Normandie, où elle a été mainte-
nue dans sa noblesse en 15119, en 1634 et en 1666.
°t où elle a possédé les fiefs de la Galaisière, de
Boisroger, de Courcy, de la Verjuissière, de la
Varde, de Pommeraye, du Parc etdelaHoussaye.
Jean Potier, resséant et franchement tenant en
la paroisse de la Haye-Pesnel, est mentionné
dans une assiette de rente faite en 1342, par Phi-
lippe, roi de Navarre et comte de Mortain, à
Blanche de France.
Nicolas et Guillaume Potier, rebelles au roi
d'Angleterre Henri V, eurent leurs terres confis-
quées en 1419, (grands rôles de l'échiquier de
Normandie.)
La filiation établie sur titres remonte à Arnouf
Potier, qui est l'auteur commun de toutes les
branches. Il était né en 1390, et servit dans les
guerres contre les anglais jusqu'à la bataille de
Formigny, en 1150. Il eut deux fils: 1» Pierre
Potier, auteur de la branche de Courcy et des
rameaux s'y rattachant; 2° Girard Potier, auteur
de la branche de la Varde.
Armes : De gueules, à la fasce d'argent, ac-
compagnée de trois croisetlcs du même, 2 en chef,
1 en pointe.
POTTIN DE VAUVINEUX.
Ancienne famille de Saintonge, établie en Nor-
mandie, au château du Chesne, près de Conches,
depuis le xve siècle.
Robert Potlin, cadet de Sologne, commandant
l'armée en l'absence du maréchal de Saint-André,
acquit la terre du Chesne en 1484, qui était restée
depuis ce temps dans la famille, et fut possédée
jdus tard par Louis-Philippe Poltin, comte de
Vauvineux, baron de Montgaudri, etc.
Seul de ses nom et armes, connu en Normandie,
il épousa le 1er octobre 1765, Elisabeth-Geneviève
Ladvocat.
Ses ancêtres ont tous été, depuis ledit Robert
Pottin, employés avec distinction dans les trou-
pes, soit à la tête de régiments, soit en qualité
de capitaines, etc.
Armes : D'argent, à la fasce d'azur, accompa-
gnée de six meriettes rangées de sable.
POUGET DE NADAILLAG {du).
Seigneurs et barons, puis comtes et marquis
de Nadaillac, comtes de Nuaillé, vicomtes de
Monteil, etc., etc., la maison du Pouget peut à bon
droit être comptée parmi les plus anciennes et
les plus illustres de la province de Quercy, où
elle a pris son origine, puisqu'on la retrouve
dans les chartes et les chroniques de ce pays
dès le commencement du xne siècle.
A celte époque vivait Guidinel, seigneur du
Pouget, dont le fils aîné rendit hommage, en
1059, à Guillaume III, seigneur de Montpellier.
Cette branche s'éteignit dans le xne siècle.
Une autre branche de cette maison s'était éta-
blie dans le Quercy vers le milieu du siècle pré-
cédent, et sa descendance s'est continuée jusqu'à
nos jours. Cette branche a eu pour chef Géraud
du Pouget, cité dans la chronique de Raymond
d'Agiles parmi les principaux seigneurs du
Quercy qui accompagnerait le comte de Toulouse
à la première croisade.
Cet exemple fut imité par ses descendants; son
neveu, Philippe du Pouget, engagea deux de ses
terres, en 1147, pour accompagner Louis le Jeune
a la Terre-Sainte, et une charte datée de St-Jean
d'Acre, en 1250, cite Bertrand et Hugues du
Pouget parmi les seigneurs qui suivirent Saint-
Louis à sa croisade en Eypte et en Palestine.
Bertrand du Pouget, cardinal et doyen du
Sacré-Collège, fut envoyé en Italie par le Pape en
1319, comme légat à latere, à la tête des troupes
pontificales pour combattre les Gibelins; il y resta
jusqu'en 1334 avec des succès assez éclatants
pour que le Pape le créât successivement comte
d'Ancone, marquis de la Romagne et prince-
souverain de Bologne. Lorsqu'il mourut, il fut
inhumé dans l'église des Glaristes du Pouget,
couvent qu'il avait fondé en 1321.
La maison du Pouget ajouta à son nom celui de
Nadaillac vers 1450, par suite du mariage de
Guillaume II du Pouget avec Allamande de la
Manhanie, dame de Nadaillac.
Cette maison a constamment suivi la carrière
des armes, et il est peu des grandes guerres de
notre histoire ancienne et moderne où elle n'ait
été glorieusement représentée ; ses services lui
ont valu des distinctions particulières de nos rois,
et elle a fourni plusieurs officiers généraux,
nombre de capitaines d'hommes d'armes et des
compagnies d'ordonnance, des chevaliers de
l'ordre du roi, et des officiers de la maison
royale. Ses alliances ont constamment été avec
les plus nobles familles.
Elle a formé deux branches, qui ont pour
auteur :
L'aînée, Charles-Joseph-François-Michel du
Pouget, comte de Nadaillac, maréchal de camp,
lieutenant-commandant des gardes du corps du
roi Charles X, etc.
Et la cadette, Jean-François-Albert du Pouget,
marquis de Nadaillac, inspecteur général de
cavalerie.
Armes : D'or, au chevron d'azur, accompagné en
pointe d'un mont de six coupeaux de sinople.
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— 624
Couronne de marquis.
Cimier : La Mélusine, en mémoire d'une alliance
avec les Lusignan, sous Louis XIII.
Supports : Deux sauvages de carnation, armés
de leur massue.
Devise : Yirtus in Hœredes.
Légende : Por loyaulté maintenir.
POURQUERY DE PUEGHAVET.
Comtes de la Roque, barons de la Roche, de la
Bigotie; seigneurs des dits lieux, de Puechavet,
de Roussille, de Négobie, de la Caserie, de Blanzac,
de Tontifaux et autres lieux.
Ancienne famille originaire du Périgord, sans
principe connu, les de Pourquery ont formé plu-
sieurs branches, dont l'aînée, celle de Bigotie,
s'est divisée en plusieurs rameauxexistants encore
aujourd'hui.
Le premier de cette maison dont l'existence
nous soit connue authentiquement, est Jean
Pourquery, écuyer, qui comparut à la montre, le
ler juin de l'année 1418, à Bayac.
Charles de Pourquery, 2e du nom, écuyer, ba-
ron de la Bigotie, seigneur de Puechavet, capi-
taine au régiment de Poitou- infanterie, par
commission donnée par le roi à Versailles, le
24 octobre 1691, fut reçu conseiller du roi en 1701,
il s'était marié, le 8 avril 1687, à Marie de Pour-
query, d'une famille qui paraît étrangère à celle
qui nous occupe.
Armes primitives : D'azur, au porc-épic d'argent;
au chef d'argent, semé de trèfles de sable et char-
gé d'une aigle du même.
Couronne de comte.
Supports : Deux griffons.
Armes enregistrées dans l'Armoriai général au
nom de Charles de Pourquery : D'azur, à l'aigle
couronnée d'argent, chargée sur l'estomac d'une
croix pattée de gueules et accompagnée en pointe,
à dextre d'un porc-épic d'argent; à senestre d'un
lion d'or.
POURROY LAUBERIVIÈRE DE
QUINSONNAS.
Famille originaire du Dauphiné et d'une souche
commune, elle s'est partagée en deux branches,
au commencement du xvn° siècle dans la person-
ne de deux frères.
Abraham Pourroy, l'aîné, fut pourvu, le 26 sep-
tembre 1600, d'un office de secrétaire-audiencier
en la Chambre des comptes du Dauphiné, charge
à laquelle étaient attachés les mêmes privilèges
qu'à celle du secrétaire du roi. Il épousa Marie
de Verdonnay, et mourut en 1644, laissant de
cette union Philippe Pourroy, avocat général,
puis conseiller en la Chambre des comptes.
Leur descendance a formé la première branche,
celle d'Auberivière, aujourd'hui, éteinte ; la se-
conde a relevé le nom en le joignant à celui de
Quinsonnas.
Paul Pourroy, frère cadet dAbraham, maître
de la Chambre des comptes du Dauphiné, a
formé la tige des marquis de Quinsonnas.
Paul Pourroy eut entre autres enfants : Arthur,
son second, qui fut l'auteur de la branche des sei-
gneurs de Quinsonnas. Il était seigneur de Quin-
sonnas, Lauberivière, Guillemières, etc.
Il fut, comme son père, maître ordinaire en la
Chambre des comptes de Grenoble.
Ses descendants ont fourni des hommes distin-
gués dans l'épée, la robe, la magistrature, et un
chevalier de Malte.
Cette branche était représentée au siècle der-
nier par Joseph-Gabriel Pourroy, marquis de
Quinsonnas, né à Grenoble en 1730, président au
Parlement, qui se démit de sa charge pour cul-
tiver les lettres, en 1770, et mourut en 1786, en
laissant postérité, à Venessieu.
Ses descendants comptent des officiers supé-
rieurs dans l'armée, des chevaliers de St-Louis et
de l'ordre de Malte.
Une troisième branche, celle des seigneurs de
Lamerie, issue de la branche aînée, s'établit à
Crest.
Armes: D'or, à trois pals de gueules: au chef
d'azur chargé de trois molettes d'éperon d'argent.
POURTALÈS (de.)
Famille protestante de Neuchâtel, qui s'était
réfugiée en Suisse lors de la révocation de l'édit
de Nantes. Jacques-Louis Pourtalès, né en L722,
premier auteur connu de cette souche, fonda une
maison de banque qui de Neufchâtel étendit ses
ramifications sur toutes les grandes places de
l'Europe. Il venait de mourir, en 1814, lorsque le
roi de Prusse, en reconnaissance de son dévoue-
ment et de celui de tous les siens, conféra le ti-
tre de comte à ses trois fils. Les deux aînés sont
restés au service de la cour de Berlin. Le 3e, né
en 1778, fonda la ligne de Pourtalès-Gorgter, éta-
blie en Fr.ance, et mourut en 1855 laissant quatre
fils dont un fut député.
Armes: Ecartelé: aux 1 et 4 d'azur, au péli-
can avec sa piété de gueules: aux 2 ci 3 de
gueules, à deux chevrons d'argent; sur le tout:
de gueules, au portique ouvert d'argent.
— 625 —
626
POZZO DI BORGO.
La maison Pozzo-di-Borgo
est une de ces familles nobles
de Corse qui se trouvent men-
tionnées dans l'histoire de Gio-
vanni délia Grossa, le plus an-
cien des chroniqueurs de cette
île. Elle florissait dès le xne
siècle dans la province d'Ajac-
cio, et habitait alors le château
de Monticchi, dont elle portait
le nom, et qui figure encore
dans ses armoiries. Ses pos-
sessions embrassaient le terri-
toire des villages de Piétra,
Villa -Nova, Pozzo-di-Borgo, Monticchi, Cas-
Soprano, etc.
Lorsque les Génois, après une lutte de plu-
sieurs siècles, eurent renversé la puissance des
hauts barons de la partie ultramontaine de l'île,
la maison Pozzo-di-Borgo fut du petit nombre de
celles qui conservèrent leur influence. Elle ac-
cepta, comme les Christinacce, la dignité de Ca-
porali, dont l'importante autorité avait succédé
au pouvoir féodal des anciens barons.
En 1465, elle obtint du pape Paul II, l'exemp-
tion de la dîme et de toute redevance de services
rendus à l'église ; privilège qui lui fut confirmé
en 1619, à la requête de Suzzone-Pozzo-di-Borgo,
colonel des bataillons Corses de la garde du Sou-
verain-pontife.
Lorsque les familles qui composaient l'élite
de la noblesse de l'île furent appelés en 1582 à
constituer la suprême magistrature du Conseil
des sir d'Ajaccio, la maison Pozzo-di-Borgo y fi-
gura en première ligne, et ce fut parmi ses reje-
tons que l'ont choisit presque toujours le député,
oratore, que le souverain conseil envoyait à Gè-
nes pour représenter le peuple Corse. Elle donna
Pasquate Pozzo-di-Borgo, élu en 1585, Santo en
15S7, s^condo, en 1597 ; Pasquate réélu en 1598,
Secondo, en 150», et Geronimo, choisi en 1611.
Quelques années après, cette fonction d'oralore
fut abolie.
Le gouvernement génois, en considération du
haut crédit dont jouissait la maison Pozzo-di-
Borgo, accorda à tous ses membres, en 1582,
l'exemption de tout impôt et l'insigne privilège
d'entrer dans les forteresses et villes de guerre
de l'île avec une suite de 300 hommes armés.
Lorsque Louis XV, pour incorporer à la no-
blesse de France celle de l'île dont il venait de
faire la conquête, ordonna que tous ceux qui se
prétendaient nobles eussent à produire leurs ti-
tres devant le Conseil supérieur de Corse, et à
justifier de leur possession d'état depuis au moins
deux, cents ans, la famille Pozzo-di-Borgo fut du
nombre des quatre-vingt dont le conseil admit
les preuves.
Lorsque la révolution française éclata, les
Pozzo-di-Borgo se déclarèrent contre la tyrannie
des partisans de la convention et furent obligés
de s'exiler avec Paoli. Le chef de la famille se re-
tira alors en Bussie, où ses talents diplomatiques
le firent nommer ambassadeur près la cour de
France, fonctions qu'il fut autorisé à accepter
par Louis XVIII. Comme son intention n'avait
jamais été de s'éloigner des intérêts et du ser-
vice de sa patrie, il reçut de Louis XVIII, sous
le ministère du duc de Bichelieu, le titre de
comte et la dignité de pair de France transmissible
en ligne collatérale, honneurs qui lui furent
confirmés par Charles X, sous le ministère du
comte de la Feronays. Il était rentré depuis plu-
sieurs années dans la vie privée, lorsqu'il mourut
à Paris, en février 1842, laissant pour héritier de
ses biens et de ses titres ses neveux et petits ne-
veux.
Le comto Charles Pozzo-di-Borgo fut créé duc
par lettres patentes de Ferdinand II, roi des deux
Siciles, titre transmissible en ligne collatérale
aux neveux et même aux cousins germains du
nouveau duc.
Armes: Ecarlelê: aux 1 et 4 d'azur, au châ-
trait de trois tours d'argent, posé sur un rocher
du même, qui est de Pozzo-di-Borgo ; aux 2 et 3
d'argent, à l'ècusson d'azur, chargé d'une fleur
de Us d'or, par concession de Louis XVIII; sur
le tout, au chef d'or, brochant sur les êcarle-
lures chargé de l'aigle issante de Russie.
Devise : Concilio et virtute.
PRADEL (DE GOUTRAY de).
Famille noble et ancienne, originaire de Gasco-
gne, qui dès les temps les plus reculés s'est dis-
tinguée par son attachement à ses légitimes
souverains, et dont le zèle n'a jamais été altéré,
ni par les circonstances des temps, ni par les
différentes révolutions que le fanatisme a sus-
citées en France, pendant les xive, xve et xvie siè-
cles. Le parti delà Ligue ayant subjugué toute la
Gascogne, Samatan, principale ville de Commin-
ges, fut la seule de ce canton qui résista avec
succès aux armes de Montgomery, des Guise
et des Joyeuse. Les plus anciens registres de
l'administration politique et économique de cette
ville font mention de la maison de Coutray-de-
Pradel, comme d'une famille qui jouissait, dans
la province, d'une grande considération acquise
par le patriotisme, et par le zèle avec lequel elle
a toujours servi ses rois, soit dans les armées,
soit dans le gouvernement politique.
On lit dans les annales manuscrites de la ville
de Samatan . « Que, le 4 février 1589, noble Ar-
— 627
— 628 —
« mand de Coutray-de-Pradel, militaire, et pre-
« mier consul de cette ville, fut instruit par le
« premier président du parlement du Languedoc,
_'< son parent, que les Ligueurs favorisés par une
« partie îles SamaLnais, devaient incessamment
« surprendre dans la nuit, et s'emparer du cha-
( teau et de la ville de Samatan. Coutray lit pro-
« vision de munitions de guerre et de bouche. 11
« intimida et harangua le peuple et les soldats,
« et les fit tous se déclarer en faveur du roi. »
C'est ainsi que Coutray fit échouer le projet des
Ligueurs, et qu'il maintint sa patrie dans la fidé-
lité qu'elle devait à son légitime Souverain. Les
ennemis d'Henri IV se vengèrent et saccagèrent
les fertiles campagnes qui environnaient la ville
de Samatan; ils pillèrent les maisons et enlevè-
rent les h. ■stiaux. Ils s'attachèrent surtout à dé-
vaster les fermes et possessions d'Armand de
Coutray; ils incendièrent son château de Prade),
où étaient les archives de sa maison : ch fut cause
de la perte totale des titres de cette ancienne
maison, et que l'on ne peut en commencer la gé-
néalogie qu'a cette époque, à noble Jean de Cou-
tray, chevalier, seigneur de Pradel, qui vivait
en 1530. Cette famille s'est continuée jusqu'à nos
jours en fournissant quantité d'officiers distin-
gués dans nus armées et plusieurs chevaliers de
l'ordre royal et militaire de St-Louis.
Armes: D'or, an chevron d'azur accompagné
de t" ois faucons éplogésde sable, armés de gueu-
les, 2 en chef et 1 en pointe.
Couronne de comte.
Supports : Deux griffons d'or, armés et lampas-
sés de gueules.
PRÉ DE SAINT-MAUR (du).
Famille noble, célèbre dans la magistrature à
Paris. Ses litres ont été produits devant M. d'Ho-
zier, juge d'armes de France, suivant certificat
d livré le 2S juillet 1757, qui ne la remonte qu'a
Nicolledu Pré, seigneur de Lieusault. vivant en
1501. Mais nous trouvons dans un inventaire de
tdres, qu'elle prouve une filiation suivie depuis
Xicaise ou Cash] du Pré, éuuyer, soigneur de Cof-
ûgny, valet de chambre du duc de Bourgogne,
Philippe le Bon, qui reçut le 15 juin 1444, foi et
hommage d'une maison et héritages, située à Mi-
gnieres.
Cette famille a formé entres autres brandies
cdle qui eut pour auteur Nicolas du Pré de Saint
Maur, chevalier, né en 1640 qui fut maintenu
dans la qualité de noble et d'écuyer. avec Louis
et Jacques du Pré, ses frères, par arrêt du con-
seil d'Etat du 10 décembre 1668.
Son petit fils, Nicolas du Pré de St M-uir fut
d'abord trésorier de France au bureau de la gé-
néralité de Paris, puis conseiller du roi, maître
des comptes, intendant du Berry en 1764 et à
Bordeaux en 1776.
Armes: Parti: au 1 d'azur, à la bande d'or
chargée de trois cosses de pois de sinople, qui est
du Pré de Cossigny; au S d'argent, à la fasre
de sinople, accompagnée de trois trèfles du
même.
PRÉAULX OU PRÉAUX {de).
Grande et jadis puissante maison de chevalerie,
de haut parage et baronnage de Normandie, qui
a pris son nom de la sirerie et baronnie de
Préaux, située à une lieue et demie de Rouen.
Elle a pour premier auteur connu Robert-le-
Danois, prince de Danemark, gouverneur-régent
en Normandie, lequel reçut le baptême à Rouen,
en 912, avec son parent Rollon, premier duc de
Normandie. Hendeberge, héritière de la première
race des sires de Préaux, épousa vers 1160,
Osbert, deuxième seigneur de Cailly, près de
Rouen, d'une maison les plus considérables de
la Normandie, à qui elle porta la siierie de
Préaux. Leurs descendants en ont perpétué le
nom et les armes, et se sont alliés aux plus
grandes maisons du royaume, entre autres à
celles de Bourbon, de Lusignan, du Bec-Grespin
et autres. Une branche, dite de Préaulx, subsiste
encore, en Angleterre, où elle s'était fixée il «-s
l'an 1400, d'abord à Guernesey, puis au comté de
Southampton.
Armes ■ De gueules, à l'aigle d'hermine.
PRÉVOST DE SANSAG DE LA
VAUZELLE.
Cette famille noble et ancienne qui habite en-
core le Poitou, a fourni à la France des officiers
distingués de terre et de mer, des gouverneurs
du Bordelais, un grand fauconnier; et à la Russie,
le créateur de sa marine. C'est à cette famille (pie
se rattache le nom de l'un des plus valeureux
tenants du roi chevalier, Louis Prévost, cheva-
lier, seigneur de Sansac, chevalier de l'ordre du
roi, capitaine de 50 hommes d'armes de ses
ordonnances, gentilhomme ordinaire de sa cham-
bre, gouverneur et surintendant de la maison de
Mgr le Dauphin. Les contemporains de cet homme
remarquable à tous égards lui rendaient justice,
témoin, ce dicton si connu de François Ier :
« Nous sommes quatre gentilhommes de la
« Guyenne qui combattons en lice, et courons la
« bague contre tous allants et venants, moi,
« Sansac, d'Essô et la Châteigneraye ».
Cette famille a formé plusieurs branches. Au
10e degré de la première, nous trouvons Jean
Prévost, seigneur de Sansac, qui vivait en 1407,
629 —
630 —
et dont le fils puîné, Guyot Prévost, est l'auteur
de la branche Prévost-Sansac, la Vauzelle, Puy-
bottier, etc. Au 19e degré de cette branche, nous
remarquons François Prévost-Sansac, marquis
de la Vauzelle, né en 1751 , lieutenant au régi-
ment de la Sarre en 1776 ; il y servit dix années,
puis fut nommé en 1787, membre de l'Assemblée
provinciale du Poitou pour l'élection de Confo-
lens.
Séduit par de généreux instincts, il crût un
instant à la mission régénératrice de la Répu-
blique, en adopta les vues avec enthousiasme, et
accepta, en L790, les fonctions de membre du
Directoire de Confolens ; mais il recula bientôt
devant la conséquence des doctrines révolution-
naires, dont il n'avait envisagé que le côté réfor-
mateur; suspect aux révolutionnaires, il fut
expulsé du district en 1793, et ne songea plus
qu'à sauver sa tête.
Après la chute du gouvernement révolution-
naire, M. de la Vauzelle fut réintégré dans l'ad-
ministration municipale de son canton, secrétaire
générai de l'administration centrale du départe-
ment, puis administrateur jusqu'au 18 brumaire.
Le premier Consul l'ayant nommé secrétaire
général de la préfecture de la Charente, il en
exerça les fonctions jusqu'à la chute de l'Empire,
et mourut en 1835, à Champagne-Mouton, lais
sant postérité.
Armes : D'argent, à deux fasces de sable, ac-
compagnées de six merlettes de même, vosées
«V, 2 el 1.
PUY (du).
Famille noble d'extraction, originaire du Lyon-
nais, qui s'est divisée en deux branches, l'une
établie en Languedoc et l'autre en Normandie.
Le premier connu de cette famille est Jean du
Puy, qui quitta la* ville de Lyon vers le com-
mencement du xv siècle et vint s'établir à Paris,
où il se maria et laissa postérité.
Un de ses descendants, Jérôme du Puy, écuyer,
seigneur de Choisy, des Bergeries et des Ormeaux,
servit pendant plus de vingt ans en qualité
d'archer, puis d'homme d'armes dans lacompagnie
de don Francisco d'Est, prince italien, au service
de France. Il obtint sa retraite en 1576, et le roi
en récompense de ses services, le nomma au
gouvernement militaire de la ville de Muret, dans
1h province de Languedoc. Il se retira, dans la
ville de Castel-Sarrasin, qui depuis a toujours
été, jusqu'à ce jour, le domicile de la branche
aînée de cette famille.
La branche cadette commence au 6e degré et a
pour auteur Jean du Puy qui, après s'être établi
à Paris, se distingua dans plusieurs missions
importantes, et fut nommé secrétaire d'ambas-
sade au traité de paix de Riswich.Un ses petits-
fils, Grégoire du Puy, fut pourvu, le 31 décem-
bre 1775, de la charge de lieutenant des maré-
chaux de France au département de Vernon.
Cette famille a fourni plusieurs officiers dis-
tingués dans la marine et la cavalerie et compte
des membres de l'ordre de St-Louis.
Armes : De sable, au chevron d'or accosté de
deux étoiles de même, un croissant d'or enpoinle ;
au chef d'argent chargé de deux lions ajfronles
de gueules.
Supports : Deux griffons.
Nous trouvons une autre famille du même
nom, noble d'extraction, établie en Forez et en
Bourgogne Elle a fourni des chevaliers de Malte,
des Conseillers d'Etat aux cours de France et d<'
Lorraine, et des magistrats au Parlement de
Paris.
Elle remonte par filiation suivie à Pierre du
Puy, 1er du nom, écuyer, seigneur de Chàteau-
Itarae, en Berri, mort en 1340, laissant posté-
rité.
Elle a fourni la branche des seigneurs de Saint-
Martin, en Bourgogne, qui a pour auteur Louis
du Puy, né en 1526.
Et celle des seigneurs de Farge et de Chaste-
lard, qui commence à Bénigne du l'uy, second
fils du premier lit de Louis du Puy, auteur de la
branche précédente.
Armes : D'or, à la bande de sable, chargée d>',
trois roses d'argent; au chef d'azur, chargé de
trois étoiles du champ.
«ntt/-/
QUATREBARBES {de).
La maison de Quatrebarbes, d'ancienne cheva-
lerie de la province d'Anjou, a fait ses preuves de
cour. Elle remonte par filiation à Foulques de
Quatrebarbes, qui fît son testament en 1218 avant
de partir pour la croisade.
Elle a formé les branches :
1° des seigneurs de Bouillé-Loichon ;
2° des seigneurs de la Raguinière ,
3e des seigneurs de la Rongère ;
4° une seconde branche des seigneurs de la
Rongère ;
5° des seigneurs de Chasnay.
Elle a fourni des gentilshommes de la Chambre
du roi et des officiers à nos armées.
Un comte de Quatrebarbes, ancien officier, fut
en 1846 député de Cholet (Maine-et-Loire), et a
donné une édition des œuvres du roi René, pu-
blication d'un grand mérite artistique et littéraire.
Armes : De sable, à la bande d'argent, accostée
de deux cotices du même.
QUÉLEN (de).
Eu Haute-Bretagne, dans l'EvèchédeSt-Brieuc.
Famille qui remonte par actes suivis à Jean de
Quélen, qui est connu par un acte original du
mois de février 1218. Immédiatement après lui,
deux frères formèrent deux branches. L'aînélaissa
aussi deux fils ; mais de ces fils, le premier no
laissa qu'une fille, Constance de Quélen, qui porta
pour dot le premier domaine patrimonial de sa
maison à son mari, Olivier, seigneur de Liniac.
Le nom de Quélen fut perpétué par la branche
qu'avait formée le grand-oncle de Constance de
Quélen, et qui de son temps en devint le chef.
Cette maison s'est toujours soutenue dans un
grand éclat, soit par les alliances qu'elle a faites,
soit par la fidélité qu'elle a témoignée au souve-
rain, et par les honneurs qu'elle a mérités de sa
part, tant sous les derniers ducs de la maison de
Dreux que depuis que nos rois ont eu la seigneu-
rie directe de la Province, par l'union du duché à
la Couronne.
Eudes de Quélen prit part à la croisade en 1248.
Jean de Quélen, seigneur de Broutay, fut député
de la noblesse de Bretagne en 1379.
Un autre Jean de Quélen et Thomas de Quélen,
ses fils, servirent le roi Charles V; on a un témoi-
gnage de leur fidélité au vrai souverain de l'Etat
en plusireus actes domestiques qui sont munis
de sceaux, où le cimier de leur écusson est orné
d'une couronne àtrois fleurs de lis : ce qui montre
qu'ils avaient été particulièrement voués au ser-
vice du Monarque.
Olivier d e Quélen mourut sans postérité en!4C4
Son frère fut grand aumônier de la duchesse Mar-
guerite de Foix, mère d'Anne de Bretagne, femme
des rois Charles VIII et Louis XII.
— 633
— 634 —
Grégoire de Quélen fu gentilhomme de la Cham-
bre des rois Henri IV et Louis XIII, lieutenant du
roi au gouvernement de Rennes et marié en 1607.
Plusieurs autres membres de cette famille ont
occupé des charges distinguées.
Armes : Rurele de dix pièces d'argent et de gueu-
les. — Alias : Par ti : au l d'argent, à trois feuilles
de houx de sinople, qui est de Quélen ; aie 2,
d'argent, au sautoir de gueules.
Couronne de prince sur l'écu et couronne ducale
sur le manteau.
Devise : Aoize, avize.
QUEYRIAUX (de).
Cette famille, originaire de
la Marche, s'est tour à tour ré-
pandue en Auvergne et Li-
mousin.
Elle a produit de nombreux
officiers des armées des rois.
François -Louis de Quey-
riaux, officier de la chambre
du duc d'Angoulème, cheva-
lier de la Légion d'honneur,
reçut, en 1830, de la fille du
Roi-Martyr, S. A. R. Madame
duchesse d'Angoulème, avec
recommandation de toujours
le transmettre à faîne de sa famille, en souvenir
de ses services rendus à la cause royale lors de
la Restauration, le crucifix que S. M. Louis XVI
avait à la prison du Temple.
Ce crucifix paraît avoir été exécuté au com-
mencement du xvne siècle et doit être l'œuvre
d'un grand maître d'Allemagne ou de Vienne
(Autriche). Apporté en France par Marie-Antoi-
nette, il mesure 47 centimètres de hauteur, mais
il devait être plus haut de quelques centimètres,
l'arbre de la croix ayant été raccourci. Sa confec-
tion est d'ambre rouge et d'ivoire. L'arbre de la
croix est orné de neuf médaillons en ivoire de
différentes grandeurs enchâssés dans l'ambre. Le
premier, en commençant par la tête de la croix,
représente l'aigle ; le second, qui se trouve au
croisement des bras, est le monogramme duChrist;
le troisième, sur le bras droit, est l'Ange; le qua-
trième,sur le bras gauche, estle Lion; le cinquième,
sous les pieds du Christ, est le Rœuf, attributs des
quatre évangélistes. Sous le bœuf, dans l'arbre de
la croix, se trouve le sixième médaillon, repré-
sentant les instruments de la Passion, ayant au
milieu une Sainte Face. Au pied de l'arbre, le sep-
tième représente Notre-Seigneur tenant dans la
main droite le globe terrestre surmonté d'une croix
et une palme à la main gauche. En dessous, le
huitième médaillon a comme sujet le Christ tom-
bant sous le fardeau de la croix. Le neuvième, plus
grand que les autres, reproduit la Cène. Ces deux
derniers médaillons forment le pied de la Croix,
qui, elle-même, repose sur un autel sur la table
duquel se trouvent incrustées, sur des plaques
d'ambre, des figures symboliques. Cet autel s'ou-
vre par une porte sur laquelle on voit un dixième
médaillon, représentant Notre-Seigneur au Jardin
des Olives ; à droite de la porte, Saint Paul, et à
gauche, Saint Pierre. Dans l'intérieur de l'autel
se trouve un moine en prière devant un pupitre
supportant un livre. L'autel est soutenu par deux
colonnettes d'ivoire en spirale. Le Christ, d'une
seule pièce d'ivoire, comme tous les médaillons,
est d'un ouvrage remarquable comme finesse de
traits et d'expression; il porte aux stigmates des
gouttes de sang. L'ensemble du crucifix était en-
touré de découpures en ambre, comme il en reste
des vestiges de chaque côté du septième et du
huitième médaillon.
Armes : Le gueules, à lafasce d'or accompagnée
de trois losanges du même, 2 en chef et 1 enpointe.
Devise : Dieu et le Roi.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Queyriaux (François-Franck de), Chef
de famille : colonel du corps de Gathelineau
(1870-1871), chevalier de la Légion d'hon-
neur, marié, en 1863, à Reine-Marie Gaul-
tier du Maraghe de Villemoujeanne,
dont un fils :
Jean-Marie-Ferdinand (Fernand), né à
Poitiers en 1864, marié au chau deTarnac
(Corrèze), le 3 janvier 1888, avec sa cousine
Marie-Agathe-Anne-Joséphine de Souris,
descendante par sa mère, Mme Joseph de
Souris née de Lagrange deTarnac, des ducs
de Bourgogne, comme il est établi par la
parenté existante entre les de Lagrange,
baron de Tarnac et le Roi (d* Hozier regis-
tre Vme de la Noblesse de France 1761-
1867 , Bibliothèque Nationale de Paris). A
l'occasion du mariage de Mme Fernand de
Queyriaux, S. M. Isabelle II, reine d'Espa-
gne, écrivit une lettre de félicitations aux
jeunes époux. De cette union sont issus ;
1° Marguerite -Marie -Françoise - Gene-
viève, née au chau de la Tour par Eymou-
tiers (Haute-Vienne) le 4 janvier 1889.
2° Marie-Joseph-François-Louis, né au
chau de la Tour (Haute-Vienne) le 27 jan-
vier 1891.
635 —
— 636
3° Marie-Gabrielle-Odette, née au chaude
la Bartière par Montmorillon (Vienne) le
G mars 1892.
4°Gilberte-Marie-Glaire-Séverine, née au
chau de la Bartière {Vienne) le 19 mai 1893.
5° Marie-Agathe-Jean ne-Yvonne, née au
chau de la Bartière (Vienne) le 2G oct. 1894.
QUINTIN DE KERGADIO.
Cette famille, originaire de Bretagne, a été main-
tenue par trois arrêts rendus en la Chambre de la
réformation: le premier, le 20 juillet 1669, au rap-
port de M. de la Bourdonnaye; le second, le 20
août suivant ; le 3e, des 5 et 7 août même année ;
elle remonte à Richard Quintin, de la ville de
Nantes, anobli par charte du 6 septembre 1487. Ses
descendants ont contracté leurs alliances directes
avec les familles de Bigot, du Coatulan, de Ke-
raudry, Turmelin, etc.
Armes: D'argent, au lion mornë de sable, ac-
compagné de trois molettes d'éperon du même.
RAGUET
M AN (de).
DE BRANGION DE LI-
Les seigneurs de Brrincion tiraient leur origine
d'une petite ville de Bourgogne avec titre de comté,
à quatre lieues de Tournus, et descendaient d'un
seigneur de ce lieu, qui vivait en l'an 960. Cette
famille est une des plus anciennes de France et a
contracté des alliances avec les maisons les plus
illustres.
Sa filiation remonte à Varulphe, comte de Bran-
don, seigneur des principales villes situées sur
la Saône, le Bhône et la Loire, qui vivait en 960.
Jean-Charles de Baguet-Brancion, chevalier,
seigneur de Liman et de Fossé, fut mestre de
camp de cavalerie, alcade de la Chambre de la
Noblesse des Etats de Bourgogne, seigneur de
St-Martin. Cette famille a fourni des officiers su-
périeurs et a été admise a Malte.
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4, d'azur à trois
fasces ondées d'or, qui est de Brancion , aux 2 et
3, d'azur à une tour d'argent maçonnée de sable,
surmontée d'un rat passant d'argent, qui est de
Baguet.
RAILLARD DE GRANVELLE
Cette famille, originaire de Franche-Comté, au-
jourd'hui éteinte, a fourni aux xvi« et xvue siècles
une série d'hommes marquants.
Le dernier représentant de cette famille fut
Georges -Benoit Baillard de Granvelle, ancien
mousquetaire du roi, président à mortier au Par-
lement de Metz, conseiller d'Etat honoraire à la
Bestauration, mort en 1826.
Gerges-Benoît avait épousé à Douai Mlle de Va-
licourt, dontil eut un fils tué comme aspirant dans
un combat naval et deux filles. La cadette épousa
Monsieur Fyard de Mercey. De ce mariage est né
un seul enfant qui est Madame Ernest Beuvain
de Beauséjour.
Alliances : Besancenot de Cendrecourt, de Gasc,
de Valicourt, Fyard de Mercey, Charpentier de
Sainctot.
Armes : D'azur, au sautoir d'or accompagné en
chef de trois étoiles, et, enpointe, d'un croissant de
même ; sur le tout, une fasee d'or.
RAITY DE VILLENEUVE DE VIT-
TRÉ. .
En Poitou. Famille ancienne, originaire d'Italie.
Sa filiation remonte à Jean de Baity, 1er du nom,
seigneur de Vittré, qui vivait vers l'an 1480. Au
5e degré, nous remarquons Louis de Baity, 2e du
nom, chevalier, seigneur de Vittré, gentilhomme
639 —
— 640
ordinaire de la chambre du roi, seigneur-baron
de Vittré, marié le 21 avril 1618 à Anne de Ville-
neuve, fille d'Arnault de Villeneuve, chevalier de
l'ordre du roi.
Son descendant au 8e degré, René-Antoine de
Raity de Villeneuve, marquis de Vittré, fut fait
chevalier de St-Louis, colonel de cavalerie au ré-
giment de Fumel et commissaire de la noblesse
du Poitou vers 1760.
Cette famille compte des chevaliers de St-Louis
et de la Légion d'honneur, etc.
Armes: De gueules, au cygne d'argent nageant
sur une rivière au naturel, mouvante du bas de
Vécu, adexlré en chef d'une comète d'or.
Couronne de marquis.
Supports . Deux lions.
RAMEY DE SUGNY.
Seigneur d'Arfeuilles, de Sugny et de Grenieux,
dans le Forez et en Champagne.
Famille qui a pour auteur Claude Ramey, écuyer,
seigneur d'Arfeuilles, exempt des gardes du corps
du roi, lequel prit la qualité d'écuyer comme offi-
cier commençai du roi, qui, en outre, lui accorda
des lettres de son conseiller honoraire au bailliage
de Montbrison 13 29 mai 1674. Jean Ramey, fils
du précédent, seigneur d'Arfeuilles, de la Brosse
et de Montloup, conseiller du roi au bailliage et
sénéchaussée du Forez, épousa le 2 octobre 1674
demoiselle Madeleine Chaslon.
Cette famille compte, parmi ses descendants,
plusieurs capitaines et autres officiers de divers
grades dont deux décorés de l'ordre royal et mili-
taire de Saint-Louis.
Armes : D'azur , à la bande d'argent.
RANCHER (de).
Famille noble et ancienne, dont on ne connaît
pas l'origine. Elle existait dans le Berry dans le
xve siècle, et vint, dans le xvie, se fixer dans la
Touraine et le Vendômois, ouest encore aujour-
d'hui la branche aînée. Au commencement du
xvne siècle, la branche cadette vint s'établir à Pa-
ris, et est actuellement résidente dans le Vexin
français. Le premier de cette famille, donf on ait
connaissance et qui, par son alliance, annonce
une noblesse déjà ancienne, est Colin ou Nicolas
de Ranger, écuyer, sire de Pont en Berry, marié
en 1440 à Guyonne-Odrianne de Gonzagues, dont
il eut postérité.
Elle a formé la branche des seigneurs du Mar-
dreau dont l'auteur, Julien de Raneher, fils d'An-
toine, 2e degré, grand-maître de l'artillerie de
France -uns Messieurs d'Estrées, de la Guiche
et de Biron, fui nommé par le roi gouverneur de
la Bastille et mourut à l'arsenal à Paris en 1587.
Il s'était trouvé au siège de Castillon ainsi que le
rapporte Mezeray dans son Histoire de France,
tome III, page 387.
Au 5e degré, Antoine de Bancher forme la bran-
che des seigneurs de la Foucaudière, établie à
Paris et dans le Vexin français. Elle a fourni des
chevaliers de l'ordre de Malte, de Saint-Jean de
Jérusalem et de Saint-Louis.
Enfin une troisièmebranche, celle des seigneurs
de la Ferrière, dont l'auteur, René de Raneher,
était second fils d'Antoine, IIe du nom, du 9e degré.
Son fils, Paul-François de Raneher. baron delà
Ferrière, mousquetaire dans la lre compagnie,
obtint en avril 1715 l'érection en baronnie de la
terre de Ferrière par lettres patentes, dans les-
quelles il est dit que Paul-François de Bancher
est issu d'une desplus anci e unes familles de notre
province de Berry, dont les ancêtres se sont tou-
jours distingués par leur zèle et leur fidélité au
service des rois nos prédécesseurs, dans diffé-
rents emplois, tant dansles armées qu'en plusieurs
charges considérables.
Cette famille compte deux ambassadeurs, des
grands croix et des officiers de l'ordre militaire
de St-Louis, des commandeurs de l'ordre de Saint-
Lazare, etc. Elle est alliée à beaucoup de familles
distinguées, tant dans le militaire que dans la
magistrature.
Armes: D'azur, au sautoir d'or, cantonné de
quatre annelets de même.
La branche cadette brise d'une rose de gueules
■posée en cœur du sautoir.
RAPINE DU NOZET DE SAINTE-
MARIE.
Cette branche est aujourd'hui la seule subsis-
tante de la maison Rapine, famille illustre qui
florissait à Auxerre entre 1300 et 1500, e ; en est
sortie, dans le xve siècle, pour s'établir en Niver-
nais.
La branche aînée de Foucherenne s'est éteinte
vers 1808 en la personne de François Rapine de
Saxy, chevalier de Saint-Louis, lieutenant-colo-
nel du génie à l'armée de Condé.
La branche de Boisvert s'est éteinte, il y a deux
siècles, en la personne de Henri Rapine de Bois-
vert, gentilhomme ordinaire du roi Louis XIII,
dont on trouve l'épitaphe dans le Villebrequin
d'Adam Billaut.
Les personnages remarquables de la branche,
aujourd'hui subsistante de Sainte-Marie, sont :
Guillaume Bapine, seigneur de Sainte-Marie,
Saint-Martin, Ghâlons, les Coques, lieutenant gé-
néral du bailliage de Nevers et conseiller d'Etat
de François de Clèves, premier duc de Nevers.
Il fut le principal rédacteur de la coutume de
Nevers, en 1534, et la fit imprimer à la Charité en
— 641 —
— 642 —
1535. Il acheta, en 1537, la terre de Sainte-Marie,
dont ses descendants ont toujours porté le nom,
et qu'ils possèdent encore. Guy Coquille le cite,
dans son histoire du Nivernais, parmi les hommes
qui ont réuni les sciences avec la noblesse, sans
qu'une des valeurs ait obscurci l'autre.
Et le père Paschal Rapine de Sainte-Marie,
commissaire général des récollets, auteur d'un
très grand nombre d'ouvrages, dont le principal,
le Christianisme naissant, fut dénoncé à la Sor-
bonne par le docteur Marion, qui ne put néan-
moins réussir à le faire condamner.
La branche de Sainte-Marie a ajouté à son nom
ceUii de du Nozet, et en écartèle les armes, d'après
un arrêt du Parlement de Paris du 9 juillet 1726,
qui déclara ouverte, au profit de Jacques-François
Rapine de Sainte-Marie, la substitution per-
pétuelle faite par Edme du Nozet, abbé d'Au-
male, conseiller d'Etat, mort à Rome en 1657,
doyen des auditeurs de la Rotte.
Armes : D'argent, au chevron denohé de gueu-
les, accompagné de trois coquilles du même.
La branche de Sainte-Marie écartèle : D'or, à
deux lions de gueules ; au chef d'azur, chargé
d'une rose d'argent, accostée de deux étoiles d'or,
qui est du Broc du Nozet.
RAQUET (du).
Cette famille est originaire de Franche-Comté
et Bretagne.
Elle a été maintenue dans sa noblesse par
arrêt de la Cour des comptes de Dôle du 27 no-
vembre 1698.
Armes : D'azur, au croissant d'or, accompagné
de trois serres d'aigle du même.
RASGAS [dé).
Famille originaire de Provence. Plusieurs chartes
et actes de fondations de xie siècle prouvent que
ceux de cette famille ajoutaient, dans ces temps
reculés, le nom de Chàteau-Redon à celui de Ras-
cas : néanmoins les seigneurs du Cannet ont pris
les armes de Bertrand de Rascas, gentilhomme
Limousin, parent des Papes Clément VI et Inno-
cent VI, siégeant à Avignon, qui était du nombre
des poètes Provençaux, et mourut en 1353, à
Avignon, après y avoir fondé l'hôpital de Saint-
Bernard, où on voit encore ses armes.
La filiation de cette famille commence à An-
toine de Rascas, qui fut un des gentilhommes
de la province qui prêtèrent hommage au roi
Louis II, d'Anjou, comte de Provence, dans la
ville de Tarascon, au mois de septembre 1399.
Il eut entre autres enfants, Monet, qui fut l'au-
teur de la branche des seigneurs du Muy, qui
donna à son tour, au 6e degré, Guillaume de Ras-
cas, IRe du nom, qui fut la tige de la branche des
seigneurs du Cannet.
Armes : D'or, à la croix jleuronnêe, au pied
fiché, de gueules; au chef d'azur, chargé d'une
étoile à huit rais d'or.
RAYMOND {de).
Très ancienne maison originaire du Haut-Lan-
guedoc, représentée dès la fin du xn» siècle dans le
comté du Lauraguais qu'elle habite encore aujour-
d'hui.
Jacques de Raymond épousa, en 1612, Mar-
guerite de Cahusac, fille de Jean-Jacques, sei-
gneur de Cahusac, et de Glaire de Voisins ; de
ce mariage sont issus : Jacques, tige de la bran-
che de la Nougarède; et Bernard, tige de la bran-
che de Cahusac qui a conservé ce nom en vertu
de la donation du 22 décembre 1621, par laquelle
Marguerite de Cahusac céda à son fils Bernard,
« afin qu'il put trouver parti de mariage plus con-
venable suivant sa qualité » la seigneurie de Cu-
xac ou Cahusac, en Cabardès, avec toutes ses dé-
pendances et la justice haute, moyenne et basse,
à la charge par le donataire d'en porter le nom.
Les deux branches de la Nougarède et de Cahu-
sac ont donné un grand nombre d'officiers aux
armées. Dans la branche de la Nougarède, huit
frères ont été en même temps chevaliers de Saint-
Louis.
Alliances : Branche de la Nougarède : la
Faille, Capello, Bories , Ricard- Villeneuve , San-
che, Hervilly, Llobet, Raymond-Cahusac, Luppé.
Branche de Cahusac : la Faille, Guilhermy, La
Tour d'Auvergne, Lauraguais, Cousy-Fajolles,
Lacoste-Belcastel, la Vergne, Peytes-Montcabrier.
Auberjon, Clausade-Mazieux; Adhémar de Cran-
sac, Saulces de Freycinet, Barthélemy-Gramond,
Roaix, Gauléjac.
Armes : D'azur, à un chien d'argent passant,
surmonté d' un croissant du même; au chef de
gueules chargé de trois étoiles d'or.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
RAYMOND DE LA GRANGE.
Ancienne famille, qui a formé plusieurs bran-
ches, dans la province de Guienne et du Limou-
sin, particulièrement en Angoumois, en Périgord
et en Angénois, et qui a la qualité de noble de-
puis de 700 ans, ce qui est prouvé, en remontant
ce temps-la, par les places distinguées que plu-
sieurs de ce nom ont occupé dans le clergé de
France.
Tome II
21
— 643
— 644 —
On trouve un Raymond Bernard qui fut évêque
d'Agen en 1127. C'est de son temps et par ses
dons particuliers que le couvent des religieuses
de l'ordre de Fontevrault, de Sainte-Marie du
Paradis, près de la Garonne, en Condomois, fut
fondé et construit sur un terrain donné par les
ancêtres de la maison de Malvin.
Un grand nombre d'autres ont servi l'Etat et la
pairie dans les postes honorables de maréchaux
de camp, de brigadiers des armées, lieutenants-
colonels, capitaines, etc. 11 y en a même eu un,
nommé Roger, comte de Raymond, de la branche
de Raymond, seigneurs des teries de Saint-Ger-
main, Sainte-Colombe, etc., qui a été officier gé-
néral de Bavière et est mort étant gouverneur d'In-
golftadt, sans laisser de postérité ; quatre autres
ont occupé, depuis 1570 et les années suivantes,
jusqu'à nos jours, des charges de président et de
conseiller au Parlement de Bordeaux.
Cette famille est aussi distinguée par de belles
alliances qu'elle a contractées avec les meilleures
maisons du royaume.
Cette famille, quelqu'ancienne qu'elle soit, ne
peut cependant remonter à une filiation suivie,
par défaut de titres, dispersés ou ruinés par le
ravage des guerres ou autres accidents , qu'à
Hélie de Raymond, Ier du nom, qui vivait vers
1449.
Elle a formé entres autres branches, celle de
Raymond de la Grange, Preyssac, la Borie, La
Cote et Sainte-Croix, près de Mareuil, en Péri-
gord. Elle a pour auteur Jean de Raymond, IRe du
nom, seigneur de la Grange, issue de la branche
des seigneurs de Raymond de Beausoleil.
Le troisième fils de Jean IIIe, Jean IVe a formé
à son tour un rameau de la dite branche de la
Grange.
Armes : Losange d'or et d'azur.
RÉ AULX (des).
Maison originaire du Nivernais, établie en Brie,
ensuite en Champagne. Elle est nommée, dans les
anciens titres, des Ruyaulx, et tire son nom d'une
terre qu'elle possédait dès l'an 10'xO, qu'elle a con-
servée jusqu'à la fin du xvie siècle, et qui était si-
tuée près de Saint-Pierre-le-Moutier, paroisse du
Vieuglain ou du Veuillin.Ony voyait, pour preuve
de son existence et de l'ancienneté de sa noblesse,
des tombes et épitaphes placées au commence-
ment du xive siècle et d'autres successivement qui
rappelaient la descendance de cette maison depuis
Baudouin des Réaulx, homme d'armes, le pre-
mier connu, vivant vers l'an 1040, jusqu'à Phili-
bert des Réaulx, mort en 1456.
Un Claude des Réaulx, qui vivait en 1611, se
pourvut de l'officialité de Nevers et obtint une
sentence, qui condamna le curé du Veuillin à
faire remettre et porter les tombes sur le lieu
et la place où elles avaient été avant l'enlève-
ment. Vers l'an 1534, la branche cadette deve-
nue l'aînée de cette famille, et la seule qui sub-
siste aujourd'hui, passa en Brie, et, depuis 1612,
elle est établie en Champagne. Cette maison a
fourni en différents temps, des sujets de l'ordre
de Saint-Jean de Jérusalem : l'histoire de Malte,
par Naberat, apprend qu'Aimery des Réaulx, reçu
dans la langue d'Auvergne, portait l'étendard
du grand maître de Villiers de l'Isle-Adam, au
siège de Rhodes, entrepris par Soliman, vers l'an
1522. Elle a eu des alliances distinguées avec les
meilleures familles du royaume.
Cette maison, lors des recherches de la noblesse
de Champagne en 1667, produisit ses titres, et fut
maintenue dans tous ses droits. Nous avons dit
que Baudouin des Réaulx, le premier de ce nom
connu, vivait en IO'iO. Il fut inhumé dans l'église
du Vueillin en 10i8.
On trouve en 1248, une dame des Réaulx, qui
rendit foi et hommage en la chambre des
comptes de Nevers, pour le fief et la maison des.
Réaulx, que l'on peut croire être la femme de
Baudouin II, sur lequel on n'a aucun renseigne-
ments; mais on rapporte des preuves certaines
de Baudouin 3e du nom, et qui commence la
filiation de cette famille. Il est nommé dans un
acte de foi et hommage de 1280.
Au ixe degré, nous remarquons Constantin des
Réaulx, écuyer, seigneur de Brison, gentilhomme
ordinaire de la Chambre du roi, qui reçut de
Louis XIII, le 27 mars 1617, la commission de
commander à Pont-sur-Yonne, dont il était le gou-
verneur, et de défendre cette place, très impor-
tante pour son service.
Son fils, Gabriel des Réaulx, chevalier, seigneur
de Grify, lieutenant des gardes du corps, maître
d'hôtel du roi, mestre du camp d'infanterie, capi-
taine d'une compagnie de 100 chevaux légers, fut
admis, le 16 janvier 1620, chevalier de l'ordre du
roi; il fut chargé, le 25 février 1621, d'aller appaiser
les troubles qui s'étaient élevés dans le Vivarais
et ,en Languedoc, avec un pouvoir absolu sur ces
provinces ; il fut aussi chargé de la conduite du
maréchal de Marillac, lorsque cet officier général fut
arrêté par les ordres du roi. Il mourut le 4 novem-
bre 1644, âgé de 62 ans, et fut inhumé en l'église
de Coclois, avec Guillemette de Marolles, son
épouse. Leurs enfants leur firent élever un monu-
ment, sur lequel se voient les armes de cette
maison et ses alliances. On conserve dans la
famille une lettre du cardinal de Richelieu, du
26 octobre 1631, une autre de la même année, par
M. le Bouteiller, qui l'instruisait de toutes les
marches du roi, et plusieurs lettres originales
écrites de la main do Louis XIII en 1632, à l'occa-
sion des commissions importantes que ce prince
lui avait confiées, et d'où dépendait la sûreté de
sa personne et la tranquillité de l'Etat, ce qui
prouve le cas qu'on faisait do lui à la Cour.
— 645 —
— 646 —
Son fils aîné René, baron de Lirey, seigneur de
Coclois, fut chargé de la garde du duc d'An-
goulême, détenu au château du fort de Mon-
trond, dont il avait le commandement depuis le
24 août 1652. Il devint maréchal des camps et
armées du roi.
La terre de Coclois fut érigée en Marquisat en
faveur de son fils Louis des Réaulx, en 1690, avec
mutation du nom de Coclois en celui de des
Réaulx. Il est dit dans les lettres d'érection de
cette terre, que l'ancienne noblesse de la famille
des Réaulx a été prouvée par titres, qu'elle a
donné plusieurs grands et vertueux personnages
f[ui ont rendu des seroices considérables à l'Etat.
Lors de la recherche, qui fut faite en 1667, de la
noblesse de Champagne, René des Réaulx pro-
duisit ses titres depuis Jacques des Réaulx, marié
en 1458, à Jeanne de Villeneuve et il fut maintenu
dans la possession de la qualité de noble et de
chevalier>. dans la jouissance des privilèges et
exemptions dont jouissent les véritables gentils-
hommes du royaume.
Armes : D'or, au lion monstrueux de sable, à la
face humaine de carnation, chevelèeet barbée de
sable.
REDON {de).
En Condomois et Agénois, famille qui se dit
issue d'un Amalric de Redon, sénéchal du duché
d'Aquitaine, le 13 octobre 1321, et qui a été main-
tenue dans son ancienne noblesse, par ordonnan-
ces du 3 août 1666 et du 5 juillet 1698, sur des titres
qui justifient sa filiation.
Cette famille est divisée en cinq branches,
toutes subsistantes. De la cinquième, de laquelle
était Jean Joseph de Redon de las Cassagnes,
lieutenant-colonel du régiment de Reauvoisis,
chevalier de Saint-Louis, mort, âgé de 76 ans,
le 17 juillet 1745, étant brigadier des armées du
roi depuis le 1er mars 1738, ne laissant qu'un fils,
marié en Artois.
Armes : D'azur, à deux tours d'argent, posées
l'une à côté de l'autre.
REGNARD DE LAGNY.
Famille établie en Brie, représentée en 1773 par
Sébastien-Louis Regnard, en faveur de qui Sa
Majesté Louis XVIII, a établi le titre de baron,
transmissible aux aînés de la maison, par lettres-
patentes, en date du 26 octobre 1816. Les motifs
de cette grâce sont ainsi exprimés dans les dites
lettres-patentes :
« Voulant témoigner notre satisfaction des bons
« et loyaux services du sieur Regnard de Lagny,
« maire de la Ferté-sous-Jouarre, membre du
« collège électoral du département de Seine-et-
« Marne ; voulant récompenser le zèle que ses
« auteurs et lui ont manifesté pour Louis XVI,
« notre auguste frère et prédécesseur, et pour
« notre personne ; à ces causes, nous avons, etc. »
Ces actes de dévouement sont consignés dans
les mémoires du temps, notamment la réception
faite le 24 juin 1791, au roi Louis XVI et a la
famille royale, à leur passage à la Ferté-sous-
Jouarre, lors du funeste retour de Varennes.
Depuis, ces augustes princes daignèrent toujours
se montrer sensibles au souvenir des preuves d'un
zèle si courageux et si désintéressé, et qui attira
sur cette famille fidèle à ses princes, et à l'hon-
neur, de cruelles, mais honorables persécutions.
Armes : D'argent, à la barre d'azur, chargée du
signe de l'écreoisse d'or ; coupé d'azur, au renard
passant d'or sur une terrasse du même, surmonté
de trois étoiles d'argent.
Supports : Deux branches de lis, portant à
dextre deux fleurs de lis, et à senestre trois fleurs
de lis, le tout au naturel.
Devise : A liliis omnia.
REGNAULD DE LA SOUDIERE.
Cette famille est originaire du Poitou. Son nom
s'écrit indifféremment Regnauld ou Regnaud.
Elle a formé plusieurs branches dont quelques-
unes sont éteintes.
Le premier auteur connu est Guillaume Re-
gnauld, seigneur de la Soudière, qui fit un par-
tage en septembre 1290.
Armes: D'azur, à trois pommes de pin d'or.
REILHAG (de).
Famille originaire du Limousin, remontant au
xne siècle, dont la branche aînée s'est éteinte,
en 1567, dans la personne de Jean de Reilhac, Vte
de Mérinville, tué à la bataille de St-Denis.
Elle a donné : un avocat du roi au parlement
(1380-1399) : un secrétaire de Charles VII et de
Louis XI, général de finance (1420-1505) : un grand
échanson (1455-1502)
Elle s'est alliée aux Magnac, Chabot, Fleury,
Chanteprime, Brilhac, Mortemer, Ste-Maure,
Chamborant, Frottier, Ruz, Vaudetar, Boilesve,
Le Picart, Champagne, Meaux, Boubers, Lespine,
Pidoux de Montauglaust, etc.
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4, d'argent, au lion
de sable ; aux 2 et 3, de gueules à l'aigle d'or.
REPRÉSENTANT ACTUEL
Reilhac (Albert- Alphonse-Marie-Joseph,
647 —
— 648 —
Gte de) né le 29 juin 1846, seul et dernier
du nom, veuf en premières noces de Marie-
Renée de Gaix, dont une fille : Françoise,
née le 15 mars 1874. Résidences : 16, rue
de Marignan à Paris et château de Mon-
try par Esbly (Seine-et-Marne).
Mère : Madeleine-Henriette de Ligon-
dès, née le 18 juin 1812.
REISET (de).
Famille originaire de Lorraine, qui remonte à
Robert Reiset, écuyer du prince de Linange en
1394, et qui s'établit en Alsace, en 1469, en la per-
sonne d'Henry de Reiset, seigneur de St-Loup,
écuyer de Philippe le Ron, duc de Rourgogne.
Elle a fourni : un lieutenant-général des mous-
quetaires du roi, quatre receveurs généraux, un
gentilhomme de la Chambre, un commandeur et
des chevaliers de St-Louis, un commandant des
gardes du corps, un grand-croix et des chevaliers
de la Légion d'hon leur, un membre de l'Acadé-
mie et un ministre plénipotentiaire.
Elle est en possession d'un titre de comte, de
deux titres de baron et d'un titre de vicomte.
Elle s'est alliée : aux de Mougé, Carré de Beau-
doin, de Ségur de Méry de Guitterie, d'Arju-
zon, de Beurnonville, de Sancy-Parabère, de
Grandval, de Retz, de La Martellière, de Beyerlé,
de Laumond du Temple, de Fontenay, de Fro-
mont, de Rouilhac, de Beaupré.
Armes : D'azur, au croissant d'argent, surmonté
d'un trèfle d'or et soutenu de trois coupeaux de
même.
Devise : Fortis in verbis sicut in armis.
RENAUD (de).
Ancienne noblesse de la ville d'Arles, en Pro
vence, où elle a tenu, de tout temps, un des pre-
miers rangs, et établie aujourd'hui à Salon, où
elle fait sa résidence à cause du voisinage de la
terre d'Alein, qu'elle possède depuis le xve siè-
cle.
On trouve dans les guerres du xi« xn« et xme
siècles les Renaud, servir avec distinction, sur-
tout pendant les croisades et le règne des Boson,
auxquels ils avaient rendus de grands services.
La filiation de cette famille remonte à Fouquel
de Renaud, créé premier podestat de la ville d'Ar-
les en 1212, et qui fut à la têle du peuple pour le
recouvrement de la liberté.
Au xine degré, César de Renaud, seigneur d'A-
lein et autres lieux, obtint du roi Louis XIV, en
1696, l'érection de la seigneurie d'Alein en mar-
quisat.
Armes : De gueules, à dix losanges d'or, posés
4,4 et 2 .
RENTY (de).
En Artois : terre et seigneurie qui a donné son
nom à une illustre maison dont la branche aînée
tomba en quenouille dans le xive siècle.
Isabelle, fille et héritière d'Adrien, seigneur de
Renty, épousa en 1350, Guillaume, sire de Croy
et d'Araînes, à condition que ses descendants
écartèleraient de Croy et de Renty, ce qu'ils ont
toujours observé depuis plus de 400 ans.
La maison de Renty subsiste encore dans des
cadets.
Gaston-Jean-Raptiste, baron de Renty, né en
1611, mourut en odeur de Sainteté le 24 avril
1648.
Son petit-fils, le marquis de Renty, baron de
Landel, fut capitaine des gendarmes de Rourgo-
gne.
Armes : D'argent, à trois doloires de gueules, les
deux du chef adossées.
RESSÉGUIER (de).
La famille de Rességuier, qui a donné pendant
les trois derniers siècles, une suite non interrom-
pue de magistrats remarquables par leurs ver-
tus, leurs talents, leurs lumières et leur dévoue-
ment à la monarchie, était originaire du Rouer-
gue. En 1372, le duc d'Anjou, frère du roi Char-
les V, donna la terre de Gradels, partie à Guil-
laume de Laparra, partie à Rernard de Ressé-
guier, pour les récompenser de leurs services con-
tre les Anglais. Antoine de Rességuier, consul
noble de la ville de Rodez, figure parmi les con-
suls de la cité qui reçurent Jean II d'Armagnac
à son entrée le 9 mars 1380. Jean de Rességuier,
fils d'Antoine, est l'auteur de la branche aînée
des seigneurs de Gradels, éteinte en Rouergue
en 1640; et la branche des seigneurs de la Bon-
nefoussie, de Villecomtal, puis marquis de Mi-
remont, qui s'établirent à Toulouse dans la per-
sonne de Bertrand de Rességuier, nommé con-
seiller au Parlement par François Ior en 1518.
Jean de Rességuier, neveu de Bertrand, fut
nommé conseiller en 1558; il est l'auteur de la
branche encore représentée, qui a donné un pro-
cureur général et dix conseillers au Parlement
dont cinq ont été présidents.
Armes : D'or, à un pin de sinople terrassé de
même; au chef d'azur à trois quinte feuilles
d'argent ; Alias : trois trèjles d'argent.
649 —
— 650
REVIERS DE MAUNY (de).
En Normandie, diocèse de Lisieux. Ce lieu est
connu dans le pays, antérieurement à la religion
chrétienne, par un camp romain, dont on voit les
vestiges considérables dans son district, dont le
feu comte de Caylus a donné la description dans
le tome IV de son Recueil d 'antiquités Egyptien-
nes, Etrusques, Romaines et Gauloises.
L'antiquité de ce lieu est confirmé par les actes
de Saint-Vigor, évoque de Bayeux, qui, pour évi-
ter les embarras du mariage, où ses parents vou-
laient l'engager, quitta sa maison paternelle d'Ar-
ras, et vint avec le jeune Théodomire se cacher
dans le village de Reviers, où, vers 545, il fit bâ-
tir un monastère, d'où il fut tiré quelques années
après, pour occuper le siège épiscopal de Bayeux.
Ce monastère fut ruiné dans le ix» siècle, durant
les courses des Normands.
Les anciens seigneurs du nom de Reviers ont
été comte de Brionne dans la haute Normandie,
barons de Crépon, et seigneurs de Reviers dans
le Bessin. On voit par différentes chartes de ces
seigneurs, qu'ils prenaient indifféremment les
surnoms de Reviers et de Vernon. Le. P du Mous-
tier, dans son Neustria Pia, fait descendre la
maison de Reviers, alliée au duc de Normandie,
de Gersaste, frère de Gonnor, native du Bessin.
Mais un mémoire dressé sur titres, qui a été re-
mis en 1771, par le marquis de Prunelé, apprend
que cette maison de Normandie tire son origine
de Richard, seigneur de Reviers en Bessin, baron
deNehou en Côtentin, seigneur de Montebourg,
l'un des chevaliers qui accompagnèrent, en 1066,
Guillaume le Bâtard, duc de Normandie, à la
conquête de d'Angleterre, où il fut créé comte de
Devon et d'Exeter.
La famille de Reviers fit de si grandes dona-
tions à l'abbaye de Montebourg dans ses com-
mencements, qu'elle a été en quelque sorte re-
gardée comme fondatrice, et ce qui a donné lieu
à cette opinion, c'est qu'on voit encore aujour-
d'hui dans la place la plus honorable du chapitre
le tombeau de Richard de Reviers, avec cette
inscription en forme d'épitaphe, d'une écriture
très ancienne: hic j ace t Ricardus de Reviers hu-
jusce monasterii fundator. Cependant il est cer-
tain que ce fut Guillaume le Conquérant, qui a
doté le premier cette abbaye, autrefois très con-
sidérable, et peuplée d'un grand nombre de reli-
gieux.
Beaudouin de Reviers, comte de Devonshire,
fut la tige de la branche restée en Angleterre.
On trouve dans un ancien manuscrit: Richard
vivant environ l'an 1115 ou 1116, Guillaume de
Vernon vivant en 1151 ou 1152 auquel succéda Ri-
chard de Vernon en 1165.
Nous ignorons s'il en subsiste de ce nom en
Angleterre et la suite de' la branche de cette fa-
mille en Normandie, qui a été maintenue dans
son ancienne noblesse, en 1469. Les armes des
ci-dessus nommés étaient : d'argent, à six losanges
de gueules, 3, 2 et 1, les mômes que portent les
seigneurs de Sougy et de Mauny.
Roger de Reviers, chevalier, épousa vers 1230,
Anne de Sabrevois, d'une ancienne famille de
Normandie. Il fut le bisaïeul de Jean de Reviers,
Ie'' du nom, seigneur de l'Isie-Thibault, qui com-
mence la filiation suivie de cette famille.
Son descendant au IVe degré, Jean de Reviers,
ffle du nom, Mauny et Villeconin, fit hommage
au roi, à cause de sa grosse tour d'Etampes en la
Chambre des comptes de Paris, le 15 janvier 1512,
pour raison de la moyenne et basse justice de
Souzy, dont il donna encore une déclaration au
roi le 13 avril 1540.
Un de ses descendants, Jacques de Reviers,
chevalier, seigneur de Souzy, la Motte, etc, et
ainsi qualifié dans le contrat d<3 mariage de Louis
de Reviers de Mauny, son cousin de Germain,
fut maintenu dans sa noblesse, avec Charles son
père, et Anne de Reviers de Mauny, sa cousine
en date du 28 janvier 1667.
La branche des seigneurs de Mauny, part du 5e
degré, et a pour auteur Abdenago de Reviers, fils
puiné de Jean IIP du nom, mort le 26 avril 1586,
en laissant postérité, qui s'est poursuivie jusqu'à
nos jours.
Armes : D'argent, à six losanges de gueules,
3, 2 et 1.
RIBIER (de).
Seigneur de Lavaur, de Plaignes, de Chava-
niac, de Layre, de Lascombe, de la Roche, de
Cheyssac, du Châtelet, de Tautal, de Ramenet et
autres lieux, dans les prévôtés de Mauriac et de
Maurs .
Le berceau de cette famille est l'ancien châ-
teau de Lavaur, près de Mauriac, dont il ne
reste plus aujourd'hui qu'une partie servant de
ferme. Ses premiers auteurs connus prenaient in- ,
différemment le nom de Lavaur ou celui de Ribe
ou Ribé. Jean et Durand de Ribé, frères, acqui-
rent des cens et rentes ainsi qu'une partie de
biens-fonds, de Raymonde de Ribé, leur pa-
rente, femme de Jean Torbiac, par acte scellé
du sceau de Jean, cellérier du monastère de Mau-
riac, faisant les fonctions de doyen au mois de
juin 1269. Ces mêmes Jean et Durand, unis à
Alizé de Lavaur, leur mère, et à Pierre, leur
frère, rendèrent hommage au doyen de Mauriac,
le lundi après l'Assomption 1287, et le dimanche
après l'Epiphanie 1289. Jean de Lavaur, clerc, ac-
complit semblable formalité le lundi après la fête
de St-Laurent 1291, et Pierre à la fête de St-
Pierre, en 1343.
— 651 —
— 652
De cette souche de la famille de Ribier sont
sortis plusieurs branches :
Les seigneurs de Plaignes ;
Les seigneurs de Lascombes, de Chavaniac,
seigneurs de la Roche.
Armes: De gueules, au lévrier saillant d'ar-
gent, colleté de gueules ; au chef d'azur, chargé
de trois étoiles d'or.
RIBIER DE VILLEBROSSE.
Cette famille originaire du Gâtinais, a pour au-
teur Guillaume Ribier, écuyer, seigneur de Vil-
lebrosse et des Arpentis, capitaine pour le roi,
du château de Blois, anobli pour services, par
lettres registrées le 31 mars 1515. Il eut pour fils
Guillaume Ribier, écuyer, seigneur du même
lieu de Villebrosse, trésorier de la Vennerie, ca-
pitaine du château de Madrid, et Gruyer du Bois
de Boulogne, près Paris, qui avait été fait prison-
nier à la bataille de Pavie, l'an 1525, étant alors
archer de la compagnie de l'amiral Bonnivet.
Ses descendants ont toujours suivi le parti des
armes, et occupé différents emplois militaires,
dans lesquels ils ont rendu des services distin-
gués.
Armes : De gueules, à la fasce ondée d'argent,
à la tête de licorne du second émail, posée à la
pointe de l'écu.
RIBIERS (de).
Famille originaire du Comtat Venaissin.
Jean de Ribiers, prieur de St-Domat, et Cha-
noine régulier de St-Ruf à Avignon, vivait en
1480.
De 1535 à 1669, divers de ses membres ont oc-
cupé quatorze fois les charges honorables de Vi-
guier et de Consul de la ville de Pernes, et, de
L65'j à 17 H, cinq fois celle de primicier de l'Uni-
versité d Avignon, toutes charges qui anoblis-
saient.
Armes : De gueules, au chevron d'or, accompa-
gné en chef de deux étoiles d'or, et, en pointe,
d'un croissant d'argent surmonté d'une palme
d'or.
RICARD (de.)
Famille ancienne de Provence, où elle réside
encore de nos jours, divisée en deux branches:
l'aînée à Toulon, d'où cette famille est originaire,
et la seconde à Aix, où elle a donné des conseil-
lers au Parlement et des officiers de mer et de
terre. On ne peut établir d'après les titres, la filia-
tion suivie de cette famille qu'à partir de Jacques
Ricard, qui vivait vers 1524.
De cette famille étaient : Jules -Vin cent Ricard,
reçu chevalier de Malte, et ensuite le second pré-
sident de la Cour des Aides de Paris, Jean-Fer-
dinand de Ricard, grand'eroix de Malte, et Jean-
Etienne de Ricard, commandeur de la Romagne,
qui avait été en sa jeunesse, enseigne d'une ga-
lère de France, puis lieutenant d'une galère de
Malte, sur laquelle il fut blessé en 1700, à l'abor-
dage et prise d'un vaisseau turc de 70 canons,
dont le principal étendard fut envoyé à Aix, lieu
de leur naissance, par ordre du grand maître.
Par concession du roi Louis XIV, de l'an 1651,
régistrée au parlement d'Aix, cette famille a
ajouté à ses armes un chef d'azur, chargé d'une
fleur de lys d'or.
Armes: D'or, au griffon de gueules; au chef
d'azur, chargé d'une fleur de lys du champ.
Supports : Deux griffons d'or :
Cimier : Un griffon du même, tenant un éten-
dard.
RIGHEMONT
(de).
DE RIGHARDSON
Très ancienne famille originaire du royaume
d'Ecosse, dont était Jean de Richemont, chevalier,
qui servit en Portugal, sous le grand maître de
l'ordre militaire de Saint-Jacques. Une branche
de cette maison s'est établie en France depuis
plusieurs siècles, et a successivement exercé des
emplois honorables au service des rois de France,
et contracté des alliances distinguées.
François de Richemont servi avec distinction
sous le roi Henri IV et Louis XIII. Il fut fait
exempt des gardes du corps de ce dernier, et
nommé commandant de la ville et du château de
Sully-sur-Loire, par provisions données au camp
devant Montauban, le 11 octobre 1621, puis com-
missaire ordinaire d'artillerie, par brevet du 10
juillet 1623.
Jacques III, autrement dit le prétendant, recon-
nut la noblesse et l'ancienneté de cette famille
par des lettres patentes, données à Saint-Ger-
main-en-Laye, le 12 janvier 1703, à Jean de Ri-
chemont, alors lieutenant de dragons. Celui-ci
était arrière petit-fils de François de Richemont,
dont nous venons de parler. Il laissa un fils qui
continua sa postérité.
Armes : Ecarlelé: au 1 d'argent, au réseau
de gueules; aux 2 et 3 de sinople, à la tour d'ar-
gent, surmontée de trois étoiles d'or ; au 4, d'ar-
gent, au lion d'azur.
Couronne de comte.
— 653 —
— boi —
RIGOUART D'HÉROUVILLE {de).
Famille noble, originaire de Flandre, distin-
guée dans l'épée et dans la robe. N'ayant point
connaissance de ses premiers auteurs, nous ne
pouvons la faire remonter qu'à Jean de Ricouart,
seigneur de Foucaud qui vivait vers 1552.
Dès le IVe degré, nous voyons figurer Antoine
de Ricouart, chevalier, seigneur de Villeroy, con-
seiller au Parlement de Metz, en octobre 1633,
maître des requêtes le 2 avril 1640, conseiller d'E-
tat en 1652, et comte d'Hérouville, par lettres du
mois de décembre 1654, enregistrées le 14 sep-
tembre 1657.
Cette maison a formé plusieurs branches qui
ont fourni à nos armées des capitaines et des co-
lonels distingués et des chevaliers de St-Louis.
Armes . D'azur, à l'ombre de soleil d'or ; au
chef d'argent, chargé d'un lion léopardê de sa-
ble, armé el lampassê de gueules.
RIEU (du).
Cette famille, originaire du
Languedoc, a formé les bran-
ches de Sécerac et de Maison-
neuve, de Maynadié, de Mon-
recourt, etc.
Pierre du Rieu et Jean du
Rieu furent lieutenants géné-
raux en la sénéchaussée de
Rouergue, le premier en 1630,
le second en 1637 .
Pierre du Rieu de Séverac
et de Romail fut gentilhomme
ordinaire de la chambre du
roi, par lettres patentes du 14 juillet 1622.
Jean-Louis du Rieu fut titré comte du Mesnil-
Hubert, par lettres-patentes du mois de juin 1728
où sont rappelés tous les titres de sa filiation. Sa
branche s'éteignit avec lui.
Etienne du Rieu de Maisonneuve fut cadet gen-
tilhomme dans le régiment de Savoie Carignan en
1780. Il émigra en 1791. Rentré en France, il fut
capitaine d'infanterie et chevalier de Saint-Louis
en 1815.
La branche de Maynadié a donné plusieurs che-
valiers de Saint-Louis.
Ai? mes : D'argent, à trois fasces ondées d'azur;
au chef du même chargé de trois fleurs de lys
d'or.
RIEUX {de).
En Bretagne, c'est un des plus anciennes et des
plus grandes maisons de cette province. Les sei-
gneurs de ce nom y ont possédé de grandes terres.
Selon Dom Lobineau, en son histoire de Bre-
tagne, Alain de Rieux accompagna Alain, duc de
Bretagne, II» du nom, vers 1064, à la prise du
château de Cambout.
Goscelin de Rieux fut un des commissaires
nommés, en 1089, par Alain Fergent, duc de Bre-
tagne, pour terminer le différent qui s'était élevé
entre les moines de Redon et le chapelain du duc.
Le même auteur dit que les seigneurs de Rieux
paraissaient avec éclat à la cour des ducs de
Bretagne vers l'an 1090, et en tenaient une très
considérable chez eux ; et que le lieu dont ils
prenaient le nom avaient appartenu à Allain le
Grand.
Enfin Guillaume de Rieux, écuyer, accompagna
le duc de Bretagne, lorsqu'il fit hommage au roi
de France, le 7 janvier 1409, avant Pâques.
La filiation suivie de cette maison commence à
Roland, sire de Rieux, l'un des seigneurs qui
s'assemblèrent à Vannes, en 1203, pour venger la
mort d'Artus, comte de Bretagne et d'Anjou.
Au 6e degré, Jean, sire de Rieux, Ier du nom,
rendit de grands servions au roi dans les guerres
de Gascogne, en considération desquels ce prince
le fit payer, en 1343, d'une somme, au lieu de
quelques héritages qu'il lui avait donnés, en Lan-
guedoc; il l'établit capitaine du château de Redon
en 1350, à la charge d'y entretenir 29 hommes
d'armes et 30 archers, qu'il augmenta en 1355 ; lui
donna une rente de 600 livres à prendre sur son
trésor, par lettres du 4 février 1351 et lui fit don
de 2.000 écus d'or, par d'autres lettres du 12 mars
1352, pour lui aider à retirer la terre de Rieux
qu'il avait engagée ; il servit dans la guerre de Bre-
tagne depuis le 6 avril 1352 jusqu'au 14 août
suivant.
Un de ses descendants, Jean, IVe du nom, sire
de Rieux, futlieutenant-géneral des armées du duc
de Bretagne, par lettres du 5 septembre 1472 et
capitaine de la ville de Rennes après la mort du
seigneur de Malestroit ; mais ce duc se laissant
trop aller au gouvernement de quelques-uns de
ses officiers, le sire de Rieux fut un des princi-
paux seigneurs qui se liguèrent contre lui en
1484. L'année suivante, étant rentré dans son de-
voir et dans la jouissance de ses emplois, dont il
avait été dépouillé, il commanda l'avant-garde de
son prince à la journée de St-Aubin-duCornier,
le 28 juillet 1488, contre le roi Charles VIII, et
sauva les débris de l'armée de Dinan.
Le duc, avant sa mort, arrivée peu de temps
après cette bataille, l'institua tuteur et gardien
de ses deux fils, par acte du 24 octobre de la
même année, dans lequel il est qualifié haut et
puissant seigneur Jean, sire de Rieux, chevalier,
maréchal de Bretagne, son proche parent. Ce fut
par son entremise que le mariage de la jeune du-
chesse Anne de Bretagne, fut conclu avec le roi
Charles VIII, qu'il suivit dans toutes ses expédi-
- 655 —
— 656 —
tions, et l'accompagna à la conquête de Naples,
dont, par sa valeur, il facilita l'entrée aux troupes
françaises. Après la mort du roi, il assista au
mariage de la reine, sa veuve, avec le roi
Louis XII, lequel lui donna, et au maréchal de
Gié, le commandement de l'armée qu'il envoya
sur les frontières d'Espagne en Roussillon. 11
mourut à l'âge de 71 ans, en 1518, après s'être
marié trois fois et laissant une fille du premier lit
et trois garçons du troisième.
Son fils, Claude, l'aîné des garçons, suivit le roi
François Ier daus ses expéditions d'Italie, et au
duché de Milan, contre les Suisses, et à la jour-
née de Sainte-Brigite où il fut fait chevalier. Il
exerça la charge de maréchal à la bataille de Pa-
vie ; fut fait prisonnier, et après avoir payé sa
rançon, fut un des otages donnés, par le traité de
Madrid, du 15 février 1526, à l'empereur Charles-
Quint, pour la délivrance du roi.
Cette maison a formé les branches des seigneurs
et marquis d'Acérac et des seigneurs de Sour-
déac, qui ont fourni de brillants officiers dans nos
armées.
Armes: D'azur, à dix besants d'or, 3, 3, 3 et 1.
Nous trouvons une autre maison du nom de
Rieux, écuyer, sieur du Gué, du Bois et de la
Roche, d'ancienne noblesse établie en Normandie,
dans les généralités de Caen et d'Alençon.
Armes : D'azur, au chevron dor, accompagné
de trois croissants d'argent.
RIGAUD (de).
Ou de Rigauld, seigneurs de Beaufort, de La-
vergne, de Fougeiroux, du Corail, de Bessay, de
Marenge, et autres lieux.
Famille de robe qui a donné des magistrats à la
sénéchaussée et siège présidial de Riom. Pierre-
François et Gaspard de Rigaud firent portés sur
le catalogue des nobles en 1666, mais sans filia-
tion connue. Eux et leurs héritiers firent foi-hom-
mage au roi à raison des fiefs sus-mentionnés, en
1669, 1683, 1723 et 1782. - François de Rigaud
était avant 1633, lieutenant criminel de la séné-
chaussée de Riom. — Amable-François de Ri-
gauld, servait dans les gardes du corps du roi,
compagnie de M. le maréchal de Luxembourg,
en 1691. Nous trouvons encore Jean-Baptiste do
Rigauld, capitaine d'infanterie, époux de Magde-
leine du Floquet de Real (19 août 1738).
Cette famille a clé convoquée à l'assemblée de
la sénéchaussée de Riom en 1789 et l'un de ses
membres, signataire de l'acte de coalition de
1791, a été porté sur la liste des émigrés en 1792.
Armes : D'argent, à trois lêtes de maures de sa-
ble, tortillées d'argent.
RIPERT-MONGLAR {de).
Famille originaire de Dauphiné passée en Pro-
vence.
Hugues de Ripert se trouva en 1096 avec Gi-
raud et Giraudet Adhémar de Monteil à la pre-
mière croisade.
Un de Ripert fut prévôt du chapitre d'Apt en
1256, puis évoque d'Apt en 1268.
J. B. Joseph-Elie de Ripert fut maréchal des
camps et armées du roi. Grièvement blessé à
Fontenoy, il fut fait chevalier de St-Louis sur le
champ de bataille. Il avait alors 20 ans (1745).
François de Ripert, baron de Monclar, fut con-
seiller au Parlement de Provence en 1704 et pro-
cureur-général au même Parlement, le 29 nov.
1728.
J. B. François de Ripert, marquis de Monclar
fut aussi conseiller du roi, puis procureur géné-
ral au Parlement de Provence en 1752. Il était
alors âgé de 21 ansi II mourut en 1775 après plus
de 40 ans d'exercice. Le premier, depuis la révo-
cation de l'édit de Nantes, il réclama la réhabi-
litation civile des protestants. En Juin 1768, il
prit possession, au nom du roi de France, de la
ville d'Avignon et du comtat Venaissin.
Des lettres patentes du roi Louis XV en date
d'octobre 1769, enregistrées au Parlement de Pro-
vence le 10 janvier suivant, ont concédé à Fran-
çois de Ripert Monclar, pour lui et ses descen-
dants et héritiers mâles, le titre de marquis.
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4, de gueules à la
fleur de lis d'or, traversée par une fasce d'azur
qui est de Ripert-Monclar ; au 2 de gueules, au
château à trois tours dor, qui est des Artaud;
au 3, d'azur, à trois tours d'or, 2 et 1, qui est de
Montauban.
Ces deux quartiers par suite du mariage d'André II
de Ripert avec Marie-Rose d'Artaud de Montauban. la
dernière de sa maison, dans le contrat desquels il fut
stipulé que les noms, armes, titres et qualités de la
maison d'Artaud de Montauban seraient relevés et
maintenus par André de Ripert et ses descendants.
RIOLLET DE MORTEUIL (de).
Cette famille de noble et ancienne extraction,
originaire de la province du Poitou, est établie
en Bourgogne depuis 450 ans environ, ce qui se
prouve par titrer depuis 1461 jusqu'à ce jour, et
par deux renvois de noblesse accordés sous le
règne de Louis XIV ; le premier délivré en
1669 ; le second en 1698.
Cette famille, qui n'a fait que de bonnes allian-
ces dans sa province, avait entrée et voix délibé-
rative en la Chambre de la noblesse aux Etats
de Bourgogne ; elle était divisée en quatre bran-
— 657 —
— 658 —
ches, dont deux subsistent encore. Elles ont
pour auteur commun Philippe de Riollet, qualifié
écuyer, capitaine de la Roche, dans son contrat
de mariage passé le 6 décembre 1461.
Les seigneurs de Morteuil forment la troisième
branche de cette famille. Sa tige part du 7e
degré de la branche aînée, et a pour auteur Syl-
vestre de Riollet, seigneur de Morteuil, qui fut
gendarme de la garde du roi vers 1650. Ses
descendants ont fourni plusieurs pages du roi
en sa grande écurie et des officiers de nos ar-
mées.
Armes; De gueules, au chevron d'or, accompa-
gné de trois étoiles du môme, 2 en chef et 1 en
pointe.
Supports: Deux sauvages appuyés sur leur
massue.
RISTON.
Cette famille est origi-
naire de Lorraine.
Armes : D'azur, à un chef
vron d'or, accompagné en
chef de deux abeilles aussi
d'or, et, en pointe, d'un
caducée de même ; au chef
d'argent.
RE PRÉ SE X TA N TS ACT UEL S :
Riston (Victor, Bon). — Résidence : Châ-
teau du Val-au-Mont , par Malzéville
(M.-et-Mos.). Marié à Noémie Mougenot,
dont : a) Jacques, né le 4 août 1889; b)
Nicole, né le septembre 1894.
RIVAUD DE LA RAFFINIERE.
Famille issue des rangs de la magistrature de la
sénéchaussée de Sivrai, qui a fourni au milieu des
guerres de l'Empire deux généraux distingués,
dont l'un surtout a pris une grande part aux plus
célèbres journées, et a mérité de voir inscrire son
nom à côté des noms les plus glorieux. C'est Ri-
vaud (Olivier-Macoux), comte de la Raffinière,
lieutenant-général, grand'eroix de la Légion d'hon-
neur, commandeur de Saint-Louis, membre de
l'Académie de Rouen, né à Sivrai, le 10 février
1766. Entré à vingt ans dans les dragons de La
Rochefoucauld, sous-lieutenant en 1790, il se dis-
tingua sous Dumouriez et reçut à l'affaire de Mons
les éloges de ses chefs. En 1793, après la bataille
de Nerwinde, il reçut le brevet d'adjudant-géné-
ral. Il prit une part active à toutes les batailles.
Chef d'Etat-major de l'armée des côtes de Brest
en 1794, il remplit en 1795 le même emploi sous
Kellermann à l'armée des Alpes.
Attaché à l'Etat-major de Bonaparte comme
adjudant-général, il prend part aux combats de
Castiglione, de St-Georges, sous Mantoue, où il
est atteint d'un coup de feu à la tête ; de Rivoli,
d'Arcole et à la prise de Mantoue. A son départ
d'Italie, il reçoit une lettre flatteuse de Bonaparte,
et est signalé au Directoire, par Berthier, comme
un officier plein de bravoure et d'habileté, par-
ticidièrement instruit dans le service d'Etat-
major .
Il arriva aux plus hauts grades et se retira dans
sa famille en décembre 1840, après les fatigues
d'une vie longue et active. Il avait épousé à
Couhé, le 6 fructidor an X, Marie-Charlotte de
Fricon dont il eut postérité.
Armes : Parti et coupé, le 1er d'azur à une
épée d'or mise en pal; le 2* d'argent à deux ju-
melles ondées, posées en bande de sable, soutenues
d'azur, à un lion ailé d'or, la tête semée de trois
étoiles du même posées 2 et 1 .
RIVERIEULX DE VARAX.
Famille originaire de Bourbon-l'Archambault,
qui, dès l'an 1600, a fourni des officiers aux trou-
pes du roi, et des magistrats à la cour des monnaies
de Lyon .
Le premier connu, Charles de Riverieux de la
Ferrandière, était conseiller à la cour des mon-
naies et sénéchaussées de Lyon en 1600.
La filiation suivie commence à Etienne de
Riverieux, secrétaire du roi, vers 1650.
Il eut entre autres enfants Hugues de Riverieulx,
écuyer, comte de Varax, seigneur de Marcilly,
président et lieutenant-criminel en la cour des
monnaies et siège présidial de Lyon, ancien pré-
vôt des marchands, qui épousa Blanche Alba-
nel dont il eut postérité.
Armes : D'azur, à la rivière d'argent, surmontée
d'un croissant du même.
RIVIERE (de).
Cette famille est originaire du Languedoc.
Léonard, chevalier de Rivière, maréchal des
camps et armées du roi, commandeur de l'ordre
de St-Louis, écuyer calvadour, etc., fut créé ba-
ron, par lettres-patentes du roi Louis XVIII avec
l'autorisation de transmettre ce titre à son neveu
Louis-Ulfrin qui fut, plus tard, gentilhomme de
— 659
— 660 —
a chambre du roi Charles X, maire de St-Gilles
et conseiller général du Gard.
Armes : D'or, à trois épées de gueules en pal,
les pointes en haut, soutenant une couronne.
ROBERT DE BEAUGHAMP.
Voir pour la notice
Tome Ier, page 1974.
le
REPRESENTA NTS
ACTUELS
1° Robert, Mis de Beau-
champ (Louis), né le
29 décembre 1853, capi-
taine de l'armée territo-
riale, et Mise, née Parsy,
à Lhommaizé (Vienne).
Enfants : a), Michel ;
b) Edouard; c) Evariste; cl) Marie-Louise-
Jeanne; e) Glaire.
2) R. Gte de B. (Etienne), né le 10 janvier
1859, veuf de Madeleine de Montesquieu,
château de Morthemer (Vienne).
Enfants : a) Georges ; b) Elisabeth.
1° R. Gte de B. (Raymond), né le 29 mai
1805, ancien attaché militaire de France en
Danemark, en Suède et en Norwège et
Qtesse née vitali, Chau de Saint Julien-l'Ars
(Vienne), et 7, rue Tilsitt, à Paris.
Enfants : a) François, né le 7 avril 1887;
b) Ghristiane née le 15 mai 1888.
2° R. Vte de B. (Maurice), né le 29 sep-
tembre 1858, capitaine de cavalerie; marié
à N... Turquet de La Boisserie, décédée.
Ghau Guillaume par Belabre (Indre), à
Noyon (Oiselet 175, boulevard St-Germain
à Paris.
Enfants: a) Louis, né le 4 octobre 1887;
b) Hubert né le 3 janvier 1889.
Mère des Précédents: R. Gtesse de B.,
née Mathildede Lanet. Ghau de SI -Julien-
l'Ars (Vienne) et, 205, boulevard Saint-
Germain, Paris.
ROBERT DE LIGNERAG DE GAY-
LUS.
Cette maison est originaire du Limousin.
Sa filiation prouvée remonte à l'an 1390.
Elle a été titrée : comte et marquis de Lignerac
(Gorrèze) vers 1750. Grand d'Espagne de lre classe
au titre espagnol de duc de Caylus par héritage
des Tubières (3 mai 1770); duc à brevet de Caylus
(titre français) en 1783 ; Pair de France le 4 juin
1814; duc de Caylus (titre français primog.), le 31
août 1817. Héritier de la « randesse ducale de Cay-
lus (par son aïeule M arie-Josèphe-Vincente-Roberte
de Lignerac de Caylus, comtesse de Rougé), Ar-
thur-Marie-Paul-Augustin, comte de Rougé, en
vertu de la cédule royale du 16 septembre 1893.
Armes : D'azur, à trois étoiles à six rais d'or,
au chef du même qui est de Caylus ; sur le tout :
d'argent, à trois pals d'azur qui est de Robert.
REPRÉSENTANT ACTUEL
Robert de Lignerac duc de Caylus,
(Joseph-François), né à Paris, le 29 février
1820, marié à Saint- Clair-sur-Epte, le
29 janvier 1851, à Joséphine-Benoite Fa-
fournoux, née à Paris le 18 août 1824.
ROBERT DU GHATELET (de).
En Champagne ; famille ancienne, qui tire son
origine du midi de la France, et florissait en
Réarn, en Quercy et dans les provinces voisines,
dès le xne siècle. Il en existe plusieurs branches;
celle que nous rapportons s'est transplantée en
Champagne, sous le régne de Henri IV. Une
partie des papiers de famille ayant été brûlés ou
égarés dans le fort de la révolution, on ne peut
commencer la filiation d'une manière authentique
qu'à partir de noble Joachim de Robert, qui vivait
en Réarn vers l'an 1450.
Au 4me degré nous trouvons Barthélémy de
Robert, seigneur delaGuitardie, des Trois Estocs,
du Châtelet et autres lieux, commandant une
compagnie de gens de guerre sous Henri IV, et
qui fut le premier de cette famille qui vint s'établir
en Champagne. Ce prince lui fit plusieurs dona-
tions et il acquit les seigneuries du Châtelet, de
Mondigny, etc. par son mariage contracté le
3 août 1603, avec Suzanne d'Hennin-Liétard.
Cette famille compte plusieurs officiers, entre
autres Charles Akam de Robert du Châtelet.
1er du nom, dit le baron du Châtelet, capitaine de
grenadiers au régiment du Maine-infanterie, che-
valier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis,
marié en 1712 à Jeanne Chaussé des Croisettes-
de-la-Neuville, dont il eut postérité.
Armes : De gueules, à l'aigle d'argent.
Couronne de comte.
Tenants : Deux sauvages.
661 —
662 —
ROBERT DU GARDIER.
Cette famille est originaire du Dauphiné et
Vivarais.
Elle a fourni de nombreux chevaliers de Saint-
Louis et s'est alliée aux maisons d'Urre, de Mcnt-
chenu, de Chambonnas, de Lestocq, etc.
Armes : D'azur, au lion chargent, regardant un
soleil d'or mouvant de l'angle deevtre de Vécu.
Devise : La droite voie et nul souci.
ROBIEN (de).
Cette famille est originaire d'Angleterre.
Jacques Baucher, gentilhomme anglais, s'éta-
blit en Bretagne, et épousa vers 1212, une fille de
la maison dAvaugour, comme on l'apprend par
des lettres de 1389 du duc Jean, données à Louis
Baucher, seigneur de Bobien, descendant de
Pierre Baucher, chevalier, qui avait épousé Marie
de Maure, par lesquelles lettres le duc lui accorda
la permission de changer le nom de Baucher en
celui de Bobien.
Son fils, Jacques de Bobien fut capitaine du
Croisic.
Abmes : D'azur, à dix billettes d'argent.
ROBIN DE LA GOTARDIÈRE.
Cette famille est origi-
naire d'Issoudun dans l'In-
dre.
Armes : D'azur, à un
lion d'or passant, lam-
passè et ongle de gueules,
surmonté d'un agneau d'or
aussi passant.
Couronne de comte.
REPRESENTA NTS
ACTUELS
Robin de La Cotar-
dière, Ghau de Ghaillou par Ghâtillon
(Indre) et Angers. Marié à Delle de Gargi-
lesse, dont : a) Roger, 74, rue de Miromes-
nil, à Paris ; b) Suzanne, mariée à Georges
de Ghambrttn d'UxELoup de Rosemont ; c)
Thierry.
ROBIOU DE LA TRÉHONNAIS.
Cette famille, originaire de la Bretagne, avait
formé deux branches: celle des seigneurs de
Quilliamont, de Troguindy, de Keroparty, main-
tenue par les commissaires en 1726 et par arrêt
du Parlement de 1777 (Etats 1786, ressort de Lan-
nion), qui porte d'argent^ à trois fasces d'azur,
2° et celle des seigneurs de la Busardière, de la
Tréhonnais, de Mareuil du Pont, etc., maintenue
par arrêt du Parlement de 1730, ressort de Bennes,
aujourd'hui existante.
Le premier auteur connu est Olivier, gentil-
homme de pied, qui vivait en 1543. Nous trouvons
ensuite Bené, seigneur de Lupin, référendaire à
la chancellerie en 1719 ; un évêque de Coutances
en 1836 ; un savant correspondant de l'Institut.
Jehan Bobiou de La Tréhonnais se maria vers
1773; il eut 17 enfants.
Jean, chevalier de St-Louis, fit les guerres de
la Chouannerie.
Son fils Frédéric, né à Jersey en 1820, épousa
une anglaise et en eut trois filles : a) Hélène ; b)
Mathilde ; c) Emilie.
Emilie épousa Léon Bobiou de la Tréhonnais,
capitaine au 12e hussards.
Félix épousa en 1817 Noémi de Torquat de la
Coullerie, dont il eut six enfants. L'aîné, Félix,
épousa, en 1849, Thérèse-Joséphine Le Moigne,
d'une vieille famille du Morbihan. De ce mariage
ileutsix enfants, donttrois seulementsontmariés :
1° Léon, commandant au 2e chasseurs, qui épousa
en 1882 Emilie Bobiou de la Tréhonnais; 2" Vic-
tor, qui épousa en 1890 Marie Desmouys; 3° José-
phine, qui épousa en 1887 le comte Auguste de
Boffignac, dont: a) Louis -f- en 1894; b) Léon, né
en 1894 ; c) Jeanne, née en 1896.
Armes: De gueule b, à la fasce d'or accompagnée
de six croisett.es.
Couronne de comte.
ROCHAS D'AIGLUN
Cette famille était divisée en trois branches.
Une de ces branches existait encore naguère en
Espagne; ce fut Hercule de Bochas qui, le pre-
mier, en 1613, y porta son nom et ses armes.
Une autre (de Bochassio de Castro-Aigledino)
existe encore en Dauphiné sous le surnom d'Ai-
glun, parce que le lieu d'Aiglun, situé entre Sis-
teron et Digne, fut longtemps celui de sa rési-
dence, et qu'elle l'a possédé à titre de seigneurie
à une époque déjà très reculée.
Sans parler de ses services et de sa fidélité à
ses légitimes monarques dans les temps non cri-
tiques ni orageux, cette famille a été fermement
attachée et fidèle à l'auguste dynastie des Bourbons
dans toutes les circonstances adverses. Elle pour-
rait en citer divers traits dont elle se glorifie,
quoique plus d'une fois elle les ait scellés de son
sang. Tel fut celui du chevalhr de Bochas, qui le
2J avril 1592, à la tête d'un parti de royalistes,
ayant voulu donner sur celui des Ligueurs qui
— 663 —
— 664 —
était commandé par le seigneur d'Aubignan et de
l'Oriol, fut atteint d'un coup de feu et laissé mort
sur le champ de bataille.
Comme ces trois branches de Rochas n'avaient
qu'une seule et même origine, sans doute en mé-
moire de ce, et pour mieux se reconnaître entre
elles dans les siècles à venir, chacune d'elles était
le plus souvent en usage d'orner l'extérieur de l'un
des côtés de son écusson des pièces d'armes de
l'une ou de l'autre des autres branches. Ce fait,
peut-être indifférent, ne laisse pas que d'être jus-
tifié par les empreintes d'anciens sceaux encore
attachés à des actes par quelques pièces sculp-
tées, tirées des ruines d'un édifice , enfin par des
mémoires de famille.
La première branche porte pour armes : D'or, à
la croix bourdonnèe ou po/nmetée de gueules ; au
chef d'azur, chargé d'une étoile du champ.
La seconde, celles des seigneurs des terres et
château d'Aiglun, en Provence, porte -De gueules,
à une rose d'or sans lige, surmontée d'un crois-
sant d'argent.
La seconde branche a pour auteur André de
Rochas, premier du nom, qui vivait en 1480.
Au 6e degré, nous remarquons André de Rochas,
2e du nom, seigneur d'Aiglun, dit le capitaine Ro-
chas, à cause qu'il avait commandé une compagnie
de cinq cents hommes.
La troisième branche porte : D'azur, au tau
d'argent, surmonté de trois étoiles d'or rangées
en fascc.
Cette famille compte plusieurs officiers, un avo-
cat au Parlement de Grenoble, un juge d'instruc-
tion à Gap, chevalier de l'ordre royal et militaire
de St-Louis.
ROGHEFORT (de).
Maison originaire de Bourgogne, qui a donné
deux chanceliers de France et un chevalier des
ordres du roi. Elle remonte sa filiation, dans les
grands officiers de la Couronne, à Guy, seigneur
de Rochefort, qui servait en 1369, dans la compa-
gnie d'Etienne de Flavigny, chevalier, et, en 1377,
dans celle de cent hommes d'armes du duc de
Bourgogne.
Au 5e degré, Guillaume, seigneur de Rochefort,
suivit son prince dans les expéditions militahes,
et se trouva à la guerre du bien public tenant son
parti; il combattit à la journée de Montlhéry ; fut
ensuite maître des Requêtes de son Prince, revêtu
d'emplois importants et difficiles, fut son ambas-
sadeur auprès du Pape et des Princes d'Italie, où
il résida un an ; alla au-devant des Suisses et des
Allemands prêts à fondre sur le comté de Bour-
gogne, et les éloigna à force d'argent. Tant de
services n'empêchèrent pas qu'on ne lui rendit de
mauvais offices auprès de son Prince, et comme
il en appréhendait le ressentiment, il se retira de
sa cour, abandonnant ses biens à la fureur de son
Conseil, qui ordonna aux baillis d'Autun et de
Charolais de raser ses châteaux; mais le duc
(Charles le Hardi) ayant été tué devant Nancy, le
roi Louis XI ayant réuni la Bourgogne par le
droit de réversion, il profita de l'ambassade qu'il
eut auprès du roi de France, pour le mariage de
l'héritière de Bourgogne, et se laissa tenter aux
offres que ce Prince lui fit d'une place dans le
Conseil et du gouvernement du pays de piaisois;
il le créa ensuite chancelier de France par lettres
du 12 mai 1489, lui rendit les terres de Pleuvant
et de Longeau, confisquées sur son père, en con-
sidération de ce que, pour venir à son service, il
avait abandonné des biens considérables. Il lui
accorda aussi, en juillet suivant, la mairie et le
droit de justice pour la terre de l'abergement
d'Auxonne. Ce prince ordonna aussi au roi Char-
les VIII, son fils, de le continuer dans son office
de chancelier, ce qui lui fut accordé par lettres du
22 septembre 1489. Il est nommé présent, comme
chancelier de France, au contrat de mariage du
roi avec Anne, duchesse de Bretagne, en 1491. Ses
descendants continuèrent à occuper lesplushauts
emplois et toujours à la satisfaction du roi.
Du 7e degré est sorti la tige de la branche des
seigneurs de Luçay qui a pour auteur Claude de
Bochefort, seigneur de Luçay, Ligy, Suilly, etc.
Il fut panetier du roi en juin 1554 et qualifié de
chevalier de son ordre.
Cette branche s'est continuée jusqu'à nous en
fournissant quantité d'officiers distingués et plu-
sieurs chevaliers de St-Louis et des ordres du roi.
C'est à cette branche qu'appartient le célèbre
polémiste et écrivain Henri de Rochefort, Mis de
Luçay, plus connu sous le nom d'Henri Rochefort.
Aemes: D'azur, semé de billetlcs d'or, au chef
d'argent chargé d'un lion passant de gueules.
Nous trouvons une autre maison du même nom
originaire du Forez et une des plus anciennes et
illustres de cette province. Cette famille a servi
le roi et l'Etat dans ses armées, fait des ligues
défensives avec des princes souverains dans les
siècles reculés. Elle a donné au chapitre deSaint-
Jean-Baptiste, des doyens chanoines comtes de
Lyon, ainsi que des religieux dans l'abbaye de
l'Isle-Barbe, anciennement souveraine, et des che-
valiers commandeurs de l'ordre de Saint-Jean de
Jérusalem, dit de Malte. La branche aînée ac-
tuelle de cette maison, originaire du Forez, s'est
établie à Rochemure en Vivarais, diocèse de Vi-
viers, à la faveur d'un mariage que Jean III de
Rochefort, seigneur de la Tuillière, contracta le
27 novembre 1648 avec noble demoiselle Anne de
Guion de Geix de Pampellone, native de ces con-
trées.
La filiation régulière remonte à Falcon de Ro-
chefort, qui vivait en I33i.
— 665
— 666 -
Cette famille a formé une seconde branche, is-
sue du 3e degré de la première et ayant pour au-
teur Ponce de Rochefort Ier, chevalier, seigneur
d'Espercieu et de Villette.
Armes * Parti, au 1, d'azur, à trois fleurs de
lys d'or; au chef de même, chargé d'un lionissant
de gueules, qui est de Rochefort ; au 2, 'plein de
vair, qui est de la Valette.'
Cri de guerre : Lilia susiinet virtus.
ROGHEMONT {de).
Cette famille est originaire
de_Bourgogne.
w jLazare de Rochemont, bri-
gadier des armées du roi,
maréchal des logis des gre-
nadiers de la garde, fut tué
en 170 là la bataille de Leuse
(Pays-Bas).
Jules-Mathieu, baron de
Rochemont, mestre de camp
de cavalerie, fut élu par la
noblesse de Charolais, aux
Etats de Bourgogne en 1749.
René de Rochemont, frère du précédent, après
la révocation de l'édit de Nantes, se réfugia en
Suisse où il mourut sans laisser de postérité
masculine.
Antoine-Isidore de Rochemont, ancien capitaine
d'Etat-major, dernier et unique descendant de
cette famille, né en 1798, marié le 20 décembre
1828, à sa cousine-germaine Marie-Ludivine de
Rochemont, est décédé, ne laissant qu'une fille.
Armes: De gueules, au lion ravissant d'or.
ROGHETTE DE LEMPDES.
Seigneurs de Malauzat et de Lempdes.
Cette famille descend, selon toute apparence»
de Rochette, receveur du taillon à Clermont,
et l'un des plus riches particuliers de cette ville
en 1639. Elle a formé deux branches.
La première celle des seigneurs de Malauzat,
près Châteaugay ;
La seconde branche, celle des seigneurs d6
Lempdes, près de Pont-du-Chàteau, a continué
comme suit. Biaise Rochette, Ie"- du nom, écuyer,
secrétaire du roi en 1650, rendit hommage à cause
de la seigneurie de Lempdes, indivise avec l'évê-
ché de Clermont, en 1671. Il mourut en 1693, lais-
sant postérité qui a figuré dans la magistrature
et l'un d'eux, Jean- Jacques Rochette de Lempdes,
fut l'un des signataires de l'acte de coalition de
1791. Il avait épousé Marie-Anne-Eélicité de Frède-
fond de Marcillat, dont il eut trois fils et une
fille.
Armes : D'azur, à trois rochers d'or, au chef
de même.
ROFFIGNAG-GRIMODY (de).
On trouve dans les dos-
siers de Chérin une notice
sur la famille de Roffignac,
le travail est incomplet;
malgré les lacunes qu'on
peut signaler, c'est peut-
être l'œuvre la plus impor-
tante qui ait été écrite sur
cette famille.
Nous résumons ici la no-
tice de Chérin (1773) en la
continuant jusqu'à ce jour.
La maison de Roffignac,
tient un rang distingué en-
tre celles de l'ancienne chevalerie; lie a pris son
nom d'une terre située en Limosin.
Les cartulaires de l'église de Tulle et ceux des
abbayes d'Uzerche et de Vigeois ont conservé
les noms de ses premiers auteurs qui, dans les
xic et xne siècles, ont signalé leur piété envers
les monastères ou qui ont souscrit les chartes des
donations qui leur ont été faites dans le siècle sui-
vant.
On trouve : Raymond de Roffignac, chevalier,
1276 ; Hugues de Roffignac, 1298 ; Bertrand de
Roffignac, seigneur de St-Germain-les-Vergnes,
épousa, en 1337, Valérie Aubert, nièce d'Etienne
Aubert qui fut depuis Pape sous le nom d'Inno-
cent VI.
Mais la filiation n'estlittéralement prouvée que
depuis :
I. — Renaultde Roffignac, chevalier, chambellan
du roy Charles VI qui lui fit don, en 1394, d'un
hanap (vase) d'argent doré. Renault épousa Ga-
lienne de Malesec ;
IL Jean de Roffignac, chevalier, fils de Renault,
fut chambellan de Jean-Sans-Peur, duc de Bour-
gogne, puis de Charles, duc d'Orléans ; il épousa
Louise de Monteruc (1396), et mourut après 1452.
Il laissa trois fils : 1° Guy, qui suit; 2° Renault,
chevalier, seigneur de Meaulce, chambellan de
Jean de Bourgogne, comte de Nevers, dont la pos-
térité établie en Nivernais s'est partagée en deux
' branches connues : la première, sous le titre de
seigneur de Meaulce ; et la deuxième, sous celui
de seigneur d'Aspremont ; 3° Bertrand, nommé
en 1465 évêque de Sarlat, et une fdle Marguerite,
mariée en 1430 à François de Noailles, tige des
ducs de Noailles ;
— 667 —
— 668 —
III. — Guy épousa, en 1449, Marguerite de Sala-
gnac, dont :
IV. — Guy ,11e du nom, chevalier, épousa Françoise
Chauvet, fille et héritière de Pierre Chauvet, sei-
gneur de Sannat, dont :
V. — Christophe , écuyer, seigneur de Sannat,
épousa Marie Chauvet, de ce mariage : Léonard,
auteur de la branche de Grimody ;
VI. — Léonard épousa Marie de Belabre, dont :
VII. — Etienne qui épousa Françoise de Douhet,
dont:
VIII. — Louis qui épousa Anne de Mosnard de
Varrtenat (1627), dont:
IX. — Claude épousa Gabrielle du Clou (1658),
dont :
X. — Guillaume épousa Anne Mondin de Mon-
tostre (1685) , dont :
XL — Claude II épousa Marie deCoustin (1781),
dont:
XII. — François-Martial épousa Marie Bonin de
Nouic (1758), dont ■
XIII. — Claude-Alexandre épousa (1778) Marie
Clavaud de Masbertrand, de ce mariage : Ie Em-
manuel et 2° Gédéon ;
XIV.— Emmanuel épousa (1835) Ursule Duboys-
Laborde, dont :
XV. — Jean épousa Alice de Cossart d'Espiès,
fille du marquis d'Espiès (1879) ;
XVI. — Gédéon, second fils de Claude-Alexan-
dre, épousa Anne Contret, dont: 1° Jules, marié
à Henriette de Mesgrigny; 2° Auguste, marié à
Joséphine Robiou de la Tréhonnais ; 3* Irma, reli-
gieuse carmélite.
Noies complémentaires au dossier de Chérin :
Gérald de Roffignac, Alais, sa femme, avec leur
fils, Bernard, firent, vers Tan 1060, une donation
au monastère de Tulle ;
Robert de Roffignac possédait une partie de la
forêt de Corneille conjointement avec Bernard,
vicomte de Comborn et en fit donation à Saint-
Martin de Tulle en 1103 pour réparer le monas-
tère. Il fit un voyage en 1119 à Jérusalem et fut
accompagné de Etienne, son fils.
Aimeric, fils d'Etienne, fut tué en 1153, dans
une guerre que soutenait Elie, vicomte de Com-
born, son cousin.
Le nom et les armes sont au musée des Croi-
sades à Versailles, année 1119.
Armes : 'D'or, à un lion de gueules.
Couronne de marquis.
La terre seigneuriale de Grimody appartenait
ainsi que Sannat à la famille Chauvet. Léonard
de Roffignac la recueillit dans l'héritage de sa
mère .
Dans la liste des gentilhommes de la généralité
de Limoges qui ont fait preuve de noblesse en
1666, on trouve Claude de Roffignac, sieur de Gri-
mody .
Après une production de titres faites par Léo-
nard, fils d'Antoine de Grimody et de Françoise
de Blond, suit une déclaration du roi qui déclare
Léonard noble et issu de noble race (1698, ma-
nuscrit d'Hozier).
Lettre de Chérin, 1er février 1789, à François-
Martial de Roffignac de Grimody, jointe à l'envoi
des certificats de noblesse demandés pour l'en-
trée de ses fils au service militaire.
Dans la liste des gentilhommes qui ont voté aux
Etats-généraux de 1789, sénéchaussée de Limoges,
16 mars, on tiouve Martial-François de Roffignac,
chevalier, seigneur de Grimody.
Alliances. — La famille Rofflgnac-Grimody ap-
partient à la noblesse militaire. Elle a contracté
des alliances avec les familles Chauvet (1520) ;
Douhet (1580), Coustin (1731) lesquelles furent
alliées également aux Roffignac de Sannat, et
avec les maisons Pot de Piégut (1683), de Blond
(1648), d'Arfeuille (1675), de Père (1761, de Vérine
de St-Martin (1835), etc., toutes ces maisons sont
du Limousin.
O'Neill (1722) appartenait à une très ancienne
famille d'Irlande.
De Cossart d'Espiès (1879), famille ancienne et
illustre de Picardie, qui compte parmi ses membres
trois lieutenants-généraux, deux maréchaux de
camp, dix colonels, un grand' croix de St-Louis. Ti-
tre de marquis (1654). De Mesgrigny, famille origi-
naire de Champagne. La famille d'Espiès a reçu le
titre de marquis en 1654.
L'année 1789 a ouvert une ère nouvelle dans
l'histoire de France ; les privilèges ont disparu, la
noblesse a continue de verser son sang sur les
champs de bataille, comme par le passé.
Frédéric de Roffignac-Grimody, prêtre, martyr
de la foi, fut décapité à Paris, le 13 juillet 1794.
Louis de Roffignac, tué à la bataille de Fleurus,
juin 1794.
Elie de Roffignac, soldat tué à Hesse-Cassel,
février 1807.
Eugène de Roffignac, officier aux grenadiers
de la garde impériale, tué àlaBérézina, novembre
1812.
Emmanuel de Roffignac, garde d'honneur de
Napoléon, décoré à 21 ans, et capitaine dans la
garde royale de Louis XVIII.
Tous ces membres de la maison de Grimody ont
continué dans la France nouvelle la tradition d'une
famille chrétienne et militaire.
— 669
- 670 —
ROISSARD DE BELLET.
Cette famille est originaire
de la Savoie.
Pierre Roissard, fils de
Pierre Roissard, avocat à
Ghambéry, qui s'était fixé à
Nice vers 1700, fut créé en
1777 baron de Bellet^&vYic-
lor-Amédée III, roi de Pié-
mont.
Le général Roissard de
Bellet, sénateur du royaume
d'Italie, frère du 4e baron de
Bellet, opta pour l'Italie, lors de l'annexion de
1860, et a longtemps commandé en chef le corps
des Carabiniers Royaux.
Armes : De sable, à la croix d'argent engrêlée,
chargée d'une rose de gueules.
Couronne de marquis.
Devise : Res non verba.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Roissard, Baron de Bellet (Eugène), chef
de nom et d'armes, né en 1836, ancien dé-
puté des Alpes-Maritimes. Résidences : 44,
Avenue du Bois-de-Boulogne à Paris ; 19,
Promenade des Anglais à Nice, et château
de Bellet par Nice.
Enfant : Baron Jean R. de B., né en 1866,
Chargé d'affaires de la République de Saint-
Marin près le Gouvernement Français ;
mêmes résidences ; marié à Elisabeth-Caro-
line Prodgers, dont : 1° François, né en
1888; & Pauline.
Frère et Sœurs : 1° Charles R. de B., 4,
rue Masséna, Nice.
2° Clémence R. de B., veuve de Alexandre
deMiLLO-TERRAZZANi,4,rue Masséna, Nice.
3° Nathalie R. de B, 4, rueMasséna,Nice.
ROLLAND (de).
Noble et ancienne famille originaire de Nor-
mandie et établie en Guyenne depuis 400 ans, où
elle fut transférée par Etienne de Rolland, fils de
Thévenin. Plusieurs des seigneurs de ce nom ont
rendu des services à l'Etat et se sont signalés en
exposant leur vie et leurs biens, pendant les
guerres de Normandie, sous Charles VII et durant
les derniers troubles de Guyenne, sous Louis XIII
et Louis XIV.
Les alliances de cette maison sont avec les
meilleures familles du royaume.
Elle prouve sa descendance depuis Thévenin de
Rolland, écuyer, qui fut un des 100 hommes d'ar-
mes de la grande ordonnance du roi Charles VII.
11 se trouva au siège de Rouen et à la bataille de
Formigny, en 1449 et 1450, et servait encore en
1453.
Au 8e degré, nous remarquons Jacques de Rol-
land, seigneur du Pont, chevalier des ordres du
roi et gentilhomme ordinaire de sa chambre, sui-
vant les provisions du 7 juin 1645, capitaine de
cavalerie dans le régiment du duc de Guise ; il fut
aussi par la suite vice-sénéchal de Guyenne. Il se
trouva aux sièges de Fontarabie et de Salces.
Louis XIV en fit grandcas, et en récompense de ses
services, il lui accorda deux sauvegardes, l'une
datée de Saint-Denis, le 13 juillet 1652, et l'autre
de Paris, le 27 juin 1653. La famille conserve
plusieurs lettres de ce monarque, des ducs de Ven-
dôme, de Guise et de Candale, écrite à ce Jacques,
et nombre d'autres pièces qui justifient ce qu'il
est dit, touchant ses signalés services.
Ce fut lui qui, dans les derniers troubles de la
province de Guyenne, arrivés en 1652 et 1653, occa-
sionna la réduction de la ville de Bordeaux, les
troubles cessèrent, et la province ne tarda pas à
rentrer dans l'obéissance. M. Pellot, intendant de
Bordeaux, lui accorda la première maintenue de
noblesse, le 20 juillet 1666.
Il eut plusieurs enfants de Jacquette de Lurbe,
qu'il avait épousé le 30 décembre 1646, entre
autres, Joseph, le 4me} qui fut l'auteur de la bran-
che des seigneurs de Lastous. Il fut chevalier des
ordres du roi et gentilhomme de la chambre,
puis major dans le régiment de Bigorre-infante-
rie, et se retira du service avec une pension de
400 livres. Il épousa le 5 février 1696, Marie Ditte-
ronde, dont il eut postérité qui s'est poursuivie
jusqu'à nos jours.
Armes de la branche aînée : D'azur, au léopard
lionne ou au lion léopardé, couronné d'hermine.
Supports : Deux hommes d'armes, ayant cha-
cun ce la main une épée haute d'argent, la poignée
d'or, avec es mots latins sur chaque bras por-
tant l'épée, à l'un Servat, à l'autre Tuetur; et te-
nant de l'autre main l'écusson des armes.
Cimier : Un lion léopardé d'or, semblable à ce-
lui des armes, tenant de sa patte dextre un sabre
recourbé d'argent, la garde d'or, menaçant de
frapper .
Timbre : Casque taré au tiers.
Devise : Notnine Magnus, Virtute Major.
Les armes des seigneurs de Lastous, seconde
branche, sont les mêmes, avec cette différence,
qu'ils brisent : d'un lambel à trois pendants d'ar-
gent en chef.
— 671 —
672 —
ROMANET DE BEAUNE (de).
Comtes, vicomtes et barons de Romanet, sei-
gneurs de Farsac, Beaune, la Combe, le Masfau-
cher, etc. ; en Limousin, Poitou, Berry, Perche et
Normandie.
Principales Alliances, au xive siècle : de Saint-
Amand; au xv*, de Villemonne, de Masvallier,
de Bermondit ; au xvie siècle, de Faye, de Bonnet
de la Porte, delà Saigne-Saint-Georges, Aubusson
de la Villatte; au xvne, Pichard de l'Eglise du
Bois, de la Pomélie, de Villelume, du Chatenet;
au xvnp,Pichard de Saint Julien , des Maisons
du Palaut, Esmoingt de La Vaublanche, Hugon
du Prat, d'Ussel ; au xixe, de L'Hermitte, Bonnet
de Bellou, etc.
Services : Nombreux officiers et gardes du corps
du roi dont plusieurs morts au champ d'hon-
neur.
Armes : D'argent, au chevron de gueules, chargé
d'une étoile d'or en chef et accompagné de trois
branches de romarin de sinople, le tout surmonté
d'un lambel de gueules.
REPRÉSENTANTS ACTUEL:
1° Romanet (Raymond, comte de), chef
de famille, Commandeur de St-Grégoire,
ancien représentant de Mgr le comte de
Chambord dans le département de l'Orne,
résidant au château de Gevraise, au Perche,
marié en premières noces à Mathilde de
Mésenge, dont un fils, Fernand, vicomte de
R., mort en 1879, laissant, de Marie-Thé-
rèse de Fingerlin, un fils nommé Gaston,
résidant au château d'Aunay, en Norman-
die ; marié en deuxièmes noces à Camille
GoulletdeRugy, dont : a) Mathilde, mariée à
René d'Oresmieulx de Fouquières; b) Ar-
mand, qui suit, et c) Louis, mort à vingt-cinq
ans, non marié ;
2° R [Armand, comte de), ancien officier
de cavalerie, officier du Nicha m, marié à
Georgette-Robert de Beauregard, dont: a)
Mathilde; b) Louis; c) Jean.
3° Louise, sœur de Raymond, mariée à
Gaspard Pécou, marquis de Cherville.
4° R. (Olivier, vicomte de), neveu de Ray-
mond et fils de feu Gaston, vicomte de R.
et de Léontine de la Bonninière de Beau-
mont, archiviste-paléographe, résidant au
chau des Guillets, au Perche, marié à
Jeanne de Berthier-Bizy, dont : a) Joseph;
b) Marie ; c) Pierre, d) Jehan.
5° R. (vicomte René de), frère du précé-
dent, marié à Thérèse de Hauteclocque et
résidant au château d'Yvrench, en Pon-
thieu.
6° Adèle, veuve d'Adrien, comte de Se-
mallé, résidant au chau des Feugerets, au
Perche, cousine-germaine de Raymond et
fille de feu Auguste, vicomte de R., ancien
page de Charles X, aide-maître des céré-
monies de France, et de Jenny de Falai-
seau.
ROMANS {de).
En provence. D'après un certificat, donné en
la ville et principauté de Martigues, en 1744,
en faveur de Jean-François de Romans, il paraît
que cette famille est une des plus anciennes et des
plus honorables de cette ville dont elle est origi-
naire ; que Jean-Antoine de Romans, père de son tri-
saïeul, portait l'épée par sa qualité, et avait com-
mandé dans la ville; que ses descendants ont
toujours vécu avec distinction et sans dérogeance;
que le père du dit sieur de Romans, mort depuis
1729, avait été major et capitaine d'infanterie, et
avait épousé une fille d'officier; que la famille du
dit sieur de Romans est alliée entr'autres, à celle
de Bouquier, ancienne noblesse de la ville de
Marseille, et des deux côtés à celle de Broglie,de
la même ville de Martigues, de laquelle est le
maréchal de ce nom, chef de la branche établie à
Paris.
Noble Michel de Romans, qui continua la des-
cendance de sa famille, son frère aîné Jean Fran-
çois étant mort sans postérité, est qualifié officier-
major du régiment du Bretagne, dans un certificat
délivré à Martigues, le 15 octobre 1747. Il a été
d'abord lieutenant au régiment de Bretagne jus-
qu'en 1758 ; successivement chevalier de Saint-
Louis, capitaine aide-major au même régiment;
puismajor dans celui des volontaires de Glermont,
lieutenant-colonel de ce corps en 1760 et enfin
brigadier des armées du roi, par brevet du 22
janvier 170'.) ; et maréchal de camp, le 1er mars
1780.
Armes : D'or, à une aigle éplogée de sable.
Supports et Cimier : Deux lions et un demi-
tion, aussi de sable.
Couronne de marquis.
673 —
— 674 —
ROQUEFEUIL {de).
En Rouergue. Maison originaire de cette pro-
vince où le marquisat de Roquefeuil est situé.
Le Spicilège parie d'un Roquefeuil, seigneur
considérable du temps de Hugues Capet; mais cet
ancien nom s'éteignit, et Bernard d'Anduse, sei-
gneur d'Alais, épousa, en 1129, Adélaïde de Ro-
quefeuil, héritière de sa maison, dont il prit le
nom ainsi que ses descendants. Celui d'Anduse
est connu d'ailleurs : on voit dans l'histoire du
Languedoc, qu'ils se qualifiaient princes d'An-
duse, et qu'ils avaient leur monnaie.
La filiation suivie commence à Raymond de Ro-
quefeuil, leur fils, qui vivait en 1169.
Ses descendants sont à plusieurs reprises qua-
lifiés de nobles et puissants seigneurs. Ils ont
fourni des officiers a l'armée et des chevaliers de
St-Louis et des chevaliers de Malte.
La branche de Roquefeuil-la-Salle, qui subsiste
aujourd'hui, est l'aînée des autres.
Armes: D'azur, à une cordelière d 'or, passée en
sautoir.
Nous trouvons une autre maison de Roquefeuil,
originaire du Languedoc, diocèse d'Alais, dont
on fait remonter l'origine à l'an 1250.
Sa filiation commence à Guillaume de Roque-
feuil, qui s'attacha à Jacques, roi d'Aragon, et le
suivit à la conquête des royaumes de Valence et
Murcie. Il mourut vers 1273, laissant entre autres
enfants, Raimond, qui resta en Espagne, et fut
auteur de la branche des comtes des Peralada.
Elle a fini à Guillaume-Manuel de Roquefeuil,
comte de Peralada, grand d'Espagne en 1701,
mort en 1712.
La branche aînée a fini aux enfants de Roque-
feuil, dont les fils sont presque tous morts au
service.
Les autres branches sont :
1° Les seigneurs de Londres ;
2° Les vicomtes de Gabriac, sapostérité subsis-
tait dans François, dit le marquis de Roquefeuil,
vicomte de Gabriac, né à Montpellier, le 9 avril
1718, chevalier de Saint-Louis ;
3° Les seigneurs de Versols qui descendent de
Rigaud de Roquefeuil, seigneur de Versols.
Armes : De gueules, écartelé par un filet d'or,
à doiue cordelières du même, trois dans chaque
quartier.
ROQUEMAUREL {de).
Ou Rocquemaurel et quelquefois Rocquemau-
ret.
Cette famille qui prend le nom de la terre de
Roquemaurel, diocèse de Saint-Flour, est une des
plus anciennes et des mieux alliées de l'Au-
vergne.
Méry ou Aymeric de Roquemaurel, abbé de
Figeac en 1410, monrut évêque de Montauban en
1449.
Un autre abbé du nom de Roquemaurel vivait
en 1542.
Roquemaurel fut un des capitaines et des sei-
gneurs qui s'embarquèrent avec Philippe Strozzi,
amiral de France ; et avec Antoine, roi de Portu-
gal, pour aller conquérir les îles Açores sur les
Espagnols.
Armes : D\uur, à trois rocs d'échiquier d'or,
posés 2 et 1 ; au chef d'argent, chargé d'un lévrier
passant de sable.
ROTALIER {de).
Comtes de Rotalier, baron
de Bermont, seigneurs de
Rotalier et de Villers-Poz,
en Franche-Comté, d'Agen-
couri, en Bourgogne, etc.
Cette famille qui a porté
longtemps le nom de Pe-
tiiean, l'abandonna légale-
ment vers la moitié du xvur3
siècle (lettres-patentes roya-
les) pour éviter toute confu-
sion avec d'autres familles
d'un nom à peu près iden-
tique, nobles ou non.
Bien qu'elle se croie issue de noble Charles Pe-
tiiean qui vivait à Salins en 1350, à cause des
guerres qui ont ravagé la Franche-Comté au xvne
siècle et détruit la plupart des archives, elle ne
peut établir sa filiation qu'à partir d'Abraham Pe-
tiiean qui, né vers 1530, était en 1580 noble-
consul delà ville d'Orgelet. (Le « noble consul»
était à peu près à Orgelet, ce qu'était le premier
Echevin, avec, à cause de l'importance qu'avait
alors cette ville, et de la liberté dont elle jouissait,
des pouvoirs plus étendus (Rousset, 1. c.).)
Ses fils, Claude et Abraham lui succédèrent
dans ses fonctions.
Gilbert, fils d'Abraham II, reprit par droit de
retrait féodal, sur M. de Laurencin, la seigneurie
de Rotalier qui relevait directement du roi d'An-
gleterre comme prince d'Orange (1698). A la même
époque, il possédait à Arinthod une maison forte
dont une des tours existe encore (Rousset L. c.
art. Arinthod).
Son fils, Félix-Désiré de Rotalier fut conseiller-
maître en la Cour des comptes de Dôle.
Pierre-Alexis, comte de Rotalier, né en 1738,
fils du précédent, colonel d'artillerie, adjudant-
général de Custine en 1792, émigra à la fin de
l'année avec ses deux fils, l'un officier d'artillerie,
Tome 11
22
— 675 —
— 676
l'autre officier d'infanterie. Ils firent tous trois les
campagnes de l'armée de Condé.
En 1795, Pierre-Alexis de Rotalier commandait
l'artillerie royale à Quibéron où son fils cadet fut
blessé et fait chevalier de St-Louis à vingt-sept ans.
La belle conduite de M. de Rotalier à ces affaires
lui valut le titre de comte et le grade de maréchal
de camp. Le titre a été reconnu à la Restaura-
tion.
Charles-Joseph-Félix comte de Rotalier, né en
en 1766, son fils aîné, fit avec le grade de major
l'expédition de Quibéron. Rentré en France en
1802, il épousa, la même année, Marlovie de Dur-
fort de Duras, fille de Charles -Aman Fidèle de
Durfort, comte de Duras, prince de Bournonville,
et de Marie-Josèphe de Vaudreuil, et petite-fille
du maréchal duc de¥Duras et de Macloviede Coët-
quen. En 1815, il devint sous-lieutenant des
gardes du corps avec le grade de maréchal de
camp, chevalier de St-Louis, puis commandeur
de la Légion d'honneur.
Alliances : Ambly, Argy, Autume, Bard, Ber-
mont, Bueil, Chargères, Corgeat, Dixon, Durfort
de Duras, Girangy, Guernon, Haranguier, Jarry,
Longevialle, Macnamara, Marcenay, Mîchaille,
Prost, Raucourt, Razy, Ronfand, Tardy, Valde-
nuit, Valfons, Verdun, Viennay, Savy.
Honneurs : 2 généraux, 7 chevaliers de St-Louis
avant la Révolution ; 1 commandeur et 1 cheva-
lier de la Légion d'honneur, un commandeur de
l'ordre de Pie IX.
Armes: D'azur, aux trois annelets entrelacés
d'argent 2 et 1 .
Supports anciens : Deux aigles ; depuis 1780,
deux sauvages Peaux-rouges tenant un arc.
Devise : U espace, Dieu, Le Temps.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
1° Rotalier (Théobald, Comte de), né en
1830, veuf de Mathilde de Bueil, sans en-
fants.
2e R. (Hélion, Comte de), né en 1859, ma-
rié à Marie Razy, sans enfants. Château de
Rotalier et Paris.
3° R. {Charles- Albé rie, vicomte de), né
en 1836, marié à Marie d' Ambly, dont :
Maclovie, mariée au comte d'Argy, officier
d'artillerie; Marie-Thérèse; Jean et Henri,
sous -officiers de cavalerie ; Hedwi^e.
Château de Villers-Poz.
ROUGY {de).
Ville de France en Champagne, qui a donné
son nom à une maison des plus anciennes du
royaume. Le comté de Roucy a passé par al-
liance dans celle de La Rochefoucauld.
L'histoire des grands officiers de la Couronne re-
monte la filiation de cette famille à Renaud, Comte
de Reims, qui fit bâtir le château de Roucy, y
soutint le siège, mis par Hugues le Grand, en 948.
Il fut inhumé dansl'abbaye de St-Rémi de Reims,
comme porte son épitaphe.
Cette famille est divisée en plusieurs branches
dont plusieurs sont éteintes. Les armes df.s an-
ciens comtes de Roucy étaient : D'or, au lion d'a-
zur.
Les dernières branches substituées, paralliance,
au nom de Roucy, dont quelques-unes ont fait
souche en Lorraine, où elles subsistent encore,
ont fait preuve de leur ancienne noblesse, au
mois de novembre 1670 ; leurs armes sont: De
gueules, au chou d'or.
ROUGÉ (de).
La terre et paroisse de Rougé, situées en l'évê-
ché de Nantes, a donné le nom à une famille de
condition, qui prouve qu'en 1120, Hervé de Rougé,
qui en était le possesseur, fonda en partie le
Prieuré de St-Sauveur de Beré, etYvon, son pe-
tit neveu, contribua aussi en 1142 à la fondation
de Notre-Dame-de-Meilleray.
Les seigneurs de Rougé ont eu l'avantage de
n'épouser que de bonnes demoiselles, et de ma-
rier aussi leurs sœurs en maisons nobles ; leurs
plus anciennes alliances sontavec les familles de
Derval, de Tournemine, de Maillé, de Rieux, etc.
Les seigneurs de Rougé ont possédé la baronnie
de Derval, qui leur adonné pendant plusieurs gé-
nérations le droit de présider la noblesse de leur
province de Bretagne, à ses Etats, et ils possé-
daient de grandes terres dans cette même pro-
vince.
En 1356, à la bataille de Poitiers, où le roi Jean
fut pris, Bonabes de Rougé, IIIe du nom, fut fait
prisonnier en même temps que le roi, et s'étant
racheté, il fut envoyé en Angleterre, pour être un
des 30 otages du roi; il mourut en 1377.
Sa filiation remonte àRené de Rougé, r* du nom,
qui vivait vers 1600.
Pierre-François, dit le marquis de Rouget, fut
maréchal des camps et armées du roi; il fut tué
le 16 juillet 1761, au combat de Filinghausen.
Le second fils de René 1er, Jacques de Rougé,
marquis du Plessis-Bellière, capitaine-général
des armées du roi, colonel d'un régiment d'infan-
terie et d'un de cavalerie, mourut de ses blessu-
res le 24 novembre 1654 en laissant postérité.
Armes : De gueules, à la croix paltée d'argent.
677 —
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ROUGEMONT {de).
Maison puissante, ancienne et illustre de Fran-
che-Comté, marquante parmi celles d'ancienne
chevalerie et de haut baronnage, laquelle a pos-
sédé, depuis l'an 1000, et durant trois siècles, la
vicomte héréditaire de la cité de Besançon, à la-
quelle elle a donné trois archevêques : Gérard,
en 1220, après avoir été évêque de Lausanne ; Eu-
des, en 1269 ; et Thiébaud, en 1406, qui avait été
d'abord évêque de Chàlons, puis archevêque de
Vienne.
Elle tenait son nom d'une grande terre com-
posée de plusieurs villages et de la petite ville
de Rougemont, défendue par un immense châ-
teau, qui était une des principales baionnies pri-
mitives, et de laquelle relevaient grand nombre
de seigneurs bannerets et châtelains.
Les seigneurs de Rougemont qualifiés, dès le
xiue siècle, de cousins par les ducs et comtes de
Bourgogne, ont été fréquemment leurs cautions,
et leurs médiateurs ; aussi les voit-on toujours
mentionnés des premiers dans tous les traités,
chartes et diplômes importants. On remarque
Thiébaud 1er, nommé le premier dans un diplôme
adressé par l'Empereur Henri IV, à Renaud,
comte de Bourgogne, et aux principaux grands
seigneurs du pays.
Les seigneurs de Rougemont ont toujours sou-
tenu cet éclat et celui de leur ancienne origine,
soit dans les tournois, où plusieurs s'acquirent
beaucoup de célébrité, ainsi que dans plusieurs
pas d'armes, soit en contractant constamment
les plus illustres alliances. Six seigneurs de ce
nom furent reçus chevaliers de Saint-Georges,
en 1390, à l'époque de la première restauration
de ce corps illustre, qui, par déférence remarqua-
ble pour cette maison, et pour rendre hommage
aux vertus héroïques de Jacquette de Rougemont,
leur accorda la décoration de cet ordre, seul
exemple d'une pareille faveur.
Cette maison posséda la dignité de connétable
en fief héréditaire, au xuie siècle, et également
celle de gonfalonnier jusqu'en 1374.
Armes : D'or, à L'aigle de gueules, couronnée,
becquée et metnbrée d'azur.
ROGIER {de).
La famille de Rogier subsistait dans Aix en la
personne de Pierre de Rogier, marié en 1648 avec
Claire de Puget, des seigneurs de Tourtour. Il
porta les armes dès sa jeunesse, fut fait capitaine
d'infanterie dans le régiment de Mane, par com-
mission du 8 janvier 1635, fît depuis plusieurs
campagnes tant sur mer que sur terre, et fut main-
tenu dans sa noblesse parles commissaires dépu-
tés par le roi en Provence le 10 avril 1668. Il jus-
tifia qu'il était fils de Melchion de Rogier et de
Melchionne de Villar, et petit-fils de Jean-Sébas-
tien de Rogier et de Bernardine de Beaumont.
Jean-Sébastien commandait une compagnie d'in-
fanlerie en Provence l'an 1588. Il était petit-fils de
Jean Rogier, seigneur de Pugeton, vivant au com-
mencement de 1500.
Armes : D'azur, à un cheoron d'or, accompagné
en chef d'une couronne, et, en pointe, d'un épi
de millet du même.
ROTOURS (des).
Famille originaire de Normandie, qui a été
maintenue dans sa noblesse en 1589, 1641 et 1666.
Le titre de baron de Chaulieu lui a été confirmé
par lettres patentes du roi Louis XVI, en date du
mois d'octobre 1788, enregistrées au Parlement
de Rouen par arrêt du 17 novembre suivant. Ces
lettres furent concédées à Jacques-Augustin des
Rotours, procureur-syndic du clergé et de la no-
blesse au département de Vire, l'un des rédacteurs
du cahier de la noblesse du grand bailliage.
L'empereur Napoléon Ie'' confirma à son tour le
titre de baron, par décret en date de juin 1811, à
Jules-Auguste des Rotours qui fut plus tard, en
1812, auditeur au Conseil d'Etat; en 1815, sous-
préfet de Cherbourg ; en 1820, préfet du Finistère;
de 1825 â 1830, préfet de la Loire, et, le 25 juillet
1830, maître des requêtes au Conseil d'Etat.
Armes : D'azur, à trois besants d'argent, 2 et 1.
ROUARD DE GARD.
Celte famille est originaire
du Limousin.
Les renseignements sur la
filiation régulière font en par-
tie défaut, et c'est par un ma-
nuscrit de la confrérie du Très-
Saint Sacrement de St-Michel-
de-Lions à Limoges que nous
trouvons la description des
armes que cette famille portait
en 1556, et qui sont : D'argent,
au rocher au naturel, ardent
de gueules sur une terrasse de
sinople.
Nous trouvons les mêmes armes, répétées avec
une légère variante, dans un manuscrit de Lamy,
apothicaire, d'une date postérieure à 1556, qui
sont : D'argent, au rocher qui ord au naturel, à
flammes de gueules.
Dans un acte notarié de 1782, nous trouvons un
Léonard Rouard de la Boyssarde, seigneur de
Card, qui fut conseiller du roi et juge-garde de la
Monnaye de Limoges.
— 679
680 —
En 1825, un Rouard de Card, ancien procureur
du Roi près le tribunal de lre instance de Limoges,
épousa une demoiselle Leberlhon, sœur d'un Le-
berthon, baron de Bonnemie, d'une des plus an-
ciennes familles de Saintonge.
Armes actuelles : De sable, au mont de six co-
peaux d'argent, ardent de gueules.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANT ACTUEL
Rouard de Card (E.), professeur de Droit,
22, bould.CarnotàLirnoges (Haute-Vienne).
ROURE {du).
Cette famille est originaire
de Bourgogne.
Al'époqueoù Claude du Roure
embrassa le calvinisme (1501)
et s'attacha au parti du duc de
Crussol, un des chefs de la ré-
forme, le duc de Nemours, en-
voyé par le roi pour soumettre
les religionnaires duDauphiné
et du Vivarais, s'empara du
château de Roure, le pilla et le
réduisit en cendres. Tous les
titres et papiers des du Roure,
furent brûlés en cette circons-
tance, ce qui n'a pas permis aux généalogistes de
remonter la filiation de cette famille au-delà du
xvie siècle.
Un Jacques du Roure fut chevalier de St-Louis,
major-général en 1741 à l'armée de Bavière et co-
lonel d'infanterie en 1742.
Henri du Roure de Vergières, seigneur de Beau-
champs, fut officier au régiment d'Auvergne et
premier consul de la ville d'Arles en 1770.
Une branche de cette famille, établie en Angle-
terre, est éteinte aujourd'hui.
Armes : D'argent, au chêne de sinople englantè
d'or. — Alias : D'azur, au chêne d'or, à trocs raci-
nes et quatre branches passées en sautoir, englantè
de même.
Devise : A Yetustate robur.
ROUVROY DE SAINT-SIMON (de).
Maison originaire du Vermandois, qui a toutes
les marques d'ancienneté et d'illustration. Son
origine a été reconnue en Allemagne et en France
pour descendre en ligne directe de Charlemagne,
car dans les lettres patentes d'érection de la terre
de Saint-Simon en Duché et Pairie, Louis XIII la
reconnut descendre en ligne directe des comtes
de Vermandois, lesquels étaient descendus de
Charlemagne.
Olivier de Rouvroy, chevalier, vivait en 1000,
sous Henri Ier; Jean de Rouvroy, chevalier ban-
neret, suivit Philippe-Auguste à la conquête de la
Normandie sur le roi Jean d'Angleterre en 1202,
et quatre de ses descendants furent vice-rois de
Navarre. Renaud de Rouvroy fut gouverneur du
royaume de Navarre en 1277. Alphonse était sé-
néchal de Beaucaire en 1296, etc., etc. Mais la
filiation suivie et non interrompue jusqu'à nos
jours ne remonte qu'à Mathieu de Rouvroy, dit le
Borgne, grand arbalétier de France, chevalier,
seigneur du Plessis, Saint- Just, etc., qui vivait en
1339. Il avait épousé Marguerite de Saint-Simon,
sa cousine, fille aînée de Jacques, seigneur de
St-Simon, et sœur de Jacques II, seigneur de St-
Simon, maréchal de camp, colonel du régiment
de Navarre, chevalier des ordres du roi, après la
mort duquel elle devint dame de la terre de St-
Simon. Cetle maison est extraite du sang impé-
rial de Charlemagne par les comtes de Vermandois
et rois d'Italie. Leurs descendants furent seigneurs
de St-Simon et de plusieurs autres terres.
Cette maison a fourni les branches :
1° Des seigneurs de Montbleru ;
2o Des seigneurs et marquis de Sandricourt;
3° Des seigneurs de Plessis, de Rasse, ducs de
Saint-Simon.
Cette famille a fourni aussi quantité d'officiers de
tous grades et de mérite et un grand nombre de
chevaliers de St-Louis et des chevaliers de Malte.
Armes : Ecartelè : aux 1 et 4 de sable, à la croix
d'argent, chargée de cinq coquilles de gueules ; aux
2 et 3 èchiqueté d'or et d'azur, au chef du second,
chargé de trois fleurs de lis d'or.
ROUX (de).
En Provence, maison ancienne et connue sous
le nom de Roux de Gaubert ; et en Dauphiné,
sous celui des comtes de la Rie. Les titres, lors-
qu'on contractait en latin, l'ont toujours nommé
Ruffî ou Rull'o; et délia Rica en italien. Mais
depuis qu'on a contracté en français, ils l'ont
appelé de Roux ou de Roux de la Rie.
Henri de Ruffi, comte délia Rica, dont l'attache-
ment pour ses légitimes souverains lui fit perdre
son comté délia Rica et ses autres terres, fut tué
en 1357, à la tête de l'armée de la reine Jeanne.
Louis Rufîo ou de Roux, passa en France vers
1341, et suivit la reine Jeanne, qui se retira en
Provence. Cette princesse voulant reconnaître les
services qu'elle avait reçus de Louis et de ses
ancêtres, et le dédommager de la perte qu'ils
avaient faite du comté de la Rie et de leurs au-
tres terres, pour soutenir leurs souverains légi-
— 681 —
— 682 —
times, lui fit don des châteaux de Bréoule, au
bailliage de Seyne; de Salignac, au bailliage de
Sisteron ; et de celui de Chanole, au bailliage de
Digne avec toutes juridictions hautes et basses;
ce don lui fut l'ait par lettres-patentes confirmées
par Louis, fils du roi de France, le 25 mars 1382.
Ce prince y fait mention des services impor-
tants de Louis et de ses ancêtres. Le titre de ces
lettres est en latin. Louis y est nommé Messire
Louis de Roux. Ces lettres-patentes sont le pre-
mier titre de l'établissement de cette maison en
Provence.
Cette maison a donné des chanceliers au
royaume de Naples. des vice-rois à la Calabre, et a
possédé les comtés de Sinopolis, de Montalte, de la
Rie, etc., et plusieurs autres fiefs considérables.
La branche qui est restée à Naples, lieu de son
origine, soutient encore aujourd'hui le premier
lustre dans cette maison.
La filiation commence à Louis et Georges de
Roux, qui se retirèrent dans la ville de Digne, où
ils fixèrent leur habitation, et où leurs descen-
dants ont demeuré longtemps. Par acte passé à
Digne, le 14 septembre 1388, Louis fit élection du
couvent des Corel eliers de cette ville, pour le
payement de 100 florins d'or, légués par magni-
fique et puissant seigneur Henri de Roux, comte
de la Rie, à telle communauté religieuse que
Louis, son neveu, jugerait à propos de choisir.
Cette famille s'est divisée en plusieurs bran-
ches :
1° Des seigneurs de Gaubert, issue de la bran-
che aînée au 7e degré ;
2° Des comtes de Laric, barons d'Oze, établie
en Dauphiné, issue de la précédente ;
3° Des seigneurs d'Entrepierres, établie à Sis-
teron, issue de la branche aînée au 7e degré et
qui a pour auteur le frère d'Alexandre de Roux,
Ier du nom, qui fonda la première branche.
Les titres de cette maison, antérieurs à Louis L',
ont tous été extraits des archives royales de la
Zecca, à Naples, et envoyés par l'ambassadeur
extraordinaire de France à Naples dans la forme
la plus authentique. Les autres titres ont été tirés
des Archives des cours de France, telles que le
Parlement et la Chambre des comptes de Dau-
phiné et celle de Provence, où les dits titres se
trouvent enregistrés en suite des procès-verbaux
dressés par les commissaires à ce délégués, de
sorte qu'on peut dire qu'il est rare de présenter
des titres d'une maison qui soient aussi solen-
nellement authentiques que ceux de la maison de
Roux, des comtes de la Rie, ainsi qu'on peut
juger par le procès-verbal de la Chambre des
comptes de Grenoble.
Armes : Coupé, è manche d'argent sur sable, de
deux pièces et de deux demies; ècartelé d'azur,
à une bande d'or, accompagnée en chef d'une co-
lombe volante d'argent, et en pointe d'un lion
d'or.
ROYERE (de).
Seigneur de Vernoux, de la Claretie et des
Bardeties, paroisse de Saint-Cernin, de Sainte-
Eulalie et de St-Martin-Cantaleix.
Il est présumable que cette famille était origi-
naire du Limousin, bien que ses armoiries soient
différentes de celles de deux autres familles de
même nom et de la môme province.
^Elle a prouvé sa filiation depuis Guillaume
de Royère, écuyer, vivant avant 1450, sixième
aïeul de Louis de Royère, sieur de Vernoux ou
Vernouse, qui demeurait à Besse, lorsqu'il fut
maintenu dans sa noblesse en 1666. Il fit foi-
hommage au roi à cause de la maison noble des
Bardeties avec rentes et toute justice, paroisse de
St-Martin-Cantaleix, 1669 et 1672.
Parmi les alliances de cette famille, on remarque
les noms d'Armande, de Bellet, de Blanquet, de
Malbec, etc.
Armes : Parti : au let d'azur, au lion rampant
d'or, accompagné de cinq étoiles d'argent posées en
demi-orle du flanc dextre et de trois besants de
même en pointe; au 2e de gueules, à trois lévriers
d'argent Vun sur l'autre.
ROZAT DE MANDRES.
Originaire de Mandres-
sous-Châtillon, prévôté d'E-
tain, en Lorraine, près Ver-
dun, la famille de Mandres,
dont la filiation est établie
depuis le xie siècle, est res-
tée longtemps en Franche-
Comté avant de rentrer en
Lorraine ; elle a donné des
hommes de guerre renom-
més parmi lesquels Guil-
laume de Mandres, chevalier
d'armes de l'empereur Char-
les-Quint, de nombreux che-
liers de Malte et de l'ordre
Teutonique sous Louis XIV et Louis XV, des of-
ficiers de dragons et de Choiseul-cavalene.
Le titre de chevalier, sous la dénomination de
« chevalier de Mandres » fut conféré, par décret
du 15 août 1809, à Nicolas-Félix, alors colonel du
22° dragons. Les lettres-patentes sont du 17 mai
1810. La dotation était sur Erfurth.
Ce titre est devenu héréditaire, dans la branche
aînée seule, par suite des trois générations de
membres de la Légion d'honneur qui se sont suc-
— 683 —
— 684
cédé (décret du 3 mars 1810, confirmé par ordon-
nance royale du 8 octobre 1814).
Le colonel Rozat, chevalier de Mandres, décédé
à Nancy, le 6 mars 1860, commandeur de la Lé-
gion d'honneur, chevalier de St-Louis, etc., avait
épousé Marie-Thérèse de Mandres en qui finissait
la branche aînée de la famille de Mandres, dite
d'Amance ou de Donnelay ; il en releva le nom,
et en partie les armes.
Armes . D'azur, à la croix d'or, cantonnée de
quinze billettes du même , posées en sautoir aux
ltr, 2" et 4* quartiers, cinq dans chaque quartier
et de trois étoiles d'argent 2 et 1 dans le 3e quar-
tier. A la bordure de gueules du tiers de Vécu
chargée du signe des chevaliers légionnaires, au
2e point en chef.
Devise : Je crois, j'aime et j'espère.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Rozat, chevalier de Mandres, (André-
Jules-Octave), né à Paris, le 7 juin 1840
général commandant la brigade de cavale-
rie du 1er corps d'armée. 0 #, commandeur
de Ste-Anne de Russie, du Mérite militaire
d'Espagne, etc., etc. Résidence : 50, rue de
la Barre, à Lille (Nord), marié le 24 juin
1871, à Valentine-Elisaîbetla. Brouzet.
Enfants : a) Josèphe-Pauline-i^rance,
née le 'à avril 1872; b) Léonce-Paul-iVapo-
léon, né le 21 août 1877; c) Octave-Nico-
las-Jean, né le 25 février 1881 ; d) Victor-
Napoléon, né le 18 février 1888.
ROZIÈRES {de).
En Lorraine, famille confirmée dans sa noblesse,
et anoblie, en tant que de besoin, dans la per-
sonne de Thomas-Nicolas de Rozières, ingénieur
en chef à Metz, et chevalier de l'ordre de St-Louis,
par lettres-patentes du roi, données à Versailles
au mois de mars 1731, sur la représentation de
lettres-patentes de l'Empereur Ferdinand H, don-
nées à Prague, le 16 février de l'an 1628, dans
lesquelles la noblesse de Didier de Rozières est
reconnue, et pour services distingués rendus à
Sa Majesté, dans les divers sièges où le même
Thomas-Nicolas a fait preuves de talents et de
bravoure.
Armes : Coupé d'or et d'argent, par une fasce
d'azur, chargée de trois roses d'or, et accompa-
gnée en chef d'une aigle de sable, et en pointe
d'une grappe de raisin de gueules, pendante, la
lige et les feuilles, au nombre de deux, de sino-
ple.
Une autre branche de cette famille fut mainte-
nue et confirmée dans sa noblesse héréditaire,
ainsi que dans les honneurs, droits, franchises,
etc., etc., par lettres-patentes du 22 janvier 1711;
du 22 juillet 1726, et par arrêt de la Chambre des
Comtes de Lorraine, du 13 avril 1785 et 2 juin
suivant.
Nicolas de Rozières, né à Saint-Diez, le 22
mars 1747, émigra en 1791, et servit duns l'armée
de son altesse sérénissime Monseigneur le prince
de Condé; il revint en France en 1801 et rentra
dans la magistrature.
Armes : De gueules, à deux épées d'argent, em-
manchées d'or, et itn râteau aussi d'argent pen-
dant vers la, pointe, mis en pal, lié d'un cordon
d'or, au chef cousu d'azur, chargé d'une levrette
d'argent colletée d'or, et courante; le tout cou-
vert d'un armet d'argent orné de son bourlet et
lambrequins aux métaux et couleurs de l'écu, et
pour cimier une épée du dit écu.
RUEL (du).
Seigneur de Fontenil, sieurs d'Omonville, en
Normandie. Cette famille alliée à la maison de
Clèves, et en ligne collatérale à celle de Bourbon,
a, en outre, formé des alliances avec les maisons
d'un des rois de Pologne, de Jacques II, roi de la
Grande-Bretagne, et de Charles VII, empereur-duc
de Bavière. Elle a formé deux branches, et sa
filiation remonte à Jacques du Ruel, Ier du nom,
écuyer, seigneur de Fontenil, marié le 12 octobre
1489, à noble demoiselle Claude duPertuis.
Laurent du Ruel, écuyer, seigneur du Fontenil,
est issu de ce mariage, et paya dix livres neuf
sous neuf deniers pour sa part, de la rançon du
roi François Ier, et pour ravoir le dauphin de
Viennois et le duc d'Orléans, ses eufants, tenant
ostage au pays des Espagne s et en reçut quittance
le 5 février 1500.
La branche aînée est éteinte depuis l'an 1640.
C'est Jacques Ruel, IIe du nom, écuyer, sieur
d'Omonville, et chef de la branche cadette, qui a
continué la descendance de cette famille, dans
laquelle on remarque des officiers de divers
grades, dont un décoré de l'ordre de Saint-
Louis.
Armes: D'or, au lion naissant de gueules.
SABRAN PONTEVÈS (dé).
La description des armes
de cette famille, donnée
Tome Ier, page 1998, doit
être rectifiée comme suit :
Ecartelè : aux 1 et 4 de
gueules, au lion d'argent;
aux 2 et 3, contre-écartelè :
aux 1 et 4, de gueules, à un
pont d'or ; aux 2 et 3, d'or,
au loup ravissant d'azur.
SADE (de)
Cette famille est originaire de Provence .
Hugues de Sade se croisa en 1248.
A cette maison appartenait la belle Laure, que
Pétrarque a immortalisée par ses chants.
L'abbé d'Ebreuil, qui était aussi de la maison
de Sade et qui mourut en 1780, a écrit sur Pétrar-
que et ses amours avec la belle Laure 3 volumes
in-4° qui, non seulement font connaître le poète
italien, niais nous offrent un tableau de l'Histoire
civile, ecclésiastique et littéraire du xvie siècle.
Armes : De gueules, à l'étoile à huit rais d'or,
chargée d'une aigle éployèe de sable, becqnèe, on-
gle? et diamantée de gueules.
SAILLY (de).
Famille originaire d'Artois.
Aymar-Louis, seigneur et marquis de Sailly,
lieutenant-général des armées du roi, comman-
deur de l'ordre de Saint-Louis, épousa Françoise-
Adélaïde de Sainte-Hermine, dont postérité dans
Louis-Hector ; il eut également une fille, née en
1716. — Louis fut brigadier des armées du roi en
1748, colonel du régiment de Conti et se maria en
1751 à Gabrielle-Flore le Tellier de Louvois.
Armes : D'argent, au lion de gueules, lampassê
d'azur, armé et couronné d'or.
Devise : Du plus haut Sailly.
SAINT-JULIEN (de).
Famille du Languedoc qui remonte sa filiation
à Charles de Saint-Julien, qui fut déclaré noble
et issu de noble race depuis 1393, par ordonnance
du 15 janvier 1671. Il laissa un fils.
Ahmes : D'azur, à deux lions affrontés d'or, ac-
compagnés en chef d'une fleur de lis dumême, et,
en pointe, d'une colombe d'argent tenant en son
bec un rameau d'olivier de sinople.
— 687 —
— 688 —
SAINT-OUEN (de).
Cette famille, originaire de
Normandie, a formé trois
branches : celle de Pierre-
court, celle de Beauval et
celle d'Ernemont.
Les deux premières sont
éteintes.
Des titres et arrêts de
maintenue de noblesse éta-
blissent la filiation depuis
Guillaume de Saint-Ouen,
Ier du nom, qui vivait au
milieu du xne siècle.
Jean de Saint Ouen, 2e du nom, surnommé le
Hutin, seigneur de Caudecoste, ayant embrassé
la cause du roi de France contre l'Angleterre avec
son frère Charles, leurs biens furent confisqués
et donnés par Henri V, roi d'Angleterre (en 1420),
à Robert Barbot et Guillaume Aderton.
Une branche de cette maison, ayant suivi Guil-
laume le Conquérant en Angleterre en 1066, s'est
établie dans ce royaume.
Olivier de Saint-Ouen épousa, le 1er juillet 1515,
Magdeleine, fille de Guillaume de Manoury du
Tremblay et de Magdeleine de Stuart, d'une bran-
che de la maison royale d'Ecosse connue sous le
nom d'Aubigny.
Armes : D'azur, au sautoir d'argent, cantonne
de quatre aigletles au vol abaissé du même.
SAINT-PERN (de).
Cette maison est originaire de Bretagne.
Elle a formé plusieurs branches dont deux,
seules, subsistent aujourd'hui : la branche de Li-
gouyer et la branche de la Tour.
Hervé de Saint-Pern se croisa en 1248. Ses ar-
mes sont au musée de Versailles.
Bertrand Ie'- de Saint-Pern, sire de Ligouyer,
fut le parrain du célèbre connétable Duguesclin ;
il lit partie de l'ambassade qui, en 1351, fut char-
gée de conduire en Angleterre les enfants de
Charles de Blois. Plus tard, en 1358, il délivra la
ville de Rennes de la présence des Anglais.
Bertrand II de Saint-Pern, fils du précédent,
filleul de Duguesclin, fut un de ceux qui se livrè-
rent pour la sûreté de la rançon du connétable
qui avait été fait prisonnier par les Anglais à la
bataille d'Auray (1364).
En 1379, Jean et Olivier de Saint-Pern se signa-
lèrent dans l'association que la noblesse bretonne
forma à Rennes pour la défense de Jean IV et le
maintien du duché de Bretagne dans sa maison.
Armes : D'azur, à dix billeltes vidées d'argent,
posées 4, 3, 2 et 1.
Couronne de marquis.
SAINT-POL {de).
Maison originaire de Normandie, qui descend
par un puîné, des anciens barons de Saint-Pol,
connus en Bretagne dès le xne siècle. Les histo-
riens de ces provinces nous apprennent qu'elle se
distingua par sa valeur, ses voyages dans le Le-
vant et ses alliances avec les maisons de Dinan,
du Guesclin, de la Moussaie, de Ghaumont, etc.
Guillaume, seigneur de Saint-Pol, se croisa en
1195 ; son fils fut tué à la bataille de Damiette.
Jean de Saint-Pol fut un brave chevalier ; le roi
lui donna le gouvernement d'Auray, place consi-
dérable alors. Un puîné de sa nombreuse posté-
rité a continué, jusqu'à présent, sa maison qui se
divisa, depuis près de 400 ans, en différentes
branches, toutes descendant de Pierre de St-Pol,
seigneur des Fourneaux et de Vigny.
Marc- Antoine Saint Pol-Flecourt fut un des plus
braves marins du xvue siècle. Le roi le nomma
capitaine de vaisseau en 1693. Il en commanda un
dans l'escadre du prince de Conti ; au voyage de
Dantzick, ayant mis pied à terre et s'étant retran-
ché avec deux mille hommes, il soutint l'effort de
toute la cavalerie de l'électeur de Saxe, qui avait
enlevé l'équipage de l'abbé de Polignac, ambas-
sadeur en Pologne ; et, après avoir embarqué
tout son monde à la vue de l'ennemi, il joignit
son escadre avec cet ambassadeur. En 1703, après
la prise de plusieurs gros vaisseaux anglais et
hollandais, le roi lui donna le commandement de
l'escadre de Dunkerque ; il attaqua, en la même
année, une flotte de deux cents voiles, escortée par
quatre vaisseaux de guerre hollandais ; le com-
mandant fut coulé à fond, les trois autres pris et
la flotte entièrement détruite sur les côtes d'Ecosse;
les officiers et soldats furent faits prisonniers, les
flammes, banderoles et pavillons apportés à Paris.
Les employés en l'armement de Dunkerque lui
ayant donné une action de dix mille francs, il la
distribua à son équipage. En 1705, il enleva une
flotte de vingt bâtiments et deux vaisseaux de
guerre ; la même année, après en avoir pris plu-
sieurs à l'abordage, il fut tué en s'avancant pour
donner des ordres. On conduisit son corps à Dun-
kerque, où on l'inhuma avec tous les honneurs
dus à sa valeur et à sa naissance.
Il n'existe plus que trois branches de la maison
de Saint-Pol : celles de Marie et du Grand-Fé,
établies dans le Perche, et celle de la Briche,
daus l'Isle-de-France, branche aînée actuelle, dont
la filiation suivie remonte à Pierre de Saint-Pol,
seigneur des Fourneaux et de Vigny, qui vivait
en 1341, époque à laquelle il épousa Mathurine
de Saint-Pol.
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— 690 —
\
Un de ses descendants, Louis de Saint-Pol, fut
premier page de la grande Ecurie, cavalcadour du
roi qui lui a accordé, en 1814, le brevet de colonel
de cavalerie.
Cette famille compte bon nombre d'officiers
distingués et des chevaliers de l'ordre de St-Louis.
Toutes les branches de la maison de Saint-Pol
portent les mêmes armoiries.
Armes : D'argent, au sautoir dentelé de sable.
Supports : Deux lions d'or.
Cimier . Une croix haussée d'argent.
Devise : Obsil gloriari nisi in cruce.
SAINT-QUENTIN (de).
Cette famille est originaire de la Champagne et
son nom se rencontre quelquefois écrit : Saint-
Quantin.
Elle a produit plusieurs branches qui toutes ont
suivi la carrière des armes ou rempli des fonc-
tions civiles importantes.
Elle a été l'objet d'un jugement de maintenue
du 2 mars 1668 rendu par Caumartin en faveur de
Claude de Saint-Quentin, écuyer, seigneur de la
Cour-Terrier, chef de la branche Champenoise.
Charles de Saint-Quentin, vicomte d'Ormont,
servit quarante-six ans dans les a*mées du roi,
soit comme lieutenant-colonel d'infanterie et gou-
verneur de places fortes, soit comme maréchal de
camp. Il avait épousé Jeanne de Chartogne.
Armes: D'azur, à la fasce d'or, chargée d'un
tronc d'arbre ou souche, de gueules accompagnée
de trois molettes d'or posées en chef.
Devise : In manibus dei sortes meœ.
SALAÙN DE KERTANGUY.
Salaiin (en français Salo-
mon), seigneurs de Lesguen
et Goasvalle (paroisse de
Plougonwen, de Kerlaz (pa-
roisse de Plouigneau), de
Kermousker (paroisse de
Lanmeur) de Tronguistinic
(paroisse de Plouzévédé),
de Kerhouin (paroisse de
Plougasnou). de Kerchoadon
et Lestrezec (paroisse de
Plourin), de Keramoal (pa-
roisse de Cléder), de Goas-
brennou(paroisse de Taulé),
de Kerveguin, de Kerbriant,
de Kéromnès (paroisse de Carantec), de La
Roche, de Rinville, de Kerrivoal (paroisse de
Trefgondern), de Kertanguy (paroisse de Mes-
paul), de Coatudavel (paroisse de Mespaul), du
RJescouez (paroisse de Plougasnou).
Suivant une tradition conforme au récit d'Al-
bert-le-Grand, cette famille tiendrait ses armes
et descendrait d'un soldat de Morlaix, nommé
Salaiin, qui, pendant le siège de cotte ville par
Henri II d'Angleterre en 1187, sauva à la chasse
ce roi menacé par un sanglier, il trancha la hure
d'un seul coup de coutelas, et reçut à cette occa-
sion de ce prince les armes que ses descendants
ont gardées.
Cette famille a été déclarée d'ancienne extrac-
tion noble et maintenue dans sa qualité d'é-
cuyer par les commissaires de la réformation de
1669.
Elle est mentionnée dans les réformations et
les montres de 1437 à 1543, des paroisses de Plou-
gonven et Plouigneau, évêché de Tréguier.
Parmi les membres connus de cette famille, on
trouve :
Alain Salaiin, croisé en 1248.
Jean Salaûn, écuyer dans l'expédition de Du
Guesclin en Espagne en 1308, entendu dans l'En-
quête pour la canonisation de Charles de Blois en
1371, qui servait clans la compagnie d'Olivier de
Clisson en 1375 et épouse N. Calloet de Lanidy.
Alain Salaiin, de la suite du duc de Bretagne
au voyage d'Amiens en 1425, qui épousa N. de
Kerjagu.
Jean Salaiin, seigneur de Lesguen, épousa Jane
de Gaspern et prêta serment au duc entre les
nobles de Tréguier en 1437; il eut deux fils :
Philippe, seigneur de Lesguen, auteur de la
branche aînée, alliée aux du Cambout,deMesné,de
Goësbriant du Roslan, Gondelin de Goasmelquin,
Coëtelezde Coetnempren, Percevaux, et fondue en
1606 dans Lesmeleuc.
François, seigneur de Kerlaz, auteur de la
deuxième branche, qui épousa Françoise L'Ho-
noré.
Pierre, fils de François, épousa Christine Noël,
dont Guillaume, seigneur de Kerchoadon, marié
à Jacquette Rigollé.
A cette branche alliée aux Kerret, Huon, Goa-
rant, appartiennent :
Nicolas Salaiin, sieur de Keramoal, gouverneur
du château du Taureau en 1628, qui épouse Jane
Siochan.
Guillaume Salaiin, son fils, procureur du roi à
Morlaix en 1642, qui épouse Guillemette James,
dame du Moguérou, d'où :
Nicolas Salaiin, seigneur de Keramoal et Ké-
romnès, qui épouse Françoise Henry de Kermoné
dont les descendants se séparent en doux bran-
ches Kéromnès et Kertanguy.
La branche de Kéromnès a produit :
Yves-Joseph Salaùn de Kéromnès, procureur
— 691 —
— 602 —
syndic de Morlaix en 1710, qui épouse, en 1711,
Marie- \nne Carré de la Reynière.
Nicolas Salaiin, seigneur de Rinville, capitaine
au régiment Bretagne-Infanterie, tué à Malpla-
quet en 1700.
Bernard-François Salùn, fils de Yves-Joseph,
page de la grande écurie du roi, capitaine de ca-
valerie au régiment de Brionne, incorporé dans
Berry.
Nicolas-Joieph Salaùn, seigneur de Keromnès.
frère du précédent, aussi page de la grande écurie
du roi en 1743, puis capitaine au régiment de ca-
valerie de Lusignan, ci-devant Brionne.
La branche de Keromnès s'est fondue dans
Kergrist en 1790 par le mariage de Françoise-
Jeanne Salaiin de Keromnès avec Julien-Marie
Corentin de Kergrist, capitaine des frégates du
roi, chevalier de St-Louis.
La hranche de Kertanguy a produit :
Jean Salaiin, seigneur de Kerrivoal et Kertan-
guy, qui épouse Marguerite Hervé, dont :
Jacques-Marie Salaiin, seigneur de Kertanguy,
capitaine des frégates du roi re'iré en 1766, che-
valier de Saint-Louis, qui fit ses preuves pour
les honneurs de la cour en 1787; de son mariage
avec damoiselle Jacquet te- Elisabeth de Thuomelin,
f irent :
Jean-Marie Salaiin, page de la grande écurie
du roi en 1770, capitaine an régiment royal Bour-
gogne cavalerie; créé baron de l'Empire en 1811
avec institution en majorât de sa terre de Coatu-
davel, par lettres-patentes du 4 janvier 1811.
Yoes-Lubin Salaiin de Kertanguy, page de la
grande écurie du roi en 1780, puis lieutenant de
cavalerie, épouse N.Rogon de Carcaradec,d'oùun
(ils Adolphe: Salaiin de Kertanguy marié àN. des
Cognets de C rrec.
Augustin Salaiin de Kertanguy, page de la
grande écurie du roi en 1780, sous lieutenant au
régiment de Quercy-cavalerie, puis au 11e régi-
ment de chasseurs à cheval ci-devant Normandie
en 1792,- de son mariage avec Marie-Josèphe Le
Sparfel de Kerlizien fut Elie de Salûn de Kerian-
guy, qui épouse demoiselle Augustine Blaize.
A.RMRS : D'argent, à une hure de sanglier de sa-
ble, posée en fasro ayant la lumière et la défense
d'argent, surmontée d'une couronne ducale d'or.
Devisr : Guir ha Leal (en français : Franc et
logal).
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Salaiin de Kertanguy (A dolphe). fil s
d'Adolphe de Kertanguy, plus haut nom-
mé, demeurant au château de Prntigou,
près Morlnix (Finistère);
2° s. de K. {Elie), directeur de la Cie des
assurances générales «Vie»; et: Félix,
capitaine de vaisseau, officier de la Légion
d'honneur, 3, rue Voltaire, à Brest.
SALES (de).
Famille originaire de
Bigorre.
Armes : D'argent, à un
(saule) de sinople feuille et
terrassé de même, accosté
d'un croissant de giieules
surmonté d'une étoile du
même.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Sales (Pierre de), homme de lettres. Ré-
sidence : 7, rue Blanche, à Paris : Marié
à N. Le Tellier, dont : Emilie.
SALES DE HYS (de).
Lafamille de Sales de Hys
est originaire du comté de
Foix ; c'est une des nom-
Lreuses branches de la fa-
mille de Sales de Lordat.
En 1336, plusieurs mem-
bres de cette très ancienne
race firent partie d'une com-
pagnie de Gendarmes diri-
gée parle vicomte de Castel-
bon contre les Anglais qu'il
chassa de la Bigorre etd'une
partie du Béarn (Chronique
de Michel de Bernis). Arnault de Sales, l'un des
chevaliers qui faisait partie de cette expédition,
se fixa dans une vallée du comté de Bigorre,
située au midi d'Argelès, appelée encore aujour-
d hui l'Extrême de Sales. Elle comprenait 14 pa-
roisses lorsqu'on 1442 Monseigneur Pierre-Bay-
mond de Montbrun, évoque de Tarbes, l'érigeaen
archiprêtré.
Depuis qu'elle s'est établie dans la Bigorre, la
famille de Sales y a possédé plusieurs fiefs et
occupé des charges importantes.
Elle a fourni a l'Egliseetà l'Etat un grand nom-
bre dp sujets, un évèque. des chanoines, des abbés,
sept commandeurs de l'ordre de Malte, des con-
seillers au sénéchal de Bigorre, aux parlements
de Navarre et de Toulouse (voir le Gallia Chris-
693 —
— 694 —
tiana, Dom Vaissette, l'histoire du grand-prieuré
de Toulouse, par M. Antoine de Bourg).
Biaise de Sales d'Ibos vivait à l'époque des
guerres de religion ; il combattit pendant de lon-
gues anqées contre les Huguenots; Montluc le
cite plusieurs fois dans ses commentaires.
Charles de Sales de Hys a fait avec distinction
la plupart des campagnes de l'Empire. Ses états
de service font mention de 4 citations à l'ordre
du jour de l'armée. Ses quatre fils ont occupé des
emplois honorables dans le clergé, l'armée et la
magistrature.
Le chef actuel de la famille est Marc-François-
Edouard de Sales, baron de Hys, magistrat en
retraite au château de Castelbon par Betchat
(Ariègej.
La famille de Sales de Hys est alliée aux famil-
les d'Artigueloube, de Lescur Bomégas, de Pujo,
d'Ossun, de Bouilh de Chirac, deLafont Mascaras,
de Fondeville Marignac, de St-Jean de Pointis,
de Castelmore,du Pacde Fronsac,de Boquemorel
Saint-Cernin, Je Lamothe d'Isault, etc.
Armes: D'argent, au dragon ailé de gueule?,
accosté de deux besants d'or, barré de gueules ; au
chef d'azur, à l'étoile d'argent accostée de deux
croissants du même.
Supports : Deux lions.
Devise : Fides thésaurus.
SALIGNAG-FÉNELON (de).
Cette maison, dont le nom se trouve écrit dans
les anciens titres Salagnac, Salanhac et Salignac,
est connue avant l'an 1000 dans le Périgord. Son
berceau est la petite ville de Salignac, distante de
deux lieues de Sarlat : c'était le chef-lieu d'une
terre considérable qui n'a jamais eu d'autres sei-
gneurs que les Salignac, la première chàtelle-
nie du Périgord ; elle a été érigée en baronnie en
1460. Elle passa dans la maison de Gontaud, par
le mariage de Catherine de Salagnac, la dernière
héritière de la branche aînée; une clause de son
contrat de mariage était que ses enfants ajoute-
raient le nom de Salignac à celui de Gontaud, et
écartelleraient leurs armes de celles de leur mère.
Illustre par les hommes qu'elle a produits et par
ses grandes alliances, on peut la regarder comme
une des maisons les plus distinguées de cette
province. Elle a donné à l'église trois arche-
vêques et neuf évèques; plusieurs abbesses sont
sorties de la maison de Salignac, dont l'éclat n'esi
pas moins grand dans la profession des armes.
Les historiens mettent au nombre des seigneurs
qui, sur la fin du régne de Charles VI, soutinrent
le parti du Dauphin, Baimond de Salignac, sei-
gneur de la Mothe-Fénelon, lieutenant-général du
gouvernement de Guienne.
Son fils, Antoine de Salignac, fut gouverneur
du Hérigord et du Limosin.
Nous remarquons dans la descendance de cette
famille : Jean de Salignac, qui, après la bataille
de Coutras, vint se jeter dans la ville de Sarlat
que les troupes du vicomte de Turenne étaient
venues attaquer. Il la défendit avec tant de valeur,
que le siège fut levé. La ville de Sarlat était dans
1 usage de célébrer tous les ans l'anniversaire d un
événement qui la préserva des désastres trop
communs dans les guerres civiles; et on faisait
toujours entrer dans le discours qu'on prononçait
un éloge de la maison de Salignac. Ce même Jean
perdit glorieusement 1& vie au siège de la ville de
Dôme, qu'il est venu remettre sous l'obéissance
du roi.
Bertrand de Salignac, marquis de Fénelon, qui
mourut en 1559, après avoir été ambassadeur en
Angleterre.
François de Salignac-Fénelon, archevêque-duc
de Cambrai en 1695, qui fut nommé précepteur
du duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV et
composa pour l'éducation de ce prince son admi-
rable livre des Aventures de Têléniaque.
Gabriel-Jacques de Salignac, marquis de Féne-
lon, qui fut ambassadeur en Hollande en 1724,
lieutenant-général en 1738 et fut tué par un boulet
de canon à la bataille de Bocoux. Il était aussi
conseiller d Etat d'épée et chevalier des ordres du
roi.
François-Louis de Salignac, marquis de Féne-
lon, qui fut capitaine de cavalerie, chevalier de
Saint-Louis et se fit connaître par une tragédie
d'Alexandre imprimée à Paris en 1761.
J.-B.-A. de Salignac de Fénelon, prêtre d'une
grande piété qui recueillait les pelits savoyards
et les comblait de bienfaits.
Il fut condamn'' à mort par le tribunal révolu-
tionnaire, le 8 juillet 1794, à l'âge de 80 ans.
Charles-Pierre-Louis de Salignac, marquis de
Fénelon. qui fut garde du roi jusqu'en 1830 et
épousa Berthe-Cainille-Lnuise de Boncherolles,
dont il eut postérité.
Le nom de Fénelon est celui d'une terre, qui
était la propriété de la branche aînée, encore
existante, des Salignac; la gloire qui a illustre
l'archevêque de Cambrai, étend ses rayons S'ir
t'mtes celles de sa maison; et d ne reste plus de
la branche de Fénelon, que ceux et celles qui
descendent directement du marquis de Fénelon,
tué à la bataille de Baucoux.
Armes : Ëcarlefé : aux 1 et 4 d'azur, au che-
vron d'or, accompagné en chef de deux losanges
d'or, et, en. pointe, d'un lion grimpant de même,
qui est de Caze: aux 2 et 3 d'or à trois bandes
de sinople, qui est de Salignac de la Mothe-Fé-
nelon.
695 —
696
Devise : Placée entre alpha et oméga : A te
principium tibi desinet.
Supports : Deux sauvages coiffés de plumes,
tablier de plumes, appuyés sur leurs massues.
SALINIS (de).
Salies, Salies-Lème,Salies-Duhau, Salinis, sont
diverses branches d'une même famille qui, d'après
la tradition constamment reçue et quelques titres
fort anciens, est originaire de la ville de Salies
en Béarn. Toutes ces branches sont éteintes, à
l'exception de celle de Salinis, domiciliée à Mor-
laas, près de Pau, vers la fin du xvne siècle.
Cette famille a occupé les premières places
dans l'église, au service et dans la robe. Elle
compte trois évêques en 1221, 1427 et 1620; Henry
de Salies, filleul de Henri IV, roi de France, fut
un officier célèbre. Pierre de Salies, protégé du
grand Condé, arrêta l'armée ennemie dans un
fond, avec 600 hommes. Guillaume de Salies fut
lieutenant-colonel dans le régiment de Piémont
et fut l'auteur de la branche des Salinis établie à
Mnrlaas.
La branche de Salinis, comme son ainée, a
fourni à la France des officiers distingués.
Il paraît que la maison de Salies, d'où descend
celle de Salinis, est une des plus anciennes de la
province du Béarn, et que son origine se perd
dans la nuit des temps. Des titres qui remontent
à une époque très reculée prouvent que les au-
teurs de cette maison étaient seigneurs du château
noble de la ville de Salies et qu'ils possédaient la
seigneurie du Gers, la vicomte de Saderac et la
terre noble de Lème.
Armes: D'argent, à un ours au naturel, mou-
vant sur un hêtre de sinople, sur lequel il jette
du sel avec sa patte, avec ces paroles en bandero-
les autour du hêtre : Sic sale vikesco.
SALLES [des). Allas DESSALLES.
La famille des Salles,
d'origine chevaleresque,
eut son berceau en Gaël,
évesché de SaintMalo. Elle
ligure à diveres réforma-
tions de la noblesse de Bre-
tagne, notamment à celle
de 1669, avec dix généra-
tions.
M. H. de Fourmont, con-
servateur-adjoint de la bi-
bliothèque publique de Nan-
tes, dans son ouvrage sur
l'Ouest aux Croisades (t. II.
p. 278), donne comme preuve de l'ancienneté de
cette famille la citation de plusieurs de ses mem-
bres dans la chanson de geste d'Alexandre-le-
Grand, épopée romane du xuc siècle. Les auteurs,
Lambert li Cort et Alexandre de Bernay, y ont
mis seulement en scène les maisons renommées
à l'époque où ils écrivaient, les compagnons
d'armes du héros macédonien en Orient n'étant
autres, dans leur pensée, que ceux de Godefroy
de Bouillon et de Philippe-Auguste.
Plusieurs personnages de ce nom ont figuré
aux Croisades, entre autres :
Guillaume des Salles, chapelain de l'ordre du
Temple en 1189 (M. Quentin, cartulaire de l'Yonne,
n° 405, et annuaire 1895 du Conseil héraldique de
France, p. 283).
Henri des Salles, en avril 1249 (Pacte de Nolis,
C. B. aux chartes de Limisso, n<> 405, et an-
nuaire 1895 du C. h. F., p. 283); Milon des Salles,
en 1249 (Empr. C. R., n° 368, aux chartes de Li-
misso, ne 405 et annuaire 1895 du G. h. F., p.283);
Raymond des Salles, en 1250 (Chartes d'Acre, aux
chartes de Limisso, n° 405 et annuaire 1895 du
C. h. F., p.283).
D'autres membres de cette famille ont marqué
en Bretagne, en Lorraine et aux Antilles. Nous
citerons entre autres :
1° En Bretagne : Philippot, archer de la com-
pagnie d'Olivier de Montauban, dans une montre
le 1356 (Dom Morice, Pr. t. I, col. 1505).
Roland, à la montre du sire de Rieux pour le
recouvrement de la personne du duc (Dom Lobi-
neau, Pr. col. 938).
Philippe, au nombre des gens de la retenue du
mareschal, puis des gens destinés pour accom-
pagner Richard de Bretagne en France (Dom Lo-
bineau, Pr. col. 966 et 969).
Richard, l'un de ceux que Monseigneur le comte
de Richemont a menez avec luy à son voiage
d'Angiers, par devers le roy (Dom Lobineau,
Pr. col. 998).
Philippot et Jean des Salles, qui jurent fidélité
au duc en 1437, avec les chevaliers et escuyers
de l'évesché de Saint-Malo (Dom Lobineau, Pr.
col. 1615).
Charles, présent à la monstre tenue à Ancenis,
par Thomas Kerazret, prévost des mareschaux,
le 13 juillet 1474, puis délégué par le duc en 1477
pour visiter les réparations à faire à Ancenis
(Dom Lobineau, Pr. col. 1343).
Raymond, l'un des 50 hommes d'armes de la
garde du duc en 1481 (Dom Morice, Pr. t. III,
col. 388).
Perret, homme d'armes, à la montre et revue
faicte à Saint-Malo, le 22 août 1488 (Dom Morice,
Pr. t. III, col. 591).
Gilles, qu'on trouve au ban et à l'arrière ban de
l'évêché de Saint-Malo, en 1560 (Dom Morice,
Pr. col. 1360).
— 697 —
— 698 —
Jean des Salles, écuyer, seigneur du Coudray,
siégea en 1746, dans l'ordre de la noblesse, aux
Etats-généraux de Bretagne.
René des Salles, écuyer, seigneur de Coudray,
protesta, ainsi que son fils, écuyer, seigneur de la
Corbinaye, avec les gentilshommes bretons en
1788. Il disparut dans la tourmente révolution-
naire, frappé à Bescherel en une rencontre avec
les bleus. Son fils fut une des nombreuses vic-
times qui succombèrent a Quiberon.
2° En Lorraine : Pierre des Salles, seigneur de
Combervaux, gouverneur de Damviller en 1478
(Il était fils, sauf preuve contraire, d'Antoine des
Salles, capitaine au service des rois de Navarre
et d'Anne de Rouillac).
Claude des Salles, maréchal des camps et ar-
mées du roi de France, Henri III qui fut parrain
de son fils.
François des Salles, baron de Roltay, gouver-
neur de Vaucouleur en 1640.
Henri des Salles, chevalier-baron des Vouthons,
colonel de cavalerie sous le roi Louis XIII.
Claude II des Salles, ambassadeur en Suède,
Danemark, Pologne et Hollande sous Louis XIII
et Louis XIV.
Claude-Gustave-Chrétien des Salles, filleul de
Christine de Suède, nommé en 1675 mestre de
camp et colonel du régiment de Saint-Aoùst.
François des Salles, marquis de Bullegnéville,
commandant d'une compagnie de chevau-légers
de la garde du duc de Lorraine en 1696, etc., etc.
(Histoire de la maison des Salles, etc. Nancy,
MDCCXVI, par Dom Hugo).
3» Aux Antilles : Gilles ou Gil des Salles, au-
teur de la branche des Antilles, conseiller au Con-
seil souverain de Saint-Christophe avant 1711
(Papiers de famille et Archives départementales
des Côtes-du-Nord).
Messire Pierre des Salles, écuyer, fut sous-
doyen du Conseil souverain de la Martinique
(1719-1782) .
Charles des Salles, petit-fils de ce dernier, fut
garde du corps du roi Louis XVIII (campagne de
Gand).
Pierre - François - Marie - Dieudonné Dessalles,
marquis des Salles (1785-1857), frère aîné du pré-
cédent, fut procureur général à la Martinique.
Le gouvernement de Louis-Philippe le révoqua
en 1832, pour refus de contresigner l'arrêté pro-
mulgatif de la loi qui interdisait l'accès du terri-
toire de la France et de ses colonies à Charles X
et à sa famille ; il épousa Anna de Bence de Sainte-
Catherine, fille de messire Pierre-Nicolas de
Bence de Sainte-Catherine (La famille de Bence,
originaire d'Italie, serait d'après une tradition
constante, issue de Benencasa, aïeul de Sainte-Ca-
therine de Sienne; c'est envertu de cette tradition
que cette famille, venue en France à la suite des
Médicis, ajouta à son nom celui de Sainte-Cathe-
rine. Les Bence de Ste-Catherine s'étaient établis
en Normandie. Ils eurent, entre autres personna-
ges marquants, Jean de Bence, né àJAouen en 1568,
mort à Lyon en 1642, docteur en Sorbonne et
prêtre de l'Oratoire, qui contribua à la fondation
du collège de Juigny. En souvenir de cette pa-
renté, le père de Mme des Salles, Pierre-Nicolas
de Bence de Ste-Catherine, fut envoyé à l'âge de
quatre ans, l'épée au côté, de la Martinique en
France, pour être élevé au collège de Juigny.
Cette famille, éteinte en France, y est fondue dans
les familles des Salles, de la Grandière et de Bas-
quiat de Mugriet), écuyer, — et de Marie-Madeleine
Angélique Duval de Sainte-Claire (Les familles de
Bence de Ste-Catherine et Duval de Ste-Claire
descendaient l'une et l'autre par les familles de
Gaigneron et Papin de l'Espine-Dupont, de l'une
des filles de Guillaume d'Orange, guerrier célèbre
dans l'histoire des Antilles : Marie d'Orange,
aïeule directe, d'une part de Léon Papin-Dupont,
«le saint homme de Tours» dont la prochaine
béatification ne fait aucun doute, et d'autre part,
de S. M. l'Impératrice Joséphine. — Armes des de
Bence : D'argent à l'aigle éployée de sable, ac-
compagnée en chef de trois trèfles rangés de
sinople ( — dont il eut :
lo Pierre dit Adrien, officier de cavalerie de mi-
lice à la Martinique, auteur de 1' « Histoire des
Antilles » ;
2° Henri, marquis des Salles, qui épousa Ma-
rie-Henriette Charlotte-Jeanne de Potier (De Po-
tier de Raynan, de Grandissans, etc. — Armes :
D'azur à une fasce d'or, accompagnée en chef de
trois étoiles d'argent et, en pointe, d'un croissant
de même; ladite fasce chargée d'une molette d'é-
peron de gueules. Famille originaire d'Auxonne,
alliée aux familles Révérend de Villefontaine,
de Dalmas, Bailly de Baillivy, de Villebois, de
Lavaur de St-Fortunade, etc., qui s'est illustrée
pendant les guerres de la première République
et du premier Empire. Le général Louis-Nestor
de Potier avait eu sept frères, dont trois furent
tués aux combats d'Eylau, Fiume et Haguenau.
Parmi les quatre autres, deux devinrent aussi
généraux. L'aîné fut créé comte et le second baron
sous la Restauration.
Le chef de cette branche de la famille de Potier,
mort en 1888, était le général-comte de Potier
('Charles-Marie-Ferdinand-Jacques), né à Paris, le
11 juillet 1820, filleul de LL. AA. RR. Monsieur,
frère du roi, et Mme la duchesse de Berry, géné-
ral de division, grand-officier de la Légion d'hon-
neur, qui a laissé deux filles : Mme de Mardigny
et MlleGermaine de Potier), — fille de Louis-Nestor,
général de brigade, commandeur de la Légion
d'honneur, médaillé de Ste-Hélène, et de Marie-
Charlotte-Aménaïde de Lastic Saint-Jal (De Las-
tic. — Armes : De gueules à la fasce d'argent.
La famille de Lastic, originaire d'Auvergne, est
— 699 —
700
l'une des plus anciennes de France. Elle descend
de Charlemagne, par Isabelle, dauphine d'Au-
vergne, aïeule directe de Marie-Charlotte-Amé-
naïde de Lastic SL-Jal, et remonte authentiquetnent,
comme la maison de France, à Robert-le-Pieux
et Hugues Capet. Elle descend également de
beaucoup d'autres maisons souveraines, entre
autres de celle des ducs de Bretagne, par Co-
nan VU, autre aïeul d Isabelle d'Auvergne, et
compte, parmi une longue suite de personnages
marquants (dont une quarantaine ont figuré aux
Croisades), un grand maître de l'ordre de St-Jean
de Jérusalem, Jean de Lastic (1371-1454), qua-
trième enfant de Jean 1er, Bompar VII, seigneur
de Lastic, de Valeilles et autres lieux, et de
Ahélis de Montcellez, dame d'Unzac et de Se-
gonzac) .
Henry-Dieudonné, mis des Salles, fils aîné du
précédent, né en 1855, décédé à Nantes en février
1896, ancien volontaire de l'Ouest (campagne de
1870-71). Engagé du 13 octobre 1870, il fut un des
plus jeunes combattants des armées françaises.
En qualité de simple soldat, puis de caporal au 3e
bataillon de !a légion, il assista à la bataille de
Marchenoir (0-9 décembre 1870) et prit part, jus-
qu'à la fin de lacampagne, à toutes les opérations
du XXIe corps, commandé par le général Jaurès.
Il venait, quand la mort l'a surprit, de publier un
intéressant volume : « Souvenirs de mon batail-
lon », où ses anciens camarades retrouvent bien
vivantes leurs impressions de l'époque, et dont
le général de Charelte l'avait chaudement félicité.
Seigneuries. — Les membies des différentes
branches de la famille des Salles sont qualifiés
dans les actes : écuyers, chevaliers, marquis des
Salles, et seigneurs ou sieurs des Rosais, du Bas-
Harain, du Bois-Hutin, de la Ville-Thomas, de la
Gallonays, de la Ville-Morfouace, de la Cornillière,
du Coudray, de la Corbinaye, etc. : en Bretagne :
de Gombervaux, d'Ugny, des Vouthons, de Cous-
sey, de Gouhécourt, de Dainviile, de Longchamp,
de Roltay, de Vaucouleur, de Bullegnéville, etc. ;
en Lorraine et Champagne : de Lespinassat, des
Pâques, en Guienne ; de Boismarcel, de Margency,
de Guercourt, de l'Egléris, d'Epinoix, de la
Motte, etc., aux Antilles.
Ils ont possédé, en outre, les habitations la
Dessalles (Nouvelle-Cité), la Cafeyère, le Bochet,
à la Martinique ; et les habitations Gissac, à la
Guadeloupe.
Principales Alliances. — 1° Branche des Rosais :
des Rosais de Trémal, le Prévost, du Masle, de
Grénédan, Chef-de-Mail, Robert, du Plessis, la
Blinais, le Bouteiller, le Clerc, Gillet, etc.;
2" Brandte de la Gallonnags : de Bellouan, l'Ar-
cher, Riou, Guionnez, Fredot, Cojaleu, Léziart, de
Talhouët, etc.-;
3° Branche de Lorraine : de Vernancourt, do
Haussonville, de Maugiron, de Beauvuu, de lii-
vière, de Mérode, dA.ucy, deVallerot,deLouviers,
de Brancas-Villars, de Rochambeau (De Vimeur
de Rochambeau, ancienne famille de Vcndômois,
qui s'est éteinte sous le second Empire en la per-
sonne de Philippe, marquis de Rochambeau, fils
du général, tué à Leipzig, et petit-fils de l'illustre
maréchal, compagnon d'armes de Washington.
11 avait épousé une demoiselle de Clausonnette et
n'avait pas eu d'enfants. Le nom et le titre ont
été transmis par adoption à un M. Lacroix), etc.;
4° Branche des Antilles : d'Hector, Gervais de
Salvert, Littée, d'Eu de Montdenoix, Le Vassor
de Bonneterre, Lecointre de Bellecourt, Séguin de
Lassalle, Coppinger, d'Albis de Gissac, de Cai-
biac, Despessailles, de Lart de Saint-Aignan, de
Bence de Ste-Catherine.de Cacqueray-Valmenier,
Cléret de Langavant, de Potier, de Visien, etc.
Armes. - Bretagne et Antilles : Ecartclè : aux
1 et 4, d'azur, à trois roses d'argent, 2 et 1, au
chef cousu de gueules, chargé de trois bandes d'or,
qui est des Salles des Rosais; aux 2 et 3 d'ar-
gent, au cheeron de gueules accompagné en chef
de deux têtes de nègre de sable ayant leur ban-
deau d'argent, et, en pointe, d'une ancre aussi de
sable, qui est des Salles des Antilles.
Couronne de marquis.
Supports : Deux sauoages de carnation.
Lorraine et Champagne : D'argent, d la tour
donjonnée de sable.
Devise. — Bretagne: Incorrupta fides; An-
tilles : Et habet sua munera Virtus; Lorraine et
Champagne : La tour du Seigneur est ma forte-
resse.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche des Antilles (la seule existante).
A. — Branche aînée établie à Courbevoie,
35, rue de l'Aima :
Salles (marquise des), née de Pottier,
veuve de Henri, marquis des Salles, cité
plus haut, dont : Guercourt-Charles-Pie-
Marie-François, comte des Salles, né en
1861, marié en 1887 à Valentine de Visien,
dont : un lils, Louis, né en 1888, et deux
filles.
B. — Branche cadette établie aux Pâques:
Salles (Charles des), fils d'Adolphe des
Salles, zouave pontifical, mort en 1885, et
de Marie Despessailles.
G. — Branche collatérale des précédentes
établie à Trieste (Autriche) :
Salles d'Epinoix (Raoul des), né en 1848,
— 701 —
— 702 —
et ses trois frères : Adhémar, né en 1851 ;
Gaston, né en 1853; Edgar, né en 1858
(resté veuf avec un fils, Raoul), tous enfants
de Gharles-Victor-Florentdes Salles d'Epi-
noix et de Marie-Ersilie de Falkner, décé-
dé
s, l'un et l'autre en 1896.
SALMON DE LOIRAY (de).
Famille établie dans le Vendomois, le Maine et
la Touraine.
Elle remonte, par filiation suivie, à Jean de Sal-
mon, lef du nom, qui vivait en 1449.
Elle a formé les branches :
l9Des seigneurs du Castellier;
2° Des seigneurs de la Brosse ;
3° Des seigneuis de Loire ;
4° Des seigneurs de Gourtemblay, qui ont donné
des officiers dans nos armées et des chevaliers de
St-Louis.
Armes : D'azur, à un chevron d'or, accompa-
gné de trois tôles de lion du même, arrachées et
languèes de gueules, posées 2 en chef et l en
pointe.
SAPORTA {de).
Ou Saporte.
Cette maison, de la ville d'Apt, en Provence,
est originaire de Saragosse, où elle a toujours été
comprise dans les familles les plus distinguées.
Louis de Saporte fut le premier qui vint en
France. Il établit sa demeure à Marseille vers
1460.
Son petit-fils Antoine alla s'établir à Montpel-
lier ; il était fort attaché à la Cour de Marguerite
de Navarre. Ce fut là qu'il quitta la religion de
ses pères pour embrasser la religion prétendue
réformée. Son fils Jean de Saporta, qui avait servi
dans l'armée de l'amiral de Coligny, en qualité
de capitaine, puis de colonel, se jeta dans la Ro-
chelle après la journée de laSt-Barthélemy, où il
donna des preuves de sa valeur et où il fut dan-
gereusement blessé.
Son petit-fils François-Abel de Saporta, qui en-
tra dans les mousquetaires et fut ensuite capitaine
d'une compagnie de 100 hommes de pied, se re-
tira en Provence où il fut maintenu dans sa no-
blesse par arrêt du 18 février 1668.
Etienne-Jean de Saporta, un de ses descen-
dants,prit aussi le parti des armes et fut fait che-
valier de St-Louis. 11 commandait une milice en
1746.
Armes : D'azur, à un portail d'or, et un chef
de gueules, chargé d'un lion d'or, passant.
SARGUS (de).
Cette famille est originaire de Picardie.
Les renseignements la concernant font en par-
tie défaut dans les anciens armoriaux. Néan-
moins il est hors de doute qu'elle est de date
très ancienne.
On trouve un André de Sarcus qui se croisa en
12 '.0.
Ses alliances, très nombreuses, sont des plus
brillantes.
Armes : De gueules, au sautoir d'argent, can-
tonné de quatre merlettes du même.
SARTIGES (de).
Cette famille est originaire d'Auvergne.
Elle a formé plusieurs branches dont une seule
subsiste actuellement.
Un Gauthier de Sartiges se croisa en 1248. Ses
armes sont au Musée de Versailles.
Bertrand de Sartiges, chevalier du Temple,
commandeur de Cariât, en Auvergne, fut l'un des
plus ardents défenseurs de son ordre devant l'é-
vèque de Clermont en 1309 ; puis à Paris, devant
la Commission instituée par le pape Clément V,
de 1310 à 1314.
La maison de Sartiges a fait ses preuves lors
de la recherche générale en Auvergne ordonnée
par Louis XIV.
Elle a donné des préfets, un secrétaire d'am-
bassade, des chevaliers de St-Louis et de la Lé-
gion d'honneur.
Armes: D'azur, à deux chevrons d'or superpo-
sés, accompagnés de trois êtoit es d'argent, 2 en
chef et l en jointe ; le chevron du chef surmonté
d'une fleur de lis d'or.
SARTORIO.
Cette famille, d'origine Mi-
lanaise et selon des proba-
bilités, remontant au xne ou
xiue siècle, a des représen-
tants en Italie, (Gênes, San-
Remo, Naples) en Sicile,
en Autriche (Trieste) et en
France. Un de ses membres
paraît avec honneur dans la
guerre entre le Piémont et
l'Autriche, en 1849 et sauve
à la bataille de Novare la vie
du jeune Victor-Emmanuel.
Armes : Coupé : au [ d'or, à l'aigle éployée de
sable, languée de gueules qui est d'Autriche
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1
IIIIPI
V
703 —
— 704 —
ancien ; au II paie de gueules et d'argent de six
pièces, chargé d'un fanion d'or à l'ombre de soleil
de sable ; (non figuré).
Les branches de Trieste, Sicile et Naples diffè-
rent par leurs armoiries.
Sicile: D'azur, au lion d'or rampant contre un
arbre au naturel, dont la tige est entourée d'un
serpent de sinople.
Trieste : Coupe ; le I parti au ier de sable à la
mer agitée d'azur ; au 2<* d'azur à la tour cré-
nelée à la guelfe, d'argent, ouverte, ajourée et
maçonnée de sable: au II, d'argent à trois bandes
d'azur.
Couronne de baron.
La branche de Naples porte les armes du Mar-
quisat d'Analista, dont elle est titulaire.
REPRÉSENTANTS A 0 T UELS :
(branche française)
1° Sartorio (Jean- Jacques-Baptiste),
Jean III, né le 14 mars 1839, chef de nom et
d'armes, capne au long cours, chev. du
Nicham-Iftikar. Bd de la Magdeleine 183,
Marseille, père de: a), Charles-Jean-Bap-
tiste, (Jean IV), né à Marseille le 29 mars
1872, membre du Conseil herald, de Fran-
ce : b) Rose-Angèle-Augustine, née à Mar-
seille le 1er mars 1874.
2° Sartorio (Paul-Philippe -Nicolas), né
à Marseille, le 6 décembre 1843, domicilié
à Arma de Taggia (Italie), frère du pré-
cédent.
3° Sartorio (Marius-Alfred), frère du
précédent, né à M., le 25 août 1847, capne au
long-cours, domicilié à Bordeaux, père de
a) Louis, né à Marseille en 1875, b) Alfred,
né à Marseille en 1879.
4° Sartorio (Gustave-Nicolas) , frère
du précédent, né à Marseille le 5 août 1852,
frère de Adeline, né à Marseille en 1884.
SAUVEUR DE LA CHAPELLE.
Le parlement de la pro-
vince de Bretagne (où cette
famille s'était établie sous
le règne de Louis XIV) a
compté, paraisses membres
les plus distingués, des an-
cêtres des représentants ac-
tuels de cette maison quant
à son ancienneté et son
illustration. Les honneurs
qui lui furent conférés, les
différentes fonctions aux-
quelles elle fut appelée, ne
sont pas moins explicites que les titres qu'elle
possède et les actes publics, dont l'authenticité
n'est pas le moindre mérite.
Qu'il nous suffise d'en citer quelques-uns :
En 1408, une charte sur parchemin fut passée
devant vénérable et religieux seigneur messire
Louis Sauveur, chanoine archidiacre de la cathé-
drale Sainte-Marie, à Nîmes.
Un second document à la date de 1471 est une
quittance que Jehan de Sauveur receveur-géné-
ral du roi à Pontoise, reçut de Mathieu Bauvarlet
secrétaire de Louis II.
En 1574, c'est un rôle original de 48 hommes de
guerre, dont se composait la garnison du château
de Beaufort en Anjou, et que commandait le
lieutenantPierre Sauveur, seigneur de Villeneuve'
En 1696, nous trouvons une copie de l'enregis-
trement officiel des armoiries de lafamille Sauveur,
dans V Armoriai général de France (généralité de
Paris) dressé en exécution de l'édit de réforma-
tion de Louis XIV, pièce qui se trouve actuelle-
ment à la Bibliothèque Nationale à Paris. (Tomel,
folio 48) .
Toutes ces pièces authentiques sont en la pos-
session du baron Eugène Sauveur de la Chapelle.
Cette famille,qui a joint à son nom patronymique
de Sauveur celui de la Chapelle, a contracté des
alliances tant par elle, que par les Quemper de
Lanascol, avec les plus anciennes races de la
noblesse bretonne telles que: les de laBoëssières,
de Matignon, du Bourblanc, de Loc-Maria, de
Quélen, de Goësbriand, de Kerampuil, de Bois-
boissel, de Carné, de Kérouarz, de Kermel, de
Gouzon, de Lourmel, de Roquefeuil, etc.
Le père du chef actuel de cette famille, fut
député, consul général et était décoré de plu-
sieurs ordres ; il avait épousé demoiselle de
Quemper de Lanascol, fille du marquis de ce .
nom.
Armes : D'or, à trois trèfles de sinople .2 et 1 .
(Enregistrement à la généralité de Paris, édit
royal du 28 novembre 1696, tome I, folio 48.)
(Cette édition se trouve à la Bibliothèque Nationale
à Paris).
Couronne de baron.
Une branche de cette famille a porté : Tranché
de gueules et d'azur, à la bande d'or.
Devise : Salvavit.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
l°Sauveur de La Chapelle (Baron Eugène-
Marie-Charles) Chef de nom et d'armes. Ré-
sidence: chaude Selins,près Annay-en-Ba-
zois (Nièvre) marié à Mlle Coran de Selins,
dont un fils unique, Jacques, secrétaire
d'ambassade.
705 —
— 706
2° S. de La Ch. (Léonide), mariée au
Vte Victor de Grésolles.
SAVEUSE (de).
Nous trouvons une famille de ce nom, origi-
naire de Picardie, qui fournit, en 1219, un croisé
en la personne de Guillaume de Saveuse.
Armes : De gueules, à la bande d'or, accompa-
gnée de six bilùettes de même.
SGEY DE BRUN (de).
De Scey. Prince, comte de
Montbéliard, marquis de
Scey, comte de laMainglane,
marquis de Brun.
L'histoire de l'illustre mai-
son de Scey est écrite dans
les anciennes chartes et les
ouvrages des principaux
historiens de la Franche-Comté, tels que Golut,
Dunod, Chifflet, Varin, Guillaume, Billy, etc.
Jean-Claude colonel d'un régiment et comman-
dant les forts de Salins, épousa le 27 juillet 1679
Albertine de Blitterswick, fille de Gaspard, ba-
ron deMoncley et sœur d'Antoine de Blitterswick,
archevêque de Besançon.
Jean-Claude de Scey mourut en 1715 ; son fils
Claude-Louis épousa Nicole de St-Maurice Mont-
barey, dont le neveu le prince de St-Maurice
Montbarey fut ministre de Louis XVI.
Antoine-Alexandre de Scey, fils de Claude-
Louis fut maréchal des camps et armées du roi,
lieutenant-général et se distingua pendant la
guerre de sept ans. Grand Bailli d'Epée de Dôle,
grand cordon de St-Louis, aussi estimé par sa
bravoure que par son esprit et ses mérites per-
sonnels, il épousa en 1773 Marie-Thérèse de
Grammont, fille du marquis de Grammont, lieu-
tenant-général, chevalier d'honneur du Parlement
de Besançon, et de Mlle de Vaudrey.
Antoine-Alexandre de Scey eut les honneurs
de la Cour en 1780.
Son fils Pierre-Georges de Scey, colonel de ca-
valerie, chevalier de St-Louis et de St-Georges,
épousa Catherine de Reinach d'Heidwiller d'une
des plus anciennes et illustres maisons d'Alsace,
alliée jadis à l'empereur Rodolphe de Habsbourg
et de notre temps au pape Pie IX par la mère de
Catherine de Reinach, la baronne de Ferette.
Pierre-Georges de Scey eût trois enfants :
Pierre-Ferdinand qui suit : 2° Catherine de Scey
mariée au comte Louis de Jouffroy d'Abbans. 3°
Alexandre, dont Ferdinand de Scey, capitaine,
marié à Marguerite Teste de Sagey, dont Ber-
nard né en 1893.
Pierre-Ferdinand de Scey fut adopté par sa pa-
rente la marquise Ferdinande de Brun, dernière
héritière de la maison, à la condition de relever le
nom, le titre et les armes des marquis de Brun,
très illustre famille du Parlement de Dôle. Pierre-
Ferdinand de Scey épousa Jeanne de Jouffroy
d'Abbans, dont le grand oncle, le marquis de
Jouffroy d'Abbans, fut l'inventeur de l'application
de la vapeur à la navigation.
Pierre-Ferdinand de Scey, marquis de Brun,
eût quatre enfants : 1° Marie-Pierre-Louise-Ferdi-
nand Richard Dieudonné, dit Déodat qui suit : 2°
Marie-Pierre-Henri Gaétan ; 3° Louis-Marie-Wil-
frid, qui a relevé le titre de prince porté par ses
ancêtres directs. Résidence : château de Scey
en Varais (Doubs), et 4° une fille Délie de Scey,
mariée au comte Gabriel de St-Innocent. Rési-
dence : château de Sommant (Saône-et-Loire.)
Pierre-Ferdinand Déodat, prince de Scey, comte
né de Montbéliard, marquis de Brun ; résidence
château de Buthier (Haute-Saône) a épousé Jeanne
d'Aubigneu, dont un fils, Pierre-Marie Jean-Fer-
dinand, né le 6 avril 1886.
Alliances : Narbonne, Maçon, Salius, Traves,
Montbéliard, Habsbourg, Lorraine, Mousson,
Bar, Férette,Neuchatel, Bourgogne, Cusance, Ar-
guel, Epenoy, Audelot, Poligny, Beauff remont,
Chastenay, Blitterswick, St-Maurice-Montbarrey,
Grammont, Vaudray, Mérode, Montalembert,
Reinach d'Heidwiller, Jouffroy d'Abbans, d'Au-
bigneu.
Armes : Ecartelé : au 1 de sable, au lion d'or,
couronné du même, armé et lanipassô de gueu-
les, accompagné de neuf croisettes recroisettées,
au pied fiché du second; au 2, de gueules à deux
bars adossés ; au 3, d'or à trois raisins de pour-
pres et 1, les queues en haut; au 4, devair.
Devise : Scey changer ne veux.
Timbre : Ancienne couronne princière à cinq
fleurons .
Cette famille est du très petit nombre de celles
dont l'origine se perd dans les temps les plus re-
culés. Déjà, en 900, elle était par ses immenses
possessions, sa noblesse, son rang, ses alliances,
presqu'aussi puissante que celle des comtes de
Bourgogne, auxquels elle était alliée ; mais un
peu après le milieu du xive siècle, elle fut en-
traînée dans des guerres sanglantes et y perdit
une grande partie de ses biens et de sa puis-
sance absolue.
Les Varasques,tribut,Burgonde arrivèrent au ve
siècle sur les rives du Doubs et de la Loue ; leur
chef s'établit dans l'antique Casteilum de Scey dit
depuis en Varais, du nom donné à ses vastes pos-
sessions au centre desquelles s'élevait cette for*
Tome 11
28
— 707 —
708 —
teresse sur un promontoir de très hauts rochers,
dans une position imprenable et où déjà fort
longtemps avant il y avait eu un collège Druidi-
que, dominant à gauche le vallon sacré dit du
Valbois, où les simples mortels ne pouvaient
entrer sous peine de mort; le chef des Druides y
cueillait le gui sacré avec la faucille d'or. Lors de
la conquête Romaine ce collège Druidique fut
transformé en un Castellum avec un temple à
Bacchus (Dionisius) ; à l'époque de la conver-
sion des Varasques au christianisme, le culte
de Dionisius fut remplacé au château de Scey
par celui de St-Denis, auquel on y construisit
une chapelle, puis une église dans la seconde en-
ceinte du château fort, d'où il prit le nom de châ-
teau de Scey-St-Denis (en Varais Doubs). Dunodhis
des Bourg. 218-270. — Orosic. 7 cap. 22 — Billy,
mém. de Bourg, page 65 et suivantes, histoire
manuscrite de la maison de Scey.)
La filiation de la maison de Scey est établie
avec toute authencité à partir d'un sir de Scey
qui était assez puissant vers l'an 900 pour épou--
ser Attèle, fille d'Albéric de Narbonne, comte de
Maçon, branche cadette des comtes de Bourgo-
gne. Albéric possédait le château fort d'Ornans
à 6 kil. de celui de Scey.
L'an 937, Attèle de Scey, (nobilis matrone),
traite d'un fief avec Geifroy archevêque de Be-
sançon. (Dunod, his. du Comité de Bourg, tome II
aux preuves p. 614. — Charte du chap. de Be-
sançon).
Guillenus, fils d'Attèle, est qualifié d'homme il-
lustre, dans une charte de 933. (Dunod, his. de
l'église de Besançon, tome I, page 89). Guy, son
fils, confirme une donation qu'avait faite son
grand oncle, Létalde, comte de Maçon, aux égli-
ses de Gray et de Pontarlier, 996, (mémoires
de Bourg, par de Billy)
Hugues fils de Guy, accompagne Renaud I«r
comte de Bourgogne, au château de Dijon et y si-
gne la donation que fit Renaud à l'église de Fla-
vigny, 1037. Hugues de Scey signe le premier
avant tous les autres grands seigneurs, ce qui à
cette époque prouve qu'il passait avant eux, et
lui seul portait un nom de famille. (Duchesnes
hist. de la maison de Vergy, aux preuves p. 78.)
Son fils Henri de Scey est mentionné dans une
charte de l'église de Besançon 1050. Henri eut
deux fils, Pierre et Guy de Scey.
Pierre fut témoin en 1060 d'une donation de
Pontia, comtesse de Bourgogne, à l'église St-
Etienne de Besançon. (Trésors généalogiques de
don Villevielle au nom de Scey). Il est qualifié
du titre de prince de Scey dans la ratification de
1084, de sa donation au monastère de Romain-
Mouthier. Il était mort vers 1081 sans postérité ;
son frère Guy II continua la lignée et lui succéda
avec son titre de prince, qui est aflirmé à la fa-
mille de Scey par les trois chartes suivantes :
I. L'an 1084, Pierre de Scey, « vir nobilissimus
et seculari honore a progenitoribus magnificus,
castri quod cegias dicitur princeps » : Pierre de
Scey, homme très noble, très honoré dans son
siècle, magnifique par les ancêtres, prince du
château de Scey ; lequel ayant donné un Meix et
des hommes liges au monastère de Romain-
Mouthier, en présence et comme témoins des fils
de Guy de Scey; Pierre étant mort cette donation
est approuvée en 1084 par Regnault, comte de
Bourgogne, le sire de Salius et plusieurs hauts
personnages qui signent. (Charte des archives
de Roroain-Mouthier, déposée à la bibliothèque
de Fribourg, en Suisse, qui possède l'original en
latin).
C'est la reconnaissance formelle de la haute si-
tuation de Pierre de Scey et de son titre de prince
par le comte de Bourgogne lui-même, le souve-
rain d'alors.
II. L'an 1083, Hugues de Bourgogne, archevêque
de Besançon. (Guillaume, histoire des sires de
Salius, pag. 2 et t. 8 aux preuves. Mémoires du
comté de Bourgogne par de Billy) accepte la do-
nation faite à Bernard, abbé de Baume par Guy
II prince du château de Scey.
III. Un peu plus d'un siècle après, l'an 1208,
Amédée archevêque de Besançon confirme les do-
nations faites précédemment à Bernard, abbé de
Baume, de ce nombre est celle de Guy prince de
Scey.
Cet acte fait devant le notaire d'alors, signé par
tous les membres du haut chapitre de Besançon
dont chacun, ainsi que l'archevêque y appose son
sceau, est aussi d'une autorité irrécusable ; il est
la confirmation parfaite du titre de prince de
Scey, car dans cet acte chacun des contractants y
est soigneusement, remarquablement dénommé
avec le titre qui lui appartient :
On y lit : « Quodacquisivit a Yillermo Comité..
« Quam acquisivit à Valtherio Salinensi
« Quam acquisivit ecclesiam de Ceies a
« Vidone ejus dem castri Principe :
« (A Guy prince du château de Scey.)
« Quam acquisivit ecclesiam Neblesem
« A Valtherio ejus dem castri domino :
« (A Valter,seigneurdu château de Neublans.)
(Sire de Salius, tome I, page 27 aux preuves.
— De Persan, recherches historiques, p. 357. —
Bernard Prost, origine de l'abbaye de Baume,
page 100. — Charte du chapitre de Besançon).
Le titre de prince ne pouvait être plus positi-
vement reconnu, que dans ces Chartes de 1083,
1084 et 1208, d'autant plus qu'il résulte de nom-
breuses Chartes, entr'autres dans le glossaire de
de Ducange, qu'à cette même époque le titre de
prince, princeps était la propriété et qualité des
plus hauts seiyncurs ne rcleoant d'aucun autre,
— 709 —
710
spécialement lorsqu'ils possédaient une forteresse
importante ; exemple : Talmonensis castri prin-
ceps, prince de Talmont; Péror.ensis castri prin-
ceps,princeps Alostensis, princeps Burbonensis,
etc.
Plusieurs anciens auteurs Franc-Comtois écri-
vent aussi avoir vu les armes princièrés v aire es
des Scey sur leurs tombes dans leur chapelle funé-
raire placée à côté de celles des comtes de Bour-
gogne, dans l'église Métropolitaine de St-Etienne
de Besançon, démolie par Vauban pour y cons-
truire la citadelle actuelle, et où seules quelques
familles les plus nobles y avaient droit de sépul-
ture. (Dunod, II, p. 221. — Dunod, his, du Comté
de Bourg, page 211. — Chifflet Vesontio, p. 93. —
Golud, mém. de Bourg, p. 70 — de Billy, p. 64).
Guy II, prince de Scey, avait épousé la fille
d'Humbert II, sire de Salins, et de son épouse Er-
menburge (Mém. de Bourg, par Labbé de Billy.
Son fils Pierre I, fît un traité de paix en 1091 avec
Hugues de Bourgogne archevêque de Besançon,
et Amédée de Monfaucon auquel, à la demande
de l'archevêque, Pierre rendit ses terres et son
château fort de Monfaucon qu'il avait conquis.
(Dunod, his. de l'Eg, de Besançon, lre partie, p.
130).
L'enthousiasme chevaleresque et religieux
lors des Croisades entraîna, vers la Terre Sainte,
successivement un grand nombre de sires de
Scey. On a connaissance de 12 d'entr'eux qui y
allèrent ; trois au moins moururent sur le champ
de bataille. Turemberg de Scey, bienfaiteur de
Bellevaux récemment fondé par Pierre l'Ermite,
assista avec Raald de Scey à la première Croi-
sade.
Pierre lor, prince de Scey, épousa Poucette de
Tiaves, fille d'Etienne et petite- fille d'Hugues de
Traves et de Judith fille du duc de Lorraine
(Mém. de Bourg, de Billy, page 71).
Leur fils Pierrell, prince de Scey, épousa,en 1128,
Bonne, fille et héritière de Thierry II, comte de
Montbéliard, qui n'avait pas d'héritier mâle. Il
donna son autre fille Sophie, en mariage à Richard
de Montfaucon, tous deux gendres de Thierry II,
qui héritèrent de parties du Comté de Montbé-
liard et prirent le titre de comte de Montbéliard.
Pierre II fut le principal fondateur de l'abbaye
de Billon en 1130.; St-Bernard y vint en 113i. En
1150, Carbiliens de Scey fut témoin en Terre
Sainte du testament de Barthélémy de Cicon, et
en déposa à son retour devant l'archevêque de
Besançon. (Chartes en latin, archives de la mai-
son de Scey).
Pierre, du consentement de Bonne de Montbé-
liard son épouse, donna, en 1154, à l'abbaye de
Bellevaux ce qu'il avoit à Fourcherans. (De
Billy, page 71. — Cartulaire de la maison de
Scey).
Pierre II, prince de Scey, devenu par le fait de
son mariage comte de Montbéliard, quitte le ti-
tre de prince pour prendre â la mort de son beau-
père Thierry II, comte de Montbéliard, 1164,1e ti-
tre plus important de comte souverain de Mont-
béliard, dont il ajouta les armes à celles prin-
cièrés vairées de Scey, savoir : Deux bars et le
lion d'or, couronné d'or avec neuf croisettes re-
croisettées, souvenirs des Croisades; ce sont en-
core les armes actuelles de la maison de Scey.
/De Billy, page 78.)
Pierre II de Scey, comte de Montbéliard, fut
témoin en 1166 avec les ducs de Lorraine et de
Bohème, les comtes de Bourgogne et de Nassau
de la donation faite par l'empereur Frédéric
Barberousse à Eudes, comte de Champagne, il
signe de suite après les susdits hauts personna-
ges. (De Billy. — His. des sires aux preuves,
page51).
Pierrell de Scey, comte de Montbéliard eut la
gloire de compter dans sa postérité un roi de Jé-
rusalem et deux impératrices, une d'Occident,
l'autre de Constantinople. La fille de Pierre,
Agnès de Scey Montbéliard ayant épousé Hérard,
comte de Brienne, Jean de Brienne issu de ce
mariage devint roi de Jérusalem, par son mariage
avec Marie de Montferrat, fille de Conrad, mar-
quis de Montferrat et d'Isabelle, reine de Jéru-
salem. Jean de Brienne eut lui-même deux filles :
Jeanne de Brienne qui épousa l'empereur Frédé-
ric II et Marie de Brienne qui épousa Beaudoin
de Courtenay, empereur de Constantinople (Gé-
néalogie de Montmorency par Duchesne. — His.
des Francs d'Olivier de Ste-Marthe — de Billy. —
Varin.)
1170, Almandry de Scey partant pour la Terre
Sainte avec Etienne, comte de Bourgogne, fit un
don à l'abbaye de Montbenoit, pour recomman-
der son âme â Dieu. (Droz. his. de Pontarlier
aux preuves, page 262. — C. H. Croisade.)
Pierre II de Scey de Montbéliard eut plusieurs
enfants de Bonne de Montbéliard ; son fils Pierre
III de Scey, dit aussi de Montbéliard, eut le châ-
teau de Scey, Maillot, Fertans, et nombreuses
seigneuries ou joignant sa descendance est éta-
blie d'une façon irrécusable avec toutes preuves
à l'appui et ainsi qu'il suit :
Pierre III de Scey épousa Clémence de Neuf-
chatel en Bourgogne. (Gollut. his. du Comté de
Bourg. — Duchesne, histoire de la maison de
Vergy.) Il signa comme témoin, en 1177, un di-
plôme de l'empereur Frédéric autorisant les main-
mortables de Besançon à disposer de leurs biens
par testament. (Gollut, his. du Comté de Bourg.
— Histoire des sires de Salius aux preuves, p.
183).
En 1189, le comte Jean de Scey Montbéliard as-
sista au siège d'Acre (Venis anfitet meroval. —
parti. C. 30 pages 271. — C. B. aux Chartes
d'Acre) et Bartholomeus de Scey en 1192 fut té-
— 711
— 712
moin en Terre Sainte de noble Elie de Salignac,
(L. tome 1 p. 143 et 144,) puis en 1202 (mars à
Nicosie), Renaud et Guillaume de Scey sont té-
moins d'une donation faite au St-Sépulcre par
Aimery roi de Jérusalem et de Chypre. (G. H.
Extrait du Cartulaire.) Humbert et Etienne de
Scey frères, se croisent contre les Albigeois en
1226. (Au. Con. Héraldique, p. 285.) En 1239
Pierre de Scey part pour la Palestine avec Thie-
baud comte de Champagne, Pierre y mourut, en
partant il fit un don à l'abbaye de Billon. (Guil-
laume, his. des sires de Salius, tome 1, page 184.
— L. D. tome 1, page 82.)
Richard de Scey,fllsde Pierre III,est mentionné
en plusieurs Chartes comme neveu du comte de
Montbéliard ; il fit un don à l'abbaye de Billon
du consentement de Pierre son fils et d'Alice sa
femme qu'on croit être de la maison de Neucha-
tel. (Duchesne, his. de la maison Vergy. — His.
des sires de Salius, lre partie p. 210).
En 1248, Thiébaud de Scey, croisé, offre en par-
tant un don à l'abbaye de Bellevaux, (Au Cart.
hér. 490. 30.) et la même année Barthélémy de
Scey, damoiseau, donne à la même abbaye de
Bellevaux, en partant pour la Terre Sainte, des
dimes, qu'avait possédées feu Bernard de Scey,
chevalier, son père. Barthélémy de Scey mourut
en Terre Sainte. (C. H. Croisade.)
Enfin, en 1250. (Juillet. Messine.) Pierre de Scey
va au secours de St-Louis avec Nie. et Conrad
Genevois. (C. H. Croisade.)
Pierre IV, fils de Richard de Scey, signe en 1276
une Charte avec Guillaumette son épouse, fille de
Henri, comte de Bourgogne, (Duchesne, his. de la
maison de Vergy.) Il signe aussi le contrat de
mariage d'Alix de Méranie avec Huguet, comte
Palatin de Bourg. (His. des sires de Salius, aux
preuves, pages 119 et 120. — Labbey de Billy, t.
11, p. 8C).
Tiébaud de Scey, fils de Jean, seigneur de Fer-
tans, près le château de Scey, épouse Nicole de
Neuchatel en 1329. Il fut témoin en 1334 du Traité
passé à Avignon entre Humbert le Viennois, au
sujet du douaire d'Isabelle de France, fille de Phi-
lippe V, puis en 1351 il fut gardien du Comté de
Bourgogne pendant la minorité de Philippe duc
de Bourgogne, ce qui équivaut à la dignité de
Gouverneur.
Le 18 septembre 1359, Thiébaud de Scey ra-
cheta du comte Philippe de Bourgogne, pour la
somme de 4200 florins, son château et sa seigneu-
rie de Scey, vendue à Mahant de Bourgogne en
J302.
Un peu après, plusieurs grand seigneurs
Francs-Comtois sous la conduite de Henri de
Vienne, lui déclarent la guerre ; Tiébaud soutint
contre eux une lutte terribe et funeste ; écrasé
par le nombre, ses domaines, son château de
Scey furent dévastés; pour payer une rançon
énorme, il abandonna ses biens à son neveu Gé-
rard de Cusance, et ne laissa à son fils Philippe
que son château et sa seigneurie de Fertans.
C'est par une Cusance que plus tard le château
de Scey passa dans la maison de Vienne, puis
au comte de Cantecroix, neveu du Cardinal de
Granvelle, enfin â un des héritiers du comte de
St-Amour, duquel Jean-Claude de Scey le ra-
cheta; il rentra ainsi dans la famille de Scey.
Thiébaud fut enterré dans la chapelle funé-
raire de la famille de Scey à l'église St-Etienne
de Besançon. Son fils Philippe épousa en 1364
une fille de la maison d'Arguel.
En 1400, Huguenin de Scey épousa Jeanne de
Savigny.
Henri de Scey épousa en 1437 Cécile Groson,et
Jean II de Scey épousa en i486 Catherine d'Epe-
noy qui lui apporta les seigneuries de Buthier
Pin et Beaumotte. Il rebâtit le château de Maillot.
Claude de Scey, leur fils, épousa en 1520 Anne de
Quingey, puis Marguerite de Chauvirey, enfin
Adrienne d'Audelot dont il eût Pierre qui suit, et
Anatollequi épousa Suzanne d'Achey et fut Gou-
verneur de Dôle.
Etienne de Scey, autre fils de Jean, leva en
1530 un régiment de cavalerie pour aller com-
battre les Turcs ; il se distingua contre eux en
maints combats en Hongrie et mourut les armes
a la main. L'Etendard d'Etienne de Scey en soie
rouge et noire avec la croix de St-André surmon-
tée de sa devise « Scey changer ne veux » a été
conservé jusqu'à la révolution au château de Bu-
thier.
Claude de Scey fut un des seigneurs de la Pro-
vince qui accompagnèrent Charles-Quint en 1544
aux sièges de Dure et de Landrecie.
Un de ses fils Antoine de Scey se distingua
à la bataille de Lepante, 7 octobre 1571 ; il y mou-
rut glorieusement. Les trois principaux épisodes
de cette bataille firent le sujet de trois grands
anciens tableaux conservés au château de Bu-
thier.
Pierre de Scey, en 1560, épousa Anne de Poli-
gny; il eût pour fils François de Scey et Louis de
Scey qui suit :
François de Scey épousa Anne de Çhastenay,
il en eût Jean-Baptiste et Jean de Scey. Ce der-
nier né vers 1610, après avoir servi 10 ans en
Bourgogne et en Italie, fut appelé eu Catalogne
où il devint lieutenant-général de cavalerie ; il se
signala par de brillants faits d'armes, qui lui va-
lurent les félicitations de Don Juan d'Autriche.
En 1645 il força le grand Condé à lever le siège
de Lérida après un sanglant combat, où il eut
trois chevaux tués sous lui et le bras droit percé
d'une lance.
Le roi d'Espagne en récompense de sa valeur
le nomma chevalier de Calatrava et lui concéda,
le 19 décembre 1647, le titre de marquis pour lui
— 713 —
— 714 —
et ses successeurs ; les lettres en sont contre-si-
gnées par Don Juigno Loppez Zarathe, chevalier
de St-Jacques du conseil de Sa Majesté.
Depuis plus de 12 ans, Jean de Scey se distin-
guait et se dévouait au service du roi d'Espagne,
y dépensant en plus toute sa fortune personnelle,
sans avoir reçu ni une gratification, ni même
son traitement. Le roi Philippe IV dont les fi-
nances étaient épuisées par les guerres, fit alors
abandon à Jean de Scey en à compte de ce qui
lui était dû, des terres de Mediante et de la Main-
glane érigées en Comté. La valeur de ces deux
terres défalquée, il resta encore dû à Jean deScey
par le trésor royal 7,000 ducats.
Jean de Scey mourut à Cerbera le 30 décembre
1656 et fut inhumé dans la cathédrale de Lérida
qui se trouve dans la citadelle même qu'il avait
si brillamment défendue contre le grand Gondé.
Jean de Scey établit son frère Jean -Baptiste son
héritier universel.
En 1649, Jean-Baptiste de Scey, colonel du ré-
giment d'Amont en Bourgogne, gouverneur d'Al-
guierra, soumit au conseil de Philippe IV, roi
d'Espagne son Souverain, sous la présidence du
marquis de Grane, tous ses titres justifiant la
descendance directe de Bonne de Montbéliard ;
cette descendance fut reconnue authentique avec
le titre de comte donné par naissance à tous les
membres de la maison de Scey, ce qui fut attesté
par le Parlement de Dôle à la St-Martin 1649 et la
généalogie de la maison de Scey faite par le sa-
vant Varin fut enregistrée alors au dit Parlement.
Cette généalogie existe toujours dans les archi-
ves de la maison de Scey au château de Buthier.
Plus tard, en 1678, le Traité de Nimègne en an-
nexant la Franche-Comté à la France, confirma à
tous les nobles Francs-Comtois, les titres portés
par leurs ancêtres; c'est la reconnaissance royale
pour la maison de Scey, des titres de prince de
Scey, comte-né de Montbéliard, marquis de Scey,
comte de la Mainglane.
A cette reconnaissance, faite par un traité au-
thentique, la loi de nos jours y apporte encore
son approbation, en déclarant que le titre est
une propriété, et qu'on a toujours le droit de por-
ter ceux de ses ancêtres directs quelque soit le
temps écoulé. (Dalloz, code civil annoté art, 99. —
Arrêt de Grenelle, 7 fév. 1861.)
Louis de Scey avait épousé Antoinette de Pil-
lot; leur fils Jean-Claude de Scey hérita de Jean-
Baptiste et de Jean de Scey, morts sans posté-
rité, qui alors lui donnèrent par substitution pour
lui et ses héritiers directs tous leurs titres et leur
fortune. (Archives de la maison de Scey au châ-
teau de Buthier.)
SGORAILLES {de).
Cette famille est originaire d'Auvergne.
Elle a pris son nom du château de Scorailles,
qui se trouve dans cette province.
Elle a formé plusieurs branches. L'une d'elles"
alla se fixer au château de Saugruère dans l'Age-
nais, en 1383.
Nous trouvons :
Baoul, seigneur de Scorailles, croisé en 1096.
François-Philippe, marquis de Scorailles, sei-
gneur de la Balme, qui fut maréchal de camp et
mourut en 1724.
Etienne-Marie de Scorailles, ancien premier
sous-lieutenant des chevau-légers, et élu de la
noblesse de Bourgogne, qui fut lieutenant-général
des armées du roi et mourut en 1758.
Armes: D'azur, à trois bandes d'or.
SECONDAT DE LA BRÈDE ET DE
MONTESQUIEU (de).
Cette famille est originaire de Guienne.
La terre de Montesquieu avait été acquise, en
1561, par Jean de Secondât, maître d'hôtel du roi
de Navarre, Henri d'Albret, et de Jeanne dAlbret,
sa fille ; elle fut érigée en baronnie par Henri III,
roi de Navarre, depuis roi de France, sous le nom
de Henri IV, en faveur de Jacob de Secondât, fils
de Jean.
Jean Gaston, fils de Jacob, fut président à mor-
tier au Parlement de Bordeaux. Un de ses fils,
qui était au service, fut père de Charles, le grand
écrivain.
Un de ses frères, oncle de Charles, à qui avait
passé la charge de président à mortier, la trans-
mit à ce dernier, déjà conseiller au Parlement de
Bordeaux depuis le 24 février 1714; il fut reçu
président â mortier le 13 juillet 1716.
Les lettres persanes furent publiées en 1721. Il
fut reçu à l'Académie française le 24 février 1728 ;
peu avant, il avait quitté sa charge de président
à mortier pour se livrer tout entier à ses travaux.
Les Considérations sur les causes de la grandeur
et de la décadence des Bomains parurent en 1734
et l'Esprit des Lois en 1748. Voltaire a dit en par-
lant de ce dernier ouvrage : « Le genre humain
avait perdu ses titres, Montesquieu les a retrouvés
et les lui a rendus. »
Montesquieu eut, de son mariage avec Jeanne
de Lartigues (1715), un fils et deux filles. Son fils,
n'ayant pas eu d'enfants, Montesquieu, pour em-
pêcher son nom de s'éteindre, maria, en 1745, sa
fille Denise, la compagne et l'aide de ses travaux,
à un de ses cousins, Godefroy de Secondât, dont
les enfants relevèrent le nom et les titres de la
branche de Montesquieu. C'est d'eux que descen-
dent les représentants actuels du nom de Mon-
tesquieu.
Armes : D'azur, â la fasce d'or, accompagnée en
— 715 —
— 716 —
chef de deux coquilles de S t- Michel du même, et,
en pointe, d'un croissant d'argent.
Devise: Virtutem fortuna secundat.
SEGUIN (de).
Ancienne famille noble, établie dans le Gévau-
dan, de laquelle était noble Guillaume de Seguin,
qui rendit hommage au roi Philippe le Long, le
20 mars 1321, des possessions qu'il avait dans le
territoire de Grèzes en Gévaudan, et dont son fils
rendit hommage au roi Charles VI.
La fdiation remonte à Jacques de Seguin, qui
vivait vers 1550.
Son petit-fils, Etienne de Seguin, fut comman-
dant pour le roi dans le lieu de St-Jean du Breuil
en Gévaudan pendant les années 1592, 1593 et
1594. Le roi et la reine lui écrivirent pour lui re-
commander d'avoir soin de la ville et du château
de Marvejols, où il commandait, et de conserver
soigneusement cette place. En récompense de ses
services, S. M. lui fit don de 1200 livres, par let-
tres de Fontainebleau du 30 mai 1623. Son fils aîné
fut gentilhomme ordinaire de la Chambre du roi,
et le second, Jean de Seguin, fut l'auteur de la
branche des marquis de Reyniès.
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4,de sinoplc, au che-
vron d'or, accompagné de trois croissants d'argent,
posés 2 en chef et l'autre en pointe, qui est de
Seguin; aux 2 et 3, d'or, au laurier de sinople, au
chef d'argent, chargé de trois mouchetures d'her-
mines, qui est de la Tour-Reyniès.
Supports : Un lion d'or, qui est de Séguin, et
un griffon d'or, qui est de la Tour-Reyniès.
SEGUIER.
Cette famille est originaire du Bourbonnais, où
elle a possédé les seigneuries de Soret, Lestang-
la-Ville, St-Brisson, Autri, Villiers, Fourquieux,
Drancy, etc.
Nous trouvons, parmi les personnages mar-
quants :
Guillaume, qui se croisa en 12'itt.
Pierre, seigneur de Soret, Lestang-la-Ville, St-
Brisson, Autri, né en 1504, qui fut président à
mortier au Parlement de Paris pendant 22 ans.
On a de lui des harangues et un traité intitulé .
Rudimenta de cognitione Dei et sui qui fut publié
en 1626.
Pierre, seigneur de Soret, fils du précédent, qui
exerça successivement les charges de lieutenant
de bailli au palais, conseiller au Parlement (1568),
maître des requêtes (1572), lieutenant civil en la
prévoté de Paris et président à mortier au Parle-
ment (1576). Il resta dans ces dernières fonctions
pendant 24 ans. Il mourut le 6 avril 1602, après
avoir servi avec zèle quatre rois.
Antoine, frère du précédent, seigneur de Villiers
et de Fourquieux, qui fut conseiller au parlement,
maître des requêtes en 1577, lieutenant civil, con-
seiller d'Etat en 1586, avocat général au parlement
en 15S7, président à mortier en 1597, ambassadeur
à Venise en 1598.
Jean, frère du précédent, seigneur d' Autri, etc.,
qui fut conseiller au Parlement de Paris, maître
des requêtes, lieutenant civil, etc. Il mourut de
la peste et laissa deux fils et trois filles : Domi-
nique, conseiller au Parlement, doyen de l'Eglise
de Paris, évêque d'Auxerre, puis de Meaux, pre-
mier aumônier du roi, mort le 16 mai 1689, âgé
de 66 ans ; Charlotte, qui épousa Jean de Ligné,
maître des requêtes ; Marie, mariée à Marc-An-
toine de Gourgues, président du Parlement de
Bordeaux ; Jeanne, prieure des Carmélites de St-
Denis en France, puis de Pontoise ; et Pierre, qui
suit.
Pierre, né à Paris le 29 mai 1588, fut chancelier
de France, pair de France, garde des sceaux des
ordres du roi. A cette dernière charge, il joignait
les titres de duc de Villemor, comte de Gien, etc. et
de protecteur de l'Académie française. Il mourut
à St-Germain-en-Layele 28 janvier 167'2,à 84 ans,
ne laissant que deux filles : Marie, qui épousa le
marquis de Coislin, colonel-général des Suisses
et, ensuite, le marquis de Laval, lieutenant géné-
ral des armées du roi, qui mourut en 1710; et
Charlotte, d'abord duchesse de Sully, puis, du-
chesse de Verneuil, qui mourut en 1704. Mais les
branches collatérales de sa famille produisirent
d'autres magistrats illustres.
Le chancelier Séguier avait été chartreux dans
sa jeunesse.
Armes : Parti: au 1, de gueules, à une coquille
d'argent; au 2, d'azur, au chevron d'or, accom-
pagné en chef de deux étoiles du même, et, en
pointe, d'un agneau d'argent.
La branche actuellement existante de St-Brisson
porte : D'azur, au chevron d'or, accompagné en
chef de deux étoiles du même, et, en pointe, d'un
mouton arrêté d'argent.
SÉGUR {de).
Noble et ancienne maison, originaire du Limou"
sin, qui présente cette singularité remarquable
que plusieurs familles historiques des plus illus-
tres de France ont fini par des alliances avec elle.
Ainsi les noms de Montaigne, d'Aguesseau, de
Lamoignon ont été relevés par divers de ses mem-
bres, et ajoutés par eux à celui de Ségur.
La famille de Ségur a produit de nombreux
personnages marquants.
717 —
— 718 —
Nous trouvons d'abord Guillaume et Guillaume-
Raymond, qui se croisèrent en 1248.
Olympe de Ségur, femme du marquis de Belcier,
fils du premier président de Bordeaux, qui, pour
sauver son mari, prisonnier dans le château Trom-
pette, lui persuada de prendre ses habits et sa
coiffure et demeura prisonnière à sa place, le
stratagème ayant réussi.
Jean-Charles de Ségur, né en 1695 et mort en
1748, qui fut évêque de Laon, puis de St-Papoul.
Philippe-Henri, marquis de Ségur, né en 1727,
mort en 1801, qui fut maréchal de France, cheva-
lier des ordres du roi, et ministre de la guerre.
Joseph-Alexandre, vicomte de Ségur, fils du
précédent, né en 1752, mort le 27 juillet 1805, qui,
après avoir été successivement gendarme, colonel
en second des dragons de Noailles, colonel des
dragons de Lorraine, devint maréchal de camp à
l'époque de la Révolution. Il quitta le service et
s'adonna aux lettres. On a de lui plusieurs romans,
opuscules et pièces de théâtre d'une grande valeur.
Armes: Ecartelé : aux 1 et 4 de gueules au lion
d'or ; aux 2 et 3, d'argent plein.
Le dernier descendant mâle direct des Lamoi-
gnon étant mort en 1827, une ordonnance royale
de 1823 conféra au comte Adolphe de Ségur, qui
avait épousé la fille unique du dernier Lamoignon,
l'autorisation d'ajouter à son nom celui de Lamoi-
gnon et le substitua à la pairie du vicomte de La-
moignon son beau-père, sous le titre et le nom de
vicomte de Ségur-Lamoignon.
N'ayant pas eu d'enfants, le vicomte de Ségur-
Lamoignon, mort en 1876, obtint par un décret
impérial (1361) l'autorisation pour son neveu Ed-
gard de Ségur, 3e fils du comte de Ségur, son frère,
d'ajouter celui de Lamoignon et de s'appeler
comte de Ségur-Lamoignon.
Le comte de Ségur-Lamoignon a épousé, en
1857, Marie Retset, dont il a postérité.
SÉRÉ (de).
Peu de familles ont sûre-
ment une histoire aussi in-
téressante que celle qui fait
l'objet de cette notice. D'a-
près une tradition incontes-
table, la famille de Séré est
originaire du Béarn. A l'é-
poque où la reine Jeanne
persécutait les catholiques,
elle était composée de neuf
jeunes frères. Mis en de-
meure d'abjurer le catholi-
cisme et condamnés, en cas
de refus, à périr, ils nhési-
1ér( ni pas à marcher au sup-
plice plutôt que de renier leur foi ; mais la reine,
au dernier moment, « touchée de la jeunesse, de
« la beauté et du courage de ces jeunes hommes,
« leur fit grâce de la vie à condition d'abandonner
« leur pays de Béarn et d'aller s'établir dans le
« comté de Foix. De cette manière, cette reine
« politique accordait ses principes avec ses inté-
« rets. Elle conservait à son royaume neuf excel-
« lents sujets puisque le comté de Foix lui ap-
« partenait, et, en même temps, elle pouvait
« répondre à ses coreligionnaires qui l'eussent
« accusée de trahir leurs intérêts, que le bannis-
« sèment et la misère seraient plus cruels que la
« mort pour des caractères qui semblaient peu
« effrayés par les supplices. »
« Nul doute, ajoute-t-on, que la reine Jeanne
« n'ait enlevé à ses victimes, avec leur fortune,
« leur titres de noblesse. La peine de bannisse-
« ment devait entraîner de pareilles conséquences.»
Leur établissement dans le pays de Foix eut
lieu vers l'an 1560.
Quelques-uns durent se distinguer dans l'armée
des catholiques et affirmer ainsi, de plus belle,
leur attachement â la foi de leurs pères. Nous
lisons dans un extrait des Mémoires de Beauvais-
Nangis, marquis de Brichanteau à son petit-fils :
« En 1577, de Tonnay-Charente, l'armée s'avança
à Brouage (Hiers-Brouage, Charente-Inférieure),
où M. de Strozzi, colonel de l'infanterie, prit son
quartier avec le régiment de garde, et votre grand-
père un autre avec le régiment de Picardie, où il
eut le bonheur que jamais les ennemis ne firent
sortie sur lui; et, comme un jour ils eurent fait
une sortie sur le régiment des gardes, où ils tuè-
rent Poncenas, capitaine du dit régiment et plu-
sieurs autres officiers vinrent même jusque dans
la tente de M. de Strozzi, il eut ce bonheur qu'arri-
vant d'une part et les Suisses de l'autre, ils ramenè-
ren t les ennemis battant jusque, dans la ville, où M.
de Séré, un des braves hommes de son temps, fut
tué, qui était gouverneur, et, depuis sa mort, ceux
qui étaient dans la ville s'étonnèrent, et, peu après,
se rendirent. »
Le fait est confirmé dans YHistoire Universelle
de Thou, T. I. LXIV N Valsergues, sieur de
Séré : « Ce gentilhomme, y est-il dit, commanda
« une sortie et y trouva une mort glorieuse. »
D'un autre côté, nous lisons dans les Annales
de la ville de Toulouse, par Lafaille, 1701, T. II,
p. 209 :
« Il y avait dans la ville, en ce temps-là (1560),
un prédicateur d'une rare éloquence et d'un pro-
fond savoir dans la controverse ; c'était Albin de
Valsergues, dit de Seres (et Serez), archidiacre de
St-Etienne. On peut voir dans Catel {Mémoires
du Languedoc, \\v . 2. p. 167) un effet de sa grande
éloquence et qu'on aurait de la peine à croire, si
cet auteur n'assurait de l'avoir appris de gens de
son temps, qui en avaient été les témoins oculai-
res. Nous avons de lui, sur les matières de contro-
— 719 —
— 720
verse, un livre important, imprimé à Paris chez
Guillaume Chaudière, en 1577, sous le titre : « Du sa-
crement de V autel pour la confirmation du peuple
français », avec trois lettres... et une quatrième
adressée à Robert Prévôt, ministre de Genève,
qui se disait ministre de Paris.
Il ne se peut rien voir de plus fort sur les matiè-
res qui y sont traitées, ni de mieux écrit pour ce
temps-là. Il est enterré au cloître de St-Etienne.
Ses concitoyens mirent l'épitaphe suivante sur
son tombeau:
Extrait de Catel, Mémoires du Languedoc :
« Monsieur de Séré, chanoine de Saint-Etienne,
« enterré dans cette église, fit un sermon à l'hôpi-
« tal (on ne peut préciser la date). Il fut si touchant
« que l'établissement, encombré de malades, se
« trouva en peu de temps dégarni, les auditeurs,
« émus par son sermon, s'étant chargés, chacun
« chez soi, des soins à donner à un ou plusieurs
« malades. Il avait la réputation d'être très chari-
« table. »
L'Histoire de Sabar mentionne un de Séré, sei-
gneur de Mercus, 1er magistrat de Tarascon-sur-
Ariège, qu eut ses biens confisqués par Adrien
de Montluc, comte deCarmain, en 1724, venu pour
pacifier le pays au temps des guerres de religion;
et les papiers de famille prouvent aussi l'exis-
tence d'un de Séré, ancien mousquetaire, un de
Séré, ancien officier en retraite à Amplaing (Ta-
rascon-sur-Ariège) (peut-être ces deux derniers
sont-ils le même personnage), un capitaine des
milices provinciales, Martial de Séré-Loubières,
et un autre Martial de Séré, sous-officier au 68e
régiment de Beauce, blessé au champ d'honneur,
plus tard maire de Loubières durant de longues
années et décoré du Lys.
Ees Séré ont toujours contracté de belles et no-
bles alliances. Les actes de baptêmes et de maiia-
ges portent, comme parents, amis ou alliés, par-
rains ou marraines, des noms tels que : Guillau-
mette de Gramont, de Martric,de Solères, de Belle-
garde, Daspect, de Goulhard, de Baichis, de Rivière
(probablement de la tige des Séré de Rivière), de
Luperta, d'Abadia, de Murat,Chau bard Sèré,G Mes
Sanche, conseiller du roi, maire d Azille (Aude),
de Cassaignard de Montégut, de Lovguevergne de
Fl9rac, seigneur de Miglos, Séré de Florac en-
semble, de Fraxine, seigneur d'Ornolac, qui
donna l'établissement thermal d'Ussat-les-Bains
à l'hospice de Pamiers, de Sourrouilhe, sieur de
Castillon, de Castex, de Canals, marquise de Mi-
rabel, de Cabrol, seigneur du Peyrat (Aude), de
Monilezun, Montpcsat, de Ficlos, Jean de Belle-
garde, major au régiment de Marsoulies, de Goul-
hard, co-seigneur de Varilhes, Louys de Bral,
sieur de Broze, Henry de Mou te, seigneur Larem-
bert, capitaine des gardes du corps de Sa Majesté
du camp de cavalerie, de Rènalier, d'Acoquat,
de Brassac, Sacaze, ancien garde du roi et cheva-
lier de Saint-Louis, de Sourrouille-Riverolles, de
Sourrouille , seigneur du Soulé,/osep/i David, ca-
pitoul à Toulouse en 1742, décédé en 1749, à Va-
rilhes, son pays natal, de Teynier-Tornac, René
de Pérignon, du lieu de Briguemont, près Tou-
louse, de la famille du maréchal de Pérignon,
du Breil ou du Breilh, de Malroc-Raissac, capi-
taine de cavalerie, garde du corps du roi, cheva-
lier de St-Louis, de Fauré-Massabrac,de Lourde-
Lacoste, de Lascazes, d'Alciat, d'Usson, seigneur
de Varilhes, de la famille du marquis deBonnac,
ambassadeurs Gonstantinople, en Suède, en Rus-
sie, etc., de Lacvivier, de Louguevergue, seigneur
de Layroule, de Carrière de Chaussas, de Ribet,
Yergnies de Bouichère, d'Arjac, ce dernier capi-
taine-gouverneur et fils du gouverneur de Ta-
rascon au temps des religionnaireset de la famille
des Alberti de Florence (Italie).
Armes : D'azur, à une gerbe d'or.
Vécu timbré d'un casque orné de ses lambre-
quins.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Séré (Charles de), ancien aumônier supé-
rieur de la flotte, chevalier de la Légion
d'honneur, vicaire-général honoraire à Pa-
miers.
Séré (Martial de), prêtre. Au château de
Loubières, près Foix (Ariège).
SEROUX DAGINCOURT.
En Picardie, ancienne famille noble, divisée
actuellement en trois branches. Il est fait mention
dans le trésor de Chartres, 3e vol. Ponthieu, no 19
de Henri Seroux, gouverneur de Calais, dans les
défenses du Procureur général du roi contre celui
du roi d'Angleterre, relativement au château de
Montreuil.
La filiation commence à Jehan et Louis Seroux,
capitaines, qui vivaient vers 1691.
De la seconde branche qui a pour auteur Jean
Seroux, 3e degré de la branche mère, nous trouvons
Jean Baptiste Seroux dAgincourt, son fils, cheva-
lier, seigneur de Villiers, près Compiègne, marié
en 1705.
Cette famille a donné quantité d'officiers et des
chevaliers de St-Louis.
Armes : D'azur, à une rose d'argent, surmontée
de deux étoiles d'or.
SERRE DE St-ROMAN (de).
Famille ancienne, qui produisit des titres de
1278, 1293, 1294, 1370, 1374, 1474, 1477, mais dont
on ne peut établir la filiation suivie qu'à partir de
— 721 —
— 722 —
Jean de Serre, ler du nom, seigneur en partie de
Fromental, paroisse de Saint Roman de Cordière,
qui vivait en 1543. Un de ses descendants, Etienne
de Serre, fut pourvu d'un office de conseiller du
roi, maitre ordinaire en sa Chambre des Comptes
de Paris, le 12 juillet 1744. Nous remarquons aussi
Alexis Jacques de Serre de Saint-Roman, émigré
en 1792 ; il servit dans l'armée des Princes et dans
celle de monseigneur le prince de Condé, fut fait
pair de France et chevalier de l'ordre royal et mi-
litaire de St-Louis et maréchal des logis dans les
mousquetaires gris.
Cette famille a formé une seconde branche qui
a pour auteur Jacques Philippe de Serre, écuyer,
baron de Saillans, né en 1755.
Armes : D'or, à une montagne de sinople. mou-
vante de la pointe de Vécu ; au chef d'azur,
chargé de trocs étoiles du champ.
SÉVIN DE SÉGOUGNAG {de).
Le nom de Sévin est ancien en Guyenne : un
duc de Sévin est cité dans Huon de Bordeaux ; un
autre Servin (sic) archevêque de Sens, ne voulut
pas de longtemps reconnaître HuguesCapetcomme
roi de France, puis obtint la réparation de deux
églises par ce même prince, d'après une charte
de 991.
Guillaume de Sévin, seigneur de Rions, figure
sur la liste des seigneurs auxquels Edouard III
écrivit le 8 février 1327.
La filiation non interrompue de cette famille.
prouvée par actes authentiques, est établie depuis
noble Jean de Sévin, seigneur de Villeran, Vilve,
etc., on Orléanais, qui épousa en 1410, Isabelle
Pizet, dame des Bois-Pontils ; son petit fils Jac-
ques, fils de Guillaume, fut nommé juge-mage
d'Agénois en 1508.
Le nom de Sévin figure dans le rôle de convo-
cation du ban de la noblesse de l'Agénois en 1480,
1557, etc.
Cette famille a possédé les seigneuries de .
Bois-Pontils, Villeney, La Garde, La Vove, Baul
deville, Quincy, La Grange, Méramion-Ganet,
Estrade, Primeti Segougnac, Talive, Ferrussac,
La Mothe, Fouhiroux, Mausoncal, Pennautier, etc.
Elle a fourni des conseillers du roi et des pré-
sidents dans les parlements de Paris, de Tou-
louse et de Bordeaux ; de nombreux chevaliers
de Malte, etc.
Parmi ses illustrations, nous trouvons : Nicolas
de Sévin, évêque, baron et comte de Cahors. en
1659 ; Louis de Sévin, marquis de Baudeville,
colonel du régiment de Guyenne, tué à la bataille
d'Enshein en 1674 ; Claude de Sévin qui fut en
1670 un des quatre gentilshommes de la maison
de S. A. R. Philippe, duc d'Orléans, frère du roi ;
Eléazard de Sévin, chevalier de Tordre de St-Mi-
chel en 1631 ; Charles de Sévin, marquis de
Quincy, lieutenant-général d'artillerie ; Jean Bap-
tiste de Sévin, officier du génie tué à Quiberon en
1794.
Cette famille s'est alliée en outre aux : de Mal-
vin, de Rancé, de Secondât-Montesquieu, do la
Tour, de Redon, dePatras de Campaigno, de Bal-
zac, d'Halor, de Colbert, de Muret, de Launay de
Mausoucal, de Tappie, des Monteils, de Reich,
île Bonot, de Laluque, de Lamezion, du Bourg,
Jacobé de Naurois, etc.
Armes : D'azur, à la gerbe d'or, liée de même.
Devise : Virescit vulnere virlus.
SONI.S (de).
Famille originaire du Lan-
guedoc.
Armes : D'azur, au lion
d'or et une fasce haussée
d'argent, sur montée de trois
étoiles du même.
REPRÉSENTA NTS
ACTUELS
Branche aînée :
Sonis (Louis-Gaston,
comte de), général de
division, grand-officier de la Légion d'non-
neur, décédé en 1887, marié à Anaïs Roger,
104, avenue Victor Hugo, à Paris.
Enfants : 1. Marie, née en 1850, reli-
gieuse du Sacré-Cœur à Kieutzheim (Al-
sace).
2. Gaston, né en 1851, marié.à Yvonne
de Varieux. Chat, de la Baronnais-Dinard
(Ille-et-Vilaine).
3. Henry, né en 1853, chef de bataillon
au 70e à Vitré (Ille-et-Vilaine), marié à
Françoise de Parcevaux.
4. Albert, né en 1854, capitaine de cava-
lerie territoriale, marié à Alhary de Jrvisv-
Montferrand, 19, rue de Lubeck, à Paris.
5. Madgeleine, née en 1858, 104, avenue
Victor-Hugo, à Paris.
6. Joseph, né en 1862, lieutenant de ré-
serve de cavalerie, 104, avenue Victor-Hugo,
à Paris,
— 723 —
— 724
7. Germaine, née en 1805, religieuse car-
mélite à Laval (Mayenne).
8. François, né en 1869, lieutenant au
12e chasseurs à cheval à St-Mihiel (Meuse),
marié à Marie Paulowna de Stolypine.
9. Phylomène, née en 1870, mariée à
Charles du Jonchât, capitaine de cavale-
rie,détaché aux affaires indigènes, à Géry-
ville, province d'Oran (Algérie).
Branche cadette.
Sonis (Louis-Théobald, vicomte de), gé-
néral de brigade &, décédé en 1890, marié
à Marguerite de Ghiseuil, Ghau de Sain t-
Vallerin, par Buxy (Saône-et-Loire).
Enfants : 1. Henry, lieutenant de cava-
lerie de réserve; 2. Gabrielle.
SORET DE BOISBRUNET.
Famille originaire de Picardie, et établie de-
puis plus de trois cents ans à Pontoise.
Alexandre Soret de Boisbrunet fut chevalier de
l'ordre royal et militaire de St-Louis et capitaine
au régiment d'Angoumois.
Armes : D • gueules, à un léopard couronne d'or,
surmonté de trois molettes d'éperon d'argent.
Couronne de comte.
Supports : Deux chimères.
Devise : Recte sernper et fortiter.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
1. Soret de Boisbrunet (comte Raoul),
ancien avocat général, et comtesse, née de
Backer. Résidences : Cannes (Alpes-Mari-
times) et à Montillet, par Alais (Gard).
2. S. de B. (Jeanne), baronne deNieder-
meyer.
3. s. de B. (Pierre, vicomte de), et vi-
comtesse, née Bobierre de Vallière.
4. S. de B. (Marguerite-Marie).
SOULES.
Originaire de lArmagnac, les Sonlès portaient,
primitivement : de sable à trois soleils d'or, 2 el
1 (d'Hozier, Toulouse-Montauban, p. I2'ir>, n» 3).
En 1760, naissait à Lectoure Jérôme Soulès ;
engagé volontaire dans le régiment de Hainaut
en 1776; il était commandant de la garde des
consuls, à Marengo, où, par sa bravoure, il mé-
rita un sabre d'honneur. 11 prit part, en qualité
de général de brigade, aux batailles d'Iéna, d'Ey-
lau, de Friedland, etc.: commandeur de la Légion
d'honneur en 1801, chevalier en 1806, de l'ordre
noble du Mérite militaire de Bavière; il était
nommé sénateur en 1807, créé comte de l'Empire
en 1808, et promu général de division, le 15 août
1809.
Par une ordonnance du 4 jullletl814, LouisXVIII
nomma le général Soulès pair de France, cheva-
lier de St-Louis,et le 29 juillet suivant lieutenant-
général du royaume. Le titre de comte héréditaire
lui fut confirmé en 1817.
Le comte Soulès dont le nom est inscrit sur
l'Arc-de-Triomphe, mourut sans postérité, le 3 oc-
tobre 1833; il repose au cimetière du Pèr9-La-
chaise.
Son neveu, pupille et filleul, Hector Soulès, fils '
de Jean, son frère puîné, et de demoiselle Dollin
du Fresnel, épousa Laure Petit-Hugueniri. Rési-
dence : Château de la Page (Seine-et-Marne), dont
un fils unique, Ludovic, marié en mai 1888, à
Jeanne Millon de Montherlant. Résidence: Paris.
De ce mariage : a) Jean, né en 1889; b) Jacques
et Pierre, jumeaux, nés en 1891.
Les Soulès écartèlent les armes primitives de
leur famille : De sable, à trois soleils d'or, avec
celles qui furent octroyées par l'empereur au gé-
néral-comte Soulès : D'or, charge de deux épêes
en sautoir de sable, accompagnées de quatre étoiles
de gueules.
Supports : Deux lions ailés.
C'est ainsi que ces armoiries sont décrites dans
l'armoriai de Simon, T. I., et dans ceux de Saint-
Allais, de Gourdon de Genouillac, de Riestapp,
etc.
SOYE (de).
La maison de Soye, du siège des nobles et de
l'ancienne chevalerie du duché de Luxembourg,
d'où elle a passé en Flandre, dans le pays de
Vallon, en Ardenne (Belgique), tire son nom de
san ancien fief et château de Soye, au village de
Soye, canton d'Erézée. à une lieue de la petite
ville de Durbuy, sur l'Ourthe.
Cette petite ville est à dix lieues de Liège, dont
Gilles-François de Soye était échevin en 1669,
époque de sa mort.
Plus tard, on trouve Nicolas-Louis de Soye,
seigneur d'Astenoy, qui a fait enregistrer ses ar-
moiries par d'Hozier en 1696.
Armes : D'argent, à deux barbeaux adossés
d'azur.
- 725 —
— 726
STELLAYE DE BAIGNEUX DE
GOURGIVAL.
Seigneur de l'Epée, de la
Jardière, d'Ambelles, en
Normandie ; de Baigneux,
d'Argenson, de Courcival,
deGlatigny, de Saint Mars,
etc., au Maine.
Cette famille est établie au
Maine depuis le commen-
cement du xive siècle ; mais
elle n'en est pas originaire.
Monsieur Delacour, généa-
logiste de la maison d'Or-
léans dit qu'elle estvenue de
Normandie où elle aurait
été, vers 1359, en possession du fief noble de
l'Epée, aliéné vers 1408, et des seigneuries de la
Jardière et d'Ambelles ; sa présence en Norman-
die est encore attestée par deux pièces qui sont
conservées aux archives du château de Courcival
(P. 2 J et 3 J.) et qui sont : 1° Un compte des
dépenses faites pour le Roi par Simon de Baigneux
vicomte de Rouen en 1370 ; — 2° Une quittance
donnée le 13 juin 1386 par le sieur Jean Petitpou-
toire à Simon de Baigneux, vicomte de Rouen.
Dans une note datée du 4 novembre 1800. Mon-
sieur de Chabot dit que les Stella ye, étaient sei-
gneurs de Stella au royaume de Naples, près de
Capoue et qu'ils auraient occupé les premières
charges de cet Etat au commencement du xie siè-
cle. Ils se seraient attachés à la fortune de Char-
les, comte du Maine, d'Anjou et de Provence, roi
de Naples et de Sicile en 1266, mort en 1285 ; et
ils n'auraient quitté l'Italie, pour venir s'établir
en France, qu'à la mort de son fils Charles le Boi-
teux, décédé en 1309.
D'un autre côté, dans les copies de deux chartes
de 1100 à 1107, conservées aux archives delà
Sarthe sous les numéros (H 40 bis, n«s 2 et 3),
l'on trouve comme témoins du don de l'église
d'Avézé (Sancti Pétri de Avesiaco), un certain
Herbrannus de Telliaco, est-ce un seigneur de
Teille, ou faut-il y voir la forme latine du nom
de Tellaye que portèrent les premiers membres de
la famille qui nous occupe ?
Aucune pièce authentique ne venant appuyer
l'une ou l'autre de ces conjectures, nous pren-
drons l'histoire généalogique de cette maison au
jour où son existence dans le Maine est constatée
d'une façon précise par une charte du 15 mai 1397
qui est un acte de vendition par Isabel Tellaye,
delà paroisse de Marolette à Colin Tellaye, son
neveu, de tout ce que la dite danie possède en la
paroisse de Saint-Mars-sous-Ballon. (Archives
de Courcival, p. 3/H) .
Le nom patronymique qui, depuis la Révolution
a pris dans les actes la forme de Stellaye, se
trouve écrit dans les anciennes chartes Teillai,
Teillaye, Tellays ou Tellay.
Le fief de Baigneux, à Saint-Mars-sous-Ballon,
paraît avoir été le premier possédé par cette fa-
mille dans le pays :1a seigneurie de Courcival, ne
lui est échue que vers 1480, par le mariage de
Jean Teillaye, seigneur de Baigneux, avec Je-
hanne Soreille, Sorel ou Le Sorail dont le père
Jean Soreau était le fils naturel de Guillaume de
Saint-Mars, comme le prouve un acte du 11 mai
1411 qui est une transaction au sujet delaterre de
Courcivard entre le dit Jean Soreau et son beau-
frère noble homme Thibault Hérisson, mari de
dame Isabeau de Saint-Mars. (Archives de Cour-
cival,p. 4. F.).
Cette terre appartînt d'abord à la famille de
Loré. Une charte latine insérée dans le cartulaire
des moines de l'abbaye de la Couture, au Mans,
conservé à la Bibliothèque nationale sous le n°
195 du fonds latin, laquelle charte est un acte de
donation de l'église de la Chapelle-Saint-Rémy,
fait par Geoffroy de Loré (de Loreio) au monas-
lère de Sainte-Marie de Tuffé, et tout en ne por-
tant pas de date précise, doit avoir été rédigée
entre 1072 et 1102 ; il porte que : « Le susdit Geof-
« froy de Loré reçut en récompense du don delà
« dite église de la Chapelle-Saint-Rémy, avant le
« don, 50 sols, et après 105 autres sols avec les-
« quels il retira sa terre de Curcivard (de Curci-
« vardo) qu'il avait mise en gage ; cet acte fait à
« La Ferté, en la maison du dit Geoffroy de
« Loré. »
En 1399, le vendredi après Invocavit me, Emery
de Corcivart, de la paroisse de la Bazoge, vend
aux chapelains et clercs de l'Eglise du Mans, 20
sous tournois de rente perpétuelle à prendre sur
tous les biens du vendeur, pour 10 livres tour-
nois dont il donna quittance. (Archives ecclésias-
tiques de la Sarthe, G. 58.)
Le nom de cette seigneurie est encore cité dans
les documents suivants conservés aux Archives
de la Sarthe :
l»Dans une charte sans date (entre 1190 et 1214)
qui est une donation faite par Geoffroy Thomas
et Agnès, sa mère, aux moines de Tyronel de
toute la terre qu'ils ont au-dessous de Sabulam
(Sables) en présence de Willemmo de Jaze, pres-
biter de Corcivart et d'autres témoins (Archives
départementales de la Sarthe. H. 1/76, n°7).
2° Une charte du mois de février 1243 par la-
quelle Raoul de Sevilliano vend aux moines de
Tyronel, un pré situé dans la paroisse de Sables :
la dite charte consentie apud Corcivart en pré-
sence de nombreux témoins (Archives départe-
mentales de la Sarthe. H. 1/76, n.14).
3° Une charte latine du doyen (Sagonensis) de
Sonnois, par laquelle Geoffroy, dictus Fontarjus,
de la paroisse de Pireto (Peray) vend à l'abbaye
— 727 —
— 728
de Tyronello une pièce de terre et une pâture
en la paroisse de Curcivahd (Archives départe-
mentales delà Sarthe, H. 1/76, n° 21).
D'après la Géographie ancienne du diocèse du
Mans de Cauvin, le nom primitif de la paroisse
de Courcival était Guria Centaldi comme il se
voit dans une charte de 1090 où Ton cite Hugo de
Curia Centaldi comme l'un des témoins de la do-
nation de l'église de Saint-Ouen-de-Ballon, faite
à l'abbaye de Saint- Vincent, plus tard, dans les
Insinuations ecclésiastiques de 1570, cette pa-
roisse est désignée sous le nom de Curia Civardi.
Les membres de la famille Stellaye de Bai-
gneux ont occupé, dans les armées royales, les
emplois les plus honorables, comme le constatent
les nombreux certificats et brevets conservés dans
les archives de Courcival : ils ont fait alliance
avec les familles les plus considérables du pays
et des provinces voisines et, depuis le xive siècle
ils n'ont cessé d'habiter le Maine où ils ont établi
leurs principales résidences aux châteaux de
Baigneux, en Saint-Mars-sous-Ballon, de Courci-
val, de la Freslonnière, en Souligné-sous-Ballon,
de la Rochère, en Mulsanne, etc.
Armes : De sable, chargé de trois étoiles d'or
posées 2 et 1.
Couronne de marquis.
REPRÉSENTANTS A CTUELS :
1° Stellaye de Baigneux, marquis de
Courcival, (Gustave-Alexandre -Maurice-
Timoléon) né le 18 juillet 1834, à Courci-
val, élève de Saint-Cyr en 1851, sous-lieu-
tenant au 7e hussards le 1er octobre 1853 ;
élève à l'École de Cavalerie de Saumur ;
passé en novembre 1854 au 3e régiment
de chasseurs ; lieutenant le 8 août 1858 ;
capitaine le 6 janvier 1805 ; servit en 1868-
69 aux chasseurs de la garde impériale ;
passa ensuite au 3ft hussards avec lequel
il fit toute la guerre contre l'Allemagne en
1870-71. Versé après la guerre au 1er hus-
sards il donna sa démission en juin 1871.
Il a fait les campagnes d'Algérie en 1861-
62, 63, 64 et 05, la campagne de Mentana
dans les Etats-Pontificaux, en 1867 ; la
guerre contre l'Allemagne aux armées du
Rhin (1er corps) et de la Loire (17e corps).
S'est trouvé aux batailles de Wissem-
bourg, de Freschwiller, de Sedan, où il
eut un cheval tué sous lui, aux combats
autour d'Orléans du lpr au 8 décembre
1870, à la bataille du Mans. Lors delà for-
mation de l'armée territoriale, sur la pro-
position du général Deligny, commandant
le 4 corps d'armée, il fut placé â la tête
du 27e régiment territorial d'infanterie;
destitué par le général Farre par décret du
23 août 1880. Chevalier de la Légion
d'honneur du 7 juin 1865; a recula mé-
daille commémorative de la bataille de
Mentana, instituée par S. S. le pape Pie IX.
Marié en 1869, â Elise-Marie-Jeanne-
Baptistine Michel deTrétaigne. — Rési-
dences : Chaude Courcival par Bonnétable
(Sarthe) et 112, Rue Marcadet à Paris.
2° S. de B, Cte de c. (Charles), né à
Courcival le 19 juin 1844, mêmes rési-
dences.
3° S. de B. de C, (Stéphanie-Charlotte)
née le 4 novembre 1840, à Mortagne, reçue
dans le Chapitre noble des Dames Cha-
noinesses de Sainte-Anne de Bavière. —
Résidence : Chau de St-Aubin, par Beau-
mesnil (Eure).
SUGHET D'ALBUFÉRA.
Louis-Gabriel Suchet, né à Lyon le 2 mars 1770,
était fils d'un fabricant de soieries de cette ville.
A l'âge de 20 ans, il s'engagea dans la cavalerie,
et fut élu peu après capitaine d'une compagnie
franche de l'Ardèche.
Après le siège de Toulon où il se distingua, il
fut chargé, en mai 1794, de comprimer le mouve-
ment royaliste de Bédouin, puis il passa à l'armée
d'Italie.
Là, sa bravoure s'exerça sur tous les champs
de bataille. Lodi, Bivoli, Castiglione, Trente,
Arcole, Céréa (11 oct. 1796) furent témoins de ses
exploits.
Nommé général de brigade le 23 mars 1798,
Suchet fut appelé à faire partie de l'expédition
d'Egypte.
Il passa ensuite à l'armée du Danube, com-
mandée par Masséna et seconda habilement le
général en chef.
Nous le retrouvons général de division le
10 juillet 1799, donnant toujours de nouvelles
preuves de ses capacités militaires.
Pendant la campagne de Prusse il battit l'en-
nemi à Saalfeld (9 octob ) et eût la principale part
729
— 730 —
au gain de la bataille d'Iéna ; il combattit ensuite
en Pologne, à Pultusk, à Ostrolenka, et reçut le
8 février 1806, une dotation de 20,000 fr., avec le
grand aigle de la Légion d'honneur.
Après la paix de Tilsitt, Suchet fut nommé
comte par Napoléon 1er, ie 19 mai 1808.
Dans la campagne d'Espagne, il eût des succès
ininterrompus qui lui valurent le 8 juillet 1811 le
bâton de Maréchal de France.
Là, ne devait pas s'arrêter son triomphe. Après
avoir prit successivement Oropeza, Murviédro,
Valence, il s'empara d'Albuféra et soumit en deux
mois la province tout entière. Ce fut alors qu'il
reçut le titre de duc d'Albuféra, avec le magnifique
domaine qui en formait l'apanage, (24jan. 1812).
Ce qui fit dire plus tard à Napoléon Ier que s'il
avait eu en Espagne deux maréchaux comme le
duc d'Albuféra, il eût conquis et conservé la
péninsule.
Après la chute de l'empire Suchet fut compris
au nombre des Pairs (4 juin 1814) créés par le roi
Louis XVIII, mais il fut rayé de la liste le
24 juillet 1815 pour avoir servi sous les ordres
de Napoléon Ier pendant les cent jours. Il fut
réintégré le 5 mars 1819.
Il mourut dans le château de Saint-Joseph, près
de Marseille où il s'était retiré.
Il avait épousé la fille d'Antoine de Saint-
Joseph, maire de Marseille et était parent, par
alliance, de la femme de Joseph Bonaparte.
Il eut un fils, Louis Napoléon, né à Paris
en ,1813, et une fille qui épousa le Comte de la
Redorte.
Armes : Parti de trois traits, coupé d'un, ce qui
fait huit quartiers : au 1, d'or, à quatre vergettes
de gueules, à trois fers de pique d'argent brochant
sur le tout; au 2, d'argent, à la tour sommée de
trois tourelles de sable; au S, contre ècartelé de
gueules, à la tour de sable, et d'or à l'arbre de
sinople ; au4, d'argent, à trois pals ondes d'azur :
au 5, d'azur, à la galère d'argent de six rames,
surmontée des lettres S. A. G. et accompagnée
en pointe d'un dauphin et d'une coquille d'argent :
au 6, d'or, à quatre vergettes de gueules et au lis
d'argent brochant sur le tout; au 7, d'azur, à la
tour sommée de trois tourelles de sable sur une
terrasse de sinople: au 8, d'or, à cinq étoiles
d'azur. Sur le tout : de gueules, au lion léopardé
d'or, passant sur un pont de bois du même et
tenant de la patte dextre un rameau d'olioier
d'argent, au chef de l'écu de gueules semé d'étoiles
d'argent.
REPRÉSENTA NTS A CTUELS
1° Suchet, 3e duc d'Albuféra (Raoul-
Napoléon) né à Paris le 11 mai 1845.
Résidence : 55, rue Saint-Dominique à
Paris. — Marié à Paris le 20 janv. 1874
à Zénaicte-Napoléone-Louise-Lucienne de
Gambacérès, née à Paris le 3 août 1857,
dont : a) Lowis-Joseph S. Mis d'A., né à
Paris, le 3 mai 1877 ; b) Bathilde-M-àYie-
Napoléone-Julie-Malvina, née à Paris le
25 déc. 1887.
2° Sœur : /.safrdZe-Marie-Davida Suchet,
née à Paris le 25 déc. 1847, mariée à Paris
le 19 déc. 1867 à Guy Duval, M» de Bon-
neval, décédé. — Résidence : 13, rue Ray-
nouard, à Paris.
TAFFIN (dé).
Famille originaire d'Artois qui a formé deux
branches : Tune établie en Lorraine et l'autre en
Artois.
Le premier auteur connu est Denis Taffln,
mestre de camp au service de l'empereur Maxi-
milien, qui fut employé aux diverses expéditions
pendant le siège de Thérouanne en 1513.
Nous trouvons ensuite : Valentin Taffln qui
fut conseiller du roi d'Espagne, et son procureur
au quartier de St-Omer en 1622.
Nicolas Taffln Ier qui fut avocat-général au
Conseil d'Artois en 1646, conseiller au dit Con-
seil par lettres du 4 juin 1655, député général et
ordinaire des Etats d'Artois à Bruxelles, puis
président du dit Conseil.
Jules-César de Taffln qui fut conseiller au par-
lement de Flandre en 1763.
Simon-Louis-François de Taffln de Tilques né
en 1770, qui fut chef de bataillon et chevalier de
St-Louis et qui épousa le 13 juillet 1803, Marie
Charlotte-Wedastine-Désirée des Lyons de Mou-
cheaux, dont postérité qui s'est continuée jus-
qu'à nos jours.
Cette famille s'est alliée aux familles : d'Her-
bais d'Isel; des Lyons de Moucheaux ; Quarré
de Boiry ; Le Sergeant d'Hendecourt ; Van Pra-
delles de Palmaert, du Tertre, etc.
Armes : D'argent, à trois têtes de maures de
sable, H et i, tortillées du champ.
TARDIEU DE MALEISSYE.
Branche de la maison Tardieu, en Normandie,
famille noble remontant à 1576.
L'auteur de la branche de Maleissye est Fran-
çois Tardieu, issu du 3e degré de la branche
mère, seigneur de Melville, conseiller à la Cour
des Aides de Paris en 1593, maître des requêtes
en novembre 1613, qui épousa en 1598, Anne
Martin, qui fut depuis dame d'honneur de la
reine mère, fille de Mathieu, seigneur de Maleis-
sie.
Plusieurs marquis de Maleissie ont été lieute-
nant de roi en 1694, 1756, 1759.
Cette famille compte des chevaliers de St-Louis
et plusieurs chevaliers de Malte.
Armes : Ecartelè : au 1, d'azur, à deux pointes
renversées d'or, qui est de Martin de Maleissie ,*
au 2 d'azur, à trois lions d'or passants l'un sur
Vautre qui est de Caumont ; au 3, bandé d'ar-
gent et d'azur de quatre pièces, qui est d'Ala-
mani; au 4, paie d'or et de gueules, qui est de
Briqueville ; sur le tout, d'azur axe chevron d'ar-
gent, au chef d'or chargé d'une étoile d'azur, et
accompagné de deux croissants d'or.
TARDIF DHAMONVILLE.
Famille établie en Touraine et à Paris dont la
filiation ne remonte qu'à François-Remi-Tardif
— 733 —
- 734 —
d'Hamonville, ingénieur ordinaire du roi à Metz,
anciennement lieutenant dans le régiment de la
Couronne-infanterie, qui fut maintenu dans sa
noblesse en 1736.
Armes : D'or, à trois palmes de sinople, posées
2 en chef et 1 en pointe.
L'écu timbré d'un casque de profil.
TARDY DE MONTRA VEL (de).
Cette famille, dont il existe des branches en
Vivarais, dans le Velay, en Lorraine et en Suisse,
a fait en 1786, devant l'intendant de Languedoc,
les preuves filiatives de sa noblesse d'extraction
et d'origine, jusqu'en l'631, et au-delà de cette épo-
que jusqu'à noble Jean Tard y de Montravel,
sieur du Bois, capitaine de 50 hommes de guerre,
et commissaire ordinaire en l'artillerie de France;
marié à demoiselle Isabelle de Granjean ; par le-
quel et d'après des titres d'une date antérieure,
elle se rattache à Aimar de Montravel, du l'an-
cienne maison de chevalerie de ce nom, origi-
naire de l'Auvergne, marié à Agnès Tardy, fille
unique et héritière d'une maison noble du Forez.
Dans une transaction latine, passée en 1316, à
l'occasion de ce mariage, ils sont qualifiés de
milites. Une autre transaction du 6 mai 1355, en-
tre nobili monacus Tardy, et Petrus Tardy
de Montraoel domicilias ejus nepos, dans la-
quelle ce dernier est dil fils d' Aimar de Montra-
vel et d'Agnès Tardy, confirme l'union des deux
familles, et explique l'origine d'un nom composé,
devenu patronymique ainsi que cela a été établi
devant la commission du sceau, par le chef de la
branche du Vivarais, à l'époque où il a sollicité et
obtenu un titre.
Cette famille a donné un maréchal de camp ;
un grand nombre d'officiers et autres dans tou-
tes les armes ; dans la maison du roi, un mous-
quetaire, chevalier de St-Lazare, en 1721 ; un gen-
darme de la reine, et deux chevau-légers, dont
un brigadier: plusieurs chevaliers de St-Louis.
Le titre de comte, a été conféré à Jean-Louis-
Damien Tardy de Montravel de Labrossy, par
ordonnance royale du 6 décembre 1814. Les let-
tres patentes du 29 décembre 1815, portent que
cette grâce lui a été accordée par le roi, en té-
moignage de bienveillance et de satisfaction, et
pour récompenser un courageux et constant dé-
vouement pour la personne de sa Majesté.
Armes : D'azur, à trois cyprès arrachés de si-
nople, posés 2 et 1; au chef de gueules, chargé
de trois besants d'or.
Couronne de comte.
TARDY DE ROSS Y (de).
Lafamille de Tardy est ori-
ginaire du Bas-Poitou.
Elle fut anoblie définitive-
ment par lettres-patentes du
roi Charles X, données au
château de St-Cloud, le 8 sep-
tembre 1825, dans la per-
sonne de Louis-François-
Dauphin Tardy, ancien of-
ficier des armées royales,
conseiller de préfecture de la
Vendée.
Louis - François - Dauphin
Tardy avait été déjà l'objet
d'un anoblissement en 1824
par le roi Louis XVIII; mais
il avait négligé de retirer ses lettres-patentes, ce
qui l'obligea à demander la confirmation ci-
dessus.
Ce Tardy épousa en 1808 ou 1800, Julie de
Rossy, et obtint du roi Louis-Philippe l'autorisa-
tion pour son fils Jules-Henri-Dauphin de joindre
à son nom de Tardy celui de Rossy.
Vers la fin du xvne siècle, Jeanne Raquette se
maria à Fédéric de Rossy.
En 1700, elle fait ses preuves de noblesse
pour elle et ses deux fils Louis-Fédéric et Pierre-
Jacques.
Dans ces preuves de noblesse, on voit que 1'/
final du nom italien de Rossi s'est francisé en y
français et que la suppression de l'R après l'f de
Frédéric (ce qui fait Fédéric) est bien d'origine
italienne.
Louis-Fédéric, fils de Jeanne Raquette, devenu
grand, amortit en 1738 une rente qu'il doit pour la
verrerie de Rortheau, commune de Dompierre-
sur-Yon (Vendée). Cette rente était due à la terre
delaRabatelière appartenant aujourd'hui au comte
de la Poëze. Cette commune de la Rabatelière est
près de Saint-Fulgent (Vendée).
La verrerie de Rortheau, située au village de ce
nom, à une lieue environ de Dompierresur-Yon,
était la dot de Jeanne Raquette et cette terre de
Rortheau était dans la famille de cette dame de-
puis Charles VIL
Louis-Fédéric épousa Mlle Guinebaud de la
Grossetière.
De ce mariage, naquit Louis-Philippe de Rossy.
Ce Louis-Philippe de Rossy épousa en premières
noces Olymphe Duval, laquelle lui donna un seul
fils en 1760, Louis-Alexandre de Rossy qui fut
assassiné en 1798; il ne laissa pas de descendants
mâles.
Louis-Philippe épousa, après la mort d'Olympe
Duval, vers 1767, Françoise Benaîteau, morte à
la Rochette-l'Etang en 1802, commune du Bourg-
sous-la-Roche (Vendée).
— 735 —
— 736 —
La Rochette-l'Etang fut achetée en 1775 avec les
produits de la verrerie de Rortheau. Les Rossy
étaient gentilhommes verriers et avaient une
vingtaines d'ouvriers nobles qui soufflaient dans
les verres et qu'ils payaient vingt francs (20 livres)
par jour.
Grâce à cette verrerie, les Rossy devinrent et
étaient très riches au moment de la Révolution.
Du mariage de Louis-Philippe avec Françoise
Renaîteau naquirent six enfans (quatre filles et
deux garçons) :
1. Louis-Renjamin de Rossy qui eut l'habita-
tion de la Rochette et une partie de cette terre.
Il émigra et la Rochette fut brûlée par les Rleus
en 1793.
Rentré en France sous le Consulat, Louis-Ren-
jamin trouva la Rochette-l'Etang sous le séques-
tre. Napoléon la lui fit rendre.
Il mourut en 1843 au Bourg-sous-la-Roche, com-
mune où est située la Rochette-l'Etang. Avant de
mourir, il assura la Rochette-l'Etang à son neveu
fils de sa sœur Julie, et à Jules-Henry-Dauphin
de Tardy de Rossy, père du chef actuel de la fa-
mille.
2. Alexandre de Rossy qui, émigré comme le
précédent, eut l'imprudence de rentrer en France
sous la Terreur, fut arrêté et fusillé à Verdun
(Meuse) à l'âge de vingt-deux ans, par conséquent,
avant les partages que firent plus tard ses frères
et sœurs, des biens restés sous le séquestre.
3. Victoire de Rossy, l'aînée des quatre filles.
4. Jeanne-Louise de Rossy.
5. Julie de Rossy (troisième fille) qui épousa
vers 1808 ou 1809, Louis-François Tardy.
6. Françoise-Pélagie de Rossy (quatrième fille).
Louis-Alexandre, assassiné en 1798, ne laissa
pas d'enfants mâles; comme il était du premier lit
et l'aîné, il eut dans sa part la verrerie de Ror-
theau et la terre qui en dépendait. Il laissa deux
filles, l'aînée épousa M. de Lancreau, gentilhomme
angevin; la cadette épousa M. Rrunet de la
Grange. Mme de Lancreau, restée veuve en 1848,
mourut en 1850, sans postérité. Rortheau passa
au fils de sa sœur, M. Brunet de la Grange fils,et
fut vendue par ses héritiers ; cette propriété n'est
donc plus dans la famille. Détruite pendant la
Révolution, la verrerie n'existe plus.
Toutes les demoiselles de Rossy ont été mariées
mais leurs descendants n'ont point le droit de
porter ce nom. Seul, le représentant actuel a ce
droit en vertu de l'ordonnance du roi Louis-
Philippe citée plus haut.
Armes des Tardy : D'azur, à deux èpèes d'ar-
gent, m.ontées d'or, posées en sautoir et surmontées
d'une croisette aussi d'or.
Casque de chevalier taré de profil.
La famille de Rossy était
orignaire de Parme, en Ita-
lie.
Ses papiers ont été brûlés
en 1793, lors de la Révolu-
tion, mais on savait par les
traditions de famille que les
Rossis'étaientélevés au pre-
mier rang dans les guerres
des Guelfes et des Gibelins
et qu'ils s'étaient établis en
Poitou à la suite d'un duel
où un Rossi avait tué son
adversaire.
On lit même dans l'histoire du Rossi de Parme
que deux membres de cette famille étaient venus
en 1569 sous les ordres du duc de Guise com-
battre les Huguenots qui assiégeaient alors
Poitiers et qu'un Rossi tua un de leurs principaux
chefs. Il s'agissait évidemment du même duel,
puisque les Rossi de France habitaient précisé-
ment le Poitou ou ils avaient fait leurs preuves
de noblesse en 1700.
Sur le titre, on remarque que deux Rossi mi-
neurs portent les prénoms en usage chez les
Rossi de Parme (selon la généalogie du comte
Litta) surtout celui de Pierre, illustré par un de
leurs plus grands hommes, le fameux Pierre de
Rossi et que leur mère Jeanne Raquette a fait
aussi ses preuves de noblesse pour elle-même.
Or, il n'existe pas en France de famille noble de
ce nom, qui est vraisemblablement une traduction
de Rachetti ou Rachetta, nom lui-même très rare
en Italie et que l'on ne trouve parmi les nobles
qu'au baptistère de Parme sur les registres du
xvne siècle.
Ces coïncidences équivalent certes à des preu-
ves, surtout quand on voit le cygne si célèbre des
Rossi de Parme dans l'écu de ceux du Poitou et
qu'on sait par l'histoire tous les rapports d'inti-
mité que cette famille eut avec la cour de France
sous les Valois.
Mais ce qui rend ces preuves irrécusables,
c'est qu'il n'existe et n'a jamais existé, d'après
tous les nobiliaires italiens, aucune ancienne mai-
son noble portant le nom de Rossi autre que
celle de Parme.
Il y a dans toutes les villes de la Péninsule un
certain nombre de familles honorables du nom de
Rossi dont quelques-unes ont été anoblies ou
bien ont acquis rang de noblesse depuis un siècle
ou deux. Mais aucune de ces familles d'origine
plus ou moins récente n'a la prétention de sortir
des Rossi de Parme qui sont éteints en Italie
depuis 1825.
Dans V Histoire de Parme, d'Angeli, on trouve
que sous Ludovic le More, duc de Milan, après la
prise du château de S. Secondo, les fiefs de cette
maison furent confisqués et qu'une branche des-
— 737 —
— 738
cendant du comte Pierre-Marie se retira en
France sous la protection du roi Louis XII (San-
sovino, familles célèbres d'Italie).
Armes des Rossy : Ecartclé: au 1 d'azur, au
lion d'argent; au 2 d'azur, aux trois fleurs de lys
d'or; au 3 de gueules, à la tiare et aux clefs d'or;
au 4 d'or, à l'aigle de sable.
L'écu surmonté de la couronne de duc ayant
pour cimier un cygne portant la couronne de
comte.
Supports : Deux licornes.
Devise : Cruce super mundum.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Tardy de Rossy (Jales-Louis-Robert de),
né le 4 juillet 1841, fils de Jules Henri
Dauphin et petit lils de Julie de Rossy,
marié en décembre 1866 à Jenny-Louise
Aglaé Le Ghait, née à Saint-Josse-ten-
Noode, près Bruxelles (Belgique). Rési-
dence : La Rochette-l'Etang,par LaRoche-
sur-Yon (Vendée), dont :
1. Blanche-Louise-Isabelle, née à Paris
en 1868, mariée à M. de la Biliais en 1889,
d'où : Yvonne, née en 1891 ;
2. Isabelle-Aurélie-Marie-Catherine, non
mariée, née à Paris en 1869;
3. Madeleine- Claire-Jeanne-Mélanie, née
à Paris en 1871, mariée à M. Godet de la
Riboullerie en 1893.
TASGHER DE LA PAGERIE.
Ancienne famille noble, originaire de Château-
neuf en Thimerais, confirmée dans sa noblesse
par ordonnance de Boucher d'Orçai, conseiller
d'Etat, commissaire départi pour le régalement
des tailles en la généralité d'Orléans, en faveur
d'Isaac de Tascher, et par un autre arrêt de main-
tenue pour François de Tascher, rendu à Orléans,
le 30 juillet 1667; et par une ordonnance, du
12 mars 1667, sur la présentation des titres qui
en fut faite par René de Tascher, sieur de Mar-
cilly, de la Paroisse de Cetton, élection de Mor-
tagne, et par d'autres parents. Ce qui est aussi
confirmé par un certificat du 4 août 1700, de
M. le généalogiste des ordres du roi, chargé de la
vérification des titres, en vertu des arrêts du
Conseil d'Etat des années 1689 et 1699.
Nous ajouterons encore à ces preuves les
recherches déjà faites par Pierre d'Hozier de la
Garde, qui examina tous les titres et contrats de
la famille de Tascher, pour entrer dans l'ordre de
Malte, et qui donna son certificat, le 10 janvier 1631,
comme elle était en possession de la noblesse, et
de si longtemps, qu'il n'était mémoire du con-
traire, et qu'un des siens était en droit de faire
ses preuves pour son entrée dansledit ordre. Cette
famille rattache son origine à Ferry de Tascher,
seigneur de Garges qui vivait en 1309 et dont la
filiation est établie depuis Guillaume de Tascher,
vivant en 1406, qualifié d'écuyer. Il rendit aveu
en 1455 et en 1462 pour deux de ses terres.
Au 8e degré, nous trouvons François de Tascher,
écuyer, seigneur de la Pagerie, commandant, en
1674, la noblesse du Bailliage de Blois.
Un second fils de Guillaume de Tascher forma
une seconde branche. Un descendant de cette
branche, Samuel de Tascher 1er du nom, embrassa
la religion prétendue réformée vers 1609.
Cette famille a donné plusieurs chevaliers de
Saint Louis et des officiers dans l'armée.
Elle a été titrée : comte le 9 mai 1810, par
Napoléen 1er, titre confirmé le 14 août 1818 par
Louis XVIII, et duc de Tascher de la Pagerie par
lettres patentes de 1811 etpar décret du 2 mars 1859.
Armes : Coupé : au 1, d'azur, à trois bandes
d'or chargées chacune de trois tourteaux de
gueules qui est de Tascher, branche aînée ; au 2,
d'argent, à trois fasces abaissées d'azur chargées
chacune de trois Jlanchis d'argent, et accompa-
gnées en chef de deux soleils de gueules, ranges
enfasce,qm est de Tascher, branche cadette; au
chef ducal, de gueules, semé d'étoiles d'argent.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Branche ducale
Tascher de La Pagerie (Louis-Robert-
Charles-Auguste, duc de) né à Munich, le
10 nov. 1840. Résidence : Paris, Marié à
Paris le 14 juillet 1872 à Angélique Panos,
née à Laumia (Grèce) en 1843.
Sœur : Amélie-iïW/éTue-Thérèse-Garo-
line de T. de La P, née à Munich le
23 nov. 1839, veuve de Maximilien, Pce de
Thurn et Taxis.
Branche aînée
Tascher de La Pagerie (Louis-Charles-
Eugène- Napoléon, Ron de) Résidences :
14, rue Richepanse à Paris, et chau du
Petit Fresnoy, par Saint-Quentin (Aisne).
Marié à M. M. V. Catherine Amelot de
Chaillou, dont : a) Marie-Joseph- Victor-
Gharles- Robert ; b) Marie-Joseph-Jacques-
Emile, Charles.
'l'OMli il
24
— 739
740 —
Cette branche porte: D'argent, à trois fasces
abaissées d'azur, chargées chacune de trois fran-
chis d'argent. Elle portait anciennement: D'argent,
à trois bandes de gueules, chargées chacune de
quatre flanchis d'argent.
TERNISIEN (de).
Cette famille est originaire du Boulonais, séné-
chaussée de Ponthieu, généralité d'Amiens.
Elle fut maintenue dans sa noblesse en 1698,
par arrêt de Jérôme Bignon, commissaire du roi
pour la vérification de la noblesse.
Armes : D'argent, à trois étoiles mal ordonnées
de gueules, accompagnées de trois fleurs de lis au
pied coupé de même.
TERRAIL (du).
Maison très ancienne du Dauphiné dont l'ori-
gine se perd dans la nuit des temps et qui a
donné à la France l'illustre Bayard, surnommé le
chevalier sans peur et sans reproche.
Pierre du Terrail, seigneur de Bayard, était né
en 1746, au château de Bayard, dans la vallée de
Graisivaudan, à 6 lieues de Grenoble, d'Aymon
du Terrail et d'Hélène des Allemans.
Il n'est pas un enfant en France qui ne con-
naisse l'histoire de ce fds glorieux de la Patrie
Française
Il était le descendant d'une suite de héros.
Son trisaïeul fut tué sous les yeux du roi Jean,
à la bataille de Poitiers; son bisaïeul fut tué à la
bataille d'Azincourt; son aïeul fut tué à la ba-
taille de Montlhéry et son père mourut à la suite
des blessures qu'il reçut à la journée de Guine-
gate.
Les exploits de Bayard ont rempli l'histoire de
son temps; il avait commencé à se signaler sous
Charles VIII, à la bataille de Fornoue, Sa gloire
militaire illustra le règne entier de Louis XII, et
les neuf premières années du règne de François
Ier.
Après la bataille de Marignan, François Ier
voulut être armé chevalier par Bayard qui s'é-
tait surpassé dans cette journée que les histo-
riens ont nommé la bataille des géants.
Bayard fut tué le 30 avril 1524, à la retraite de
Bomagnano, après la journée de Rebec. Il avait
à peine 48 ans.
Il laissa une fille naturelle qui fut mère deChas-
telard à qui Marie Stuard fittrancher la tête pour
avoir osé lui parler d'amour.
Indépendamment de nombreux hommes de
guerre, cette maison a donné un évêque de Gre-
noble, oncle de Bayard, des chanoines et des che-
valiers de St-Louis.
Armes : D'azur, au chef d'argent, chargé d'un
lion naissant de gueules, au filet d'or en bande,
brochant sur le tout.
TERRIS (de).
Cette famille, originaire d'Ecosse et fixée de-
puis le xve siècle dans la ville de Bonnieux, au
Comtat Venaissin, a été maintenue dans la légiti-
me possession de la particule nobiliaire par deux
jugements des tribunaux de Carpentras et de
Forcalquier des 5 mai et 17 juin 1880.
Armes: D'or, à trois taupes de sable, 2 et 1.
Couronne de comte.
Devise : Labor in terris.
TERTRE (du).
Dans le Boulonnais, ancienne et noble famille,
originaire de la dite province, qui possédait, dès
le xi* siècle, le fief noble du Tertre, auquel on ne
sait si elle a donné son nom, ou si elle le tenait
de cette terre. Elle est située dans la paroisse et
seigneurie de Boursin, qu' elle possédait égale-
ment; ce qui donne lieu de croire que ce fief a
été érigé par cette famille, qui lui a donné son
nom, lorsqu'elle y fit bâtir le château qu'elle a
toujours habité jusqu'en l'an 1600, ou environ.
Les ravages que les Anglais ont faits dans le
Boulonnais, pendant qu'ils en étaient possesseurs,
jusqu'en 1550, que cette province fut rendue à la
France, ont ravi à cette famille, comme à beaucoup
d'autres, les titres précieux de leur ancienneté.
Ce qu'il y a de certain, c'est que, d'après les plus
exactes recherches dans les archives de la pro-
vince, on voit que le fief du Tertre n'a pas été
possédé avant et depuis l'an 1190, par une autre
famille que par celle de ce nom, qui y a toujours
l'ait sa demeure.
La filiation suivie de cette famille commence à
Jean du Tertre, Ier du nom, qui vivait en 1350, et
tenait la vicomte de Fiennes de la seigneurie de
Fiennes, par un chapeau de roses de reconnais-
sance, par chacun an, aujourdu Saint-Sacrement:
c'est ce qui est dit dans les titres de cette sei-
gneurie.
Au 8e degré, Louis du Tertre, capitaine et major
de cavalerie au régiment d'Aumont, puis mestre
de camp-colonel, fut déclaré noble et issu d'an-
cienne race et lignée, en 1649 et en 1664, il fut en-
core maintenue dans sa noblesse ancienne
d'extraction.
Issu du 4e degré, nous trouvons Antoine du
Tertre, 2° du nom, qui est l'auteur de la seconde
branche de cette famille ; il fut mousquetaire de
la garde du roi, capitaine-major au régiment
d'Aumont et chevalier de St-Louis.
— 741
742
La 36 branche a pour auteur Ambroise-Fran-
çois-Louis-Antoine du Tertre, mousquetaire, che-
valier de St-Louis et 3e fils d'Antoine, chef de la
seconde branche.
La 4e branche a pour auteur Jean-Jacques du
Tertre, 7e fils d'Antoine du Tertre, ler de la Le
branche au 4e degré.
La 5e branche, issu de la l'e, au 3e degré de
Guillaume du Tertre, IIe du nom, commence avec
Jacques du Tertre, ler du nom, son second fils.
Et enhn la 6e branche, issue de la 5e, a pour au-
teur Louis du Tertre, lef du nom, 3e fils de Jac-
ques du Tertre, lep du nom.
Cette maison a fourni dans toutes ses bran-
ches, quantité d'officiers distingués dans les ar-
mées du roi, et plusieurs chevaliers de St-Louis.
Elle s'est alliée aux meilleures familles du
royaume.
Armes: Ecartelé: au 1, d'or, au créguî de
gueules, qui est de Créqui ; au 2 fascè d'or et de
sable, qui est de Fléchin ; au 3 d'azur, à trois
Jleurs de lys d'or, qui est de Bourbon ; aie 4 de
gueules, à trois maillets d'or, qui est de Monchy ;
sur le tout : d'argent, à trocs aiglettes éptoyées de
gueules, becquées et armées d'à sur, qui est du
Tertre.
Cimier : Un vol d'aigle.
Supports : Deux aigles.
Nous trouvons une autre familie du même
nom, originaire de Normandie, Election de Valo-
gnes.
Armes: D'azur, à deux tourterelles a' argent,
accompagnées de trois étoiles d'or en chef, et
d'un croissant du même en pointe.
THÉS AN (de).
Cette famille dont le nom s'est écrit indistinc-
tement Thésan et Thézan est originaire du Com-
tat Venaissin.
Elle a donné, en 1248, un croisé dans la per-
sonne de Bertrand de Thésan.
Armes: Ecartelé d'or et de gueules.
THOISY (de).
Famille des plus anciennes et des plus illustres
du duché de Bourgogne ; elle tire son nom de la
terre de Thoisy, qui a titre de baronnie.
Les sires de Thoisy ont possédé, en outre, les
seigneuries de Rancy, la Mothe,la Motte-Chissey
et Pantières, au duché de Bourgogne.
L'histoire des ducs de Bourgogne mentionne six
seigneurs de Thoisy, en qualité de conseillers,
chambellans et grands officiers de ces princes,
qui étaient alors souverains.
L'origine de la maison de Thoisy se perd dans
l'antiquité des temps et a fourni des illustrations
dans le militaire, et dans l'ordre civil et ecclé-
siastique.
Jean de Thoisy, vers 1096, vendit une partie de
sa terre, à l'évêque d'Autun, pour se rendre à la
Croisade.
Margaud de Thoisy, vivant en 1174, fut un des
seigneurs qui signèrent le traité de paix, fait
entre Hugues, duc de Bourgogne, et Guy, comte
de Nevars.
Hugues de Thoisy, pieux et vaillant chevalier,
fut bailli d'Auxois.
La filiation suivie remonte à Pierre de Thoisy,
seigneur de Gamay et Pantières qui vivait en
1446. Un de ses descendants, Charles de Thoisy,
fut promu au grade de capitaine dans le régiment
de Turenne et devint maréchal-des-logis de la
compagnie des gendarmes de M. le prince de
Condé, et servit en cette qualité en 1649, 1651 et
1653; mais n'ayant point voulu prendre part à la
révolte de ce dernier, contre le roi, il fut pris par
les troupes du prince, rançonné à cent louis et
ses meubles pillés et brûlés en 1652; l'année sui-
vante, le 26 février 1653, son château de Rancy fut
entièrement brûlé par les mêmes troupes. Il fut
admis à la Chambre de la noblesse de Bourgogne,
le 18 mai 1688.
Il laissa un fils qui continua sa descendance.
Armes : D'azur, à trois glands d'or, posés 2 et 1 .
THOMAS (de).
Famille illustre, originaire de Provence, qui
remonte à Jean de Thomas, secrétaire du roi René,
et son maître rationel. Elle a été anoblie par
lettres de ce prince du 2 avril 1480.
Barons de Satnte-Marguerite, par érection du
mois de mars 1586; marquis de Villeneuveda-
Garde, par érection du mois de juin 1690; sei-
gneurs de la Vallette, de Giguac, de Milhaud et
d'Evenos, cette famille a donné des officiers supé-
rieurs de terre et mer, des chevaliers de l'ordre
du roi; un président en la Cour des comptes de
Provence, des présidents à mortier au Parlement
d'Aix, plusieurs capitaines de vaisseaux, un chef
d'escadre, plus de vingt chevaliers et dignitaires
de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem; unévêque
d'Autun en 1752, dont le frère, Louis de Thomas,
fut le septième général de la Congrégation de
l'oratoire de Jésus.
Armes: Ecartelé de gueules et d'azur, à la croix
tréjlée, d'or, au pied fiché, brochante sur le tout.
— 743 —
— 744 —
THOMAS DE PANGE.
Cette famille est originaire de Lorraine.
Jean-Baptiste-Louis-Benoît Thomas, marquis de
Pange, était commandeur trésorier-général de
l'ordre militaire de St-Louis et de l'extraordinaire
des guerres ; marié par contrat du 13 juin 1716, à
Françoise de Thumery, il eut un fils qui lui suc-
céda dans ces charges.
Armes : D'argent, au chevron d'azur, chargé de
deux épées du champ garnies d'or et accompa-
gnées de trois étoiles de gueules.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions d'or, armés et lampassés
de gueules.
THOMASSIN DE MONTBEL (de).
Cette famille est originaire de Bourgogne.
Elle a été maintenue dans sa noblesse, par
lettres-patentes du roi le 16 juin 1736, données à
Versailles, et enregistrées par arrêt du Parlement
de Bourgogne en date du 23 avril 1757.
Dans le rapport fait au Parlement par le doyen
des conseillers, il est dit que, en 1300, cette fa-
mille était décorée de la qualité d'ancien baron,
spécifiée par et dans des lettres-patentes placées
sous les yeux de la cour ; par une lettre de Saint-
Bernard a l'un des ancêtres de cette famille qui
rassemblait ses vasseaux pour la croisade, et
dont voici le commencement :
« Christiano baroni antiquo Burgundiœ prœ-
claro Johanni Thommassino.... Salus et honos,
etc., etc. ».
Et de ce rapport, par arrêt de la cour, il fut dé-
livré une copie sur papier timbré pour remplacer,
autant que possible, ceux de leurs papiers com-
muniqués au rapporteur, et que leur état de vt-
tusté pourrait empêcher de produire par la suite,
et dont on certifiait par cet acte l'existence et
l'authenticité.
Louis-Arnaud, baron de Thomassin de Mont-
bel, né en 1795, fut garde du corps du roi en 1814.
Il épousa, le 26 avril 1826, Pauline de Beumont
dont il eut postérité.
Armes : D'azur, à deux estocs aux bâtons
noueux d'or en croix; alias : à la croix de deux
bâtons estoqués d'or.
THOUMINI DE LA HAULE.
Famille originaire d'Italie, dont la filiation re-
monte à Pierre-Adrien Thoumini, seigneur de
Sanomontuli, qui vivait en 1570.
Son fils Jean-Barthélemi Thoumini est qualifié
par commission de l'an 1602 de très noble et brave
chevalier romain ; il fut fait capitaine de la garde
de Clément VIII.
Au 7e degré, nous remarquons Julien Thou-
mini, qui repassa en France en 1685, et son ar-
rière-petit-fils, Ambroise-Félix Thoumini, écuyer,
sieur de la Haulle et de la Guiganière, qui fut
nommé, par commission du 3 novembre 1717,
major du château d'Angoulème; il avait été précé-
demment lieutenant du régiment de la Vallière
— infanterie, le 2 avril 1735.
En 1786, un de ses descendants, Jean-Baptiste-
Joseph Thoumini, sieur de la Haulle, fut fait
chevalier de l'ordre royal du Lys et capitaine de
la légion de l'Aisne.
Armes : D'argent, à la croix de sable, canton*
née de quatre merlettes d"asur.
TINSEAU (de).
Ancienne famille noble,
établie au comté de Bour-
gogne depuis près de trois
siècles. Elle est originaire
de la petite ville de Valéry,
dans le diocèse de Sens.
Cette maison est jurée dans
tous les chapitres de no-
blesse de la province.
Etienne Tinseau, capitaine
et gouverneur du château de
Montaichey, proche Sens,
périt avec sa femme Jeanne
de Saynault, à la défense de
ce château, dans le temps des guerres de religion
qui désolèrent la France dans le xvie siècle. Un
des fils vint s'établir à Besançon et fut co-gou-
verneur de la dite ville dans le temps qu'elle était
libre et impériale et ensuite secrétaire de la même
ville; il fut honoré de plusieurs commissions im-
portantes.
Un de ses fils fut conseiller au Parlement de
Franche-Comté en 1731 avec un de ses frères,
Marie-Nicolas Tinseau, chevalier de St-Louis, qui
continua la postérité de la famille. Son fils com-
manda un régiment de cuirassiers du roi, et fut
major au même régiment et chevalier de St-Louis;
reçu chevalier de Malte en 1740, il mourut lais-
sant plusieurs enfants.
Armes : De gueules, aie dextrochère d'or, te-
nant à. la main un rameau à trois branches du
même.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions armés et lampassés de
gueules.
Devise : Humilia tene.
— 745 —
— 746 —
TIZON DE LA HAUTIÈRE.
Cette famille est originaire
de Bretagne.
Sa filiation est suivie de-
puis Raoul Tizon de la Vil-
ledeneu, seigneur de Coëffl-
net et d'Aucolen, comman-
dant les gentilhommes à
pied de l'évêché de St-Malo
qui vivait en 1543 (L'acte
original et la montre se
trouvent dans l'Histoire de
Bretagne, par Dom Morice,
bénédictin de Saint-Maur.
Edition 1746, 5e vol. in-folio.
Mémoire pour servir à l'Histoire de Bretagne, T.
III despreuves, colonne 1050).
Cette famille a donné de nombreux officiers
parmi lesquels nous trouvons :
En 1773, Tizon de la Hautière (Marie-Claude)
qui fut capitaine d'infanterie, chevalier de Saint-
Louis; en 1825, T. de Ja H. (Marie-Claude-Pierre)
qui servit dans les armées royales de l'Ouest et
reçut en 1817 une lettre de satisfaction du roi
comme témoignage de ses bcns services; en 1837,
T. de la H. (Louis-Marie), rentré après quinze
ans de services, comme officier de cavalerie; en
1859, T. de la H. (Jean-Marie-Hyacinthe) qui prit
sa retraite après trente quatre ans de services
effectifs, 14 campagnes, comme chef de bataillon
d'infanterie et officier de la Légion d'honneur. En
1861, T. de la H. (Francisque) qui prit aussi sa
retraita après vingt-six ans dans la cavalerie et
l'infanterie, comme officier aux grenadiers, et fut
décoré de la valeur militaire.
Alliances : Broons, La Feuillée, La Forest-
Lupin, Durfort de Duras, Saint-Genis, Loësel, La
Vieuville, Quérangol, Couffon de Bellevue, Rous-
seau, d'Ollivier, Poulain du Reposoir, Bloyet de
Kerrouars, du Boishamon, Bernard de Courville,
Frain de la Gaulayrie, de Goudemont, etc.
Armes : D'argent, frettè d'azur de six pièces à
une fasce d'azur sur le tout.
Couronne de comte.
Devise : Semper idem.
Tenants : Deux lions coupés d'argent et d'a-
zur.
Cri : Tizon! Tison!
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
1. Tizon de La Hautière (Amédée). Ré-
sidences : 2, boulevard de l'Est, à La Roche-
sur-Yon (Vendée) et château de Marmande,
par Mareuil-sur-Laye (Vendée) ;
2. T. de La H. (Hyacinthe). Résidence :
Dinan (Gôtes-du-Nord).
TOUGHET (de).
Sieur de la Royerie, de Beneauville et de Ve-
noix, en Normandie, élection de Caen.
Armes : D'azur, au chevron d'argent, accompa-
gné de trois mains droites du même, 2 en chef et
i en pointe
TOULOUSE-LAUTREC (dé).
La maison de Toulouse-Lautrec descend des
comtes souverains de Toulouse. Filiation prouvée
depuis le mariage de Baudouin de Toulouse, frère
de Raymond VI, avec Alix, vicomtesse deLautrec.
Origine directe et masculine de la maison sou-
veraine des comtes de Toulouse. Sentiment una-
nime de tous les historiens du Languedoc appuyé
d'une foule de titres originaux et de pièces au-
thentiques produits juridiquement depuis près de
quatre siècles par les Toulouse-Lautrec (voir
Olhagaray, histoire des comtes de Foix, 1608.
Borrel, antiquités de Castres, 1649. Pierre Louvet,
histoire de Guienne. Le P. Labbe, Tableaux gé-
néalogies, 1664. La Faille, généalogie des comtes
de Toulouse, 1687. Dom Vaissète, histoire géné-
rale de Languedoc. Guillaume de Puylaurens,
etc., etc.).
Dans un procès qu'Antoine Ier, vicomte de
Lautrec soutint en 1445 contre Sicard de Lautrec,
son frère, il produisit sa descendance à com-
mencer par le mariage de Baudouin de Toulouse
avec Alix de Lautrec, héritière de cette vicomte
féodale et prouva que ses ancêtres avaient tou-
jours porté les armes de Toulouse en plein. C'est
depuis Antoine Ier que les vicomtes de Lautrec
ont toujours fait précéder le nom de de Lautrec
de celui de Toulouse.
Les Toulouse-Lautrec ont figuré aux Croisades
comme Toulouse et comme Toulouse-Lautrec.
La maison de Toulouse-Lautrec s'est divisée
en plusieurs branches dont deux, celles de Montfa
et de Saint-Germier sont représentées actuelle-
ment.
Armes : Ecartelé : aux l et 4 de gueules, à la
croix oidée, cléchée et pommelée d'or, qui est de
Toulouse ; aux S et 3 de gueules au lion d'or, qui
est de Lautrec.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche aînée de Montfa.
Toulouse - Lautrec-Montfa (Bertrand,
comte de), lieutenant au 10e dragons, fils de
Raymond-Jean- Bernard, décédé, et de
Suzanne du Bourg; marié le 9 juillet 1895
à Louise de Turenne d'Aynac, fille dumar-
— 747
— 748 —
quisdeTurenne d'Aynac et de la marquise,
née princesse de Wagram.
Sœurs : 1. Philippine, mariée à Louis
de Gouttes-Lagrave; 2. Anne, et 3. Ray-
monde.
Oncle : Toulouse-Lautrec (comte Eu-
gène de), ancien officier de cavalerie.
Tante : Mme de Lary-Latour, dunt pos-
térité.
Branche cadette de Montfa
Toulouse-Lautrec, (comtesse R. de), née
d'iMBERT du Bosc, veuve du comte R. de
T.-L.
Enfants: 1. Le comte A. de T.-L., marié
à Adèle Tapie de Geleyran, dont un fils;
2. Le comte Ch. de T.-L., marié à Emi
lie d'ANDOQUE de Seriège, sans postérité.
3. Le comte 0. de T.-L-, marié à Emilie
Le Melorel de la Haichois, dont deux
fils et une fille;
4. Alix de T.-L., mariée à A. Tapie de
Celeyran, dont onze enfants.
Résidences : Branche aînée. Château de
Saint-Sauveur, par Lavaur (Tarn). Branche
cadette: Château du Bosc, par Naucelle
(Aveyron), Albi. Paris, rue de l'Univer-
sité et cité du Retire
La branche de Saint-Germier est repré-
sentée encore en Russie par la comtesse de
Toulouse-Lautrec-Saint-Germier, née Ba-
banine, et par la princesse de Montecu-
culli, sœur du général russe, comte de
T.-L.-St-G., décédé, laissant un fils servant
dans l'armée russe.
TOURNEBU (de).
En Normandie, subdélégation de Falaise, ba-
ronnie à cinq lieues de Gaen, entre Thuri et Fa-
laise, une des plus anciennes et des plus belles
de la province de Normandie, possédé ancienne-
ment par la famille de Tournebu. Des seigneurs
de ce nom passèrent en Angleterre avec Guil-
laume le Conquérant, et d'autres se croisèrent en
1095 avec les princes chrétiens.
Cette maison remonte par filiation suivie à
Guillaume, seigneur de Tournebu, qui fut un des
arbitres dans la différend survenu entre Guil-
laume le Conquérant, duc de Normandie, et les
religieux de Fécamp.
Un autre Guillaume de Tournebu fut évêque de
Coutances, et mourut le 4 novembre 1199.
La baronnie de Tournebu était, en 1761, entre
les mains d'un de Bernière de Mondrouville, qui
avait épousé la dernière héritière de la maison de
Tournebu.
Armes : D'argent, à la bande d'azur.
TOURTOULON (de).
Cette famille est originaire d'Auvergne.
Sa filiation est prouvée depuis Armand de
Tourtoulon, chevalier, qui vivait en 1284.
Cette famille a produit : un grand veneur du
roi de Navarre, capitaine de 400 hommes ; vingt-
trois officiers de tous grades et six chevaliers de
St-Louis.
Elle s'est alliée : aux Ganhac, Goldebrand, Sal-
san, Coissac, Veyrines, Veyrières, L'Estang, du
Sault, Albignac, Rouville, Mandagout, Roche-
blave, La Fare, Villate, Savin, Valescure, Fal-
guerolle,Vignoles, Fabre de Montvaillant,Villardi
de Montlaur, Estienne de Saint-Jean, Julien de Pe-
gueirolle, Leuze, Assa, Metton, Gradines de Ci-
ron, Stevaire, Novi, Capblat, Daudé de Tardieu
de la Barthe, Vincent d'Esquevilley, Pages de
Bonnières, Gandel.
Armes : D'azur à La tour d'argent, maçonnée
de sable, surmontée d'un étendard d'argent à la
hampe d'or et accompagnée de trois colombes d'ar-
gent, l'une contournée en chef, à dextre, les deux
autres affrontées au pied de la tour; en pointe,
une molette d'éperon d'or.
Devise : Turris hosli, turtur amico.
Cri : Yen lo guerre (Viens le prendre).
TOUSTAIN (de).
Cette famille est originaire
de Normandie.
Elle s'est divisée en de
nombreuses branches dont
les principales ont été dési-
gnées par les surnoms de
Limesy, de Richebourg, de
Carency, d'Ecrennes, de Vi-
ray, etc.
Leur généalogie est re-
latée dans le tome VI de La
Chesnaye-desBois, à l'ar-
ticle de Frontebosc.
Jacques-Louis Chevillard,
autorisé par brovet du roi Louis XV, à faire des
recherches généalogiques, a fait imprimer, en
— 749 —
— 750 —
1744, une histoire généalogique de la maison de
Toustain.
Parmi les membres distingués de la branche
d'Ecrennes, nous remarquons :
Robert de Toustain d'Ecrennes, pourvu, en
1656, de la charge de Garde des Sceaux delà chan-
cellerie de Normandie, qui avait été exercée par
les cardinaux d'Ambroise, oncle et neveu, et qui
fut occupée aussi par son fils François de Tous-
tain, seigneur d'Ecrennes. Il fut maintenu dans
sa noblesse d'ancienne race par arrêt du 26 mars
1641.
Charles-Alexandre de Toustain d'Ecrennes. né
en 1717, fut lieutenant des armées du roi en
1784. Il fut admis à monter dans les carrosses du
roi, en 1790, avec ses frères Jean et Louis, après
preuves faites par devant Chérin, généalogiste du
cabinet du roi.
Jean de Toustain forma le rameau de Fortemai-
son ; Louis, celui de Branvilliers. Ce dernier fut
d'abord page du roi, de la petite écurie en 1748 ;
puis lieutenant-colonel de cavalerie, et chevalier
de St-Louis en 1756.
Victor-Louis-Alexandre, marquis de Toustain,
né en 1774, mort en 1828, fut maréchal des camps
et armées du roi en 1825. Il avait épousé Sophie-
Marie-Françoise de Chermont, dont il eut une
fille.
Jean-François, marquis de Toustain, du ra-
meau de Fortemaison, né en 1772, fut capitaine
et chevalier de Saint-Louis. Il épousa Sidonie
Dufaur de Pibrac, dont il eut postérité.
Emile-Martiry, comte de Toustain, du rameau
de Beaudrevillier, né le 12 avril 1808, fut officier
supérieur et chevalier de St-Louis. Il avait épousé,
le 1C avril 1836, Marie-Françoise Jenks, dont il
eut postérité.
Armes : D'or, à la bande échiquetée d'or et
d'azur, de deux traits.
Couronne de marquis.
Devise • Tous teints de sang.
TRÉMAULT {de).
Cette famille est originaire de l'Orléanais.
Elle a donné : René de Trémault, seigneur de
Morillon et Bellatour, conseiller du roi au Parle-
ment de Rennes, secrétaire de la chambre du roi
Henri IV, par lettres signées le 16 juillet 1593;
maître des comptes de la Chambre de Bretagne
et ensuite de la chambre de Marie de Médicis ;
Gilles de Trémault, secrétaire de la chambre de
Marie de Médicis, puis conseiller du roi au bail-
liage et siège de la ville de Blois, et enfin con-
seiller d'Etat; des chevaliers dn Saint-Louis et
de la Légion d'honneur.
Elle s'est alliée aux familles d'Albos, de Ros-
taing, de Wissel, de Montigny, de Fontenay,
Hugo-Derville, de Cambis, Mirleau d'IUiers, de la
Boussardière de Beaurepos, etc., etc.
Armes : De gueules, à deux haches d'argent po-
sées en pal ; au chef cousu d'azur, à trois étoiles
rangées d'or.
TRESSEMANE (de).
En Provence. Ancienne famille, divisée en deux
branches, illustre par un grand nombre de che-
valiers de Saint-Louis et de Malte et un comman-
deur de Saint- Jean de Jérusalem.
Elle remonte par filiation suivie à Raimond de
Tressemane, seigneur de Brunet, conseiller du
roi, qui vivait en 1552.
Son petit-fils Charles de Tressemane fut l'auteur
de la branche des seigneurs de Chasteuil.
Elle forme actuellement deux branches : la
branche de Brunet et celle de Simiane.
Cette famille a donné des officiers de terre et de
mer.
Armes '.D'argent, à une fasce d'azur, chargée de
trois étoiles d'or et accompagnée de trois roses de
gueules, posées 2 en chef et 1 en pointe, à une
bordure de gueules chargée de huit besants d'or .
TRISTAN [de).
Cette famille, originaire
du Beauvaisis, s'est succes-
sivement répandue en Or-
léanais et Berry.
Elle remonte à Jean Tris-
tan, écuyer, seigneur de Car-
donnoy, qui vivait vers 1530.
Elle a fourni des conseil-
lers du roi, des lieutenants
généraux criminels et civils
du baillage de Beauvais.
Elle a possédé avant la
Révolution, le marquisat de
Meignelay et la baronnie
d'Houssaye.
Armes : D'azur, à une bande d'or.
Couronne de marquis.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1. Tristan (marquis de) et marquise, née
de Monterno. Château de l'Emerillon, par
Cléry (Loiret).
2. t. (comte de), 0. ♦, colonel du 29e d'ar-
tillerie, à Poitiers, et comtesse, née Baret
de Rouvray. Château de Cormes, par St-
Cyr-en-Val (Loiret), dont : a) Octave, ma-
— 751 —
752 —
rié à N... Renard de la Ferrière, 48, bou-
levard Béranger à Tours, et château de
Rouvray, par Prailly (Indre-et-Loire); b)
Jean, officier d'artillerie, marié à N... d'ÛR-
léans. Résidence : Fontainebleau.
TROGHEREAU (de).
Cette famille, noble de robe
et d'épée, est originaire du
Bourbonnais où elle a pos-
sédé, du xme siècle à la Ré-
volution, différents fiefs à
Vaumas et à Beaulon.
Indépendamment de nom-
breux magistrats et officiers,
elle a fourni un aumônier de
la duchesse d'Orléans.
Le procès-verbal de l'As-
semblée de trois ordres des
la province pour les élections
auxEtats-généraux, constate
que, parmi les membres de la noblesse qui ne se
sont pas présentés pour voter, il y avait deux
Trochereau.
Au siècle dernier, il existait quatre branches
de cette famille.
1° La branche de Rancy ;
2e La branche de Bessaix;
3° La branche de Beaumont ;
4» La branche de La Berlière.
La branche de Beaumont s'est réfugiée pendant
la Révolution à Pondichéry, dans les Indes fran-
çaises, et y est restée.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
en chef de deux étoiles d'argent, et d'une croix
ancrée de même en pointe.
Couronne de marquis.
TROGOFF {de).
Ancienne famille qui descend des barons de
Lauvaux, et, par eux, des comtes de Vannes, ca-
dets des ancieus rois de Bretagne.
Elle forme actuellement deux branches : la l'-0
est passée en Amérique ou elle réside à New-
York ; la 2e est établie en Bretagne.
Un comte de Trogoff a été général, aide-de-
camp du roi Charles X, et gouverneur de Saint-
Cloud.
Un autre comte de Tregoff-Kerdrogon, neveu
du précédent, a été garde du corps. Il est mort
en 1879.
Charles, vicomte deTrogofî-Coattalio, a été ser-
gent des zouaves pontificaux et chevalier de Saint-
Sylvestre.
Armes : D'argent, à trois fasces de gueules.
Supports : Deux hommes portant des bannières
aux mêmes armes.
Devise : Tout du tout.
TROLLEY DE PRÉVAUX.
Ancienne famille de robe, originaire de Nor-
mandie, qui a formé, dans l'élection de Vire, les
branches de la Gilbertière, de Montyaux, de
Prévaux, du Vassel, de Corbetton, etc.
Guillaume Trolley, alias de Trolley, reçut en
mars 158G, des lettres d'anoblissement du roi
Henri III.
Cette famille a produit des échevins ou baillis
de haute justice, des gardes du corps du roi, des
lieutenants particuliers et généraux de bailliage,
des magistrats et des avocats distingués.
Par un jugement du tribunal de Vire, en date
du 27 mai 1876, ses représentants actuels ont été
rétablis dans la possession légale du nom de
Trolley de Prévaux.
Armes : D'argent, à deux cotices de sable, ac-
compagnées de deux coquilles de gueules.
TRYON MONTALEMBERT (de).
La famille de Tryon, ori-
ginaire d'Ecosse, remonte
aux temps les plus reculés.
Elle passa en France, vers
la fin du xme siècle, et se
répandit dans le Périgord,
l'Angoumois et le Poitou.
Elle posséda les seigneu-
ries de Légurat, de la Cour,
de la Boufferie, de la Coste,
de la Vigerie, d'Ardillières,
du Chalard, d'Espanvilliers
et du Brus.
Pierre de Tryon, IIe du
nom, avait épousé, le 7 avril 1516, Gabrielle de
Montalembert, sœur de Gabriel de Montalembert,
seigneur d'Essé et d'Espanvilliers, IIe du nom.
tué, sans postérité, à la bataille de Coutras, le 2
octobre 1587.
A la suite de cette mort, les biens et les armes
de cette branche des Montalembert passèrent
dans la maison de Tryon du chef de Gabrielle de
Montalembert.
Le 27 octobre 1590, la cour du Parlement rendit
une sentence en faveur de Michel de Tryon, héri-
tier de Gabriel de Montalembert pour le mettre
en possession de l'héritage.
Cette famille a donné un colonel de cavalerie,
— 753 —
— 754 —
chevalier de Saint-Louis, en 1751; un député de la
Vienne, chambellan de l'empereur, chevalier des
ordres de Saint-Lazare et de N.-D. du Mont-Car -
mel, officier de la Légion d'honneur, créé comte
de l'Empire, le 15 août 1810; un colonel comman-
dant Técole de Saint-Cyr, chevalier de Saint-Louis
et de la Légion d'honneur qui avait été page du
roi Louis XVI ; un député de la Charente, che-
valier de la Légion d'honneur ; un volontaire pen-
dant la guerre franco-allemande en 1870, qui fut
cité à l'ordre du jour pour action d'éclat et décoré
de la médaille militaire.
Armes : L'argent, à deux jumelles d'azur, ac-
compagnées à senestre en chef d'une croix ancrée
de gueules, qui est de Tryon; à dextre, en pointe,
d'une croix ancrée de sable, qui est de Monta-
lembert.
Devise : Ferrum fero,ferro fcror.
TULLE DE VILLEFRANGHE (de).
Famille originaire de Naples, puis établie en
Piémont, ensuite à Avignon, en Provence et en
Bourgogne. Pithon-Curt, historien de la noblesse
du comtat d'Avignon, cite un Faulcon de Tullia
qui possédait en 1187 des fiefs dans le royaume
de Naples, et le P. Fantoni, auteur de l'histoire
italienne d'Avignon et du comtat Venaissin, dit
que la famille de Tulle descend d'un Jacques de
Tullia, qui vivait à la cour d'Amédée VII, comte
de Savoie, d'où Robert de Genève, qui établit
son siège à Avignon, l'attira dans cette ville, en
1380.
Cette ancienne maison, une des meilleures du
comtat d'Avignon, a fourni plusieurs évêques,
beaucoup de chevaliers de Malte, des officiers gé-
néraux, des ambassadeurs, et a toujours contracté
des alliances distinguées.
Elle remonte sa filiation à Jacques de Tulle,
originaire de Cornay, en Piémont, où ses ancêtres
avaient toujours vécu noblement. Il suivit Amé-
dée, VIIe du nom, comte de Savoie, prince de
Piémont, qui, ayant une parfaite liaison avec
Charles VI, roi de France, fut invité par ce prince
à faire visite au pape Clément VII, qui y tenait
son siège pontifical; Jacques de. Tulle, en qualité
de gentilhomme, fut arrêté par Sa Sainteté à sa
cour. Après y avoir fait quelque séjour, il s'y ma-
ria deux fois, et eut plusieurs enfants. On voit
par son testament qu'il fut syndic de la ville
d'Avignon, en 1431.
Gaspard de Tulle, écuyer, seigneur de Ville-
franche, d'abord chevalier de Malte, quitta la
croix pour se marier.
Au 3e degré, nous trouvons Antoine de Tulle,
seigneur de la Baume, premier Consul d'Avignon
en 1528, dont le cinquième enfant, Bernardin de
Tulle est auteur de la branche des seigneurs de
Trebillante, en Provence, qui suivit le parti de la
Ligue dans cette province. Il paraît qu'il en était
un des principaux chefs, par la députation dont
il fut chargé, le 26 mai 1592, auprès du duc Charles
Emmanuel de Savoie, qui était alors à Nice, pour
le solliciter de rentrer en Provence, d'où ses
mauvais succès, et la mésintelligence des li-
gueurs l'avaient obligé de sortir. Il fut enterré
dans la chapelle royale où reposent les comtes de
Provence, dans l'église des Frères prêcheurs de
la ville d'Aix, en considération de son grand mé-
rite, et de l'intégrité avec laquelle il avait rempli
sa charge. Nostradamus, dans ses chroniques de
Provence, dit : « Messire Bernardin de Tul'e,
« chevalier, et seul général en Provence, inhumé
a en la chapelle royale des Jacobins d'Aix, au-
« près de Jean de Sade, premier président aux
« comptes et garde des sceaux».
Armes : D'argent, au pal de gueules, chargé de
trois papillons d'argent, miraillès d'azur.
VALLIER DE BY (de).
Cette famille est originaire du Dauphiné.
Gaspard de Vallier fut chevalier, en 1516, de l'or-
dre de St-Jean de Jérusalem, maréchal en 1540, puis
grand bailli de Lango ; il commandait à Tripoli,
lors du siège de cette ville par les Turcs.
Jean de Vallier, seigneur de By, fut gouverneur
et capitaine du château de Quirieu en 1576 et 157Ô.
Alexis-Henri Lucretius de Vallier suivit en
1815 le roi Louis XVIII et les princes à Gand,
et ne rentra en France qu'avec eux. Il avait été
reçu chevalier de Malte de minorité le 26 fév.
1784, garde du corps du roi en 1814, chevalier de
la Légion d'honneur le 22 août 1815. Il fut aussi
maire de Voreppe de 1825 à 1830. Il se maria en
1819, à Augustine du Vivier dont il eut postérité.
Armes : D'or, au cheoron d'azur, et cinq demi
fusées mouvant du chef, soutenues du même.
VALLIN (dé).
Ancienne famille, originaire du Dauphiné.
Guillaume et Pierre de Vallin prirent part à la
croisade en 1190.
Cette famille a fourni un grand nombre d'offi-
ciers dans les armées de nos rois et s'est alliée
aux principales maisons de la province.
Armes : De gueules, à la bande comportée d'ar-
gent et d'azur ; au lambel d'or de huit pendants .
VALLON (de).
Cette famille est originaire du Quercy et s'est
appelée indifféremment VaZ/on et Va/on.
Elle s'est divisée en plusieurs branches dont
trois subsistent encore.
Armand de Vallon fut l'un des chevaliers qui,
en 1248, se rendirent en Palestine sous la conduite
de St-Louis.
Hugues de Vallon fut chevalier de l'ordre du
Temple, et commandeur d'Espalion en Rouergue
en 1221.
Nous trouvons encore un autre Vallon, vicomte
d'Ambrugeac qui fit dire à Henri IV « D'Ambru-
geac m'est venu jotjndre avecque tous les syens,
châteaux en croupe, s'il eût pu. »
Louis-Alexandre-Marie de Valon, comte d'Am-
brugeac fut reçu le 30 octobre 1771, chevalier de
Malte de minorité. Il fut député de la Corrèze en
1816 ; pair de France le 25 décembre 1823, liente-
nant-général, grand officier de la Légion d'hon-
neur, etc., etc. Il avait épousé Alexandrine de
Marbœut, fdle du comte de Marbœuf, ancien gou-
verneur de la Corse.
Armes : Ecarte lé d'or et de gueules.
VANDEUIL ou VENDEUIL (de).
Cette famille, originaire de Picardie, s'est éteinte
dans les mâles en 1832.
Son nom patronymique était Clairambault.
— 757 —
— 758 —
Nous trouvons un Clairambault de Vandeuil
qui prit part à la croisade en 1096.
Le dernier représentant Albert-Louis Clairam-
bault, marquis de Vandeuil, ancien officier à
l'armée de Condé, chevalier de St-Louis, etc.,
etc., avait épousé Augustine Marie Jehannot de
Bartillat dont il eut trois filles :
Ie Angèle, qui épousa le baron de Vignet, en-
voyé extraordinaire du roi de Sardaigne à Na-
ples, 2° Albine-Pauline qui épousa un d'Espies,
et 3* Zenaïs qui épousa un de Longeville.
Armes: D'azur, au lion naissant d'or.
VARENNES {de).
Famille très ancienne, originaire de Picardie.
Florent de Varennes prit part à la croisade en
1270.
Cette famille a fourni de nombreux officiers
dans les armées royales et des amiraux.
Elle s'est alliée aux premières familles de la
province.
Armes : De gueules, à la croix d'or.
Nous trouvons une autre famille du même nom,
dont l'origine remonte aux temps des plus recu-
lés. Sa filiation est suivie depuis Aimé de Varen-
nes, Ier du nom, et Hugues son frère, comte de
Lyon, vivant en 1140, qui fondèrent la Chartreuse
d'Arvières, en Bugey.
Armes : D'hermines, à trocs chevrons de sable.
Couronne de comte.
VARIN DE PRETREVILLE {de).
Cette famille est originaire de Normandie.
Elle a été anoblie par lettres patentes d'Henri
VI, données à Paris, en septembre 1594, en fa-
veur de Guillaume Varin, échevin de la ville
d'Honfleur, en récompense de sa fidélité et de son
dévouement à sa cause.
Nous croyons cette famille éteinte dans les
mâles.
Armes : D'or, à trois flammes de gueules, 2 et
1 ; au chef d'azur, chargé en cœur d'un besant
d'or, accosté de deux croissants d'argent, le chef
soutenu d'une fasce en divise d'argent.
VASSINHAG DIMÉGOURT {de).
Cette maison est une des plus anciennes du
Limousin, d'où elle est originaire , et tire son
nom de la terre de Vassinhac au bas pays du
Limousin, situé près de la ville de Colonges, dont
les seigneurs de Vassinhac se sont toujours qua-
lifiés seigneurs, y ayant leur hôtel et maison
forte, comme le prouvent tous les anciens titres,
actes d'hommages, et qui font savoir que les sei-
gneurs de Vassinhac ont possédé la terre de ce
nom, depuis le xie siècle, jusqu'en 1677 sans au-
cune interruption.
La branche aînée de la maison de Vassinhac a
fini à la fin du xvr« siècle, et la branche cadette
subsiste dans les seigneurs de Vassinhac d'Imé-
court.
Le premier de cette maison que l'on connaisse,
vivait vers l'an 1187, et sa postérité jusqu'en
1774 est prouvée par titres originaux non inter-
rompus où ils ont toujours pris la qualité de
Chevalier et Damoiseau.
L'illustration de cette maison est très ancienne.
Barthélémy de Vassinhac, commandant pour le
roi dans sa province de Guyenne, eut ordre du
roi Philippe le Bel de faire arrêter tous les Tem-
pliers de son commandement, en février 1311.
Depuis le commencement de 1400, ils ont presque
toujours été gouverneurs jusqu'en 1677.
Cette famille compte grand nombre d'officiers
de tous grades, dans la marine et la terre, des
chevaliers des ordres du roi, des chevaliers de
St-Louis, un député, un pair de France, etc.
Armes : D'azur, à la bande d'argent, cousue de
sable.
Tenants: Deux sauvages.
Couronne de marquis.
VAUDREUIL {de).
Cette famille est originaire de Languedoc.
Hugues de Bigaud, dont la descendance prit
le nom de Vaudreuil, fut chevalier du Temple et
prit part à la croisade en 1130.
Armes : D 'argent, au lion couronné de gueules.
VAUJANY {de).
Famille chevaleresque qui
tire son nom d'une commune
du canton d'Oisans, en Dau-
phiné, connue dès le xi* siè-
cle, d'après les écrits de
Burnon de Voiron, prieur du
monastère de Bonnevaux,
près de Vienne, qui parle
d'un Jean de Vaujany ayant
pris part à un tournoi,* en
1096, avant de partir pour la
première croisade, et aussi
par les chartes des archives
du Dauphiné qui en font remonter la filiation à
Guy-Bodolphe-Hugues de Vaujany, dont un
frère était chanoine au prieuré de Domène en 1147.
En 1220, Pierre de Vaujany était en grande
considération dans la province, et l'an 1266 son
— 759 —
— 760 —
fils Bernard rendit hommage au Dauphin; en 1279,
le fils de ce dernier fit un voyage en Terre-Sainte
avec Hugues, comte d'Auxerre.
Raymond de Vaujany, qui vivait en 1315, prit
part aux affaires du Dauphin Jean ; il fut un des
seigneurs de la province nommé dans le trans-
port du Dauphiné à la maison de France en 1343 ;
en 1371, il laissa un testament dans lequel il est
qualifié de « seigneur de Vaujany, co-seigneur de
Montchenu, chevalier de Tancin et de Miribel,
premier capitaine de la Vallée par ordre du roi ».
Antoine de Vaujany, capitaine de cent hommes
d'armes, fut tué par les Anglais à la bataille de
Verneuil, le 6 août 1424. Ton frère Aimar était
abbé à St-Maurice de Vienne. En 1477. un autre
Antoine, fils de Pierre, est. dans une révision de
feux, qualifié de « brave et féal gentilhomme du
roi ».
En 1438, Guillaume de Vaujany épousa Anne
de Saluées, veuve de Henry de Sassenaye, gouver-
neur du Dauphiné, et en 1492, Claude de Vaujany,
« comte de Vaujany, seigneur d'Oz, co-seigneur
de la Tour et de Miribel », etc., épousa Charlotte
de Monteynard, fille de Lantelme et de Bonne
Alleman.— En 1515, Gaspard de Vaujany recons-
truisit l'aile droite du chàteau-fort de Vaujany, la
Janua Yallis sur le défilé qui communique avec
les routes de Savoie et d'Italie; il avait été blessé
à l'œil droit quelques années auparavant â la ba-
taille d'Agnadel contre les Vénitiens, où trois de
ses frères étaient morts en combattant; il avait
rendu hommage au dauphin Louis III, le roi
Louis XII, qui le confirma dans ses titres de no-
blesse, lui et ses ascendants. Ce Gaspard eut sept
fils: Jean-Louis-Henry, capitaine d'armes, et
Pierre-Claude, tués au siège de Rhodes en 1522;
le corps du premier fut transporté à la chapelle
St-Louis de l'ambassade de France à Constanti-
nople en 1675 par le père Antoni, né Antoine de
Monteynard, son petit-neveu, qui lui fit rendre
les plus grands honneurs, et où son tombeau
existe encore ; des cinq autres fils, Henry, marié
à la veuve d'Antoina de Bocsozel, Jeanne du Ter-
rail, fut tué les armes à la main près de Bordeaux
en 1549, et Simon, seigneur de Coste, qui avait
épousé Isabelle de la Baume, demoiselle d'hon-
neur de la reine Catherine de Médicis, périt à
l'assaut de Zoara en 1552 ; il était chevalier de
St-Jean-de- Jérusalem. — En 1500,1e 18 novembre,
Claude de Vaujany, comte de la Roche et de Ber- j
nin, épousa Catherine de Silbon. Douze ans plus
tard, Jean de Vaujany, colonel de mille hommes
de pied, fut tué à la bataille de Bavenne. — En
1521, le 2 août, Laurent de Vaujany, fils d'Antoine,
fit son testament, par lequel il iustitua ses deux
fils, François et Claude, héritiers de ses biens et
titres y afférents, dans l'Oisans et le Graisivau-
dan. Antoine, fils de Claude, contracta mariage
avec Antoinette de Bardonèche le 1er février 1540,
il fut blessé dans Montélimar, assiégée par les
Huguenots en 1569 ; il fit son testament le 2 avril
1598, au profit de Claude, son fils aîné, a\ec ré-
serves en faveur de François et de Guigues, ses
autres fils. — En 1625, le 6 avril, eut lieu le ma-
riage de Laurent, fils do feu Guigues, avec de-
moiselle Méraude de Gardin ; dans son testament
daté du 30 juin 1681, il fait des legs particuliers
à Claude et à Sébastien, ses fils, et institue comme
héritier principal son petit-fils Laurent, fils dudit
Claude. — Jean-François-Gaspard de Vaujany,
baron de Chàteauneuf, chevalier de Saint-Michel,
est qualifié « gentilhomme de la chambre du roi »
dans une lettre de la chambre des comptes du
Dauphiné en réponse aune requête par lui adres-
sée le 3 mai 1654. — Claude-Raymond de Vau-
jany, seigneur d'Oz et de Freney, épousa en se-
condes noces, Marie de la Tour, comtesse de
Saint- Vallier, en 1655, le 7 avril. — Laurent de
Vaujany, seigneur de la Tour de Montbonnod,
capitaine au régiment de Chalandière, et fils de
Claude, lequel était fils de Laurent et de Méraude
de Gardin, mariés en 1625, est créé chevalier de
Saint-Louis le 24 août 1699. — Claude de Vaujany
naquit à Auris-en-Oisans en 1684 ; il épousa
Jeanne-Barbe de Monteynard : un arrêt du conseil
d'Etat privé l'a confirmé dans ses titres le 10 avril
1730. — L'aïeul du chef actuel de cette ancienne
famille, lé comte Claude de Vaujany, est né à
Auris en 1743; il était présenta l'assemblée des
Etats-généraux au château de Lesdiguières, à
Vizille (Isère), et prononça son fameux discours
qu'il termina par cette citation : Palet cunclis
honoris via; il mourut le 15 août 1817. Joseph,
son fils, naquit le 13 août 1777, à Auris, où il se
maria le 8 juillet 1813 avec Anne Josserand de la
Balme et mourut le 19 mai 1849 Des lettres pa-
tentes du 1er juillet 1814 ie qualifient de comte de
Vaujany et baron de Chàteauneuf.
Les titres de cette famille ont été vérifiés et con-
firmés à diverses époques, notamment en 1338,
1461, 1474, 1510,1699, 1711, 1730 et particulièrement
le 20 août 1879 par la Cour de Grenoble pour la
rectification d'une erreur dans le nom patronymi-
que, commise lors de la naissance de Jean-Bap-
tiste (Henry) de Vaujany sur les registres de l'état-
civil de Meursault,le 11 juin 1848.
Alliances: Saluées, Monteynard, Bérenger,
Fusier, du Terrail, Bonne, la Baume, Miribel, la
Boche, Pichat, Passeal, la Tour, Saint-Vallier,
Chàteauneuf, Bouffier, Gardin, la Garde, Bavard,
etc.
Auteurs a consulter : Archives de la Bibliothè-
que de Grenoble, Guy-Allard, Chorier, Manus-
crits du P. Antoni, L. de la Boque, E. de Barthé-
lémy, Procès-verbaux des élections de la noblesse
en 1789, Cabinet des titres de la Bibliothèque de
Paris, Laine, etc.
761 —
— 762
Armes: Burclê d'argent et d'azur à dix pièces .
au chef de gueules, chargé d'un lionnaissant d'or.
Devise : Je veille.
VAULGHIER (de).
Noble famille de l'ancien comté de Bourgogne,
qui a fourni plusieurs personnages distingués, et
qui a fait des preuves chapitrales.
On trouve Mathias Vaulchier, écuyer, marié à
Huguette d'Haquenay en 1314, et Viennot Vaulchier,
qui vivait en 1349 ; mais la filiation suivie de cette
famille ne remonte qu'à Jean de Vaulchier, 1er du
nom, écuyer, et qualifié noble dans son contrat de
mariage, en septembre de l'an 1490, avec demoi-
selle François de Bracon, dont il eut postérité.
Un de ses descendants, Philippe de Vaulchier,
écuyer, fut député, en 1531, parles états du pays,
versl'empereur Charles-Quint, et en obtint la décla-
ration la plus honorable et la plus avantageuse aux
Francs-Comtois ; et il signa en 1557 le traité que
le monarque fit avec François P1', roi de France.
Au 9e degré, nous remarquons François-Marie-
César, marquis de Vaulchier, par lettres patentes
du mois de février 1755, seigneur du Deschaux,
d'abord page du roi Louis XIV, en 1709, entré au
régiment de Champagne infanterie, dont il devint
lieutenant-colonel ; il fut fait brigadier des armées
du roi, et mourut dans l'exercice de ce grade en
1766. Il avait épousé en 1738 Françoise-Gasparine
de Poligny, dont il eut plusieurs enfants.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
de trois étoiles du même.
VENEL {de).
En Provence.
Ancienne maison qui remonte par titres auxme
siècle. Le premier auteur connu, Raymond de
Venel fut présent à une convention faite, en 1252,
entre Charles d'Anjou, comte de Provence, et Bar-
rai, des Baux.
Au 8e degré, Jean- Joseph de Venel, chevalier de
St-Louis, lieutenant des vaisseaux du roi et d'ar-
tillerie de la marine, se maria le 4 mars 1755 à
Anne-Marie Trulli.
Armes : Coupé d'azur et de gueules, et une fasce
d'or brochant sur le tout, l'azur chargé de trois
pals d'or, et, le gueules, d'un lion aussi d'or pas-
sant.
VENTAILHAG {de).
Cette famille est originaire du Dauphiné.
Elle a pour auteur Pierre de Ventailhac qui, en
1492, épousa Marguerite de Baux. De lui descen-
dait Alexandre de Ventailhac, seigneur d'Eyga-
lières, officier dans le régiment de Sault en 1655,
fils de Jacques de Ventailhac, seigneur d'Eyga-
lières, capitaine de deux compagnies franches
sous Louis XIII et de Justine d'Alphant.
Un de Ventailhac a été compris dans l'état des
gentilhommes du Dauphiné (Election de Montéli-
mar), convoqués aux assemblées des bailliages
pour la nomination des députés aux Etats-Géné-
raux de 1789.
Armes : D'azur, à la fasce d'argent, accompagnée
d'un soleil d'or en pointe.
VERNEILH-PUYRASEAU (de)
Cette famille est originaire de la commune de
Nexon, en Limousin. En 1600, Jean-Baptiste de
Verneilh, chef de cette famille, était co-seigneur
de Nexon. En 1665, François de Verneilh, sieur
de Lage et co-seignenr de Nexon, était conseiller
du roi, son assesseur à l'élection de Limoges, et
l'un des administrateurs de l'hôpital général de
cette ville. La terre de Nexon passa, par les fem-
mes, d'abord dans la famille de Descoutures, et,
ensuite, dans celle de Rogier-des-Essarts, qui l'a
possédée jusqu'à la Révolution. Le dernier pos-
sesseur était un Rogier-Fexon, capitaine au régi-
ment de laFère-artillerie,mort dans l'émigration.
Joseph de Verneilh-Puyraseau, ancien préfet
et ex-membre de plusieurs assemblées législati-
ves, a été anobli par lettres patentes du roi, de
1814, en récompense de ses services civils. Son
frère, Jean-Baptiste-Joseph de Verneilh, ancien
officier au régiment delà Fère-infanterie, futlong-
temps capitaine de grenadiers, et ensuite chef de
bataillon au 11e régiment de ligne ; il commandait
la place de Segna, en Illyrie, pendant que cette
province resta au pouvoir des Français.
Armes : D'argent, au croissant de gueules^ som-
mé de trois palmes de sinople réunies par le bas ;
au chef de gueules, chargé de trois étoiles du
champ.
VERNEUIL (de).
Maison originaire de Bretagne, qui remonte à
Etienne de Verneuil, chevalier, qui vivait en 1255.
Il était frère de Ferry de Verneuil, maréchal de
France en 1272 et grand Echanson de la Couronne
en 1283, devant qui comparurent tous les sei-
gneurs cités à Tours par ordre du roi.
Son petit-fils, Jean-Baptiste de Verneuil, cheva-
lier, fut commandant pour le roi du Fort Saint-
Vincent ; il avait, en 1765, plus de cinquante ans
de services, et avait été blessé à la bataille de
Guastalla et dans plusieurs autres.
Armes : D'azur, au lion d'or, couronné , armé de
— 763 —
— 764
gueules, cantonné à gauche de trois étoiles du
même.
VIALÈTES DAIGNAN.
La famille Vialètes d'Aignan, établie à Montau-
ban avant 1550, est originaire du Rouergue. Elle
était noble, et il y existait un château qui portait
son nom et ses armes.
Elle est depuis plus de 300 ans dans le com-
merce ; en 1627, David Vialètes créa pour la ville
de Montauban un nouveau genre d'industrie par
l'invention de l'espèce d'étoffe qui s'y fabrique
aujourd'hui, sous le nom de Cadis d'Aignan.
Cette famille éprouva de cruelles pertes lors du
système de Law.
Jacques Vialètes, qui fit à ses frais plusieurs
voyages et les épreuves nécessaires pour la con-
fection des règlements de la fabrique de la dite
ville, y travailla de concert avec un sieur Chrétien,
inspecteur général. L'utilité de son établissement
et ses services lui valurent le 4 janvier 1746, par
arrêt du Conseil, un titre de manufacture royale
pour lui et ses descendants, avec tous les privilè-
ges qui en sont la suite. Le 26 novembre 1776, un
nouvel arrêt du conseil, confîrmatif du précédent,
leur accorda à perpétuité le titre d'ancienne ma-
nufacture royale, avec les distinctions attachées
rappelant les faits rapportés ci-dessus.
Etienne fut nommé municipal, en 1790, à la pre-
mière nomination du peuple. Cette honorable dis-
tinction fut d'autant plus flatteuse pourlui qu'elle
le mit plus à portée de servir son roi et de secon-
der les efforts d'une ville qui s'est courageusement
dévouée à la cause des Bourbons.
Il eut le bonheur, le 10 mai de la même année,
de sauver la vie à plus de 80 citoyens qui avaient
occasionné des troubles très sérieux, tels que
ceux qui avaient eu lieu dans le même temps à
Nîmes- Il fut destitué, pour lors, par l'assemblée
constituante et forcé d'errer pour sauver sa vie,
avec de grands risques, pendant près de trente
mois, sur le territoire français, afin d'éviter d'être
envoyé au tribunal révolutionnaire de Paris.
Quoique écrasés par le maximum et les assi-
gnats, ils continuèrent à fabriquer avec force, et
fournirent une quantité considérable d'étoffes pour
les armées.
Il fut réélu en l'an V, et, en l'an VI, il fut pré-
sident de l'administration municipale. En l'an X
et en l'an 1806, leur fabrique obtint une médaille.
L'ordonnance du roi qui maintient cotte famille
dans sa qualité de noble est du 3 décembre 1814 ;
les lettres patentes sont du 19 février 1816.
Armes : De gueules, à la montagne d'or, accom-
pagnée en chef de deux violettes au naturel ; au
chef d'argent, chargé d'une émanche de trois piè-
ces du champ, mouvante de la partie supérieure.
VIENNE (de).
Ancienne et illustre maison de Bourgogne, qui
a pour auteur Philippe, seigneur d'Antigny, qui
vivait en 1180.
Jean de Vienne prit part à la croisade en 1396.
Cette famille s'est divisée en plusieurs branches :
1° Des seigneurs de St-Georges et de Ste-Croix ;
2" Des seigneurs de Pymont et de Ruffey, com-
tes de Comarin ;
3° Des barons de Chevreau ;
4° Des seigneurs de Pagny et de Saillenay ;
5° Des seigneurs de Rollans et de Listenois ;
6° Des seigneurs de Montbis et d'Arc en Barrois;
7° Des seigneurs de Clervaux ;
8° Des seigneurs de Mirabeau ;
9° Des seigneurs de Sainte-Croix (rameau de la
lre branche);
Dont quelques-unes sont éteintes.
Armes : De gueules, à V aigle d'or, armée d'azur.
VIÉNOT DE VAUBLANG.
Les origines de la famille Viénot de Vaublanc
sont assez obscures, la plupart des documents
s'y rapportant ayant disparu à l'époque des
guerres de Religion. C'est seulement à partir de
ce moment-là que l'on a pu établir une filiation
suivie.
Toutefois on retrouve les traces d'un baron
Jehan Viénot de Vaublanc, seigneur de Plymouth
qui était échanson et compagnon d'armes de
Richard Cœur-de-Lion. Les trois léopards d'An-
gleterre que l'on voit en surtout dans ses armes,
lui ont peut-être été octroyés parce prince. Il est
dit dans la pièce qui relate son mariage avec la
fille d'Aimery I, comte de Mortemart : « issu de
haulte et noble maison. »
A une époque moins reculée, nous pouvons
citer Charles Viénot de Vaublanc, seigneur de
Mimande et du Tronchat, conseiller et secrétaire
de la maison et couronne de France qui eut pour
fils, Charles deuxième du nom, conseiller au Par-
lement de Bourgogne qui, lui, fut chef des trois
branches de la famille représentée au XVIIIe siè-
cle par :
I. Charles Viénot de Vaublanc, de Mimande
(1721-1796).
' II. Jean-Bernard (1722-1796).
III. Vivant-François (1725-1798).
I. Le chef de la branche aînée, Chartes Viénot
de Vaublanc de Mimande (1721-1804) maréchal-de-
camp et chevalier de St-Louis devint rapidement
major au régiment de Navarre. Il prit part au
combat de Cassel et vit périr autour de lui tous
les officiers supérieurs de sa brigade. Apres en
avoir pris le commandement il opéra une retraite
qui fut regardée comme une très belle action mili-
765 —
766 —
taire. Il fut blessé à Dettingen (1745) et prit part
à la bataille d'Hastembeck (1757). En 1780 il est
nommé maréchal-de-camp. Après 50 ans de ser-
vices, dont 18 ans de campagnes, il quitta l'armée
oîi il s'était autant fait craindre par sa sévérité
qu'estimer par ses talents militaires.
Le titre d'administrateur honoraire de l'Hôtel-
Dieu de Beaune est créé pour lui en 1774 ainsi
qu'en fait foi une lettre du duc de Clermont-Ton-
nerre, patron de cet hôpital.
En 1789 on le trouve inscrit aux assemblées de
la noblesse des Etats de Bourgogne.
Les poésies qu'il a laissées sont empreintes
du sentimentalisme si en faveur au siècle dernier.
Jacques, son fils (1265-1810), servit sous ses or-
dres dans le régiment de la Sarre comme cadet-
gentilhomme. Il était major quand la Révolution
'le força à émigrer en Angleterre. Il fit partie de
l'expédition de Quiberon, puis il se rendit au Por-
tugal où il prit du service.
Charles-Pierre, fils du précédent (1802-1880) fut
capitaine aux gardes du corps de S. M. le roi
d'Espagne.
IL Dans la branche puinée on peut citer
Jean-Baptiste, dit le Sage (1768-1848), fils de Jean-
Bernard qui publia les Tables synchroniques en
un volume in-8° pour faire suite à l'histoire de
France d'Anquetil. Sa descendance s'établit en
Orléanais où elle est encore dignement repré-
sentée.
Vioant-Françocs (1750-1853), son frère, chevalier
de St-Louis, était officier au régiment de Beau-
vaisis. Il émigra et passa à l'armée de Gondé.
III. La branche cadette eut pour chef, yivant-
.François Viénot de Vaublanc (1725-1798), colonel et
gouverneur de Fort-Dauphin à St Domingue, che-
valier de St-Louis. Ce Vaublanc entra au sortir de
l'École militaire au régiment de Navarre et servit
sous les ordres du maréchal-de-camp, son frère.
Après la fameuse retraite de Prague (1745), il se
rendit à St-Domingue avec le comte de Belzunce
qui venait d'en être nommé gouverneur. Mais la
déclaration des Droits de l'Homme qui nous fît
perdre cetfe belle colonie, le força à rentrer en
France, toutefois, sans y être plus en sûreté puis-
qu'il fut arrêté à Tours et jeté en prison en vertu
de la loi des suspects et n'échappa à l'échafaud que
par miracle .
Son fils aîné, Vincent-Marie (1756-1845), prit
une part active à tous les événements politiques
de la Révolution, de l'Empire et de la Restaura-
tion. Né à St-Domingue, élève de l'École mili-
taire de la Flèche, puis de celle de Paris ; dans
cette dernière il est décoré de l'ordre de St-La-
zarre, quoique bien jeune, par le comte de Pro-
vence, qui devient plus tard Louis XVIII. Après
avoir servi dans le régiment de la Sarre sous les
ordres d'un de ses oncles qui en était colonel, il
obtint des lettres de service pour St-Domingne. ,
Au retour de cette colonie, il s'installa dans le
département de Seine-et-Marne et y fut bientôt
élu député et secrétaire de la noblesoe au bail-
lage de Melun. L'énergie de son caractère, son
éloquence naturelle attirèrent l'attention de ses
collègues. Nommé président du Conseil général
de Seine-et-Marne, on l'envoya siéger à l'Assem-
blée législative où il devint bientôt un des mem-
bres les plus marquants du parti modéré avec
Pastoret, Quatremest de Quiney, Mathieu Dumas,
Ratnond, Becquey, Beugnot, tous royalistes
constitutionnels. Il exerça à diverses reprises les
fonctions de président.
C'est en déployant la plus grande énergie, qu'il
s'opposa au dessein de dresser une liste des
émigrés et qu'il obtint, tout en flétrissant les au-
teurs des persécutions dont les prêtres non asser-
mentés étaient l'objet, un décret d'arrestation
contre Marat, en dénonçant, soutenu par Guadet
et Beugnot, les provocations au meurtre qui rem-
plissaient les feuilles incendiaires de ce misérable.
Il s'éleva également avec violence contre les en-
treprises criminelles des comités municipaux et
des clubs jacobins. Lafayette fut défendu par lui
avec courage contre les Girondins, ayant Ver-
gniaud à leur tête et son discours parfaitement
écrit fit un tel effet sur l'assemblée, qu'elle en or-
donna l'impression pour ainsi dire malgré elle.
Mais au sortir delà séance, il fut poursuivi, in-
sulté par les fédérés et les habitués des tribunes.
Deux jours après, le 10 août (1792) il se trouva de
nouveau exposé aux fureurs de la populace et eut
à braver plus que des menaces. Un coup de sa-
bre dirigé contre lui fut détourné heureusement
par un jeune officier du génie qui fut plus tard le
maréchal Bertrand. Il n'échappa aux proscrip-
tions de l'an II (1794) qu'en parcourant en tous
sens la Normandie, la Vendée et la Touraine.
Quoique condamné à mort par contumace quel-
ques mois plus tard, il peut se soustraire de nou-
veau aux poursuites et se faire nommer député
du département de Seine-et-Marne au Conseil des
Cinq Cents.
Le 18 fructidor, an V (4 septembre 1797) il est
de nouveau proscrit et condamné à la déporta-
tion. Pour éviter l'exil, il visite en compagnie de
Pastoret et de Duplantier, l'Allemagne, la Suisse
et l'Italie, ayant toujours sur lui, pour abréger la
longueur de la route, son Racine et son Lafon-
taine, Le 13 brumaire, an VIII (9 novembre 1799),
mit un terme à son exil. Il devint quelques mois
plus tard, membre du Corps législatif dont il est
questeur en 1804. Nommé préfet de la Moselle en
1805, il administre ce département jusqu'à la
chute de l'Empire. Pendant les Cent Jours, il se
réfugie à Gand, auprès de Louis XVIII, auquel il
présente divers mémoires politiques, tous dictés
par sa grande expérience des affaires et des nom
mes. A la rentrée du Roy, Monsieur de Vaublanc
fut alors nommé ministre d'Etat et préfet des
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— 767 —
— 768 —
Bouches-du-Rhône et bientôt après ministre de
l'Intérieur.
Michaud convient dans la biographie qu'il lui a
consacrée, que son administration fut exempte
d'animosités personnelles : « à la différence de
quelques autres, dit-il, il ne déshonora par ancune
passion haineuse ou vindicative, l'ardeur de ses
sentiments royalistes. Il fit limiter le nombre des
proscriptions et s'opposa à la confiscation des
biens des régicides et des fauteurs du 20 mars. Il
ne déplaça pas plus de vingt-deux préfets. » A la
révolution de 1830, Monsieur Guizot en destitua
quatre-vingts.
La Chambre de 1815 avait été convoquée par
ordonnances. IL s'agissait de régler légalement
pour l'avenir le système électoral. Comme ministre
de l'Intérieur Monsieur de Vaublanc apporta à la
tribune un projet de loi électoral à deux degrés.
Ce projet expliqué tout au long dans ses mémoires
fut combattu par Laine, mais en revanche appuyé
par Royer-Colard, Pasquier, Bonald, etc. et sou-
tenu devant la Chambre des Pairs par Chateau-
briand. Monsieur de Richelieu, président du
Conseil, lui fut contraire. La Chambre l'ayant
repoussé, Monsieur de Vaublanc quitta le minis-
tère. Comme compensation il fut nommé Ministre
d'Etat et membre du Conseil Privé du roi.
Ayant, après sa chute du ministère, brigué le
mandat de député, Monsieur de Chateaubriand
écrivit alors de lui dans le Conservateur : « Monsieur
de Vaublanc cinq fois proscrit, condamné à mort
au 13 vendémiaire pour avoir présidé une section
de Paris, condamné à la déportation au 18 fruc-
tidor est un candidat pour toute la France. C'est
le premier ministre royaliste sacrifié au système
ministériel. Il avait réglé l'Intérieur avec tant de
force que si quelque chose marche encore dans
les préfectures, c'est un reste de l'organisation
par lui établie ».
De 1821 à 1827 il ne cessa de se faire entendre
à la tribune de la Chambre d'abord comme député
du Calvados, puis comme député de la Guadeloupe.
Quand la tribune parlementaire lui manqua il
publia dans le Journal du Nord, une foule
d'articles sur la politique intérieure, la marine, les
colonies, les finances, sujets pour lui très familiers.
Il mourut à l'âge de 90 ans, le 21 août 1845, Il
était membre de l'Institut de France, grand officier
de la Légion d'honneur, chevalier des ordres de
Saint-Lazarre et Saint-Louis, etc. Louis XVIII
l'avait créé comte.
Il a publié plusieurs ouvrages : de la Rivalité
de la France et de l'Angleterre — du Gouvernement
représentatif — du Commerce de la France — du
Commerce maritime — le Dernier des Césars, poè-
me— des Administrations provinciales — de l'Edu-
cation d'un prince au xixe siècle — des tragédies,
— des contes et mélanges — des souvenirs et des
mémoires, que Monsieur Barrière a réédité en les
abrégeant pour les faire entrer dans la collection
des mémoires se rattachant à l'histoire de France.
Son petit-fils Adolphe de Segond, comte de
Vaublanc, fut un des fondateurs du Jockey-Club.
Il en rédigea les statuts et fonda le prix Vaublanc
qui est couru tous les ans à Longchamps aux
courses du printemps immédiatement après le
Grand-Prix.
Jean-Baptiste-Bernard, chevalier de Vaublanc
frère du ministre de Louis XVIII, naquit en 1761.
Il débuta dans les gardes du corps sous le roi
Louis XVI et prit part à l'expédition d'Amérique
dans le corps commandé par le général Rocham-
beau. Nous le trouvons en 1795 adjudant-général
et aide-de-camp de Pichegru. Il est emprisonné
à Langres en 1794 pour avoir soutenu les idées
modérées dans les clubs de la ville de Besançon.
Nommé général de brigade par Napoléon, puis
inspecteur aux revues, inspecteur en chef et
secrétaire d'état en Portugal sous la régence de
Junot (1808). Inspecteur en chef aux revues de la
Grande-Armée en 1812, il fut enlevé par la fièvre
de congélation à Gumbineu en Prusse, le 12 dé-
cembre 1812, âgé de 51 ans. Il était officier de la
Légion d'honneur.
Son fils Henri-Victor- Vincent né en 1803, audi-
teur au Conseil d'état en 1824 et démissionnaire
en 1830. Nommé Chambellan par le roi Louis de
Bavière en 1838 : grand-maître de la Cour de la
reine Marie en 1845, mourut à Munich en 1874.
Parmi les ouvrages qu'il a laissé on peut citer :
La France aux temps des croisades, 4 vol. ; — un
Coup-d'œildans Paris ;— des Souvenirs non encore
publiés.
Les membres de la famille Viénot de Vaublanc
surent se distinguer dans l'armée, la magistra-
ture, la politique et les lettres ; un homme d'Etat
l'a illustrée et parmi ses alliances on peut citer :
Les Mortemart, les Pernot illustrés par le car-
dinal de Granvelle, ministre de Charles-Quint et
son frère chancelier du même empereur. Les Gray,
Bérardier, Belin dont l'un assura par son courage
la reddition de la place de Beaune au maréchal de
Biron (1595). Un Léviste de Montbriant, grand
sénéchal de la principauté des Dombes, les du
Bronays de la Bégassière, vieille famille bretonne •
qui eut un ancêtre tué au combat des Tûtes. Les
Surian d'origne vénitienne descendants d'un Su-
riani di Rimini dont le tombeau se voit encore à
Venise dans l'église de San Stéphano, un autre
Surian fut évêque de Vence au siècle dernier,
oratorien distingué il a laissé des sermons esti-
més. Les Brongniart dont l'un fut architecte de la
Bourse de Paris et membre de l'académie des
Beaux-Arts.
On peut encore nommer les de Fontanges, de
Sainte-Palloye, de Fontenelle, de Pontac. La
Roche-Courbon-Blénac, du Roure de la Croix
d'Azolette dont l'un archevêque d'Auch, du Pont-
— 769 —
770 —
de-Gault, Girard de la Brely, secrétaire des états
de Bourgogne qni laissa à ses descendants le titre
de citoyen d'Auxerre. Et pour terminer cette liste
déjà longue. Pougin de la Maison-Neuve, vice-
amiral commandant la division de l'Océan Atlan-
tique.
Armes : De gueules, au Lion d'or passant; au
chef d'argent chargé d'un soleil de gueules accosté
de deux raisins de sable.
Devises : Deus egoque et Dieu aidant.
VIGAN (de).
Cette famille est originaire de Normandie.
Gilles de Yigan, seigneur de Punelay fut con-
lirmé dans sa noblesse pai\ lettres patentes en
date du mois de décembre 1609, enregistrées en la
cour des aides de Normandie.
Cette famille a en outre été maintenue dans sa
noblesse par arrêt du 30 mars 1666.
Jacques François de Vigan fut mousquetaire du
roi et chevalier de St-Louis.
Pierre Hippolyte de Vigan fut commandant de
dragons et chevalier de la légion d'honneur.
Elle s'est alliée : aux La Lande, La Fare, Pa-
quet de Caraman, Jacquemin de Chateaurenault,
Beausse, Le Maistre, Pardieu, des Moutis.
Armes : D'hermine, au chevron de sable, accom-
pagné de trois roses de gueules, 2 en chef et 1 en
pointe.
VILLARS (de).
Famille du Bourbonnais qui remonte à Jean de
Villars, écuyer, seigneur de la Motte, delà Guier-
che, qui vivait en 1521.
Elle a fourni des hommes d'armes, un major du
régiment de cavalerie de Montgout et un page du
roi dans sa petite écurie.
Armes : D'hermine, à un chef de gueules, chargé
d'un lion à demi corps d'argent.
VILLARET (de).
Famille ancienne et distinguée, originaire de
Provence.
Guillaume de Villaret fut grand maitre de l'or-
dre de St-Jean de Jérusalem en l'an 1300.
Son frère, Foulques de Villaret fut aussi grand
maître du même ordre en 1307.
Cette famille a fourni de nombreux officiers,
des magistrats et a contracté des alliances impor-
tantes dans la province.
Armes: D'or, à trois tnonts de gueules sur-
montés chacune d'un corbeau de sable.
VILLE (de),
Famille originaire de Lyon, établie ancienne-
ment en Poitou, puis en Anjou.
Armés : De gueules, à la ville d'argent, ma-
çonnée de sable.
VILLEDIEU (de).
En consultant d'anciens
documents du midi de la
France, on voit l'ancienne
famille appelée tantôt Ville-
dieu et tantôt de Villedieu,
remonter à la fin du xnie siè-
cle. Elle appartient au Bas-
Languedoc et au Vivarais,
et elle a eu une de ses bran-
ches dans le nord de la France. Son premier mem-
bre connu est Jean de Villedieu, notaire à Viviers,
d'après" un texte authentique, vers le commence-
ment du xive siècle. Au xvie et au xvne siècle, ce
sont les sieurs de Villedieu et de Bayne, en Viva-
rais.
Cette famille, depuis très longtemps adonnée
aux lettres, compte un certain nombre de ses
membres qui ont marqué avec éclat dans les scien-
ces théologiques et philosophiques et dans la lit-
térature chrétienne, ou dont le nom figure dans
les annales de la Jurisprudence et de l'Adminis-
tration. L'agriculture théorique et pratique a été
toujours aussi en grande estime dans cette famille,
où se sont constamment conservées des mœurs
antiques et l'amour de la vie rurale. Dans toutes
les générations successives, on y a regardé comme
le souverain honneur de suivre l'enseignement de
l'Eglise, et l'on y a défendu avec ardeur les prin-
cipes de la foi catholique. Le dévouement absolu
à cette foi et l'affirmation des vraies croyances
religieuses ont fait de cette famille une de celles
du midi de Ib France qui ont mis le plus de fer-
meté et de constance à marcher sous le glorieux
étendard du Christ. Un de ses membres cepen-
dant fit exception et rompit quelque temps avec
cette tradition généreuse, en se faisant sectateur
du calvinisme et en guerroyant, au xvie siècle,
avec les troupes de Lesdiguières; mais il rentra
ensuite dans lo sein de l'Eglise catholique.
Parmi les membres de cette famille que l'on peut
citer, figurent, au xvne siècle, Laurent de Ville-
dieu, son épouse Marie et sa fille Yolande, ayant
eu le noble patriotisme et l'amour des lettres ;
plus tard, Ant.-E. de Villedieu, qui a écrit des no-
tices d'érudition locale; V. et M. de Villedieu, qui
ont composé des ouvrages de poésie et de littéra-
ture ; Y. et M. de Villedieu, qui ont conquis la ré-
putation d'écrivains distingués au point de vue
politique et littéraire, et dont les œuvres philoso-
phiques, poétiques et oratoires forment26 volumes.
Tome II
24
1 —
— 773
li-l —
Dans une autre branche de cette Maison, on peut
encore citer l'abbé J.-H. Villedieu, auteur de ser-
mons pleins d'éloquence, de sentiments élevés et
de iorte doctrine.
Cette famille, apparentée avec d'autres de l'an-
cienne bourgeoisie du Vivarais et avec plusieurs
des familles de la noblesse du pays, apparaît
dans les documents tantôt avec ta particule et
tantôt sans la particule, ainsi qu'on a pu le cons-
tater pour un certain nombre d'anciennes Maisons
du Languedoc. Une de ses procUes alliances a été
avec la famille de France (du Vivarais) et avec la
famille de la Selve. Elle a été alliée aussi avec les
familles: de Garnier, d'Aleyrac, Tavernol,Roque-
ptane, de Fabrias, Jaufres, Tardy de Montravel,
de lUailhan, de Barruei, deFay et de Pontmartin,
par les Montravel.
La famille de Surville (de Vesseiux), aujourd'hui
éteinte, était dans sa parenté directe. Elle comp-
tait ainsi parmi ses ascendants l'illustre Margue-
tite-Uloinde de Surviile, qui a appartenu à cette
famille et qui a laissé des poésies si remarquables
qu'ont retouchées successivement Jeanne do Val-
lon et le marquis Jean-Joseph-Etienne de Surville.
Elle était apparentée également avec la famille
d'Ariempdes de Mirabel ; et, au commencement
de ce siècle, ses membres étaient parents au sep-
tième degré avec Augustin d'Ariempdes de Mira-
bel, père de Mine Pauline de Surviile, qui a fait
éditer par Vanderbourg, en 1803, les poésies de
Clotaae, que lui avaient laissées, après les avoir
corrigées, son mari Jos. -Etienne de Surviile. La
faniiile Villedieu s'est trouvée ainsi, outre sa pa-
renté avec les Surviile (delabranchedeVesseaux),
alliée, par les Mirabel, avec une autre branche
des Surviile, celle de Gras et de Viviers.
En consacrant cette notice à la famille de Ville-
dieu, nous ne faisons que rendre hommage à son
zèle pour la défense des principes chrétiens, à son
noble patriotisme, à son amour de la grande litté-
rature et de la vraie science, au rôle distingué
qu'elle a su remplir dans notre pays.
Armes : D'azur, à une croix pattèe d'or, chargée
eu abime d'un cœur de gueules enflammé et can-
tonné : au i« d'une tour maçonnée d'argent avec
sun avant-corps ; au 2e, de trois étoiles d'argent,
posées 2 et 1 ; au o«, de trois marguerites d'argent
posées 2 et 1 ; au 4e, de deux roses d'argent posées
en pal. Sur la base de la croix, le chiffre du Laba-
rum I ES en lettres d'argent brochant.
L'Ecu surmonté de l'étendard de la Foi enrou-
lant une croix d'or sur une couronne de lauriers.
Devise : Foi.
Une branche de cette famille portait autrefois :
L'azur, à trois étoiles d'argent, posées 2 et 1. —
Dans une partie de cette famille, les armoiries
ont : une harpe d'argent devant la croix d'or qu'en-
roule l'étendard de la Foi .
VILLENEUVE (de).
Très ancienne maison de
Provence qui remonte à
Raimond de Villeneuve, gé-
néral des troupes d'Aragon,
qui vint en Provence avec
le comte de Barcelone vers
1114 et s'y établit ayant eu
la terre du Gandelet, appelée
depuis Villeneuve. Un de
ses descendants, Louis de
Villeneuve surnommé riche
d'honneur, prince d'Aveli-
nes et seigneur de 82 terres
nobles , du vivant de son
père, fut connu sous le nom
de seigneur de Sérenon ; il commanda l'armée
navale à la conquête do Naples et fut deux fois
ambassadeur à Rome, conseiller et chambellan du
roi et député de Provence, pour prêter serment
de fidélité et rendre hommage au roi Louis XI.
C'est en sa faveur que la baronnie de Trans (don-
née en 1201, par Alphonse, comte de Provence, à
la maison de Villeneuve), fut érigée en marquisat
en l'an 1505. Les souverains de la Provence
s'étant indistinctement qualifiés de comtes et de
marquis, les comtes souverains du Saultet autres
voulurent disputer la préséance dans les états au
marquis de Tràns, qui fut maintenu par un arrêt
du parlement.
Cette famille a fourni un grand nombre de bran-
ches qui subsistent pour la plupart :
Des seigneurs de Flayosc, — de Tourrettes, —
de Varclause et de 3argemont, — des marquis de
Vence,— de Villeneuve-Source, — de Villeneuve-
Beauregard, — une établie à Valensole, sortie des
marquis de Trans, — de Villeneuve-Mons, sortie
du marquis de Trans, — des anciens seigneurs de
Ramatuelle, aujourd'hui Esclapon, sortie des mar-
quis deTrans, — de Villeneuve Cananille, établie
depuis cinq générations en Espagne, branche ca-
dette du marquis de Trans, de Villeneuve, sortie
de celle de Vence.
Cette maison a donné des saints et saintes, des
archevêques et des évoques, un grand maître et
prince de Rhodes, un cardinal, des connétables,
des grands sénéchaux, des maréchaux, des géné-
raux, des grands écuyers, des grands pannetiers,
des gouverneurs de province, des grands aumô-
niers sous les rois de Naples ; et à la France, des
chevaliers des ordres et lieutenants généraux des
armées.
Romée de Villeneuve fut grand sénéchal, pre-
mier ministre et connétable de Provence en 1258,
sous le règne de Raymond Bérenger. Nommé par
ce prince régent et tuteur de la princesse Béatrix,
sa fille, il la maria au frère de Saint-Louis, et
prépara ainsi la réunion de cette province à la
France.
Î3 —
Par acte d'inféo dation, daté de Nice, le 7 fé-
vrier 1250, le comte Raymond lui donna la baron-
nie de Vence. Il se croisa en 1239. La terre de
Vence a été possédée par sa postérité jusqu'en 1831,
époque où mourut, sans enfants mâles, le dernier
marquis de Vence, pair de France.
Arnaud de Villeneuve, baron des Arcs et de
Trans, fut grand chambellan et grand maître de
la maison de Charles II, comte de Provence et roi
de Naples.
Raynaud de Villeneuve fut chancelier de Phi-
lippe, empereur de Gonstantinople en 1275.
Hélion de Villeneuve, baron des Arcs, fut
grand maître de l'ordre de Saint-Jean de Jéru-
salem et gouverna l'ordre de 1319 à 1346.
Sainte Rosaline de Villeneuve, sœur du grand
maître, fut abbesse du monastère de la Ceile-
Roubaud fondé par sa famille.
Truand de Villeneuve, baron de Vence, fut
grand sénéchal de Provence en 1327.
Louis de Villeneuve, baron de Trans, seigneur
de Séranon, obtint du roi Charles VIII le com-
mandement de sa flotte, lors de la conquête de
Naples. Louis XII le nomma deux fois son ambas-
sadeur à Rome; il érigea en sa faveur la baron-
nie de Trans en marquisat, grâce qui fut accordé
pour la première fois en Franco, et donna â ses
successeurs la première place dans l'ordre de la
noblesse de Provence. Cette érection eut lieu par
lettres patentes datées de Rlois, en février 1505.11
était aussi prince dAvelino au royaume de
Naples, et chambellan des rois Louis XII et
François Ier. Le roi Charles VIII ajouta une fleur
de lis d'or et les supports de France â ses armes.
Anne de Villeneuve, fille du précédent, épousa
en 1503, Jean de Foix. Par cette alliance, elle
devint belle-sœur d'Anne de Foix, reine de
Rohême et de Hongrie, tante de l'impératrice,
femme de Ferdinand Ier, cousine germaine de N.
de Foix, reine d'Espagne, et de Catherine de Foix,
reine de Navarre.
Christophe de Villeneuve, baron de Varclause
de Barge mont, fut gouverneur de Fréjus, cheva-
valier de l'ordre du roi et gentilhomme de sa
chambre. Il obtint, par sa fermeté, la révocation
de l'ordre du massacre de la Saint-Barthêlemy,
qui grâce à son intervention, n'eut pas lieu en
Provence.
Antoine de Villeneuve, marquis de Trans et de
Flayosc, fut nommé chevalier du Saint-Esprit le
10 mars 1649 ; mais n'alla pas à la Cour pour se
faire recevoir.
Sylvestre de Villeneuve-Esclapon fut vice-
amiral, grand officier de la Légion d'honneur. Il
commanda les flottes combinées française et espa-
gnole au combat de Trafalgar. où l'amiral Nelson
fut tué.
Christophe, comte de Villeneuve-Bargemont,
fut préfet du département des Bouches-du-Rhône,
conseiller d'Etat et commandeur de la Légion
d'honneur.
Henri-Joseph, marquis de Villeneuve-Barge-
mont, fut préfet de Saône-et-Loire, conseiller
d'Etat, commandeur de la Légion d'honneur, et
directeur général des postes.
Alban, vicomte de Villeneuve-Bargemont fut
préfet du département du Nord, conseiller d'Etat,
député, membre de l'Institut, etc.
François, marquis de Villeneuve-Trans fut
gentilhomme de la chambre du roi Charles X,
membre de l'Institut, etc.
Armes : De gueules frctlè de six lances d'or,
accompagnées de petits êcussons de môme semés
dans les claires-voies : et, sur le tout, d'azur à une
fleur de lis d'or.
Supports : Deux anges.
Cri de guerre : A tout.
Devise : Perhœc regnum et impérium.
VILLOUTREYS (de).
En Anjou et en Périgord. Cette noble et an-
cienne maison, qui paraît tirer son origine et son
nom du château de Villoutreys, situé près de
Veuille, en Anjou, est connue depuis Foulques
Ier de Villoutreys, qui vivait en l'an 1042.
La maison de Villoutreys n'est pas seulement
distinguée par son ancienneté ; elle l'est égale-
ment par ses services et ses alliances. Il est
prouvé, par un arrêt de la Cour des Aides de
Clermont-Ferrand, que Guillaume de Villoutreys,
et Pierre, son fils, étaient capitaines de deux com-
pagnies d'arquebusiers. Le même arrêt fait foi
que le roi Henri II leur écrivit, le 28 août 1548,
d'aller à Saintonge, joindre l'armée du duc
d'Aumale, qui y commandait. Louis de Villou-
treys, baron de Rocherait, était, sous Turenne,
en 1652, maréchal de bataille, grade équivalant à
celui de major-général d'armée.
Elle s'est alliée aux meilleure familles du
royaume ; elle a formé la branche des seigneurs
de la Judie, issue du 4e degré et dont Jacques de
Villoutreys fut l'auteur.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné en
chef d'un croissant accosté de deux étoiles, le tout
d'argent; et, en pointe, d'une rose du même.
VIRIEU (de).
Cette maison estime des plus anciennes du
Dauphiné. Elle tire son nom de la terre de Virieu,
qu'elle a possédée en franc -aleu, avec celle de
Faverges et de Montrevel, depuis 1041, jusqu'en
1267. Il paraît que cette terre était alors parta-
gée entre les différentes branches de cette mai-
son.
775 —
— 776 —
Un Guiffray, seigneur de Virieu, prit part à la
croisade de 1147 ; il portait : D'azur, à trois vires
ou anneaux d'or, fun dans l'autre.
Martin de Virieu, se rendit caution, en 1224,
du comte de Maurienne et de Savoie.
Cette maison s'est divisée en plusieurs bran-
ches : Pierre-Gabriel-Xavier, marquis de Virieu,
faisait partie de la branche des seigneurs de Vé-
racieu. Il était l'aîné de 14 enfants qu'avait eu son
père avec Louise-Marie de Bossin, qu'il avait
épousée en 1720.
Armes: De gueules, à trois vires ou annelets
d'argent Vun dans Vautre.
VISIEN {de).
Famille noble, d'ancienne
extraction, dont le nom est
orthographié, suivant les
temps, de Visen, deVisien,
et, quelquefois, de Vizien,
de Vézien. On la croit origi-
naire des Flandres, où l'on
en rencontre, dès le xne siè-
cle, des membres isolés tels
que Robertus Visins, de
Dourlens (Doullens), témoin
en 1151 dans une charte
d'Enguerrand, comte de St-
Pol. (Bibliothèque nat., manuscrits, T. 68, no 175.)
Ce qu'il y a de certain, c'est qu'en 1380 a elle
était depuis longtemps déjà, fixée en Franche-
Comté, près Lons-le-Saulnier, au hameau de Vi-
sen où elle habitait une tour féodale et tenait la
prévosté du village de Coges. Dès cette époque
elle était alliée à plusieurs familles nobles du
pays, notamment à la maison de Salins-la-Bande.
De cette province elle s'est répandue successi-
vement dans la Bourgogne, l'Ile de France, le
Dauphiné, la Champagne, le Blaisois et l'Orléa-
nais.
Une de ses branches, êmigrée aux Antilles,
s'est fondue dans la maison de Pardaillan.
Sa filiation suivie commence à Guillaume de
Visen ou de Visien, écuyer, conseiller de Jean
sans Peur, duc de Bourgogne, né vers 1360 et
qui de sa femme, Pernecte de Pillot, laissa trois
fils et deux filles.
Ses alliances sont avec les maisons de Salins,
de Pillot, Mercier de Myon, le Tenron, d'Au-
xonne, de Berbisey, Thibran, de Chancey, de
Sayve, d'kutrey, de Barrault, de Charnot, Le
Goux, du Boys, Fournier, de la Tour, de la Vi-
gne, de Royer, deSt-Fal, Pichot de Poidevinière,
de Nuelle, Boschet, Huet de Thumery, Sallot des
Varennes. Bidault de Montot, Le Prince de Beau-
jour, Le Conte de Villemoiron, Jacquet du Clos,
de Kéruzec deRunembert, Crespin de Villeneuve,
Mousnier de Beaumont, des Salles, etc.
Les terres et seigneuries qu'elle a possédées
sont celles de la Motte-Soirans, en Bourgogne,
Les Carrières, dans l'Ile de France, La Grillière,
Chàtenay, Les Bâtes, Villechauve, Redarday,
Champcarré, Misabran, Le Grand Cansle, Le pe-
tit Cansle, Le Grand Bray, le petit Bray, Maison-
nette, La Gaulardière, La Guérinière, Cosseneux,
Le Mont, dans le Blaisois et l'Orléanais, Mour-
villes-hautes, en Guyenne, Villeneuve-St-Mau-
rice-aux-riches-hommes, en Champagne.
Au nombre des hommes distingués qu'elle a
produits, nous citerons :
1394-1457. Jean, écuyer, seigneur de la Motte-
Soirans, trésorier et intendant-général des finan-
ces de Bourgogne, sous Philippe-le-bon.
1397-1460. Louis, écuyer, maître des comptes de
Bourgogne, trésorier et intendant-général d'Isa-
belle de Portugal, duchesse de Bourgogne.
1421-1480. Louis, écuyer, gentilhomme de la
Chambre des ducs Philippe-le-bon et Charles le
Téméraire, homme d'armes de la compagnie du
comte de Roucy.
1425-1486. Charles, écuyer, garde des joyaux
des ducs Philippe-le-Bon et Charles-le-Témé-
raire.
1430-1508. Louis, écuyer, gouverneur et prévôt
de Buxy, Givry et autres pays du Châlonnais.
1585-1652. Dom Louis, religieux bénédictin de
l'abbaye de Cluny, prieur de Paray-le-Monial.
1660-1722. Joseph, écuyer, receveur-général des
poudres et salpêtres de France, trésorier des
camps et armées du roy en Italie.
1708-1764. Joseph-Augustin, cher, contrôleur-
général, Grand voyer des ponts-et-chaussées de
France, président-trésorier de France de la géné-
ralité de Paris.
1747-1820. Augustin-Pierre, cher, contrôleur-
général des finances du Dauphiné.
1789-1859. Louis-Zacharie, comte de Visien, se-
crétaire d'ambassade à Constantinople, chargé
d'affaires de France à Cassel (Hesse-électorale)
chevalier de la Légion d'honneur propriétaire
des terres et château de la Grillère, Villechauve,
etc., qui de Cécile-Adélaïde-Mélanie Crepin,
fille de Pierre-Antoine, seigneur de Villeneuve-
aux-Riches-Hommes et de Mar'he-Louise-Marie-
Cécile Le Grand, a laissé la postérité ci-après :
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Visien (Louis-Antoine-Alphonse, Gte
de), né à Gassel (Hesse-électorale) le 13
août 1825, marié à Marie Mousnier de
— 777
— 778 —
Beaumont, fille de Marie-Anne Magloire,
écuyer, et de Rosalie Vermand, etVve d'A-
lexis-Alexandre Rouger, Bon de la Plane ;
dont une fille unique: Marie - Louise -
Mélanie-Valentine, mariée le 30 juin 1887
à Guercourt-Charles-Pie-Marie-François,
Gte des Salles, fils de Henry, m1 s des Salles,
et de Marie-Henriette-Charlotte-Jeanne
de Potier.
Résidence : En son hôtel à Courbevoie,
35 rue de l'Aima.
2° Visien (Charles-Antoine, Vte de) né à
Troyes (Aube) le 7 septembre 1826, marié
àMarie-Césarine-Françoise Morcrette, fille
de Pierre-Joseph-Camille, lieutenant-colo-
nel d'infanterie, officier de la Légion
d'honneur, chevalier de St-Ferdinand
d'Espagne, et d'Ursule-Joséphine Burdet,
dont une fille unique: Marie-Louise-Ca-
mille-Adrienne,néeà Paris le 12 avril 1872.
Résidence: Nice, 23, bould. Gambetta.
3° Visien (Ferdinand-Emile de), neveu
des précédents, prêtre.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
en chef de deux étoiles d'argent, et, en pointe,
d'une rose du même.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
Devise : Cœlum et patria.
Cri : Si vis, in te vis.
VISMES ouVISME (de).
La famille de Visme a toujours revendiqué
l'honneur d'être issue de la vieille maison féo-
dale des de Visme, pairs de Ponthieu, qui furent
seigneurs de Visme, en Picardie, jusqu'aux envi-
rons de 1330 et dont plusieurs membres prirent
part aux croisades.
Au xvie siècle, nous voyons une partie de la
famille de Visme, qui habitait toujours la Picar-
die, embrasser la reiigion réformée. C'est à cette
branche protestante qu'appartiennent les de
Visme cités plus haut.
En J757, Pierre-Martin de Vismes, né à Amiens
le 16 décembre 1711, fut nommé conseiller-secré-
taire du roi.
Son fils, de Vismes du Valgay, fut le fameux
directeur de l'Opéra, à la fin du siècle dernier;
sa fille, Adélaïde-Suzanne de Vismes, lectrice
de la reine Marie-Antoinette, épousa en P'e noce,
Jean-Benjamin de Laborde, premier valet de
chambre du roi, gouverneur du Louvre et fer-
mier-général, et, en secondes noces, en 1798,
Louis-Antoine-Auguste, duc de Rohan-Chabot.
A une autre branche de la même famille, ap-
partenaient:
Jacques-François Laurent de Visme (1749-1830)
député du Tiers-Etat du baillage du Vermandois
à l'Assemblée nationale de 1789, président du
Corps-législatif en 1802.
Son père, Valéry de Visme, sous-préfet à
Vervins, pendant les quinze premières années
de ce siècle, fut créé baron de l'empire en 1814.
Il n'y a rien de commun entre cette famille de
Yisme, de Picardie, et l'ancienne famille de
Blocquel de Croix qui étaient seigneurs de
Wismes, village situé près de St-Omer, en Ar-
tois.
Armes: D'argent, (alias) d'azur, au cheeron de
gueules, accompagné de deux étoiles d'or, et, en
pointe, d'un croissant du même.
Devise : J'aspire.
Couronne de comte.
VITTU DE KERRAOUL.
Famille de Bretagne, originaire de Sicile, où
elle portait le nom de Yito.
Une de ses branches s'établit en Allemagne,
vers le xve siècle ; elle y est encore connue de
nos jours sous le nom de Vitus. Une autre s'est
réfugiée en partie dans le nord de la France, vers
le milieu du xvne siècle, par suite des révolutions
politiques qui l'avaient privée de sa fortune et de
tous ses titres.
Lé premier qui commence la filiation suivie est
Nicolas de Vittu, qui vivait à Arras en 1664.
Son fils fut officierde la marine royale. Son petit-
fils Jean-Louis de Vittu-Kersaint, néen 1693, con-
seiller et secrétaire du roi, fut reconnu pour no-
ble et déclaré tel, par arrêt de S. M. du il avril
1743, en considération des services éminents,
rendus à la marine de l'Etat, par son père André
Charles de Vittu.
— 779 —
780 —
Son second fils, Armand-Joseph de Vittu Ker-
Raoul, chef de nom et d'armes, fut avocat au
Parlement de Rennes, vers 1748.
Cette famille compte plusieurs officiers distin-
gués dans la marine.
Jean-Louis-Prosper de Vittu-Ker-Raoul, émi-
gré en 1791, a fait la campagne de 1792, comme
officier; il fut décoré du lys par S. M. en juin
1814, comme ayant eu l'honneur de lui être
présenté avec d'autres gentilshommes bretons.
Armes : D'argent, à deux massues de sable en
sautoir; aie se et cantonné en chef d'un croissant
de gueules; en flanc et en pointe, de trois quin-
tefeuilles de gueules.
WADDINGTON.
Cette famille est originaire d'Angleterre.
Elle a été anoblie en 1415.
Une branche s'est détachée du tronc et s'est
fixée en France vers la fin du xvn;e siècle.
William-Henry fut sénateur, ministre des af-
faires étrangères , ambassadeur de France à
Londres, membre de l'Institut, etc.
Richard fut député.
Charles, professeur à la Sorbonne, corresDon-
dant de l'Institut, etc.
Armes : D'argent, à trois fleurs de lis d'azur,
posées 2 et 1 ; à la fasce de sable, chargée d'un
lion passant léopardé d'or.
Devise : Rcdde sicam cuique.
WARENGHIEN DE FLORY (de).
Cette famille est originaire de Flandres.
Le premier auteur connu est un Régnier de
Warenghien qui vivait en 1165 et faisait partie
des familles patrices avancées au Sénat et autres
charges de cette ville.
Michel de Warenghien fut évèque de Tournai
de 1283 à 1291.
En 1415, Florent de Warenghien fut tué à la
bataille d'Azincourt.
En 1667, Charles II reconnut, par lettres-pa-
tentes, la noblesse de cette famille.
Louis-Joseph, baron de Warenghien de Flory,
fut conseiller au Parlement de Flandres, puis
procureur général et premier président de la cour
de Douai.
Abmes : D'or, à trois léopards de sable passant
Vun sur Vautre.
Supports : Deux lions léopardés.
Couronne de baron.
Devise : Vis unita fortior.
WIGQUET DE RODELINGHEN {du).
Famille originaire du Hainaut, fixée en Boulon-
nais à la fin du xve siècle.
Gérard de Wicquet était porte-étendard héré-
ditaire du comte de Hainaut en 1351.
Victor du Wicquet, baron d'ordre, fut maréchal
de camp en 1248.
— 783
— 78't —
Cette famille a été maintenue dans sa noblesse
par jugement de Bignon, intendant de Picardie,
en date du 21 décembre 1767.
Armes : De sinople, au chevron d'argent (alias
d'or), accompagné de trois rustres du même.
WIGNAGOURT (de).
Les Wignacourt sont
originaires de Picardie et
prirent le nom de la terre
de Wignacourt en Amié-
nois ; plusieurs branches
s'établirent en Flandre, en
Artois, en Champagne et en
Alsace. Une seule branche
existe encore.
La généalogie est établie,
sans lacunes, depuis le xe
siècle.
Simon de W. accompagna
Philippe-Auguste à la troi-
sième croissade (1108-95).
Alof de W. fut grand maitre de Malte de 1601
à 1622 et se rendit célèbre par ses nombreux tra-
vaux dans File et ses victoires sur les Turcs.
Adrien de W., petit-neveu du précédent, pre-
mier gentilhomme de la chambre de Henri VI, fut
élu grand maitre de l'ordre de Malte en 1690, et
mourut en 1697.
Robert de W. fut tué à la bataille de Fontenoy
en 1745.
Alliances avec les familles d'Arenberg, Berghes,
Saint-Wynock,Carnin,Clermont-Tonnerre,Cossé-
Brissac, Créquy, Croy, Ligne, Mailly, Mérode,
Renty, Sainte-Aldegonde, Beauvau.
Armes : D'argent, à trois fleurs de lis de gueules,
au pied nourri, posées 2 et l.
Devise : Durum patienlia frango.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions armés et lampassés, te-
nant de la patte senestre un étendard.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
"Wignacourt (Alof-Marie-Florent, mar-
quis de), né en 1813, marié à Mlle de Mé-
rode, née en 1817.
Enfants : 1. Adrien, comte de w., dé-
puté des Ardennes. Résidence : Guigni-
court-sur-Vence (Ardennes) et Paris ; ma-
rié à Blanche, princesse de Beauvau, dé-
cédée, dont : Berthe, mariée en 1893 au
comte B. de Durfort.
2. W. (Alof, comte de), marié à Renée,
princesse de Beauvau, décédée, dont :
a) Etienne, b) Germaine.
3. Marie, mariée au comte de Puységur,
décédé, dont : a) Max, b) Albertine, c)Théo-
duline, d) François.
4. W. (Simon, comte de), lieutenant-
colonel de cavalerie., marié à Mlle d'EvRY,
dont : Alof.
WILLOT DE BEAUGHEMIN (dé).
Famille noble, anciennement établie, dans la
Franche-Comté, et passée dans l'Ile de France :
Le premier connu de cette famille est Jean de
YYillot, seigneur d'Annoire de Beauchemin, l'un
des gentilshommes de la reine Catherine de Mé-
dicis et gouverneur du château de Montereau, en
1560, ainsi qu'il est constaté par un brevet signé
Catherine et scellé du grand sceau de la reine.
Il est qualifié, dans un acte de 1589, de noble
homme, cVêcuyer et de gentilhomme de la reine-
mère, avec titre de gouverneur du château de
Montereau.
Cette famille fut convoquée, dès avant 1562, aux
Assemblées de la noblesse de Franche-Comté.
Un de ses descendants, Jean- Joseph de Wil-
lot, officier dans le régiment de Vermandois, fut
fait chevalier de l'ordre royal et militaire de St-
Louis, maréchal de camp des armées du roi en
1792. Il mourut sans enfants et son frère Jacques
continua la descendance.
Armes : D'azur, à trois têtes de lions d'or, ar-
mées et lampassées de gueules.
L'écu surmonté d'un casque ouvert et crénelé
du haut duquel est la moitié du corps d'un lion
droit et élevé, avec la devise: isnùhi pro aris et
rege animas.
785 —
786 -
WIMPFFEN [de).
Cette maison, l'une des plus anciennes du cer-
cle Souabe, porte le nom de la ville impériale de
Wimplïen, sur le Neckar, et fait remonter son
origine à l'époque des Fiefs.
Elle a pris dès ce temps-là, ses alliances dans
les plus nobles maisons de la Souabe et de la
Franconie.
Elle possédait dans cette partie de l'Empire des
biens considérables; mais elle en a été dépouillée
dans les différentes guerres qui ont agile celte
partie de l'Allemagne.
Sa filiation suivie, remonte à Sigismond Her-
rnann de Wimpfïen, qui vivait en 1399.
Armes : De gueules, à un bélier d'argent, grim-
pant sur t/ois monticules.
Pour la branche catholique, le bélier tient dans
ses pattes de devant une croix d'argent.
La branche protestante ne tient rien.
$&$&
YVELIN DE BÉVILLE.
Cette maison est une des plus anciennes de la
province de Normandie. Quelques historiens la
rattachent à celle d'Ybelin qui, on le sait, a joué
un rôle considérable en Palestine.
Elle prouve sa descendance directe depuis
Guillaume Yvelin, seigneur d'Yvelin, près Pa-
villy, marié à Ydelte de Mauconduit, en 1190.
Leur fils Ausbert Yvelin, épousa, en 1223, Mar-
guerite de Croixmare.
Un chevalier de cette famille accompagna
Guillaume le Bâtard, duc de Normandie, à la
conquête de l'Angleterre ; il prit part à la ba-
taille d'Hastings en 1066, et reçut du duc Guil-
laume des biens considérables pour récompenser
sa bravoure. Depuis lors cette branche s'est per-
pétuée en Angleterre, tandis que les autres res-
taient en Normandie.
Les qualifications de chevalier, seigneur, noble
et puissant, ont été portées par différents mem-
bres de la famille dès les temps féodaux ; le ti-
tre de baron l'a été depuis le xvne siècle.
Il est peu de familles chevaleresques dont le
nom n'ait subi de si nombreuses variations d'ortho-
graphe. On retrouve celui d'Yvelin, écrit : Ivelyn,
Yvelain, Ybelin, Ibelin, Havelyn, Haioelin, Ece-
lyn, EweHyn, etc.
Le fief d'Yvelin est inscrit sur l'état des francs
fiefs de Normandie. En l'année 1470, il était tenu
par messire Guy Yvelin.
Charles Yvelin, sire d'Yvelin, fit aveu de sa
seigneurie d'Yvelin-lez-Croixmare, le jour de Pâ-
ques, de Tan 1508.
Pierre Yvelin, chevalier, seigneur de Béville,
garde du corps du roi, de la compagnie des 100
gentilshommes au bec de corbin, rendit aveu de
son fief de Béville (sur Lillebonne) le 2 avril
1620.
Cette famille s'est alliée : aux Mauconduit,
Croixmare, Esmalleville , Bécusson, Bouville-
Gougeul, Fresville, Savoie-Maurienne, Folloppe
de Bétival, Montcrieff, O'Connor de Slane, des
Mares de Bohan, Le Cerf d'Yquelon, Bavent d'Ipre-
ville, Morin de Châteauneuf, Courcilon-Danjeau,
Albert de Luynes, Estrées, Brossamin, Potier de
Novion, Pierres, Boutren, Percy, Becdelièvre-
Cany, Montmorency-Luxembourg, La Fresnaye
de Saint-Aignan, Braquemont, La Croix, Gouës,
Louvel de Janville, Lux, La Moucque d'Inquer-
vilel, Avenel d'Hautcourt, Boudeville, Cotton des
Houssayes, Baoullin de Verbois, Caqueray, Le-
visse de Montigny, Jaucourt, Berckein, Colbert,
Talleyrand-Périgord, Doria.
Armes : D"a~ur, à la bande d'or.
YZARN DE FREISSINET (d%
C'est une des plus nobles et des plus anciennes
familles du Bouergue.
Elle prouve qu'elle descend des anciens vi-
— 789 —
— 790 —
comtes de Saint-Antonin, souverains de cette
ville dans le Rouergue.
Pierre d'Yzarn, pris part à la Croisade en 1248.
La branche des seigneurs de Fraissinet a donné
quantité de commandeurs et chevaliers de Malte;
elle remonte à François d'Yzarn, seigneur de
Freissinet, qui vivait en 1494, et portait : d'azur,
à la fasce d'argent, accompagnée en chef de deux
besants, et, en pointe, d'un croissant, le tout
d'or.
Cette famille forme aujourd'hui trois branches :
1. La branche de Freissinet ;
2. La branche de Valady ;
3. La branche de Viilefort.
Armes : De gueules, à la levrette courante d'ar-
gent colletée d'or; ait chef d'azur, chargé de
trois étoiles d'or.
Couronne de marquis.
Supports: Deux griffons.
ZELLER D'OOSTHOVE (Vaii).
Cette famille d'ancienne
noblesse des Pays-Bas, dont
les armoiries se voyaient et
y sont peut-être encore sur
une des portes de la ville de
Nimègue, habitait autrefois
en Prusse.
Elle descend de Régnier,
maréchal de la cour d'Ar-
nold, duc de Gueldre. Re-
gnerus van Zeller, maréchal
de la cour, et Jean van Zel-
ler, chevalier, sont nommés
députés au nom d'Arnold,
duc de Gueldre, pour traiter la paix avec Adolphe,
prince de Clèves, en 1429 (Pontanus, page 422).
Regnerus van Zelhr signe avec les principaux
seigneurs et officiers du duc un traité de conven-
tion sur le fait des monnaies en 14-23 (Ponta-
nus, page 425).
Arnould van Zeller fut bourguemestre de Nimègue
en 1580. Henri van Zeller, seigneur d'Halsaf, fit
constater la noblesse de son origine par l'ordre
équestre des chevaliers de Clèves, qui lui donna
un certificat en 1633 sur ce qu'il avait fait ses
preuves qu'il était chevalier.
Les membres de la famille van Zeller ayant
perdu leurs biens pour n'avoir pas embrassé la
réforme quittèrent Nimègue. Roland II van Zeller
perdit ainsi ses biens et alla s'établir à Lille et
ayant refait sa fortune, il obtint une réhabilitation
de noblesse, par lettres-patentes de 1702. Roland
van Zeller eut ensuite la seigneurie d'Oosthove.
D'autres membres de cette famille eurent les sei-
gneuries de Guemène,d'Aulnois, de Roder's, etc.
Une branche est fixée en Portugal.
Armes : D'argent, à une étoile de gueules, ac-
compagnée de trois merlettes de sable, 2 et i.
Supports : Deux lions.
Couronne de comte.
REPRÉSENTA NTS ACT UEL S :
Zeller d'Oosthove (Amollit, comte Van),
à Saint-Omer (Pas-de-Calais), marié à N..
de Lencquesaing, dont : a) Roger, né en
1861, b) Suzanne, née en 1880.
FIN
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